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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:10
Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah تعالى

Le prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui a dit :

 

"Un homme, tombé dans les excès de péchés, vint mourir.

Au moment de sa mort, il dit à ses enfants : "incinérez-moi et dispersez mes cendres au vent".

Par Allah, si jamais le Seigneur se saisit de moi, Il m'infligera un châtiment que personne n'aura subi !

Une fois mort, sa volonté fut appliquée.

Alors Allah ordonna à la terre de rendre toutes les particules de son corps.

Ce que la terre fit.

Et le voilà debout devant le Seigneur!

Pourquoi as-tu agis ainsi ? lui dit le Seigneur.

C'est par crainte de Toi, dit l'homme.

Alors Allah lui pardonna." 

 

l’imam Ahmad rapporte dans son Mousnad, Hadîth n° 7697 : 

 

عَنْ أَبِى هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِىِّ -صلى الله عليه وسلم- وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنِ الْحَسَنِ وَابْنِ سِيرِينَ عَنِ النَّبِىِّ -صلى الله عليه وسلم- قَالَ

« كَانَ رَجُلٌ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ لَمْ يَعْمَلْ خَيْراً قَطُّ إِلاَّ التَّوْحِيدَ فَلَمَّا احْتُضِرَ قَالَ لأَهْلِهِ انْظُرُوا إِذَا أَنَا مِتُّ أَنْ يَحْرِقُوهُ حَتَّى يَدَعُوهُ حُمَماً ثُمَّ اطْحَنُوهُ ثُمَّ اذْرُوهُ فِى يَوْمِ رِيحٍ. فَلَمَّا مَاتَ فَعَلُوا ذَلِكَ بِهِ فَإِذَا هُوَ فِى قَبْضَةِ اللَّهِ فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يَا ابْنَ آدَمَ مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا فَعَلْتَ قَالَ أَىْ رَبِّ مِنْ مَخَافَتِكَ. قَالَ فَغُفِرَ لَهُ بِهَا وَلَمْ يَعْمَلْ خَيْراً قَطُّ إِلاَّ التَّوْحِيدَ » 

 

D’après Abou Hourayra, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam et plus d’une personne, d’après Al Hassan et Ibn Sîrîn, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam qui dit :

 

« Il y avait un homme avant vous, qui n’avait fait aucun acte de bien à part le monothéisme.

Lorsque la mort lui parvint, il dit à sa famille : « Lorsque je mourrai, brule moi jusqu’à ce que je devienne cendre, puis réduit la en poudre et jette là un jour de vent.»

Lorsqu’il mourut, ils firent ce qu’il eu demandé.

Mais une foi entre les mains d’Allah, Allah lui dit « Ô fils d’Âdam, qu’est ce qui t’a poussé à faire cela ? »

Il dit « La peur de Toi Ô Seigneur ! »

Alors Allah lui pardonna bien qu’il n’avait pas fait un seul acte de bien autre que le monothéisme. » 

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Ceux qui ont rapporté ce hadith

 

- L'Imam Al-Boukhari n° 3481, 7506; 

- L'Imam Muslim n° 2756; 

- L'Imam Ahmed n° 7591, 7980; 

- L'Imam Malik n° 568; 

- L'Imam An-Nassai n° 2079, 2080. 

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Les leçons tirées de ce hadith

 

- La confirmation de la résurrection après la mort même si les parties (du corps) se dispersent et se consument (s'anéantissent)

 

- La grandeur de la puissance d'Allah

 

- Le mérite de la peur d'Allah le Très-Haut, qu'elle fait partie des stations de la Foi et des piliers de l'Islam; et que c'est à travers elle que ce fauteur a tiré profit et le pardon lui a été accordée

 

- Il n'y a aucun méfait pour l'homme du fait de la prédominance de la peur même si c'est à l'approche de la mort bien que ce qu'il soit demandé à l'homme dans cette situation d'avoir une bonne opinion de Son Seigneur d'après ce que Muslim a rapporté dans son "sahîh" selon Jabir Ibn Abdillah An-Ansâri qu'Allah soit satisfait d'eux qui a dit : 

 

"J'ai entendu le messager d'Allah  salla llahou ‘alayhi wa sallam dire trois jours avant sa mort :

" Qu'aucun d'entre vous ne meurt, sans avoir une bonne opinion d'Allah qu'Il soit glorifié et Exalté!"

 

- Ceci prouve la peur du serviteur à cause de ses péchés et non pas sa détestation de la rencontre d'Allah le Très-Haut; car la personne qui a peur à cause de ses péchés demande à ce que son destin à La Dernière Demeure soit de manière satisfaisante qui le rapproche d'Allah et par conséquent il a détesté son état dans lequel il se trouvait, et il n'a absolument pas détesté la rencontre d'Allah le Très-Haut, bien au contraire, il a aimé Sa rencontre mais en étant dans un autre état que celui-là

 

- Les actes ne valent que par leurs intentions et leurs desseins, puisqu'Allah n'a pas regardé cet acte mais plutôt l'intention, Il lui dit : "Pourquoi as-tu agis ainsi?" mais comme la crainte a pris le dessus, cela a été la cause du pardon et si cela avait été une autre cause mauvaise, l'affaire aurait été autrement de ce qu'il apparait et Allah est Le plus Savant 

 

- Cela démontre la largesse de la miséricorde et du pardon d'Allah le Très-Haut et que le fauteur ne doit pas désespérer de cela, Allah le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) : 

 

"Dis: Ô Mes serviteurs, qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." (Sourate Az-Zoumar, verset 53).

 

Il a été rapporté que ce verset est le verset qui donne le plus d'espoir dans le livre d'Allah le Très-Haut.

 

Ô Seigneur Allah !

 

Pardonne-nous nos péchés et absous-nous nos mauvaises actions et Fais-nous entrer au Paradis par Ta miséricorde ô Toi qui est le plus Miséricordieux de tous !

 

Et c'est Allah qui est le plus Savant de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour. 

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Cheikh Mohammed Al-Ithiopi a dit après avoir cité plusieurs avis ce qui suit

 

"Ce qui prédomine pour moi c'est la parole qui dit que cet homme a parlé ainsi en étant dans un état de forte peur, alors Allah le Très-Haut lui a pardonné sa faute à cause de cela comme Il a pardonné celui qui, à cause de sa grande joie a dit : "Ô Seigneur Allah ! Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur!" 

 

et Allah le Très-Haut est le plus Connaisseur de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour. 

 

Parmi les avis que le cheikh donne, il y a :

 

- Cet homme s'attachait à la législation de son époque et qui stipulait que le mécréant peut être pardonné contrairement à notre législation. 

 

- Cet homme a employé un style propre à la langue arabe qui consiste à mêler le doute avec la certitude comme dans la parole d'Allah (traduction rapprochée) :

 

"C'est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste." (Sourate Saba, verset 24)

 

son apparence est une apparence de doute mais le sens voulu est la certitude. 

 

- Il y a une différence entre nier un attribut d'Allah par ignorance et le nier en étant renégat. 

 

Char Sounnan Nassa_i, volume 20, page 160, édition Al-Barroum 

 

Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع