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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 17:26
Le dernier stratagème des ennemis consiste à diviser les savants en : le groupe des «durs» et celui des «tolérants» (vidéo)

Une question fut posée à l'étendard du Jarh wa Ta’dīl de notre époque, le Mujāhid, le ‘Allāmah Rabī’ Ibn Hadī al-Madkhalī – qu'Allāh le préserve – après un cours qu'il délivra récemment dans Masjid Al-Qiblatayn, à Medīnah.

  

Dans sa réponse très profitable, Cheikh Rabī’ réfute ceux qui décrivent les Salafis comme étant « durs » et « extrémistes », wa li-llāhi-l-Hamd.

  

 Question :

  

Une nouvelle façon d'éloigner les gens des gens de science est apparue, qui est de classer les savants en ceux qui sont durs et ceux qui sont indulgents (tolérants), et parfois [les gens qui font cela] disent que les savants de telle et telle régions sont durs et que ceux de telle et telle [autres] régions sont indulgents.

Quel est donc votre conseil (par rapport à cela) ? 

 

Réponse :

  

Ceci est une des méthodes des ennemis du Manhaj Salafi.

Il y avait parmi les Salaf ceux qui étaient indulgents, mais jamais ils ne s'en tenaient rigueur les uns les autres.

Plutôt, ils respectaient ceux qui étaient durs envers les suiveurs du faux.

Vous avez [par exemple] Hammād ibn Salamah (rahimahullāh).

  

L'Imam Ahmad faisait ses éloges et suspectait la religion de celui qui parlait contre lui, [il disait] : 

"Quiconque parle contre Hammād ibn Salamah, alors suspectez sa religion, parce qu'il (Hammād ibn Salamah) était dur envers les Gens de la Bid’ah." 

  

La dureté envers les gens du faux était une vertu selon les Salaf.

  

Mais depuis que les Gens de la Bid’ah et de l'égarement ont fais passer sous leur emprise les esprits de beaucoup de jeunes, très regrettablement, être dur envers les gens du faux est devenu un « vice et un défaut », et être souple et flexible [avec eux] est devenu un « mérite et un trait honorable. »


[Vous devez] adhérer au Manhaj Salafi et prendre la position Salafi envers les Gens de la Bid’ah.

 

Il n'y a pas de tort à les appeler à Allāh avec sagesse et à travers la bonne exhortation.

 

S'ils écoutent (acceptent), les remerciements et la louange sont pour Allāh.

 

S'ils [n'écoutent] pas , il n'y a rien de mal à être durs envers eux et...


Les Salaf étaient durs envers eux, et [dans certains cas ils] ordonnèrent que certains d'entre eux soient exécutés...

 

[Les Salaf] ont écrit de nombreux ouvrages [pour les réfuter].

Que dites-vous à leur propos ?

 

Lisez Ach-Charī’ah d'Al-Ājurrī, lisez As-Sunnah de ‘Abdullāh ibn Ahmad, lisez As-Sunnah d'Al-Khallāl.

 

Ceux [qui critiquent le fait d'être dur envers les gens du faux] n'ont pas lu ces ouvrages, ils n'ont pas lu ces ouvrages et vu la position que prenaient les Salaf envers les Gens de la Bid’ah et de la déviation.

Que devrait être notre position (attitude) envers les Jahmis, que devrait être notre position envers les Rawāfid et que devrait être notre position envers ceux qui les suivent et les soutiennent ?

 

Beaucoup [de gens] qui s'attribuent au Manhaj Salafi ont été influencé par ces courants, sont devenus compromis [avec les innovateurs] et commencèrent à combattre ceux qui appellent à la vérité et à la Sunnah [en les accusant d'être] « durs ».

J'ai écrit [des réfutations], et je suis le plus dur.

 

J'ai écrit durant le temps de Ibn Bāz, Al-Albānī et Al-‘Uthaymīn.

 

J'ai réfuté les Ikhwān Al-Muslimūn (les « Frères Musulmans »), At-Tablīgh (la firqat Tablighī) et tous les Gens de la Bid’ah, et ces savants ont soutenu ces écrits et ont soutenu Rabī’.

 

 Aucun d'eux ne s'est opposé à lui et aucun d'eux n'a dit... Al-Albānī a dit une parole en éloge à Rabī’ : « [Cheikh Rabī’] est l'étendard du Jarh wa Ta’dīl de cette époque. » Hmm, que pensez-vous de cela ?

 

Puis [Cheikh Al-Albānī] a dit que [Rabī’] avait de la dureté en lui.

 

Les Mumayyi’s (les "comprometteurs", qui essaient de rapprocher, de faire se compromettre les salafis avec les innovateurs) se réjouirent et coururent avec la citation [la diffusant partout].

 

J'ai contacté Cheikh Al-Albānī et dit : « Pourquoi ô Cheikh, m'accuses-tu d'être dur ? »

Il a dit : « Par Allāh, c'est ce que je pense personnellement. »

J'ai dit : « Ô Cheikh, cela nuit à la Da’wah Salafi et cela me nuit. »

Alors le Cheikh s'excusa – rahimahullāh.

Peu de temps après, je lui envoyai [mon livre] Al-'Awāsim mimmā fī Kutub Sayyid Qutb min Al-Qawāsim, qui est le livre le plus dur que j'ai écrit.

 

[Cheikh Al-Albānī] l'a lu, et l'a soutenu parce que c'était la vérité, et il a dit : 
"Tu as dis la vérité, alors continue et fais même plus, ô Cheikh Rabī’." 

Ou des mots de même effet, rahimahullāh.

Ibn Bāz jamais ne... Il disait : « Réfutez les Gens de la Bid’ah avec sagesse et bonne exhortation. »

Il ne s'est jamais opposé à moi, et par Allāh, il m'a écrit en me disant : « Il m'est parvenu [le fait] que tu as réfuté Al-Mawdūdī – rahimahullāh – et j'espère que tu peux m'envoyer une copie de cette réfutation. »

Il n'a jamais eu d'objection.

Cheikh At-Tuwayjirī réfutait, et réfutait durement les Gens de la Bid’ah, et Cheikh Ibn Bāz le soutenait et recommandait ses livres.

Hmm, il n'a jamais dit une seule fois – et [Cheikh At-Tuwayjirī] réfutait [aussi] Al-Albānī – qu'Allāh vous bénisse...

Cheikh Ibn Bāz ne l'a jamais fait taire, il ne lui disait jamais : « silence », il ne disait jamais : « tu es dur », qu'Allāh vous bénisse.

Al-Fawzān réfutait les Gens de la Bid’ah durant le temps de Cheikh Ibn Bāz, et il (Cheikh Ibn Bāz) n'a jamais dit : « silence », qu'Allāh vous bénisse.

Au contraire il le soutenait...

Il y a tellement d'écrits de Cheikh At-Tuwayjirī recommandés [par Cheikh Ibn Bāz] !

Et il fit les éloges de mes livres et de ma méthodologie (manhaj) – rahimahullāh.

Tous ces Machāikh montraient leur soutien.
Ceci est le manhaj dans lequel nous sommes devenu faibles.

Nous ne sommes pas au même niveau que nous étions durant leur temps ; plutôt nous sommes devenu faibles, mais malgré cela ils disent que nous sommes « durs », et ils disent « Ibn Bāz [n'était pas comme vous] ».

Par Allāh, Ibn Bāz combattait les Gens de Bid’ah, soutenait ceux qui les combattaient et faisait les éloges de ceux qui les combattaient – qu'Allāh vous bénisse. Apportez-moi une [seule] preuve que Ibn Bāz a fait taire une personne qui réfutait les Gens de Bid’ah.

A-t-il fait taire Al-Fawzān ?

A-t-il fait taire At-Tuwayjirī ?

 A-t-il fait taire Rabī’ ?

A-t-il fait taire Al-Albānī ?

Aucun d'eux.

De même, tous les savants soutenaient et aider ceux qui disaient la vérité et réfutaient le faux.
[Des gens] questionnèrent Cheikh Al-‘Uthaymīn, ils dirent : « Des gens disent telle et telle [chose] à propos de Cheikh Rabī’ ».

Il répondit : 
"C'est parce qu'il clarifie la condition de leurs icônes et chefs [qu'ils s'en prennent à lui]. "

Et il m'a soutenu à maintes reprises...

Après que Ibn Bāz, Al-‘Uthaymīn et Al-Albānī furent parti, ils dirent : « Ces [Cheikhs restant] sont durs. »

Par Allāh ils ont menti, par Allāh ils n'ont fait que saisir l'opportunité.

Le décès de ces savants a été pour eux l'opportunité de se jeter sur le Manhaj Salafi et sur ceux qui le suivent, pour les déchirer avec des principes et des méthodologies du plus faux et plus corrompu des genres.

Ils déchirèrent la jeunesse Salafi autour du monde et plantèrent dans leur esprit [l'idée] que ce groupe est dur et extrême.

Comment cela se peut-il...?

Les savants n'ont jamais critiqué [les savants qui faisaient des réfutations].

Comment peut-on affirmer le Manhaj Salafi [de cette façon] alors que [les savants] étaient les plus durs contre les Gens de la Bid’ah ?
Soit on rejette le Manhaj des Salaf et on suit les Gens de la Bid’ah, soit on dit que l'on est Salafis et que l'on suit le sentier de [ces Salaf] dans [le fait de] d'adopter les positions décisives et résolues envers les Gens de la Bid’ah.

Oui, appelez à Allāh avec preuves et arguments concluants, expliquez et clarifiez.

S'il y a un hérétique en face de vous – un Rāfidī, un Sūfī, un adorateur de tombes, n'importe qui.

Appelez à Allāh avec sagesse et bonne exhortation, et avec preuves et arguments concluants.
Mais quand on écrit à propos des croyances des Rafidis, parmi qui il y a du mensonge, du péché et de l'extrémisme, on ne mentionne pas ces choses.

 On en vient aux Soufis, parmi qui il a du mensonge, du péché et de l'extrémisme, mais on ne mentionne pas ces choses...

Si vous mentionnez [le fait qu'il y a] ce mensonge, cette traîtrise, et ces péchés, ils disent que vous êtes « durs ».

Un Soufi, Ikhwānī... un Hizbī Tahrīri qui transgresse, ment, trahit, qui a des problèmes qu'Allāh a expliqués, qui ont été expliqué [coupure de l'audio].

[Les savants des Salaf disaient] : « Untel est un menteur, il est comme ceci et il est comme cela. »

Qu'Allāh vous bénisse; ils le déclaraient clairement. 

 

Regardez dans les livres de Jarh wa Ta’dīl, dans les livres de ‘Aqīdah, nous ne pouvons pas atteindre le niveau [que les Salaf ont atteint] dans leur Jihād contre les Gens de la Bid’ah et du Chirk.

Par Allāh nous ne pouvons pas atteindre leur niveau maintenant.

Pourquoi ?

Parce que maintenant se tiennent en face de nous ceux qui s'attribuent au Manhaj Salafi [mais qui] combattent cette opposition [aux Gens de la Bid’ah] et la décrive comme de la « dureté ». 

 

Nous demandons à Allāh d'unir les cœurs [sur la vérité], et je conseille aux jeunes – et par Allāh, j'ai [fait] des dizaines, plutôt des centaines de conseils à la jeunesse salafi à ce propos – je les conseille de s'unir ensemble et d'être frères les uns des autres, et d'employer les manières et comportements les plus nobles entre eux.

Qu'Allāh vous bénisse.

Ils doivent faire preuve de patience, d'indulgence et de sagesse. Dans mes cours, conférences et liaisons téléphoniques, dans lesquelles ils m'appellent de chaque lieu, par Allāh je les encourage à se rassembler.

Mais ces gens qui se sont mis en opposition à ce Manhaj [dont nous parlions] sont ceux – par Allāh – qui déchirent la jeunesse salafi dans le monde, d'Est en Ouest.

Ils les déchirent et implantent en eux de fausses croyances, et ensuite nous accusent de provoquer un « schisme ». Par Allāh, je (rassemble) les jeunes ensemble, et mes livres et enregistrements [audio] – qui ont été transcrits – tous témoignent que j'essaie d'unir les jeunes.
En Algérie, au Maroc, au Yémen, au Chām (Syrie, Jordanie, Palestine), à tout endroit, j'essaie d'unir les jeunes que je connais comme étant Salafis, j'essaie de les rassembler par tous les moyens que j'ai, mais ils [les opposants à ce manhaj] causent des déchirures et la division.

Jamais la voix du schisme et de la division ne se lève sans qu'ils ne soutiennent cette voix pécheresse – qu'Allāh vous bénisse.

Nous nous innocentons devant Allāh de ce avec quoi ces gens nous calomnient.

 

Je vous l'ai déjà dis, la sagesse est en effet nécessaire, mais... concernant les Rafidis et les Gens de la Bid’ah, vous clarifiez leur condition, ne leur faites pas du tort et ne mentez pas sur eux, mais expliquez la réalité de leur affaire. 

 

(Après le adhān, le Cheikh ajouta) :

 

Permettez-moi de finir de répondre à cette question concernant la « dureté ».

‘Abd ar-Rahmān était mon collègue, ‘Abd ar-Rahmān ‘Abd al-Khāliq était mon collègue à l'Université Islamique jusqu'à ce que j'y obtint mon diplôme en 1384H.

Pour certaines raisons, il partit au Koweït.

Il appelait à Allāh et nous l'encouragions et étions heureux qu'il soit actif dans la da’wah pour le Manhaj Salafi.

Mais par la suite il commença à changer ; il changea petit à petit.

Alors je le conseillais ; je lui écrivais d'aimables conseils.

Il venait à Médine et restait ici dans la région d'Al-Qiblatayn...

Je passais le prendre avec moi dans ma voiture, le déposant à l'Université, et l'amenant chez moi.

J'ai continué de le conseiller et de le conseiller [encore], jusqu'à ce que le conseil eut continué pendant environ douze ans – qu'Allāh vous bénisse.

Je l'ai conseillé jusqu'à ce qu'à ce qu'il dépasse toute limite et commença à attaquer les savants et à se moquer d'eux etc. [Alors] je l'ai réfuté.
Après lui vint ‘Adnān ‘Ar‘ūr.

Il prétendait suivre la Salafiyyah mais attaquait le Manhaj Salafi, en disant que le Manhaj Salafi n'avait pas de réels principes, et disant que Cheikh Ibn Bāz n'établissait pas les principes mais que Sayyid Qutb avaient les principes, et ce genre de non-sens...
J'écrivais au sujet de Sayyid Qutb.

Je considérais mieux Sayyid Qutb, je trouvais des erreurs, mais les laissais.

Par Allāh il y avaient des erreurs au sujet desquelles j'ai réservé le jugement pendant vingt ans, [bien que] convaincu de leur fausseté, mais voulant assez de preuves.

Après que je fus convaincu que je devais le réfuter, j'ai écrit Matā’in Sayyid Qutb fī Ashābi Rasūli-Llāh (Les Attaques de Sayyid Qutb contre les Compagnons du Messager d'Allāh). Ce livre circula, il fut imprimé et distribué.
‘Adnān ‘Ar’ūr vint voir Cheikh Al-Albānī et le questionna au sujet d'une vague parole dans le livre...

 [Malgré le fait que] Sayyid Qutb [ait tourné en dérision] le Messager d'Allāh Mūsā – que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui – [malgré] ses attaques contre les Compagnons, principalement ‘Uthmān, Mu’āwiyyah et ‘Amr Ibn al-‘Ās, son attaque contre la Ummah entière et le takfīr qu'il a fait de celle-ci, sa négation des Attributs [d'Allāh], son affirmation que l'âme est de nature éternelle, son soutien au socialisme – des déviations à n'en plus finir que j'ai expliquées dans ce livre [et] dans [le livre] « L'Éclaircissement [à] la Lumière de l'Islâm sur la Croyance de Sayyid Qutb », [malgré cela], ‘Ar’ūr pris ce livre et courru vers Cheikh Al-Albānī pour le questionner sur une parole, et le Cheikh lui donna une réponse qui correspondait aux désirs de ‘Ar’ūr (ndt: c-à-d. à cause de ce que ‘Ar’ūr lui avait dit et de ce qu'il lui avait caché).

Le cheikh n'avait pas vu le contenu [du livre].
Regardez sa (‘Ar’ūr) fourberie ; [Dans ce livre] j'ai commencé par expliquer la critique [qu'a fait Sayyid Qutb] du Prophète d'Allāh Mūsā – il (‘Ar’ūr) n'a jamais mentionné cela [à Cheikh Al-Albānī].

Ensuite, j'ai mentionné sa critique des Compagnons, principalement ‘Uthmān : [Qutb a affirmé que] les fondations de l'Islām se sont effondrées durant son temps, que l'esprit de l'Islām fut détruit dans son temps.

[Qutb] a soutenu des mouvements comme la secte Sabā’iyyah contre ‘Uthmān, et les préferrait à sa (‘Uthmān) voie – qu'Allāh soit satisfait de lui*.

Qu'Allāh vous bénisse. [‘Ar’ūr] n'a mentionné aucune de ces choses.

Il a mentionné une [seule] parole et Al-Albānī a répondu d'une manière qui correspondait aux désirs [de ‘Ar’ūr]...

Il (‘Ar’ūr) a diffusé cette cassette et était extrêmement actif [contre moi]... J'étais patient avec lui.

Puis une année, il vint chez moi parmi un groupes de gens.

Je lui ai dit qu'il devait s'excuser, et il tenta d'éluder la question.

Je lui ai dit dit qu'il devait s'excuser et ceux qui étaient présents aussi lui dirent qu'il devait s'excuser, alors il promit de le faire.

Qu'Allāh vous bénisse, il promit de s'excuser. ...

 J'ai soudainement découvert qu'il avait écrit trois livres, « Le Combat » ... tel et tel livre et un autre titre, tous [ces livres] étant axés sur les principes de Sayyid Qutb et l'éloge de Sayyid Qutb.

C'était son apologie (l'apologie de Qutb par ‘Ar’ūr). Regardez, quand il a atteint ce point - qu'Allāh vous bénisse.

En plus de tout cela, il tint une conférence dans laquelle il parla de la question du Jarh wa-t-Ta’dīl, aux côtés de quelques autres [personnes] – je ne souhaite pas les nommer maintenant – et il lança une virulente campagne contre moi, alors j'ai commencé à le réfuter.

Après combien de temps était-ce ?

Après des années, après une longue période de patience et d'attente. Par Allāh, je ne crois pas que quelqu'un aurait eu ma patience.
Après lui vint Abul-Hasan [al-Ma’ribī].

Depuis la première assise où je l'ai rencontré... il défendait les Gens de Bid’ah, et à leur tête Sayyid Qutb, At-Tablīgh et Al-Ikhwān, il les défendaient [...enregistrement interrompu...].

Malgré tous ces crimes, je le traitais avec compassion et je lui envoyais des réponses, par Allāh [c'était fait] en privé de mon fax au sien, et je n'en parlais à personne.

 Puis, qu'Allāh vous bénisse, il a continué à causer des troubles et des problèmes, jusqu'à ce que les savants décèdent.

Cheikh Ibn Bāz décéda, Cheikhs Al ‘Uthaymīn et Al-Albānī décèdèrent, et il [Abul-Hasan] commença à faire la guerre, annonçant sa séparation et attaquant les Salafis, [les disant] pathétiques et mauvais etc., et il louait les gens du faux, Qu'Allāh vous bénisse.
Je lui ai écrit deux conseils, « Tanbīh Abī-l-Hasan » et... J'ai écrit le second conseil entre lui et moi, mais il le pris et se mit à annoncer ouvertement sa guerre contre moi.

Regardez, est-ce que vous comprennez ?

Avez-vous compris cela ?

Personne n'a cette patience et tolérance.

Par Allāh, tout cela était pour le bien du Manhaj Salafi, et pour l'unité.

Mais ils ont été plantés pour causer division et séparation.

Voilà comment c'était.

Abul-Hasan forma sa propre secte; une à Médine, une au Yémen, en Lybie, au Maroc, partout – qu'Allāh vous bénisse.

Toutes basées sur son manhaj et ses principes, environ 20 principes.

J'ai réfuté ces principes par des preuves et arguments concluants. 20 principes parmi lesquels : celui d'un manhaj étendu, c-à-d. qu'il voulait un manhaj vaste qui incluait Ahl as-Sunnah et le reste de la Ummah à l'intérieur; [les principes] « Nous corrigeons [les erreurs] mais ne détruisons pas », « nous corrigeons mais ne critiquons pas les autres » – qu'Allāh vous bénisse.

Des principes comme « je ne suis pas obligé [de prendre en compte les mises en garde ou jugements de ce savant] ».

Tous ces principes furent posés dans le but de rejeter la vérité ; [ce sont] des principes pour attaquer le Manhaj Salafi, qu'Allāh vous bénisse.

J'ai réfuté ces principes faux et corrompus. Qu'Allāh vous bénisse.
Malheureusement, les gens de chaque endroit furent trompés par lui. Avant cela, qu'Allāh vous bénisse, durant le temps de ces savants, quand ‘Adnān apparu pendant que Cheikh Ibn ‘Uthaymīn était vivant, les savants déclarèrent [‘Adnān] égaré.

Douze savants le mirent à terre et expliquèrent sa déviation.

Il les a tous rejetés.

Seuls Abul-Hasan et ‘Alī Hasan ‘Abd al-Hamīd [al-Halabī] du Chām restèrent avec lui, le défendant et le jugeant comme suivant encore la Salafiyyah, jusqu'à aujourd'hui encore.

Abul-Hasan vint avec ces principes, avec ces péchés et ces déviations, et il y avait à Madīnah, au Chām et en chaque lieu, certaines personnes qui le défendait, jusqu'à aujourd'hui encore.
Puis vint ‘Alī Hasan avec la calamités des calamités, les soutenant dans chaque fitnah.

Il vint avec la calamité des calamités.

Peut-être [que l'information de ses calamités] vous est parvenue, et ceux à qui elle n'est pas parvenue, elle vous parviendra bientôt – qu'Allāh vous bénisse.

Jusqu'à aujourd'hui, (d'après ces innovateurs) ils sont les « Salafis » et nous sommes les « durs ».

Ils font toutes ces choses que les Gens de Bid’ah n'ont pas fait : les faux principes, qu'Allāh vous bénisse; par Allāh les Gens de Bid’ah n'ont pas fait de telles choses.

Malgré cela, ils sont les « Salafis » et nous sommes les « durs ».

Regardez ces jugements, ces positions dangereuses – qu'Allāh vous bénisse.

Soyez conscients et suivez le Manhaj des Salaf ; quiconque dit ce qui est faux, faites-le répondre de ses faussetés.

 

Et quiconque dit la vérité, vous êtes obligés de le soutenir. 

 

(traduction rapprochée)

{ Coopérez dans le bien et la piété et ne coopérez pas dans le péché et la transgression. } (Al-Mā'idah, verset 2) 

 

Les Salaf soutenaient la vérité, [et ceci a continué] jusqu'à l'époque de Ibn Bāz, ‘Uthaymīn et des autres; tous soutenaient la vérité.

 

Après que [ces savants] s'en allèrent, des Cheikhs connurent des épreuves, qu'Allāh vous bénisse. À chaque fois qu'ils levaient leur tête avec une parole de vérité, ces [opposants] cassaient leur tête.

 

À chaque fois qu'ils levaient leur tête avec une parole de la vérité, ils (les opposants) les rabaissaient, en même temps qu'ils soutenaient les égarés rebelles, et ils les déclarés « Salafis », et nous [appelaient] les extrémistes. Abu-l-Hasan nous a décrit comme étant « extrémistes ».


Pourquoi ?

 

Parce qu'on critique Sayyid Qutb, on critique al-Ikhwān, on critique at-Tablīgh, et on critique les [autres] Gens de Bid’ah.

 

Il nous dit « extrémistes », mais pourtant, par Allāh, il juge que les socialistes, les Bāthistes et les Nassirīs, sont Musulmans, et il juge – jusqu'à aujourd'hui encore – que ­At-Tablīgh et Al-Ikhwān sont de Ahl as-Sunnah, alors qu'il sait que les savants de la Sunnah – à leur tête Ibn Bāz et Al-Albānī – ont déclaraient que ces deux sectes, les Ikhwān et At-Tablīgh, ne sont pas de Ahl as-Sunnah et qu'ils sont de Ahl al-Bid’ah, et qu'elles font parti des sectes condamnées (au Feu). Mais jusqu'à aujourd'hui il s'oppose obstinément aux savants, même si à leur tête sont Ibn Bāz et Al-Albānī – qu'Allāh vous bénisse.

 

Il dit qu'elles sont de Ahl as-Sunnah et il juge la population Islamique entière – il dit « la vaste majorité de la Ummah » – comme étant tous « Salafis ». Donc at-Tablīgh et al-Ikhwān sont Ahl as-Sunnah, et Rabī’ et ceux qui sont avec lui sont « extrémistes » et comme ceci et comme cela...

Et quand il en vient aux Rawāfid – mā chā' Allāh – il est tellement bien élevé (respectueux) !

Et quand il en vient aux autres Gens de Bid’ah, idem. Et jusqu'à aujourd'hui encore, il [prétend qu'il] est « Salafi » et [que] nous sommes les « extrémistes ».

 


Comprennez ces complots, ces jeux [auquels ils jouent] et ces tours de passe-passe.

Combien de temps ai-je patienté avec lui ?

J'ai été patient avec lui pendant sept ans ou plus. Puis je l'ai traité diplomatiquement en débatant avec lui en privé, alors qu'il incitait [les autres] et déclarait la guerre. Il déclara la guerre aux savants du Yémen et les rejeta tous, et il se désolidarisa d'eux et des Salafis.

 Il annonça sa séparation ; ils lui dirent : « rétracte-toi ». Il dit : « Jamais ». ... [Je vous demande] par Allāh, frères : quelqu'un d'équitable, peut-il respecter cet homme ?

Quelqu'un qui est équitable, qui est un vrai Salafi, peut-il respecter cet homme ? 

Soyez des hommes ; si vous êtes Salafis, étudiez le Manhaj des Salaf à partir de ses sources originales et adhérez-y strictement et fermement, et ne craignez pas le blâme des blâmeurs si vous parlez sincèrement pour Allāh.

Si votre père ou votre frère dévie, [même si c'est] la personne la plus proche de vous, expliquez la réalité de [la déviation] qu'il a. C'est ce que signifie [le conseil] sincère pour Allāh. 

« La religion est le bon conseil (sincère) envers Allāh, Son Livre, Ses Messagers, envers les dirigeants des Musulmans, et envers la masse des Musulmans ». [Sahīh Muslim] 

 

(traduction rapprochée) 


{ Ô croyants, soyez fermes sur la justice, *des témoins pour Allāh même si c'est contre vous-mêmes, ou vos parents, ou vos proches... } (An-Nisā', verset 135) 

 

Où sont ces versets et ces ahādīth ?

Où sont ceux qui soutiennent ceux [qui réfute le faux] ?

Où sont ces textes ?

Où est le Manhaj des Salaf ?

Où est le Manhaj des Imāms... Ibn Bāz et des autres ?

Où est-ce ?
Qu'Allāh vous bénisse, Je sais qu'il y a une extension des épreuves et des troubles, il y a une extension de la Bid’ah et de l'égarement, et [les gens] se font dupés et trompés.

Quiconque fait une erreur – si Ibn Taymiyyah avait fait une erreur, si Ibn Bāz avait fait une erreur – par Allāh on réfuterait son erreur.

Ceci est notre voie, par Allāh en dehors de qui rien n'est digne d'adoration. 

Je suis allé voir Cheikh Ibn Bāz. Cheikh Ibn Bāz [avait] dit : « Je vais conseillé [Cheikh Rabī’] ».

Je suis allé le voir et ai dit : « On m'a informé que vous vouliez me conseiller ». 

Il répondit : « En effet. »

J'ai demandé : « Quel est votre conseil ? »
Il répondit : « Mon conseil est : si [Muhammad] Ibn Ibrāhīm (l'ancien Mufti d'Arabie Saoudite et professeur de Cheikh Ibn Bāz) ou Ibn Bāz se trompe, réfute-les ».

Par Allāh en dehors de qui rien n'est digne d'adoration... 

Dans n'importe lequel de ses cours ou rassemblements, si quelqu'un disait une parole fausse, Ibn Bāz la réfutait.

Tout le monde sait cela; tous les anciens étudiants de l'Université [Islamique] savent cela à propos de Cheikh Ibn Bāz.

Il ne laissait jamais une erreur sans la réfuter (la corriger).

[Que ce soit] une erreur dans un journal, un magazine, ou un site web, n'importe où, Ibn Bāz ne restait pas silencieux, il l'a refutait – qu'Allāh vous bénisse. Et il encourageait les Salafis à réfuter, et les soutenait.
Ceci est le Manhaj des Salaf.

Je demande à Allāh de nous rendre, nous et vous tous, ferme dessus [ce Manhaj], et de nous donner la vraie connaissance et clairvoyance de la religion.

En toute vérité notre Seigneur est Celui Qui entend et répond aux prières.

Et que la paix et les éloges d'Allāh soient sur notre Messager Muhammad, ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons.

 

Medīnah, 28 Shawwal 1431 / 7 octobre 2010 

 

Note : la traduction vient d'une transcription de la session de questions-réponses; les points de suspension dénotent les passages où l'audio n'est pas clair et où manquent quelques mots d'après la transcription. 

 

copié de ca.groups.yahoo.com/group/C_A_I_M

 

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Groupes égarés - الفرق الضالة