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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 11:42
La sévérité... une légitimité

Le questionneur :

 

Un frère du Yémen m’a demandé de vous transmettre une question au sujet de votre réfutation du Dr Al-Bouti…

 

Une réfutation avec une formulation un peu… Dur, crue (sévère).

 

Ce n’est pas moi qui dit ça !

 

Je ne fais que transmettre ce qu’on ma confié !

 

Il dit que la réfutation est juste mais que la formulation est sévère, crue.

 

Il voudrait que vos formulations soient plus douces.

 

Donc… je ne sais pas ce qu’en pense le cheikh ?

 

Le cheikh :

 

Je dis…

 

Cette personne, je ne la connais pas …

 

Le questionneur :

 

Elle s’appelle…

 

Le cheikh :

 

Peu importe son nom !

 

Je ne la connais pas : Est-ce qu’il connaît Al-Bouti ?

 

Est-ce qu’il sait sa position au sujet de la Da’wa de vérité (la Salafia) ?

 

Je suis persuadé qu’il ne la connaît pas !

 

L’exemple de cet homme est semblable à l’exemple d’une personne qui a donné une gifle à une autre personne et lui a fait mal.

 

Une troisième personne qui a vu la scène arrive, puis dit : « Certes, il lui a fait du mal ! ».

 

C’est exact !

 

Il a raison de dire qu’il lui a fait du mal.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’il l’a vu le frapper !

 

Maintenant, si la troisième personne avait su que la personne frappé avait auparavant frappé la première de plusieurs paires de gifles, aurait-il dit de la première personne et de son unique gifle : « Il a été sévère, il a exagéré » ?

 

Certes non !

 

In chaa Allah, cet homme ne le dira pas non plus lorsqu’il connaîtra la réalité de Al-Bouti.

 

Je pense que cette personne, et Allah est plus savant, fait parti du mouvement Ikhwân Al-Mouslimîn (les frères musulmans), ou bien il est influencé par leurs idées.

 

C’est l’un ou l’autre !

 

Le questionneur :

 

Il ne fait pas parti du mouvement, il n’a pas leurs idées …

 

Le cheikh :

 

Si !

 

C’est forcément l’un ou l’autre !

 

Le questionneur :

 

Il suit la voie Salafî… il suit les idées de Ibn Bâz… il lit les livres sur le walâ et le barâ… !!!

 

Le cheikh :

 

Ce n’est pas grave, écoute !

 

Ou bien il connaît Al-Bouti, ou bien il ne le connaît pas !

 

S’il ne le connaît pas, et bien la réponse est celle formulée précédemment [1]

 

Le questionneur :

 

Je pense qu’il ne le connaît pas !

 

Le cheikh :

 

S’il ne le connaît pas, et bien la réponse est celle formulée précédemment !

 

S’il le connaît, il est alors l’une des deux personnes : ou bien un adepte du mouvement Ikhwân.

 

Ou bien, il est touché par les idées de ce mouvement dont la politique est de rassembler les gens sans se préoccuper de leur appartenance : Salafi, Khalafi, parti sectaire, chiite etc…

 

Voilà leur prêche !

 

Ces personnes rejettent la sévérité de manière absolue.

 

Or ceci n’est pas l’islam !

 

Rejeter complètement la sévérité, n’est pas L’Islam !

 

Je vais te faire entendre un Hadith que tu vas répéter à ton ami.

 

Le prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a dit :

 

« Celui qui se vente d’appartenir à une lignée particulière à la manière de la Jahiliyya, dites lui, de mordre la chose [2] de son père.

Dites le lui sans euphémisme ! » [3].

 

Ah !

 

C’est sans aucun doute une formulation sévère et crue !

 

« Celui qui se vente d’appartenir à une ligné particulière à la manière de la Jahiliyya, dites lui, de mordre la chose de son père.

Dite le lui de manière crue, sans euphémisme ! ».

 

Mais celui qui a employé cette sévérité, est celui-là même sur laquelle Allah a dit (traduction rapprochée) :

 

« Mais si tu était rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage » [Sourate 3 versets 159]

 

et sur lequelle il a dit (traduction rapprochée) :

 

« Et tu es certes, d’une moralité émi nente. » [sourate 68 verset 4].

 

Celui-là même qui possède une moralité éminente a employé cette formulation que réprouvent les gens comme le frère qui dit que j’ai usé de sévérité à l’encontre de Al-Bouti.

 

La meilleure chose que l’on puisse dire sur lui, est qu’il ne connaît pas Al-Bouti.

 

S’il le connaît, alors il fait parti de la deuxième hypothèse que nous avons décrite.

 

[1] L’histoire des trois personnes

[2] La chose de son père = son sexe

[3] Silsilat al ahâdith sahiha n°269 : damra sa’dî a dit que oubayy bni ka’b a entendu un homme se venter d’appartenir à une ligné. Il lui dit : mord donc la chose de ton père, en utilisant un mot cru.

Il lui dit :

«Ô abou moundhir ! tu n’était pas vulgaire auparavant ! »,

il dit : « j’ai entendu le messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam dire :… ».

Le prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a utilisé le mot chose pour désigner le sexe, mais il demande de ne pas utilisé se mot (trop poli), mais d’utiliser plutôt le mot vulgaire.

C’est pour cela qu’il dit « Dite le lui sana euphèmisme! ».

Voir Charh assounnah de l’imâm Al Baghawî : tome 7 page 355 dans le livre 38 (Al Birr wa ssillat), chapitre 38. lissân al ‘arab : tome 7 page 188, Al-Qâmouss Al-Mouhîtt : tome 1 page 835, Gharîb Al-Hadith de ibn jawzî : tome 2 page 103, Annihâya fî gharîb Al-Hadith : tome 3 page 656 et tome 5 page 278.

 

Cassette n°170 de la série Silsilati houda wa nour

copié de labonnereference.forumactif.fr

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية