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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 22:46
Le jugement de célébrer les fêtes des chrétiens (dossier)

Parmi les calamités par lesquelles cette communauté a été éprouvée -provoquant la disparition de ses bienfaits, et lui attirant le courroux- l’imitation de beaucoup d’entre les enfants [de la communauté] de ses ennemis parmi les juifs et les chrétiens.

 

Et cette imitation rassemble tous les domaines : dans les habitudes et les adorations ainsi que dans le cheminement, les comportements et les transactions.

 

Et parmi les formes d’imitation les plus singulières se trouve le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes ainsi que de les imiter dans leurs saisons, notamment la fête de la naissance du Messie عليه السلام, laquelle tombe le vingt-cinq du mois de décembre, ainsi que la fête du jour du nouvel an, laquelle tombe le premier du mois de janvier.

 

Tu vois alors beaucoup d’entre les musulmans, lorsqu’ils tombent sur ces deux jours, ils se précipitent à établir des célébrations, et à exhiber les festivités.

 

Et le fléau a certes pris de l’ampleur, et l’épreuve s’est intensifiée à un tel point que certains d’entre eux voyagent vers les États d’Occident dans le but d’assister à ces fêtes de dépravation, et [dans le but] de s’associer aux mécréants dans leurs emblèmes de mécréance, en dépit de ce qui s’y produit comme maux : tel le fait que l’alcool y soit consommé, que soit pratiquée la débauche ainsi que d’autres choses que cela parmi les formes de maux.

 

​Et certes, les cris des réformateurs se sont élevés, et sont apparues les fatawa des savants éducateurs dans la mise en garde des musulmans contre le fait de participer aux fêtes des associateurs, en raison de ce qui s’y trouve comme corruption de la religion.

 

Peut-être, le meilleur s’étant exprimé sur le sujet de manière détaillée et étayée de preuve est-il Shaykh al Islam ibn Taymiyya -rahimahouLlah-, dans son livre sans égal et dont les yeux n’ont guère vu de pareil : «Iqtidaa’ as siraat al moustaqim fi moukhaalafat ass’hab al Jahim».

 

Premièrement : les preuves du Livre [d’Allah]

 

[Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{6. Guide-nous dans le droit chemin (l’Islam), 7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés} (Al-Fatiha, V6-7)

 

Et la preuve par ce verset réside dans le fait qu’Allah تعالى a ordonné à Ses serviteurs de Lui demander dans toutes leurs prières la guidée au sentier de ceux sur lesquels Allah a comblés de Ses faveurs (traduction rapprochée)

 

{parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux} [S4/V69]

 

et qu’Il leur épargne et les éloigne du sentier de ceux qui ont encouru Sa colère et des égarés.

 

La communauté ayant encouru le courroux sont les juifs, et celle de l’égarement sont les chrétiens.

 

Comme le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Les juifs sont ceux qui ont encouru la colère [d’Allah], et les chrétiens sont les égarés » [At-Tirmidhi (2953), et al-Albaani l’a authentifié dans « Sahih al Jaami’ » (8202)]. Cela implique l’interdiction de suivre leur sentier, dont leurs fêtes.

 

Et [Allah] سبحانه a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas} [S45/18].

 

Il سبحانه a donc informé qu’Il a placé Mouhammad صلى الله عليه وسلم sur une voie qu’Il a ordonnée pour lui, et Il lui a ordonné de la suivre, et Il lui a défendu le suivi des passions de ceux qui ne savent pas, et entre certes dans cela quiconque contredit sa voie parmi les juifs et les chrétiens et autres qu’eux.

 

Et leurs passions : c’est ce qui émane d’eux comme passions.

 

Et le fait de les suivre dans ce qui leur est spécifique de leur religion et de leurs fêtes est un suivi de leurs passions.

 

Et son équivalent est Sa parole تعالى (selon une traduction rapprochée) :

 

{Les Juifs et les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : "Certes, c’est la guidée d’Allah qui est la véritable guidée". Et si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur} [S2/V120].

 

Il s’y trouve une menace, et un sévère avertissement à la communauté au sujet du suivi des chemins des juifs et des chrétiens, après qu’ils [les croyants] aient acquis la science du Livre [d’Allah] et de la Sounnah.

 

Et leur suivi dans certaines choses appartenant à leur religion et leurs fêtes est un suivi de ce qui émane d’eux comme passions.

 

[Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, fait partie d’eux. Allah ne guide pas les gens injustes} (S5/V51).

 

Les savants ont dit : et fait partie du fait de les prendre pour alliés de les imiter ainsi que l’exhibition de leurs fêtes alors qu’il leur a été ordonné de les dissimuler en pays musulmans ; si le musulman y participe avec eux, il les a alors aidés à les exhiber [« Tachabbouh al khamiss bi-ahl al khamiss (23)].

 

Et [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Ceux qui n'assistent pas aux faux témoignages} [S25/V72].

 

Et plus d’un salaf a certes dit concernant son exégèse qu’il s’agissait des fêtes des associateurs, comme l’a dit Abou al-‘Âliya, Moujaahid, Ibn Sirin, Ar-Rabi’ ben Anas, Ad Dahhaak ainsi que d’autres, et cela est rapporté d’Ibn ‘Abbass [Se référer à « Tafsir Ibn Abi Haatim » (15454), « Iqtidaa’ as-sirat al moustaqim » (1/479)].

 

Il a donc appelé leurs fêtes « faux témoignage », et le fait d’y être présent est d’en témoigner.

 

Et Ahmad a certes  statué textuellement sur le fait qu’il n’est pas permis d’assister aux fêtes des chrétiens et des juifs, et il argumenta en usant de ce verset comme cela viendra.

 

Et l’argument contenu dans le verset est qu’Allah تعالى  a fait l’éloge des croyants lesquels sont les serviteurs du Tout-Miséricordieux, car ils délaissent de témoigner de ces fêtes, bien que celles-ci se limitent à la présence seulement, par la vue ou l’écoute.

 

Alors qu’en est-il de celui qui convient à cela, tout en célébrant ?!

 

Deuxièmement : Les preuves de la Sounnah

 

Selon Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما, celui-ci dit : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Quiconque imite un peuple en fait partie »

[Abou Dawoud (4031), authentifié par al-Albaani dans « Al-Irwaa’ » (1269)].

 

Ce hadith prouve l’interdiction absolue de les imiter, et la célébration de leurs fêtes en fait partie.

 

Car [leurs fêtes] sont de même nature que leurs œuvres qui sont de leur religion, ou elles sont un symbole de leur fausse religion.

 

Et selon Anas ben Maalik رضي الله عنه, il dit :

 

« Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم arriva à Médine, et ils [les gens de Médine] avaient deux jours durant lesquels ils jouaient, il dit alors : « Que sont ces deux jours ? »

Ils dirent alors : « Nous jouions durant [ces deux jours] à l’époque de la Jaahiliyya.

Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a alors dit : « Certes, Allah vous les a chacun remplacés par meilleurs qu’eux : le jour d’al-Ad’ha et le jour d’al-Fitr »

[Abou Dawoud (1134), authentifié par al-Albaani dans « As-Sahiha » (2021)].

 

L’argument est que les deux jours [institués durant] la période de la Jaahiliyya n’ont pas été approuvés par le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et il ne les a pas non plus laissés jouer durant [ces deux jours] comme à leur habitude, mais il a plutôt dit : « Certes, Allah vous les a chacun remplacés par deux autres jours », et le remplacement d’une chose implique le délaissement de ce qui a été substitué car on ne peut rassembler entre le substitut et le substitué.

 

Et c’est pour cela que cette expression est exclusivement utilisée au sujet de deux choses dont leur rassemblement a été délaissé.

 

Sa parole qui leur fut adressée : « Certes, Allah vous les a remplacés » - alors qu’il les questionna au sujet des deux jours, ils répondirent alors qu’il s’agissait de deux jours pendant lesquels ils jouaient à l’époque de la jaahiliya - est une preuve qu’il leur proscrivit [ces deux jours] tout en les remplaçant par les deux jours de l’islam, car s’il n’avait pas eu pour but de proscrire, il n’aurait pas mentionné cette substitution à cette occasion, car la base de la législation des deux jours islamiques leur était connue, et il n’aurait pas été de les délaisser pour les deux jours de la jaahiliya [dit par Shaykh al Islam dans « al iqtidaa’ » (488/1)].

 

Et selon ‘Aisha رضي الله عنها elle dit : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Ô Abou Bakr !

Certes, à chaque peuple appartient une fête, et ceci est notre fête »

[Al Boukhaari (909), et Mouslim (892), et il s’y trouve une histoire bien connue].

 

Ce hadith prouve donc que chaque communauté se singularise par sa fête, où ils ne s’associent pas à nous.

 

S’il appartient donc aux juifs une fête, et aux chrétiens une fête, ils se singularisent par elles, et nous ne participons pas avec eux.

 

Également, le prophète صلى الله عليه وسلم  a autorisé à titre d’exception de jouer du Duff et de la chanson, en donnant pour raison qu’il s’agit de la fête des musulmans, et cela implique que l’autorisation ne s’applique pas dans les fêtes des juifs et des chrétiens, et il se trouve en cela la preuve de l’interdiction de les imiter dans leur jeu et autres.

 

Et selon Abou Hourayra et Houdhayfa رضي الله عنهما ceux-ci dirent : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Allah a égaré du vendredi ceux qui étaient avant nous et donc les juifs ont eu le samedi et les chrétiens le dimanche puis Allah nous a créés et nous a guidés vers le vendredi et a donc fait le vendredi puis le samedi puis le dimanche.

Et de même ils viennent après nous le Jour de la Résurrection.

Nous sommes les derniers parmi les gens de ce bas-monde et les premiers le Jour de la Résurrection et les premiers à être jugés avant le reste des créatures. »

[Mouslim (856)].

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a informé que le jour du vendredi est une fête pour les musulmans, comme l’est le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens.

 

Et cela implique la spécification de chaque communauté par sa fête.

 

Il en résulte que si nous nous associons aux juifs le jour du samedi, ou aux chrétiens le jour du dimanche, alors nous nous serions certes associés à eux dans leur fête.

 

Et si tel est le cas dans une fête hebdomadaire, alors la fête annuelle mérite d’autant plus [ce jugement], car il n’y a aucune différence.

 

De plus, si ceci concerne une fête connue par le calendrier arabe, alors qu’en est-il des fêtes non-arabes des mécréants ?

 

Lesquelles ne peuvent être connues qu’avec le calendrier Romain Copte, ou Perse, ou hébreu et autres.

 

Selon Abou Sa’id al Khoudri, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Vous suivrez la voie de ceux qui vous ont précédés empan par empan et coudée par coudée, même s’ils entraient dans un trou de lézard, vous les suivrez »

Nous dîmes: « Ô Prophète d’Allah, les juifs et les chrétiens ? ».

Il répondit : « Qui donc sinon eux ? »

[Al Boukhaari (3269) et Mouslim (2669)].

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a informé que sa communauté suivra les Sounan des communautés qui l’ont précédée parmi les juifs et les chrétiens comme innovations et passions, ainsi qu’elle se conformera à eux en toute chose dans ce que le législateur a interdit et a blâmé, tout en donnant une grande importance à les approuver en cela.

 

Et cela implique le blâme de quiconque ferait pareille chose.

 

Et cela est un signe parmi les signes de la prophétie ainsi qu’un miracle manifeste accordé au messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et ce dont il صلى الله عليه وسلم a informé s’est certes produit.

 

Troisièmement : les preuves des récits.

 

Quant aux récits, de nombreux Sahaaba ont interdit de s’associer aux mécréants dans leurs fêtes ou d’y assister, ou d’y entrer et les choses similaires.

 

‘Oumar رضي الله عنه a dit :

 

« N’apprenez pas la langue des non-arabes, et n’entrez pas chez les associateurs dans leurs églises le jour de leur fête, car certes la colère [d’Allah] descend sur eux. »

[‘Abd ar-Razzaaq dans son « Moussannaf » (1609), et authentifié par Shaykh al Islam dans « al iqtidaa’ » (511/1)].

 

Et il a aussi dit :

 

« Délaissez et éloignez-vous des ennemis d’Allah dans leurs fêtes »

[Al Bayhaqi dans « Al Koubraa » (432/9)].

 

Voilà donc ‘Oumar رضي الله عنه qui proscrit [l’apprentissage] de leur langue, ainsi que le seul fait d'entrer dans l'église le jour de leur fête, alors qu’en est-il de pratiquer certaines de leurs pratiques ou de la pratique de ce qu’implique leur religion ?

 

Les rejoindre dans la pratique n’est-il pas plus grand que de les rejoindre dans la langue ?

 

Certains actes de leur fête ne sont-ils pas plus graves que de simplement entrer chez eux pendant leur fête ?

 

Et si la colère descend sur eux le jour de leur fête, en raison de leur acte, alors celui qui s’associe à eux dans l’acte, ou une partie de celui-ci, ne s’est-il pas exposé au châtiment [réservé] à cela.

 

Ensuite, sa parole « Délaissez et éloignez-vous des ennemis d’Allah dans leur fête » n’est-elle pas une interdiction de les rencontrer, et de se rassembler avec eux pendant [leur fête] ?

 

Alors qu’en est-il de celui qui a pratiqué leur fête ? [« al iqtidaa’ » (515/1)].

 

‘Abd Allah ben Amr رضي الله عنهما a dit :

 

« Quiconque réside en terre des étrangers et qu'il pratique leur Nirouz et leur fête, qui les imite jusqu’à ce qu’il meurt ainsi, il sera ressuscité avec eux le jour du Jugement »  

[Al Bayhaqi dans « Al Koubra » (234/9), et authentifié par Shaykh al Islam dans « Al iqtidaa’ » (513/1)], et cela implique qu’il l’a considéré comme appartenant aux grands péchés qui conduisent indubitablement au Feu.

 

Et selon Mouhammad ben Sirin, il dit :

 

« Il fut donné à ‘Ali رضي الله عنه  un cadeau de Nirouz, il dit alors : « Qu’est-ce que c'est ? »

Ils dirent : « Ô chef des croyants ! ceci est le jour du Nirouz »

il dit : « Alors faites tous les jours un Nirouz »

Abou Oussaama a dit : il détesta de dire Nirouz »

[Al Bayhaqi dans « Al Koubra » (235/9) avec une chaîne de transmission authentique]

 

Il a donc détesté le fait de les rejoindre dans le nom [attribué] à la fête par laquelle ils se singularisent, alors qu’en est-il de les rejoindre dans l’acte ? 

 

Quatrièmement : la preuve issue du consensus

 

Quant à ce qui vient du consensus : ‘Oumar ben al Khattaab رضي الله عنه a certes imposé comme condition aux gens du livre qu’ils n’exhibent rien de leurs emblèmes entre les musulmans, ni les fêtes ni autres.

 

Il a dit :

 

« Et que nous sortions ni Ba’outh ni Sha’aanin »

[recueilli par l'imam al Bayhaqi (202/9)] ; quant au ba’outh, l’imam Ahmad l’a expliqué dans le récit de son fils Salih, il a dit : « Ils sortent comme nous sortons lors de 'Id al-Fitr et al-Ad’ha ».

 

Et quant au Sha’aanin il s’agit également de fêtes leur appartenant.

 

Et certes, les compagnons ont été unanimes sur ces conditions, ainsi que l’ensemble des juristes, comme l’a rapporté Shaykh al Islam Ibn Taymiyya et son élève Ibn al Qayyim qu’Allah leur fasse miséricorde.

 

Par conséquent, si les musulmans ont été unanimes à leur interdire l’exhibition [de leurs fêtes], alors comment peut-il être permis au musulman de les pratiquer ?

 

Et il n’y a guère de doute que sa pratique [de leurs fêtes] est plus grave que son exhibition par le mécréant.

 

Aussi, les savants ont certes été unanimes sur l’interdiction d’assister aux fêtes des mécréants, et de les aider en cela.

 

Et c’est ce qu’ont explicitement déclarés les juristes parmi ceux qui ont suivi les quatre imams dans leurs livres.

 

Premièrement : le madhhab Hanafite

 

Ibn Noujaym al Hanafi a dit dans la clarification des types de mécréance :

 

« Et par le fait de sortir au Nirouz des Majouss, et de les rejoindre en ce qu’ils font en ce jour.

Et par le fait qu’il achète le jour du Nirouz quelque chose qu’il n’achetait pas avant, [le faisant] pour honorer le Nirouz, non pas pour manger et boire.

Et par le fait qu’il offre un cadeau aux associateurs en ce jour, même s’il s’agit d’un œuf, [le faisant] pour honorer ce jour, ni de glorifier tel jour non pas pour une simple invitation d'un mécréant ayant rasé la tête de son bébé, mais de voir bonne l'affaire des mécréants à l’unanimité.»

 

Deuxièmement : le madhhab Malikite

 

‘Abd al Malik ben Habib a dit :

 

« Ibn al Qaassim fut questionné à propos de s’embarquer dans les bateaux dans lesquels montent les chrétiens pour aller à leurs fêtes, il détesta alors cela, craignant la descente de la colère sur eux [en raison] de leur shirk sur lequel ils se sont rassemblés.

Il dit : et Ibn al Qaassim détesta pour le musulman qu’il offre un présent au chrétien lors de sa fête en signe de récompense pour lui, et il le considéra comme une vénération de leur fête ainsi qu’une aide sur sa mécréance !

Ne vois-tu pas qu’il n’est pas permis aux musulmans d'acheter quoi que ce soit des chrétiens qui est dans l’intérêt de leur fête : ni viande, ni sauce, ni vêtement ?

Et on ne leur prête aucune bête, et on ne les aide dans aucune chose de leur fête, car cela appartient à la vénération de leur association, et à leur aide dans leur mécréance.

Et il incombe aux dirigeants de proscrire cela aux musulmans, et c’est la parole de Maalik et je n’ai guère connaissance de quiconque l’ayant contredit en cela »

[« Al iqtidaa’ » (19/1)].

 

Et Shaykh Ad Dardir a cité parmi [les choses] qui discréditent le témoignage de l’homme :

 

« Et d'avoir joué dans leur Nirouz », c’est-à-dire : le fait de jouer le jour du Nirouz - qui est le premier jour de l’année Copte - est un empêchement de l’acceptation du témoignage, et il appartient à la pratique de la Jaahiliyya et [à la pratique] des chrétiens, et il se produit dans certains pays de la part de la racaille des gens »

[« Ash sharh al kabir » (181/4)].

 

Troisièmement : le madhhab Shafi’ite

 

Abou al Qaassim at Tabari ash shaafi’i a dit :

 

« Et il n’est pas permis aux musulmans d’assister à leurs fêtes : car ils sont sur un mal et un Zour (mensonge), et si les gens du bien se mélangent aux gens du mal sans les réprimander ils seraient alors comme ceux qui les agréent et le préfèrent.

Nous craignons donc la descente de la colère d’Allah sur leur assemblée de manière générale de sorte à toucher tout le monde.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre Sa colère. »

[cité par Ibn al Qayyim dans « Ahkaam ahl adh dhimma » (156/1)]

 

Et Al Bayhaqi a dit dans « Al Koubra » (234/9) :

 

« Chapitre : le caractère détestable d’entrer chez les gens de la dhimma dans leurs églises, ainsi que leur imitation le jour de Nirouz et carnaval »

 

Quatrièmement : madhhab Hanbalite

 

Abou al Hassan al Amadi connu sous le nom de Ibn al Baghdaadi dans son livre « ‘Oumda al Haadir wa kifaaya al Moussaafir » a dit :

 

« Chapitre : il n’est pas permis d’assister aux fêtes des chrétiens et des juifs, et c’est ce qu'a textuellement énoncé Ahmad dans le récit de Mouhanna', et il utilisa comme argument Sa parole تعالى (traduction rapprochée) :

{Ceux qui n'assistent pas aux faux témoignages} [S25/V72].

Il dit : « Ash Sha’aanin et leurs fêtes »

[« Al iqtidaa’ » (516/1)].

 

Cinquièmement : la preuve venant du raisonnement 

 

Quant à [la preuve] issue du raisonnement et de la considération, alors elle apparaît de plusieurs points de vue :

 

Le premier point de vue :  

 

Il est certes une chose bien instituée dans la législation islamique que d’aller à l’encontre des mécréants en toute chose par laquelle ils se singularisent.

Et les fêtes sont parmi les plus importantes particularités par lesquelles ils se singularisent.

 

Le second point de vue :

 

Certes, les fêtes font partie de l’ensemble des institutions légiférées par lesquelles chaque communauté se distingue, [en raison] de Sa parole (selon une traduction rapprochée) :

{À chaque communauté, Nous avons attribué un culte à pratiquer} [S22/V67].

Et le fait que les musulmans s’associent aux chrétiens dans leurs fêtes, c’est une association à eux dans les emblèmes de leur fausse religion.

 

Le troisième point de vue :

 

Ces fêtes ont été innovées dans la religion des chrétiens, et ce peuple a certes été connu pour leur innovation en religion, comme [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

{Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. Ils étaient censés rechercher l’agrément d’Allah, mais ils ne l’observèrent pas (le monachisme) comme il se devait.} [S57/V27].

Ainsi, ce qui fut forgé parmi les saisons et les fêtes constitue une innovation, et toute innovation est un égarement.

Et si les musulmans forgeaient une innovation, celle-ci serait assurément un égarement, alors qu’en est-il de ce qu’ont forgés ces égarés ?!

 

Le quatrième point de vue :

 

Ces fêtes innovées en sont venues à se mettre au même niveau que ce qu’Allah a décrété comme fêtes légiférées.

Et quand les cœurs s’habituent aux innovations, il n’y reste plus de place pour les sunan [dûment légiférées].

 

Le cinquième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes est un moyen menant à leur ressembler dans leurs mœurs et leurs actes blâmables, car la ressemblance et l'imitation dans les choses apparentes provoquent nécessairement la ressemblance et l'imitation dans les choses cachées d’une manière dérobée et graduelle.

Ceci est une chose palpable.

Et le fait de couper court aux causes menant à l’interdit est une très grande règle de base parmi celles de la législation, voire c’est un des quarts de la religion.

 

Le sixième point de vue :

 

La célébration de leurs fêtes implique nécessairement leur amour et l’alliance avec eux. Et leur amour, et l’alliance avec eux contredit la foi, comme [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

{Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, fait partie d’eux. Allah ne guide pas les gens injustes.} [S5/V51].

 

Le septième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans la célébration de leurs fêtes provoque nécessairement chez eux le sentiment de fierté ; car ils aiment voir les musulmans les suivre dans les choses de la vie commune, alors qu’en est-il de leur suivi dans les affaires liées à leur religion ?!

Et il s’ensuit de cela qu’il n’est pas permis au musulman de les imiter dans leurs fêtes, et il ne doit pas aider celui qui les imite, ni [il ne doit] répondre à leur appel, ni manger leur nourriture, ni accepter leur présent, ni vendre les choses auxquelles ils ont recours pour leurs fêtes.

 

Le huitième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes est une approbation envers eux pour ce sur quoi ils sont comme faux, et c’est un [acte] qui va augmenter leur nombre.

 

Voici quelques manifestations de la corruption découlant de leur imitation, ainsi que du fait de s’associer à eux dans leurs fêtes, bien qu’elles soient en vérité beaucoup plus que l’on puisse les dénombrer.

 

Et, il découle, en conséquence de ce qui vient d’être mentionné, qu’il est interdit d’assister aux fêtes des mécréants, ou de s’associer à eux en elles, ou de les aider à les établir, ou de vendre ce à quoi ils ont recours pour les exhiber, ou d’entrer avec eux dans leurs églises, ou de leur offrir un présent ou en accepter un, ou de répondre à leur appel, ou de les complimenter à l’occasion de cette fête, ou de prendre ce jour comme un jour de repos, de joie, de plaisir et cela en délaissant les travaux organisés comme : l’industrie, les commerces, les assises de science ; ou de cuisiner un plat particulier, ou de distribuer des sucreries, ou d’allumer des bougies, ou de répandre de l'encens ainsi que de décorer les rues, les constructions et les palais, etc.

 

Car il y a en cela une aide à [la pratique] des méfaits, et Allah تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et l’éloignement des interdits ; et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression} [S5/V2].

 

Et la règle de base [concernant ce jour] est qu'il ne doit pas y être innové de chose, il doit plutôt être considéré comme un jour comme les autres.

 

Et après l’exposition de tous ces textes authentiques et preuves explicites : est-il quelqu’un ayant en son cœur une foi équivalant le poids d’une fourmi, qui doute de l’interdiction de la ressemblance aux adorateurs de la croix, et de [l’interdiction] de s’associer à eux dans leurs fêtes en tous temps et tous lieux, alors qu’il sait ce que recèlent ces fêtes comme mécréance, perversion et désobéissance ?

 

N’as-tu donc pas pu trouver -Ô le musulman– autre chose à célébrer que ce qui provoque la colère du Tout Miséricordieux, et qu’agrée le Shaytaan, et qui est un emblème des gens de la mécréance et de la tyrannie ?

 

Est-il approuvé dans les raisons de suivre aveuglément une religion légiférée par les prêtres et rabbins ?

 

Et c’est à Allah qu’on demande l’aide, et toutes les louanges reviennent à Allah le Seigneur des mondes.

 

traduit par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française : @MashaykhDZ

 

Cheikh Abdel Madjid Djouma’a - الشيخ عبد المجيد جمعة

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées