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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:42
Auprès de qui pouvons-nous apprendre notre religion ? (audio)

 

[…] Nous allons faire un rappel par rapport à une question qui est très importante en ce qui concerne l’apprentissage de la religion.

 

Le fait d’apprendre cette religion, cette science que contient notre religion et que l’on retrouve dans le Qur’an, dans la Sunna, dans la parole des Sahabas et celle des Salafs.

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut prendre connaissance d’une chose très importante qui concerne ce qu’on appel l’intérêt (al-maslaha).

 

Et ici lorsqu’on parle d‘intérêt, on parle de l’intérêt qui est d’ordre religieux (maslahatu shar’iyya).

 

Nous allons donc donner un exemple ici qui est plus que concret : lorsque l’on parle d’inconnu (majhul).

 

Donc une personne qui, bien entendu, va être considérée comme inconnu par rapport à la religion…

 

Et ce suivant certains cas.

 

Il faut savoir que la personne lambda, le commun des musulmans (‘amatu n-nas), est à l’origine exempt de toutes choses et de tout reproches (asluhu al-baragha), et ce jusqu’à ce qu’on apporte la preuve du contraire.

 

Et ceci est une règle bien connu au niveau de la religion.

 

Si par exemple une personne venait à accuser une autre personne de lui avoir fait telle ou telle chose, de lui avoir volé telle ou telle chose, de lui avoir pris un droit ect…

 

Si cette personne venait donc à se plaindre auprès de la justice, et sachant que la personne accusé peut être innocente (et c’est un exemple qui est valable pour toute chose par rapport au musulman), on exigera du plaignant qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance.

 

Tandis que l’accusé pourra se défendre notamment en jurant qu’il n’a rien fait, si la preuve n’a pas été apporté.

 

En revanche pour ce qui est de la religion, il est des cas où ceci a été inversé.

 

Pourquoi cela ?

 

Dans l’intérêt de la religion et du dîn.

 

Le première exemple que l’on cite ici est celui, bien entendu, de l’époque où les gens apportaient ou transmettaient le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Ils transmettaient donc une science qui était celle du hadith.

 

Ce sont ceux que l’on appel les transmetteurs (ar-ruwât), ceux que l’on trouve dans les chaines de transmission.

 

Ainsi lorsque les gens de science ont vu que beaucoup de gens transmettaient les hadiths du Prophète (صلى الله عليه وسلم), que parmi eux beaucoup était habilité à cela (c'est-à-dire que les conditions requises pour que l’on prenne le hadith de lui était rempli) alors que d’autres ne l’étaient pas, les savants ont été obligé d’établir des règles, et c’est ce qu’on a appelé : Qawa’id jarh wa ta'dil (les règles de la critique et de l’éloge)

 

A l’origine, ces règles qui furent mise en place sont issues d’un effort d’interprétation (ijtihad) des savants, c'est-à-dire qu’elles ont été misent en place selon un effort d’interprétation pour pouvoir donc (et c’était cela le but suprême) protéger le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) de ce qui ne l’est pas (c'est-à-dire que l’on rentre dans le hadith du Prophète ce qui n’est pas du hadith) et donc protéger l’authenticité des paroles, des actes, des approbations ect… du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Et la mise en place de ces règles là fut d’un grand intérêt pour la religion.

 

Et donc parmi ces règles concernant les transmetteurs (et c’est ce qui nous intéresse ici) : la personne (chez les Muhaddithin) qui n’était pas connue par rapport à son aptitude, qui était inconnu (majhûl) et qu’ils, sans rentrer dans les détails et les catégories, ont appelé ainsi.

 

Il était donc l’inconnu (majhûl), celui dont on ne savait rien de lui.

 

Est-ce que les savants ici ont appliqué la règle disant qu’à la base la personne est exempt de tout reproche (al-asl baragha)  ?

 

Ont-ils avancé le fait qu’on ne peut pas la critiquer ou encore que l’on pourrait prendre le hadith de lui jusqu’à ce que l’on prouve le contraire, qu‘il n‘est pas apte à cela ?

 

Non !

 

Ils n’ont pas appliqué cette règle.

 

Donc ici le fondement (asl) c’est quoi ?

 

C’est qu’on n’accepte pas le hadith de la personne tant qu’elle reste inconnue.

 

C'est-à-dire qu’on n’applique pas la règle que l’on applique de manière générale.

 

On applique plutôt une règle qui est son contraire : si la personne est inconnue on ne prend pas le hadith d‘elle.

 

Et c’est pour cela que l’on trouve des savants, jusqu’à nos jours, qui lorsqu’ils trouvent dans une chaîne de transmission (isnad) une personne majhul (c'est-à-dire inconnue, où rien n’est rapporté sur elle, qu’on ne connaît rien sur elle, sur son aptitude à rapporter le hadith du Prophète), alors ils n’acceptent pas le hadith et celui-ci sera rejeté.

 

Donc regardons comment cela à son importance dans la religion et comment les savants de Ahl us-Sunna wal-Jama’a (les savants de la Sunna et du consensus) ont protégé le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) par cette méthode là.

 

Car il y a dans cela une maslaha shar’iyya (intérêt d’ordre religieux) très importante et ils l’ont donc concrétisé en appliquant cette règle là : On ne peut accepter le hadith de celui qui est inconnu.

 

De même pour ce qui est de la science, ici les ‘uléma des Ahl us-Sunna wal-jama’a ont également appliqué cette règle.

 

C'est-à-dire une personne qui va se présenter comme un savant, qui va se présenter comme mu’alim de façon générale (c'est-à-dire une personne qui va se présenter comme enseignant la religion), qui va se présenter comme un prêcheur (et qui va donc automatiquement enseigner) on appliquera également cette règle ici, pourquoi ?

 

Pour l’intérêt (al-maslaha), c’est-à-dire pour celui de la religion.

 

Et ce parce que la personne lorsqu’elle va passer du statut de commun des gens (‘amata n-nas) à celui de prêcheur (da’i), enseignant (mu’alim) ect…

 

Elle va à ce moment là enseigner la religion.

 

Et si sa science n’est pas valable, qu’elle prend la science des gens de l’innovation ou qu’elle est elle-même une personne de l’innovation, que sa science n’a pas été fondé (c'est-à-dire n’a pas été prise comme il se doit), forcément on ne peut accepter d'elle la science (al-ilm).

 

Donc une personne qui se présente en tant qu’inconnu (majhûl), le sera au même titre que le transmetteur de hadith (ar-rawî), pourquoi ?

 

Parce que celui-ci va transmettre la religion, il va transmettre la croyance (al-aqîda)… et l’ensemble de tous ce qui est en rapport avec la religion.

 

Si cette personne elle est inconnue (majhûl), comment s’assurer qu’elle va transmettre cette religion comme il se doit et qu’elle ne va pas induire les gens en erreur ?

 

On voit donc le problème et le paradoxe qu’il y a ici.


C’est pour cela que tout les savants de Ahl us-Sunna wal-Jama’a sans exception ont dit que l’on ne peut accepter de prendre la science d’une personne tant qu’on ne la connaît pas.

 

Et c’est ainsi que beaucoup de paroles de Salafs nous sont rapportés à se sujet (car ceci est le minhaj des Salafs dans ce qui est de prendre la science), et la plus célèbre d’entre-elles est celle de Muhammad Ibn Sirin (رحمه الله) qui disait :

 

« Cette science est une religion, regardez donc de qui vous la prenez. » 

 

Ainsi comment peut-on prendre la religion de l’inconnu sachant qu’on ne sait rien par rapport à lui ?

 

Nous allons donc également appliquer cette règle qui est que l’inconnu (majhûl) on ne peut accepter de lui qu’il transmette la religion (la science).

 

Parmi les paroles également, celle d’Ibn ’Awn (رحمه الله) qui disait :

 

« Ne prenez la science que de celui dont on a attesté qu’il a appris. »

Comme cela est rapporté dans At-Tamhid.

 

Mais aussi Sulayman Ibn Mussa (رحمه الله), comme cela est rapporté dans Al-adab ash-shar’iyya, qui disait :

 

« On ne prend pas la science d’un lecteur. »

 

C’est-a-dire celui qui a uniquement pris sa science des livres.

 

Donc on ne prend la science que de celui qui a pris sa science de la bouche des savants, qu’il a eu des mu’alim (des gens de confiance et que l’on sait d’eux qu’ils sont sur le minhaj as-salafi, le minhaj Ahlis-Sunna wal-Jama‘a) pour ensuite prendre de lui.

 

A partir de là je vais simplement lire le passage d’un livre qui concerne le fait de prendre la science d’une personne qui est inconnue.

 

Et rentre dans cela la personne qui n’a pas de recommandation (tazkiya), la personne dont on ne sait rien d’elle et que personne recommande (et il faut bien entendu que cette personne qui fait la recommandation soit parmi les gens de science reconnue).

 

Mais est-ce que n’importe qui peut faire ce genre de recommandation (tazkiya) ?

 

Est ce que le premier venu peut recommandé (zakki) une personne ?

 

Et qu’elle serait donc l’intérêt d’une tazkiya venant d’une personne qui serait potentiellement ignorante ?

 

Ainsi en ce qui concerne la tazkiya, et ceci est également un intérêt (maslaha), il faut obligatoirement revenir à une personne de science (reconnue).

 

Et il existe énormément de athar de Salafs sur le sujet. 

 

Et également en ce qui concerne le fait de prendre la science des lecteurs (qui ont étudié uniquement avec les livres sans jamais s’asseoir auprès les savants) regardons ce que nous dit un des savants, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui est Bakr Ibn ‘Abdillah Abû Zayd dans son livre « Hilyat ut-talib ul-‘ilm (l’ornement de l’étudiant en science).

 

C’est un livre qu’il a écrit et qui nous fait part des règles que la personne doit acquérir pour étudier la religion. Il faut savoir que ce livre à été rédigé sur la base de beaucoup de livres de savants qui ont suivis le minhaj des Salafs et qui ont rapporté leurs paroles, tel que Al-jami’ d’Al-Khatib Al-Baghdadi et Al-fiqh al-mutafaqqih, Ta'lim al-muta'allim, Tariq at-ta'allum, Az-zarnuji, Adab at-talab d’Ash-Shawkani, Akhlaq al-‘ulèma d’Al-Ajurri, Adab al-muta’limin d’Ibn Sahnun, Ar-risala al-mufassila li-ahwâl al-muta’limin d’Al-Qasibi, Tadhkirat us-sami d’Ibn Jama’a, Al-Hath ’ala talab al-’ilm d’Al-Askari, Fadl ’ilm salaf ‘ala ilm as-khalaf d’Ibn Rajab, Jami’ bayan al-’ilm d’Ibn ’Abd Al-Barr etc…

 

Il s’agit donc d’un livre qui s’appuie sur beaucoup d’autres livres.

 

Le Shaykh rappel donc ce qui est concentré ainsi que l’essentiel et qui est : « Talaq il-ilm ’anil-ashyakh », ce qui signifie prendre la science et la recevoir des gens de science, ceux que l’ont considère comme des shuyukh au niveau du dîn.

 

Il explique que l’origine ici, et c’est bien le asl dont il s’agit, c’est d’apprendre (fi talab) selon l’apprentissage qui se fait directement des professeurs, donc des gens de science.

 

Il dit également que l’on va donc prendre la science de la bouche des hommes (min afwa ar-rijal), qui sont bien entendu ici les savants, et non des feuilles ou feuillet (la min as-sufuf), des livres et ce qu’on y trouve à l’intérieur (wa butun al-kutub).

 

Ceux qui vont prendre la science des savants vont donc étudier le livre à travers ce que dit le savant, comment il va l’expliquer.

 

Celui donc qui sera affilié, qui va parler et enseigner, c’est lui al-mu’alim.

 

Par contre celui qui va prendre uniquement du livre (qui est une chose inanimé - jamad -), quelle va donc être l’affiliation qu’il a par rapport à la science ?

 

C’est-à-dire le fait d’avoir pris la science uniquement des livres et non des savants.

 

Et c’est pour ça qu’il a été dit (wa qad qil) qu’il est une parole connu qu’on nous a rapporté d’Ash-Sakhawi dans «  Al-jawahir wad-durar » :

 

« Celui qui entre dans la science toute seule, en sortira tout seul. »

(man dahra fil-’ilm wahda kharaja wahda)

 

et

 

« Celui qui entre dans l’apprentissage de la science sans Shaykh, il en sortira sans science. »

(man dahra fi talib al ‘ilm bila shaykh kharaja minhu bila ‘ilm).

 

La science est considérée comme un art, et cet art là à besoin d’une personne qui la maitrise totalement et complètement.

 

Donc automatiquement celui qui va apprendre aura un enseignant qui lui, sera confirmé.

 

Et il dit également que ceci est pratiquement un consensus (ijma’a) parmi les gens de science, si ce n’est une personne qui s’appelait ‘Ali Ibn Ridwan Al-Misri At-Tabib qui est mort en l’an 453H et qui a écrit un livre disant que l’on pouvait prendre la science uniquement des livres.

 

Et l’Imam Al-Hafidh Adh-Dhahabi (رحمه الله) lui a fait une réplique (râd) dans « Siyar a’lam an-nubala  » où il dit que cette personne n’avait pas de Shaykh et qu’il s’est donc uniquement préoccuper de prendre la science des livres, pour expliquer par la suite comment prendre la science directement des livres, en affirmant également que ceci était encore plus sur que de prendre des professeurs.

 

Ce à quoi l’Imam Adh-Dhahabi répliqua qu’il s’agissait bien évidemment d’une erreur.

 

Ainsi à travers cette parole là, et d’autre parole encore que l’on pourrait citer et que le Shaykh à exposé dans ce livre (sans trop s’attarder).

 

Pour ceux qui voudraient plus de détails, qu’il reviennent à cette risala « hilyat ut-talib al-‘ilm », qui a notamment était expliqué par Shaykh Al-‘Uthaymin (رحمه الله) en seize K7 et qui est un trésor pour celui qui veux emprunter un chemin dans la recherche de la science (fi talib al ‘ilm).

 

Donc à travers cela on a dit ici:

 

1) que la personne à l’origine, lorsqu’elle veut enseigner et que les gens veulent apprendre auprès de lui, doit automatiquement avoir une tazkiya, c'est-à-dire qu’elle soit connue parmi les gens de science de son temps ou de la région où elle vit.

 

2) que l’on sache qu’il ai appris cette science des shuyukh. Et dans la plupart des cas les deux sont inhérent et vont de paires.

 

Et ici, lorsqu’on a dit que c’était l’origine (asl), une question se pose, car à notre époque il se peut que l’on ne trouve pas de gens de science dans certaines régions, il se peut que l’on ne trouve pas de gens ayant étudié auprès des shuyukh.

 

Donc ici en cas de nécessité (mim bab ad-darura), ces 2 conditions n’étant pas présentes (ma’duman), on ne reviendra pas à elles.

 

On se tournera plutôt vers la personne qui a le plus de science, qui va être la plus aptes à donner des cours et bien entendu on parle ici de petites rissala, des choses faciles et profitables pour les gens…

 

On ne va pas donner comme condition le fait pour la personne d’avoir une tazkiya ou d’avoir appris auprès des shuyukh.

 

Et ceci est un cas particulier, un cas de nécessité.

 

Car on ne peut fermer totalement les portes de la science dans un cas où ce genre de personne n’est pas présente.

 

Par contre dans un cas où il n’y a pas de nécessité, on reviendra à la règle de base (asl).

 

Ici par exemple, en Arabie Saoudite, il est impensable qu’un Shaykh ou un savant de Ahl us-Sunna wal-Jama’a dise qu’il est possible pour une personne de donner des cours dans une mosquée si elle n’a pas de tazkiya ou si on sait qu’elle a pris sa science uniquement des livres.

 

Ce n’est pas possible ici.

 

Et là-dessus, je défie quiconque de poser la question a l’un des shuyukh et de lui demander à savoir s’il est possible ici, en Arabie Saoudite, un pays où il y a des savants, un pays où il y a des universités (jami’at), qu’une personne puisse donner des cours alors qu’elle n’est pas connue des gens de science et n’a jamais appris auprès des gens de science.

 

Ca c’est la première chose.

 

Donc s’il n’y a plus de nécessité, on reviendra aux deux conditions.

 

À partir de là, on va expliquer ici ce qui se passe par rapport à certains frères qui vont poser des questions à des shuyukh, parmi les savants salafiyin, qui vont tout simplement leurs dires et leurs posés des questions par rapport à leurs états et à là où ils se trouvent (c'est-à-dire donc la France).

 

Ces frères vont donc leur demander si il est obligatoire pour la personne d'avoir une tazkiya ?

 

Ou encore dans d’autres questions qui sont posées, à savoir si il est obligatoirement nécessaire que la personne ai prit la science des savants ?

 

De plus, on retrouve constamment dans ces questions comme quoi la personne s’en tiendrait uniquement à traduire les textes (et on reviendra à ce problème concernant ceux qui disent qu’ils ne font que traduire et ne rentre pas dans l’explication - fil sharh -)

 

Donc le savant lui, il va répondre par rapport à ce qu’il voit et par rapport à la situation qu’il va connaître.

 

Ainsi pour ce qui est de la France et celui qui s’y trouve, le savant ne va pas donner comme condition que celui-ci ai nécessairement pris la science auprès des savants et qu’il ai une tazkiya.

 

C’est une question qui fut posé à certains savants et tel fut logiquement leur réponse.

 

Mais en revanche, si on leur expliquait qu’il ne s’agit plus d’un cas de nécessité, comme par exemple en Arabie-Saoudite ou autres, dans des endroits où il y a des gens qui sont reconnus comme étant des étudiants en science (talib l ’ilm) qui ont des tazkiya, ou alors des shuyukh…

 

Pour ces cas là où il n’y a plus de nécessité, alors il faudrait détailler la question exactement comme les choses se présentent, et ne pas feinter avec les paroles qui sont dites et qui seront considérées ici de manière spécifique parmi les savants.

 

Et je vais donner un exemple concret ici, par rapport à ce qui s’est passé précédemment, avec un des shuyukh qui est actuellement présent chez nous, à Jubayl, et avec qui al-Hamduli’Llah il y a une dawra (session) ou l’on étudie et qui s’appel Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-‘Ubaylan. (Note : Le Shaykh à l’époque était clair dans son minhaj, voir les mises en garde à son encontre)

 

Ce Shaykh là, on lui a posé une question il y a quelques temps évoquant la même situation des gens de France qui lui ont posé la question par rapport à la tazkiya et à savoir si l’on devait prendre uniquement la science des gens de science qui ont étudié auprès des Shuyukh etc…

 

Le Shaykh avait répondu qu’on ne devait pas être dur par rapport à cela et que l’on doit s’accrocher à ceux qui vont revenir uniquement au Livre d’Allah et à la Sunna du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Le Shaykh va prendre en compte ici la situation sachant que la personne qui appel est de France.

 

Ce Shaykh là, je lui ai reposé exactement la même question et je lui ai dit que certaines personnes aujourd’hui pour rendre légitime ce qu’ils font, c'est-à-dire donner des cours, et pas seulement des traductions comme cela est évoqué dans les questions, car on sait très bien que ce sont des explications (shuruh) que les frères font, tout comme on sait qu’ils prennent par moment des ouvrages d’un niveau très conséquent et qu’ils en font l’explication même s’ils dissimulent cela derrière le fait de s’en tenir à la seule traduction.

 

Et ceci est une réalité courante que l’on ne saurait cacher à personne…

 

J’ai donc dis au Shaykh : « Par rapport à ce que vous avez dis, à cette réponse là, il y a des gens qui en prenne la légitimité pour enseigner alors que ce sont des gens qui sont strictement inconnue, qui n’ont jamais étudié auprès des gens de science, dont on ne connaît rien d’eux et qui n’ont même pas de tazkiya ».

 

Le Shaykh a totalement changer de visage et il m’a dit : « Dis leurs (qul lahum) qu’ils leurs faut automatiquement une autorisation, une tazkiya, et qu’il faut que l’on sache quels ont été leurs shuyukh. »

 

Le Shaykh a totalement changé sa réponse lorsqu’il a su la réelle situation : que des gens se cachaient derrière des paroles de savants ou des réponses de savants émises selon des cas spécifiques, rendant ainsi légitime le fait qu’ils puissent donner des cours dans des endroits où il y a des étudiants en science (talib al ‘ilm), là où il y a des gens donc qui ont eux l’habilité de faire ce qu’ils font.



Donc ça c’est un point qui est également fondamental et qu’il faut bien comprendre.

 

Que les gens ne se fassent pas avoir par rapport à ce qui est posé, et l’on sait malheureusement que ceci est courant.

 

On a vu sur des forums des gens de la même sorte poser des questions à des savants par rapport à des cas bien précis puis qui vont en tirer automatiquement des conclusions et l’appliquer ensuite de façon générale.

 

Et dans tout les cas il s’agit bien ici du fait de feinté avec les fatwas des savants.

 

Et même si cela avait était réellement le cas et avait été générale, comment un savant pourrait-il dire que l’on peut prendre la science auprès d’une personne qui est inconnu, une personne qui n’a jamais étudié si ce n’est qu’avec ses livres, une personne qui n’a aucune tazkiya ?

 

Sachant que ce sont ces même shuyukh qui ont enseigné le Minhaj Salafi, dans le pays et dans bien d‘autres contrées encore ? 

 

C’est donc une chose qui ne serait être valable ni acceptable. 

 

De plus regardez la corruption (mafsada) que cela va apporter : si maintenant une personne se donne la légitimité par rapport à ce qui a été dis, alors ceci ouvre la porte à tout le monde, c'est-à-dire que demain n’importe quelle personne qui a la langue arabe et qui n’a jamais étudié auprès des shuyukh, qui n’a aucune tazkiya, va pouvoir commencer à enseigner.

 

Pourquoi ?

 

Parce que lui aussi il aura le droit !

 

Si telle personne a eu le droit automatiquement telle autre aura également le droit et donc on ouvre la porte à tout le monde !

 

Et on ne dira plus que ceci est contraire au Minhaj Salafi, on dira que cela se fait, que cela est conforme…

 

Et nous posons alors la question : pourquoi donc tant de frères, qui ont un très bon niveau dans la langue arabe ne font pas cela ?

 

Parce que eux ils appliquent et savent quel est le minhaj qui est emprunté ici, ils savent comment appliquer cela et l’appliquent donc réellement.

 

Ceci est donc un avertissement (tanbih).

 

Un autre point également très important par rapport au prêcheur (da’i).

 

Il faut savoir que le prêcheur (da’i) est encore plus dangereux que le mufti, et encore plus dangereux que le savant !

 

Pourquoi ?

 

Parce que c’est lui qui va propager les dires des savants, donc si on revient à des gens qui ne sont pas digne de confiance (thiqa), à l’innovateur (mubtadi’) etc…

 

Un effet néfaste se répandra.

 

C’est pour cela que les gens de science disent que le prêcheurs (da’i) est-ce qu’il y a de plus dangereux (akhtar).

 

Donc en ce qui le concerne, il est encore plus important qu’on lui demande quelle est sa tazkiya et que l’on sache où il a apprit chez les shuyukh.

 

Et c’est pour cela que le Prophète (صلى الله عليه وسلم), dans le hadith au sujet :

 

« des prêcheurs aux portes de l’Enfer » a mentionné les prêcheurs (du’at).

 

Ce hadith où Il nous a expliqué quelles étaient les différentes voies qui mène à l’Enfer et où Il nous informe que pour chacune d’entre-elles il y aura des prêcheurs (du’at).

 

Et pour cela le prêcheur, le prédicateur (da’i) est une personne dangereuse dont il faut impérativement savoir si on peut prendre la science de lui, et si il est habilité à ce qu’il fait.

Wa Allahu A’lam

retranscrit par Umm Hafsa
revue et synthétisé par Abû ’Abdillah

 

AbdelMâlik Abou Adam

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية