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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:13
La sincérité, bénédiction du savoir et secret de la réussite

Le bienfait du savoir et l’incitation à son acquisition

 

Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit :

 

L’acquisition du savoir d’une quelconque science doit reposer sur certains fondements sur lesquels l’étudiant construira son parcours scientifique.

 

La science religieuse, elle aussi, ne déroge pas à cette règle, car, l’homme est, à l’origine, un être sans connaissance, comme Allah عزّ وجلّ dit :

 

وَاللهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لاَ تَعْلَمُونَ شَيْئًا - النحل: 78

Traduction du sens :

 

﴾Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir﴿ [En-Nahl (Les Abeilles) : 78].

 

Mais, il est enjoint de rechercher le savoir, conformément à ce que dit Allah عزّ وجلّ:

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ - محمّد: 19

Traduction du sens :

 

﴾Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité en dehors d’Allah﴿ [Mouhammad : 19]

 

ainsi que le verset :

 

اعْلَمُوا أَنَّ اللهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ - المائدة

Traduction du sens :

 

﴾Sachez qu’Allah est sévère en punition, mais aussi qu’Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 98].

 

Et tout ordre émanant d’Allah عزّ وجلّ est une adoration, et l’acquisition du savoir est classée au-devant des actes d’adoration.

 

Allah عزّ وجلّ a considéré son statut, plutôt, comme égal et faisant partie du djihad dans Son sentier [1].

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلاَ نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ - التوبة: 122

Traduction du sens :

 

﴾Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion pour pouvoir, à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde﴿ [Et-Tawba (Le Repentir) : 122].

 

Cela parce que le savoir religieux est une cause pour être bien guidé et un moyen pour craindre Allah عزّ وجلّ; il est la voie du salut et de la protection de l’enfer.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا - التحريم: 6

Traduction du sens :

 

﴾Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres﴿ [Et-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

 

La préservation en question ne se fait qu’au moyen de la foi et des œuvres pieuses.

 

Et il en faudrait de la science religieuse authentique afin de la réaliser de la manière recommandée.

 

C’est pour cela que lorsqu’Allah عزّ وجلّ veut du bien à quelqu’un, Il lui accorde la science islamique ; alors que celui qui en sera dépourvu se verra donc dénué du bien que celle-ci apporte [2].

 

Le Messager صلّى الله عليه وسلّم énonce dans ce sens :

 

« Quiconque pour qui Allah veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion » [3].

 

Etant donné que le savoir est une adoration, il appartient donc à l’apprenant de le rechercher en ayant un comportement ferme avec lequel il se livrera à la vérité et à la vertu.

 

Il devrait avoir le désir de se débarrasser de son ignorance, d’aider les autres à s’en débarrasser ; et avoir également l’amour de faire le bien et de l’enraciner en soi.

 

Cette attitude recommandée est, en fait, l’intention pure et sincère à laquelle s’adaptent toutes les actions : quelles soient bonnes ou mauvaises, car :

 

« Certes les actions ne valent que par les intentions ; l’homme ne sera récompensé qu’en fonction de son intention » [4].

 

L’intention dans la recherche du savoir doit être marquée par la sincérité à Allah عزّ وجلّ, parce que la sincérité constitue la condition sine qua non de l’adoration et le pilier de l’unicité d’Allah عزّ وجلّ.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ - البينة: 5

Traduction du sens :

 

﴾Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif﴿ [El-Bayyina (L’Evidence) : 5].

 

Il dit aussi :

 

فَاعْبُدِ اللهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ - الزمر

Traduction du sens :

 

﴾Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif﴿ [Ez-Zoumar (Les Groupes) : 2].

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Règle : La recherche du savoir repose sur la sincérité

 

La sincérité dans la recherche du savoir survient en ayant l’intention de se rapprocher d’Allah عزّ وجلّ par tout ce qui implique Son amour et Son agrément et notamment le fait de Le connaître Lui-même ainsi que Ses attributs, connaître les obligations qu’Il a prescrites et auxquelles on doit se conformer et réfuter tout défaut ou défaillance portés à Son encontre.

 

On doit aussi connaître les obligations que tout musulman religieusement responsable doit remplir, que ce soit les différents actes d’adoration ou les relations interpersonnelles.

 

On doit avoir également la connaissance de ce qui est licite de ce qui est illicite, tout en veillant, d’une part, à se libérer du joug de l’ignorance, à préserver la Charia d’Allah عزّ وجلّ au moyen de l’apprentissage, à faire des efforts afin de bien maîtriser les connaissances apprises par cœur et se servir des écrits, et d’autre part, à mettre en application les enseignements qu’on a appris et maîtrisés, conformément aux ordres de la religion dont on ne doit point dépasser les limites.

 

Car, en vérité, le fruit du savoir est la pratique, et le savoir dépend de son application pour durer.

 

Bien plus, la mise en application du savoir est un corollaire de la sincérité et une cause de sa fructification et accroissement.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« Le savant qui enseigne le bien aux gens en ne s’occupant que peu de soi est pareil à la mèche d’une lampe : elle se consume pour éclairer les gens » [5]

 

car l’application du savoir qu’on a appris est une manière de remercier Allah عزّ وجلّ de nous l’avoir attribué.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

لَئِنْ شَكَرْتُمْ لَأَزِيدَنَّكُمْ - إبراهيم: 7

Traduction du sens :

 

﴾Si vous êtes reconnaissants, très certainement j’augmenterai [Mes bienfaits] pour vous﴿ [Ibrâhîm (Abraham) : 7].

 

Et celui qui pratique ce qu’il a appris, Allah عزّ وجلّ lui accordera la connaissance de ce qu’il n’a pas encore appris.

 

Alors que celui qui ne met pas en pratique ce qu’il a appris prouve qu’il n’est pas sincère dans son acquisition du savoir.

 

Celui-ci sera châtié par l’oubli de ses connaissances, se verra frustré du bien et méritera l’abomination [d’Allah et des gens] et les afflictions.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

فَبِمَا نَقْضِهِمْ مِيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَنَسُوا حَظًّا مِمَّا ذُكِّرُوا بِهِ - المائدة: 13

Traduction du sens :

 

﴾Et puis, à cause de leur violation de l’engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs : ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 13].

 

Ce verset désigne que le fait de ne pas appliquer la science entraîne l’échec dans l’étude, la disparition de la bénédiction, l’oubli du savoir et l’oubli de sa mise en pratique en abandonnant les tâches reliées au processus de l’apprentissage.

 

Eth-Thawri رحمه الله a dit :

 

« Le savoir sollicite la pratique. Si la pratique n’a pas lieu, le savoir s’en va ! » [6].

 

C’est pour cette raison que la véracité se manifeste en tant que caractère lié intimement à la sincérité. L’apprenant doit l’acquérir bien avant la science.

 

Et, en vérité, il ne peut s’élever aux degrés de la perfection et du savoir qu’une personne véridique.

 

El-Awzâ`i رحمه الله a dit :

 

« Apprends à être véridique avant que tu n’apprennes la science ».

 

Wakî` رحمه الله a dit aussi :

 

« Il ne pourra s’élever dans les rangs de cette spécialité qu’un véridique » [7].

 

Outre l’intention de se libérer soi-même du joug de l’ignorance, l’étudiant doit aussi avoir l’intention d’aider autrui à s’en libérer.

 

Ceci se fait par la prédication au sentier d’Allah عزّ وجلّ, en transmettant le savoir aux gens et en éclairant ses préceptes et la vérité qu’Il a révélés, tout en la propageant afin qu’elle soit une source de bien et un chemin de salut, conformément à ce qu'Allah عزّ وجلّ dit :

 

قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي - يوسف: 108

Traduction du sens :

 

﴾Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens [à la religion] d’Allah, moi et ceux qui me suivent, en nous basant sur une preuve évidente »﴿ [Yoûssouf (Joseph) : 108]

 

et :

 

وَإِذْ أَخَذَ اللهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلاَ تَكْتُمُونَهُ - آل عمران: 187

Traduction du sens :

 

﴾Allah prit, de ceux auxquels le Livre était donné, cet enga­gement : « Exposez-le, certes, aux gens et ne le cachez pas »﴿ [Âl `Imrâne (La Famille d’Imrane) : 187].

 

Il doit, également, œuvrer pour la protection du monothéisme ainsi que de tout ce qui s’y rattache, et préserver la religion, dans son état parachevé, de toute chose intruse.

 

Il faudrait, au même titre, qu’il défende la Charia d’Allah عزّ وجلّ qui est apportée par l’Élu (Mouhammad) صلّى الله عليه وسلّم, et qu’il la préserve des ajouts des hérétiques et des corrections qui viendraient s’y ajouter.

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Les intentions diffèrent en ce qui concerne l’acquisition du savoir

 

Quiconque joint cette pure et véridique intention à la pratique, sera, sans doute, bien guidé sur la bonne voie de la clairvoyance, du bien et de piété.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

وَالَّذِينَ اهْتَدَوْا زَادَهُمْ هُدًى وَآتَاهُمْ تَقْوَاهُمْ - محمّد: 17

Le sens du verset :

 

﴾Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété﴿ [Mouhammad : 17].

 

Allah عزّ وجلّ lui ouvrira les portes du bien ; et les bienfaits de la vie d’ici-bas lui seront soumis ainsi que la récompense de l’au-delà, grâce à sa noble et bonne intention.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

مَنْ عَمِلَ صَالِحًا مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُمْ بِأَحْسَنِ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ - النحل: 97

Le sens du verset :

 

﴾Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions﴿ [En-Nahl (Les Abeilles) : 97].

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« Celui dont la préoccupation est l’au-delà, Allah lui donnera la richesse du cœur, lui arrangera ses préoccupations et la vie d’ici-bas lui sera soumise » [8].

 

Ibrâhîm En-Nakha`i رحمه الله a dit :

 

« Celui qui recherche un savoir par lequel il désire la Face d’Allah, Allah lui attribuera du savoir ce qui lui suffira » [9].

 

Tandis que celui dont l’intention de l’acquisition du savoir est altérée et troublée et recherche, par son apprentissage, les plaisirs du bas monde tels que la possession de biens, le règne, la parade, l’ostentation, la prédominance, la renommée et les éloges ainsi que d’autres mauvaises visées, la volonté de celui-là est, sans doute, corrompue et nulle.

 

Cela fera disparaître la bénédiction et la bienfaisance de son savoir.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« Celui qui apprend une science par laquelle on recherche la Face d’Allah, mais il ne l’apprend que pour atteindre un bien de ce bas monde, il ne sentira pas l’odeur du paradis le Jour de la Résurrection » [10].

 

Il dit dans un autre hadith :

 

« Celui qui apprend une science afin de rivaliser les savants ou de polémiquer avec les idiots et de détourner vers lui les gens, Allah le fera entrer en enfer » [11].

