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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:00
Le jugement concernant l'accomplissement du jeûne surérogatoire avant le jeûne ultérieur des jours (non jeûnés) obligatoirement dûs

La question : 

 

Est-ce que c’est permis d’accomplir le jeûne surérogatoire avant de faire le jeûne ultérieur des jours (non jeûnés) du mois de ramadan?
 
Qu'Allah vous rétribue du bien.


La réponse : 

 
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.


Ceci dit :
 

Il n’y a point de divergence (entre les ulémas) au sujet de l’opinion qui annonce que le jeûne des jours (non jeûnés) obligatoirement dus l’emporte sur l’accomplissement du jeûne surérogatoire, étant donné que l’acte obligatoire est d’une forte importance et occupe un rang meilleur que l’acte surérogatoire, et vu que les actes obligatoires et les devoirs sont les actes d’adoration qu’Allah  aime le plus.


Allah  dit dans le hadith sacré :  

«Les actes que j'aime le plus et par lesquels Mon serviteur se rapproche de Moi, sont certes ceux que je lui ai préscrits» [1].

 

D'une autre part, l'obligation d'accomplir le jeûne ulterieur du mois de ramadan avant le jeûne surérogatoire s'affirme davantage si la personne (chargé d'accomplir les obligations de la charia) craint le manque de santé, la faiblesse ou un espace de temps étroit pour l'accomplir, car elle commettra un péché si elle retarde le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) à un temps où l'on se trouve incapable de le faire ; parce que, dans ce cas, l'obligation dont le temps n'est pas limité est devenue une obligation à temps restreint, alors la personne doit accomplir, sur le champ, l'acte dont elle est chargée, faute de quoi elle serait en état de délaissement de ce qui lui est ordonné de faire.

 

De toute façon, il faut se hâter à accomplir l'acte d'obéissance en avançant le jeûne ulterieur des jours préscrits (non jeunés), conformément à ce qu'Allah a dit dans le verset:


 فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ إِلَى اللَّهِ مَرْجِعُكُمْ جَمِيعًا فَيُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ ﴾ المائدة :48]
 

«Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce quoi vous divergiez»[El-Mâ'ida (La Table Servie): 48].


Ainsi que dans le verset:

وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ﴾ آل عمران: 133]

«Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux» [ÂL-Imrân (La Famille d'Imran): 133].


De plus, le hadith rapporté au sujet de la faveur qu'engendre le jeûne de six jours du mois de Chewwêl, prouve explicitement que la personne n'obtiendra pas la récompense équivalente au jeûne d'une année complète, qu'à condition qu'elle jeûne le mois de ramadan puis l'accompagne de six jours du mois de Chewwêl; le dit hadith déclare :

«Celui qui jeûne le mois de ramadan, puis l'accompagne (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl, serait comme s'il avait accompli le jeûne de toute l'année» [2].

Sur ce, le fait de jeûner six jours du mois de Chewwêl avant le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan implique que le jeûneur n'a pas achevé le jêune du mois de ramadan; et oppose en conséquence, ce que le hadith signifie.

Pour ce, il est recommendé d'avancer le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, puis l'accompagner (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl, afin de réaliser ce qu'a annoncé le hadith explicitement et en vue d'obtenir la récompense qui équivant au jeûne de toute l'année.

En effet, J'ai mentionné que cet acte est recommandé au lieu d'être obligé car le jugement est probablement émis à l'intention de la majorité des jeûneurs; et étant donné que cette majorité, que la charia a incité à accomplir le jeûne surérogatoire (les six jours du mois de Chewwêl), font le jeûne de tout le mois de ramadan (dans son temps préscrit), ce qui renforce la probabilité que l'expression citée dans le hadith du prophète  : «… puis l'accompagne (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl …» est une expression désignée par le cas fréquenté généralement et ne comporte pas un sens contraire.

Ce qui consolide de plus cette probabilité, le hadith rapporté par Thawbân que le prophète  a dit :

«Celui qui a jeûné le mois de ramadan, alors  un mois est égale au jeûne de dix mois, et le jeûne de six jours après El-Fitr (le jour de l'Aïd après le ramadan) complète le jeûne (pour atteindre) le nombre d'une année complète» [3].

Le sens explicite de ce hadith indique que le jeûne du mois de ramadan est équivalent au jeûne de dix mois étant donné que le bienfait est rendu dix fois autant en récompense, de même que pour les six jours de Chewwêl ; et dans les deux cas, la récompense équivalente (au jeûne) d'une année complète sera accordée, que le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) soit avant ou après le jeûne surérogatoire.

Au demeurant, si cette probabilité se confirme et est claire – sans tenir compte que l'obligation a la priorité sur la surérogation – on conclut alors qu'il est permis de jeûner les six jours du mois de Chewwêl avant d'accomplir le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, notamment pour celui qui ne trouve pas un espace de temps suffisant au cours du mois de Chewwêl pour jeûner les six jours recommandés en raison de l'accomplissement ultérieur (des jours non jeûnés).

Quant à tous les autres jours du jeûne surérogatoire, à l'instar du jour de `Arafa, du jour de `Achoûra', des trois jours (13;14 et 15) de chaque mois et ainsi de suite …, il est permis de jeûner les jours surérogatoires avant d'accomplir le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan selon l'avis le plus valable des ulémas, et c'est la même opinion adoptée par les Hanafites et les Chafiites et l'un des avis de l'Imam Ahmed, surtout qu'il n'y a aucune preuve de la charia empêchant cela; toutefois il y a parmi les textes coraniques ce qui dénote que le temps affecté pour le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan est un temps absolu (qui n'est pas limité);


Allah  dit:

فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ﴾ البقرة: 184]

«…devra jeûner un nombre égal d'autre jours» [El-Baqara (La Vache): 184].


Le verset marque la permission de différer le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, d'une façon absolue (sans restriction) et sans exiger la condition de se hâter à l'accomplir dès que c'est possible.

L'absoluité caractérisant le  temps au cours duquel le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés de ramadan) s'accomplit, est l'opinion qu'adoptent la quasi-totalité des prédécesseurs et des successeurs des ulémas; comme l'indique aussi le consentement du prophète  pour l'acte d'Aïcha  qui a dit :

«Il m'arrivait d'avoir à accomplir le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés au mois de ramadan); néanmoins je ne pouvais le faire qu'au mois de Cha`bân» [4] 

Ibn Hadjar a dit :

«Le hadith démontre qu'il est permis de retarder le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés au mois de ramadan) d'une façon absolue, ayant ou non une excuse. Car, comme nous l'avons déjà noté, l'ajout est inséré [5]; et s'il n'était pas élevé (au Prophète ), la permission alors aurait été restreinte par le cas de besoin, étant donné que ce hadith a le statut du hadith élevé et que le Prophète, selon ce qu'il paraît, était au courant de cet état de fait, et même ses épouses avaient le motif pour lui poser  la question afin d'élucider ce point de la charia, et si cela n'était pas permis, Aïcha ne l'aurait pas fait constamment» [6].

Je dis : Le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés du mois de ramdan) lui était permis, sans douter de sa diligence  à ne pas manquer l'acquisition des faveurs du jeûne surérogatoire au cours de l'année; comme le cas de la omra qu'elle voulait faire instamment, quand elle a éprouvé du mécontentement vu que les autres épouses (du Prophète ) ont accompli un pélerinage indépendant de la omra, contrairement à elle qui a accompli une omra incluse dans son pélerinage.

Le Prophète , par la suite, a ordonné son frère de l'accompagner pour qu'elle fasse la omra en partant de Tan`îm, afin de lui faire plaisir  [7].

Du côté plausible, concernant l'obligation dont le temps est prolongé; s'il est permis d'avancer l'accomplissement de l'acte surérogatoire qui a la même forme de l'acte obligatoire, à l'instar d'accomplir Er-Rawâtib (les prières surérogatoires) avant les prières obligatoires.

Alors, il est prioritairement permis de le faire concernant l'obligation dont le temps est absolu (sans limitation), comme c'est le cas du jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan.

Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.

Alger, le 12 Chewwêl 1428 H,
correspondant au 15 octobre 2007 G.

[1] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de «L'adoucissement des cœurs», concernant la modestie (hadith 6137), par Ibn Hibbân dans son "Sahîh" (hadith 347), par l'intermédiaire d'Abou Houreyra ; et rapporté par Ahmed dans son "Mousnad" (hadith 25794), par l'intermédiaire d'Aïcha .

[2] Rapporté par Mouslim dans le chapitre du "jeûne", concernant la recommandation du jeûne de six jours du mois de Chewwêl juste après le mois de ramadan (hadith 2758), par Et-Tirmidhî dans le chapitre du "jeûne", concernant ce qui est rapporté au sujet du jeûne de six jours du mois de Chewwêl (hadith 759), par Abd Er-Rezzêq dans "El-Mousannef" (hadith 7918) et par El-Beyhaqî dans "Es-Sounan El-Koubrâ" (hadith 8516), par l'intermédiaire d'Abî Ayyoûb El-Ansârî . 

[3] Rapporté par Ahmed dans son "Mousnad" (hadith 21906), par l'intermédiaire de Thawbân . Le hadith est jugé authentique par El-Albâni dans "Sahîh Et-Targhîb" (hadith 1007).

[4] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre du "jeûne", concernant quand est-ce qu'on accomplit le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan (hadith 1849), par Mouslim dans le chapitre du "jeûne", concernant l'accomplissement du jeûne ultérieur du mois de ramadan au mois de Cha`bân  (hadith 2687), par Ibn Khouzeyma dans son "Sahîh" (hadith 2046) et par El-Beyhaqî dans "Es-Sounan El-Koubrâ" (hadith 8302), par l'intermédiaire d'Aïcha .

[5] Il signifie par là, la version où il est rapporté qu'elle (Aïcha ) avait retardé le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés du mois de ramadan) jusqu'au mois de Cha`bân, vu qu'elle était occupée de servir le Prophète .

[6] "Feth El-Bârî" d'Ibn Hadjar (4/191).

[7] "Zêd El-Ma`âd"d'Ibn El-Qayyim (2/94). Voir la fatwa numéro (712) (le jugement concernant la répétition de la omra)

 

Fatwa n°: 766  

copié de ferkous.com

 

في حكم صيام التطوُّع قبل قضاء الواجب

السؤال:هل يجوز صيامُ التطوُّع قبلَ قضاءِ رمضان؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد:

فلا خلافَ في أنَّ قضاء الصيام الواجبِ أحرى مِن أداء التطوُّع لقوَّة الواجب وعُلُوِّ مرتبته على المستحَبِّ، إِذِ الواجباتُ والفرائضُ مِن أحبِّ القُرَبِ إلى الله تعالى، قال اللهُ تعالى في الحديث القدسيِّ: «وَمَا تَقَرَّبَ إِلَيَّ عَبْدِي بِشَيْءٍ أَحَبَّ إِليَّ مِمَّا افْتَرَضْتُ عَلَيْهِ»(١)، كما يتأكَّدُ ـ مِن جهةٍ أخرى ـ وجوبُ تقديم قضاءِ رمضان على التطوُّع إذا ما خشي المكلَّفُ به فواتَ صحَّةٍ أو ضعْفَ قُدرةٍ أو ضِيقَ وقتٍ، فإنه يَأْثَمُ بتأخير القضاء عند حصول العجز عن القيام به، إذ الواجبُ المطلقُ مِن ناحيةِ وقته أصبحَ مُقَيَّدَ الزَّمَنِ، يتعيَّن القيامُ بما هو مكلَّفٌ به في الحال وإلَّا كان مُضيِّعًا للمأمور بأدائه. وفي كلِّ الأحوال ينبغي المسارعةُ إلى الطاعة بالمبادرة إلى قضاء الواجب عليه لقوله سبحانه وتعالى: ﴿فَاسْتَبِقُوا الخَيْرَاتِ إِلَى اللهِ مَرْجِعُكُمْ جَمِيعًا فَيُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ﴾ [المائدة: ٤٨]، وقولِه تعالى: ﴿وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ﴾ [آل عمران: ١٣٣]

كما أنَّ الحديث الواردَ في فضل صيام الأيَّام السِّتَّة مِن شوَّالٍ ينصُّ بظاهره أنه لا يتحصَّل على ثواب صوم الدهر إلَّا مشروطًا بصيام رمضان ثمَّ إتباعه بستٍّ مِن شوَّالٍ في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ صَامَ رَمَضَانَ ثُمَّ أَتْبَعَهُ سِتًّا مِنْ شَوَّالٍ كَانَ كَصِيَامِ الدَّهْرِ»(٢)، إذ يَلزم مِن تقديم صيام السِّتِّ مِن شوَّالٍ على قضاء رمضان عدمُ استكمال الشهر وهو مخالفٌ لمفاد الحديث، لذلك يُستحَبُّ تقديمُ قضاء رمضان ليُتبعَ بصيام سِتٍّ مِن شوَّالٍ تحقيقًا لظاهر الحديث ليحوز على ثواب صوم الدهر.

وإنما ذكرتُ الاستحبابَ بدلًا مِن الوجوب لاحتمال توجيه الخطاب بالحكم للعامَّة؛ لأنَّ عامَّة الصائمين الذين رَغَّبَهُم الشرعُ بالتطوُّع يؤدُّون صيامَ رمضانَ جميعِه، الأمرُ الذي يقوِّي احتمالَ كونِ لفظ الحديث في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «ثُمَّ أَتْبَعَهُ سِتًّا مِنْ شَوَّالٍ» قد خرج مخرجَ الغالب الأعمِّ فلا مفهومَ له، ويُؤكِّدُ هذا الاحتمالَ حديثُ ثوبان عن النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم قال: «مَنْ صَامَ رَمَضَانَ فَشَهْرٌ بِعَشَرَةِ أَشْهُرٍ، وَصِيَامُ سِتَّةِ أَيَّامٍ بَعْدَ الفِطْرِ فَذَلِكَ تَمَامُ صِيَامِ السَّنَةِ»(٣)، فإنَّ ظاهر الحديث يدلُّ على أنَّ صيام شهر رمضان بعشرة أشهرٍ؛ لأنَّ الحسنة بعشر أمثالها، وكذلك في ستَّة أيَّامٍ مِن شوَّالٍ في كلا الحالتين يحصل ثوابُ صوم الدهر، سواءٌ تخلَّف القضاءُ عن التطوُّع أو تقدَّم عليه.

فالحاصل: أنه إذا قَوِيَ هذا الاحتمالُ وظهر؛ فإنه ـ بِغَضِّ النظر عن أولوية الفرض على التطوُّع والنفل ـ يتقرَّر جوازُ صيام الستِّ مِن شوَّالٍ قبل قضاء رمضان، خاصَّةً لمن ضاق عليه شهرُ شوَّالٍ بالقضاء.

أمَّا صيام سائر التطوُّعات الأخرى كصيام عرفة أو عاشوراء أو أيَّام البيض ونحوها فإنه على الصحيح مِن أقوال أهل العلم يجوزُ الاشتغال بالتطوُّع قبل قضاء رمضان وهو مذهب الأحناف والشافعية وروايةٌ عن أحمد، إذ لم يَرِدْ في الشرع دليلٌ يمنع مِن ذلك، بل ورد مِن النصِّ القرآنيِّ ما يفيد أنَّ وقت القضاء مُطلقٌ في قوله تعالى: ﴿فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ﴾ [البقرة: ١٨٤، ١٨٥]، حيث يدلُّ نصُّ الآية على جواز تأخير رمضان لمن أفطر مُطلقًا مِن غير اشتراط المبادرة بالفعل بعد أوَّل الإمكان، ومُطلقيَّةُ وقت القضاء هو مذهبُ جماهير السلف والخلف، كما يدلُّ عليه ـ أيضًا ـ إقرارُ النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم لفعل عائشة رضي الله عنها قالت: «كَانَ يَكُونُ عَلَيَّ الصَّوْمُ مِنْ رَمَضَانَ فَمَا أَسْتَطِيعُ أَنْ أَقْضِيَ إِلَّا فِي شَعْبَانَ»(٤)، قال ابن حجرٍ ـ رحمه الله ـ: «وفي الحديث دلالةٌ على جواز تأخير قضاء رمضان مُطلقًا، سواءٌ كان لعُذْرٍ أو لغير عُذرٍ؛ لأنَّ الزيادة كما بيَّنَّاه مدرجةٌ(٥)، فلو لم تكن مرفوعةً لكان الجواز مُقيَّدًا بالضرورة؛ لأنَّ للحديث حُكْمَ الرفع، لأنَّ الظاهر اطِّلاعُ النبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم على ذلك، مع توفُّر دواعي أزواجه على السؤال منه عن أمر الشرع، فلولا أنَّ ذلك كان جائزًا لم تواظِب عائشةُ عليه»(٦).

قلت: إنما جاز تأخيرُها للقضاء مع انتفاء الشكِّ في حرصها على عدم التفويت عن نفسها رضي الله عنها لفضائل صيام النفل أثناءَ السَّنَة كحرصها على العمرة حيث وَجَدَتْ في نفسها أن ترجع صواحباتُها بحجٍّ وعمرةٍ مستقلَّين وترجع هي بعمرةٍ في ضمن حَجَّتها، فأمر النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم أخاها أن يُعْمِرَها مِن التنعيم تطييبًا لقلبها(٧)، أمَّا مِن جهة المعقول فإنه في باب الواجب الموسَّع إذا جاز الاشتغالُ بالتطوُّع مِن جنس الواجب قبل أدائه كالرواتب القبلية للصلوات المفروضة فإنه يجوز في الواجب المطلق مِن بابٍ أَوْلى كما هو شأن قضاء رمضان

والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا.

الجزائر في: ١٢ شوَّال ١٤٢٨ﻫ

الموافق ﻟ: ١٥ أكتوبر ٢٠٠٧م 

(١) أخرجه البخاري في «الرقاق» باب التواضع (٦٥٠٢) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه.

(٢) أخرجه مسلم في «الصيام» (١١٦٤) من حديث أبي أيُّوب الأنصاريِّ رضي الله عنه.

(٣) أخرجه أحمد (٢٢٤١٢) من حديث ثوبان رضي الله عنه. وصحَّحه الألباني في «صحيح الترغيب» (١٠٠٧).

(٤) أخرجه البخاري في «الصوم» باب: متى يُقضى قضاءُ رمضان (١٩٥٠)، ومسلم في «الصيام» (١١٤٦).

(٥) مقصودُه الروايةُ التي أخَّرتْ فيها القضاءَ إلى شعبان لمانع الشغل بالنبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم.

(٦) «فتح الباري» لابن حجر (٤/ ١٩١).

(٧) «زاد المعاد» لابن القيِّم (٢/ ٩٤)، وانظر فتوى رقم (٧١٢) «في حكم تكرار العمرة»

الفتوى رقم: ٧٦٦

الصنف: فتاوى الصيام - صوم التطوُّع

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام