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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 01:03
Aperçu des péchés que la langue peut commettre
La langue peut détruire une personne et la précipiter en enfer.
 
Allah dit au sujet du paradis qui demanderont au sujet des gens de l'enfer (traduction rapprochée) :

"Qu'est-ce qui vous a acheminé à Saqar ?" Ils diront : "Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière, et nous ne nourrissions pas le pauvre, et nous nous associions à ceux qui tenaient des conversations futiles, et nous traitions de mensonge le jour de la Rétribution, jusqu'à ce que nous vînt la vérité évidente [la mort]"
(S. Al-Mudathir, V.42-47)


Al-Hâfidh Ibn Kathîr a dit au sujet de la phrase (traduction rapprochée) :  "et nous nous associons à ceux qui tenaient des conversations futiles" :

C'est à dire que nous parlions de sujet dont nous n'avions aucune connaissance Qatâdah a dit que ce verset signifiait : "A chaque fois qu'une personne s'égarait en parole futile, nous nous égarions avec elle."

On trouve dans le sahih d'Al-Bukhary d'après Abu Hurayra que le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) a dit : 

"il arrive qu'une personne prononce une parole insignifiante à ses yeux, mais qui plaît tellement à Allah, qu'Il l'élevera dans les degrés du paradis pour cela. Et il arrive qu'une personne prononce une parole insignifiante à ses yeux, mais qui courrouce tellement Allah qu'Il le précipitera en enfer pour cela" 
[Rapporté par muslim par des termes sensiblement équivalents (4/2290)]
Sans titre 1-copie-18
Voici quelques uns des péchés que la langue peut commettre


Prononcer des paroles de mécréance ou de polythéistes


Comme le fait d'invoquer tout autre qu'Allah concernant des problèmes que Seul Allah peut résoudre, jurer par autre qu'Allah, faire un serment pieux pou autre qu'Allah.

Toutes ces oeuvres sont des actes de polythéisme dont la langue doit être préservée. Proférer des propos polythéistes est le pire des péchés de la langue.

 
La langue peut même aller jusqu'à prononcer des paroles de mécréance comme le fait d'insulter Allah et Son messager.

C'est là un acte de mécréance.

Allah dit son noble livre (traduction rapprochée) :
 
Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : "Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer." Dis : "Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru."
(S. at-Tawba, V.65-66)
 
Avoir des propos relevant de l'innovation religieuse
 
Comme le fait de mentionner Allah en groupe [à voix haute et en coeur], ou le fait d'inviter les gens à innover dans la religion, comme les inciter à célébrer l'anniversaire du Prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) ou à jeûner [tout] le mois de Rajab.

Or l'innovation religieuse est interdite et c'est un égarement.

Aucune innovation religieuse n'est bonne, car le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) a dit : 
 
« Prenez garde aux choses nouvellement inventées, car chaque chose nouvellement inventée est une innovation, et toute innovation est un égarement. »
[Rapporté par Muslim d'après Jabir Ibn AbdAllah]
 
L'adjectif indéfini « toute » marque l'idée d'intégralité [et englobe donc toutes les innovations]
 
Aisha rapporte du Prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) qu'il a dit : 
 
« Quiconque innove dans notre religion-ci une chose qui n'en fait pas parti » verra son innovation rejetée »
[Rapporté par Bukhary & Muslim]
 
La médisance
 
La définition de la médisance se trouve dans le hadith rapporté par Muslim (2589, 4/2001) [...] d'après Abû Hureyrah, le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) a dit : 
 
« Savez vous ce qu'est la médisance ? », Les Compagnons dirent Allah et Son prophète en savent plus que nous [1] » Il dit « C'est le fait de parler de ton frère d'une façon d'une façon qui ne lui plairait pas. » Certains demandèrent : « Qu'en penses-tu, si ce que je dis de mon frère est vrai ? » Le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) répondit : « Si ce que tu dis sur lui est vrai tu seras rendu coupable de médisance. Mais si ce que tu dis de lui est faux, tu l'auras calomnié (bahattahu). »
 
Concernant le passage « tu l'auras alors calomnié », an-Nawawî a dit dans Sharh Muslim (16/142) : « [...] Ce verbe est de la même famille que le mot « buhtân » ce qui signifie « le faux ».
 
Médire peu ou médire beaucoup est tout aussi interdit.
On trouve dans les Sunans d'Abû Dawûd que Aisha dit un jour : 
 
"Ô Messager d'Allah ! La petite taille de Safiyah n'est pas la moindre de ses défauts..." Le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) répondit "tu viens de prononcer une parole qui, si on la mélangeait à l'eau de la mer, l'aurait polluée..."
[Hadith authentique]
 
Al-Bukhary & Muslim rapporte d'après Abû Bakrah que le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) a dit : 
 
Vos vies, vos biens, votre honneur sont tout aussi sacrés que ce jours-ci, en ce lieu-ci, en ce mois-ci
 
At-Thirmidhy rapporte dans ses Sunans d'après Ibn Umar : 
 
Le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) gravit les marches du minbar et [nous] interpella d'une voix retentissante :

"Ce message est adressé à tous ceux qui ont prononcé l'attestation de foi par la langue, mais sans que la foi atteigne encore leur coeur : ne causez pas de tort aux musulmans, ne vous moquez pas d'eux, et n'épiez pas leurs erreurs. Quiconque épie les erreurs de son frère, verra Allah épier ses erreurs en retour. Or quand Allah épie les erreurs de quelqu'un, Il dévoile alors ses péchers aux yeux des gens, même si celui-ci les a commis chez lui"
[as-Sahîh Al-Musnad ]
 
Abû Dâwûd raporte dans ses sunans d'après Anas Ibn Malik que le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam)  a dit : 
 
Lors de mon ascension nocturne, je vis des gens aux ongles de cuivre avec lesquels ils déchiraient le visage et la poitrine. Je demandai : "Qui sont ces gens, ô Jibril ?" Il me répondit : "Ce sont eux qui mangent la chair des gens et portent atteinte à leur honneur"
[Hadith authentique]
 
Al-Hâfidh Ibn Kathir a dit dans son exégèse (4/215) : 

" Les savants sont unanimes concernant le caractère illicite de la médisance, aucune exception n'existe à ce sujet, sauf dans le cas où l'intérêt [de la médisance] l'emporte [sur les dommages qu'elle pourrait engendrer], comme c'est le cas dans la science de la critique [des rapporteursde hadith], ou lorsque l'on veut prodiguer un conseil.
Ces exceptions sont illustrées par le hadith où un hypocrite sollicita une assise avec le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) .
 
Le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam)  répondit "Faites le entrer... quel mauvais confrère !".
Ou bien lorsque le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam)  dit Fâtimah bint Qays [qui venait de s'informer auprès de lui de] Mu'awiyah et Abu al-Jahm qui l'avaient demandée en mariage : 
"Mu'awiyah est tellement pauvre qui'l n'a pas un sou. Quant à Abû Al-Jahm, il se rend trop souvent coupable de violences conjugales."
 
Il en est de même pour toutes les situations exceptionnelles de ce genre. Mais la règle de base est que la médisance est absoluement interdite."
 
Les situations qui ne sont pas de la médisance ont été versifiées dans le poème suivant :
 
Dénigrer n'est pas médire dans six cas typiques :

 

Se plaindre d'un injustice pour la faire cesser,

Dénigrer une personne par son défaut physique,

Prévenir contre qui représente un danger,

Citer les péchés de qui les fait en public,

Citer les défauts pour qu'un moufti puisse juger,

Demander de l'aide pour qu'un méfait s'éradique.

 
Ces deux vers ont été cités dans Subul As-Salâm (1583) dans lequel on trouvera les arguments appuyant ces six circonstances pour qui voudrait approfondir la question.
 
[1] : L'expression « et de son prophète » ne doit pas être ajoutée après la mort du Prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) et ce de manière absolue, c'est-à-dire que ce soit concernant les affaires religieuses ou mondaines. En effet, le Prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) jouit d'une vie intermédiaire (Barzakhiyyah) dans sa tombe, vie dont seul Allah connaît la nature. Dans les deuc recueils authentiques, on trouve qu'il sera dit au prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) concernant ceux qui ont délaissé sa voie : « Tu ne sais pas quelles innovations ils ont accompli après toi » [C'est donc une preuve que le prophète (salAllahu 'alayhi wa salam) dans sa tombe ne sait pas ce qui se passe dans ce bas monde] et c'est cet avis qu'adoptait mon père qu'Allah lui fasse miséricorde.
 
Extrait de Conseils pour la femme musulmane, p. 42
 
Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب