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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 18:41
Faire la tête à son frère ou à sa soeur fillah
Question :
 
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent : « Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront » ?
 
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?
 
Réponse :
 
Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.
 
Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de la foi.
 
Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :
 
« Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères. » [Coran 49/9  - Sourate les Appartements]
 
Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.
 
Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.
 
Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le  « Sallâm » [Salut de paix].
 
Est-ce que vous comprenez ?
 
Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.
 
A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.
 
Dans ce cas-là, le boycott est un remède.
 
Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.
 
Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.
 
Si cependant vous passez le « Sallâm » à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.
 
Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.
 
Il est quand même toujours croyant.
 
Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?
 
Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
« S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le »
 
Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.
 
Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.
 
Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.
 
copié de manhajulhaqq.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة