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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:09
L'amour de la science

Alî ibn Abû Tâlib رضي الله عنهم disait :

 

«  La patience au niveau de la foi est semblable à la tête au niveau du corps, et il n’y a aucun bien dans un corps sans tête.

 

Il existe trois catégories de personnes : (1)

 

-le savant qui a une grande science et une grande pratique,

 

-la personne qui veut apprendre pour être sauvée

 

-et celle qui fait partie de la populace et de la tourbe, et qui suit toute personne qui croasse et qui suit chaque vent qui souffle ; elle ne s’éclaire pas avec la lumière de la science et elle ne se réfugie pas auprès d’un pilier solide.

 

La science est meilleure que l’argent, car la science te protège, alors que l’argent, c’est toi qui le protège.

 

La science augmente par la pratique, alors que l’argent diminue par les dépenses.

 

La science est un juge alors que l’argent se fait juger.

 

Les avantages de l’argent disparaissent avec sa disparition, alors que l’amour de la science est un acte avec lequel on se rapproche d’ALLAH.

 

Les thésauriseurs d’argent sont des personnes mortes parmi les vivants, alors que les savants sont toujours présents, leurs êtres sont absents mais leurs paraboles sont présentes dans les cœurs.

 

La science les a assaillis sous sa vraie forme, et ils ont trouvé souple ce que les opulents ont trouvé dur.

 

Ils sont à l’aise avec la chose pour laquelle les ignorants ressentent de la répulsion.

 

Ils ont vécu sur terre dans des corps dont les âmes étaient attachées aux êtres de l’au-delà, ah ! et ce, par désir ardent de les voir.

 

Certes, j’ai vu les compagnons de Mohammed (paix et bénédiction d'Allah sur lui), mais aujourd’hui, je ne vois rien qui leur ressemble.

 

Au petit matin, ils avaient les cheveux ébouriffés et ils étaient jaunes, ils avaient de la poussière sur eux et ils avaient des traces de larmes entre les yeux, ils passaient la nuit prosternées et debout, ils lisaient le Livre d’ALLAH, ils alternaient entre leurs fronts et leur pieds, et au matin, ils invoquaient ALLAH en se balançant comme se balance l’arbre un jour venteux, et leurs yeux coulaient de larmes au point de mouiller leurs vêtements ; par ALLAH ! c’est comme s’ils avaient passé la nuit inattentifs ».

 

(1) Ibn Al-Jawzî les a mentionnées dans Sifatu Safwa d’après Kamîl ibn Zayâd.

 

L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs - Page 89-90

copié de rappel01.fr

 

Imam Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم