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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 15:04
Un frère et une soeur ne se trouvant pas dans le même pays mais désirent se marier

Une soeur demande :

 

Un frère et une soeur ne se trouvant pas dans le même pays mais désirent se marier.


Doivent-ils obligatoirement être présent tout deux ou la femme peut-elle être représenter par un tuteur ?
 
Réponse :
 
Les Savants ont dit que dans ce type de situation, il est possible que le tuteur légal [de la femme] se fasse représenter par une personne qu'il aura choisit [afin de le représenter]...

Le contrat de mariage peut être même exécuté par téléphone selon les dires de SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh). 
 
Effectivement, le Sheikh dit que cela est permis tant que les propos échangés sont corrects et ne relèvent pas de la plaisanterie, et qu'ils permettent de respecter les conditions du contrat légal de mariage.
Le contrat ainsi conclu est alors correct...

 

Chose importante à préciser, à savoir, comment doit-être le tuteur ?
 

Le tuteur, doit-être:

 

-  Sain d’esprit

-   Majeur

-   Libre

 

Il doit être de la même religion que la personne mise sous sa tutelle. Un mécréant [kâfir] ne peut pas exercer une tutelle sur une musulmane, même s’ils sont de différentes religions. L’apostat [murtad] ne peut pas exercer une tutelle. 
 
Il doit être équitable. Cette équité exclut la débauche. Certains Savants en font une condition, d’autres se contentent d’une équité d’apparence. D’autres disent qu’il suffit qu’il veille aux intérêts de celle sur laquelle il exerce une tutelle matrimoniale. 
 
Il doit être de sexe masculin compte tenu des propos du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : 
 
« Une femme ne peut établir son propre mariage , ni celui d’une autre femme car c’est la prostituée qui établit son propre mariage » 
[Sahîh al-Djâmi]
 
Il doit être perspicace, c’est-à-dire capable de reconnaître les partenaires les plus appropriés et les intérêts du mariage. 
 
Les tuteurs sont classés suivant un ordre de préséance établi par les Fuqaha [jurisconsultes].

C’est pourquoi il n’est pas permis de laisser le tuteur le plus proche, à moins qu’il soit inexistant ou ne remplisse pas les conditions requises. 
 
La tutelle sur une femme est exercée par le père, puis la personne qu'il désigne, puis le grand père paternel, quelque soit son degré, puis le fils de l’intéressée, puis le fils de son fils, quelque soit son degré, puis son frère germain puis son frère consanguin, puis les fils de ces deux derniers puis son oncle paternel germain, puis son oncle paternel consanguin, puis les fils de ces deux derniers.
 
Ensuite on passe du parent le plus éloigné au parent le plus proche parmi les hommes...
 
Puis l’autorité musulmane (comme le juge en Islâm, ou l'Imâm), peut-être la tutrice de celle qui n’a pas de tuteur.
 
Voir al-Mughnî d'Ibn Qudâma, al-Muhallah bil-athar Ibn Hazm, Madjmu' al-Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, Sharh al-Madjmu' de an-Nawawî

copié de darwa.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق