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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:29
Le jugement concernant le fait que la mariée aille au hammam et chez la coiffeuse, et qu’elle s’embellisse avec du henné

La question :

 

Quel est le jugement concernant le fait que la mariée aille au hammam et chez la coiffeuse, et le fait qu’elle s’embellisse avec du henné ?

 

La réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :

 

Il n’est pas permis à la femme d’aller au hammam, suivant le hadith dans lequel le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم dit :

 

«Et que celui qui croit en Allâh et au Jour Dernier ne fasse pas rentrer sa femme dans un hammam.» [1]

 

Et le hadith :

 

«Le hammam est illicite pour les femmes de ma nation.» [2], ainsi que le hadith : «Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, toute femme se déshabillant ailleurs que dans la demeure de l’une de ses mères, ôte certes tout voilage entre elle et le Très Miséricordieux.» [3]

 

Quant au fait qu’elle aille chez la coiffeuse, cela est interdit afin d’obstruer la voie [à tout mal et désobéissance], vu que la majorité de celles qui possèdent des salons de coiffure et de beauté ou bien elles travaillent dans la mixité avec les hommes, auxquels il n’est pas permis à la femme d’exposer ses attraits ; ou bien elles font travailler des femmes qui ne se soumettent pas aux prescriptions de la religion.

 

Alors, le fait d’aller dans de tels endroits est une approbation de la corruption dans laquelle ces femmes se trouvent et à leurs actes dépravateurs, à savoir : l’altération de la création d’Allâh عزّ وجلّ et la tentation qu’elles provoquent.

 

En outre, même si l’on considère que ces femmes sont pratiquantes et sur la bonne voie, il ne lui est pas permis de se coiffer les cheveux à la mode des mécréantes, des prostituées et des femmes perverses.

 

Néanmoins, si l’une de ses sœurs [musulmanes] lui peigne les cheveux différemment de ce qui a été décrit, il lui sera permis en vue de s’embellir pour son mari.

 

Pour ce qui est du henné, si la femme l’utilise afin de s’embellir pour son mari, il lui est alors recommandé ; et si elle l’utilise juste pour elle-même, dans ce cas il lui est permis à condition qu’elle ne l’exhibe pas en présence des hommes étrangers, vu qu’il est un élément de parure ; sauf ce qui est utilisé en cas de besoin suivant le hadith rapporté par la mère des croyants

 

`Â’icha رضي الله عنها qui dit :

 

«Par derrière le rideau, une femme tendit par sa main un écrit au Prophète d’Allâh صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم.

Alors, le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم retint sa main et dit :

«Je ne sais est-ce la main d’un homme ou d’une femme ?»

La femme rétorqua : «C’est celle d’une femme».

Le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم lui dit :

«Si tu était [vraiment] une femme, tu aurais teint tes ongles avec du henné.» [4]

 

Quant à son utilisation (le henné) le jour d’At-Tasdîra [5] à laquelle se joignent généralement des croyances corrompues telles que : le fait de croire que la mariée qui ne met pas de henné sera une femme stérile, ou que le henné repousse le mauvais œil et attire le bonheur, son usage sera alors interdit à cause de pareilles croyances, afin d’obstruer la voie au Chirk (polythéisme).

 

Le savoir parfait appartient à Allâh عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

[1] Rapporté par At-Tirmidhi, chapitre de « La bienséance », concernant ce qui est rapporté par rapport au fait d’aller au hammam (hadith 2801) et par Ahmad (hadith 14651) par l’intermédiaire de Djâbir رضي الله عنه. Al-Albâni l’a jugé Hassane (bon) dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith 6506) et l’a jugé authentique dans Sahîh At-Targhîb Wat-Tarhîb (hadith 163) et dans Âdâb Az-Zifâf (page : 67).

[2] Rapporté par Al-Hâkim (hadith 7784) par l’intermédiaire de `Â’icha رضي الله عنها. Al-Albâni l’a jugé Hassane (bon) dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith 3192) et l’a jugé authentique dans As-Silsila As-Sahîha (hadith 3439).

[3] Rapporté par Ahmad (hadith 27038) et par At-Tabrâni dans Al-Mou`djam Al-Kabîr (24/253) par l’intermédiaire d’Oum Ad-Dardâ’ رضي الله عنها. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albâni dans Âdâb Az-Zifâf (page : 60). Voir : At-Targhîb Wat-Tarhîb d’Al-Moundhiri (1/119), Madjma` Az-Zawâ’id d’Al-Haythami (1/617) et As-Silsila As-Sahîha d’Al-Albâni (7/1308) (hadith 3442).

[4] Rapporté par Ahmad dans Al-Mousnad (hadith 26258). De sa part, Abou Dâwoûd a rapporté un hadith dans ce sens, chapitre « Le fait de se peigner les cheveux », concernant la teinte pour les femmes (hadith 4166) par l’intermédiaire de `Â’icha رضي الله عنها. Ce hadith est jugé Hassane (bon) par Al-Albâni dans Sahîh An-Nassâ’i (hadith 5089) et dans Hidjâb Al-Mar’a Al-Mouslima (page : 32).

[5] C’est le fait que la femme se change d’habits le jour de sa fête de mariage, en portant les robes qu’elle possède l’une après l’autre afin de les montrer à ses invitées. Note du traducteur.

 

Alger, le 3 Safar 1428 H, correspondant au 21 février 2007 G.

Publié par ferkous.net



في حكم ذهاب العروس للحمام والحلاقة والتزين بالحناء
السـؤال:ما حكم ذهاب العروس إلى الحمَّام والحلاَّقة والتزيُّن بالحناء؟
الجـواب:فأمَّا الحمَّام فلا يجوز للمرأة دخولُه للنصِّ الوارد في ذلك في قوله صلى الله عليه وآله وسلم: «وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللهِ وَاليَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُدْخِلْ حَلِيلَتَـهُ الحَمَّامَ»(١)، ولقوله صلى الله عليه وآله وسلم: «الحَمَّامُ حَرَامٌ عَلَى نِسَاءِ أُمَّتِي»(٢)، ولقوله صلى الله عليه وآله وسلم: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا مِنِ امْرَأَةٍ تَضَعُ ثِيَابَهَا فِي غَيْرِ بَيْتِ أَحَدٍ مِنْ أُمَّهَاتِهَا إِلَّا وَهِيَ هَاتِكَةٌ كُلَّ سِتْرٍ بَيْنَهَا وَبَيْنَ الرَّحْمَنِ»
وَأمَّا ذهابها للحلَّاقة فيُمنَع سدًّا للذريعة؛ ذلك لأنَّ غالب القائمات على صالونات الحلاقة والتزيين إمَّا أن يَكُنَّ مُختَلِطاتٍ برجال، فلا يجوز لها أن تُظهِر زينتها لهم، أو نساءً غير ملتزمات بالدِّين، فالذهاب إليهنَّ إقرارٌ لِما هُنَّ عليه من الفساد والإفساد، بالتغيير لخلق الله والفتنة، وعلى تقدير أنَّهنَّ مستقيمات فلا يجوز لها تسريح شعرها على موضة الكافرات والعاهرات أو الفاسقات، أمَّا إن مَشَطَت لها أختُها على غير ما ذَكَرتُ فإنَّه يجوز لها للتَّجمُّل لزوجها
أمَّا «الحناء» فإن كان لِتَزَيُّنِها لزوجها فمستحبٌّ، وإن كان لنفسها فجائزٌ، إلاَّ أنها لا تُبديه للأجانب لدخوله في عموم الزينة، إلا ما كان للحاجة، لحديث عائشة أم المؤمنين رضي الله عنها قالت: «مَدَّتِ امْرَأَةٌ مِنْ وَرَاءِ السِّتْرِ بِيَدِهَا كِتَابًا إِلَى رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ فَقَبَضَ النَّبِيُّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ يَدَهُ، وَقَالَ: مَا أَدْرِي أَيَدُ رَجُلٍ أَوْ يَدُ امْرَأَةٍ فَقَالَتْ: بَلِ امْرَأَةٌ، فَقَالَ: لَوْ كُنْتِ امْرَأَةً غَيَّرْتِ أَظْفَارَكِ بِالحِنَّاءِ»
وأمَّا إن كان يوم «التصديرة» فإنَّه يَصحَبُها عادةً اعتقاداتٌ فاسدة، منها: اعتقاد أنَّ العروس التِي لم تُحَنَّ لن تُنجِب الذرِّيَّة، وأنَّها تدفع العين، وتجلب السعادة، فمثل هذا يُمنَع حَسْمًا لمادة الشِّرك
والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلى الله على نبيّنا محمّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلّم تسليمًا
(١) أخرجه الترمذي في OالأدبN، باب ما جاء في دخول الحمّام (٢٨٠١)، وأحمد (١٤٦٥١)؛ من حديث جابر رضي الله عنه. وحسَّنه الألباني في «صحيح الجامع» (٦٥٠٦)، وصحَّحه في «صحيح الترغيب والترهيب» (١٦٤)، و«آداب الزفاف» (٦٧).
(٢) أخرجه الحاكم (٧٧٨٤)، من حديث عائشة رضي الله عنها. وحسَّنه الألباني في «صحيح الجامع» (٣١٩٢)، وصحَّحه في «السلسلة الصحيح»ة (٣٤٣٩).
(٣) أخرجه أحمد (٢٧٠٣٨)، والطبراني في «المعجم الكبير» (٢٤/ ٢٥٣)، من حديث أم الدرداء رضي الله عنها. والحديث صحَّحه الألباني في «آداب الزفاف» (٦٠). وانظر: «الترغيب والترهيب» للمنذري (١/ ١١٩)، و«مجمع الزوائد» للهيثمي (١/ ٦١٧)، و«السلسلة الصحيحة» للألباني (٧/ ١٣٠٨) رقم (٣٤٤٢).
(٤) أخرجه أحمد في «مسنده» (٢٦٢٥٨)، وبمعناه أبو داود في «الترجل»، باب في الخضاب للنساء (٤١٦٦)؛ من حديث عائشة رضي الله عنها، وحسَّنه الألباني في «صحيح النسائي» (٥١٠٤)، وفي «حجاب المرأة المسلمة» (٣٢)

الفتوى رقم: ٧٨٢
الصنـف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - آداب الزواج

الجزائر في: ٣ صفر ١٤٢٨ﻫ
الموافق ﻟ: ٢١ فبراير ٢٠٠٧م

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Alger, le 3 Safar 1428 H, correspondant au 21 février 2007 G.

traduit par ferkous.net

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق