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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:49
Avis religieux donné sur le mawlid (المولد النبوي - jour de la naissance du Prophète صلى الله عليه وسلم)

Les ulémas ont divisé les types de réunions tenues au cours du mois de Rabî`Al-Awal au nom du Mawlid (jour de la naissance du Prophète) en deux catégories:

 

Premièrement :

celle dénuée des actes interdits et qui est considérée comme une Bid`a (innovation hérétique) qui se voit appliquer le même jugement appliqué aux autres innovations en religion pareilles

 

Le Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya a dit dans l'ouvrage intitulé "Al-Fatâwa Al-Kobra" :

 

"Quant au fait de fêter un moment hormis les saisons légitimes, comme quelques nuits de Rabî` Al-Awal qu'on prétend être la nuit de Mawlid, ou quelques nuits de Radjab, ou le 18 de Dhoul Hidja, ou le premier vendredi du mois de Radjab, ou le 8ème de Chawwâl que les ignorants appellent "la fête des gens pieux" (`Id Al-'Abrâr), tout cela est des innovations hérétiques que les pieux prédécesseurs n'ont pas agrée et n'ont pas pratiqué non plus."

 

Il a dit dans son livre intitulé «Al-Iqtidâ» :

 

"Certes, les prédécesseurs n'ont pas fêté Al-Mawlid, malgré le grand amour qu’ils vouaient au Prophète et le fait que personne ne le leur empêchait de faire"

 

et il ajoute :

 

"Si le Mawlid était un acte purement bon ou prépondérant, les prédécesseurs auraient été les plus empressés à la pratiquer que nous, puisqu'ils aimaient le Prophète صلى الله عليه وسلم et le respectait plus que nous, et puisqu'ils tenaient plus que nous à faire le bien."

 

De même, Ibn Al-Hâdj a dit dans son ouvrage intitulé (Al-Madkhal) :

 

"Quand le Mawlid est épargné de toutes sortes de célébration ou de mets préparé à son occasion ou d'invitations aux gens... S'il est exempt de tout cela, cela sera également considéré comme une Bid`a; puisque c'est un ajout en religion que les prédécesseurs n'ont pas fait."

 

Le fait de suivre les prédécesseurs (salafs) est prioritaire et est un devoir, au lieu d'y ajouter des contradictions intentionnellement, puisqu'ils sont les hommes qui suivent les plus la voie du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم et respectant les plus la Sunna du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

 

Ils sont les plus anticipés à faire le bien; il n'est jamais rapporté que l'un d'eux a eu l'intention de célébrer le Mawlid.

 

Nous aussi, nous sommes tenus de les suivre, et de leur emboîter le pas en ne célébrant pas le Mawlid, comme l'a affirmé Cheikh Abou Tâlib Al-Makky (Qu'Allâh lui fasse miséricorde) dans son ouvrage : Certes, il est affirmé dans la Tradition :  

 

"Le Jour Dernier n'aura pas lieu que si le bien devient désavouable et le mal devient agréable".

 

Certes, ce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a informé, est arrivé à raison de ce qu'on vient de citer et de ce qu'il viendra après.

 

En effet, les innovateurs croyaient qu'ils sont en train d'adorer Allâh, et qualifient ceux qui ne font pas leurs faits de négligeant, certes nous sommes à Allâh, est ce à Lui que nous retournerons.

 

Le grand savant Tadj-Ad-Dîn `Alî ibn `Omar Al-Lokhamî As-Sakandarî, connu par Al-Fâkahânî a dit dans son ouvrage respectif au Al-Mawlid nommé (Al-Mawrid fîl-Kalâm `Ala Al-Mawlid).

 

Il a dit concernant le genre de Mawlid qui ne comportent pas des actes interdits :

 

"Je ne connais aucune source à ce Mawlid ni dans le Coran et ni dans la Sunna, et cet acte n'est pas rapporté par aucun des savants de cette communauté, eux qui sont des exemples en religion, eux qui s'attachent aux faits des prédécesseurs.

