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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 16:27
L’éducation des enfants et les bases de leur formation

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L’éducation islamique se base sur l’établissement de l’équilibre entre le côté spirituel et matériel

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu’Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

L’éducation islamique se base sur l’établissement de l’équilibre entre le côté spirituel et matériel, qui sont les deux réalités de l’existence humaine et sur lesquels la vie de l’homme s’organise.

 

L’homme ne doit pas être matérialiste au point de se croire éternel ni de s’adonner aux passions de la vie d’ici-bas ni à ses plaisirs.

 

Il doit plutôt considérer son propre monde spirituel qui est large et profond.

 

C’est dans ce sens que l’éducation islamique s’est distinguée des autres systèmes éducatifs, non seulement dans la préparation de l’homme à la vie de ce monde, mais aussi pour la vie éternelle dans l’au-delà.

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L’enfant est le centre du processus éducationnel

 

Puisque l’enfant est le centre du processus éducationnel, il est donc impératif que sa vie et son esprit soient bâtis selon la forme qui lui a été élaborée et avec les différentes connaissances et concepts qu’il reçoit et qui lui sont inculqués.

 

Cela, pour qu’il puisse maîtriser son esprit et ses idées afin qu’il n’ait de conception théorique dans la vie que celle qui lui est voulue utiliser dans ses observations et ses expériences, suivant ce qu’il a appris ou ce dont il s’est exercé et ce qu’on lui a enseigné.

 

Les fondements des traits de la personnalité de l’enfant se forgent durant la période de l’enfance ; c’est à dire une fois qu’il atteint l’âge de la raison.

 

Pour cela, il est un devoir vis-à-vis de son éducation de le former, l’adapter à la vie et le préparer à la mener ;

Son éducation physique consiste à le nourrir et à prendre soin de lui assurer la croissance physique ;

Son éducation spirituelle consiste à lui procurer ce qui purifie son âme et l’élève ;

Et son éducation intellectuelle s’effectue en lui pourvoyant toutes sortes de sciences et de connaissances, car un esprit sain dépend de l’éducation saine, et en l’habituant au bien et en lui interdisant le mal, conformément à la méthode et à l’éducation instituées par Allâh, parce que la droiture de l’enfant dépend de la salubrité de son esprit, et sa déviation dépend de la corruption de son esprit.

 

Et la salubrité et la corruption de son esprit dépendent de la manière dont il est orienté, particulièrement durant l’enfance et au cours de la période de la préparation de son éducation.

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Les fondements de l'éducation de l'enfant

 

Pour cela, sa préparation éducative repose sur des fondements dont l’éducation basée sur la foi et l’exercice à la connaissance de son Créateur viennent au premier lieu, car c’est cette foi qui l’incite à faire le bien, le détourne du mal, guide son comportement et le maîtrise.

 

En effet, la foi est étroitement liée aux actions ; pour cela, Allâh a fait des actions un véritable signe de la sincérité de la foi, et a blâmé ceux qui séparent les actions de la foi.

 

Il dit alors :

يَقُولُونَ بِأَفْوَاهِهِمْ مَا لَيْسَ فِي قُلُوبِهِمْ  - آل عمران: 167

 

Le sens du verset :

 

Ils disaient de leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs﴿ [Âl `Imrâne (La Famille d’Imrane) : 167]

 

Il dit aussi :

كَبُرَ مَقْتًا عِنْدَ اللهِ أَنْ تَقُولُوا مَا لاَ تَفْعَلُونَ - الصف: 3

Le sens du verset :

 

C’est une grande abomination auprès d’Allâh que de dire ce que vous ne faites pas﴿ [Es-Saf (Le Rang) : 3].

 

La véritable foi est celle d’où émane la bonne conduite, qui produit les bonnes actions et qui fait émerger une bonne moralité.

 

Le Noble Coran regorge de versets qui relient la foi aux bonnes œuvres. 

 

Et de ce fait, la mission de l’éducation est d’établir une relation étroite entre la foi et les actes, vu que les œuvres reflètent et manifestent la foi.

 

Par conséquent, la priorité des priorités dans la formation de l’enfant est de lui enseigner les sens de la croyance saine et ses sublimes objectifs, lui faire comprendre ses réalités et ce qu’elle lui apporte comme bon­heur éternel par un enseignement fait de savoir et de connaissance, pour réaliser ce qu’a dit Allâh  :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا - التحريم: 6

 

Le sens du verset :

 

Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un feu﴿ [Et-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

 

Ainsi, l’enfant est inclus dans le verset, puisqu’il est une partie de ses parents.

 

Ils doivent, alors, lui enseigner ce qui est licite et ce qui est illicite et le protéger des transgressions, des péchés et lui apprendre le reste des commandements.

 

Certains savants disaient :

 

«Il est de notre devoir d’enseigner à nos enfants et à nos siens la religion, le bien et tout ce qui est indispensable à la bonne éducation» [1].

 

Aussi, parmi les piliers de l’éducation et de la formation de l’enfant est de lui enseigner les normes du bien et du mal dans cette vie et lui apprendre ce qui lui faut entreprendre pour faire le bonheur de sa personne et ce qu’il faut délaisser pour lui éviter les malheurs.

 

Cela s’accomplit en dirigeant les dispositions naturelles de l’enfant à s’en remettre à Allâh , à le connaître, à mettre sa confiance en Lui et avoir de la sérénité envers Lui ; De façon à ce qu’il ne s’humilie que devant Allâh, qu’il ne craigne que Lui  et que son cœur ne s’attache qu’à Lui, car c’est en cela que réside le sentiment de fierté du musulman qui est en contact avec le Tout-Puissant, le Sage.

 

Sa personnalité se distingue par cette fierté religieuse requise, conformément à ce qu’a dit Allâh :

 

وَللهِ الْعِزَّةُ وَلِرَسُولِهِ وَلِلْمُؤْمِنِينَ - المنافقون: 8

 

Le sens du verset :

 

Or c’est à Allâh qu’est la puissance ainsi qu’à Son Messager et aux croyants﴿ [El-Mounâfiqoûne (Les Hypocrites) : 8].

 

Cette personnalité se singularise également par rapport à celles qui s’y opposent et qui sont marquées par l’abaissement, la soumission, la peur ou l’adulation à quiconque des créatures.

 

De là, il est un devoir de préserver et de garder la nature saine pour laquelle les fils d’Adam ont fait serment à Allâh.

 

Il a pris d’eux le pacte de l’adorer exclusivement et de ne lui attribuer aucun associé et Allâh se chargera d’assurer leurs subsistances.

 

Allâh a dit à ce sujet :

 

وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ. أَوْ تَقُولُوا إِنَّمَا أَشْرَكَ آبَاؤُنَا مِنْ قَبْلُ وَكُنَّا ذُرِّيَّةً مِنْ بَعْدِهِمْ أَفَتُهْلِكُنَا بِمَا فَعَلَ الْمُبْطِلُونَ - الأعراف: 172-173]

 

Traduction du sens :

 

Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : «Ne suis-Je pas votre Seigneur ?» Ils répondirent : «Mais si, nous en témoignons...» - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : «Vraiment, nous n’y avons pas fait attention»﴿ [El-A`râf : 172-173].

 

Allâh dit dans un hadith Qoudoussi (divin) :

 

«Moi, J’ai créé tous mes serviteurs Hounafâ' (sur la foi innée).

Puis après, les diables sont venus à eux et les ont détournés de leur religion ; Ils leur avaient interdit ce que Je leur avais permis, et ils leur avaient ordonné de M’attribuer des associés au sujet desquels Je n’ai fait descendre aucune révélation» [2].

 

Tout comme on doit pousser les énergies naturelles, comme les instincts et les inclinations pourvus à l’enfant par Allah, vers le bien et envers l’orientation pour laquelle il est créé, pour qu’il soit fier et élevé avec, et pour qu’il puisse éviter de s’attacher à ce monde vain et éphémère et se livrer aux plaisirs défendus ou de répondre à l’appel de Satan.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

«Satan détient une semence en fils d’Adam, l’ange en détient une autre.

Quant à celle de Satan, elle consiste à pousser au mal et à démentir la vérité.

Par contre, celle de l’ange consiste à pousser vers le bien et à croire à la vérité.

Celui qui trouve en lui cette dernière, qu’il sache qu’elle vient d’Allâh et qu’il loue Allâh, et celui qui trouve en lui l’autre semence, qu’il demande protection auprès d’Allâh de Satan le lapidé».

 

Puis il récita :

الشَّيْطَانُ يَعِدُكُمُ الْفَقْرَ وَيَأْمُرُكُمْ بِالْفَحْشَاءِ  - البقرة: 268

 

Traduction du sens du verset :

 

Le Diable vous fait craindre l’indigence et vous commande des actions honteuses﴿ [El-Baqara (La Vache) : 268] [3].

 

L’éducation est aussi un moyen de récupérer celui qui a dévié et de le diriger vers sa nature saine.

 

La mission de l’éducation et son bon accomplissement sont bien récompensés dans l’au-delà.

 

Allâh a dit :

وَأَمَّا مَنْ خَافَ مَقَامَ رَبِّهِ وَنَهَى النَّفْسَ عَنِ الْهَوَى. فَإِنَّ الْجَنَّةَ هِيَ الْمَأْوَى  - النازعات: 40-41

 

Le sens du verset :

 

Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge﴿ [En-Nâzi`ât (Les Anges qui Arrachent les Âmes) : 40-41].

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Quelques obligations vis-à-vis de l’éducation de l’enfant et les moyens à même de former sa personnalité

 

Aussi, parmi les devoirs à l’égard de l’enfant et les méthodes à appliquer pour former sa personnalité : donner le bon exemple à suivre, avec qui il peut se guider durant sa première période de croissance intellectuelle, psychologique et morale.

 

Cela, stimule ses connaissances et lui permet de recevoir le savoir à travers l’imitation.

 

Les parents viennent au premier degré des gens les plus rapprochés de l’enfant ; ils sont les deux éléments exemplaires pour lui.

 

En effet, les parents sont d’une grande influence sur leur enfant sur le plan de la foi et de la religion au point même de pouvoir le dévier de la pure nature sur laquelle Allâh l’a crée et sur ce qu’il doit connaître sur l’Islam et son amour envers lui.

 

Ainsi, ils sont la cause de sa bonté ou de sa corruption, de sa droiture ou de sa déviation, parce que l’enfant habituellement croit au comportement et à la conduite de ses parents.

 

De ce fait, si leur comportement envers lui est conforme à la charia, l’enfant s’en influence et tient à les imiter.

 

Ceci devient, par conséquent, l’un des facteurs de la formation des notions de sa personnalité islamique.

 

Le poète a dit :

 

ويَنْشَأُ نَاشِئُ الفِتْيَانِ مِنَّا * عَلَى مَا كَانَ عَوَّدَهُ أَبُوهُ

 

L’enfant d’entre nous grandit.

Sur ce que son père l’a habitué [4]

 

En effet, le bien est original chez le nouveau-né, le mal est adventif et sa disposition au bien est parfaite.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

«Nul enfant n’est né que suivant l’état de la nature primor diale (l’islam).

Ce sont ses parents qui le rendent juif, chrétien ou mage, tout à fait comme une chamelle met bas des chamelons avec un corps et des membres parfaits.

En avez-vous jamais vu, un chamelon sans oreilles ou sans nez ?».

 

Ensuite, Abou Hourayra  a dit : Lisez si vous voulez :

 

فِطْرَتَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لاَ تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللَّهِ - الروم: 30

 

Sens du verset :

 

…telle est la nature qu’Allâh a originellement donnée aux hommes, pas de changement à la création d’Allâh…﴿ [Er-Roûm (Les Romains) : 30] [5].

 

Ce hadith montre que les gens sont nés d’une nature pure et en pleine disposition au bien et à la bonté, conformément à la parfaite création d’Allâh et que la défectuosité vient des actes de l’homme.

 

Donc, il est obligatoire d’écarter de l’enfant ce qui le corrompra et ce qui désolera son caractère et sa nature, pour qu’il ne soit pas une proie à la déviation, à l’égarement et aux mauvaises mœurs.

 

De cela se manifeste l’ampleur de la responsabilité des parents s’ils manquent à l’enseignement des normes de la religion et de ses préceptes à leur enfant, faillissent à son éducation intellec tuelle et spirituelle, le livrent aux idées déviantes ou le laissent devenir une proie à une société où se propage les croyances juives, chrétiennes ou mazdéennes et d’autres doctrines impies et égarées.

 

L'enfant se déviera, alors, à cause du manquement des parents à l’éducation de leur enfant et le fait qu’ils se soient détournés de sa réforme et de son orientation. 

 

Ceci est sans doute l’un des facteurs qui entraînent la perdition de l’enfant, la corruption de ses moralités et la dépravation de sa personnalité.

 

Ainsi, l’enfant grandira comme un orphelin et vivra comme un vagabond, ce qui l’induira au danger de la corruption et de la criminalité.

 

Et qu’Allâh fasse miséricorde à celui qui a dit :


لَيْسَ اليَتِيمُ مَنِ انْتَهَى أَبَوَاهُ مِنْ * هَمِّ الحَيَاةِ وَخَلَّفَاهُ ذَلِيلاً
إِنَّ اليَتِيمَ هُوَ الَّذِي تَلْقَى لَهُ * أُمَّا تَخَلَّتْ أَوْ أَبًا مَشْغُولاً

 

L’orphelin n’est pas celui dont les parents

Ont quitté ce monde et l’ont laissé humilié

L’orphelin est, plutôt, celui qui a une mère qui l’a

Délaissé ou un père qui ne s’est pas préoccupé de lui [6]

 

En outre, ce qui rend l’enfant plus corrompu et menace son avenir de déviation est le fait que ses parents mènent une vie marquée par les pêchés et la dépravation et prennent la voie d’égarement et de dissolution morale.

 

Les parents [dans ce cas] n’ont pas cette disposition à l’éduquer et à le réformer, car ils ont, eux- mêmes, besoin de réformer leur comportement et leur conduite.

 

Ainsi, la déviation de leur enfant prendra de l’ampleur et il se mettra, par conséquent, à commettre davantage d’interdits et de crimes, comme l’adage le dit : « Quand est-ce que l’ombre se redresse si le bâton est courbé ?! ».

 

Et quel excellent homme celui qui a dit :


ولَيْسَ النَّبْتُ يَنْبُتُ فِي جِنَانٍ * كَمِثْلِ النَّبْتِ يَنْبُتُ فِي الفَلاَةِ
فَكَيْفَ نَظُنُّ بِالأَبْنَاءِ خَيْرًا * إِذَا نَشَئُوا بِحِضْنِ الجَاهِلاَتِ
وَهَلْ يُرْجَى لِأَطْفَالٍ كَمَالٌ * إِذَا ارْتَضَعُوا ثُدَيَّ النَّاقِصَاتِ

 

Une plante qui pousse dans un jardin verdoyant

N’est point pareille à celle poussant en un lieu vacant

Comment penser du bien, alors, des enfants

Qui ont grandi dans les bras des ignorantes

Comment espère-t-on la perfection des enfants

Qui sont allaités par des femmes déficientes [7]

 

Ceci rend les parents responsables devant Allâh, parce qu’ils ont contribué au changement de la nature de leur enfant, de son état originel vers la déviation et l’égarement.

 

Leur responsabilité se confirme par le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم : 

 

«Vous êtes tous respon sables et vous serez tous interrogés à propos de votre responsabilité.

Le gouvernant est responsable de ses sujets et il sera interrogé à propos d’eux ;

L’homme est responsable de sa famille et il sera interrogé à propos d’elle ;

Et la femme est responsable de ses enfants et de la demeure de son mari et elle en sera interrogée» [8]

 

Aussi, la responsabilité exige à ce que l’enfant soit entraîné par ses parents de manière à acquérir le savoir, en lui enseignant la récitation et la mémorisation du Coran, vu que celui-ci est le fondement de l’Islam et la référence de la religion.

 

Aussi, l’enfant doit être éduqué à apprendre quelques hadiths et invocations rapportés qui se disent dans les différentes occasions ; au sommeil, au réveil, à l’écoute de l’appel à la prière, au début et à la fin de chaque prise de repas, en sortant et en entrant à la maison [9], en éternuant, et bien d’autres.

 

Egalement, il est recommandé d’affermir la relation de l’enfant avec les notions islamiques qui vont dans le sens de la révélation comme l’expression de la sincérité Chahâda (Il n’y a pas de divinité qui est digne d’adoration mis à part Allâh) et les Beaux Noms (d’Allâh), ainsi que quelques signes de l’Islam pour qu’il s’y adapte et que son cœur s’attache à leurs sens et lui enseigner les prescriptions de l’Islam en fonction de son esprit.

 

Habituellement, après avoir atteint l’âge de sept ans, les parents peuvent inculquer à l’enfant les semences de la personnalité islamique et l’adapter aux valeurs de cette personnalité, conformément à ses aptitudes et selon ce qui lui convient, à savoir l’inculcation des fondements des bonnes moralités dans l’âme de leur enfant, tels que la piété, la véracité, la fraternité, la miséricorde, la patience, l'altruisme et le pardon.

 

Il doit être, également, éduqué de manière à respecter les gens et à observer leurs droits, tels que les droits des parents, des proches consanguins, du gouvernant, du voisin, de l’enseignant, des personnes âgées et des amis, tout en lui enseignant les bienséances à observer en public, telles que les bienséances à respecter dans les assemblées, les discussions, les félicitations, les condoléances, l’éternuement, le bâillement et lorsque l’on porte ses vêtements et ses chaussures.

 

On doit lui enseigner, aussi, les bienséances du salut, de la demande de permission, du fait de boire et de manger et lorsque l’on rend visite aux malades et autres.

 

D’autre part, on doit le mettre en garde contre le fléau du mensonge, des insultes, du vol, de l’effémination, de l’imitation des mécréants, de la déliquescence, de la dissolution morale, de la mixité dépravatrice, de la sodomie, de la fornication et des dommages qui découlent de ces fléaux.

 

Également, on doit le mettre en garde contre le phénomène du tabagisme, des boissons alcooliques, de la drogue et autres types de corruption répandus dans la société et l’avertir des conséquences des pêchés que l’on commet.

 

On doit lui choisir, aussi, la bonne compagnie, pour qu’il en tire les bonnes moralités, les bienséances sublimes et les bonnes habitudes, tout en l’empêchant – notamment à l’âge de distinction et de l’adolescence – de la mauvaise fréquentation et des mauvais amis pour lui éviter les mœurs et les habitudes corrompues.

 

Parmi les devoirs de l’éducation de l’enfant : être clément et gentil avec lui et se comporter avec souplesse et sans rudesse envers lui, notamment de la part des parents ou ceux qui prennent leur place, tels que le grand-père ou l’oncle, parce que la rudesse en éducation n’engendre que rudesse dans le comporte ment.

 

Dans un hadith authentifié rapporté par El-Barâ' Ibn `Âzib où il dit :

 

J’ai vu le Prophète صلى الله عليه وسلم portant sur son épaule El-Hassane, le fils de `Ali, et disant :

«Seigneur, je l’aime, aime-le aussi» [10].

 

En-Nawawi commenta ce hadith en disant : 

 

«Le hadith prouve qu’il convient d’être doux, clément et bienveillant envers les enfants» [11].

 

Aussi, l’enfant a besoin de quelque chose de concret de la part de ses parents pour qu’il puisse sentir l’amour, la tendresse et la compassion qu’ils lui vouent.

 

Ces sentiments peuvent se concrétiser en l’embrassant, en le portant, en le cajolant et en lui caressant la tête et le visage ou le prendre dans leurs bras.

 

Abou Hourayra  a dit : El-Aqra` Ibn Hâbis, ayant vu l’Envoyé d’Allâh صلى الله عليه وسلم embrasser El-Hassane Ibn `Ali, dit : 

 

«J’ai dix enfants et jamais je n’ai embrassé un seul d’entre eux !».

Le Prophète صلى الله عليه وسلم le regarda, puis lui dit :

«On ne fera pas miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde» [12].

 

Il est aussi rapporté dans un hadith authentique qu’un bédouin vint au Prophète d’Allâh  صلى الله عليه وسلم  et lui dit :

 

«Vous embrassez les enfants ! Nous ne le faisons pas».

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : «Il ne m’appartient pas de mettre la miséricorde dans ton cœur après qu’Allâh te l’ait ôtée» [13][14].

 

Ce qui confirme ce sens, c’est ce qu’El-Boukhâri a rapporté d’après Oussâma Ibn Zeyd رضي الله عنه qui dit :

 

«Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم  avait l’habitude de me prendre, me mettre sur l’une de ses cuisses et El-Hassane sur l’autre, puis nous embrassait et disait : «Ô Allâh ! Soit Miséricordieux envers eux, car je suis miséricordieux envers eux»» [15]

 

Et parmi les aspects qui manifestent le soin, la compassion et l’amour des parents à l’égard de l’enfant : le fait de lui faire des compliments et le remercier pour ses bonnes actions et pour l’accomplissement de ce qui lui est demandé, et en contrepartie l’avertir si, toutefois, il a mal agi ou a failli à accomplir son devoir.

 

Ensuite, lui enseigner les bonnes habitudes et manières qui lui manquent, tout comme le Prophète صلى الله عليه وسلم a montré cette méthode éducative dans le hadith de `Amr Ibn Abi Salama رضي الله عنه  qui a dit :

 

"J’étais (Pendant mon enfance) sous la tutelle de l’Envoyé d’Allâh.

Comme (en mangeant) je mettais la main dans le plat de tous les côtés, il m’a dit : «Garçon, commence en disant Bismil-Lêh (Au Nom d’Allâh), sers-toi de ta main droite et mange du côté qui est devant toi» [16].

 

D’une autre part, le traitement des enfants par leurs parents avec cet amour et affection exige d’être équitable envers eux et ne pas donner préférence aux garçons par rapport aux filles et léser la femelle dans son droit de protection, de considération et de bien faisance.

 

Ce genre de préférence est considéré parmi les habitudes d’El-Djâhilia (l’ère préislamique).

 

Ce qui est recommandé plutôt est de considérer équitablement les garçons et les filles, ainsi que les garçons entre eux ; En ne faisant pas des dons aux uns sans le faire aux autres, ou les filles entre elles ; Autant par l’affection, le traitement, l’amour, le don ou toutes autres considérations, vu ce qu’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم à El-Bachîr Ibn Sa`d, qui favorisa d’un cadeau l’un de ses enfants parmi d’autres : 

 

«As-tu donné à tous tes enfants la même chose que celui-ci ?». 

Il répondit négativement.

Il dit alors  : «Craignez Allâh et soyez juste envers vos enfants» 

 

D’une troisième part, le petit enfant peut se conduire d’une manière qui irritera ou embarrassera les parents, ce qui ne doit pas les rendre durs ou violents envers lui, vu son jeune âge et ses aptitudes intellectuelles qui ne se sont pas encore développées ; mais il doit être traité avec douceur.

 

En effet, il a été rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans un hadith authentique :

 

«Allâh est Doux et Il aime la douceur.

Il rétribue pour la douceur ce qu’Il ne rétribue pas pour la violence» [18].

 

Dans un autre récit :

 

«Quiconque est privé de la douceur est, en effet, privé de tout le bien» [19].

 

De ce fait, prendre en considération la méthode de la douceur et du pardon fait de la relation de l’enfant avec ses parents une relation d’amour qu’il ressent en lui-même et grâce à laquelle il s’incline toujours envers eux et écoute leurs conseils et leurs recom mandations.

 

Par contre, la violence exercée sur l’enfant durant son enfance engendre la violence de son caractère à l’âge adulte, et la rudesse subie par l’enfant dès son jeune âge fait sa rigidité envers ses parents une fois devenu adulte.

 

Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut absolument pas être sévère envers lui, mais au contraire il est permis de recourir à la sévérité, si toutefois la douceur, l’amadouement, les recommandations et les conseils ne marchent pas avec lui.

 

Cela se fait en lui montrant le mécon tentement, le renfrognement du visage, lui manifester l’insatisfaction de sa conduite, élever sa voix sur lui et s’abstenir de lui parler momentanément.

 

Ceux-là sont tous des aspects de sévérité, et cela peut arriver jusqu’à même le frapper une fois il aurait atteint l’âge de dix ans, mais légèrement.

 

Il est rapporté dans un hadith :

 

«Ordonner la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frapper-les pour elle à l’âge de dix ans et séparer les dans leur couche» [20].

 

Le traitement de l’enfant de cette façon a pour objectif de le sensibiliser, lui faire sentir sa mauvaise conduite ou sa négligence et le pousser à faire ce qui lui est demandé.

 

Cette graduation dans l’éducation du petit concerne son enfance.

 

Quant à l’adulte, sa réforme et son éducation diffèrent ; Si lapersuasion, l’admonition et l’orientation sont inutiles avec lui, les parents doivent recourir, alors, à son abandon, du moment qu’il persiste dans son égarement, sa déviation et sa dépravation.

 

En effet, Ibn `Omar  a abandonné son fils jusqu’à ce qu’il décéda, parce qu’il ne s’est pas conformé à un hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم que son père lui avait mentionné, dans lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit aux hommes d’empêcher les femmes de se rendre aux mosquées [21].

 

Ceci si le fils n’a pas atteint, par son égarement et sa déviation, le degré de mécréance et d’athéisme, car une fois qu’il aura dépassé, par sa déviation, ce stade, il sera obligatoire, vu le credo et la croyance, de l’abandonner, de se détourner de lui et de désavouer ses actions jusqu'à ce qu’il se repente et accepte la vérité.

 

Allâh a dit :

 

وَنَادَى نُوحٌ رَبَّهُ فَقَالَ رَبِّ إِنَّ ابْنِي مِنْ أَهْلِي وَإِنَّ وَعْدَكَ الْحَقُّ وَأَنْتَ أَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ. قَالَ يَا نُوحُ إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ أَهْلِكَ إِنَّهُ عَمَلٌ غَيْرُ صَالِحٍ فَلاَ تَسْأَلْنِ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنِّي أَعِظُكَ أَنْ تَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ  - هود: 45-46

 

Le sens du verset :

 

«Et Noé invoqua son Seigneur et dit : «Ô mon Seigneur, certes mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges. Il dit : «Ô Noé, il n’est pas de ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants» [Hoûd : 45-46].

 

Allâh a dit aussi :

 

وَإِذِ ابْتَلَى إِبْرَاهِيمَ رَبُّهُ بِكَلِمَاتٍ فَأَتَمَّهُنَّ قَالَ إِنِّي جَاعِلُكَ لِلنَّاسِ إِمَامًا قَالَ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي قَالَ لاَ يَنَالُ عَهْدِي الظَّالِمِينَ - البقرة: 124

 

Le sens du verset :

 

«[Et rappelle-toi] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : «Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens». - «Et parmi ma descendance?» demanda-t-il. - «Mon engagement, dit Allâh, ne s’applique pas aux injustes» [El-Baqara (La Vache) : 124].

 

Sachant que l’abandon du fils par ses parents a un impact important sur son comportement et sur la réforme de sa conduite, vu l’influence qu’ils ont sur lui.

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Les conséquences du manquement à l’éducation de l’enfant

 

Cependant, si les parents – ou les tuteurs de l’enfant – faillent dans leur devoir envers l’enfant ou négligent son éducation, l’enfant sera, par conséquent, enlevé de leurs mains pour être donné à une autre protection qui convient à son éducation.

 

De ce point de vue, Ibn El-Qayyim –رحمه الله- a dit :

 

«Notre cheikh (i.e. Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia) a dit : Si l’un des parents abandonne l’éducation de l’enfant et ce dont Allâh l’a commandé de faire, il est, alors, désobéissant et ne doit avoir aucune autorité sur lui.

Bien plus, tous ceux qui n’ont pas accompli leur responsabilité n’ont aucune autorité ou tutelle sur lui ; soit l’autorité est levée et remplacée par celle de quelqu’un d’autre qui accomplira ce devoir, ou charger une autre personne qui le fera avec lui parce que, ce qui est requis est l’obéissance à Allâh et Son Messager صلى الله عليه وسلم dans la mesure du possible, et ce droit n’est pas du même genre que celui de l’héritage qui est acquis par les liens du sang, le mariage ou par allégeance, et sans tenir compte de l’héritier ; pieux soit-il ou pervers.

Cependant, ce droit est du genre de la tutelle qui exige la capacité à accomplir le devoir, le connaître également et le faire dans la mesure du possible» [22]

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Conclusion : La formation des générations dépend de l’éducation des enfants et de leur bonne qualification

 

C’est là quelques aspects de l’éducation de l’enfant et sa bonne formation fondée sur la croyance islamique que le meilleur des humains  avait rapportée, pour que son éducation se complète suivant ses dispositions naturelles et les capacités psycho logiques qu’Allâh a placées en lui, conformément à la voie d’Allâh et à l’éducation qu’Il a instituée.

 

Cette éducation qui a fait des principes du Saint Coran le comportement du Prophète صلى الله عليه وسلم .

 

Ainsi, c’est sur l’éducation coranique que se forment des générations éduquées, sages et sincères, qui assument leurs responsa bilités, accomplissent leur devoir et oeuvrent à exploiter leur force dans le bien et la vertu et évitent le mal et l’immoralité ; des générations qui ont conscience qu’Allâh regarde ce qu’ils font, que ce soit secrètement ou ouvertement, qui œuvrent à réaliser la paix et la stabilité et à gagner les deux bonheurs : Celui de la vie d’ici-bas et celui de l’au-delà.

 

Allâh dit :

 

وَمَنْ يَأْتِهِ مُؤْمِنًا قَدْ عَمِلَ الصَّالِحَاتِ فَأُولَئِكَ لَهُمُ الدَّرَجَاتُ الْعُلَى. جَنَّاتُ عَدْنٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ جَزَاءُ مَنْ تَزَكَّى -  طه: 75-76

 

Traduction du sens :

 

Et quiconque vient auprès de Lui en croyant, après avoir fait de bonnes œuvres, voilà donc ceux qui auront les plus hauts rangs,les jardins du séjour (éternel), sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et voilà la récompense de ceux qui se purifient [de la mécréance et des péchés]﴿ [Tâha : 75-76].

 

Notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

[1] «Tafsîr El-Qortobi» (18/195-196).

[2] Rapporté par Mouslim dans le chapitre «la description du paradis, de ses délices et de ses habitants» (hadith 7386), par Ahmed (hadith 17947), du hadith de `Iyâdh Ibn Himâr El-Moudjâchi`i .

[3] Rapporté par Et-Tirmidhi dans le chapitre de «l’exégèse du Coran» (hadith 3256), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn Mess`oûd . El-Albâni l’a jugé authentifique dans «Sahîh Et-Tirmidhi» (hadith 2988), dans «El-Michkât» (hadith 74) (deuxième recension), dans «Hidâyat Er-Rouwât» (70), dans «Sahîh El-Mawârid» (38) et dans «En-Nassîha» (34).

[4] Tiré du recueil des poèmes de Abou El-`Alâ' El-Ma`ari dans son poème intitulé «Qad Ikhtala El-Anâm» (les humains se sont, certes, déstabilisés).

[5] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des «funérailles» (hadith 1358), par Mouslim dans le chapitre du «destin» (hadith 6926), Ahmed (hadith 7928) et par El-Beyhaqi (hadith 12499), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra .

[6] Tiré du recueil de poèmes de Ahmed Chawqi avec quelques modification dans le poème qu’il a prononcé à l’occasion d’une fête au cercle de l’Ecole Supérieur des Enseignants. Ce poème est intitulé : «El-`Ilm Wet-Ta`lîm Wa Wâdjib El-Mou`allim» (Le savoir, l’enseignement et le devoir de l’enseignant).

[7] Tiré du recueil des poèmes de Ma`roûf Er-Rassâfi avec quelques modifications. Ce poème est intitulé : «Et-Tarbiya Wel-Oummahâte» (L’éducation et les mères).

[8] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « jugements » (hadith 7138), par Mouslim dans le chapitre de la «gouvernance» (hadith 4828), par Abou Dâwoûd dans le chapitre «El-Kharâdj» (le tribut) (hadith 2930) et par Et-Tirmidhi dans le chapitre du «djihad» (hadith 1806), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn `Omar .

[9] Quant au hadith : «Lorsqu’un homme rentre chez lui, qu’il dise : Seigneur, je Te demande de m’accorder le bien de la rentrée et le bien de la sortie, Au nom d’Allâh, nous sommes rentrés et au nom d’Allâh nous sommes sortis. A Allâh, notre Seigneur, nous nous en remettons. Puis, qu’il adresse une salutation à sa famille», sa chaîne de narration est inauthentique. Ibn Hadjar l’a considéré, dans son œuvre «Netê'idj El-Afkâr» (1/172), comme Gharîb (étrange). El-Albâni l’a considéré comme Dha`îf (faible) dans «Ed-Da`îfa» (hadith 5832) et «El-Kalim Et-Tayyib» (62). Mais il est rapporté par Mouslim (hadith 5381) dans le chapitre des «boissons», d’après le hadith rapporté par Djâbir Ibn `Abd Allâh, qui a entendu le Prophète صلى الله عليه وسلم dire :

«Quand l’homme entre dans sa maison et prononce le nom d’Allah à son entrée et au début de son repas, Satan dit à ses compagnons :

«Vous n’avez dans cette maison ni un lieu où passer la nuit, ni de quoi dîner».

Et quand il entre sans prononcer le nom d’Allâh, Satan leur dit : «Vous êtes arrivés au lieu où vous pouvez passer la nuit».

Quand il ne prononce pas le nom d’Allah au début de son manger, Satan leur dit : «Vous voilà arrivés au lieu où vous avez pour cette nuit le gîte et le couvert».

[10] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des «vertus des Compagnons» (hadith 3749), par Mouslim dans le chapitre des «vertus des Compagnons» (hadith 6411), par Et-Tirmidhi dans le chapitre des «vertus» (hadith 4152), par Ahmed (hadith19084) et par El-Beyhaqi (hadith 21602), d’après le hadith d’El-Barâ' Ibn `Âzib .

[11] Voir : «Charh Sahîh Mouslim» d’En-Nawawi (15/194).

[12] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 5997), par Mouslim dans le chapitre des «vertus» (hadith 6170), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de la «bienséance» (hadith 5220), par Et-Tirmidhi dans le chapitre «le bien et le lien» (hadith 2035), par Ahmed (hadith 7491) et par El-Houmaydi dans son «Mousnad» (hadith 1155), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra .

[13] L’expression : «Il ne m’appartient pas» veut dire que : «Je ne peux mettre la miséricorde dans ton cœur après Allah te l’ai otée». Voir «Feth El-Bâri» d’Ibn Hadjar (10/430).

[14] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 5998), d’après le hadith rapporté par Aïcha.

[15] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 6003) et par Ahmed (hadith 22491), d’après le hadith rapporté par Oussâma Ibn Zeyd .

[16] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « aliments » (hadith 5376), par Mouslim dans le chapitre des «boissons» (hadith 5388), par Abou Dâwoûd dans le chapitre des «aliments» (hadith 3779), par Et-Tirmidhi dans le chapitre des «aliments» (hadith 1976), par Ibn Mâdjah dans le chapitre des «aliments» (hadith 3391) et par Ahmed (hadith 16769), d’après le hadith rapporté par `Amr Ibn Abi Salama .

[17] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des «dons» (hadith 2587) et par El-Beyhaqi dans le chapitre des «dons» (hadith 21351), d’après le hadith rapporté par En-Nou`mâne Ibn Bachîr .

[18] Rapporté par Mouslim dans le chapitre «le bien, le lien et les bienséances» (hadith 6766) et par El-Beyhaqi dans le chapitre des «témoignages» (hadith 21317), d’après le hadith rapporté par Aïcha .

[19] Rapporté par Mouslim dans le chapitre «le bien, le lien et les bienséances» (hadith 6763), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 4811), par Ibn Mâdjah dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 3818) et par Ahmed (hadith 19771), d’après le hadith rapporté par Djarîr Ibn `Abd Allâh .

[20] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre de «la prière» (hadiths 495 et 6854), par Ed-Dâraqotni (hadith 899) et par El-Beyhaqi (hadith 3358), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn `Amr. Ce hadith a été authentifié par Ibn El-Moulaqqine dans «El-Badr El-Mounîr» (3/283) et par El-Albâni dans «Irwâ' El-Ghalîl» (hadith 247) et l’a jugé Hassane (bon) dans «Sahîh El-Djâmi`» (hadith 5868).

[21] Rapporté par Ahmed dans son «Mousnad» (2/36) par l’intermédiaire de Moudjâhid d’après `Abd Allaâh Ibn `Omar . Ce hadith a été jugé authentique par El-Albâni dans «Ghâyat El-Marâm» (hadith 234).

[22] Voir : «Zâd El-Ma`âd» (5/475) d’Ibn El-Qayyim.

 

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تربية الأولاد وأسس تأهيلهم
قيام التربية الإسلامية على تحقيق التوازن بين الجانب الروحي والمادي
الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فالتربية الإسلامية تقوم على تحقيق التوازن بين الجانب الروحي والمادي، لكونها مبنية على الواقعين للإنسان، وتنظيم حياته على أساسهما، فليس الإنسان ماديًّا إلى درجة الخلود في الأرض، والانغماس في الحياة السافلة، والركون إلى الملذَّات، بل له عالمه الروحي الواسع المتعمِّق في كيانه، ومن هذا الجانب تميَّزت التربية الإسلامية عن النُّظُم التربوية الأخرى في إعْدَادِها للإنسان لا للحياة الدنيا فحسب، بل للحياة الأبدية في الآخرة أيضًا
• الولد محور العملية التربوية
ولَمَّا كان الوَلَدُ هو مِحْوَرُ العملية التربوية كان لِزَامًا أن تَتَشَكَّلَ حياتُه وذهنُه بالقالب الذي وُضِعَ له، وبمختلف المعارف والمفاهيم التي يُلَقَّنُها ويُزَوَّدُ بها، بحيث يُسيطر على ذهنه وأفكاره، فلا يجد في الحياة تصويرًا نظريًّا غير التصوير الذي أريد له استعماله في ملاحظاته وتجاربه، بناءً على ما يلقَّنه أو يمرَّن عليه أو يُلْقَى إليه
ومعالِم شخصية الوَلَدِ تتكوَّن أصولُها وهو في دور الصِّغَر، أي من بلوغه سِنَّ التمييز، لذلك كان واجبُ التربية تأهيلَه وتكييفَه وإعدادَه لمواجهة الحياة، وتَتِمُّ تَنْشِئَتُه ماديًّا بتغذيته ورعايته جسميًّا، وتنشئتُه روحيًّا بتزويده بما يزكِّي نفسَه ويَسْمُو بها، وتنشئتُه عقليًّا بتزويده بمختلف ضروب العلوم وأنواع المعارف، إذ لا يسلم العقل إلاَّ بسلامة التنشئة، وتعويد الولد على الخير ونهيه عن الشرِّ وَفْقَ منهج الله وتربيته، فاستقامة الولد مَنُوطَةٌ بسلامة عقله، وانحرافه مَنوطٌ بفساد عقله، وصِحَّة العقل وفساده يرتبطان بصفة توجيهه، وخاصَّة في حال الصغر ومرحلة الإعداد
أسس تربية الولد
لذلك يرتكز إعداد الولد تربويًّا على أُسُسٍ يأتي في طليعتها تربيته عَقَدِيًّا، وتدريبه على معرفة خالقه، والإيمان به، فإنَّ هذا الإيمان هو الدافع له للخير والصارف له عن الشرِّ، فهو الموجِّهُ للسلوك والضابطُ له، وارتباطه وثيق الصلة بالأعمال؛ ذلك لأنَّ الله تعالى جعل العمل مِعْيَارًا حقيقيًّا لصِدق الإيمان، وذمَّ الذين يُجرِّدون العمل عن الإيمان، فقال تعالى: ﴿يَقُولُونَ بِأَفْوَاهِهِمْ مَا لَيْسَ فِي قُلُوبِهِمْ﴾ [آل عمران: ١٦٧]، وقال عزَّ وجلَّ: ﴿كَبُرَ مَقْتًا عِنْدَ اللَّهِ أَنْ تَقُولُوا مَا لاَ تَفْعَلُونَ﴾ [الصف: ٣]، فالإيمان الحقُّ هو الذي يصدر عنه السلوك، وينبع منه العمل الصالح، ويخرج منه الخُلُق الكريم، والقرآن الكريم مليء بالآيات التي تقرن الإيمان بالعمل الصالح، فكان من مهمة التربية الربط بين العقيدة والعمل بالنظر إلى كون العمل يعكس الإيمان ويُظهره، فأولى الأولويات في إعداد الولد -إذن- تعليمه معاني العقيدة الصحيحة، ومقاصدها السامية، وإفهامه لحقائقها، وما تحمله من السعادة الأبدية له، إفهام علمٍ وإدراكٍ، تحقيقًا لقوله تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا﴾ [التحريم: ٦]، ويدخل الولد في الآية لأنه بِضْعٌ من والدَيْه، فيعلِّمه الحلال والحرام ويجنِّبه المعاصي والآثام، وغير ذلك من الأحكام، قال بعض أهل العلم: «فعلينا تعليم أولادنا وأهلينا الدِّين والخير وما لا يُستغنى عنه من الأدب»(١).
ومن أُسُس تربية الولد وتأهيله: تعليمه ما في الحياة المعاشة من معاني الخير والشر، وما يلزمه من استعدادٍ فيها بالعمل بما يُسْعِدُ النفس، وترك ما تَشْقَى به، وذلك بتوجيه استعداده الفطري بالالتجاء إلى الله، ومعرفته، والركون إليه، والاطمئنان عند ذِكره، فلا يذلّ إلاَّ لله، ولا يخاف إلاَّ منه، ولا يتعلَّق قلبُه إلاَّ به؛ فإنَّ في ذلك شعورًا بعزَّة المسلم؛ لأنَّه مَوْصُولٌ بالقويِّ العزيز، وتتميَّز شخصيتُه بهذه العِزَّة الدينية المطلوبة، لقوله تعالى: ﴿وَلِلَّهِ الْعِزَّةُ وَلِرَسُولِهِ وَلِلْمُؤْمِنِينَ﴾ [المنافقون: ٨]، وتتمرَّد عن أضدادها من ذلٍّ أو خُنُوعٍ، أو خوف، أو تَمَلُّقٍ لأيِّ مخلوق، ومن ثَمَّ وجب المحافظة على الفطرة السليمة التي عاهد الله تعالى عليها بني آدم فأخذ منهم الميثاق أن يعبدوه ولا يشركوا به شيئًا، وتكفَّل لهم بالأرزاق، قال تعالى: ﴿وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ. أَوْ تَقُولُوا إِنَّمَا أَشْرَكَ آبَاؤُنَا مِنْ قَبْلُ وَكُنَّا ذُرِّيَّةً مِنْ بَعْدِهِمْ أَفَتُهْلِكُنَا بِمَا فَعَلَ الْمُبْطِلُونَ﴾ [الأعراف: ١٧٢-١٧٣]، ويقول الله عزَّ وجلَّ في حديث قدسي: «إِنِّي خَلَقْتُ عِبَادِي حُنَفَاءَ كُلَّهُمْ، وَإِنَّهُمْ أَتَتْهُمُ الشَّيَاطِينُ فَاجْتَالَتْهُمْ عَنْ دِينِهِمْ، وَحَرَّمَتْ عَلَيْهِمْ مَا أَحْلَلْتُ لَهُمْ، وَأَمَرَتْهُمْ أَنْ يُشْرِكُوا بِي مَا لَمْ أُنْزِلْ بِهِ سُلْطَانًا»(٢)، كما ينبغي دفع الطاقات الطبيعية التي أودعها الله في الولد من غرائزَ ومُيُولٍ إلى الخير وإلى وجهتها التي خُلقت من أجلها لِيَسْمُو بها ويعتزَّ، ويتجنَّب بها الخلود في الأرض، والركون إلى الشهوات، والاستجابة للشيطان، قال صلّى الله عليه وسلّم: «إِنَّ لِلشَّيْطَانِ لَمَّةً بِابْنِ آدَمَ وَلِلْمَلَكِ لَمَّةً، فَأَمَّا لَمَّةُ الشَّيْطَانِ: فَإِيعَادٌ بِالشَّرِّ، وَتَكْذِيبٌ بِالحَقِّ، وَأَمَّا لَمَّةُ المَلَكِ: فَإِيعَادٌ بِالخَيْرِ، وَتَصْدِيقٌ بِالحَقِّ، فَمَنْ وَجَدَ ذَلِكَ فَلْيَعْلَمْ أَنَّهُ مِنَ اللهِ، فَلْيَحْمَدِ اللهَ، وَمَنْ وَجَدَ الأُخْرَى فَلْيَتَعَوَّذْ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ، ثُمَّ قَرَأَ: ﴿الشَّيْطَانُ يَعِدُكُمُ الْفَقْرَ وَيَأْمُرُكُمْ بِالْفَحْشَاءِ﴾ [البقرة: ٢٦٨]»(٣)، والتربية وسيلةُ إرجاع المنحرف إلى فطرته السليمة وتوجيهه إليها، وعلى مهمَّة التربية والقيام بواجبها يترتَّب الجزاء الأخروي، قال تعالى

﴿وَأَمَّا مَنْ خَافَ مَقَامَ رَبِّهِ وَنَهَى النَّفْسَ عَنِ الْهَوَى. فَإِنَّ الْجَنَّةَ هِيَ الْمَأْوَى﴾ [النازعات: ٤٠-٤١]
من واجبات تأهيل الولد وأساليب تكوين شخصيته
ومن واجبات تأهيل الولد وأساليب تكوين شخصيته: القدوة الحسنة، والأسوة الصالحة، التي يقتدي بها في مراحله الأولى من نموه العقلي والنفسي والأخلاقي، حيث تصقل معارفه، ويتلقى علمه عن طريق التقليد والاتباع، ويأتي في الدرجة الأولى أقرب الناس إليه أبواه، فهما عنصرَا قدوته ومُثُلِه، فللأبوين تأثير عظيم على ولدهما في أمور العقيدة والدين، حتى يصل تأثيرهما فيه إلى تحويله عن الفطرة التي خلقه الله عليها، وما يستلزمه من معرفة الإسلام ومحبته، فهما سبب صلاحه أو فساده، واستقامته أو اعوجاجه؛ لأنَّ الولد يعتقد عادة بوالديه في سلوكه وتصرفاته، فإن كان سلوكهما معه على الطريق الشرعي تأثَّر الولد بهما، وقلَّدهما فيما هما عليه، وكان ذلك من عوامل تكوين معاني شخصيته الإسلامية
قال الشاعر
ويَنْشَأُ نَاشِئُ الفِتْيَانِ مِنَّا * عَلَى مَا كَانَ عَوَّدَهُ أَبُوهُ
إذ الخير في المولود أصيل، والشرُّ فيه عارض، واستعداده للخير كامل، قال صلّى الله عليه وسلّم: «مَا مِنْ مَوْلُودٍ إِلاَّ يُولَدُ عَلَى الفِطْرَةِ فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ وَيُنَصِّرَانِهِ وَيُمَجِّسَانِهِ كَمَا تُنْتَجُ البَهِيمَةُ بَهِيمَةً جَمْعَاءَ هَلْ تُحِسُّونَ فِيهَا مِنْ جَدْعَاءَ». ثمَّ يقول أبو هريرة: وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ ﴿فِطْرَتَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لاَ تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللهِ﴾ الآيَةَ [الروم:٣٠](٥)، وفي الحديث بيان أنَّ الناس يولدون على الفطرة وعلى الاستعداد الكامل للخير والصلاح، فكان تقريرًا لخلق الله الكامل، وأنَّ النقص إنَّما يأتي من فعل الإنسان، فالواجب إبعاد ما يفسد نفسية الطفل، ويخرب عقليته وفطرته؛ لئلاَّ يكون ضحيَّة تأثُّر بانحراف وضلال وسوء أخلاق، ومن هذا المرمى يتجلّى عظم مسئولية الأبوين إذا أخلاَّ في تعليم ولدهما معاني الإسلام وأحكامه، وقَصَّرَا في تربيتِه عقليًّا وروحيًّا، وتركاه تحت وطأة الأفكار المنحرفة، أو فريسةً لمجتمعٍ تشيع فيه العقائد اليهوديةِ أو النصرانية أو المجوسيةِ وغيرها من عقائد الكفر والضلال فينحرف نتيجة تخلِّي الأبوين عن تربية ولدهما وانشغالهما عن توجيهه وإصلاحه، وهو بلا شكٍّ من أكبر العوامل المؤدِّية إلى ضياع الولد وفساد خُلُقه وانحلال شخصيته، فينشأ الولد نشأةَ اليتيم، ويعيش عيشةَ المشرَّد، الأمر الذي يفضي به إلى خطر الفساد والإجرام
ورحم الله من قال
لَيْسَ اليَتِيمُ مَنِ انْتَهَى أَبَوَاهُ مِنْ * هَمِّ الحَيَاةِ وَخَلَّفَاهُ ذَلِيلاً
إِنَّ اليَتِيمَ هُوَ الَّذِي تَلْقَى لَهُ * أُمَّا تَخَلَّتْ أَوْ أَبًا مَشْغُولاً

ويزداد الولد سوءًا، وعاقبته مهدَّدة بالانحراف عن الجادَّة إذا كان والداه يعيشان حياة الإثم والإباحة، ويسلكان سبيل الغواية والانحلال، فهما يفتقران في ذاتهما إلى استعدادٍ لتربيته وإصلاحه لحاجتهما إلى إصلاح سلوكهما وسيرتهما، وينمو بذلك انحراف ولدهما ويتدرَّج بالتبع في الحرام والإجرام، وكما قيل: «ومتى يستقيم الظل والعود أعوج ؟!»
ولله دَرُّ من قال
ولَيْسَ النَّبْتُ يَنْبُتُ فِي جِنَانٍ * كَمِثْلِ النَّبْتِ يَنْبُتُ فِي الفَلاَةِ
فَكَيْفَ نَظُنُّ بِالأَبْنَاءِ خَيْرًا * إِذَا نَشَئُوا بِحِضْنِ الجَاهِلاَتِ
وَهَلْ يُرْجَى لِأَطْفَالٍ كَمَالٌ * إِذَا ارْتَضَعُوا ثُدَيَّ النَّاقِصَاتِ

الأمر الذي يجعلهما مسؤولَيْن أمام الله تعالى؛ لأنَّهما أسهما في تحويل ولدهما من مقتضى فطرته إلى دين الانحراف والضلال، وتتأكَّد مسؤوليتهما بقوله صلّى الله عليه وسلّم: «أَلاَ كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، فَالإِمَامُ الَّذِي عَلَى النَّاسِ رَاعٍ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى أَهْلِ بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ وَهِىَ مَسْئُولَةٌ عَنْهُمْ...»(٨) الحديث
ومن منطلق مسئولية الأبوين فإنَّها تتطلَّب تدريب الولد علميًّا، بتعليمه القرآن الكريم: قراءةً وحفظًا، لكونه أصلَ الإسلام ومرجعَ الدِّين، كما يُربَّى الولد على حفظ بعض الأحاديث، والأدعية المأثورة التي تقال في مناسبات متعدَّدة عند النوم، والاستيقاظ منه، وعند سماع الأذان، وعند البدء بتناول الطعام، وعند الفراغ منه، وعند الخروج من البيت، وعند دخوله(٩)، وعند العطاس، ونحو ذلك، كما يستحسن توثيق صِلة الولد بالألفاظ الإسلامية ذات المعاني الشرعية ككلمة الإخلاص، والأسماء الحسنى، وبعض شعائر الإسلام ليتدرب عليها، ويعلِّق قلبَه بمعانيها، ويُعلَّمَ فرائض الإسلام بقدر ما يناسب عقله، وعادة يمكن البدء -بعد بلوغ الولد سن سبع سنوات- بغرس بذور الشخصية الإسلامية فيه وترويضه -بحسب اتساع مدارك الولد- على معاني هذه الشخصية بما يلائمه
فمن ذلك زرع الأبوين الأصول الخُلُقية في نفس ولدهما كالتقوى والصدق والأخوة، والرحمة والصبر والإيثار والعفو، وإعداده على احترام الناس ومراعاة حقوقهم: كحقِّ الوالدين والأرحام والإمام والجار والمعلِّم والكبير والصاحب، مع بيانٍ للآداب العامة التي يلتزم بها الولد، مثل أدب المجلس والحديث، والتهنئة والتعزية، والعطاس والتثاؤب، واللباس والتنعُّل، والسلام والاستئذان، والطعام والشراب، وعيادة المريض، ونحو ذلك
وبالمقابل ينبغي تحذيره من ظاهرة الكذب والسِّباب، والشتائم والسرقة، والتخنُّث والتشبه بالكفار، والميوعة والانحلال، والاختلاط الآثم، واللواط والزنى، والأضرار الناجمة عنها جميعًا، وتحذيره -أيضًا- من ظاهرة التدخين والمسكرات والمخدرات، وغيرها من أنواع الفساد المتفشِّية في المجتمع، وتخويفه من عواقب اقتراف المحارم وركوبها
واختيار الرفقة الصالحة له ليكتسب منها الخُلُق الحسن، والأدب الرفيع، والعادة الفاضلة مع مراقبته -خاصة في سِنِّ التمييز والمراهقة- من الخلطة الفاسدة ورفاق السوء، ومصاحبة الأشرار لئلاَّ يكتسب منهم أقبح الأخلاق وأحطِّ العادات
ومن واجبات تربية الولد: الرِّفق به، وملاطفته، ومعاملته باللِّين من غير شِدَّة، لا سِيَّما من الوالدين أو من يقوم مقامهما كالجَدِّ والعمِّ؛ لأنَّ الشِّدة في التربية لا تولِّد إلاَّ شِدَّةً في السلوك، وقد صَحَّ عن البراء بن عازب رضي الله عنه أنَّه قال: رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلّى الله عليه وسلّم وَالحَسَنُ عَلَى عَاتِقِهِ يَقُولُ: «اللَّهُمَّ إِنِّي أُحِبُّهُ فَأَحِبَّهُ»(١٠
قال النووي: «وفيه ملاطفة الصبيان ورحمتهم، ومماستهم»(١١)، والولد يحتاج من والديه أمرًا محسوسًا حتى يشعر بما يجول في قلبيهما من محبَّةٍ وعَطْفٍ ورحمةٍ، وقد يتجسَّد ذلك الإحساس في تقبيله، وحمله، ومداعبته، أو المسح على رأسه، أو وجهه، أو وضعه على أحضانهما، فعن أبي هريرة رضي الله عنه أَنَّه صلّى الله عليه وسلّم قَبَّلَ الحَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ -وَعِنْدَهُ الأَقْرَعُ ابْنُ حَابِسٍ التَّمِيمِيُّ جَالِسًا- فَقَالَ الأَقْرَعُ: إِنَّ لِي عَشَرَةً مِنَ الوَلَدِ مَا قَبَّلْتُ مِنْهُمْ أَحَدًا، فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم ثُمَّ قَالَ: «مَنْ لاَ يَرْحَمُ لاَ يُرْحَمُ»(١٢)، وقد صَحَّ -أيضًا- أَنَّه جاء أعرابي إلى النبيِّ صلّى الله عليه وسلّم فقال: تُقَبِّلُونَ الصِّبْيَانَ فَمَا نُقَبِّلُهُمْ، فَقَالَ النَّبي صلّى الله عليه وسلّم: «أَوَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ نَزَعَ اللهُ مِنْ قَلْبِكَ الرَّحْمَةَ(١٣)»(١٤)، وتقريرًا لهذا المعنى فقد روى البخاري عن أسامة بن زيد رضي الله عنهما قال: «كَانَ رَسُولُ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم يَأْخُذُنِي فَيُقْعِدُنِي عَلَى فَخِذِهِ، وَيُقْعِدُ الحَسَنَ عَلَى فَخِذِهِ الأُخْرَى، ثُمَّ يَضُمُّهُمَا ثُمَّ يَقُولُ: «اللَّهُمَّ ارْحَمْهُمَا فَإِنِّي أَرْحَمُهُمَا»» (١٥
ومن مظاهر الإحساس للولد بما في قلبي والديه من عناية وشفقةٍ ومحبَّةٍ: مدحه والثناء عليه إذا أحسن وقام بالمطلوب، وبالمقابل تنبيهه إذا أساء أو أخطأ في أداء المطلوب، ثمَّ يعلمه العادة الصالحة والصفة الحسنة التي يفتقدها، وقد بيَّن النبي صلّى الله عليه وسلّم هذا الأسلوب التربوي في حديث عمرو ابن أبي سلمة رضي الله عنهما قال: كُنْتُ غُلاَمًا فِي حِجْرِ رَسُولِ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم وَكَانَتْ يَدِي تَطِيشُ فِي الصَّحْفَةِ فَقَالَ لِي رَسُولُ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم: «يَا غُلاَمُ سَمِّ اللهَ، وَكُلْ بِيَمِينِكَ وَكُلْ مِمَّا يَلِيكَ»(١٦)، ومن جهة أخرى، فإنَّ معاملة الوالدين لأولادهما بمحبةٍ ورحمةٍ تقتضي وجوبَ العدل بينهم، وعدمَ إيثار الأبناء على البنات، وبخس الأنثى حقِّها في الرعاية والاهتمام والبِرِّ، فمثل هذا التفضيل معدودٌ من عادات الجاهلية، إذ المطلوب عدم التفريق بين الذكور والإناث، ولا بين الذكور أنفسهم، أو تخصيص بعضهم، ولا بين الإناث، سواء في العطف أو المعاملة أو المحبة أو العطية أو غيرها، لقوله صلّى الله عليه وسلّم للبشير ابن سعد رضي الله عنه في شأن تخصيصه للعطية لأحد أبنائه: «أَعْطَيْتَ سَائِرَ وَلَدِكَ مِثْلَ هَذَا ؟ قَالَ: لاَ، قَالَ: فَاتَّقُوا اللهَ، وَاعْدِلُوا بَيْنَ أَوْلاَدِكُمْ»(١٧
ومن جهة ثالثة، فإنَّه قد يصدر عن الصغير عمل يغضب والديه، أو يزعجهما فلا يجوز التشديد عليه، ولا تعنيفه ومجافاته لصغره ولعدم اكتمال قدرته العقلية، بل يعامل بالرِّفق، فقد صحَّ عن النبي صلّى الله عليه وسلّم أنَّه قال: «إِنَّ اللهَ رَفِيقٌ يُحِبُّ الرِّفْقَ، وَيُعْطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لاَ يُعْطِي عَلَى العُنْفِ»(١٨)، وفي رواية: «مَنْ يُحْرَمِ الرِّفْقَ يُحْرَمِ الخَيْرَ كُلَّهُ»(١٩)، فالأخذ بأسلوب الرِّفق والمسامحة يجعل علاقةَ الولد بوالديه علاقةَ محبٍة، يشعر بها ويميل إليهما بسببها، ويسمع النصح والتوجيه، أمَّا العنف في الصغر فمدعاة للعنف في الكِبَر، والقسوة على الولد في الصغر تحمله على جفاء والديه في الكبر، وليس معنى هذا ترك التشديد عليه مطلقًا، وإنَّما يجوز أخذه بالشِّدة إذا لم ينفع الرِّفق والملاطفة والنصح والتوجيه، ويكون بإظهار الغضب، والعبوسِ في وجهه، وعدم الرِّضا على تصرُّفاته، ورفعِ الصوت عليه، والصدودِ عنه، وهجرهِ، تلك هي مظاهر التشديد، وقد تصل إلى ضربه ضربًا غير مُبَرِّحٍ إذا بلغ عشر سنين، وقد جاء في الحديث: «مُرُوا أَوْلاَدَكُمْ بِالصَّلاَةِ -وَهُمْ أَبْنَاءُ سَبْعِ سِنِينَ- وَاضْرِبُوهُمْ عَلَيْهَا -وَهُمْ أَبْنَاءُ عَشْرِ سِنِينَ- وَفَرِّقُوا بَيْنَهُمْ فِي المَضَاجِعِ»(٢٠)، ومعاملة الولد بهذه الصفة لتحسيسه بسوء أفعاله، أو لتقصيره في القيام بما هو مطلوب منه
هذا التدرج في التأديب مع الصغير في سِنِّ الطفولة، أمَّا الكبير فيختلف طريق إصلاحه وتأديبه، فإن كان أسلوب الإقناع والوعظ والإرشاد لا يجدي معه نفعًا لجأ الوالدان معه إلى الهجر ما دام بقي مُصِرًّا على غَيِّهِ وانحرافه وفجوره، فقد هجر ابن عمر رضي الله عنهما ابنًا له إلى أن مات لعدم انقياده لحديث ذكره له عن رسول الله صلّى الله عليه وسلّم، نهى فيه الرجال أن يمنعوا النساءَ من الذهاب إلى المساجد(٢١
وهذا إذا لم يبلغ في ظلمه وغَيِّه حدَّ الكفر والإلحاد، فإن تجاوز بانحرافه هذه الدرجة فإنَّ من مستلزمات العقيدة والإيمان هجرانه والإعراض عنه والتبرُّؤُ من عمله إلى أن يتوبَ ويرجع إلى الحقِّ، قال تعالى: ﴿وَنَادَى نُوحٌ رَبَّهُ فَقَالَ رَبِّ إِنَّ ابْنِي مِنْ أَهْلِي وَإِنَّ وَعْدَكَ الْحَقُّ وَأَنْتَ أَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ. قَالَ يَا نُوحُ إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ أَهْلِكَ إِنَّهُ عَمَلٌ غَيْرُ صَالِحٍ فَلاَ تَسْأَلْنِ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنِّي أَعِظُكَ أَنْ تَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ﴾ [هود: ٤٥-٤٦]، وقال تعالى: ﴿وَإِذِ ابْتَلَى إِبْرَاهِيمَ رَبُّهُ بِكَلِمَاتٍ فَأَتَمَّهُنَّ قَالَ إِنِّي جَاعِلُكَ لِلنَّاسِ إِمَامًا قَالَ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي قَالَ لاَ يَنَالُ عَهْدِي الظَّالِمِينَ﴾ [البقرة: ١٢٤]، علمًا أنَّ هجر الوالدين لولدهما له تأثيرٌ بالغٌ على سلوكه وقوام سيرته لنفوذهما عليه
آثار الإخلال بتربية الولد
هذا، ويترتَّب على الوالدين، أو من في كفالته الولد، حالَ الإخلال بواجبهما اتجاه ولدهما، أو التقصير في تعليمه، نزع الولد من يدهما، ليتمَّ تسليمه إلى رعاية أُخرى مناسبةٍ لتعليمه، وضِمن هذا المنظور يقول ابن القيم رحمه الله: «قال شيخنا -أي شيخ الإسلام ابن تيمية- وإذا ترك أحد الأبوين تعليمَ الصبي، وأَمْرَه الذي أوجبه الله عليه، فهو عاصٍ، ولا ولايةَ له عليه، بل كُلُّ مَنْ لَمْ يقم بالواجب في ولايته، فلا ولاية له، بل إمَّا أن تُرفع يدُه عن الولاية، ويقام من يفعل الواجب، وإمَّا أن يضم إليه من يقوم معه بالواجب، إذ المقصود طاعة الله ورسوله بحَسَب الإمكان، قال شيخنا وليس هذا الحقُّ من جنس الميراث الذي يحصل بالرحم والنكاح والولاء، سواء كان الوارث فاسقًا أو صالحًا، بل هو من جنس الوِلاية التي لابدَّ فيها من القدرة على الواجب والعلم به، وفعله بحَسَب الإمكان»(٢٢
خاتمة: تكوين الأجيال منوطٌ بتربية الأولاد وحسن تأهيلهم
فهذه جوانبُ من تربية الولد وحُسن تأهيله قائمة على عقيدة الإسلام التي جاء بها أفضل الأنام صلّى الله عليه وسلّم لتتمَّ تربيته بناءً على استعداداته الفطرية، وقدراته الطبيعية والنفسية التي أودعها الله فيه، وَفْقَ منهج الله وتربيته التي جعلت القرآن الكريم خُلُق النبيِّ صلّى الله عليه وسلّم، وعلى نظامه تتكوَّن أجيالٌ مهذَّبة عزيزة صادقة، تتحمَّل مسؤوليتها، وتؤدِّي واجبها، وتسعى إلى تسخير قوَّاتها في الخير والفضيلة، وتجنيب الشرِّ والرذيلة، وتراقب الله في السرِّ والعلانية، وتعمل على تحقيق الأمن والاستقرار، والظفر بالسعادتين: الدنيا والآخرة، قال تعالى: ﴿وَمَنْ يَأْتِهِ مُؤْمِنًا قَدْ عَمِلَ الصَّالِحَاتِ فَأُولَئِكَ لَهُمُ الدَّرَجَاتُ الْعُلَى. جَنَّاتُ عَدْنٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ جَزَاءُ مَنْ تَزَكَّى﴾ [طه: ٧٥-٧٦
وآخر دعوانا أن الحمد لله ربِّ العالمين، وصَلَّى اللهُ على محمَّدٍ، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا كثيرًا
الجزائر في: ٣ ربيع الثاني ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ٣٠ أفريل ٢٠٠٦م

(١) «تفسير القرطبي» (١٨/ ١٩٥-١٩٦
(٢) () أخرجه مسلم في «الجنة وصفة نعيمها وأهلها» (٧٣٨٦)، وأحمد (١٧٩٤٧)، من حديث عياض بن حمار المجاشعي رضي الله عنه
(٣) أخرجه الترمذي في «تفسير القرآن» (٣٢٥٦)، من حديث عبد الله ابن مسعود رضي الله عنه. وصحَّحه الألباني في «المشكاة» (٧٤) - التحقيق الثاني، وفي «هداية الرواة» (٧٠)، وفي «صحيح الموارد» (٣٨)، وفي «النصيحة» (٣٤
(٤) من ديوان أبي العلاء المعري من قصيدته الموسومة بعنوان: «قد اختل بغير شكّ»
(٥) () أخرجه البخاري في «الجنائز» (١٣٥٨)، ومسلم في «القدر» (٦٩٢٦)، وأحمد (٧٩٢٨)، والبيهقي (١٢٤٩٩)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه
(٦) بتصرُّفٍ من ديوان أحمد شوقي في قصيدته التي قالها في حفلٍ أُقيم بنادي مدرسة المعلمين العليا الموسومة بعنوان: «العلم والتعليم وواجب المعلم»
(٧) بتصرُّف من ديوان معروف الرصافي بعنوان: «التربية والأمهات»
(٨) () أخرجه البخاري في «الأحكام» (٧١٣٨)، ومسلم في «الإمارة» (٤٨٢٨)، وأبو داود في «الخراج» (٢٩٣٠)، والترمذي في «الجهاد» (١٨٠٦)، من حديث عبد الله بن عمر رضي الله عنهما
(٩) () أمَّا حديث: «إذا ولج الرجل في بيته فليقل: اللهمَّ إني أسألك خير المولج، وخير المخرج، باسم الله وَلَجْنَا، وباسم الله خرجنا، وعلى الله ربِّنا توكَّلنا، ثمَّ ليُسلم على أهله» فلا يصحُّ سَنَدًا، وقد حكم عليه ابن حجر في «نتائج الأفكار» (١/ ١٧٢) بالغرابة، وضَعَّفه الألباني في «الضعيفة» (٥٨٣٢)، وفي «الكلم الطيب» (٦٢). إلاَّ أنَّه ثبت من رواية مسلم برقم (٥٣٨١) في كتاب الأشربة من حديث جابر بن عبد الله رضي الله عنهما أنه سمع النبي صلّى الله عليه وسلّم يقول: «إِذَا دَخَلَ الرَّجُلُ بَيْتَهُ فَذَكَرَ اللهَ عِنْدَ دُخُولِهِ وَعِنْدَ طَعَامِهِ قَالَ الشَّيْطَانُ: لاَ مَبِيتَ لَكُمْ وَلاَ عَشَاءَ، وَإِذَا دَخَلَ فَلَمْ يَذْكُرِ اللهَ عِنْدَ دُخُولِهِ قَالَ: الشَّيْطَانُ أَدْرَكْتُمُ المَبِيتَ، وَإِذَا لَمْ يَذْكُرِ اللهَ عِنْدَ طَعَامِهِ قَالَ: أَدْرَكْتُمُ المَبِيتَ وَالعَشَاءَ»
١٠) () أخرجه البخاري في «فضائل الصحابة» (٣٧٤٩)، ومسلم في «فضائل الصحابة» (٢٤٢٢)، والترمذي في «المناقب» (٤١٥٢)، وأحمد (١٩٠٨٤)، والبيهقي (٢١٦٠٢)، من حديث البراء ابن عازب رضي الله عنه
(١١) «شرح صحيح مسلم» للنووي (١٥/ ١٩٤
١٢) أخرجه البخاري في «الأدب» (٥٩٩٧)، ومسلم في «الفضائل» (٦١٧٠)، وأبو داود في «الأدب» (٥٢٢٠)، والترمذي في «البر والصلة» (٢٠٣٥)، وأحمد (٧٤٩١)، والحميدي في «مسنده» (١١٥٥)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه
١٣) () معنى العبارة: «أي لا أملك»: أي لا أقدر أن أجعل الرحمة في قلبك بعد أن نزعها الله منه. «فتح الباري» لابن حجر (١٠/ ٤٣٠)
١٤) أخرجه البخاري في «الأدب» (٥٩٩٨)، من حديث عائشة رضي الله عنها
١٥) () أخرجه البخاري في «الأدب» (٦٠٠٣)، وأحمد (٢٢٤٩١)، من حديث أسامة بن زيد رضي الله عنهما
١٦) () أخرجه البخاري في «الأطعمة» (٥٣٧٦)، ومسلم في «الأشربة» (٥٣٨٨)، وأبو داود في «الأطعمة» (٣٧٧٩)، والترمذي في «الأطعمة» (١٩٧٦)، وابن ماجه في «الأطعمة» (٣٣٩١)، وأحمد (١٦٧٦٩)، من حديث عمرو بن أبي سلمة رضي الله عنه
١٧) () أخرجه البخاري في «الهبة» (٢٥٨٧)، والبيهقي في «الهبات» (٢١٣٥١)، من حديث النعمان بن بشير رضي الله عنهما
١٨) أخرجه مسلم في «البر والصلة والآداب» (٦٧٦٦)، والبيهقي في «الشهادات» (٢١٣١٧)، من حديث عائشة رضي الله عنها
١٩) أخرجه مسلم في «البر والصلة والآداب» (٦٧٦٣)، وأبو داود في «الأدب» (٤٨١١)، وابن ماجه في «الأدب» (٣٨١٨)، وأحمد (١٩٧٧١)، من حديث جرير بن عبد الله رضي الله عنه
٢٠) أخرجه أبو داود في «الصلاة» (٤٩٥، ٦٨٥٤)، والدارقطني (٨٩٩)، والبيهقي (٣٣٥٨)، من حديث عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما. وصحَّحه ابن الملقن في «البدر المنير» (٣/ ٢٨٣)، والألباني في «إرواء الغليل» (٢٤٧)، وحسَّنه في «صحيح الجامع» (٥٨٦٨)
٢١) أخرجه أحمد في «مسنده» (٤٩٣٣)، من حديث مجاهد عن عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما، والحديث صحَّحه الألباني في «غاية المرام» (ص ٢٣٤
(٢٢) «زاد المعاد» لابن القيِّم (٥/ ٤٧٥

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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