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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:36
La connaissance du masculin et du féminin (dossier)

Parler la langue arabe sans commettre d’erreurs est un ornement et une expression de la pleine humanité.

Cela élève toute personne indolente et accroît le discernement de ceux qui sont dotés de sagacité.

L’on dit : « On reconnait la valeur d’un homme à son langage. » (Littéralement : « l’homme est caché sous sa langue. »)

C’est-à-dire que quelqu'un qui s’exprime de la meilleure des façons, sans commettre d’erreurs, apparaît alors, aux yeux des gens, grandi, et cela, même s’il a piètre allure et qu’on le dévisage avec aversion.

Tandis que s’il s’exprime en se trompant entre le féminin et le masculin, qu’il prononce la lettre « Ďâd » « Dhâ` » et inversement, on le dévisagera, alors, avec aversion, et cela, même s’il est doté d’une apparence physique et vestimentaire resplendissante.

De la même façon, on dit : « L’homme, c’est un cœur et une langue. »

Et Al-A`war Ach-Channî a dit :

"La langue d’un homme est sa moitié; l’autre est son cœur

Le reste n’étant qu’une représentation faite de chair et de sang

Et celui pour lequel tu éprouves de l’admiration quand il garde le silence

T’apparaît lorsqu’il se met à parler tantôt rabaissé tantôt grandi."

Le fait de parler la langue arabe sans commettre d’erreurs passe, en premier, par la connaissance du masculin et du féminin des noms, des verbes, des adjectifs, suivant les règles établies ou, comme cela a été rapporté par les arabes.

La connaissance du masculin et du féminin est plus essentielle que celle de la grammaire, bien que les deux le soient, sans parler du fait que les arabes se sont accordés sur le délaissement d’une grande partie des signes de vocalisation, dans les mots terminés par la lettre « Waw » et la lettre « Yâ` », parmi les noms et les verbes conjugués au présent,  de même qu’en fin de prononciation pour les noms «Marfoû` »  et « Majroûr » qu’ils aient un « Tanwîn » ou pas, de même que les noms « Manšoûb » lorsqu’ils n’ont pas de « Tanwîn », lorsqu’ils ne purent s’arrêter sur une lettre non vocalisée, et que cela allourdit la langue.

Par la suite, la plupart des gens furent d’accord sur le fait de délaisser la majorité des signes de vocalisation, cela étant un manquement et une perte.

Ne vois-tu pas que le Coran n’est récité qu’avec la prononciation des signes de vocalisation, car c’est ainsi qu’il fut révélé ?

Et l’on dit qu’une erreur en langue arabe rompt la prière.

On rapporte qu’il fut dit à Al-Hassan Al-Basrî : «Nous avons un imâm qui commet des erreurs de prononciation. » Il leur répondit : «Placez-le dans les rangs. »

Et le parler du Prophète (Salla Allahou `Alaihi Wa Sallam) ne comportait aucune erreur linguistique, cela étant inné, et non le résultat d’un apprentissage.

Quant au fait de se tromper entre le masculin et le féminin, c’est un manque de correction linguistique, que ce soit de la part de ceux qui prononcent les signes de vocalisation ou pas.

 

Le livre du masculin et du féminin de Aboû Hâtim As-Sijistânî, page 33
copié de al-isbaah.com

Aboû Hâtim As-Sijistânî - أبو حاتم السجستاني

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Langue et civilisation arabe - اللغة العربية