D'ailleurs, cet acte est une innovation hérétique inventée par les pervers, et par passion les mangeurs s'y intéressent, puisque si nous revenons aux 5 finalités de la Charia, nous disons que ce fait peut être: obligatoire, souhaitable, permis, reprouvé ou interdit.

Le Mawlid ne peut être qualifié ni par obligatoire unanimement, ni comme souhaitable, parce que le souhaitable "Mandoub" est ce que la charia ordonne de faire sans pour autant blâmer le négligeant, mais quant à ce Mawlid, elle n'est pas commandé par la charia, ni les compagnons ne l'ont fait, ni les prédécesseurs, ni les savants connus par la piété, voici ma réponse devant Allâh s'Il m'en interroge, le Mawlid est loin d'être un acte permis; vu que l'innovation en religion est unanimement réfutée, donc elle ne peut être qualifiée que par interdite ou blâmée."

 

Ensuite, Al-Fâkahânî a décrit l'espèce de Mawlid dont il en a parlé est celui qui est célébré par un homme de son propre argent pour sa famille, ses amis et ses enfants sans pour autant excédé dans leur rassemblement, en mangeant quelque chose et sans commettre des péchés.

 

Il ajoute :

 

"Ce cas qui est désigné par être une innovation hérétique atroce, car aucun des gens pieux parmi les prédécesseurs, n'avait pas fait, eux qui sont les juristes de l'islam, les maîtres des gens, la lumière des temps et l'embellissement des lieux."

 

Quant à Ibn-Al-Hâdj, il affirme dans son livre (Al-Madkhal) que :

 

"L'intention de célébrer le Mawlid est encore une innovation hérétique même si on se consacre durant cette nuit à la lecture du Sahîh d'Al-Boukhârî."

 

Il dit :

 

"Certains qui s'adonnent à la célébration du Mawlid, remplacent l'écoute des chants et de la musique, par la lecture du Sahîh d' Al-Boukhârî, ou autre, bien que la lecture des hadiths soit l'un des actes d'adoration les plus pieuses, qui comportent une grande bénédiction, mais à condition de le faire selon la manière légitime, mais pas au nom de célébrer le Mawlid.

N'as-tu pas vu que la prière est l'une des meilleurs actes qui fait rapprocher l'homme d'Allâh.

Cependant, si l’on accomplit en dehors du temps légitime qui lui est consacré, on sera blâmé.

Et si la prière occupe ce rang, qu’on est-il des autres actes d’adoration. Voilà le jugement établi par les vérificateurs sur ce genre de Mawlid."

 

Quant à As-Soyouttî, il a dit dans son épître nommé "Hosn Al-Maqsîd fî `Amal Al-Mawlid" (la bonne intention sur l'action de Mawlid) en essayant de riposter à ce que nous venons de citer d'après Al-Fâkahânî.

 

Mais, son effort fourni ne peut pas faire face à ce que nous venons de citer d'après Al-Fâkhânî.

 

Il l'avait contredit, prétendant que la célébration du Mawlid du Prophète était introduit par un souverain sage et juste, voulant par là de s'approcher d'Allâh et que ceci a été approuvé par Ibn-Dahiya et a été établi par lui dans un ouvrage.

 

Mais, cela n'est pas un argument, parce que l'innovation en religion n'est pas acceptable de quiconque, suivant les textes des hadiths du Prophète et donc on ne peut pas contredire les hadiths mettant en garde contre l'innovation hérétique en matière de religion, à cause du fait de Abou Sa`îd 'Kawkabourî' ibn 'Abou Al-Hassan ibn `Alî ibn Biktiktîn qui a inventé le Mawlid au 6ème siècle; d'ailleurs son équité ne lui exige pas une infaillibilité. De même, Ibn Khalikân a dit qu'il aime écouter de la musique.

 

Et pour ce qui est d’ Ibn Dahiyya, les propos des savants contre lui sont très connus, d'ailleurs, ils l'avaient accusé d'inventer un faux hadith au sujet du raccourcissement de la prière du Magrib, comme on l'a affirmé dans le livre intitulé « At-Târikh » d'Ibn Kathîr .

Quant à la 2ème catégorie du Mawlid, celle qui contient des actes illicites

Ce genre est sévèrement défendu par les ulémas qui l’on bien détaillé

et vous voici certaines de leurs paroles à ce sujet:

 

Cheikh de l'Islam, Ibn Taymiyya a dit dans une Fatwa:

 

"Quant au rassemblement pour célébrer le Mawlid en dansant et en écoutant de la musique ou des cas pareils, en prenant cela comme un culte, les gens doués de science et de piété ne doutent jamais que ces faits sont comptés parmi les actes désapprouvés et défendus.

Il n'y a que l'ignorant ou l'athée qui peut agrée ces faits".

 

Quant à Al-Fâkahânî, il dit dans son épître nommé (Al-Mawlid):

 

"La deuxième catégorie des actes commis pour célébrer le Mawlid, est ceux comportant des péchés et qu'on s’adonne à les faire et s’y consacre- au point que l’on dépense de ses biens sous la contrainte, et en étant mécontent et en sentant la douleur de l'injustice.

Les ulémas ont déclaré que le fait de prendre le bien d'autrui sous l’effet de la pudeur est comme le fait de le prendre avec l'épée.

Surtout quand on ajoute à tout cela, les chants en plus de remplir les ventres, à la musique des tambours et les autres instruments musicaux.

Sans citer la mixité des hommes avec les femmes et les imberbes en dansant et en s'attouchant les uns les autres, en restant absorbés dans l'amusement et en oubliant le Jour Dernier, ou bien que les femmes soient isolées en élevant leurs voix en amusement et chantonnement ou de lire le Coran ou réciter les zikrs avec exagération et d'une façon hors normes, tout en restant inattentives à cette parole d'Allâh, l'Exalté:  

"Car ton Seigneur demeure aux aguets." (89/14)

Quant à cela, il n'y a pas deux humains qui pourraient nier son interdiction, et qu’un homme honnête ne pourrait l'affirmer, cela ne plaît qu'aux gens au cœur mort, qui commettent tant de transgressions et de péchés et qui considèrent plutôt ce fait comme un culte et non pas comme un acte reprouvé, nous sommes certes à Allâh, et ce vers Lui que sera notre retour.

L'islam a commencé en étant étranger et il le sera comme il a commencé."

 

Quel homme rare est notre cheikh Al-Qochaîry, lorsqu'il dit à ce même sujet:

 

L'acte blâmable a été reconnu alors qu'on reprouve

l'acte louable, à cette époque dure

Les gens de science sont devenus solitaires

alors que les ignorants ont atteint de hauts rangs

Ils ont dévié de la Vérité, qu'est-ce que donc

ils ont avancé, au lieu de ce qui a précédé

J'ai dit aux purs, les gens de la piété

et de la religion, quand l'épreuve s'est durcie

ne soyez pas affligés par cet état de faits, voilà que

le tour vous est venu, dans cette époque de solitude

 

Lui, Al-Fâkahânî a dit : Abou `Amr ibn Al-`Ollâ lorsqu'il a dit:

 

"Les gens demeurent en bien quand ils s'étonnent aux choses très étonnantes.

Voila, bien que le mois dans lequel est né le Prophète صلى الله عليه وسلم est le mois de Rabî`Al-Awal, et c'est au cours de ce même mois qu'il est décédé, la joie dans ce mois n'a pas sa raison d’être plus que le chagrin : Voilà ce que nous avons à dire, en espérant qu’Allâh nous accepte parmi Ses bons adorateurs."

 

Le Cheikh Abou Al-Hassan ibn `Abd-Allâh ibn Al-Hassan An-Nabâhî Al-Mâ'laqî Al-'Andaloussî dans son livre (Al-marqaba Al-`Oulya fî man yastahîq Al-Qaddâ' wa Al-foutiya), au sujet de la biographie du juge Abou `Abd-Allâh Mohammad ibn `Abd-As-Sallâm Al-Minastirî : que l'émir Abou Yahya l'avait convoqué la veille de Mawlid à sa cour avec un nombre important des juristes, car l'Emir voulait tenir un festin officiel, comme sont les coutumes Marocaines en célébrant le Mawlid du Prophète, en préparant divers mets et banquets et en accueillant les notables et en faisant appel aux poètes pour chanter leurs poèmes, étant accompagnés de voix des chanteurs, lorsque tout est complet, le roi assis à son trône de souveraineté regardant les préparatifs de la célébration, et les hommes assis et debout chacun à sa place, ensuite le chanteur agite son instrument musical et commence par les saluer en chantant, suivi de l'un de ses compagnons qui le suit pour l'aider comme d'habitude, le juge Abou `Abd-Allâh recule de sa place, et quitte l’assemblée en saluant l’émir, et les juristes le suivaient communément à la mosquée du palais où ils passaient leur nuit, et le roi pensait qu'ils sont partis pour satisfaire leurs besoins, et commande à ses ministres de les chercher et de leur rendre service jusqu’à leur retour, ensuite le vizir vient informer le juge de l'ordre qui lui a été donné.

 

Le juge lui réplique ainsi:

 

"Qu'Allâh vous réforme, c'est une nuit bénie et nous sommes obligés d'en remercier Allâh; et pour la célébrer, le roi -qu'Allâh prolonge sa vie- nous a fait rassembler, mais si le Prophète صلى الله عليه وسلم qui était née en une nuit pareille, y était présent, il ne nous aurait pas autorisé à se rassembler et en se contentant de se laisser les uns les autres jouir de la musique sans pudeur, en la présence du juge et des juristes.

Certes il est unanimement convenu par les ulémas que le fait de commettre un péché ouvertement est sévèrement interdit sauf en cas de nécessité comme une attestation qui exige une peine légale ou une expiation -qu'Allah mette le roi en bonne état- de nous permettre de rester dans sa mosquée-ci jusqu'au lendemain matin.

Si, par contre, nous sommes accusés d’hypocrisie, de fourberie et d’orgueil, etc. les autres risquent de nous prendre en exemple. Qu'Allâh nous préserve tous par Sa grâce".

Sur ce, le vizir envoyé pour rester au service du juge par l'émir retourne auprès de celui-ci, Abou Yahya et le met au courant de la nouvelle.

Après un instant, le roi se lève de sa place et envoya quelqu'un chez le juge pour le remercier en son nom et remercier ses compagnons, sans jamais répéter ces faits.

Dès ce jour, il ordonnait de distribuer de la nourriture aux pauvres, au lendemain de chaque nuit bénie comme celle-ci et faire grâce aux besogneux."

Fin de citation d' An-Nabâhî .

 

Source: Revue des Recherches Islamiques

(Numéro de la partie: 75, Numéro de la page: 50 à 57)

Publié par alifta.net

حكم المولد

قسم العلماءُ الاجتماعَ الذي يعمل في ربيع الأول ويسمى باسم المولد إلى قسمين

أحدهما : ما خلا من المحرمات . فهو بدعة لها حكم غيرها من البدع ، قال شيخ الإسلام ابن تيمية في الفتاوى الكبرى

: أما اتخاذ موسم غير المواسم الشرعية كبعض ليالي شهر ربيع الأول التي قال إنها ليلة المولد ، أو بعض ليالي رجب ، أو ثامن عشر ذي الحجة ، أو أول جمعة من رجب ، أو ثامن شوال الذي يسميه الجهال " عيد الأبرار " فإنها من البدع التي لم يستحبها السلف الصالح ولم يفعلوها

وقال في الاقتضاء

إن هذا - أي اتخاذ المولد عيدا - لم يفعله السلف مع قيام المقتضي له وعدم المانع منه

 قال

ولو كان هذا خيرا محضا أو راجحا لكان السلف رضي الله عنهم أحق به منا ، فإنهم كانوا أشد محبة لرسول الله صلى الله وسلم وتعظيما له منا وهم على الخير أحرص

وقال ابن الحاج في المدخل

فإن خلا - أي المولد النبوي - منه - أي من السماع وتوابعه - وعمل طعاما فقط ونوى به المولد ودعا إليه الإخوان وسلم من كل ما تقدم ذكره فهو بدعة بنفس نيته فقط ، إذ إن ذلك زيادة في الدين ، وليس من عمل السلف الماضين ،

واتباع السلف أولى وأوجب من أن يزيد نية مخالفة لما كانوا عليه ؛ لأنهم أشد الناس اتباعا لسنة رسول الله صلى الله عليه وسلم ، وتعظيما له ولسنته صلى الله عليه وسلم ، ولهم قدم السبق في المبادرة إلى ذلك ، ولم ينقل عن أحد منهم أنه نوى المولد ، ونحن لهم تبع فيسعنا ما وسعهم ، وقد علم أن اتباعهم في المصادر والموارد كما قال الشيخ أبو طالب المكي - رحمه الله - في كتابه

وقـد جـاء في الخبر  لا تقوم الساعة حتى يصير المعروف منكرا والمنكر معروفا

وقد وقع ما قاله عليه الصلاة والسلام بسبب ما تقدم ذكره وما يأتي بعد ؛ لأنهم يعتقدون أنهم في طاعة ، ومن لا يعمل عملهم يرون أنه مقصر ، فإنا لله وإنا إليه راجعون
وقال العلامة تاج الدين علي بن عمر اللخمي السكندري المشهور بالفاكهاني في رسالته في المولد المسماة بـ " المورد في الكلام على المولد " قال في النوع الخالي من المحرمات من الموالد

لا أعلم لهذا المولد أصلا في كتاب ولا سنة ، ولا ينقل عمله عن أحد من علماء الأمة الذين هم القدوة في الدين ، المتمسكون بآثار المتقدمين ؛ بل هو بدعة أحدثها الباطلون ، وشهوة نفس اعتنى بها الأكالون ، بدليل أنا إذا أدرنا عليه الأحكام الخمسة قلنا : إما أن يكون واجبا  أو مندوبا ، أو مباحا ، أو مكروها ، أو محرما . وليس بواجب إجماعا ، ولا مندوبا ؛ لأن حقيقة المندوب : ما طلبه الشرع من غير ذم على تركه ، وهذا لم يأذن فيه الشرع ، ولا فعله الصحابة ، ولا التابعون ، ولا العلماء المتدينون فيما علمت ، وهذا جوابي عنه بين يدي الله إن عنه سئلت . ولا جائز أن يكون مباحا ؛ لأن الابتداع في الدين ليس مباحا بإجماع المسلمين ، فلم يبق إلا أن يكون مكروها أو محرما

ثم صور الفاكهاني نوع المولد الذي تكلم فيه بما ذكرنا بأنه هو أن يعمله رجل من عين ماله لأهله وأصحابه وعياله لا يجاوزون في ذلك الاجتماع على أكل الطعام ولا يقترفون شيئا من الآثام . قال

فهذا الذي وصفناه بأنه بدعة مكروهة وشناعة ، إذ لم يفعله أحد من متقدمي أهل الطاعة ، الذين هم فقهاء الإسلام ، وعلماء الأنام ، وسرج الأزمنة ، وزين الأمكنة

ويرى ابن الحاج في المدخل 

أن نية المولد بدعة ، ولو كان الاشتغال في ذلك اليوم بقراءة صحيح البخاري

وعبارته

وبعضهم أي المشتغلين بعمل المولد يتورع عن هذا - أي سماع الغناء وتوابعه - بقراءة البخاري وغيره عوضا عن ذلك ، وهذا وإن كانت قراءة الحديث في نفسها من أكـبر القرب والعبادات ، وفيها البركة العظيمة +وافي الكثير ؛ لكن إذا فعل ذلك بشرطه اللائق به على الوجه الشرعي لا بنية المولد . ألا ترى أن الصلاة من أعظم القرب إلى الله تعالى ومع ذلك فلو فعلها إنسان في غير الوقت المشروع لها لكان مذموما مخالفا ، فإذا كانت الصلاة بهذه المثابة فما بالك بغيرها . هذا ما بينه المحققون في هذا النوع من المولد

وقد حاول السيوطي في رسالته " حسن المقصد ، في عمل المولد " الرد على ما نقلناه على الفاكهاني ؛ لكنه لم يأت بشيء يقوى على معارضة ما ذكره الفاكهاني ؛ فإنه عارضه بأن الاحتفال بالمولد النبوي إنما أحدثه ملك عادل عالم قصد به التقرب إلى الله ، وارتضاه ابن دحية ، وصنف له من أجله كتابا . وهذا ليس بحجة ؛ فإن البدعة في الدين لا تقبل من أي أحد كان بنصوص الأحاديث ، فلا يمكننا أن نعارض الأحاديث المحذرة من الابتداع في الدين بعمل أبي سعيد " كوكبوري " بن أبي الحسن علي بن +بكتكتين الذي أحدث الاحتفال بالمولد في القرن السادس . وعدالته لا توجب عصمته . وقد ذكر ابن خلكان : أنه يحب السماع . وأما " ابن دحية " فلا يخفى كلام العلماء فيه ، وقد اتهموه بوضع حديث في قصر صلاة المغرب كما في تاريخ ابن كثير

وأما " القسم الثاني " من عمل المولد ، وهو المحتوي على المحرمات . فهذا قد منعه العلماء ، وبسطوا القول فيه ، وإليك بعض

عباراتهم في ذلك

قال شيخ الإسلام ابن تيمية في فتوى له

: فأما الاجتماع في عمل المولد على غناء ورقص ونحو ذلك واتخاذه عبادة فلا يرتاب أحد من أهل العلم والإيمان في أن هذا من المنكرات التي ينهى عنها ولا يستحب ذلك إلا جاهل أو زنديق

وقال الفاكهاني في رسالته في المولد

الثاني - أي من نوعي عمل المولد - أن تدخله الجناية ، وتقوى به العناية ، حتى يعطي أحدهم الشيء ونفسه تتبعه ، وقلبه يؤلمه ويوجعه ؛ لما يجد من ألم الحيف ، وقد قال العلماء : أخذ المال بالحياء كأخذه بالسيف . لا سيما إن انضاف إلى ذلك شيء من الغناء مع البطون المليء بآلات الباطل من الدفوف والشبابات ، واجتماع الرجال مع الشباب المرد والنساء الفاتنات ، إما مختلطات بهم أو مشرفات ، ويرقصن بالتثني والانعطاف ، والاستغراق في اللهو ونسيان يوم المخاوف ، وكذلك النساء إذا اجتمعن على انفرادهن رافعات أصواتهن بالتهنيك والتطريب في الإنشاد ، والخروج في التلاوة والذكر عن المشروع والأمر المعتاد ، غافلات عن قوله تعالى

 إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ

 وهذا لا يختلف في تحريمه اثنان ، ولا يستحسنه ذو المروءة من الفتيان ، وإنما يحلو ذلك لنفوس موتى القلوب ، وغير المستقلين من الآثام والذنوب ، وأزيدك أنهم يرونه من العبادات لا من الأمور المنكرات ، فإنا لله وإنا إليه راجعون " بدأ الإسلام غريبا وسيعود غريبا كما بدأ

ولله در شيخنا القشيري حيث يقول فيما أجازناه

قد عرف المنكر واستنكر ال    معـروف فـي أيامنا +الصعبة
وصـار أهل العلم في وحدة    وصـار أهل الجهل في رتبه
حـادوا عـن الحق فما للذي    ساروا به فيما مضى نسبه
فقلــت للأبـرار أهـل التقـى    والـدين لمـا اشـتدت الكربـه
لا تنكـروا أحـوالكم قـد أتـت    نــوبتكم فــي زمـن الغربـة

قال الفاكهاني : ولقد أحسن أبو عمرو بن العلاء حيث يقول

لا يزال الناس بخير ما تعجب من العجب
هذا مع أن الشهر الذي ولد فيه النبي صلى الله عليه وسلم وهو ربيع الأول هو بعينه الذي توفي فيه ، فليس الفرح فيه بأولى من الحزن فيه : وهذا ما علينا أن نقول . ومن الله تعالى نرجو حسن القبول

وقال الشيخ أبو الحسن ابن عبد الله بن الحسن النباهي المألقي الأندلسي في كتابه " المرقبة العليا ، فيمن يستحق القضاء والفتيا " في ترجمة القاضي أبي عبد الله محمد بن عبد السلام المنستيري : إن الأمير أبا يحيى استحضره مع الجملة من صدور الفقهاء للمبيت بدار الخلافة والمثول بين يديه " ليلة الميلاد " الشريف النبوي ، إذ كان قد أراد إقامة رسمه على العادة المغربية من الاحتفال في الأطعمة ، وتزين المحل بحضور الأشراف ، وتخيير القوالين للأشعار المقرونة بالأصوات المطربة ، فحين كمل المقصود من المطلوب ، وقعد السلطان على أريكة ملكه ينظر في ترتيبه ، والناس على منازلهم بين قاعد وقائم ، هز المسمع طاره ، وأخذ يهنؤهم بألحانه ، وتبعه صاحب يراعه كعادته من مساعدته ، تزحزح القاضي أبو عبد الله عن مكانه ، وأشار بالسلام على الأمير ، وخرج من المجلس ، وتبعه الفقهاء بجملتهم إلى مسجد القصر فناموا به ، فظن السلطان أنهم خرجوا لقضاء حاجتهم ، فأمر وزراءه بتفقدهم ، والقيام بخدمتهم إلى عودتهم ، وأعلم الوزير الموجه لما ذكر القاضي بالغرض المأمور به فقال له

أصلحك الله ، هذه الليلة المباركة التي وجب شكر الله عليها ، وجمعنا السلطان - أبقاه الله - من أجلها ، لو شهدها نبينا المولود فيها صلوات الله وسلامه عليه لم يأذن لنا في الاجتماع على ما نحن فيه من مسامحة بعضنا لبعض في اللهو ورفع قناع الحياء ، بمحضر القاضي والفقهاء ، وقد وقع الاتفاق من العلماء على أن المجاهرة بالذنب محظورة ، إلا أن تمس إليها حاجة كالإقرار . مما يوجـب الحد أو الكفارة ، فليسلم لنا الأمير - أصلحه الله - في القعود بمسجده هذا إلى الصباح ، وإن كنا في مطالب أخر من تبعات رياء ودسائس أنفس وضروب غرور ، لكنا كما شاء الله في مقام الاقتداء ، لطف الله بنا أجمعين بفضله . فعاد عند ذلك الوزير المرسل للخدمة الموصوفة إلى الأمير أبي يحيى ، وأعلمه بالقصة ، فأقام يسيرا وقام من مجلسه ، وأرسل إلى القاضي من ناب عنه في شكره وشكر أصحابه ، ولم يعد إلى مثل ذلك العمل بعد ، وصار في كل ليلة يأمر في صبيحة الليلة المباركة بتفريق طعام على الضعفاء ، وإرفاق الفقراء شكرا لله

انتهى كلام النباهي

المصدر : مجلة البحوث الإسلامية

(الجزء رقم : 75، الصفحة رقم: 57-50)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées