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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 21:52
Croire que l'homme et la femme sont égaux

Il est bien connu par les preuves multiples puisées dans le Livre, la Sunna et le consensus des ulémas qu'Allah est Sage et Omniscient dans tout ce qu'Il a établi comme lois pour Ses serviteurs et qu'Il est Sage et Omniscient dans tout ce qu'Il a prédestiné pour eux.

 

C'est pour cette raison qu'Il évoque fréquemment Sa Sagesse et Son Omniscience dans Son Livre Sacré pour que les personnes raisonnables parmi Ses serviteurs sachent qu'Il est Sage et Omniscient dans tout ce qu'Il a prédestiné et ce en vue de rasséréner leurs cœurs et ouvrir leurs poitrines à l'Islam et au respect de Sa Charia et de Ses Jugements.

 

C'est pour cela que, lorsqu'Allah (Gloire et Pureté à Lui) a abordé la question de l'héritage des enfants et des deux parents, et de l'hégémonie à accorder aux hommes par rapport aux femmes dans ce chapitre, Il a conclu en disant (Gloire et Pureté à Lui) (traduction rapprochée) :  

 

"De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d'Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage." (sourate An-Nissa verset 11)

 

Allah (Gloire et Pureté à Lui) a signalé dans ce verset que Lui Seul est Omniscient des conditions de Ses serviteurs.

 

Quant aux Serviteurs, ils ne savent pas qui est plus près d'eux en utilité.

 

Il a ainsi souligné que les dispositions détaillées propres à l'héritage proviennent de L'Omniscience et de La Toute Sagesse Divines et ne sont ni aléatoires ni sans but.

 

Pureté à Lui !

 

Il est plus Haut et infiniment au-dessus de cela.

 

Puis, Il finit Ses Paroles quant à l'héritage des deux époux et au fait d'avantager l'époux par rapport à l'épouse et quant à l'héritage des frères utérins et à l'égalité entre eux en disant (Gloire et Pureté à Lui) (traduction rapprochée) :

 

"(Telle est l') Injonction d'Allah! Et Allah est Omniscient et Indulgent." (sourate An-Nissa verset 12)

 

De même, Il finit Ses Paroles où Il donne la préférence aux hommes par rapport aux femmes dans l'héritage dû aux frères et sœurs issus des mêmes parents ou d'un même père en évoquant son Omniscience et en disant (traduction rapprochée) :  

 

"et s'il a des frères et des sœurs, à un frère alors revient une portion égale à celle de deux sœurs. Allah vous donne des explications pour que vous ne vous égariez pas. Et Allah est Omniscient." (sourate An-Nissa verset 176)

 

Allah a montré qu'Il a légiféré ces dispositions relatives à l'héritage avec leurs détails en raison de Son Omniscience des conditions de Ses serviteurs et selon ce qui leur convient, et qu'Il est Indulgent et ne s'empresse pas de châtier le désobéissant, dans l'espoir que ce dernier éprouve du regret et se repente de sa désobéissance.

 

Et après l'évocation des successions, Allah indique que cela représente Ses limites et menace par le châtiment celui qui les dépasse. Allah (Gloire et Pureté à Lui) dit à ce propos (traduction rapprochée) :  

 

"Tels sont les ordres d’Allah. Et quiconque obéit à Allah et à Son messager, Il le fera entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Et voilà la grande réussite."

Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. Et celui-là aura un châtiment avilissant." (sourate An-Nissa verset 13 et 14)

 

Puis, on dit à cet homme et à ceux qui pensent comme lui que :

 

croire que l'homme et la femme sont égaux en toute chose n'est acceptable ni par la religion ni par la logique, parce qu'Allah (Gloire et Pureté à Lui) a conféré à chacun d'eux une nature différente de celle de l'autre tant au niveau physique qu'au niveau intellectuel, de même que pour d'autres aspects.

 

Allah a rendu l'homme meilleur que la femme et lui a donné l'autorité sur elle, vu qu'il est capable de supporter les peines et les besognes dures que la femme ne peut pas endurer dans la plupart des cas, et que la faculté mentale de l'homme est pour la plupart supérieure à celle de la femme.

 

C'est pour cette raison qu'Allah a rendu l'homme responsable de la femme pour qu'il la sauvegarde et la préserve de ce qui pourrait lui nuire ou porter atteinte à son honneur.

 

De même, Allah (Exalté soit-Il) a fait du témoignage de deux femmes l'équivalent du témoignage d'un seul homme et ce étant donné que la faculté mentale et la capacité de mémorisation de l'homme sont supérieures à celles de la femme.

 

Allah (Exalté soit-Il) a fait de la femme le récipient de la reproduction des enfants et le lieu de la conception des embryons, des accouchements et de l'allaitement des enfants.

 

Elle est, dans ce cas, appelée à accomplir des tâches que l'homme n'est pas appelé à accomplir.

 

En même temps, elle est incapable de faire les besognes que l'homme fait vu que sa grossesse, ses accouchements et ce qu'Allah (Exalté soit-Il) lui a imposé quant aux soins qu'elle a à accorder aux enfants, à l'éducation de ces deniers et à leur allaitement lorsqu'ils en ont besoin, l'empêchent d'effectuer de nombreuses types de tâches, et parce que l'homme a grand besoin que la femme reste à la maison pour éduquer les enfants et pour prendre soin d'eux, accomplir les tâches ménagères et préparer ce dont il a besoin d'autant plus que tous les hommes ne sont pas forcément capables d'engager la personne apte à faire ces tâches à la place de leurs épouses.

 

De plus, la femme est l'objet de la convoitise sexuelle des hommes qui veulent en jouir et elle a, à cause de cela, grand besoin d'un homme qui la protégerait des autres hommes et ferait obstruction aux faibles d'esprit visant à lui porter atteinte.

 

Pour ce qui est de la mixité entre les deux sexes à l'école, dans les usines et dans le milieu de la police, etc..., elle n'est pas permise dans l'absolu: détailler cette question s'impose : il n'est permis à la femme de se retrouver dans ces endroits que dans les limites prescrites par la Charia, de manière à ce que son honneur soit à l'abri des dangers, qu'elle ait la possibilité de porter le voile imposé par la religion et qu'elle n'ait pas à se retrouver seule en compagnie d'un homme.

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dit à ce propos :  

 

"Tout homme et toute femme qui se trouvent en tête-à-tête, Satan sera leur troisième"

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dit également :  

 

"Qu'un homme ne se retrouve pas seul avec une femme qu'en présence d'un Mahram (homme qui lui est interdit en mariage), et qu'une femme n'entreprenne pas un voyage qu'en compagnie d'un Mahram."

 

Allah (Exalté soit-Il) a donné aux hommes autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci au niveau physique, moral et mental, comme nous l'avons dit plus haut, et aussi à cause des dépenses qu'ils font pour elles de leurs biens.

 

Allah (Exalté soit-Il) dit à ce propos :  

 

"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens."

 

Allah (Exalté soit-Il) a donné dans ce verset un jugement absolu quant à l'autorité qu'Il donne aux hommes sur les femmes et Il n'a pas restreint ce jugement à une certaine époque, car Il sait (Exalté soit-Il) ce qui se produira à la fin des temps.

 

Et si ce jugement avait eu besoin d'être changé, Allah (Exalté soit-Il) l'aurait indiqué et ne l'aurait pas négligé, ou bien son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) l'aurait éclairci dans sa Sunna.

 

Et comme rien à cet égard ne s'est produit, on en déduit que le jugement de l'autorité qu'ont les hommes sur les femmes perdurera jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Les personnes douées de la moindre clairvoyance sont à même de connaître les conditions du monde actuel et de ce qui découle de la mixité entre les deux sexes à l'école, dans les usines et ailleurs. Il résulte de cette mixité un grand mal, une corruption immense et des répercussions néfastes.

 

Ceci met en relief le mérite de ce qu'a apporté la charia islamique et implique l'obligation de se conformer à ses prescriptions en toute circonstance, en tout temps et à tout endroit et de s'abstenir de les enfreindre.

 

Il est nécessaire de savoir que cette préférence est donnée au sexe masculin par rapport au sexe féminin en général et que ceci ne signifie pas que tout homme est meilleur que toute femme.

 

Au contraire, certaines femmes peuvent être meilleures que certains hommes dans plusieurs domaines, comme il est bien connu à partir des textes historiques et de la réalité de toute époque.

 

En effet, `A'îcha, Khadîdja et Hafsa ainsi que les autres Mères des Croyants (qu'Allah soit satisfait d'elles) sont meilleures que beaucoup d'hommes.

 

Il en est de même à travers l'histoire.

 

On peut trouver des femmes qui sont meilleures que certains hommes au niveau du travail, des facultés mentales et de la piété, mais ceci n'implique pas l'égalité entre l'homme et la femme en toute chose et n'implique pas non plus de donner à la femme une portion égale à celle de l'homme dans l'héritage ou de la rendre égale à l'homme dans les sentences de la charia.

 

Nous avons déjà dit dans l'exposé des preuves, en parlant de l'histoire du bâton de Moussa (Moïse) et de celle des Gens de la Caverne, qu'il incombe à toutes les personnes responsables aux yeux de la Charia de croire en ce qui est révélé de la part d'Allah (Exalté soit-Il) et de s'y soumettre en appliquant Ses exigences.

 

Nous avons de même dit qu'il n'est permis ni de rejeter la Révélation en tout ou en partie ni de la nier, car Allah (Exalté soit-Il) est plus véridique dans Ses Paroles que Ses créatures et Omniscient des conditions de Ses serviteurs et de ce qui leur est utile et parce qu'Il nous a ordonné de suivre Sa Révélation et n'a pas donné à Ses serviteurs le choix d'en rejeter quelque chose.

 

De plus, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est le plus véridique des gens et a la raison la plus parfaite et l'âme la plus purifiée.

 

Il est le dépositaire de la Révélation Divine. Allah (Exalté soit-Il) a signalé qu'il ne prononce rien sous l'effet de la passion et que ce n'est qu'une Révélation inspirée.

 

Il a communiqué les Paroles de son Seigneur comme elles lui ont été révélées.

 

Il a communiqué la charia de son Seigneur comme il a été enjoint de le faire.

 

Il n'est donc permis à qui que ce soit d'aller à l'encontre de cette Révélation ou de changer ce qui a été légiféré par la charia en se basant sur un avis ou sur un acte d'Idjtihâd (effort de réflexion pour saisir une disposition religieuse étayée par des arguments d'autorité).

 

Les ulémas sont unanimes à dire qu'il est absolument interdit de nier la Révélation en partie ou en totalité, de ne pas en être satisfait ou de la délaisser au profit d'autres lois.

 

Ils ont avancé que ceci relève de la mécréance et de l'apostasie vu les preuves précédentes et le verset coranique où Allah (Exalté soit-Il) dit à cet égard (traduction rapprochée) :  

 

"C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre.Il a rendu donc vaines leurs œuvres." (sourate Mohamed verset 9)

 

Nous avons déjà avancé ce que le grand imam Ishâq ibn Râhawiyya, le Juge `Iyâdd ibn Moussa et le Cheikh de l'Islam, Ibn Taymiyya (qu’Allah leur fasse miséricorde) ont transmis quant au consensus de la communauté sur ce que nous avons mentionné plus haut.

 

Veuillez vous y référer et vous trouverez ce qui suffit à ce propos.

 

Quant à la protestation contre la polygamie et le soutien de l'attitude réprouvant le mariage de certains hommes avec deux femmes ou plus tout en prétendant se fonder sur un acte d'Idjtihâd dans la signification du verset coranique où Allah (Exalté soit-Il) dit (traduction rapprochée) :  

 

"Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez." (sourate An-Nissa verset 3)

 

La réponse en est que ceci est une grande erreur et une ignorance flagrante car personne n'est habilité à interpréter le Livre d'Allah d'une manière qui contrecarre l'interprétation faite par Son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ou par les Compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) ou d'une manière qui va à l'encontre du consensus des musulmans, car le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est le plus savant parmi les gens de l'interprétation du Livre d'Allah et le plus sincère envers Allah et Ses serviteurs.

 

Il a permis la polygamie pour lui-même et pour sa communauté et il a ordonné la justice entre les coépouses, tout en mettant les hommes en garde contre le fait de préférer une épouse à une autre.

 

Il en est de même pour les compagnons qui sont les plus savants du Livre d'Allah et de la Sunna après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et les plus sincères envers les gens, après les Prophètes, et qui n'ont jamais approuvé l'interdiction de la polygamie.

 

Comment serait-il donc permis à un quelconque savant, gouvernant ou à toute personne, quel que soit son rang, de contredire leur avis et de prétendre le contraire de ce qu'ils ont su de la religion d'Allah et de ce qui faisait l'objet du consensus des ulémas qui leur ont succédé.

 

Cela est un avis tout à fait nul et qui relève de la mécréance et de l'égarement les plus hideux.

 

Il représente également une insolence effrontée vis-à-vis du Livre d'Allah et des dispositions de Sa charia.

 

Par ailleurs, celui qui médite sur la polygamie permise par Allah (Gloire et Pureté à Lui), saura que cela comporte des intérêts pour les hommes et les femmes ainsi que pour la communauté elle-même comme on va l'éclaircir plus loin inchâ' Allah (si Allah le veut) et que cela fait partie des avantages de la charia islamique avec laquelle Allah a envoyé Son Messager Mohammad à tous les gens, tout en la faisant comporter ce qui leur est bénéfique et qui engendre leur bonheur dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà.

 

Il saura également que la permission de la polygamie fait partie de la perfection de la bienfaisance et de la clémence d'Allah envers Ses serviteurs et que cela relève de la Sagesse d'Allah visible à quiconque s'arrête sur cette question et perçoit ce qu'Allah a légiféré et décrété : cela repose sur le fait que la femme est exposée à certaines situations, notamment la maladie, la stérilité, etc..., or, si la polygamie était interdite, l'homme serait tiraillé par deux options amères, au cas où l'épouse serait stérile, avancée en âge ou atteinte d'une longue maladie, alors que l'homme a besoin d'une épouse qui lui évite de commettre l'adultère et qui l'aide dans sa vie, et il a aussi besoin d'une descendance.

 

Il devra soit la répudier, ce qui lui sera préjudiciable ainsi qu'à elle, soit la garder tout en subissant les nuisances et les peines multiples et en s'exposant à commettre la turpitude qu'Allah a interdite et d'autres péchés.

 

Les deux options sont un mal qu'une personne raisonnable n'agrée pas.

 

Il se peut également qu'une seule épouse ne suffise pas à l'homme, celui-ci aura donc besoin d'épouser une seconde femme ou même plus pour se préserver de la turpitude qu'Allah a interdite.

 

Il est aussi possible que la femme soit peu fertile et n'accouche pas d'un nombre d'enfants suffisant.

 

Dans ce cas là, même si la femme n'est pas stérile, le mari peut avoir besoin d'une seconde épouse ou plus pour augmenter le nombre de sa progéniture, ce qui est recommandé par le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) qui y a incité la communauté islamique.

 

Il se peut aussi que la femme soit incapable de gagner de quoi vivre et qu'il n'y ait personne pour pourvoir à ses besoins et la protéger.

 

Dans ce cas, elle se trouvera dans le besoin d'un époux qui l'entretienne et la préserve de la turpitude.

 

Il y a tant d'autres grands bénéfices dans la polygamie pour l'homme et la femme et pour la société elle-même.

 

Il peut arriver que le nombre des femmes augmente à cause des guerres ou autre, et par conséquent, le nombre des hommes qui les entretiennent peut baisser, ce qui fait qu'elles aient besoin des époux qui les préservent et protègent leurs intérêts.

 

Et c'est par le biais de ces époux que ces femmes pourront avoir des enfants légitimes.

 

Vous apprenez, à partir de ce que nous venons d'avancer plus haut qu'Allah (Gloire et Pureté à Lui) est Sage et Omniscient quant à tout ce qu'Il a légiféré et à ce qu'Il a prédestiné, et qu'il n'est pas permis à qui que ce soit de s'opposer à Ses jugements ou de remettre en cause Sa religion.

 

Il est de même interdit de prétendre qu'une loi quelconque, en dehors de celle d'Allah, est meilleure que cette dernière, ou encore qu'une guidée quelconque en dehors de celle du Prophète est meilleure que cette dernière.

 

Allah dit à ce propos (traduction rapprochée) :  

 

"Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?" (sourate Al-Mâ'ida verset 50)

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) disait, quand il prononçait son prêche :  

 

"Ensuite, la meilleure parole est le Livre d'Allah. La meilleure voie est celle de Mohammad (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam). Les pires pratiques religieuses sont les innovations. Toute innovation est une source d'égarement."

 

Les versets et les Hadiths sont nombreux à cet égard.

 

Certains polythéistes de l'époque préislamique avaient de nombreuses épouses et lorsque l'Islam est venu, il a limité le nombre légitime des coépouses à quatre, comme le montre l'histoire de Ghaylân ibn Salama (qu'Allah soit satisfait de lui).

 

Ce dernier s'est converti à l'islam alors qu'il était marié à dix femmes.

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) lui a alors ordonné de choisir quatre d'entre elles et de se séparer du reste de ces coépouses.

 

Il est authentiquement rapporté du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) qu'Allah a permis à Ses deux Prophètes Dâwoud (David) et Soulaymân (Salomon) (`Alaihim Assallâm) d'épouser plus de quatre femmes.

 

Avec l'avènement de la charia islamique parfaite par le biais du meilleur des êtres et le dernier des Prophètes (Salla Allah `Alaihim Wa Sallam), Allah a donné à ce propos un ordre conciliatoire qui englobe tous les intérêts, à savoir, la permission d'épouser quatre femmes et l'interdiction du mariage avec plus de ce nombre.

 

Les ulémas (qu'Allah leur fasse miséricorde) ont établi par consensus qu'il est permis d'épouser quatre femmes -comme précité- et qu'il est interdit d'en épouser plus.

 

Il n'y a que ceux dont l'avis est rejetable qui ont exprimé un avis opposé.

 

Le Prophète est excepté de cette règle car Allah lui a permis de se marier avec neuf femmes et ce pour des raisons et des causes qu'il n'y a pas lieu de citer ici.

 

En méditant sur les conditions de ceux qui ont rejeté la polygamie, comme les chrétiens et ceux qui leur ressemblent, on apprendra d'après la réalité de beaucoup d'entre eux qu'ils sont tombés dans l'adultère qu'Allah a interdite et qu'ils ont pris de multiples concubines tout en substituant ce qui est illicite à ce qui est licite et en remplaçant ce qui est bon par ce qui est mauvais.

 

Ils ressemblent en cela à ceux à propos desquels Allah dit :  

 

"Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon?" (sourate Al-Baqara verset 61)

 

Il est évident que le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est le plus savant de l'interprétation du Livre d'Allah parmi les gens, et il a interprété le verset coranique suivant :  

 

"Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent," (sourate An-Nissa verset 3)

 

en indiquant que cela veut dire qu'il est permis d'épouser quatre femmes ou moins et qu'il est interdit d'en épouser plus que cela. Il en était de même pour les Compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) puisqu'il n'a pas été rapporté que l'un d'entre eux ait réfuté cette règle ou a épousé plus de quatre femmes.

 

Ils sont les plus savants du Livre d'Allah après le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et les plus savants de la Sunna, comme nous l'avons indiqué plus haut.

 

Ceci est suffisant et persuasif pour quiconque cherche la vérité.

 

C'est à Allah que nous demandons l'aide, c'est à Lui que nous nous en remettons, et il n'y a ni de force ni de puissance qu'en Lui.

 

Quant au sixième fait blâmable parmi les six faits évoqués, celui concernant l'allégation selon laquelle les musulmans ont déifié le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) en priant fréquemment sur lui, nous répondons en disant que cela ne relève ni de la déification du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ni de l'adoration qui lui est vouée.

 

Cela relève plutôt de l'adoration consacrée à Allah Seul et de l'obéissance à Ses ordres (Exalté soit-Il), car Il dit dans la Sourate Al-Ahzâb (Les Coalisés) :

 

"Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations" (sourate Al-Ahzab verset 56)

 

Allah (Exalté soit-Il) nous a informé que Lui et Ses anges prient sur le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), puis Il a ordonné aux croyants de prier sur lui, ce qui montre qu'il est permis de prier abondamment sur le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et que cela est l'un des meilleurs moyens de se rapprocher d'Allah (Exalté soit-Il).

 

Par ailleurs, le consensus des ulémas est établi à ce sujet, et il est authentiquement rapporté d'après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) qu'il y a incité et a encouragé à le faire.

 

Il dit :  

 

"Si vous entendez le muezzin appeler à la prière, répétez après lui ce qu'il dit, puis priez sur moi. Car celui qui prie sur moi une fois Allah prie sur lui dix fois en contrepartie. Puis demandez à Allah de m'accorder Al-Wassîla qui est un rang élevé au paradis qui n'appartiendra qu'à un seul des serviteurs d'Allah et j'espère que ce sera moi. Celui qui demande à Allah de m'accorder Al-Wassîla, jouira de mon intercession [en sa faveur auprès d'Allah le jour de la Résurrection]"

Sahîh Mouslim (La Prière) (384), Sounan At-Tirmidhî (Les Hauts Faits) (3614), Sounan An-Nasâ'î (L'appel à la prière) (678), Sounan Abou Dâwoud (La Prière) (523), Mousnad Ahmad ibn Hanbal (2/168).

 

Dans les deux Sahîhs (recueils de hadiths authentiques)- la variante étant d' Al-Boukhârî d'après Ka`b ibn`Adjrah (qu'Allah soit satisfait de lui)  

 

"Les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) dirent: ''O Envoyé d'Allah! Allah nous a ordonnés de prier pour toi. Comment se fait donc la prière pour Toi?". L'Envoyé d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dit: "Dites, Seigneur! Prie pour Mohammad et pour la famille de Mohammad, comme Tu as prié pour Abraham et la famille d'Abraham. Bénis Mohammad et la famille de Mohammad, comme Tu as béni Abraham et la famille d'Abraham. Tu es digne de louange et de glorification".

 

Les hadiths à ce sujet sont nombreux. La prière de la part d'Allah (Exalté soit-Il) signifie l'éloge faite en faveur de Son serviteur en présence des dignitaires suprêmes (les Anges) et l'évocation de ses qualités et ses bonnes œuvres.

 

La prière de la part des serviteurs signifie le fait de demander à Allah (Gloire et Pureté à Lui) de faire cette éloge.

 

La prière de la part d'Allah (Exalté soit-Il) signifie également l'éloge faite par Allah en faveur de Ses serviteurs et le fait d'être Miséricordieux envers eux, comme Allah (Gloire et Pureté à Lui) l'a dit dans les versets suivants (traduction rapprochée) :  

 

"Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d’une façon abondante,  et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour.  C’est lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses Anges -, afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants." (sourate Al-Ahzab verset 41 à 43)

 

Ces questions figurent parmi les questions les plus élémentaires pour le plus jeune apprenti ainsi que pour le musulman ordinaire.

 

Comment donc ceci était-il inconnu pour cette personne ?

 

C'est à Allah que nous demandons l'aide.

 

مساواة المرأة بالرجل

تنبيه هام:

قد علم بالأدلة الكثيرة - من الكتاب والسنة وبإجماع العلماء - أن الله سبحانه حكيم عليم في كل ما شرعه لعباده، كما أنه حكيم عليم في كل ما قضاه وقدره عليهم، ولذلك أكثر في كتابه العزيز من ذكر حكمته وعلمه ليعلم العقلاء من عباده أنه سبحانه عليم حكيم في كل ما قدر وشرع، فتطمئن قلوبهم للإيمان بذلك وتنشرح صدورهم للعمل بشريعته وحكمه، ولهذا - لما ذكر سبحانه ميراث الأولاد والأبوين، وتفضيل الذكر على الأنثى - ختم ذلك بقوله سبحانه:  آبَاؤُكُمْ وَأَبْنَاؤُكُمْ لاَ تَدْرُونَ أَيُّهُمْ أَقْرَبُ لَكُمْ نَفْعًا فَرِيضَةً مِنَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيمًا حَكِيمًا  ، فأوضح سبحانه في هذه الآية أنه العالم بأحوال عباده، أما العباد فلا يدرون أي أقاربهم أقرب نفعا لهم، وبين سبحانه أن تفصيل هذه المواريث صدر عن علم وحكمة، لا عن جهل وعبث، تعالى الله عن ذلك علوًّا كبيرًا، ثم ختم ما ذكره من ميراث الزوجين وتفضيل الزوج على الزوجة وما ذكره من ميراث الإخوة من الأم والمساواة بينهم، بقوله سبحانه: وَصِيَّةً مِنَ اللَّهِ وَاللَّهُ عَلِيمٌ حَلِيمٌ  . كما ختم تفضيله الذكر على الأنثى في ميراث الإخوة للأبوين أو لأب بالعلم، فقال:  وَإِنْ كَانُوا إِخْوَةً رِجَالا وَنِسَاءً فَلِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الأُنْثَيَيْنِ يُبَيِّنُ اللَّهُ لَكُمْ أَنْ تَضِلُّوا وَاللَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌ  . فبين بذلك أنه فصَّل هذه المواريث عن علم بأحوال عباده، وما هو لائق بهم، وأنه حليم لا يعاجل من عصى بالعقوبة لعله يندم ويتوب، ثم أخبر - عز وجل - بعد ما ذكر أحكام المواريث أن ذلك من حدوده، وتوعد من تعداها فقال سبحانه:  تِلْكَ حُدُودُ اللَّهِ وَمَنْ يُطِعِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يُدْخِلْهُ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ (13) وَمَنْ يَعْصِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيَتَعَدَّ حُدُودَهُ يُدْخِلْهُ نَارًا خَالِدًا فِيهَا وَلَهُ عَذَابٌ مُهِينٌ

ثم يقال لهذا الرجل وأمثاله: إن مساواة المرأة بالرجل في كل شيء لا يقره شرع ولا عقل صحيح؛ لأن الله سبحانه قد فاوت بينهما في الخلقة والعقل وفي أحكام كثيرة، وجعل الرجل أفضل منها، وقوامًا عليها؛ لكونه يتحمل من المشاق والأعمال ما لا تتحمله المرأة - غالبًا - ولأن عقله أكمل من عقلها - غالبًا - ولذلك جعله الله سبحانه قائما عليها حتى يصونها، ويحفظها مما يضرها ويدنس عرضها، وجعل شهادة المرأتين تعدل شهادة الرجل، لكونه أكمل عقلا وحفظًا منها، وخصها سبحانه بأن تكون حرثًا للرجل ومحل الحمل، والولادة والرضاع فهي - في هذه الأحوال - مطالبة بأمور لا يطالب بها الرجل، وهي في نفس الوقت تعجز عن الأعمال التي يقوم بها الرجل؛ لأن حملها وولادتها وما أوجب الله عليها من العناية بأطفالها وتربيتهم وإرضاعهم، عند ضرورتهم إلى إرضاعها لهم، يمنعها من الكثير من الأعمال، ولأن الرجل في حاجة شديدة إلى بقاء المرأة في البيت لتربية أطفالها، والعناية بشئون بيتها، وإعداد ما يحتاجه زوجها - في الغالب - وليس كل أحد يجد من يقوم مقام زوجته، في العناية بهذه الشئون، ثم المرأة هي موضع طمع الرجال للاستمتاع بها، وقضاء وطرهم الجنسي منها، فهي في أشد الحاجة إلى من يحميها من الرجال ويقف سدًّا منيعًا دون عبث السفهاء بها.

أما ما ذكر من اختلاطها بالرجال، في المدرسة والمعمل والشرطة وغير ذلك، فليس أمرًا جائزًا على إطلاقه، بل فيه تفصيل، وهو أنه لا يجوز لها ذلك إلاّ في حدود الشريعة، حيث تأمن على نفسها وعرضها، وتتمكن من الحجاب الشرعي، وحيث تسلم من خلوة الرجل بها؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم:  ما خلا رجل بامرأة إلاّ وكان الشيطان ثالثهما  ، ولقوله صلى الله عليه وسلم:  لا يخلون رجل بامرأة إلاّ ومعها ذو محرم ولا تسافر امرأة إلاّ مع ذي محرم  ، ولأن الله سبحانه قد جعل الرجال قوامين على النساء بما فضلهم الله به عليهن في الخَلْق والخُلُق والعقل - كما تقدم - وبما ينفقونه من الأموال عليهن، كما قال سبحانه:  الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاءِ بِمَا فَضَّلَ اللَّهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنْفَقُوا مِنْ أَمْوَالِهِمْ  الآية، فأطلق سبحانه في هذه الآية قيام الرجال على النساء، ولم يخص ذلك بوقت دون وقت، وهو سبحانه يعلم ما يكون في آخر الزمان، فلو كان الحكم يتغير لبين ذلك سبحانه ولم يهمله، أو لبينه رسوله صلى الله عليه وسلم في سنته، فلما لم يقع شيء من ذلك علم أن قيام الرجال على النساء حكم مستمر إلى يوم القيامة، وقد علم كل من له أدنى بصيرة بأحوال العالم الحاضر، ما قد ترتب على اختلاط المرأة بالرجل في المدرسة والمعمل وغيرهما ، من الفساد الكبير، والشر العظيم والعواقب الوخيمة، وكل ذلك يبين فضل ما جاءت به الشريعة، وأن الواجب هو الالتزام بأحكامها في جميع الأحوال، وفي كل زمان ومكان، والحذر من خلافها، ومما ينبغي أن يعلم أن هذا التفضيل إنما هو للجنس على الجنس، ولا يلزم من ذلك أن يكون كل فرد من أفراد الرجال أفضل من كل واحدة من أفراد النساء، بل قد يكون بعض النساء، أفضل من بعض الرجال من وجوه كثيرة - كما هو معلوم من النقل والواقع في كل زمن - فعائشة وخديجة وحفصة ، وغيرهن من أمهات المؤمنين - رضي الله عنهن جميعًا - أفضل من كثير من الرجال، وهكذا في كل زمان يوجد في النساء من تفوق بعض الرجال، في عملها وعقلها ودينها، ولكن ذلك لا يلزم منه مساواة المرأة للرجل في كل شي، كما لا يلزم منه الدعوة إلى مساواتها في الميراث والأحكام، وقد سبق فيما ذكرنا من الأدلة عند الكلام على قصة عصا موسى وأهل الكهف، أن الواجب على جميع المكلفين هو الإيمان بالمنْزَل، والخضوع له والتصديق به، والعمل بمقتضاه، وأنه لا يجوز رده أو بعضه، أو التكذيب بشيء منه؛ لأن الله سبحانه هو أصدق قيلا من خلقه، وهو العالم بأحوال عباده وما يصلحهم، ولأنه سبحانه أمر باتباع المنزل، ولم يجعل لعباده الخيرة في رد شيء منه، ولأن رسوله صلى الله عليه وسلم هو أصدق الخلق وأكملهم عقلاً وأزكاهم نفسًا، وهو الأمين على وحيه سبحانه، وقد أخبر - عز وجل - أنه لا ينطق عن الهوى إن هو إلاّ وحي يوحى، وقد بلّغ كلام ربه كما أنزل، بلغ شريعته كما أمر بذلك فلا يجوز لأحد بعد ذلك مخالفة المنزل، أو تغيير المشروع برأي أو اجتهاد. وقد أجمع العلماء كافة على أنه لا يجوز لأحد التكذيب بشيء مما أنزل الله أو دفعه، وعدم الرضى به أو العدول عما شرع، وذكروا أن ذلك كفر صريح، وردة عن الإسلام؛ لما سبق من الأدلة، ولقوله سبحانه في هذا المعنى  ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ كَرِهُوا مَا أَنْـزَلَ اللَّهُ فَأَحْبَطَ أَعْمَالَهُمْ  . وقد سبق ما نقله الإمام الكبير إسحاق بن راهويه ، والقاضي عياض بن موسى ، وشيخ الإسلام ابن تيمية - رحمهم الله - من إجماع العلماء على ما ذكرنا فراجعه تجد ما يشفي ويكفي.

وأما الاعتراض على تعدد الزوجات وتأييد الحجر على بعض الناس بالجمع بين زوجتين فأكثر، والزعم بأنه فعل ذلك بالاجتهاد في مفهوم قوله تعالى:  فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاثَ وَرُبَاعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تَعْدِلُوا فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ  الآية، فجوابه أن يقال: هذا من الغلط الكبير، والجهل العظيم؛ لأنه ليس لأحد من الناس أن يفسر كتاب الله بما يخالف ما فسره به رسوله محمد صلى الله عليه وسلم أو فسره به أصحابه رضي الله عنهم أو أجمع عليه المسلمون؛ لأن الرسول صلى الله عليه وسلم هو أعلم الناس بتفسير كتاب الله، وأنصحهم لله ولعباده، وقد أباح الجمع لنفسه ولأمته، وأمر بالعدل بين النساء، وحذر الرجال من الميل، وهكذا أصحابه رضي الله عنهم هم أعلم الناس بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم بتفسير كتاب الله عز وجل، كما أنهم أعلم الناس بسنته، وهم أنصح الناس للناس بعد الأنبياء، ولم يقل أحد منهم بتحريم الجمع، فكيف يجوز - بعد ذلك - لحاكم أو عالم أو أي شخص مهما كان أن يقدم على خلافهم، وأن يقول على الله خلاف ما علموه من شرع الله وأجمع عليه العلماء بعدهم، هذا من أبطل الباطل، ومن أقبح الكفر والضلال، ومن أعظم الجرأة على كتاب الله وعلى أحكام شريعته بغير حق، ثم إن من تأمل ما شرعه الله سبحانه، من إباحة التعدد، علم أن في ذلك مصالح كثيرة، للرجال والنساء وللمجتمع نفسه - كما سيأتي بيان ذلك إن شاء الله - وعلم أيضًا أن ذلك من محاسن الشريعة الإسلامية التي بعث الله بها رسوله محمدًا صلى الله عليه وسلم إلى الناس كافة، وجعلها مشتملة على ما فيه صلاحهم وسعادتهم في المعاش والمعاد، واتضح له من ذلك - أيضًا - أن إباحة التعدد من كمال إحسان الله لعباده ولطفه بهم، وله فيه الحكمة البالغة لمن تدبر هذا المقام، وعقل عن الله شرعه وأحكامه، وما ذلك إلاّ لأن المرأة عرضة لأشياء كثيرة، منها المرض والعقم وغير ذلك، فلو حرم التعدد لكان الزوج بين أمرين، إذا كانت زوجته عاقرًا أو كبيرة السن، أو قد طال بها المرض وهو في حاجة إلى من يعفه ويصونه ويعينه على حاجاته، أو في حاجة إلى الولد أو غير ذلك، فإما أن يطلقها - وذلك مضرة عليه وعليها - وإما أن يبقيها في عصمته فيحصل له بذلك الضرر والتعب الكثير، والتعرض لما حرم الله من الفاحشة، وغير ذلك من الأمور التي لا تخفى على المتأمل، وكلا الأمرين شر لا يرضى بهما عاقل، وقد يكون الرجل - أيضًا - لا تعفه المرأة الواحدة فيحتاج إلى ثانية أو أكثر، ليعف نفسه عما حرم الله، وقد تكون المرأة التي لديه قليلة النسل، وإن لم تكن عاقرًا فيحتاج إلى زوجة ثانية أو أكثر لطلب تكثير النسل الذي حث عليه النبي صلى الله عليه وسلم ورغب فيه الأمّة، وقد تكون المرأة عاجزة عن الكسب وليس لها من يقوم عليها ويصونها فتحتاج إلى زوج يقوم عليها ويعفها، إلى غير ذلك من المصالح العظيمة للرجل والمرأة وللمجتمع نفسه في تعدد الزوجات ، وقد تكثر النساء بسبب الحرب أو غيرها، فيقل من يقوم عليهن فيحتجن إلى زوج يعفهن ويرعى مصالحهن ويحصل لهن بسببه الولد الشرعي، وقد علمت - مما ذكرنا سابقًا - أن الله سبحانه، هو الحكيم العليم في كل ما قضاه وقدره، فلا يجوز لأحد - كائنا من كان - أن يعترض عليه في حكمه، أو يتهمه في شرعه، كما أنه لا يجوز لأحد أن يزعم أن غير حكم الله أحسن من حكمه، أو أن غير هدي الرسول صلى الله عليه وسلم أحسن من هديه، كما قال الله عز وجل:  أَفَحُكْمَ الْجَاهِلِيَّةِ يَبْغُونَ وَمَنْ أَحْسَنُ مِنَ اللَّهِ حُكْمًا لِقَوْمٍ يُوقِنُونَ

وكان النبي صلى الله عليه وسلم يقول في خطبه:  أما بعد: فإن خير الحديث كتاب الله وخير الهدي هدي محمد صلى الله عليه وسلم وشر الأمور محدثاتها وكل بدعة ضلالة  . والآيات والأحاديث في هذا الباب كثيرة. وقد كان بعض أهل الجاهلية يجمعون بين العدد الكثير من النساء، فجاء الإسلام وقصرهم على أربع، كما في قصة غيلان بن سلمة رضي الله عنه فإنه أسلم وتحته عشر نسوة، فأمره النبي صلى الله عليه وسلم أن يختار منهن أربعًا ويفارق سائرهن، وثبت عن النبي صلى الله عليه وسلم ما يدل على أن الله سبحانه أباح لنبييه الكريمين داود وسليمان عليهما السلام - أكثر من أربع، فجاءت الشريعة الإسلامية المحمدية الكاملة العامة لجميع البشر على يد أفضل الخلق وخاتم الرسل - عليه وعليهم أفضل الصلاة والسلام - بأمر وسط يجمع المصالح كلها، وهو إباحة الجمع بين أربع من النساء، ومنع ما زاد على ذلك، وقد أجمع العلماء - رحمهم الله - على إباحة الجمع بين أربع - كما تقدم - وأجمعوا - أيضًا - على تحريم ما زاد على ذلك، وقد شذ عنهم في جواز الزيادة على ذلك من لا يعتد بخلافه، ما عدا النبي صلى الله عليه وسلم فإن الله خصه بخصائص، منها جواز الجمع بين تسع نسوة، لأسباب وحكم كثيرة ليس هذا موضع ذكرها، ومن تأمل حال من أنكر التعدد، كالنصارى وأشباههم علم من واقع الكثير منهم أنهم وقعوا فيما حرم الله من الزنا، واتخذوا الخدينات الكثيرات، فاعتاضوا الحرام عن الحلال، والخبيث عن الطيب، وشابهوا من قال الله فيهم:  أَتَسْتَبْدِلُونَ الَّذِي هُوَ أَدْنَى بِالَّذِي هُوَ خَيْرٌ  . ومعلوم أن الرسول صلى الله عليه وسلم هو أعلم الناس بتفسير كتاب الله، وقد فسر قوله تعالى:  فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاثَ وَرُبَاعَ  بأن المراد من ذلك إباحة الجمع بين أربع من النساء فأقل، دون ما زاد عن ذلك، وهكذا أصحابه رضي الله عنهم لم يحفظ أن أحدًا منهم أنكر الجمع بين أربع أو نكح أكثر من أربع، وهم أعلم الناس بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم بتفسير كتاب الله، كما أنهم أعلم الناس بسنته صلى الله عليه وسلم كما سبق بيانه، وفي ذلك كفاية ومقنع لطالب الحق، والله المستعان وعليه التكلان ولا حول ولا قوة إلاّ به.

وأما المنكر السادس من المنكرات الستة التي ذكرت، وهو الزعم أن المسلمين في إكثارهم من الصلاة على رسول الله صلى الله عليه وسلم قد ألهوه بذلك، فجوابه أن هذا ليس من التأليه لرسول الله صلى الله عليه وسلم والعبادة له، بل ذلك عبادة لله وحده، وامتثال لأمره عز وجل حيث قال في سورة الأحزاب:  إِنَّ اللَّهَ وَمَلائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا  . فقد أخبر سبحانه أنه وملائكته يصلون على النبي صلى الله عليه وسلم ثم أمر المؤمنين بالصلاة والسلام عليه، فدل ذلك على شرعية الإكثار من الصلاة والسلام عليه صلى الله عليه وسلم ، وأن ذلك من أفضل القربات، وقد أجمع علماء الإسلام على ذلك وصح عنه صلى الله عليه وسلم أنه أمر بذلك ورغب فيه فقال: صحيح مسلم الصلاة (384) ، سنن الترمذي المناقب (3614) ، سنن النسائي الأذان (678) ، سنن أبو داود الصلاة (523) ، مسند أحمد بن حنبل (2/168). إذا سمعتم المؤذن فقولوا مثل ما يقول ثم صلوا علي فإنه من صلى علي صلاة صلى الله عليه بها عشرًا ثم سلوا الله لي الوسيلة فإنها منزلة في الجنة لا تنبغي إلاّ لعبد من عباد الله، وأرجو أن أكون أنا هو فمن سأل لي الوسيلة حلت له الشفاعة  ، وفي الصحيحين - واللفظ للبخاري - عن كعب بن عجرة رضي الله عنه  أن الصحابة - رضي الله عنهم - قالوا: يا رسول الله أمرنا الله أن نصلي عليك فكيف نصلي عليك؟ فقال: قولوا: اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، اللهم بارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد  ، والأحاديث في هذا المعنى كثيرة، والصلاة من الله سبحانه معناها: الثناء على عبده في الملأ الأعلى، بذكر صفاته الحميدة، وأعماله الجليلة، ومن العباد طلبهم ذلك من الله سبحانه، ويراد بالصلاة - أيضًا - الثناء من الله سبحانه على عباده ورحمته إياهم، كما في قوله سبحانه:  يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اذْكُرُوا اللَّهَ ذِكْرًا كَثِيرًا (41) وَسَبِّحُوهُ بُكْرَةً وَأَصِيلا (42) هُوَ الَّذِي يُصَلِّي عَلَيْكُمْ وَمَلائِكَتُهُ لِيُخْرِجَكُمْ مِنَ الظُّلُمَاتِ إِلَى النُّورِ وَكَانَ بِالْمُؤْمِنِينَ رَحِيمًا  . وهذه المسألة من أوضح المسائل لصغار طلبة العلم وعامة المسلمين، فكيف خفي هذا على هذا القائل؟ فالله المستعان

(الجزء رقم : 1، الصفحة رقم: 118 - 125)

 

(Numéro de la partie: 1, Numéro de la page: 118 à 125)

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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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