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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:02
L’homme qui enseigne aux femmes derrière un écran (vidéo)

Question :

 

Ici, une fois par semaine, nous organisons des cours sur la religion islamique pour les musulmans de Hongrie ou les hongrois qui veulent assister aux cours et nous l’avons annoncé.

 

Et le nombre (de participants) ne posait pas de problème.

 

Et la plupart du temps, les jeunes filles présentes étaient des jeunes filles musulmanes.

 

Et il y avait toujours une personne que l’on appelait Chihâb Ad Dine : il me parlait en arabe et moi, je traduisais en hongrois.

 

Jusqu’à maintenant, l’organisation des cours est qu’ils sont assis face à nous et nous, nous leur enseignons la religion.

 

Cela est-il permis ou doit il y avoir une séparation (entre eux et les femmes) ?  

 

Cheikh Al Albânî :

 

Je comprends de ta question qu’elles ont le visage découvert ?

 

Question :

 

Oui, portant le voile mais sans le niqâb. 

 

Cheikh Al Albânî :

 

Je t’ai donc dispensé de développement détaillé (du sujet).

 

Je t’ai dit « visage découvert ».

 

J’ai été questionné sur cette question à maintes et maintes reprises : qu’il n’est pas permis à celui qui enseigne aux femmes de leur enseigner sans qu’il n’y ait entre lui et elles un rideau/obstacle.

 

Cela n’est permis que dans un seul cas, qui serait de concrétiser l’état d’infaillibilité, celle qui ne se reproduira plus après le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Et l’autre cas - et c’est celui qui peut se produire-  est si le professeur ou le prêcheur ou l’enseignant est une personne âgée, vénérable, avancée en âge et connue auprès des gens pour sa droiture et sa piété, au point que prédomine chez les gens que primo il ne soit pas possible qu’il soit lui-même tenté et que secundo, il ne soit pas possible à aucune des présentes d’être tentée par lui car c’est un shaykh âgé n’ayant nul intérêt quant à cet ici-bas.

 

Donc, si cette description ou cette condition se réalise alors c’est permis.

 

Si non : alors parmi la fermeture de la porte aux reproches, il faut que le professeur soit derrière un rideau ou derrière un obstacle, quel que soit le genre de cet obstacle.

 

Et plus particulièrement qu’il est aisé désormais de trouver des supports faisant parvenir la voix : qu’il soit alors dans une pièce et qu’elles soient elles dans une autre pièce.

 

C’est ce qui est obligatoire si l’enseignant est un jeune.

 

Et parmi les avantages de l’enseignement dans le pays de l’Arabie Saoudite, comme nous l’avons fait savoir, est que l’enseignant est un docteur qui n’enseigne pas aux filles face à face, mais seulement il s’exprime alors que sa parole est transmise par un téléviseur exclusif, afin qu’il soit vu et que lui ne puisse voir.

 

Et malgré cela, j’ai pris une leçon et une jurisprudence que j’ai inclus dans la condition précédente, lorsque j’ai dit si le professeur est une personne âgée dont on ne craint pas qu’il soit lui-même atteint par la tentation de l’une d’elles ou que l’une d’elles ne soit tentée par lui.

 

Il m’aurait suffit de dire la 1ère, mais l’autre est également très importante.

 

Et cette leçon bénéfique je l’ai prise de l’histoire qui suit.

 

Nous avons appris qu’un parmi les docteurs qui donnaient leurs cours à des étudiantes par le moyen de la télévision : lui ne les lui voyait pas et elles, elles le voyaient.

 

L’une d’elles s’éprit de lui et l’aima.

 

Et ce qui était apparent est qu’elle était une princesse et vous savez que les princesses, leur rôle et leur influence sont plus grandes que les autres (femmes).

 

Elle faillit s’interposer entre le mari (ndT : le docteur) convoité et je ne dis pas que lui était épris, de crainte que cela ne soit expliqué comme lui faisant l’action : il était seulement celui qui subissait la passion.

 

Elle faillit s’interposer entre le mari convoité par la princesse et son épouse à lui afin de libérer le chemin pour elle-même.

 

Puis, notre Seigneur ‘Azza wa Jall préserva le docteur susmentionné et il se sauva et retourna dans son pays.

 

Donc il n’est pas vrai, si nous supposons pour le professeur ce que nous appelons l’infaillibilité, et nous parlerons maintenant la langue des soufis qui distinguent entre l’infaillibilité et la préservation : ils disent « le saint est préservé mais il n’est pas infaillible ».

 

Nous disons donc - et il se peut que ce docteur soit préservé mais pas infaillible.

 

Mais vers qui s’est déplacée l’épreuve ?

 

Vers l’étudiante.

 

Puisque lui ne la voyait pas mais qu’elle, elle le voyait.

 

C’est pourquoi, afin d’empêcher les choses néfastes entre les deux genres - le professeur homme et les femmes qui reçoivent l’enseignement, il doit donc être derrière un obstacle (qui empêche de le voir).

 

J’espère t’avoir répondu ?

 

Question :

 

Complètement.

 

traduit par دورة العلوم - Le cercle des sciences

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم