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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 14:21
Faites de la politique ! (audio)

Beaucoup de pseudo spécialistes de l’islam prétendent faussement que les salafis sont apolitiques et ne s’affilient à aucun parti.

 

Alors qu’Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Et celui qui prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c’est le parti d’Allah qui sera victorieux. » (Al-Mâ’idah, v.56)

 

En Islam, il y a deux groupes et pas un de plus : le parti d’Allah (Hizbullah) et le parti du Diable (Hizb As-Shaytân).

 

Allah nous dit à propos de ces deux partis (traductions rapprochées) :

 

 « Le diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d’Allah. Ils sont le parti du diable et le parti du diable, ce sont eux les perdants. » (Al-Mujâdalah, v.19)

 

« Tu ne trouveras pas un peuple qui croit en Allah et au jour dernier, prendre pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leur père, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Voilà ceux dont Il a écrit la foi dans le cœur et qu’Il a secourus. Il les fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent des ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Ils sont le parti d’Allah. N’est-ce pas que le partisans d’Allah sont ceux qui réussissent ? » (Al-Mujâdalah, v.22)

 

Les salafis, plus que les autres encore, sont les plus fervents partisans de ce groupe, et c’est là leur politique, dans le sens noble du terme que shaykh Al-‘Uthaymîn nous expliqueras plus loin.

 

Mais il est vrai qu’ils ne font pas de politique politicienne, en s’attachant à un autre parti que celui d’Allah, car le Seigneur de l’univers nous l’interdit lorsqu’Il dit (traduction rapprochée) :

 

« Revenez repentants vers Lui. Craignez-Le, accomplissez la prière et ne faites pas partie des polythéistes, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti se réjouissant de ce qu’il détenait. » (Ar-Rûm, v.31-32)

 

La politique politicienne est donc interdite, les musulmans n’ont pas le droit de se diviser en groupes et partis, mais est-ce pour autant qu’ils ne font pas de politique ?

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Shaykh Al-‘Uthaymîn répond à cette question :

 

Question :

 

Que signifie le fait de séparer la religion de la politique ? Et le savant doit-il s’occuper de la politique, ou non ?

 

Réponse :

 

Séparer la religion de la politique signifie que le gouverneur peut faire ce qu’il veut dans ce qu’il pense être bon pour le pays, que cela soit conforme à la Loi d’Allah ou non, et même si cela concerne la religion.

 

Car séparer signifie faire la différence entre deux choses.

 

Ainsi le gouverneur voit ce qu’il pense être bon, même si cela est contraire à la Loi d’Allah.

 

Et nul doute que cela est faux et est une erreur, car la religion est la politique et que la politique fait partie de la religion.

 

Mais ce que nous visons par la politique est la politique équitable et non la politique injuste.

 

Pour arguments de ce que j’avance, le fait que l’islam soit venu pour rectifier les relations entre les gens et leur Seigneur, mais aussi entre les gens et les serviteurs d’Allah.

 

Allah s’est accordé des droits, de même qu’Il en a accordé à Ses serviteurs : les parents, les proches, les épouses, et l’ensemble des musulmans, voire même les non musulmans à qui Allah a accordé un droit connu des hommes de science.

 

De même qu’Il a légiféré pour la guerre et la paix des moyens et des conditions, ainsi que des peines liées aux différents crimes, certaines sont arrêtées et d’autres dépendent de la décision du gouverneur.

 

Et bien d’autres choses encore qui montrent que l’islam est entièrement politique.

 

Le mot politique (Siyâsah) vient de Sâ’is (le palefrenier) qui désigne celui qui s’occupe des bêtes, leur donnant ce dont elles ont besoin et les protégeant de ce qui leur cause du tort.

 

C’est cela la politique et celui qui médite sur le sens de la religion verra que c’est ce sens qui en émerge.

 

Allah légifère à Ses serviteurs des moyens sans lesquels ils ne peuvent vivre et Il leur interdit ce qui pervertira leur situation collective ou individuelle.

 

Ainsi, la vérité est que l’ensemble de la religion est politique.

 

Et nous pensons que toute personne séparant la politique de la religion, et fondant la politique sur ses avis personnels et ses passions, sa politique sera perverse, et elle causera plus de tort qu’elle n’amènera de bien.

 

Et si de son point de vue limité, elle améliore une chose, elle en pervertit de multiples autres.

 

Cela apparaît lorsqu’on médite sur tous ces pays qui ont fondé leur politique sur leurs avis et passions, et qui se sont éloignés de la religion de l’islam.

 

Celui qui médite sur cela verra que ces politiques sont perverties en totalité ou en majeure partie, et si elles améliorent une chose, elles en pervertissent beaucoup d’autres.

 

C’est pour cela que nous disons qu’il est faux de séparer la religion de la politique, et qu’il est obligatoire à toute personne voulant se rectifier, elle et d’autres, de n’agir avec personne si ce n’est par ce qui est conforme à la religion de l’islam. 

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Les musulmans sont donc plus « politiques » que tout autre, dans le sens où ils ne cessent d’agir avec les autres en appliquant la Loi d’Allah.

 

De cette manière, ils prennent pleinement part à la vie sociale en adorant leur Seigneur, partageant la vie de la communauté, en travaillant, en appliquant la Loi d’Allah dans leurs rapports avec les gens, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens, mécréants.

 

Leur engagement politique est donc des plus forts : ils soutiennent le parti d’Allah, et aucun autre.

 

Shaykh Al-Albânî répond à une ambiguïté très répandue chez les plus jeunes et il éclaire pour eux la voie à suivre:

 

Question :

 

Beaucoup de jeunes ont des capacités et veulent appeler à l’islam et le bien pour l’islam.

 

Mais en raison de la société dans laquelle ils vivent, ils ne trouvent pas de voie légiférée et authentique pour mettre en oeœuvre ces capacités.

 

Ainsi, ils se dirigent vers des organisations ou des groupes pour exploiter ces capacités et en disant : « je ne veux pas rester assis à rien faire, je veux bouger et faire des choses. »

 

Parfois, ils peuvent même se diriger vers des gens dont ils savent qu’ils ne peuvent leur faire confiance ou leur obéir.

 

Donc je ne sais si cet amour des œuvres leur permet de contredire la Loi d’Allah, ou s’il peut faire une chose qu’il n’agrée pas en prétendant vouloir agir pour l’islam et appeler à l’islam ?

 

Réponse :

 

Naturellement, la réponse est non, cela ne lui est pas permis tant qu’il sait qu’il ne peut lui donner ce qui va l’encourager à œuvrer.

 

Mais en moi-même je me dis : une déviation avance chez les jeunes.

 

Ils disent : « je veux œuvrer pour l’islam » s’imaginant qu’œuvrer pour l’islam ne peut se faire que de cette façon.

 

Alors que s’ils se consacraient à l’adoration, dans la mosquée, oeuvrant pour Allah.

 

Cette voie dans l’adoration d’Allah n’est même plus évoquée, alors que dire de sa mise en pratique.

 

Ainsi, tous les jeunes se dirigent vers une pratique collective et de rassemblement.

 

Mais que l’un d’entre eux décide de se consacrer à l’adoration de son Seigneur, de s’éloigner des tentations et de tous les problèmes, cela ne vient à l’esprit d’aucun jeune.

 

Et s’ils investissaient cette voie, ils combleraient leur temps libre, s’ils ne trouvent pas, comme ce qui a été énoncé, ce qui est conforme à la Loi d’Allah.

 

Ils réduisent les moyens d’œuvrer pour l’islam, et ainsi la situation leur est devenue difficile et qu’ils ont dévié.

 

Voici ma réponse.

 

Questionneur :

 

On les voit même faire des reproches à celui qui se consacre à l’adoration en disant : il vit entre quatre murs, il ne connaît pas la réalité des choses…

 

Qu’Allah vous récompense par un bien shaykh. 

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La voie est donc claire et elle a été tracée par le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), ses Compagnons et tous ceux qui les ont suivis dans le bien.

 

Très loin de la logique commerciale et mensongère des partis des hommes.

 

Le programme politique des musulmans est résumé dans la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

 

« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) parents, les proches, les orphelins, les pauvres, le voisin proche, le voisin éloigné, le compagnon, le voyageur, et les esclaves que vous possédez, car Allah n’aime pas tout présomptueux, arrogant. » » (An-Nisâ’, v.36)

 

La politique des musulmans commence par la rectification de sa personne et du rapport que l’on entretien avec son Seigneur pour la bonne et simple raison que « celui qui n’a pas une chose ne peut la donner ».

 

Les savants disent : « Respecte la Loi d’Allah en toi, et Allah la fera respecter au-dehors »

 

Cet effort personnel se conjugue avec une intention particulière portée aux proches (traduction rapprochée) :

 

« Ô vous les croyants ! Préservez-vous ainsi que vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres ! » (At-Tahrîm, v.6)

 

Et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

 

« Commence par ceux qui sont à ta charge »

 

ou encore

 

« Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier honore son voisin. »

 

C’est de cette manière que s’organise la politique du musulman, de proche en proche, une politique du quotidien, de proximité, emprunte de sagesse, de douceur et d’actes effectifs, et non de simples paroles. Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Ceci car Allah ne change pas un bienfait qu’Il a accordé à un peuple avant que celui-ci change ce qui est en lui-même. Et Allah entend et sait tout. » (Al-Anfâl, v.53)

 

Traduit par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار