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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:13
Le comportement de l’étudiant en sciences religieuses

La sincérité

 

Sheikh al 'Uthaymine a donné comme conseil le fait d’avoir al-ikhlâs (la sincérité).

 

Il faut toujours renouveler sa niya (intention).

 

Certains étudiants viennent apprendre avec l’intention de chercher la science, mais au fond dans leur niya il y autre chose, l’envie d’être loué par les gens par exemple.

 

Et il veut en cela quelque chose de la dunya (vie d’ici-bas), or il faut que la recherche de science soit pour le Visage d’Allah uniquement, et pas afin de chercher un travail ou les richesses de cette dunya.

 

Et c’est là une grande erreur pour un étudiant. 

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Les causes qui aident dans la quête de la science avant le cours

 

--Il faut faire attention à ne pas rechercher la science pour ash-shuhra (la célébrité).

Ibn al-Qayyim explique en effet que ne se réunissent pas dans le cœur du serviteur la sincérité et l’amour des éloges qu’on nous fait. 

 

-Il faut être à l’heure, et même légèrement en avance afin de ne pas déranger le cours.

En n’étant pas à l’heure l’étudiant perd son temps et fait perdre leur temps aux autres.

 

-De plus l’étudiant doit s’assoire au plus près du professeur.

Lorsque deux Sahaba (compagnons) ont le même hadith et qu’ils ont un doute sur un des mots de ce hadith, on prend le hadith de celui qui était le plus proche du Prophète ﷺ en distance, d’où l’importance d’être proche du Sheikh, afin de bien saisir tout ce qu’il dit.

 

-Avant même de venir au cours, l’étudiant doit lire sur le sujet du cours.

Ainsi, il aura une base qu’il n’aura plus qu’à consolider.

De plus, en religion chaque sujet est traité par plusieurs Shouyoukh, ce qui diversifie les informations et rend ainsi la recherche de l’étudiant plus complète.

 

-L’étudiant doit avoir un bon comportement au sein du majlis (l’assise).

Le simple fait de tourner les pages, faisant ainsi du bruit, n’est pas un adab (comportement) à avoir devant le Sheikh.

Alors que dire du fait de poser des questions, d'interrompre le Sheikh, de lui parler pendant son cours…

Il faut veiller à éteindre son téléphone en entrant en cours, et ne pas parler à ses camarades même si cela concerne les notes qu’il prend ou le cours.

 

-Il faut donner à la personne qui donne le ‘ilm sa vraie place, car ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ne sont pas au même niveau.

Car Allah dit (selon une traduction rapprochée) :

«"Sont-ils égaux,ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?" Seuls les doués d’intelligence se rappellent.» [ѕ39, v9]

 

-Ensuite, il faut veiller à choisir le bon moment pour poser des questions.

On n’interrompt pas le professeur. 

Pour poser une question, deux conditions : la poser au bon moment, et la poser de la bonne manière.

Une question se pose en fin de cours.

Il y a deux sortes de questionneur : celui qui pose trop de questions, et celui qui n’en pose pas.

Comme pour toute chose, il faut trouver un juste milieu entre ces deux extrêmes.

Il ne faut pas avoir honte de poser une question, car : « Deux personnes n'apprennent pas: le timide et l'orgueilleux. »

 Ainsi, la pudeur doit avoir ses limites.

 

-Si le professeur fait une faute, il y a deux sortes de comportements à adopter : si c’est une assise qui n’a lieu qu’une fois, on corrige le professeur au moment même.

En revanche, s’il s’agit d’un cours qui a lieu de façon régulière, on ne le corrige pas dans l’assise mais à la fin, et en privé.

De plus, il faut essayer de faire passer cela en question, demandé au professeur si on a bien compris… 

 

-Un autre point à une importance fondamentale : il s’agit de as-Sabr (la patience).

Il ne faut pas que l’étudiant en science s’impatience face à la difficulté, surtout de nos jours où nous avons tous les moyens possibles et imaginables à disposition.

Les Salafs faisaient de très longs trajets juste pour acquérir un seul hadith.

L’imam an-Nawâwâ dit que quoi que fasse l’enseignant en dehors de la Sounna on se doit d’avoir aS-Sabr envers lui : s’il est dur, s’il oublie, s’il est en retard.

Le ‘ilm ne peut s’apprendre sans as-Sabr.

 

-Si l’enseignant donne un avis alors qu’il y a divergence sur ce point, on ne l’attaque pas en lui exposant un autre avis.

Allah (selon une traduction rapprochée) dit :

« Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant (plus docte que lui). » [ѕ12, v76]

 

copié de cherchonslehaqq.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Publié par العلم الشرعي - La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم