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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:05
Fléchir devant la mort

Nombreux sont ceux qui fléchissent devant la mort.

 

Certains, ébranlés dès le début de la maladie, omettent de réparer les actes répréhensibles commis par le passé auxquels ils ajoutent, de surcroit, une injustice dans l'etablissement de leur testament.

 

D'autres abdiquent soudainement au moment critique de l'agonie, par l'impiété qu'ils commettent ou l'indignation et la contestation qu'ils manifestent a l'égard de la volonté divine.

 

Nous implorons Allah de nous en préserver.

 

C'est bien là le sens de fin malheureuse.

 

A savoir qu'au moment de rendre l'âme, le coeur est gagné par le scepticisme et l'incrédulité, ou encore à une degré moindre par l'indignation contre les décrets divins.

 

Et l'âme est ainsi recueillie. 

 

Hâtim rapporte qu'Abu Ja'far dit :

 

" J'allais à la campagne rendre visite à un homme agonisant chez lui et lui dis : " Dis : Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah."

" Hélas, répondit-il, j'en suis incapable."

 

Un sheykh de Bassora raconté : Ayant rendu visite à un homme qui rendait l'âme, je le trouvais qui disait :

 "N'est ce pas absurde que celle qui brûle de fièvre. S'en va auprés de l'ardente chaleur du brasier ?!"

 

J'ai moi même entendu un homme très assidu au jeûne et la dévotion fléchir sous l'effet de la douleur et dire :

" Il (Allah) m'a fait subir tout genre d'epreuves. Que même s'Il me donne le Paradis en contrepartie, il ne compensera pas ma souffrance."

Puis il continua à délirer encore plus en disant : " Cette épreuve est dénuée de sens. Il peut bien me faire mourrir. Mais à quoi bon cette torture ?!".

 

J'ai entendu un autre dire également sous l'intensité de la douleur : " Mon Seigneur m'opprime."

 

Il s'agit d'une situation extrême où l'on encourt la perdition si l'on ne recele pas la fermeté requise grâce à Allah.

 

D'ailleurs, Sufyân al-Thawri redoutait cette situation.

Il disait à ce propos : " Je crains que les tourments deviennent insoutenables pour moi. Puis, voyant me refuser le soulagement, je flechit et m'égare."

 

sufyân al-Thawrî venait trouver Ibrahim ibn Adham le prier :

" O Ibrahim, invoque Allah de nous garder la foi integre quand Il nous rappellera à Lui.

" Ensuite, quand il fut parvenu au terme de sa vie, il dit : "Je crains de perdre la foi avant de mourir."

 

Meditations sur la Mort, p69.71, Ibn al Jawzy, Maktaba

copié de alhouda.forumactif.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة