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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:56
Rendre mécréant un individu précis
Le questionneur :
 
Rendre mécréant un individu précis, est-ce une tâche réservé aux savants ou bien à d'autres ?

Et quelles en sont les conditions ? 
 
Réponse : 
 
Il ne fait aucun doute que ce jugement est réservé aux gens de sciences et non aux ignorants. 
 
Après notre long discours dans lequel nous avons différencié le Koufr 3amalî [1] (mécréance par les actes) du Koufr I3tiqâdî [2] (mécréance du cœur), et bien le savant qui est le seul habilité de manière officiel à juger une personne musulmane mécréante devra avoir en mémoire les deux types de mécréances : le Koufr 3amalî et le Koufr I3tiqâdî. 

Avant de déclarer que la mécréance d'un individu est une mécréance du cœur (Koufr I3tiqâdî) il devra étudier l'affaire lié à l'individu accusé de mécréance à la lumière de la parole d'Allah (traduction rapprochée) : 

« Nous ne châtions personne avant d'avoir envoyé un messager » [14/15]
 
Ce verset est très important !

Cela parce qu'un musulman peut ignorer une lois et tombé dans la mécréance qui fait sortir de la religion mais il ne le sais pas et ne s'en rend pas compte. 
 
C'est pour cela qu'il ne m'est permis de juger un musulman déterminé en disant qu'il a apostasié, même s'il est tombé dans la mécréance, qu'après que la preuve soit établie à son encontre.

Car (traduction rapprochée) :
 
« Allah possède la sagesse complète » [6/149] et « Nous ne châtions personne avant d'avoir envoyé un messager ».[14/15] 
 
A partir de là, il est bon que je cite un Hadith...

Malgré que ce hadith soit rapporté dans le plus authentique des livres après le Livre d'Allah : c'est à dire le sahih de Al-Boukhari, il est rare que tu entende ce Hadith de la part d'un Savant, d'un prédicateur ou d'un sermonneur. 
 
Ce Hadith est très, très en rapport avec ce type de question ! 
 
Je vise par ce Hadith la parole du prophète 3alayhi ssalat wa ssalam : 

« Il y avait un homme parmi ceux qui vous ont précédé qui était mourant et ses enfants était autour de lui. Il leur demanda : « quel père étais - je pour vous ? ». ils répondirent : « un bon père ! ». il dit : « Je fus désobéissant envers mon seigneur. Si Allah est capable de me ressusciter il ne manquera pas de me châtier d'un châtiment douloureux. » 
 
Cheikh Al-Albâni à ses élèves : 
 
Est-ce de la mécréance ça ou pas ? 
 
Les élèves : 
 
oui ! 
 
Le cheikh : 
 
Oui, c'est de la mécréance parce qu'il a douté sur la puissance d'Allah.

S'applique sur lui la parole d'Allah dans la Sourate Yasîn (traduction rapprochée) :
 
« Il nous propose des paraboles et oublie sa propre création : il dit « Qui donc fera revivre les os après qu'elle devinrent poussière ? » jusqu'à la fin du verset. 
 
Cet homme a donc dit :

« Si Allah est capable de me ressusciter il ne manquera pas de me châtier d'un châtiment douloureux. Si je meurt, prenez ma dépouille et brûlez moi avec du feu puis dispersez mes cendres en deux parties : une partie dans l'air et l'autre en mer. » 
 
C'est clair, il croit [3] pouvoir échapper à son seigneur !
Ils l'ont donc brûlé puis réparti ces cendres dans la mer et au vent.
Puis Allah a dit a ses cendres « sois untel », il fut donc un homme.
Allah dit : « Ô mon serviteur ! Qu'est ce qui t'a pousser à agir ainsi ? »
Il répondit : « Ô mon seigneur, par crainte envers toi! »
 [4].
il lui dit : « Part, je t'ai pardonné ». 
 
Nous devons donc remarquez que celui que nous voulons rendre mécréant a peut être une excuse !
Il a peut être une excuse !
Nous devons donc avant de prononcer ce jugement chercher s'il a une excuse.
Non pas pour nous taire devant sa mécréance mais pour éviter que son takfir ne nous retombe dessus (nous préservé de son takfir).


Je pense qu'il y a une grande différence entre les deux choses. 
 
Vous savez qu'il y a une règle de la législation qui dit : 
 
« Celui qui est éprouvé par l'un de ces péchés qu'il se dissimule »

On applique cette règle de la manière suivante : lorsqu'un musulman reconnaît avoir commis un grand péché et veut se purifier en réclamant la sentence on doit l'encourager à ne pas reconnaître son péché. 
 
Qu'en pensez vous ?

Lorsque le fornicateur, le voleur réclame la sentence pour se purifier on doit l'encourager à ne pas reconnaître son péché. 
 
L'illustration la plus significative de cette règle est l'histoire de Mâ3iz : Il s'est présenté au prophète sallallahou 3alayhi wa sallam par sa droite en disant 

« Ô messager d'Allah purifie moi ». le prophète sallallahou 3alayhi wa sallam détourna son visage de lui. Il s'est alors présenté à lui de l'autre côté : « Ô messager d'Allah purifie moi ». 
 
Que signifie cette réaction du prophète sallallahou 'alayhi wa sallam ?
Le langage du gestuelle est plus clair que celui de la langue : va t'en ! Je ne veut pas exécuter la sentence !
Peut être que ! Peut être que! Cela sera d'autant plus clair dans la suite du hadith comme vous le savez. 
 
Il dit « « Ô messager d'Allah purifie moi ». Il demanda alors : 
« vérifiez qu'il n'a pas bu !». Cela afin de vérifiez qu'il est en pleine possession de ses moyens. Ils ont donc vérifiez. Il n'avait pas bu. Il ordonna donc « lapidez le ! », Ils l'ont donc lapidé. 
 
Tout cela donc avant l'exécution de la sentence.
Toutes ces étapes avaient pour but d'éloigner l'exécution de la sentence. 
 
L'exécution de la sentence, est-ce un bien pour lui ou non ?
Oui c'est un bien pour lui !
Par contre, accusé un musulman de mécréance ce n'est pas un bien pour l'accusé [5] .
 
Donc celui qui accuse un musulman de mécréance doit être Savant et doit analysé la situation, puis il y a une parole que certains Fouqahas récents on évoqué : Si il y a sur cents témoignage quatre vingt dix neuf personnes qui disent que son acte ou sa parole est une mécréance majeur et un seul qui dit « non c'est simplement une perversité », alors par prudence on prend cette parole est on rejette les quatre vingt dix neufs autres ». 
 
Je demande donc qu'Allah fasse que nous soyons parmi la communauté du juste milieu 

[1] Qui ne fait pas sortir de l'Islam (le traducteur) 
[2] Qui fait sortir de l'Islam. I3tiqâde se traduit normalement par conviction ou croyance mais nous préférons le ' traduire ' par « cœur » . Pour connaître le pouquoi référez vous à notre ouvrage « l'acte de mécréance majeur reflet de la mécréance du cœur » partie 1. 
[3] Les apparences nous montre qu'il le croit mais en réalité il ne le croit pas comme le prouve le pardon d'Allah ! (le taducteur) 
[4] La crainte excessive l'a mis dans un état second comme celui qui avait perdu son chameau et avait dit : « tu est mon esclave et je suis ton maître » ! 
[5] la sentence est une purification pour l'auteur du grand péché et pourtant le jugent fait sont possible pour trouver un moyen légale d'épargné la grave sentence à l'auteur du péché. L'apostasie est une accusation plus grâce et ne profite pas à l'accusé, le juge doit donc être encore plus minutieux et chercher si cette accusation est réellement fondé ! De plus, comme le dira le cheikh dans un autre article, le Takfir est dangereux pour celui qui l'emet car il peut se retourner contre lui s'il se trompe. (le traducteur) 

Traduction cassette 671-672 de Cheikh El-Albani, qu'Allah Ta'ala lui fasse miséricorde
copié de islamverite.fr
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع