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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 23:42
Donner un nom à l'enfant est un droit du père, mais il est souhaitable de consulter la mère

Question 24 :

 

Allah m’a fait don d'une fille et quand j'ai voulu lui donner un nom, mon mari s'y est opposé et à proposer un autre nom.

 

Je lui ai alors proposé un tirage au sort entre les deux noms et nous lui avons attribué le nom qui est sorti de ce tirage.

 

Est-ce que cet acte fait partie des pratiques de divination païenne ?

 

Si oui comment peut-on résoudre cette divergence ?

 

Donner un nom à l'enfant est-il un droit exclusif du père ?

 

Veuillez nous édifier.

 

Qu’Allah vous en récompense !

 

Réponse :

 

Le tirage au sort dans de tels cas est en conformité avec la législation islamique, car cela permet de dissiper la mésentente et de ménager les uns et les autres.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم l’a utilisé en plusieurs circonstances :

 

Quand il voyageait, il faisait le tirage au sort entre ses femmes, celle dont le nom sortait, l'accompagnait dans son voyage.

 

De même, un homme qui n'avait pour seul patrimoine que ses six esclaves avaient demandé dans son testament qu'on les affranchis après sa mort ; le prophète صلى الله عليه وسلم fit le tirage au sort à la suite duquel il en affranchit deux et maintient les quatre autres dans leur état. (1)

 

Donner un nom à l'enfant est un droit du père, mais il est souhaitable de consulter la mère afin de la ménager et d'unir les coeurs.

 

Il est recommandé aux deux parents de choisir de beaux noms à leurs enfants et d'éviter les noms désagréables.

 

Il n'est pas permis de donner aux enfants les noms qui expriment la servitude vis-à-vis d'un autre qu’Allah tel que : Abdou Nabiy, Abdoul Hussein, Abdoul Kabaa etc.

 

Nous sommes tous des serviteurs d'Allah et il n'est pas permis de s'assujettir à un autre que Lui.

 

Le célèbre savant Abou Mohamed ibn Hazm a rapporté l'unanimité des doctes qui stipulent l'interdiction de la servitude à un autre qu’Allah sauf «Abdoul Muttalib» dont le prophète صلى الله عليه وسلم a approuvé l'appellation chez certains de ses compagnons.

 

Et c’est d’Allah que dépend la réussite.

 

(1) le musulman ne doit pas léguer plus de un tiers de ses biens dans son testament.

 

Fatawa islamiya 3-221

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Enfants - éducation et enseignement - الأطفال