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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 14:23
Réformer le mal avec la main et celui qui doit s’en charger

Question :


Doit-on réformer le mal avec la main ?

Qui doit s'en charger ?

Veuillez citer les preuves, qu'Allah vous protège.
 

 

Réponse : 

Allah, exalté soit-Il, a décrit parmi les caractéristiques des croyants le fait de réprouver le mal et d'ordonner le bien. Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :

« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable » (1)

Allah le Très-Haut dit aussi 
(traduction rapprochée) :

 

« Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. » (2)
 

De même, Il dit :


« Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable... » (3)
 

Les versets concernant la recommandation du bien et l'interdiction du mal sont très nombreux, en raison du caractère extrêmement important que cela revêt et le grand besoin que les musulmans en ont.
 

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit dans le hadith authentique :

«  Si l'un de vous voit un mal, qu'il le change avec sa main. S'il ne le peut pas, qu'il le change avec sa langue. S'il ne le peut pas, qu'il le fasse dans son cœur... et ceci est le plus bas degré de la foi. » (4)

 

Ainsi, la réprobation se fait par la main pour qui en a la capacité, comme ceux qui détiennent l'autorité ainsi que les instances chargés de cela, dans ce qui leur a été confié [comme responsabilité].
 
Il en va de même pour les brigades de répression du mal (Ahl ul-Hisba) dans ce qui leur a été confié comme mission, ainsi que le gouvernant dans ce qui lui a été confié comme responsabilité ; et le juge dans ce qui lui a été prescrit ; et la personne chez elle avec ses enfants et sa famille, dans la mesure de ses moyens.
 
Quant à celui qui ne le peut pas, ou qui risque, s'il réprouve le mal avec la main, d'engendrer discorde, dispute et bagarre, alors il n'est pas tenu de le faire.
 
Il lui suffit de réprouver par la langue afin que ne se produise pas un mal encore plus grand que celui qu'il a réprouvé, conformément aux écrits des savants.
 
Il lui suffit de réprouver par la langue comme le fait de dire : « Ô mon frère, crains Allah, cela n'est pas permis, il faut délaisser cette chose, il faut faire telle chose... » et par d'autres belles expressions, et de façon convenable.
 
Après la langue, vient la désapprobation par le cœur, c'est-à-dire que l'on déteste (le mal) avec le cœur, et cela doit se voir extérieurement.
Il ne faut pas rester avec les gens commettant ce mal, et ceci fait partie de la réprobation avec le cœur... Et Allah se charge d'octroyer l'aide.

 

(1) Le Repentir, v. 71.
(2) La Famille d'Imrân, v. 104.
(3) La Famille d'Imrân, v. 110.
(4) Rapporté par Muslim dans son Sahîh, chapitre de la foi, n°49.

 

Revue des Recherhes, n°36, pages 122 et 121.

traduit par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Publié par 3ilm char3i - La science légiférée - dans Appel à la religion - الدعوة الإسلامية