 

Toutefois, il se peut que, grâce à sa science, cet étudiant obtienne, dans sa vie présente, ce qu’il souhaite par sa mauvaise intention.

 

Mais, il n’aura, tout de même, que ce qu’Allah عزّ وجلّ lui a prédestiné, et, sa rétribution sera la pauvreté, la dispersion [de ses visées], l’insouciance et la perte ici-bas, puis sa fin sera l’échec.

 

Allah عزّ وجلّ dit :

 

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لاَ يُبْخَسُونَ - هود: 15

Le sens du verset :

 

﴾Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien ne leur en soit diminué﴿ [ Hoûd : 15].

 

Donc, celui dont l’objectif est d’atteindre uniquement les intérêts de cette vie, Allah عزّ وجلّ lui donnera - s’Il veut - le bienfait de ce bas monde, comme déterminé dans le verset suivant :

 

مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَنْ نُرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلاَهَا مَذْمُومًا مَدْحُورًا - الإسراء: 18

Le sens du verset :

 

﴾Quiconque désire la vie immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignerons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé﴿ [En-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 18].

 

Et il ne doit nullement rechercher, en se servant de la science religieuse, des choses hors de ce domaine.

 

Car la recherche du savoir [religieux] est un acte d’adoration, et quiconque l’utilise comme moyen pour atteindre des objectifs pour lesquels celui-là n’est pas institué, contrarie donc la Charia.

 

Sa rétribution sera donc l’annulation de son acte.

 

Comme il peut également être traité à l’opposé de son intention.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« … alors que celui qui ne se soucie que pour la vie d’ici-bas, Allah lui placera sa pauvreté devant ses yeux, lui dispersera ses affaires, puis, il n’atteindra des biens du bas monde que ce qu’Allah lui a prédestiné » [12].

 

El-Hassane El-Basri رحمه الله a dit :

 

« Celui qui cherche à apprendre quelque chose de cette science désirant la récompense d’Allah, il l’atteindra si Allah veut.

Cependant, celui qui la recherche désirant (les intérêts) du bas monde : [ce qu’il en aura obtenu] sera donc sa récompense » [13].

 

Cela parce qu’il s’est servi de l’adoration pour une chose qui n’est pas instituée par la Charia, et l’a utilisée comme moyen pour arriver à ses objectifs.

 

Ce qui est, en fait, une injustice à l’encontre d’Allah عزّ وجلّ touchant à Son droit sur Ses créatures (l’adoration) ; de même que c’en est une manipulation de la Charia consistant à placer les choses là où elles ne doivent pas être placées.

 

Ceci implique aussi que cette personne sera, inévitable­ment, la première parmi les gens à être interrogés le Jour de la Résurrection.

 

En effet, trois types d’individus qui se sont forcés et fatigués dans l’accomplissement des obéissances et des adorations, mais celles-ci ne leur ont été point utiles.

 

Elles sont plutôt devenues une source de châtiment pour eux.

 

La cause : c’est qu’ils n’ont pas désiré la Face d’Allah par ces œuvres.

 

Parmi ces types :

 

« … et un homme ayant appris une science qu’il a aussi enseignée, et a appris le Coran ; [le jour de Résurrection] on l’interpellera puis on lui fera dénombrer toutes les grâces qu’il a obtenues ; [de son côté] il les confirmera, ensuite on l’interrogera : Qu’as-tu fait avec ces grâces ?

Il répondra : j’ai étudié la science et je l’ai enseignée, et j’ai récité (appris) le Coran, pour [la cause d’Allah].

On lui dira alors : tu mens ! Car, tu as étudié pour qu’on dise de toi : c’est un savant ! Et tu as récité le Coran pour qu’on dise aussi : c’est un récitateur ! Et c’est bien cela qui a été dit.

Ainsi, on ordonna qu’on le traîne sur son visage pour le jeter dans le Feu » [14].

 

Il y a aussi une autre catégorie d’étudiants qui ne recherchent pas la science pour des objectifs mondains, mais ils se contentent de ne l’acquérir que pour elle-même.

 

Ils veulent obtenir la sagesse et la connaissance sans pour autant la mettre en application.

 

Cela, aussi, entache la sincérité parce que l’étudiant [qui fait cela] n’est pas entièrement sincère. Il utilise l’apprentissage comme un moyen pour une adoration que la Charia n’admet pas.

 

Il est de notoriété que la science qui nous est recommandée, dont nous avons besoin, dont Allah عزّ وجلّ nous a informé et celle qu’Il nous a apprise, est la science qui constitue un moyen pour la pratique et la mise en application de ce qu’elle implique, à savoir le fait de croire en Allah جلّ جلاله, accomplir les actes d’adoration ainsi que les obligations et éviter les interdits et autres…

 

Donc, ladite science n’est pas recommandée pour elle-même, mais plutôt pour son fruit qu’est la pratique.

 

Ainsi, celui qui a un savoir et ne le met pas en pratique, ressemble aux juifs qui ont encouru la colère du Seigneur, et celui qui agit sans savoir, ressemble aux chrétiens égarés.

 

Alors que celui qui réunit le savoir bénéfique et les bonnes actions et s’y attache, sera comme Allah عزّ وجلّ dit :

 

فَأُولَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللهُ عَلَيْهِمْ مِنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَئِكَ رَفِيقًا - النساء: 69

Le sens du verset :

 

﴾… ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyres, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là !﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 69].

 

Chaykh El-Islâm Ibn Taymiya رحمه الله a dit :

 

« Il ressemble à cela ce qu’on rapporta qu’un homme a entendu quelqu’un dire :

« Les sources de la sagesse jailliront du cœur et sur la langue de la personne qui vouera une intention sincère pour Allah pendant quarante jours » [15].

 

Cet homme-là s’est donc exercé pendant quarante jours afin d’avoir cette sincérité pour obtenir la sagesse, mais n’en a rien eu ! Il s’est plaint alors chez un des sages de la religion et celui-ci lui déclara : « Certes, ta sincérité n’était pas vouée à Allah عزّ وجلّ mais à la sagesse ! ».

 

Cela veut dire que dévouer une intention pure à Allah عزّ وجلّ, c’est de la consacrer pour Sa Face [uniquement pour Lui].

 

Lorsque celle-ci sera accomplie, la sagesse viendra en conséquence.

 

Alors que si l’intention est initialement vouée à la sagesse, dans ce cas la sincérité est vouée à elle et non pas à Allah عزّ وجلّ.

 

En fait, ce qui s’est produit, c’est une illusion de sincérité.

 

Dans ce sens également, un hadith du Prophète صلّى الله عليه وسلّم stipule :

 

« Il n’y a jamais une personne qui se comporte avec humilité envers Allah sans qu’Il l’élève davantage » [16].

 

Cette personne ne sera pas réellement humble si son intention est d’être élevée par Allah عزّ وجلّ. Cela est contraire à la modestie » [17].

 

Parmi les propos de nos Salafs (Pieux Prédécesseurs), en ce qui concerne la mise en pratique du savoir acquis, tout en ayant une bonne intention, celui de Mou`âdh Ibn Djabal رضي الله عنه qui a dit :

 

« Faites ce que vous voudriez une fois que vous auriez appris la science, mais sachez qu’Allah ne vous récompensera pas pour l’avoir apprise sauf si vous la pratiqueriez » [18]

 

ainsi que celui d’Abou Ed-Dardâ' رضي الله عنه:

 

« Il y aura des hommes qui auront la plus maléfique place auprès d’Allah le Jour Dernier : un savant qui n’a pas bénéficié de son savoir » [19].

 

Il a dit également :

 

« Je ne crains point qu’on me dira (le Jour Dernier) : Tu n’as rien appris ! Mais, j’ai plutôt peur qu’on me dise : qu’as-tu fait ? » [20].

 

Cependant, lorsque quelqu’un aime la science et désire l’app­rendre, cela pourrait être une cause pour que son intention devienne bonne, et qu’Allah عزّ وجلّ lui facilitera la pratique, lui accordera le bien et lui en fera profiter.

 

On rapporta que Moudjâhid Ibn Djabr رحمه الله a dit :

 

« Nous avons recherché la science alors que nous n’en avons pas une bonne intention. Puis, avec le temps, Allah nous a attribué la bonne intention » [21].

 

Ma`mar Ibn Râchid رحمه الله a dit :

 

« Jadis on disait : il arrive qu’un homme ne recherche pas la science pour la cause d’Allah, mais celle-ci s’impose au point que son intention devienne uniquement pour Allah » [22].

 

Il est aussi cité dans les deux Sahîhs (recueils de hadiths authentiques d’El-Boukhâri et Mouslim) un hadith, qui est rapporté par Abou Moûssa El-Ach`ari رضي الله عنه, établissant la comparaison entre deux types de personnes : une qui bénéficie de la bonne voie et la science qu’avait apportées l’Élu صلّى الله عليه وسلّم, et une autre qui n’en tire pas profit.

 

Ce hadith donne une image représentative des intentions des gens en ce qui concerne l’acquisition du savoir et leurs différentes motivations.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« La bonne voie et le savoir avec lesquelles Allah m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui abonda sur une terre. Une partie de cette terre, tellement qu’elle est pure, a laissé pénétrer l’eau en elle et a fait poussé beaucoup de fourrage et d’herbes.

Une autre partie infertile a retenu l’eau sur sa surface.

Les gens profitèrent alors - grâce à Allah - ils burent, abreuvèrent [leur bétail] et cultivèrent [leurs terrains].

Et une troisième partie de cette terre était plate et aride, ne retenait pas l’eau et ne donnait point de fourrage.

Cet exemple s’applique à une personne qui a appris la religion d’Allah, et a bénéficié de ce que j’en ai apporté : elle a étudié et enseigné.

Et, à l’opposé, une autre qui ne s’est point intéressée au savoir, et n’a pas accepté la bonne voie d’Allah avec laquelle je suis envoyé » [23].

 

Ibn Hadjar a dit :

 

« El-Qortobi et d’autres savants énoncent : le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a cité un exemple sur la religion qui lui a été révélée en la comparant à la pluie abondante.

Celle-ci tombe pendant que les gens en ont beaucoup besoin.

C’est ainsi qu’étaient les gens avant l’avènement de son Message.

Comme la pluie qui revivifie une terre morte, les sciences de la religion ressuscitent aussi les cœurs qui sont morts.

Ensuite, il a comparé les gens qui reçoi­vent ce savoir aux différentes sortes de terres sur lesquelles cette pluie tombe.

Il y a parmi ces gens celui qui détient un savoir, le pratique et l’enseigne aux autres.

Celui-là est pareil à une terre de bonne qualité.

Elle laisse l’eau s’y infiltrer pour l’irriguer, et ainsi, les gens bénéficient d’elle.

On trouve également certains individus qui se donnent pour vocation l’accumulation des connaissances en y consacrant toute leur vie, mais soit ils n’appliquent pas les œuvres surérogatoires que la science édicte, soit ils ne s’instruisent pas avec, et malgré, ils la transmettent aux autres.

Ceux-ci ressemblent à la terre sur la surface de laquelle l’eau stagne, qui permet aux gens d’en profiter.

Un autre hadith fait allusion à ce genre de personnes :

 

« Qu’Allah resplendisse de beauté un homme qui écoute ma parole puis la transmet tel qu’il l’a entendue » [24].

 

D’autres personnes écoutent [les cours] de savoir, mais ne les apprennent pas, ne les mettent pas en pratique et ne les transmettent pas non plus.

Elles sont comme une terre marécageuse ou imper­méable qui pollue l’eau ou ne l’accepte pas du tout.

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a rassemblé dans cet exemple les deux premières parties, qui sont de bonne nature, parce qu’on peut en tirer avantage.

Et il a évoqué la troisième seule, qui est de mauvaise qualité, parce qu’on ne peut pas en tirer profit » [25].

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Les signes de ceux qui sont sincères

 

Parmi les signes de celui qui est sincère et véridique ce qui suit :

 

-Il doit aimer la religion et s’appliquer à recommander la vérité et à endurer les difficultés.

 

Et, si on lui propose de choisir entre deux choses : une pour la cause d’Allah عزّ وجلّ et une autre relavant des affaires de ce bas monde ; il choisira celle qui lui procurera la récompense d’Allah عزّ وجلّ.

 

Il la préférera à la vie présente parce qu’elle est éphémère alors que la vie dernière est éternelle.

 

Il sait bien que la dernière est meilleure.

 

Dans ce sens, Allah عزّ وجلّ dit :

 

وَلَلْآخِرَةُ خَيْرٌ لَكَ مِنَ الأُولَى - الضحى: 4

Le sens du verset :

 

﴾La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente﴿ [Ed-Dhouha (Le Jour Montant) : 4].

 

Il dit également :

 

وَالْآخِرَةُ خَيْرٌ وَأَبْقَى - الأعلى: 17

Le sens du verset :

 

﴾… alors que l’au-delà est meilleur est plus durable﴿ [El-A`lâ (Le Très Haut) : 17].

 

Comme Il énonce aussi :

 

قُلْ مَتَاعُ الدُّنْيَا قَلِيلٌ وَالآخِرَةُ خَيْرٌ لِمَنِ اتَّقَى - النساء: 77

Le sens du verset :

 

﴾Dis : « La jouissance d’ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque craint pieusement [Allah] »﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 77].

 

-Il accepte la parole de vérité, qu’elle soit en sa faveur ou contre lui.

 

À l’opposé, il se met en colère à cause d’une parole injuste qu’elle soit pour ou contre lui.

 

Il n’agit pas dans l’intérêt de se satisfaire soi-même, mais de satisfaire, plutôt, son Seigneur عزّ وجلّ.

 

Même s’il risque que les gens s’indignent contre lui, perd leur estime et sa valeur se réduit à leurs yeux.

 

Cela dans le but d’amélio­rer la relation qu’entretient son cœur à l’égard d’Allah عزّ وجلّ.

 

En effet : « La rétribution est proportionnée à l’action », et : « Celui ayant une mauvaise intention sera traité à l’opposé de son intention ».

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« Quiconque recherchant l’agrément d’Allah même si en soulevant la colère des gens ; Allah le protègera des gens.

Et quiconque mettant en courroux Allah afin de satisfaire les gens, Allah l’abandonnera alors aux gens » [26].

 

Ibn El-Qayyim رحمه الله a dit :

 

« Comme celui qui fait parade de ce qu’il ne détient pas n’est pas sincère, il montre aux gens une chose tout en dissimulant ce qui s’y oppose : Allah l’a traité donc à l’encontre de sa visée.

Certes, le fait de punir par le contraire du [mauvais] dessein de l’homme est une chose établie par la religion et le destin.

Tandis que la personne qui est sincère se réjouira tôt, en guise de récompense, de l’amour et l’estime des gens, celle qui se pare de choses qu’elle n’a pas sera châtiée par l’avilissement des gens ; car elle s’est avilie intérieurement auprès d’Allah.

Les Noms sublimes et les Attributs suprêmes d’Allah ainsi que la sagesse de Son décret imposent cette conséquence » [27].

 

-Il déteste que quelqu’un soit au courant des bonnes œuvres qu’il fait, où qu’elles lui soient attribuées.

 

Ech-Châfi`i رحمه الله a dit :

 

« J’aurais aimé que les gens apprennent le savoir sans qu’ils m’attri­buent aucune lettre » [28].

 

-Il voudra aussi - dans le domaine de l’enseignement du bien et l’émission de fatwas suivant la vérité - que cette tâche soit prise en charge par autrui.

 

Mais s’il se trouve contraint à le faire, il s’appli­querait à observer la vérité, tout en détournant le dos aux avidités de l’âme et en s’élevant au-dessus de la passion et de ses emprises.

 

-S’il entre dans un débat avec quelqu’un, il ne tenterait pas de le vaincre en usant des ambiguïtés et des arguments faux.

 

Il sait bien que cela ne fait partie ni de la piété ni de la sincérité.

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :

 

« Quiconque dispute [dans une affaire] de faux, tout en ayant connaissance, demeure exposé au courroux d’Allah jusqu’à ce qu’il en cesse » [29].

 

Il désirera plutôt qu’Allah عزّ وجلّ révèle la vérité du côté de son adversaire.

 

Ech-Châfi`i رحمه الله a dit :

 

« Je n’ai jamais tenu un débat avec quelqu’un sans que j’aime qu’il soit assisté et bien guidé [par Allah].

Et je n’ai jamais polémiqué avec une personne sans que je sois indifférent au fait qu’Allah révèle la vérité sur ma langue ou sur la sienne » [30].

 

Abou Hâmid El-Ghazzâli a cité d’autres signes qui renseignent sur la sincérité et la véracité en disant :

 

« Sache que cela comprend des signes :

 

1 - Quand une personne meilleure que lui en ce qui concerne le prêche et le savoir brille et attire les gens vers elle, il ne doit pas l’envier. Il doit plutôt être heureux…

2 - Lorsque les notables viennent assister à sa séance de science, il ne change point son discours. Il doit rester immuable, car les gens doivent être, à ses yeux, au même point d’égalité.

3 - C’est aussi un individu qui n’aime pas que les gens le suivent dans les rues, ou marchent derrière lui dans les marchés. Et il existe beaucoup d’autres signes dont le recensement sera trop long » [31].

Sans titre 1-copie-5

La difficulté concernant la sincérité est de maintenir la stabilité de l’intention

 

En vérité, avoir une véritable sincérité est une tâche des plus pénibles pour l’âme et des plus dures pour le cœur, afin de rester exempt des mauvaises visées et des désires de ce bas monde.

 

Le caractère dur de cette tâche tient au fait que les cœurs sont de natures très mouvantes.

 

Leurs intentions ne sont pas constantes.

 

C’est pourquoi le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a démontré comment les objectifs et les visées du cœur sont réellement instables.

 

À cause de cela, il invoquait fréquemment Allah عزّ وجلّ de l’affermir sur la religion.

 

Il disait :

 

« Chaque cœur est accroché à un des Doigts du tout Miséricor­dieux.

S’Il veut, Il l’affirme [dans la bonne voie], et s’Il veut Il l’égare.

Et la balance est en la Main du tout Miséricordieux, Il élève des personnes comme Il rabaisse d’autres, et ce, jusqu’au Jour de la Résurrection » [32].

 

Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم invoquait Allah عزّ وجلّ en disant :

 

« Ô Toi Qui retournes les cœurs !

Affermis mon cœur sur Ta religion » [33].

 

Et il utilisait souvent dans ses serments l’expression :

 

« Non, par Celui qui retourne les cœurs ! » [34].

 

Donc, la sincérité n’est pas une chose facile ; et beaucoup de savants et de pieux ont eu du mal à remédier à leurs intentions.

 

On rapporta que Soufyâne Eth-Thawri رحمه الله a dit :

 

« Je n’ai jamais traité une chose qui est plus difficile que mon intention : à chaque fois elle change » [35].

 

El-Fadhl Ibn Ziyâd رحمه الله a demandé à El-Imâm Ahmad رحمه الله:

 

« Comment faire avec l’intention ? ».

Ahmad répon­dit : « On doit s’examiner à chaque fois qu’on désire faire une action avec ostentation » [36].

 

Et puisque l’âme se penche, de nature, au mal et s’éloigne du bien, incite au mal et se laisse traîner par la passion et les désirs, et puisque l’homme peut y succomber à cause de son ignorance ou de son inadvertance, donc il se doit de connaître les choses qui s’opposent à la sincérité afin d’en être prudent.

 

Il faut qu’il sache ce qui contredit la sincérité pour qu’il s’en mette en garde, et qu’il ait tout le temps conscience qu’Allah عزّ وجلّ le regarde, au point d’avoir la conviction qu’Allah عزّ وجلّ est en parfaite connaissance de ses oeuvres et de ce qu’il cache.

 

Comme il doit être aussi apaisé lorsqu’il demande Son secours et se met à Lui obéir, ressentant l’assurance spirituelle dans le fait de l’évoquer et de demander sa protection de toute tare ou mauvais caractère.

 

Aussi, il doit procéder à un examen de conscience de ses œuvres quotidiennes ; s’il commet une injustice, il doit la regretter, se repentir et demander pardon à Allah عزّ وجلّ.

 

De même, il lui faudrait accomplir une bonne action qu’il juge suffisante pour réparer ce qu’il a corrompu.

 

Il procédera ainsi dans un esprit d’endurance et de persévérance - en considérant ceci comme un combat pour la cause d’Allah عزّ وجلّ - afin de purifier son âme.

 

Par conséquent, il méritera d’être honoré et agréé par Allah عزّ وجلّ, et pourra suivre le chemin des croyants sincères et véridiques qu’il prendra pour exemple ; ceux qui font partie des gens de patience et de certitude inébranlable.

 

Nous demandons à Allah de nous attribuer le savoir et la foi. Sans doute ils sont les meilleurs dons du Tout-Miséricordieux.

 

Également, leurs partisans sont les meilleures créatures dans cette existence. Ils sont aptes à se hisser aux rangs les plus élevés.

 

Ibn El-Qayyim رحمه الله a dit :

 

« La meilleure chose que les âmes et les cœurs puissent obtenir est le savoir et la foi. C’est par eux que le serviteur ait la supériorité ici-bas et dans l’au-delà.

 

Voilà pourquoi Allah عزّ وجلّ les a cités réunis dans le verset :

 

وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَالإِيمَانَ لَقَدْ لَبِثْتُمْ فِي كِتَابِ اللهِ إِلَى يَوْمِ الْبَعْثِ - الروم: 56

Le sens du verset :

 

﴾Tandis que ceux à qui le savoir et la foi furent donnés diront : « Vous avez demeuré d’après le décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection…﴿ [Er-Roûm (Les Romains) : 56]

 

et Sa Parole عزّ وجلّ:

 

يَرْفَعِ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ - المجادلة: 11

Le sens du verset :

 

﴾Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir﴿ [El-Moudjâdala (La Discussion) : 11] » [37].

 

Nous invoquons Allah عزّ وجلّ de nous préserver de l’erreur, de nous guider vers le véritable et meilleur savoir et l’œuvre la plus accomplie.

 

Certes, Il en est Maître et Capable.

 

Notre dernière invocation est qu’Allah, le Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

[1]  La recherche du savoir peut être considérée entièrement meilleure que le djihad. Car les gens en ont tout le temps besoin. Le djihad, par contre, est préférable pour une personne qui est forte, et aussi selon les périodes, les circonstances et les endroits. Il a été rapporté qu’El-Imâm Ahmad a dit : « Il n’y a rien qui est égal au savoir lorsque l’intention de celui qui le recherche est bonne ». Il a dit également : « Les gens ont besoin de la science plus que le pain et l’eau. Car on a besoin du savoir à toute heure. Tandis que le pain et l’eau, on n’en a besoin qu’une ou deux fois par jour seulement ».

[2]  Ibn Hadjar a dit dans Fat’h El-Bâri (1/165) : « Ce hadith veut dire que celui qui ne s’instruit pas dans la religion - en apprenant les règles de l’Islam ainsi que les branches qui s’y attachent - est donc privé du bien ».

[3]  Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Savoir » (1/164), pour ce qui est de : quiconque pour qui Allah veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion, et par Mouslim, chapitre de « L’aumône légale » (7/128), concernant l’interdiction de la mendicité, d’après Mou`âwiya Ibn Abi Soufyâne رضي الله عنهما.

[4]  Hadith consensuel : il est rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Début de la révélation » (1/9), à propos de la manière du commencement de la révélation au Prophète صلّى الله عليه وسلّم, par Mouslim, chapitre de « La gouvernance » (13/35), concernant son propos صلّى الله عليه وسلّم: « Certes les actions ne valent que par les intentions », par Abou Dâwoûd, chapitre du « Divorce » (2/651), concernant les intentions et les expressions ayant rapport au divorce, par Et-Tirmidhi, chapitre du « Djihad » (4/179), concernant ce qui est rapporté à propos de celui qui combat par ostentation et pour la vie d’ici-bas, par En-Nassâ'i, chapitre de « La purification » (1/58), concernant l’intention pour faire les ablutions, par Ibn Mâdjah, chapitre de « L’ascétisme » (2/1413), concernant l’intention et par Ahmad (1/25, 43), par l’intermédiaire de `Omar Ibn El-Khattâb رضي الله عنه.

[5]  Rapporté par Et-Tabarâni dans El-Mou`djam El-Kabîr (2/165, 167), par Ibn Abi Chayba dans El-Moussannaf (7/182) et par Ech-Chaybâni dans El-Âhâd Wal-Mathâni (4/293), d’après Djoundoub Ibn `Abd Allâh El-Azdi رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (2/289) (hadith 2328).

[6]  Voir : El-Mouwâfaqât d’Ech-Châtibi (1/75).

[7]  Voir : El-Madjmoû`a El-`Ilmiyya de Bakr (p.182).

[8]  Rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre de « La description de la résurrection » (4/642), d’après Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه et par Ibn Mâdjah, chapitre de « L’ascétisme » (2/1375), concernant le souci accordé à la vie d’ici-bas, d’après Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (2/670), (hadith 949, 950).

[9]  Voir : Sounane Ed-Dârimi (1/82).

[10] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du « Savoir » (4/71), concernant la recherche du savoir pour d’autre dessein que la cause d’Allah, par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/92), concernant le fait de tirer avantage du savoir et sa mise en application, par Ibn Hibbâne (1/279, (hadith 78)) et par El-Hâkim (1/160, (hadith 279)), d’après Abou Hourayra رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/153), (hadith 105).

[11] Rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre du « Savoir » (5/32), concernant celui qui vise par le savoir la vie d’ici-bas, par Ibn Abi Ed-Dounya dans Kitâb Es-Samt (1/105, (hadith 141)) et dans Kitâb El-Ghîba Wan-Namîma (1/15, (hadith 3)), d’après Ka`b Ibn Mâlik رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/153), (hadith 106).

[12] Voir : note 1, page 185.

[13] Voir : Sounane Ed-Dârimi (1/80).

[14] Rapporté par Mouslim, chapitre de « La gouvernance » (13/50), concernant celui qui combat pour l’ostentation et la renommée ; il méritera alors d’être voué à l’enfer, par En-Nassâ'i, chapitre du « Djihad » (6/32), concernant celui qui combat pour que les gens disent : cet homme est courageux, par El-Hâkim (1/107, 2/110) et El-Bayhaqi (9/168), d’après Abou Hourayra رضي الله عنه.

[15] Rapporté par El-Qoudhâ`i dans Mousnad Ech-Chihâb (1/285), d’après le hadith Marfoû` (propos, acte ou approbation attribué au Prophète صلّى الله عليه وسلّم) rapporté par Ibn `Abbâs رضي الله عنهما et Abou Nou`aym dans El-Hilya (5/189), d’après le hadith Marfoû` rapporté par Abou Ayyoûb El-Ansâri رضي الله عنه. Ce hadith est jugé faible par El-Albâni dans El-Djâmi` Es-Saghîr Wa Ziyâdâtih (5/155, (hadith 5375)) et dans Dha`îf Et-Targhîb Wat-Tarhîb (1/20), (hadith 6) et dans Es-Silsila Adh-Dha`îfa (1/55) (hadith 38).

[16] Rapporté par Mouslim, chapitre de « La bonté, du maintien de la relation et des bienséances » (16/141), concernant la recommandation du pardon et de la modestie, par Et-Tirmidhi, chapitre du « Bien et du maintien de la relation » (4/376), concernant ce qui est dit de la modestie, par Ibn Khouzayma dans Es-Sahîh (4/97) et El-Bayhaqi dans Es-Sounane El-Koubra (4/187), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra رضي الله عنه.

[17] Voir : El-Fatâwa El-Koubra d’Ibn Taymiya (6/272).

[18] Rapporté par Ed-Dârimi dans Es-Sounane (1/81), concernant la mise en application du savoir que l’on acquiert et le fait d’avoir une bonne intention en l’acquérant.

[19] Ibid. Même partie (p.82).

[20] Ibid. Il est rapporté également par `Abd Er-Razzâq dans El-Moussannaf avec ce même sens, chapitre du « Savoir » (10/238), d’après Abou Ed-Dardâ' رضي الله عنه.

[21] Rapporté par Ed-Dârimi dans Es-Sounane (1/101), concernant celui qui recherche le savoir sans avoir une bonne intention, mais le savoir lui a imposé, ensuite, cette bonne intention.

[22] Rapporté par `Abd Er-Razzâq dans El-Moussannaf (10/239), concernant « Le savoir » (hadith 20642).

[23] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Savoir » (1/175), concernant le mérite de celui qui apprend et enseigne et par Mouslim, chapitre des « Vertus » (15/45-46), pour ce qui est de démontrer l’exemple qui se rapporte à la bonne voie et le savoir par lesquelles le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a été envoyé, d’après Abou Moûssa El-Ach`ari رضي الله عنه.

[24] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre du « Savoir » (4/64), concernant le mérite de propager le savoir, par Et-Tirmidhi, chapitre du « Savoir » (5/33), concernant ce qui est rapporté pour inciter à transmettre le savoir que l’on entend et par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/84), concernant celui qui transmet un savoir, d’après Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Sahîh Sounane Abi Dâwoûd, (hadith 3660) et dans Sahîh Et-Targhîb (hadith 90).

[25] Voir : Fat’h El-Bâri d’Ibn Hadjar (1/177).

[26] Rapporté par Ibn Hibbâne, chapitre de la « Gouvernance » (hadith 1541), concernant celui qui recherche l’agrément d’Allah même en soulevant la colère des gens et par El-Baghawi dans Charh Es-Sounna, chapitre de « L’adoucissement des cœurs » (14/412), concernant le verset suivant :

فَلاَ تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ - المائدة: 44

Le sens du verset :

﴾Et ne craignez pas les gens mais craignez Moi﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie) : 44], d’après `Â'icha رضي الله عنها. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (5/392), (hadith 2311).

[27] Voir : I`lâm El-Mouwaqqi`îne d’Ibn El-Qayyim (2/180).

[28] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ' d’El-Ghazzâli (1/26), Sifat Es-Safwa d’Ibn El-Djawzi (2/251) et Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/23).

[29] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre des « Sentences » (4/23), concernant celui qui supporte quelqu’un dans un débat sans qu’il sache le sujet de divergence, par El-Hâkim dans El-Moustadrak (2/27), par El-Bayhaqi dans Es-Sounane El-Koubra (6/82) et dans Chou`ab El-Îmâne (5/304) et par Ahmad dans El-Mousnad (2/70), d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Es-Silsila Es-Sahîha (1/2/178) (hadith 438) et dans Sahîh Sounane Abi Dâwoûd (2/396) (hadith 3597).

[30] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (9/88), El-Ihyâ' d’El-Ghazzâli (1/26), Sifat Es-Safwa d’Ibn El-Djawzi (2/51) et Faydh El-Qadîr d’El-Manâwi (3/90).

[31] Voir : Ihyâ' `Ouloûm Ed-Dîne (3/329).

[32] Rapporté par Ibn Mâdjah dans l’introduction d’Es-Sounane (1/72), concernant ce que la secte des Djahmites a renié, par Ibn Hibbâne, dans Es-Sahîh (3/222), par El-Hâkim dans El-Moustadrak (1/706, 4/357) et par Ahmad dans El-Mousnad (4/182), d’après En-Nawwâs Ibn Sam`âne El-Kilâbi رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans Dhilâl El-Djanna (1/98 (hadith 219)) et dans Sahîh Ibn Mâdjah (1/86 (hadith 166)).

[33] Fait partie du hadith précédent d’En-Nawwas Ibn Sam`âne. (Voir les références des hadiths citées plus haut).

[34] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Serments et des vœux » (11/532), concernant la manière avec laquelle le Prophète صلّى الله عليه وسلّم faisait son serment, par Abou Dâwoûd, chapitre des « Serments et des vœux » (3/577), concernant ce qui est rapporté au sujet du serment que faisait le Prophète صلّى الله عليه وسلّم, par Et-Tirmidhi, chapitre des « Serments et des vœux » (4/113), concernant comment faisait le Prophète صلّى الله عليه وسلّم son serment, et par En-Nassâ'i, chapitre des « Serments et des vœux » (7/2), d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما.

[35] Voir : Hilyat El-Awliyâ' d’El-Asfahâni (7/5, 62), El-Djâmi` Li Akhlâq Er-Râwi d’El-Baghdâdi (1/317) et Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/13).

[36] Voir : Djâmi` El-`Ouloûm Wal-Hikam d’Ibn Radjab (1/10).

[37] Voir : El-Fawâ'id d’Ibn El-Qayyim (103).

الإخلاص بركة العلم وسر التوفيق
فضيلةُ العلم الشرعي والحضُّ على طلبه
الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانِه إلى يوم الدِّين، أمّا بعد
فإنَّ اكتسابَ مادة كلِّ عِلْمٍ ينبغي أن تكون وَفق أُسُسٍ يبني عليها طالبُ العلم مسيرتَه التحصيليةَ، والعلمُ الشرعيُّ لا يخرج عن هذا المعنى؛ لأنَّ الأصل في الإنسان الجهلُ، لقوله تعالى: ﴿وَاللَّهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لاَ تَعْلَمُونَ شَيْئًا﴾ [النحل: ٧٨]، لكنه مأمور بطلبه في قوله تعالى: ﴿فَاعْلَمْ أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ﴾ [محمّد: ١٩]، وقوله عزّ وجلّ: ﴿اعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [سورة المائدة]، وكلُّ ما أمر اللهُ عزّ وجلَّ به فهو عبادةٌ، فيكون طَلَبُ العِلْمِ في طليعة العبادات وأجلِّها، بل جعله اللهُ قسيمًا للجهاد في سبيل الله(١)، وهو منه قال الله تعالى: ﴿وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلاَ نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ﴾ [سورة التوبة: ١٢٢]، ذلك لأنّ العلمَ الشرعيَّ سببُ الهداية، وقائدٌ إلى تقوى الله، وسبيلُ النجاة والوقايةِ من النار، قال اللهُ تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا﴾ [التحريم: ٦]، ووقايةُ النَّفْسِ والأهلِ من النار إنما تكون بالإيمان والعمل الصالح، ولا يتمُّ ذلك إلاَّ بالعلم الشرعي الصحيح حتى يتمكّن من أدائه والقيام به على الوجه المطلوب شرعًا، لذلك كان من حَظِيَ برزقِ اللهِ إياه العلمَ الشرعي فقد فتح الله عليه به، وأراد اللهُ به خيرًا، ومَنْ مُنِعَ فقد حُرِم الخير(٢)، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِّينِ»
ولَمَّا كان العلمُ الشرعيُّ عبادةً فإنه ينبغي طلبه ضمن هيئةٍ راسخةٍ في نفس الطالب ليُؤْثِرَ بها الحقَّ والفضيلةَ، ويرغب في رفع الجهل عنه وإزالته عن غيره، وحبّ المعروف وترسيخه، تلك الهيئةُ المطلوبةُ هي النيةُ الخالصة الصادقةُ التي تتكيَّفُ بها جميع الأعمال صحّةً وفسادًا تبعًا لها إذ «الأَعْمَالُ بِالنِّيَّاتِ وَإِنَّمَا لِكُلِّ امْرِئٍ مَا نَوَى»(٤)، والنيةُ في الطَّلَب يجب فيها الإخلاص لله سبحانه فهو شرطُ العبادة وركنُ التوحيد، قال تعالى: ﴿وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ﴾ البينة: ٥]، وقال تعالى: ﴿فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ﴾ [سورة الزمر: ٢
قاعدة الإخلاص قوام المطالب العلمية
هذا، وقاعدةُ الإخلاص في الطلب إنما تتأتَّى بنيَّةِ التقرُّب إلى الله تعالى بكلِّ ما يستلزمُ محبّتَه ورضاه، من العِلْمِ به سبحانه وبصفاته، وما يجب له من القيام بأمره، وتنزيهه من العيوب والنقائص، وبمعرفة ما يجب على المكلَّف من أمر دينه في عباداته ومعاملاته، ومعرفة حلاله من حرامه، ساعيًا في ذلك بعزمٍ في رفع الجهل عن نفسه، وحِفظ شريعة الله تعالى بالتعلُّم وضبط حفظه في الصدر وتقييده بالكتابة، والعمل بما حفظه وضبطه امتثالاً لأوامر الشرع ووقوفًا عند حدوده؛ لأنّ ثمرة العلم العمل، وبقاء العلم ببقاء العمل، بل هو من لوازم الإخلاص وسببُ نمائه وزيادتِه، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَثَلُ العَالِمِ الَّذِي يُعَلِّمُ النَّاسَ الخَيْرَ وَيَنْسَى نَفْسَهُ كَمَثَلِ السِّرَاجِ يُضِيءُ لِلنَّاسِ وَيَحْرِقُ نَفْسَهُ»(٥)، ذلك لأنّ العمل هو شُكْرُ الله على نعمةِ العلم، وقد قال تعالى: ﴿لَئِنْ شَكَرْتُمْ لَأَزِيدَنَّكُمْ﴾ [إبراهيم: ٧]، ومن عمل بما عَلِمَ ورَّثه اللهُ عِلمَ ما لم يعلم، ومَن لمْ يعمل بعلمه لَمْ يكن صادقًا في طلبه وعُوقب بنسيان العلم وضياع معارِفِه وحرمانه من الخير، واستحقّ المقتَ والآفات، قال تعالى: ﴿فَبِمَا نَقْضِهِمْ مِيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَنَسُوا حَظًّا مِمَّا ذُكِّرُوا بِهِ﴾ [المائدة: ١٣]، ويتبيَّن من الآية أنّ ترك العمل بالعلم يورِّثُ فشلاً في الطلب ومَحْقًا للبركة ونسيانًا ذِهنيًّا وعمليًّا بترك النهوض به والقيام بلوازمه، قال الثوري: «العِلْمُ يَهْتِفُ بِالعَمَلِ، فَإِنْ أَجَابَهُ وَإِلاَّ ارْتَحَلَ»(٦)، مِن أَجْلِ ذلك كان الصدقُ خُلُقًا مُقترِنًا بالإخلاص يتحلَّى به الطالبُ قبل العِلم ولا يتحقَّقُ الارتقاءُ في مدارج الكمالِ والعلمِ إلاَّ لصادقٍ، قال الأوزاعيُّ -رحمه الله-: «تَعَلَّمِ الصِّدْقَ قَبْلَ أَنْ تَتَعَلَّمَ العِلْمَ»، وقال وكيع -رحمه الله-: «هَذِهِ الصَّنْعَةُ لاَ يَرْتَفِعُ فِيهَا إِلاَّ صَادِقٌ»(٧).
هذا، وكما أنَّ من الإخلاص أن ينوي رفعَ الجهلِ عن نفسه فعليه أن يستتبِعَه -أيضًا- بِنيَّةِ رفعِ الجهل عن غيره، وذلك بالدعوة إلى الله تعالى بتبليغ العلم للناس وبيانِ ذكر الله وما نزل من الحقِّ، ونشرِه ليحصل به النفعُ والهدى، مِصداقًا لقول الله تعالى: ﴿قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي﴾ [يوسف: ١٠٨]، وقوله تعالى: ﴿وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلاَ تَكْتُمُونَهُ﴾ [آل عِمران: ١٨٧]، ويعمل على حماية جناب التوحيد، وصيانةِ كمال الدِّين ممَّا قد يُقحم فيه ما ليس منه، والدفاعِ عن شريعة الله التي جاء بها المصطفى صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم وحِفظها من زيادة المبتدعين، واستدراكات المستدركين
اختلاف النيات في تحصيل العلم
• فمن صاحبته هذه النيةُ الخالصةُ الصادقةُ بالعمل الصالح كان على هُدًى وبصيرةٍ، وخيرٍ ونعمةٍ وَتُقًى، قال تعالى: ﴿وَالَّذِينَ اهْتَدَوْا زَادَهُمْ هُدًى وَآتَاهُمْ تَقْوَاهُمْ﴾ [سورة محمّد: ١٧]، وفتحَ اللهُ له أبوابَ الخيرِ، وأَتَتْهُ الدنيا راغمةً، وحصل له ثواب الآخرة، لسلامة قصده وصلاح نيّته، قال تعالى: ﴿مَنْ عَمِلَ صَالِحًا مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُمْ بِأَحْسَنِ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ﴾ [سورة النحل: ٩٧]، وقال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنْ كَانَتِ الآخِرَةُ هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ غِنَاهُ فِي قَلْبِهِ، وَجَمَعَ لَهُ شَمْلَهُ، وَأَتَتْهُ الدُّنْيَا وَهِيَ رَاغِمَةٌ»(٨)، وقال إبراهيمُ النَّخَعِيُّ -رحمه الله-: «مَنِ ابْتَغَى شَيْئًا مِنَ العِلْمِ يَبْتَغِي بِهِ وَجْهَ اللهِ آتَاهُ اللهُ مِنْهُ مَا يَكْفِيهِ»(٩
• أمّا مَن أُصيبت نيَّتُه في صميم صِدْقِ طَلَبِ العلم بِكَدَرٍ وَزَغَلٍ، وجعل تحصيلَه له مَطِيّةً لأغراضٍ وأعراضٍ: مِن طلب الدنيا والمالِ والرئاسةِ والظهورِ والتفوّقِ والسُّمْعَةِ والرِّياء والمحمدة وغيرِها من المقاصد السيّئة؛ فإنّ إرادته تشوبُها شوائبُ الفساد والبطلان، وتزول من جرَّائها بركةُ العلم وترتفع خيريتُه، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَن تَعلَّمَ عِلْمًا مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ لاَ يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ عَرَضًا مِنَ الدُّنْيَا، لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ»(١٠) يعني: ريحها. وفي حديثٍ آخرَ: «مَنْ طَلَبَ العِلْمَ لِيُجَارِيَ بِهِ العُلَمَاءَ، أَوْ لِيُمَارِيَ بِهِ السُّفَهَاءَ، أَوْ يَصْرِفَ بِهِ وُجُوهَ النَّاسِ إِلَيْهِ، أَدْخَلَهُ اللهُ النَّارَ»(١١)، وقد ينال بعلمه ما يبتغيه بنيته الفاسدةِ من إحراز دنياه، ولا يحصِّل منها إلاَّ ما كُتب له، لكنّ جزاءَه الفقرُ والتشتيتُ والغفلةُ والضياع في الدنيا، وكان عاقبةُ أمرِه خُسرًا، قال الله تعالى: ﴿مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا نُوَفِّ إِلَيْهِمْ أَعْمَالَهُمْ فِيهَا وَهُمْ فِيهَا لاَ يُبْخَسُونَ﴾ [سورة هود: ١٥]، فمن جرَّد قصدَه إلى الدنيا يُعْطِهِ اللهُ تعالى بعمله ثوابَ الدنيا إذا شاء سبحانه كما جاء تقييدُ الآية في قوله تعالى: ﴿مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَنْ نُرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلاَهَا مَذْمُومًا مَدْحُورًا﴾ [سورة الإسراء: ١٨]، وليس له أن يطلب بالعلم الشرعي أمرًا غير ما شرع له؛ لأنه عبادةٌ، ومن ابتغى بالعبادة غيرَ ما شرعت له فقد ناقض الشريعةَ، وجزاءُ من ناقضَهَا بطلانُ العمل، وقد يُعامَلُ بنقيض مقصوده، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «وَمَنْ كَانَتِ الدُّنْيَا هَمَّهُ جَعَلَ اللهُ فَقْرَهُ بَيْنَ عَيْنَيْهِ، وَفَرَّقَ عَلَيْهِ شَمْلَهُ، وَلَمْ يَأْتِهِ مِنَ الدُّنْيَا إِلاَّ مَا قُدِّرَ لَهُ»(١٢)، قال الحسنُ بنُ أبي الحسن البصري -رحمه الله-: «مَنْ طَلَبَ شَيْئًا مِنْ هَذَا العِلْمِ فَأَرَادَ بِهِ مَا عِنْدَ اللهِ يُدْرِكْ إِنْ شَاءَ اللهُ، وَمَنْ أَرَادَ بِهِ الدُّنْيَا فَذَاكَ حَظُّهُ مِنْهُ»(١٣)؛ ذلك لأنه استعمل العبادةَ فيما لم تشرع لأجله، واتخذها مَطِيَّةً لتحصيل غَرَضِهِ، فكان ظُلمًا في حقِّ الله على عباده، وتلاعبًا بالشريعة بوضع الأمور في غير مواضعها، فاستوجب أن يكون أوّلَ الناس يُقضى يوم القيامة: ثلاثة أجهدوا أنفسَهم في الطاعات والعبادات ولم تنفعهم طاعتُهم وعبادتُهم وإنما صارت عذابًا؛ لأنهم لم يبتغوا بها وَجْهَ الله تعالى، فمن هؤلاء: «…وَرَجَلٌ تَعَلَّمَ العِلْمَ وَعَلَّمَهُ، وَقَرَأَ القُرآنَ، فَأُتِيَ بِهِ فَعَرَّفَهُ نِعَمَهُ، فَعَرَفَهَا، قَالَ: فَمَا عَمِلْتَ فِيهَا؟ قَالَ: تَعَلَّمْتُ العِلْمَ وَعَلَّمْتُهُ، وَقَرَأْتُ فِيكَ القُرْآنَ، قَالَ: كَذَبْتَ، وَلَكِنَّكَ تَعَلَّمْتَ العِلْمَ لِيُقَالَ: عَالِمٌ، وَقَرَأْتَ القُرْآنَ لِيُقَالَ: هُوَ قَارِئٌ، فَقَدْ قِيلَ، ثُمَّ أُمِرَ بِهِ، فَسُحِبَ عَلَى وَجْهِهِ حَتَّى أُلْقِيَ فِي النَّارِ»(١٤
• وصِنْفٌ آخَرُ تعيَّنتْ دوافعُ طلبه في غير المقاصد الدنيوية، وإنما قَصَرَ نِيَّةَ الطلب على تحصيل العلم في ذاته، والظفرِ بالحِكمة مجرّدةً عن العمل، وهذا -أيضًا- يشوبُ صفاءَ الإخلاصِ بِكَدَرٍ؛ لأنه لم يُخلص لله تعالى من جهة، وجعل طلبَ العلم وسيلةً لعبادة لم تُقِرَّها الشريعةُ، إذ لا يخفى أنّ العلم المطلوبَ الذي نحتاج إليه وأخبرنا اللهُ تعالى به، وعلّمنا إياه، هو: ما كان وسيلةً إلى العمل به، والعملُ بما يقتضيه العلم من الإيمان به والإقبال على الطاعات والقيام بها بامتثال أوامره واجتناب نواهيه وغيرها من الأعمال، فإنّ ذلك العلم مطلوبٌ لا في ذاته ولكن لثمرته وهي العملُ به، فمن عَلِمَ ولم يَعْمَلْ فقد شابَه اليهودَ المغضوبَ عليهم، ومن عَمِلَ بلا عِلْمٍ فقد شابَه النصارى الضالين، ومن جمع بين العلم النافع والعمل الصالح واتصف بهما ﴿فَأُولَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ مِنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاءِ وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَئِكَ رَفِيقًا﴾ [سورة النساء: ٦٩]. قال شيخ الإسلام ابن تيمية -رحمه الله-: «ونظير هذا ما يُذكر أنّ بعض الناس بَلَغَه أنه: «مَنْ أَخْلَصَ للهِ أَرْبَعِينَ صَبَاحًا تَفَجَّرَتْ يَنَابِيعُ الحِكْمَةِ مِنْ قَلْبِهِ عَلَى لِسَانِهِ»(١٥)، فأخلص في ظنِّه أربعين صباحًا لِيَنَالَ الحكمةَ فلم يَنَلْهَا، فشكى ذلك إلى بعضِ حُكماءِ الدِّين فقال: إنك لم تُخلصْ لله سبحانه وإنما أخلصتَ للحكمة، يعني أنّ الإخلاص لله سبحانه وتعالى إرادةُ وجهِه، فإذا حصل ذلك حَصَلت الحكمة تَبعًا، فإذا كانت الحكمةُ هي المقصودَ ابتداءً لم يقع الإخلاص لله سبحانه وإنما وقع ما يظنّ أنه إخلاصٌ لله تعالى، وكذلك قولُه صَلَّى اللهُ عليه وسَلَّم: «مَا تَوَاضَعَ أَحَدٌ للهِ إِلاَّ رَفَعَهُ اللهُ»(١٦)، فلو تواضع ليرفعه الله سبحانه لم يكن متواضعًا فإنه يكون مقصوده الرفعة وذلك ينافي التواضع»(١٧
هذا، ومن أقوال بعض السلف في باب العمل بالعلم وحسن النية فيه قول معاذ بن جبل رضي الله عنه: «اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ بَعْدَ أَنْ تَعْلَمُوا فَلَنْ يَأْجُرَكُمُ اللهُ تعالى بِالعِلْمِ حَتَّى تَعْمَلُوا»(١٨)، وقول أبي الدرداء رضي الله عنه: «إِنَّ مِنْ أَشَرِّ النَّاسِ عِنْدَ اللهِ مَنْزِلَةً يَوْمَ القِيَامَةِ عَالِمٌ لاَ يَنْتَفِعُ بِعِلْمِهِ»(١٩)، وقال أيضًا: «مَا أَخَافُ عَلَى نَفْسِي أَنْ يُقَالَ لِي: مَا عَلِمْتَ، وَلَكِنْ أَخَافُ أَنْ يُقَالَ لِي مَاذَا عَمِلْتَ؟»(٢٠).
ومع ذلك فإنّ مُبتغي العلمِ المحبَّ له الطامعَ في تحصيله قد يَرُدُّهُ العلم إلى النية الصالحة فيفتح الله تعالى عليه باب العمل والخير والنفع، فقد جاء عن مجاهدِ بنِ جَبْرٍ -رحمه الله- قوله: «طَلَبْنَا هذا العِلْمَ وَمَا لَنَا فِيهِ كَبِيرُ نِيَّةٍ، ثُمَّ رَزَقَ اللهُ بَعْدُ فِيهِ النِّيَّةَ»(٢١)، وقال مَعْمَر ابن راشد -رحمه الله-: «كَانَ يُقَالُ: إِنَّ الرَّجُلَ لَيَطْلُبُ العِلْمَ لِغَيْرِ اللهِ، فَيَأْبَى عَلَيْهِ العِلْمُ حَتَّى يَكُونَ للهِ»(٢٢
وقد ورد في الصحيحين من حديث أبي موسى الأشعري رضي الله عنه تمثيل الانتفاع بالهدى والعلم الذي جاء عن المصطفى صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم ممَّن لا ينتفع به بما يقرب شَبَهًا بأصحاب النِّيات على اختلاف البواعث والدوافع في تحصيل العلم الشرعي، فقال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَثَلُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ مِنَ الهُدَى وَالعِلْمِ كَمَثَلِ الغَيْثِ الكَثِيرِ أَصَابَ أَرْضًا، فَكَانَ مِنْهَا نَقِيَّةٌ قَبِلَتِ المَاءَ، فَأَنْبَتَتِ الكَلَأَ وَالعُشْبَ الكَثِيرَ، وَكَانَتْ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ المَاءَ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ، فَشَرِبُوا وَسَقَوْا وَزَرَعُوا، وَأَصَابَتْ مِنْهَا طَائِفَةً أُخْرَى، إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ(٢٣) لاَ تُمْسِكُ مَاءً، وَلاَ تُنْبِتُ كَلَأً، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ، فَعَلِمَ وَعَلَّمَ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْسًا، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ»(٢٤
قال ابن حجر: «قال القرطبيُّ وغيرُه: ضَرَبَ النبيُّ صَلَّى اللهُ عليه وسَلَّم لِمَا جاء به من الدِّين مثلاً بالغيث العامِّ الذي يأتي الناسَ في حال حاجتهم إليه، وكذا كان حال الناس قبل مبعثه، فكما أنّ الغيث يحيي البلدَ الميت فكذا علومُ الدين تُحيي القلبَ الميت، ثمّ شبَّهَ السامعين له بالأرض المختلفة التي ينزل بها الغيث، فمنهم العالِمُ العامِل المعلِّمُ فهو بمنزلة الأرض الطيِّبة شربت فانتفعت في نفسها وأنبتت فنفعت غيرَها، ومنهم الجامع للعلم المستغرق لزمانه فيه غير أنه لم يعمل بنوافله أو لم يتفقّه فيما جمع لكنه أدّاه لغيره، فهو بِمَنْزلة الأرض التي يستقرّ فيها الماء فينتفع الناس به، وهو المشار إليه بقوله: «نَضَّرَ اللهُ امْرَءًا سَمِعَ مَقَالَتِي فَأَدَّاهَا كَمَا سَمِعَهَا»(٢٥)، ومنهم من يسمع العلم فلا يحفظه ولا يعمل به ولا ينقله لغيره، فهو ِبمَنْزلة الأرض السَّبْخَة أو الملساء التي لا تقبل الماء أو تفسده على غيرها، وإنما جمع في المثل بين الطائفتين الأوليين المحمودتين لاشتراكهما في الانتفاع بهما، وأفرد الطائفة الثالثة المذمومة لعدم النفع بها»(٢٦

سمة محقق الإخلاص
هذا، ومن علامات محقِّق الإخلاص والصدق
• أن يُحِبَّ الدِّينَ ويعملَ على التواصي بالحقِّ والصبر عليه، وإذا ما خُيِّر بين أمرين عُرضَا عليه: أحدهما لله، والآخر للدنيا، اختار نصيبه من الله وآثره على الدنيا لفنائها وبقاء الآخرة، وهو يعلم أنّ الباقية خير من الفانية، ﴿وَلَلْآخِرَةُ خَيْرٌ لَكَ مِنَ الأُولَى﴾ [الضحى: ٤]، ﴿وَالآخِرَةُ خَيْرٌ وَأَبْقَى﴾ [الأعلى: ١٧]، ﴿قُلْ مَتَاعُ الدُّنْيَا قَلِيلٌ وَالآخِرَةُ خَيْرٌ لِمَنِ اتَّقَى﴾ [النساء: ٧٧]
• أن ترضيَهُ كلمةُ الحقِّ له أو عليه، وتغضبَهُ كلمةُ الباطل له أو عليه، فهو لا يعمل لنفسه، وإنما يسعى لإرضاء ربِّه سبحانه، ولو أدّى ذلك إلى سخط الناس عليه وسقوط قدره في قلوبهم، وصغره في أعينهم من أجل إصلاح قلبه مع الله تعالى، «وَالجَزَاءُ مِنْ جِنْسِ العَمَلِ»، و«المُعَامَلَةُ بِنَقِيضِ القَصْدِ»، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنْ أَرْضَى اللهَ بِسَخَطِ النَّاسِ، كَفَاهُ اللهُ النَّاسَ، وَمَنْ أَسْخَطَ اللهَ بِرِضَى النَّاسِ، وَكَلَهُ اللهُ إِلَى النَّاسِ»(٢٧)، قال ابن القيم -رحمه الله-: «لَمَّا كان المتزيِّنُ بما ليس فيه ضدَّ المخلِصِ؛ فإنه يُظْهِرُ للناس أمرًا، وهو في الباطن بخلافه، عَامَلَهُ بنقيض قصده، فإنَّ المعاقبة بنقيضِ القَصْدِ ثابتةٌ شرعًا وَقَدَرًا، ولَمَّا كان المخلصُ يُعجَّل له من ثواب إخلاصه الحلاوة والمحبّة والمهابة في قلوب الناس، عُجِّل للمتزيِّن بما ليس فيه من عقوبته أن شانه اللهُ بين الناس؛ لأنّه شان باطنَه عند الله، وهذا مُوجَبُ أسماءِ الربِّ الحُسنى وصفاتِه العُلْيَا وحِكمتِه في قضائِه وشرعه»(٢٨
• أن يكره المخلِصُ أن يطَّلعَ غيرُه على عمله أو يُنسبَ إليه، قال الشافعي -رحمه الله-: «وَدِدْتُ أنَّ الخَلْقَ يتعلَّمون هذا العلمَ ولا يُنْسَبُ إليَّ منه شيء»(٢٩
• وَأن يَوَدَّ -في ميدان تعليم الناس الخير وإفتائهم بالحقّ- أن يكفيَه غيرُه مؤونةَ الفتوى والبيانِ، وإذا استوجبَ المقامُ تصدِّيه للفتوى والتوجيه حرص على تجرّده للحقِّ بسلوك سبيلِهِ، مُعْرِضًا عن حظوظ النفس والاعتزاز بها، مترفّعًا عن الهوى وشِرَاكِهِ
• وإن خاصم غيرَهُ فلا يعملُ على غَلَبة خصمه بالشبهات والباطل؛ لأنه يعلم أنه ليس من التقوى والإخلاص، قال صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنْ خَاصَمَ فِي بَاطِلٍ -وَهُوَ يَعْلَمُهُ- لَمْ يَزَلْ فِي سَخَطِ اللهِ حَتَّى يَنْزِعَ عَنْهُ»(٣٠)، وإنما يتمنَّى أن يُظهِرَ اللهُ الحقَّ على لسان مُنَاظِرِهِ، قال الشافعيُّ -رحمه الله-: «ما ناظرتُ أحدًا قطُّ إلاَّ أحببتُ أن يُوفَّقَ ويُسدَّدَ ويُعانَ، ويكون عليه رعاية من الله وحفظ، وما ناظرت أحدًا إلاَّ ولم أُبَالِ بَيَّنَ اللهُ الحقَّ على لساني أو لسانِهِ»(٣١
وذكر أبو حامد الغزالي علاماتٍ أخرى للصادق المخلصِ حيث قال: «فاعلم أنّ لذلك علامات
• إحداها: أنه لو ظَهَرَ من هو أحسنُ منه وَعْظًا أو أَغْزَرُ منه عِلْمًا، والناس له أشدُّ قبولاً، فرح به ولم يحسده
• والأخرى: أنَّ الأكابر إذا حضروا مجلسَهُ لَمْ يتغيّر كلامُه بل بقي كما كان عليه، فينظر إلى الخلق بعينٍ واحدةٍ.
• والأخرى: أَنْ لا يحبَّ اتباعَ الناس له في الطريق، والمشيَ خلفه في الأسواق، ولذلك علامات كثيرة يطول إحصاؤها»(٣٢
مشقة الإخلاص في تثبيت تحول القلب
إنّ الصِّدْقَ في الإخلاصِ أشقُّ الأعمال صعوبةً على النفس، وأشدُّها على القلب لاستبقائه سالِمًا من المقاصد السيّئة، بعيدًا عن أغراض الدنيا وشهواتها؛ ذلك لأنّ القلوبَ كثيرةُ التقلُّبِ والتحوُّل في نواياها وقصودها، فلا تثبتُ على حالٍ، لذلك بيَّن النبيُّ صَلَّى الله عليه وآله وسَلَّم حقيقةَ تَحَوُّلِ القلبِ في وجهته وقصدِه، فكثيرًا ما كان يدعو بالتثبيت على الدِّينِ حيثُ قال: «مَا مِنْ قَلْبٍ إِلاَّ بَيْنَ إِصْبَعَيْنِ مِنْ أَصَابِعِ الرَّحْمَنِ، إِنْ شَاءَ أَقَامَهُ، وَإِنْ شَاءَ أَزَاغَهُ، وَالمِيزَانُ بِيَدِ الرَّحْمَنِ، يَرْفَعُ أَقْوَامًا، وَيَخْفِضُ آخَرِينَ إِلَى يَوْمِ القِيَامَةِ»(٣٣)، وكان يقول في دعائه: «يَا مُقَلِّبَ القُلُوبِ ثَبِّتْ قَلْبِي عَلَى دِينِكَ»(٣٤)، ويُكْثِرُ في قَسَمِهِ عبارةَ: «لاَ، وَمُقَلِّبِ القُلُوبِ»(٣٥
فالإخلاصُ شديدٌ، وقد لاقى كثيرٌ من العلماء والصالحين معاناةً لعلاج نيّتهم به، فيُؤْثَرُ عن سفيانَ الثوريِّ -رحمه الله- أنه قال: «مَا عَالجْتُ شَيْئًا أَشَدَّ عَلَيَّ مِنْ نِيَّتِي، لأنَّهَا تَتَقَلَّبُ عَلَيَّ»(٣٦)، وسأل الفضلُ بنُ زيادٍ -رحمه الله- الإمامَ أحمد -رحمه الله- فقال: «كيف النية؟ قال أحمد: يُعَالِجُ نَفْسَهُ إِذَا أَرَادَ عَمَلاً لا يُرِيدُ بِهِ النَّاسَ»(٣٧
ولَمَّا كانت النفسُ بِطَبْعِهَا تميلُ إلى الشرِّ، وَتَفِرُّ من الخير، وتأمر بالسوء، وتَنْجَرِفُ مع الهوى، وتركن إلى الشهوات، والعبدُ قد يُؤْتَى من جهله أو من قِلَّةِ حَذَرِهِ كان لزامًا عليه معرفة ما يضادّ الإخلاص وينافيه ليتحرّز منه، ويعمل على أن يأخذ نفسَهُ بمراقبة الله تعالى حتى يتيقَّن أنه سبحانه عالِمٌ بِسِرِّهِ، رقيبٌ على أعماله، مستشعرًا الراحةَ في الاستعانة به وعلى طاعته، مستأنسًا بذِكْرِهِ والتعوّذِ به من كلِّ قَبيحة ورذيلة، ويعمل على محاسبة نفسه على عمل يومه، فإن رأى ظلمًا نَدِمَ عليه، واستغفر وأناب، وعمل من الخير ما يراه مصلحًا لِمَا أفسدَ، في تواصل وصَبْرٍ -جهادًا في ذات الله سبحانه- لتطهُرَ نفسُه وتَزْكُوَ حتى يصبحَ أهلاً لكرامة الله ورضاه، ويسلك بها سبيل المؤمنين المخلصين الصادقين من أهل الصبر واليقين مقتديًا بهم ومقتفيًا آثارَهم.
نسألُ اللهَ تعالى أن يَهَبَنَا العلمَ والإيمانَ، وهما أسمى هِبَاتِ الرحمن، وأهلهما هم خُلاصةُ الوجود ولُبُّه، وأهل التأهيل للمراتب العُلْيَا والدرجات الرفيعة.
قال ابن القيم -رحمه الله-: «أفضلُ ما اكتسبته النفوسُ، وحصَّلَتْهُ القلوبُ، ونال به العبدُ الرِّفعةَ في الدنيا والآخرة هو العلمُ والإيمانُ، ولهذا قَرَنَ بينهما سبحانه في قوله تعالى: ﴿وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَالإِيمَانَ لَقَدْ لَبِثْتُمْ فِي كِتَابِ اللَّهِ إِلَى يَوْمِ الْبَعْثِ﴾ الروم: ٥٦]، وقوله تعالى: ﴿يَرْفَعِ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ﴾(٣٨) [المجادلة: ١١
نسألُ اللهَ تعالى أن يَعْصِمَنَا من الخطأ والزَّلَلِ، وأن يوفِّقَنَا إلى حقِّ العلم وخيرِ العِلم وأكمل العمل، إنه وَلِيُّ ذلك والقادرُ عليه
وآخر دعوانا أَنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصَلَّى اللهُ على محمَّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسَلَّم تسليمًا.
أبو عبد المعز محمّد علي فركوس
الجزائر في: ٢٤ من ذي الحجّة ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ : ١٣ يناير ٢٠٠٧م
(١) قد يُفَضَّلُ طلبُ العِلم على الجهاد أفضليةً مطلقةً لا بالنسبة للأشخاص لحاجة الناس كلّهم إليه في كلّ وقت، بينما يفضّل الجهاد في القوي وكذا الأحوال والأزمنة والأمكنة، لذلك نقل عن الإمام أحمد أنَّ: «العلم لا يعدله شيءٌ لمن صحّت نيتُه»، وعنه قال: «الناس يحتاجون إلى العلم مثل الخبز والماء؛ لأنّ العلم يحتاج إليه في كلّ ساعة، والخبز والماء في كلّ يوم مرة أو مرتين».
(٢) قال ابن حجر في «الفتح» (١/ ١٦٥): «ومفهوم الحديث أنّ من لم يتفقَّه في الدِّين -أي: يتعلّم قواعد الإسلام وما يتّصل بها من الفروع- فقد حُرِم الخير».
(٣) أخرجه البخاري في «العلم» (١/ ١٦٤) باب من يُرِدِ اللهُ به خيرًا يفقِّهه في الدِّين، ومسلم في «الزكاة» (٧/ ١٢٨) باب النهي عن المسألة، من حديث معاوية بن أبي سفيان رضي الله عنه.
(٤) متفق عليه: أخرجه البخاري في «بدء الوحي» (١/ ٩) باب كيف كان بدء الوحي إلى رسول الله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، ومسلم في «الإمارة» (١٣/ ٣٥) باب قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: إنما الأعمال بالنيات، وأبو داود في «الطلاق» (٢/ ٦٥١) باب فيما عني به الطلاق والنيات، والترمذي في «الجهاد» (٤/ ١٧٩) باب ما جاء فيمن يقاتل رياءً وللدنيا، والنسائي في «الطهارة» (١/ ٥٨) باب النية في الوضوء، وابن ماجه في «الزهد» (٢/ ١٤١٣) باب النية، وأحمد (١/ ٢٥، ٤٣) من حديث عمر بن الخطاب رضي الله عنه.
(٥) أخرجه الطبراني في «المعجم الكبير» (٢/ ١٦٥، ١٦٧)، وابن أبي شيبة في «المصنف» (٧/ ١٨٢)، والشيباني في «الآحاد والمثاني» (٤/ ٢٩٣) من حديث جندب بن عبد الله الأزدي رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «صحيح الترغيب والترهيب» (٢/ ٢٨٩) برقم (٢٣٢٨).
(٦) «الموافقات» للشاطبي (١/ ٧٥).
(٧) «المجموعة العلمية» لبكر (١٨٢).
(٨) أخرجه الترمذي في «صفة القيامة» (٤/ ٦٤٢) باب (٣٠)، من حديث أنس بن مالك رضي الله عنه، وأخرجه ابن ماجه في «الزهد» (٢/ ١٣٧٥) باب الهمّ بالدنيا من حديث زيد بن ثابت رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٢/ ٦٧٠)، رقم (٩٤٩، ٩٥٠).
(٩) «سنن الدارمي» (١/ ٨٢).
(١٠) أخرجه أبو داود في «العلم» (٤/ ٧١) باب طلب العلم لغير الله تعالى، وابن ماجه في «المقدمة» (١/ ٩٢) باب الانتفاع بالعلم والعمل به، وابن حبان (١/ ٢٧٩ (٧٨))، والحاكم (١/ ١٦٠ (٢٧٩)) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه، والحديث صحَّحه الألباني في صحيح «الترغيب والترهيب» (١/ ١٥٣) برقم (١٠٥).
(١١) أخرجه الترمذي في «العلم» (٥/ ٣٢)، باب ما جاء فيمن يطلب بعلمه الدنيا، وابن أبي الدنيا في «كتاب الصمت» (١/ ١٠٥ (١٤١)) و«كتاب الغيبة والنميمة» (١/ ١٥ (٣)) من حديث كعب بن مالك رضي الله عنه. والحديث صحَّحه الألباني في «صحيح الترغيب والترهيب» (١/ ١٥٣) برقم (١٠٦).
(١٢) تقدَّم تخريجه، انظر (هامش ٨).
(١٣) «سنن الدارمي» (١/ ٨٠).
(١٤) أخرجه مسلم في «الإمارة» (١٣/ ٥٠) باب من قاتل للرياء والسمعة استحقَّ النار، والنسائي في «الجهاد» (٦/ ٣٢) باب من قاتل ليقال فلان جريء، والحاكم (١/ ١٠٧، ٢/ ١١٠)، والبيهقي (٩/ ١٦٨) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه.
(١٥) أخرجه القضاعي في «مسند الشهاب» (١/ ٢٨٥) من حديث ابن عباس رضي الله عنهما مرفوعًا، وأبو نعيم في «الحلية» (٥/ ١٨٩) من حديث أبي أيوب الأنصاري مرفوعًا. والحديث ضعَّفه الألباني في «الجامع الصغير وزيادته» (٥/ ١٥٥ (٥٣٧٥)) وفي «ضعيف الترغيب والترهيب» (١/ ٢٠) برقم (٦)، وفي «السلسلة الضعيفة» (١/ ٥٥) برقم (٣٨).
(١٦) أخرجه مسلم في «البر والصلة والآداب» (١٦/ ١٤١) باب استحباب العفو والتواضع، والترمذي في «البر والصلة» (٤/ ٣٧٦)، باب ما جاء في التواضع، وابن خزيمة في «صحيحه» (٤/ ٩٧)، والبيهقي في «السنن الكبرى» (٤/ ١٨٧) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه.
(١٧) «الفتاوى الكبرى» لابن تيمية (٦/ ٢٧٢).
(١٨) أخرجه الدارمي في «سننه» (١/ ٨١)، باب العمل بالعلم وحسن النية فيه.
(١٩) المصدر السابق الجزء نفسه (٨٢).
(٢٠) المصدر السابق الجزء والصفحة نفسها، وأخرجه عبد الرزاق في «المصنف» بهذا المعنى في باب العلم (١٠/ ٢٣٨) عن أبي الدرداء رضي الله عنه.
(٢١) أخرجه الدارمي في «سننه» (١/ ١٠١) باب من طلب العلم بغير نية فردَّه العلم إلى النية.
(٢٢) أخرجه عبد الرزاق في «مصنفه» (١٠/ ٢٣٩) باب العلم برقم (٢٠٦٤٢).
(٢٣) جمع قاع، وهو الأرض المستوية الملساء التي لا تنبت. [«النهاية» لابن الأثير (٤/ ١٣٣)، «لسان اللسان» لابن منظور (٢/ ٤٢٩)].
(٢٤) أخرجه البخاري في «العلم» (١/ ١٧٥)، باب فضل من عَلِمَ وَعَلَّمَ، ومسلم في «الفضائل» (١٥/ ٤٥-٤٦) باب بيان مثل ما بعث به النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم من الهدى والعلم، من حديث أبي موسى الأشعري رضي الله عنه.
(٢٥) أخرجه أبو داود في «العلم» (٤/ ٦٤) باب فضل نشر العلم، والترمذي في «العلم» (٥/ ٣٣) باب ما جاء في الحثّ عن تبليغ السَّماع، وابن ماجه في «المقدّمة» (١/ ٨٤) باب من بلغ علمًا من حديث زيد بن ثابت رضي الله عنه. والحديث صحّحه الألباني في «صحيح سنن أبي داود» برقم (٣٦٦٠) وفي «صحيح الترغيب» برقم (٩٠
(٢٦) «فتح الباري» لابن حجر (١/ ١٧٧)
(٢٧) أخرجه ابن حبان في «الإمارة» برقم (١٥٤١) باب فيمن يرضي الله بسخط الناس، والبغوي في «شرح السُّنَّة» في «الرقاق» (١٤/ ٤١٢) باب: قال الله سبحانه وتعالى: ﴿فَلاَ تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ﴾ من حديث عائشة رضي الله عنها والحديث صحَّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٥/ ٣٩٢) برقم (٢٣١١
(٢٨) «أعلام الموقّعين» لابن القيم (٢/ ١٨٠)
(٢٩) انظر: «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ٨٨)، و«الإحياء» للغزالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٢٥١)، و«جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ٢٣)
(٣٠) أخرجه أبو داود في «الأقضية» (٤/ ٢٣) باب فيمن يعين على خصومة من غير أن يعلم أمرها، والحاكم في «المستدرك» (٢/ ٢٧)، والبيهقي في «السنن الكبرى» (٦/ ٨٢) وفي «شعب الإيمان» (٥/ ٣٠٤)، وأحمد في «مسنده» (٢/ ٧٠) من حديث عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما، والحديث صحَّحه الألباني في «سلسلة الأحاديث الصحيحة» (١/ ٢/ ٧٩٨) برقم (٤٣٧) وفي «الإرواء» (٧/ ٣٤٩) (٢٣١٨)
(٣١) «حلية الأولياء» للأصفهاني (٩/ ٨٨)، و«الإحياء» للغزالي (١/ ٢٦)، و«صفة الصفوة» لابن الجوزي (٢/ ٥١)، و«فيض القدير» للمناوي (٣/ ٩٠
(٣٢) «إحياء علوم الدين» للغزالي (٣/ ٣٢٩)
(٣٣) أخرجه ابن ماجه في «المقدمة» (١/ ٧٢) باب فيما أنكرت الجهمية، وابن حبان في «صحيحه» (٣/ ٢٢٢)، والحاكم في «مستدركه» (١/ ٧٠٦، ٤/ ٣٥٧)، وأحمد في «مسنده» (٤/ ١٨٢) من حديث النواس بن سمعان الكلابي رضي الله عنه، والحديث صحّحه الألباني في «ظلال الجنة» (١/ ٩٨ (٢١٩))، وفي «صحيح ابن ماجه» (١/ ٨٦ (١٦٦)
(٣٤) جزء من حديث نواس بن سمعان السابق. (انظر المصادر الحديثية السابقة)
(٣٥) أخرجه البخاري في «الأيمان والنذور» (١١/ ٥٣٢) باب كيف كانت يمين النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، وأبو داود في «الأيمان والنذور» (٣/ ٥٧٧) باب ما جاء في يمين النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم ما كانت؟ والترمذي في «الأيمان والنذور» (٤/ ١١٣) باب ما جاء كيف كان يمين النبيِّ صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم، والنسائي في «الأيمان والنذور» (٧/ ٢)، من حديث عبد الله بن عمر رضي الله عنهما
(٣٦) «حلية الأولياء» للأصفهاني (٧/ ٥، ٦٢)، «الجامع لأخلاق الراوي» للبغدادي (١/ ٣١٧)، «جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ١٣
(٣٧) «جامع العلوم والحكم» لابن رجب (١/ ١٠)
(٣٨) «الفوائد» لابن القيم (١٠٣)

 

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Cheikh Abou Abdil-Mou'az Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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