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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 10:32
Prononcer «la basmalah» et «l'isti'adha» (audio)

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Je vois que notre frère algérien est en train de nous instaurer une innovation religieuse blâmable avant chaque question.

 

Je ne sais pas ce qu'il dit !

 

Laisse-le nous expliquer.

 

Que dis-tu avant la question ?

 

Un frère dans l'assistance :

 

Il a prononcé la basmalah (1) Cheikh.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Pardon ?

 

Le même frère dans l'assistance :

 

Il a prononcé la basmalah, il a dit : bismiLLAHi Rahmâni Rahîm 

 

Cheikh Al-Albânî :

 

(...) Hein, que dis-tu ?

 

Le questionneur :

 

Je voudrais une explication, Ô Cheikh, concernant un sujet...

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Non akhî, non !

 

Je t'ai bien vu lorsque nous étions dans la maison de Abô 3Abdi Llah, et maintenant encore, avant ta question tu prononces quelques mots à voix basse, que dis-tu donc ?

 

Le questionneur :

 

La basmalah Ô Cheikh.

 

Cheikh c'est la basmalah, j'ai dit bismi Llahi Rahmâni Rahîm wa salâtou wa salâm 3ala achrafi almorsalin.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Voilà, c'est ce que je voulais savoir !

 

Le questionneur :

 

Est-ce que c'est légiféré Ô Cheikh ?

 

Cheikh Al-Albânî :

 

C'est bien là où je voulais en venir car si je ne t'avais pas interrogé, tu ne m'aurais pas posé la question, n'est ce pas ?

Ceci fait-il parti de la sunna d'après tes connaissances ?

 

As-tu appris que les compagnons du Prophète, sallâ LLAHo 3aleyhi wa sallam, lorsque l'un deux souhaitait interroger le messager d'ALLAH, sallâ LLAHo 3aleyhi wa sallam, disait : Bismi LLAH wa salatou wa salam 3ala rassoli LLAH.

Est-ce que tu as appris cela ? 

 

Le questionneur :

 

Non, je n'ai pas appris ça.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Tu n'as pas appris cela...hum, alors pourquoi agis-tu sur la base d'une chose que tu ne sais pas ?

 

Accepte ce conseil bénéfique, et ceci n'est pas, comme me le laisse à penser ton air, une réprimande contre toi, mais c'est uniquement un rappel pour toi car le rappel profite aux croyants.

 

Le questionneur :

 

Bâraka LLAHo fîk Cheikh.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Pour cette raison, change cette habitude, pose ta question directement, et en particulier lorsque tu vas revenir dans ton pays duquel j'ai l'impression, par les appels que je reçois chaque soir, qu'ils ont besoin de science et ont un grand amour pour la connaissance des jugements de l'islam tirés du Coran et de la sunna, donc diffuse cette sounna là-bas.

 

Le questionneur :

 

In châa Llah Ô Cheikh.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

Cette question ressemble à une autre question, une chose en amenant une autre comme on dit, d'ailleurs, cela doit probablement se produire chez vous comme cela arrive ici.

 

Lorsque le cheikh, le khatîb (2), le prêcheur, l'enseignant, etc, souhaite rapporter un verset et s'en servir comme argument il dit :

 

قال الله تعالى بعد أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

Allah le Très Haut dit, après je cherche protection auprès d'ALLAH contre achaytan le lapidé

 

ou il dit :

 

قال الله تعالى أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

Allah le Très Haut dit, je cherche protection auprès d'ALLAH contre achaytan le lapidé

puis il mentionne le verset. 

 

Ceci est une erreur.

 

C'est contraire à la sunna d'après laquelle ils pensent appliquer le verset coranique (3).

 

Al-isti3adha (4) que nous a ordonné de prononcer ALLAH 3aza wa djal dans le Qor'an l-Karîm est pour la récitation.

 

Mais dans le cas où le musulman souhaite citer un verset pour argumenter ou pour faire un sermon, il ne le fait pas précéder de al-isti3adha. 

 

Est-ce clair ?

 

Le questionneur :

 

Oui Cheikh.

 

Cheikh Al-Albânî :

 

De la même manière, lorsque l'on pose une question, il n'est pas nécessaire de prononcer la basmalah ni la prière sur le prophète, sallâ LLAHo 3aleyhi wa sallam.

 

(1) Le fait de prononcer la formule : بسم الله الرحمن الرحيم - au nom d'ALLAH le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

(2) La personne qui faît le prêche lors de la prière du vendredi.

(3) Le Cheikh fait allusion au verset 98 de la sourate An-Na7l, l'abeille :

{فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ}

"Et lorsque tu lis le Qor'an, demande la protection d'ALLAH contre chaytan le lapidé. "

(trad. approximative du sens du verset).

(4) Le fait de prononcer la formule : أعوذ بالله من الشيطان الرجيم - je cherche protection auprès d'ALLAH contre chaytan le lapidé.

 

Source : Al Athar

Traduction : إلياس البيضاوي

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Expression - التعبير