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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 22:26
La récitation n’est que du bien

Selon ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, Le Messager d’Allah, sur lui la paix et la bénédiction, a dit :

 

" Celui qui récite le Coran avec habileté (1) sera en compagnie des pieux et nobles anges écrivains.

Quant à celui qui bégaie (2) en lisant le Coran, parce qu’il a du mal à le faire, il sera doublement récompensé.(3)(4)."

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-Celui qui récite le Coran avec habileté

 

C’est une immense bonne nouvelle, pour celui qui apprend le Coran, le récite à la perfection et en multiplie la récitation, jusqu’à ce qu’il le fasse avec habileté, de savoir qu’il sera en compagnie des anges écrivains, qui sont les envoyés qu’Allah Tout Puissant détache pour guider les gens, ou les anges rapprochés, parce qu’ils se caractérisent par la qualité qui les honore : ils portent le Livre d’Allah le Très Haut, le transmettent et multiplient le rappel d’Allah le Très Haut. (5)

 

-Celui qui est doublement récompensé

 

La grâce d’Allah le Très Haut, Sa générosité et Sa facilitation du Coran pour les musulmans, font que, celui qui se tourne vers le Sublime Coran pour le psalmodier et le méditer, aura droit à une grande récompense auprès d’Allah le Très Haut.

 

Cela ne fait pas de différence, qu’il lise le Coran habilement ou qu’il le fasse en bégayant, qu’il se donne beaucoup de peine et qu’il trouve la lecture ardue, dans lequel cas il aura droit à deux récompenses : l’une pour la lecture et l’autre pour la difficulté.

 

Cela signifie-t-il que celui qui a deux récompenses est mieux rétribué que celui qui récite le Coran habilement ?

 

L’imam al-Nawawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, nous donne la réponse à cette interrogation (6) :

 

"Cela ne signifie pas que celui qui bégaie en lisant le Coran reçoit plus de récompenses que celui qui le récite habilement.

Non !

Ce dernier est supérieur et reçoit une plus grande récompense, car il se trouve en compagnie des anges écrivains et il reçoit beaucoup de récompenses."

 

Il n’a pas mentionné ce statut à l’égard de quelqu’un d’autre.

 

Comment celui qui n’a pas pris soin du Livre d’Allah le Très Haut, de sa mémorisation, de sa maîtrise, de la multiplication de sa lecture et de sa transmission autant que celui qui s’y est intéressé au point d’y exceller, pourra-t-il atteindre ce même rang ?

 

Pour celui qui y excelle, le Coran était tout d’abord ardu.

Puis, il a gravi les échelons au point d’être comparé aux anges. (7)

 

Après tout cela, le musulman accepte-t-il que le Coran lui soit pénible, qu’il rencontre toujours des difficultés dans sa lecture et qu’il le fasse en bégayant ?

 

S’il y a un reproche à faire, il est adressé à ceux qui, par leur propre choix, bégaient dans la lecture du Coran et le trouvent ardu.

 

Ceci s’explique par le fait qu’ils ont un certain niveau d’éducation et de maîtrise de la lecture, ou par le fait qu’ils sont de ceux qui détiennent de grands diplômes universitaires.

 

Ils sont sans aucun doute très négligents dans ce domaine et ceci est imputable à deux raisons, dont la meilleure est mauvaise :

 

-soit qu’ils ont négligé le Livre d’Allah dès le début, s’en sont tenus à l’écart et la lecture leur est alors devenue difficile et pénible. Car on ne peut donner ce que l’on ne possède pas. Ils ne l’ont point appris.

 

-Ou bien ils ont appris la lecture puis s’en sont détournés et l’ont désertée. Le temps a passé, ils ont renoncé à la récompense et par la suite la lecture leur est devenue ardue.

 

Ceux-ci sont en grand danger s’ils ne se ressaisissent pas. Ils ont droit à la plus grande part de la parole du Très Haut (traduction rapprochée) :

 

« Et le messager dit : « Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée ! » (al-Furqan :30)

 

Dans ce hadith, il y a une forte suggestion qu’il n’appartient pas au musulman, dans n’importe quelle situation, de se détourner de la lecture du Sublime Coran.

 

Qu’il soit de ceux qui maîtrisent, brillent et excellent dans la récitation, ou de ceux qui ont une faible capacité à acquérir cette science en prétextant leur faiblesse pour abandonner la récitation.

 

De toute évidence, la pratique soutenue et les efforts sérieux mèneront vers la lecture excellente.

Peut être même vers une excellente mémorisation par la suite.

C’est une chose éprouvée ; aisée pour celui à qui Allah a donné la facilité et la réussite. (8)

 

(1) Avec brio : parce qu’il est très habile en raison de sa mémorisation complète ; il ne s’arrête ni n’éprouve de difficulté dans sa lecture, parce que sa mémorisation est excellente.

(2) Il bégaie : il hésite dans la récitation parce que sa mémoire est faible.

(3) Il aura deux récompenses : une récompense pour la lecture et une autre pou son bégaiement dans la lecture et la peine qu’il encoure

(4) Rapporté par Muslim, 1/550, hadith 798

(5) Sahih muslim bi sharh al-nawawi, 6/85. Wa rattil al-qur’an tartila, p.19

(6) Sahih muslim bi shrah al-nawawi 6/326

(7) Al-Tidhkar fi afdal al-adhkar, p.83

(8) Anwar al-qur’an, p.93-98

 

La Grandeur du Noble Coran de Mahmud ibn Ahmad ibn Salih al-Dawsary - Page 335-338

copié de rappel01.fr

 

Cheikh Mahmud ibn Ahmad ibn Salih Al-Dowsary - الشيخ محمود بن أحمد الدوسري

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم