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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 22:37
Prendre la science auprès des petits

Le shaykh bien-aimé, le noble savant, ‘Abd As-Salâm Ibn Barjass (1387-1425 h.) a laissé à la communauté musulmane un patrimoine scientifique non négligeable.

 

Parmi ses ouvrages bénéfiques on trouve le livre : "Obstacles à l’apprentissage".

 

Voici la traduction de l’obstacle qu’il a placé en quatrième position : "Prendre la science auprès des petits."

 

Il dit -qu’Allah lui fasse miséricorde- :

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Ce phénomène est en réalité un mal grave et une maladie chronique qui empêche l’étudiant d’atteindre son objectif et qui le fait dévier du chemin sain menant à la science.

 

Ceci car prendre la science auprès des jeunes dont le pied ne s’est pas enraciné dans la science et dont les barbes n’y ont pas blanchi, avec la présence de quelqu’un de plus âgé et de plus enraciné, affaiblit la base du débutant, l’empêche de profiter de l’expérience des grands savants et d’acquérir leurs bonnes manières qui ont été réformées par la science et le temps.

 

Ainsi que d’autres raisons que révèle le athar d’Ibn Mass’ûd lorsqu’il dit :

 

"Les gens ne cesseront d’être dans le bien tant qu’ils prendront la science de leurs grands, leurs dignes de confiance et leurs savants ; et s’ils la prennent de leurs petits et de leurs mauvais, ils périront."

 

Le hadîth authentique d’après Abî Omayya Al Jomhy mentionne que le Messager d’Allah -que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui- a dit :

 

"Parmi les signes de l’Heure, il y a le fait de rechercher la science auprès des petits".

 

Les gens ont divergé quant à l’explication des "petits" ici en avançant plusieurs paroles citées par Ibn ‘Abd Al Barr -qu’Allah lui fasse miséricorde- dans Al Jâmi’ (1/157) et Ash-SHâtiby -qu’Allah lui fasse miséricorde" dans Al I’tissâm (2/93).

 

Ibn Qotayba -qu’Allah lui fasse miséricorde- est d’avis que les petits sont les petits en âge.

 

Il a dit suite au athar d’Ibn Mass’ûd précédemment cité :

 

"Il veut dire que les gens ne cesseront d’être dans le bien tant que leurs savants sont des personnes âgées, et non des petits jeunes, car la personne âgée n’a plus le plaisir de la jeunesse, ni sa dureté, sa précipitation et sa faiblesse d’esprit.

Il est plutôt orné d’expérience et de savoir-faire, il ne peut être atteint d’une ambiguïté, ni se faire battre par la passion, ni même être entraîné par la convoitise, ni encore trébucher par le fait du Diable comme ce dernier le fait avec le jeune.

L’âge suscite la retenue, la vénération et le respect.

Le jeune, lui, peut être éprouvé par ces choses qui n’atteignent pas la personne âgée.

Si donc elle atteint le jeune et qu’il émet une fatwa, il périra et fera périr."

 

Ibn ‘Abd Al Barr rapporte de ‘Omar Ibn Al KHattâb -qu’Allah l’agrée- qu’il a dit :

 

"Je sais quand les gens sont dans le bien et quand ils sont dans la corruption. Si le savoir vient du petit, le grand s’en trouve réfractaire ; et si le savoir provient du grand, le petit le suit et les voilà tous deux guidés."

 

Ibn ‘Abd Al Barr rapporte également de Abou Al Ahwass qui tient de ‘Abd Allah qu’il a dit :

 

"Vous ne cesserez d’être dans le bien tant que la science sera avec vos grands, et si la science se retrouve avec vos petits, le grand jettera le discrédit sur le petit."

 

Il y a dans ces deux athar une autre raison de ne pas prendre la science du petit autre que celle citée par Ibn Qotayba, qui est la crainte de rejet de la science si elle parvient du petit.

 

Somme toute, la parole "le petit" est générale et désigne le petit au sens propre ou figuré.

 

Ce jugement concernant le petit d’âge n’est pas absolu car certains parmi les Compagnons et les Suivants ont donné des fatwas et enseigné à un jeune âge en présence des grands sauf que ceux-là sont rares après ces générations.

 

Si l’on en trouve et que leur aptitude est connue, que leur science est apparue sérieuse après avoir été sondée, que l’on ne trouve personne parmi les grands de qui sont prises les sciences dont ils disposent et que la fitna sera évitée alors que l’on prenne d’eux.

 

Al Hajjâj Ibn Arta-a -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

 

"Ils détestaient que l’homme transmette le hadith avant que les poils blancs n’apparaissent sur sa barbe."

 

Le but n’est pas de délaisser la science du jeune en présence des grands, non ; mais le but est de mettre les gens à la place qui leur revient.

 

Le droit du jeune qui s’est distingué est de profiter de lui en étudiant, révisant et discutant avec lui.

 

Mais qu’il se mette à émettre des fatwas et qu’on lui écrive pour lui poser des questions alors non et mille non, car cela est un meurtre contre lui, une fitna et une tromperie pour lui-même.

 

Al Fodayl Ibn ‘Yyyâd -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

 

"Si je vois un homme entouré de gens, je dirais : c’est un fou.

Qui, quand les gens se rassemblent autour de lui, ces derniers ne souhaitent pas qu’il embellisse sa parole pour eux ?"

 

Il a aussi dit :

 

"Il m’est parvenu que par le passé, quand les savants apprenaient, il mettaient en pratique, et quand ils mettaient en pratique ils s’occupaient, et quand il s’occupaient ils disparaissaient, et quand ils disparaissaient on les recherchait, et quand on les recherchait ils s’enfuyaient."

 

Ô vous les étudiants, si vous désirez acquérir le savoir de ses sources alors voici les grands savants.

 

Ceux dont les barbes ont blanchi, les corps se sont amaigris, et les forces ont été altérées dans le savoir et l’enseignement.

 

Fréquentez-les assidûment avant que vous ne les perdiez, et extrayez leurs trésors avant qu’ils ne disparaissent avec eux.

 

Et c’est dans la nuit ténébreuse que l’on recherche la pleine lune.

 

Avertissement :

 

A cette époque, la norme de beaucoup de gens du commun a été faussée quant à l’appréciation des savants.

 

Il considère toute personne ayant exhorté de manière éloquente, ou ayant donné une conférence objective, ou ayant prêché le joumou’a de manière improvisée comme un savant vers qui on revient pour la fatwa et de qui on prend la science.

 

Ceci est une douloureuse calamité et un phénomène humiliant, dont les étincelles se sont élancées et dont le mal s’est propagé.

 

Car c’est attribuer la science à autre que celui à qui elle revient, et si l’affaire est confiée à autre que celui à qui il revient alors attends-toi à l’Heure.

 

Que l’étudiant prenne donc garde à prendre la science de ceux-là, sauf s’ils sont parmi les gens de science connus.

 

Car tout personne qui sait s’exprimer n’est pas nécessairement un savant, de même que toute personne qui attire vers elle les regards en dénigrant les gouverneurs des musulmans ou toute autre qui cite le pourcentage de morts du sida et autre n’est pas nécessairement un savant.

 

Le sens de ce qui précède n’est pas -comme peuvent penser certains- de délaisser leur écoute, ou de ne pas profiter de leurs exhortations, pas du tout ; mais le but est de ne pas prendre d’eux la science religieuse et de ne pas les élever au rang des savants, et c’est Allah qui accorde la réussite.

 

Les obstacles à l’apprentissage (29-34)

traduit par aboulwaqt.wordpress.com

 

      العائق الرابع 

أخذ العلم عن الأصاغر 

لقد فشت ظاهرة أخذ العلم عن صغار الأسنان بين طلاب العلم في هذا الزمن

وهذه الظاهرة – في الحقيقة – داء عضال ، ومرض مزمن يعيق الطالب عن مراده ، ويعوج به عن الطريق السليم الموصل إلي العلم

وذلك لأن اخذ العلم عن صغار الأسنان ، الذين لم ترسخ قدمهم ، ولم تشب لحاهم في وجود من هو أكبر منهم سناً ، وأرسخ قدماً ، يضعف أساس المبتدئ ، ويحرمه الإستفادة من خبرة العلماء الكبار ، واكتساب أخلاقهم التي قومها العلم والزمن ... إلي غير ذلك من التعليلات التي يوحي بها أثر ابن مسعود – رضي الله عنه – حيث يقول

( ولا يزال الناس بخير ما أخذوا العلم عن أكابرهم ، وعن أمنائهم ، وعلمائهم ، فإذا أخذوه عن صغارهم ، وشرارهم هلكوا )

وثبت الحديث عن أبي أمية الجمحي أن رسول الله ص قال

(( إن من أشراط الساعة أن يلتمس العلم عند الأصاغر ))

وقد اختلف الناس في تفسير : (( الصغار )) هنا علي أقوال ذكرها ابن عبد البر في (( الجامع )) ( 1/157 ) ، والشاطبي في (( الاعتصام )) ( 2/93 )

وقد ذهب ابن قتيبة – رحمه الله تعالي – إلى أن الصغار هم صغر الاسنان ، فقال علي أثر ابن مسعود الآنف الذكر

( يريد لا يزال الناس بخير ما كان علماؤهم المشايخ ، ولم يكن علماؤهم الأحداث ، لأن الشيخ قد زالت عنه متعة الشباب ، وحِدته وعجلته ، وسفهه ، واستصحب التجربة والخبرة ، ولا يدخل عليه في علمه الشبهة ، ولا يغلب عليه الهوى ، ولا يميل به الطمع ، ولا يستزله الشيطان استزلال الحدث ، فمع السن : الوقار ، والجلالة ، والهيبة

والحدث قد تدخل عليه هذه الأمور التي أمنت علي الشيخ ، فإذا دخلت عليه ،وأفتى هلك وأهلك ) . (1)  هـ

وقد روى ابن عبد البر عن عمر بن الخطاب – رضي الله عنه – أنه قال : (( قد علمت متى صلاح الناس ، ومتى فسادهم : إذا جاء الفقه من قبل الصغير استعصى عليه الكبير ، وإذا جاء الفقه من الكبير تابعه الصغير فاهتديا ))ز

وروى ابن عبد البر – أيضاً – عن أبي الأحوص عن عبد الله قال ( إنكم لن تزالوا بخير ما دام العلم في كباركم ، فإن كان العلم في صغاركم سفه الصغير الكبير )

ففي هذين الأثرين تعليل لعدم الأخذ عن (( الصغير )) آخر غير الذي ذكره ابن قتيبة . وهو : خشية رد العلم إذا جاء من الصغير

وعلى كلً فإن لفظه (( الصغير )) عامة تتناول الصغير حساً ومعنىً

وهذا الحكم ليس علي إطلاقه في (( صغير السن ))فقد أفتي ودرس جمعة من الصحابة والتابعين في صغرهم بحضرة الأكابر إلا أن هؤلاء يندر وجود مثلهم فيمن بعدهم ، فإن وجدوا وعلم صلاحهم ، وسبر علمهم فظهرت رصانته ، ولم يوجد من الكبار أحد يؤخذ عنه العلوم التي معهم ، وأمنت الفتنة ، فليؤخذ عنهم 

وليس المراد أن يهجر علم الحدث مع وجود الأكابر كلا ،وإنما المراد أنزال الناس منازلهم ، فحق الحدث النابغ أن ينتفع به في المدارسة والمذاكرة ، والمباحثة ... أما أن يصدر للفتوى ، ويكتب غليه بالأسئلة ، فلا وألف لا ، لأن ذلك قتل له ، وفتنة ، وتغرير

قال افضيل ابن عياض – رحمه الله

 ( لو رأيت رجلاً اجتمع الناس حوله لقلت : هذا مجنون ، من الذي اجتمع الناس حوله لا يحب أن يجود كلامه لهم )

وقال أيضاً

(2) بلغني أن العلماء فيما مضى كانوا إذا تعلموا عملوا ،وإذا عملوا شغلوا ، وإذا شغلوا فقدوا وطلبوا ، فإذا طلبوا هربوا

 فيا أيها الطلاب إن أردتم العلم من منابعه فهاؤهم العلماء الكبار الذين شابت لحاهم ، ونحلت جسومهم وذبلت قواهم في العلم والتعليم ، الزموهم قبل أن تفقدوهم ، واستخرجوا كنوزهم قبل أن تواري معهم ، وفي الليلة الظلماء يفتقد البدر

تنبيه : في هذا الزمان اختل معيار كثير من العامة في تقييم العلماء ، فجعلوا كل من وعظ موعظة بليغة ، أو ألقي محاضرات هادفة ، أو خطب الجمعة مرتجلاً ... عالماً يرجع إليه في الإفتاء ويؤخذ العلم عنه

وهذه رزية مؤلمة ، وظاهرة مرزية ، تطاير شررها وعم ضررها ، إذ هي في إسناد العلم إلى غير أهله فانتظر الساعة

فليحذر الطالب في أخذ العلم عن هؤلاء ، إلا إذا كانوا من أهل العلم المعروفين ، فما كل من أجاد التعبير كان عالماً ولا كل من حرف وجوه الناس إليه بالوقيعة في ولاة أمور المسلمين ، أو بذكر النسب لوفيات الإيدز ونحوها يكون عالماً

وليس معني ما تقدم – كما يفهم البعض – عدم الاستماع إليهم ، أو الإنتفاع بمواعظهم ، كلا إنما المراد عدم أخذ العلم الشرعي عنهم وعدم رفعهم إلي منازل العلماء ، والله الموفق

نصيحة أهل الحديث ، للخطيب البغدادي ، ص 16(1 

السير- 8/434 (2

Cheikh 'Abdas Salam Ibn Barjass - الشيخ عبد السلام بن برجس آل عبد الكريم

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم