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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:04
Mes souvenirs avec Cheikh Mouhammad Nassir ad-Din Al-Albani (dossier)

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cela eut lieu durant les journées du hajj de l’année 1410H (correspondant à l’année 1990G) au cours de laquelle j’achevai mes études à l’institut secondaire de l’université islamique [de Médine], et ce fut le premier hajj que j’accomplis.

 

Après être arrivé à la Mecque -qu’Allâh l’honore- un des étudiants Algériens m’invita dans sa chambre universitaire à Al-Aziziyya.

 

Je laissai donc mes affaires chez lui pour me préparer au voyage du hajj.

 

On nous rapporta que shaykh Al-Albani accomplissait le hajj cette année-là ; et le huitième jour de Dhou-l-Hijja, je partis dans la matinée pour Mina.

 

Allâh prédestina que je rencontrai mon camarade le Docteur Jamel Azzoun qui était à cette époque étudiant à la faculté du hadith.

 

Il m'informa, et je l'informai [à mon tour] concernant la venue du shaykh.

 

Chacun de nous se renseignait sur le lieu de sa présence.

 

Mais aucun de nous ne trouva de chemin [menant] à lui.

 

Cependant, le frère Jamel avait en sa possession le numéro de téléphone de l’un des beaux-frères du shaykh.

 

Nous avons alors cherché une cabine téléphonique (il n’y avait pas à cette époque de téléphones portables).

 

Il a alors appelé.

 

Nous fûmes informés que shaykh était dans un lieu appelé «Ar-Rabwa» à Mina ; et Mina est entièrement [faite] de dédales.

 

Nous commençâmes donc notre expédition à la recherche de shaykh, nous interrogions ici et là et nous écoutions les enseignants et guides dans les tentes ; peut-être réussirions-nous à entendre une voix semblable à celle du shaykh.

 

Nous cherchions depuis le matin de ce jour jusqu’à ce que nous arrivâmes au lieu appelé «Ar-Rabwa» après le Maghrib.

 

Nous rencontrâmes alors certains jeunes parmi les étudiants en science de Médine que je connaissais.

 

Nous les avons donc questionnés à propos de shaykh, ils nous ont alors dirigés vers le lieu de sa présence.

 

Au moment où nous nous approchâmes de la tente, la voix de shaykh se fit soudainement entendre et je me remémorais alors ces cassettes que nous écoutions avant de nous asseoir [en ce jour] à ses côtés.

 

Et je m’étonnais de ces jeunes qui restèrent dans leur tente alors qu’ils eurent connaissance du lieu de présence de shaykh ; cependant, ils n’avaient pas conscience de sa valeur, de sa noblesse ni de sa science.

 

Nous entrâmes dans la tente, shaykh était alors assis sur une chaise.

 

Il dispensait un cours aux pèlerins de cette tente.

 

Nous nous assîmes pour écouter ses paroles.

 

Et nous ressentions tous un bonheur et un plaisir de le rencontrer ; particulièrement quand tu as la certitude absolue et non pas illusoire, d’accomplir ton premier hajj avec le savant de son époque, le savant du hadith de son temps, et que tu verras l’application de ce qu’il écrivit concernant les rites [du hajj] d’une application pratique ; peut-être profiterais-tu [ainsi] d'un hajj comme le prophète صلى الله عليه وسلم l'a accompli.

 

Après avoir clôturé son allocution, shaykh répondit aux questions.

 

Puis, il entra dans sa tente personnelle à l’intérieur de la grande tente, elle comportait un lit pour le shaykh ainsi que certains accessoires dont il se servait pour accomplir les ablutions et autres.

 

Je me concertai avec mon frère Jamel et nous nous dîmes : il faut impérativement rester avec shaykh tout au long du hajj.

 

Il nous fallait seulement demander l’autorisation de séjourner avec les occupants de la tente, dont la majorité d’entre eux venaient de Jordanie si ce n’est leur totalité.

 

Également, il y avait en compagnie du shaykh, un groupe de ses étudiants parmi les Jordaniens et autres.

 

Ils nous permirent [de rester dans la tente] qu’Allâh les récompense en bien.

 

Nous nous réjouissions de cela, nous logions dans la tente et nous faisions connaissance avec certains étudiants en science du shaykh.

 

Et parmi eux : shaykh Abou Layla Al-Athari, aux côtés duquel nous avons approché un magnétophone.

 

Il enregistrait les assemblées du shaykh.

 

Je portais aussi un magnétophone, j’enregistrais alors [les interventions de] shaykh tout comme [Abou Layla] le faisait.

 

Le jour suivant qui était le jour de ‘Arafa débutait la préparation à l’ascension au [mont] 'Arafa.

 

Shaykh monta à bord de sa voiture personnelle avec son beau-frère Abou Layla.

 

Nous montâmes dans le mini-bus avec les étudiants de shaykh.

 

Quand nous arrivâmes au [mont] 'Arafa, chacun de nous prit place dans la tente désignée à l’expédition.

 

Je m’assis près de shaykh [pour] observer ce qu’il fera en ce jour.

 

J’y ai alors vu du suivi de la sounnah, de l’effort dans l’adoration de ce que nous n’avions jamais entendu au sujet du shaykh.

 

Il ne cessait d’évoquer Allâh تعالى et de proclamer Sa Grandeur (en disant Allâhou Akbar) et Sa Magnificence.

 

À tel point que l’un de nous pouvait s’endormir sur son dos en raison de l’intensité de la fatigue et de la chaleur (et il n’y avait pas en ce jour de climatiseurs dans les tentes) et le shaykh [quant à lui] persévérait sur son évocation.

 

Il ordonnait le convenable, proscrivait le mal et orientait celui qui commettait une erreur : s’il voyait une personne lire le Livre d’Allâh, il lui conseillait de [s’occuper] plutôt par le dhikr rapporté relativement à ce jour car il est meilleur [en ce jour] que la lecture du Coran.

 

Le questionneur venait à lui, l’interrogeait et shaykh répondait à sa question.

 

Je me rappelle que se présenta à lui un des ouvriers égyptiens qui s’occupait de l’installation des tentes des pèlerins ; il lui vint à l'esprit [le désir] d’accomplir le hajj en ce jour.

 

Shaykh lui demanda alors des explications : est-ce qu’il se résolut à son intention en ce jour ou avant cela ?

 

Il lui répondit que lorsqu’il vit les pèlerins il eut l’envie d’accomplir le hajj et il y [mis] l’intention ; shaykh lui ordonna alors de prononcer la talbiya du hajj et d’entrer en état de sacralisation à partir de son emplacement.

 

Parfois, du melon était apporté au shaykh ; il m’en servait alors à manger -qu’Allâh le récompense en bien- car j’avais la place la plus proche de lui en ce jour.

 

Et Allâh sait combien je fus impacté par la multitude de ses adorations et de son dhikr, contrairement à ce qui est répandu [comme mauvaises paroles] le concernant ; [selon lesquelles] il ne s’intéresse qu’aux chaînes de transmission et qu’il n’a pas d’effort dans l’adoration.

 

Selon une traduction rapprochée du sens du verset :

 

{Parmi les humains, seuls les savants craignent Allâh. Allâh est Puissant et Il pardonne.} [Fatir : 28].

 

Et [à l’heure du] maghrib de ce jour, au moment des préparatifs, le shaykh regagna sa voiture et nous prîmes le mini-bus qui nous était réservé.

 

Le déferlement [de la foule] était fort, nous rencontrâmes alors certains parmi les gens du Yémen qui montaient dans leur bus.

 

Ils transmirent le salam de shaykh Mouqbil رحمه الله à shaykh Al-Albani, et à son tour il les chargea de transmettre son salam à shaykh Mouqbil.

 

Le jour suivant qui était le jour du départ de Mouzdalifa vers Mina, nous perdîmes [de vue] la voiture du shaykh et nous nous dispersâmes alors.

 

Nous pratiquâmes le hajj en ce jour sans que nous soyons aux côtés du shaykh.

 

Nous regrettions très fortement [cela] tout comme [le] regrettèrent très fortement ceux qui étaient avec nous parmi ses élèves.

 

Après avoir accompli les rites, nous sommes retournés à la tente à Mina et nous avons rencontré le shaykh une nouvelle fois.

 

Il nous souhaita la bienvenue, comme à son habitude et il nous questionna au sujet de nos conditions et de notre hajj -qu’Allâh le récompense en bien.

 

Le premier des jours de Tashriq, nous accompagnâmes le shaykh à l’abattoir afin d’accomplir le rite du sacrifice, en compagnie de son beau-frère à bord de sa voiture personnelle.

 

Abou Layla nous accompagna ainsi qu’un homme résidant à La Mecque que shaykh connaissait.

 

Shaykh sacrifia un mouton cornu et charnu parmi les meilleurs ovins appelé «Al Hourri».

 

Quant à mon frère Jamel et moi, étant donné que nous étions des étudiants de l’Université Islamique [de Médine], nous nous suffîmes à l’ovin le moins cher.

 

Et quand shaykh les vit, il invoqua [Allâh] pour nous de placer Sa baraka en eux.

 

À l’emplacement [réservé à] l’égorgement [des bêtes], nous entrâmes avec le shaykh et son beau-frère ainsi que l’homme Mecquois ; un chameau qui s'était détaché a failli nous heurter.

 

Les gens se dispersèrent alors à gauche et à droite.

 

Quand je revins auprès du shaykh, mes habits étaient entachés du sang de l’égorgement et du sacrifice.

 

Lorsque shaykh me vit, il se représenta le proverbe syrien : «celui qui veut jouer avec le chat, doit supporter ses griffes».

 

Au retour dans la tente, je profitai de l’occasion d’être seul avec shaykh pour lui faire part que je l’aimais pour Allâh, il me répondit alors par ce avec quoi est venue la Sounnah.

 

Le même jour, la fille du shaykh -qui résidait à Jedda selon ce dont je me rappelle- envoya le foie du mouton qu’il sacrifia.

 

[Shaykh] nous en servit de sa main et il but de sa sauce qu'il appréciait.

 

Durant les jours du tashriq, shaykh dirigeait nos prières et nous donnait cours après le fajr.

 

Il restait à [dispenser] son cours jusqu’à voir les têtes se pencher [de fatigue], il interrompait alors son cours et se dirigeait vers sa tente personnelle.

 

Je m’asseyais à ses côtés et j’écoutais ses cours et ses fawa’id, puis après cela il nous permettait, à mon frère Jamel et moi, d’entrer dans la tente personnelle car nous étions parmi ses proches.

 

Docteurs, mashaykh et gens de science affluaient auprès du shaykh parmi ceux ayant assisté à ses assemblées.

 

Il y avait alors des rencontres et des discussions à l’intérieur de sa tente et il n’était permis [d’y assister] qu’à une partie [des gens].

 

Quant à Jamel et moi, nous n’avions pas besoin d’autorisation, particulièrement en raison du fait que nous étions restés avec shaykh depuis le huitième jour [de Dhou-l-hijja], il nous a donc connus -qu’Allâh le récompense en bien- et nous avons connu ceux qui s’appliquaient à le servir à l’instar d’Abou Layla qui était tel un huissier.

 

Cependant, il était dépassé en raison de la multitude des visiteurs ; à tel point que shaykh lui dit une fois : «Nous t’avons placé comme un huissier vis-à-vis des gens, mais tu n’as pas pu [accomplir] cela» ou une parole semblable.

 

Et il demandait où était tel pèlerin en raison du grand déferlement [de la foule] sur lui, il ne pouvait quasiment pas se défaire d’eux qu’après labeur et difficulté.

 

Voire, Abou Layla me demandait de l’aider à servir shaykh, et j’étais très heureux de cela.

 

Je m’asseyais à gauche de shaykh et Abou Layla à sa droite, ce dernier saisissait alors ma main et je saisissais la sienne et shaykh s'adossait contre mon bras et son bras [tendus].

 

[Shaykh] s’adressait alors aux gens et répondait à leurs questions et leurs demandes d’explication.

 

Il restait alors un long moment à [faire] cela, je sentais une lourdeur sur mon bras et ma main mais je ne pouvais laisser paraître cela par respect pour le shaykh et par estime pour lui.

 

Les trois jours passèrent ainsi.

 

[Il y avait des] cours après le fajr pour les gens de l’expédition, jusqu’à ce que shaykh perçoive que son assistance se fatiguait et qu’elle ressentait le besoin de dormir.

 

Il demandait [alors] l’autorisation [de quitter l’assemblée], regagnait sa tente, et y faisait profiter ceux qui venaient à lui parmi les visiteurs.

 

Je me souviens avoir vu au fil de ces jours un [aspect] étonnant de la douceur de shaykh et de sa patience [notamment] lorsqu’est venu à lui un homme âgé qui présentait les signes de la campagne, il attrapa shaykh par son vêtement pour le questionner, shaykh se conduisit envers lui avec douceur et lui dit : «patiente avec moi car Allâh t’a éprouvé par moi».

 

Puis, il répondait à sa question.

 

Il me rappela alors ce sur quoi était le prophète صلى لله علیھ وسلم comme douceur, patience et endurance envers les rustres parmi les bédouins.

 

Ces faits, il n’est pas possible à la personne de les oublier.

 

Plutôt, on oublie sa propre personne pour rester un peu plus longtemps profiter de la science du shaykh et de sa voie.

 

C'est ce qui est arrivé à mon frère Jamel et moi-même.

 

Nous ne pouvions, durant ces jours, quitter le lieu, pour faire en sorte que rien ne nous échappe.

 

Nous sommes alors restés [vêtus de] notre ihram, [au point où] certains de ceux qui nous ont vu ont pensé que shaykh avait émis une fatwa [appelant à] maintenir l’ihram pendant les jours du tashriq.

 

Nous leur avons donc expliqué que l’affaire n’était pas ainsi.

 

Les jours du tashriq se terminèrent et shaykh retourna au domicile de sa fille à Jeddah.

 

Nous avons alors accompli la circumambulation d’adieu (tawaf al wadaa’) et nous nous sommes orientés en direction de Jeddah.

 

Nous rencontrâmes une nouvelle fois [shaykh] dans la mosquée, il s’étonna رحمھ لله de ce fait, il nous salua et invoqua [Allâh] pour nous.

 

Qu’Allâh le récompense par le meilleur, pour ce qu’il a fait pour nous et pour les musulmans.

 

(Revue « Al-Islah » n°21.)

Écrit par shaykh, Dr. Abou Abd al-Bari Reda ben Khaled Bouchama حفظه الله Professeur à la faculté des sciences islamiques de l’université d’Alger

 Traduit et publié par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française - @MashaykhDZ

ذكرياتــي مع الشَّيخ مُحمَّد نَاصِر الدِّين الأَلبَانــي

بقلم : الشَّيخ الدكتور أبي عبد الباري رضا بن خالد بوشامة - حفظه الله
أستاذ بكلية العلُّوم الإسلامية - بجامعة الجزائر

بسم الله الرحمن الرحيم

كان ذلك في أيَّام حجِّ سنة 1410 هـــ وهي السَّنة الَّتي أنهيت فيها دراستــي الثَّانوية بالمعهد الثَّانوي بالجامعة الإسلاميَّة ، وهي أوَّل حجَّة حججتها
بعد أن وصلت إلى مكَّة المكَّرمة - شرَّفها الله – استضافني أحد الطَّلبة الجزائريِّين في مسكنه الجامعي بالعزيزيَّة فتركت عنده أغراضي استعدادًا للسَّفر الحجِّ
وكان طرق مسامعنا أنَّ الشَّيخ الألباني حاجٌّ هذه السنَّة
وفي اليوم الثَّامن من ذي الحجَّة انطلقت إلى منـى ضحى ، وقدَّر الله أن التقيت زميلي الدُّكتور جمال عزون وكان آنذاك طالبًا في كليَّة الحديث الشَّريف
فنمى إليَّ أو نميت إليه خبر قدوم الشَّيخ وكلانا يبحث عن مكان وجوده
لكن لا أحد منَّا اهتدى إلى ذلك ، إلاَّ أنَّ الأخ جمالاً كان في حوزته رقم هاتف أحد أصهار الشَّيخ فبحثنا عن هاتف عمومي [ ولم يكن يومئذ جوَّالات ] فاتَّصل فأخبرونا أنَّ الشَّيخ في مكان يسمَّى الرّبوة في منًى ، ومنَى كلُّها فِجاج
فبدأنا رحلة البحث عن الشَّيخ ، نسأل هنا وهناك ، ونتسمَّع أصوات المدرِّسين والمرشدين في الخيم لعلنَّا نظفر بصوت يشبه صوت الشَّيخ
فمن ضحى ذاك اليوم ونحن نبحث إلى أن وصلنا إلى المكان الَّذي يسمَّى الرّبوة بعد المغرب ، فالتقينا ببعض الشَّباب من طلبة العلم من أهل المدينة كنت على معرفة بهم فسألناهم عن الشَّيخ ، فوجَّهونا إلى مكان وجوده
فعند اقترابنا من المخيِّم إذا بصوت الشَّيخ ينبعث منه فتذكَّرت تلك الأشرطة الَّتي كنَّا نستمع إليها قبل جلوسنا عنده ، وتعجَّبت من أولئك الشَّباب الَّذين بَقَوْا في مخيِّمهم وهم على علم بمكان الشَّيخ ، إلاَّ أنَّهم لم يكونوا على معرفة بقدره وفضله وعلمه
دخلنا المخيَّم فإذا بالشَّيخ جالس على كرسي يلقي درسًا على حجَّاج ذاك المخيَّم ، فجلسنا نستمع إلى كلامه ، وكلنَّا فرح وسرور بلقائه ، خاصَّة إذا أيقنت حقيقةً لا خيالاً أنَّك تحجُّ حجَّتك الأولى مع عالم زمانه ومحدِّث عصره ، وسترى تطبيق ما كتبه عن المناسك تطبيقًا فعليًّا عسى أن تحظى بحجَّة كما حجَّها النَّبــيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم
بعد أن أنهى الشَّيخ كلمته أجاب عن الأسئلة ، ثمَّ دخل خيمته المخصَّصة له داخل الخيمة الكبيرة ، وهي محتوية على سرير وفراش للشَّيخ وبعض الأمور الَّتي يستعين بها على الوضوء وغيره
تشاورت مع أخي جمال وقلنا لابدَّ من البقاء مع الشَّيخ طوال حجَّة
فما كان إلاَّ أن استئذنَّا في البقاء مع أهل المخيَّم وغالبهم من الأردن أن لم يكن كلَّهم ، وكان برفقة الشَّيخ مجموعة من تلاميذه من أهل الأردن وغيرهم ، فأذنوا بذلك جزاهم الله خيرًا ، ففرحنا بذلك وبقينا في المخيَّم نتعرَّف على بعض طلاَّب العلم من طلبة الشَّيخ ، وممَّن تعرفنَّا عليه وقرَّبنا إليه مسجِّلُ أشرطة الشَّيخ أبو ليلى الأثري ، فكان يسجِّل للشَّيخ تلك الحلقات ، وكنت أحمل معي أيضًا مسجِّلاً فصرت أسجل للشَّيخ كما يسجِّل
وفي اليوم التَّالي وهو يوم عرفة ، بدأ التَّهيُّؤ للصعود إلى عرفة ركب الشَّيخ سيَّارة خاصَّة مع صهره وأبي ليلي ، وركبنا حافلة صغيرة مع طلبة الشَّيخ ، ولـمَّا وصلنا إلى عرفة أخذ كلٌّ منَّا مكانه في الخيمة المخصَّصة للحملة ، وجلست قريبًا من الشَّيخ أرقب ما يصنع في هذا اليوم ، فرأيت فيه الاتِّباع للسُّنَّة والاجتهاد في العبادة ما لم نكن نسمعه عن الشَّيخ ، فلم يزل يذكر الله تعالى ويكبره ويعظمه ، بل قد يستلقي أحدنا من شدَّة التَّعب والحرارة [ ولم يكن يومئذ مكيِّفات في الخيم ] والشَّيخ باق على ذكره ، وكان يأمر بالمعروف وينهى عن المنكر ويرشد المخطئ ، إذا رأى شخصًا يقرأ في كتاب الله نصحه بالذِّكر الوارد في هذا اليوم لأنَّه أفضل من قراءة القرآن ، ويأتيه السَّائل يسأله فيجيب الشَّيخ عن سؤاله ، وأذكر أنَّه جاءه أحد العمَّال المصريِّين وكان يشتغل في نصب خيام الحجاج ، وبدا له أن يحجَّ في ذاك اليوم ، فاستفسر منه الشَّيخ هل النِّيَّة عقدها ذاك اليوم أم قبله ؟ فأجابه بأنَّه لما رأى الحجيج أراد أن يحجَّ ونواه ، فأمره الشَّيخ أن يلبِّــي بالحجِّ ويحرم من مكانه
وكان الشَّيخ يؤتــي له في بعض الأحيان بالحلو البارد [ البطِّيخ ] فكان يطعمني منه - جزاه الله خيرًا – لأنَّني كنت أقرب النَّاس مجلسًا منه في ذاك اليوم ، ويعلم الله كم تأثَّرت بكثرة عبادته وذكره ، خلاف ما يشاع عنه أنَّه يعني فقط الأسانيد ولا اجتهاد له في العبادة

 إِنَّمَا يَخْشَى اللَّهَ مِنْ عِبَادِهِ الْعُلَمَاءُ - فاطر :28

وفي مغرب ذاك اليوم وعند النُّفرة ركب الشَّيخ سيارته وركبنا معه الحافلة المخصَّصة لنا ، وكان الزِّحام شديدًا ، فالتقينا ببعض أهل اليمن يركبون حافلة لهم فبلَّغوا سلام الشَّيخ مقبل رحمه الله للشَّيخ الألباني وهو بدوره أمرهم بتبليغ سلامه للشَّيخ مقبل كثيرًا
وفي اليوم التَّالي وهو يوم النَّفر من مزدلفة إلى منى فقدنا سيارة الشَّيخ فافترقنا ، وقمنا بإعمال الحجِّ في ذاك اليوم دون أن نكون مع الشَّيخ وتحسَّرنا كما تحسَّر من كان معنا من تلامذته
وبعد أن أدينا المناسك رجعنا إلى الخيمة في منى والتقينا بالشَّيخ مرَّة أخرى ، فرحب كعادته وسأل عن أوضاعنا وحجّنا جزاه الله خيرًا
وفي اليوم الأوَّل من أيَّام التَّشريق رَافَقْنَا الشَّيخ إلى المذبح لأداء نسك الذَّبح مع صهره بسيَّارته الخاصَّة ورافقنا أبو ليلي ورجل من أهل مكَّة ممَّن يعرف الشَّيخ ، وذبح الشَّيخ كبشًا أقرن أملح من أجود الغنم وهو ما يسمَّى بالحرِّي ، أمَّا أنا وأخي جمال فبحكم كوننا من طلبة الجامعة الإسلاميَّة اكتفينا بأقلِّ الغنم ثمنًا ، ولما رآهما الشَّيخ دعا لنا بالبركة فيهما
وفي موضع النَّحر دخلنا مع الشَّيخ وصهره والرَّجل المكِّي ، وحدث أن شرد جمل بين الإبل كاد أن يصدمنا فتفرَّق النَّاس يمينًا وشمالاً ، ولــمَّا رجعت إلى الشَّيخ أصابت ثيابي دماء النَّحر والذَّبح فلمَّا رآني الشَّيخ تمثَّل لي بالمثل السُّوري

 يلِّي بدو يلعب مع القط بدو يتحمل خراميشو

وعند العودة إلى المخيَّم اغتنمت فرصة الانفراد بالشَّيخ ، فأخبرته أنَّني أحبُّه في الله ، فردَّ عليَّ بما جاءت به السُّنَّة
وفي اليوم ذاته أرسلت ابنة الشَّيخ وهي من أهل جدَّة – فيما أذكر – كبد الشَّاة الَّتي ذبحها ، فأطعمنا منها بيده وشرب من مرقها وكان يحبُّه
وفي أيَّام التَّشريق كان الشَّيخ يصلِّي بنا ويدرس بعد الفجر ، ويبقى في درسه حتَّى يرى بعض الرُّؤوس تتطأطأ ، فهنا يوقف درسه ويتَّجه إلى خيمته الخاصَّة ، وكنت أجلس بجانبه أستمع لدروسه وفوائده ، ثمَّ بعد ذلك يُؤذن لنا بدخول الخيمة الخاصَّة أنا وأخي جمال إذ أصبحنا من خاصَّته ، ويتوافد عليه الكثير ممَّن سمع بالشَّيخ من الدَّكاترة والمشايخ وأهل العلم ، فكانت لقاءات ومناقشات داخل خيمته ولا يؤذن إلاَّ للبعض ، أمَّا أنا وجمال فلم نكن نحتاج إلى إذن ، خاصَّة أنَّنا بقينا مع الشَّيخ من اليوم الثَّامن ، فَعَرَفَنَا – جزاه الله خيرًا - ، وعرفنا من كان يقوم على خدمته أمثال أبي ليلي الَّذي كان كالحاجب إلاَّ أنَّه يُغلب على أمره من كثرة الزُّوار ، حتَّى قال له الشَّيخ مرَّةً : إنَّا وضعناك حاجب النَّاس ، لكن لم تقدر على ذلك أو كلمةً نحوها ، ويسأل أين الحاج من كثرة الزِّحام عليه فلا يكاد يتخلَّص منهم إلاَّ بعد عناءٍ ومشقَّةٍ
بل طلب منِّــي أبو ليلى مساعدته في خدمة الشَّيخ ، وكنت سعيدًا جدًّا بذلك ، حيث جلست عن يسار الشَّيخ وأبو ليلى عن يمينه ، فيقبض بيدي وأقبض بيده والشَّيخ متَّكئ على ساعدي وساعده ، ويحدث النَّاس ويجيب عن أسئلتهم واستفساراتهم ، فيبقى الوقت الطَّويل على ذلك ، كنت أحسُّ بثقل في ساعدي ويدي لكن لم أتمكَّن من إظهار ذلك احترامًا للشَّيخ وتقديرًا له
ومرَّت الأيَّام الثَّلاثة على ذلك ، دروس بعد الفجر لأهل الحملة ، حتَّى إذا شَعَرَ الشَّيخ أنَّ بتعب جلسائه وحاجتهم إلى النَّوم ، استأذن ودخل خيمته ، فأفاد فيها من يأتيه من الزُّوَّار
وأذكر في هذه الأيَّام أنِّي رأيت عجبًا من حلم الشَّيخ وصبره ، إذ أتاه رجل كبير السِّنِّ عليه مظاهر البداوة أمسك الشَّيخ من ثوبه ليسأله ، فتلطَّف الشَّيخ معه وقال له : اصبر عليَّ فالله ابتلاك بي ، ثمَّ أجابه عن سؤاله ، فذكَّرني بما كان عليه النَّبــي صلَّى الله عليه وسلَّم من حلم وأناة وصبر على جفاة الأعراب
فتلك المواقف لا يمكن للإنسان نسيانها ، بل ينسى نفسه ليبقى فترة أطول يستفيد من علم الشَّيخ وسمته ، وهذا حصل لي ولأخي جمال ، فلم نستطيع في تلك الأيَّام مغادرة المكان حتَّى لا يفوتنا شيء ، فبقينا بإحرامنا ونحن حلال لِبُعْدِ المسافة الَّتي ظنَّ بعض من رآنا كذلك أنَّ للشَّيخ فتوى في البقاء على الإحرام أيَّام التَّشريق ، فبيَّنا لهم أن الأمر غير ذلك
انتهت أيَّام التَّشريق فعاد الشَّيخ إلى بيت ابنته بجدَّة ، فما كان منَّا إلاَّ أن طفنا طواف الوداع ، واتَّجهنا نحو جدَّة فالتقينا مرَّة أخرى في المسجد ، فتعجَّب رحمه الله من صنيعنا وسلَّم علينا ودعا لنا جزاه الله عنَّا وعن المسلمين خير الجزاء على ما قدَّم

المصدر: العدد الواحد والثَّلاثون من مجلَّة الإصلاح السَّلفية – الجزائر

Cheikh Reda Bouchâma - الشيخ رضا بوشامة

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