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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 12:10
Se nommer musulman avant tout

Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué qu’il est obligatoire de se nommer (de s’appeler) avant tout par les premiers noms (légiférés) comme celui de « musulman » ou de « croyant », qui ont été les noms par lesquels Allâh – ‘Azza wa Djal – nous a nommés ainsi que Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

Allâh a désigné les gens dans le Qor’ân de cette manière :

 

« Ô vous qui croyez ! » [Coran, 9/38]

 

Et il y a d’autres versets similaires. Allâh les a désignés par le nom de la foi (imân) en dehors de tout autre nom et description.

 

Il y a un genre parmi les noms innovés en Islâm tels que les Hanbalîtes, les Châfiites, les Mâlikites, les Hanafîtes, les Dhâhirîtes, et comme les noms en référence aux écoles spirituelles et ce qui y ressemble.

 

Quand ces noms (appellations) sont donnés dans un but d’information (de connaissance du groupe ou de la personne), il n’y a pas de mal à cela.

 

Mais si cela est fait dans un suivi aveugle ou dans une croyance que ces noms sont la vérité en dehors de tous les autres qui sont égarés, alors ceci n’est pas la voie des Gens de la Sounnah, au contraire, cela doit être rejeté, exception faite à l’égard des noms faisant référence aux Compagnons de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) parmi les noms des Gens de la Sounnah et du Groupe, du suivi des anciens pieux, des gens de la tradition et du hadîth, et ce qui y ressemble.

 

Ces noms ont une forme d’assistance et de suivi ferme prenant le sens d’un suivi de ce qui représente le dogme authentique.

 

C’est un suivi ferme du fondement de l’Islâm, et non pas le suivi ferme d’une chose nouvelle.

 

Car quand le suivi ferme est sur le dogme, celui-ci est sur la vérité. Et le suivi ferme (ou aveugle) de noms pour autre que cela, est caduque et interdit.

 

A l’exemple de ce qui se passe dans certains pays musulmans, lorsqu’ils suivent aveuglément ces noms précités alors qu’ils n’ont pas une croyance authentique complète.

 

Tel que le suivi aveugle (ou ferme) dans certains pays des gens du hadîth en opposition volontaire au « Salafîyyîn » (ceux qui suivent les anciens pieux).

 

Le nom des Gens du hadîth a comme fondement le sens des Gens de la Sounnah et du Groupe, et le suivi des anciens pieux a comme sens à la base les Gens de la Sounnah et du Groupe, ces deux noms ont donc le même sens.

 

Cependant, à notre époque, il y a des suivis fermes (aveugles) de noms en dehors de tout ce qu’ils représentent.

 

Ils suivent à travers cela des partis, se faisant des concurrences et ce qui y ressemble.

 

Il est obligatoire d’être sur ces noms dans un but d’information (de connaissance), et que le rassemblement se fasse sur le dogme authentique sur lequel sont les Gens de la Sounnah et du Groupe.

 

C’est ce qui doit être suivi fermement, car cela protège, secours et défend ces noms, leurs auteurs et leurs adeptes.

 

Mais défendre ou suivre aveuglément seulement des noms, est une des formes de l’époque de l’ignorance.

 

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah a parlé dans son ouvrage« Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm » entre autres, sur ces noms innovés.

 

Il est obligatoire de connaitre les conditions d’utilisation de ces noms précisément.

 

Après que cela nous soit clair, nous disons certes, que les différentes appellations innovées dans cette communauté sont de diverses sortes.

 

Quelques soient ces appellations attribuées à la ligné familiale, ou la tribu, ou le pays, ou le dogme de pensée, ou la voie spirituelle, toute ces formes entrent dans trois catégories :

 

- La première situation : Les noms préférables (ou meilleurs)

- La deuxième situation : Les noms blâmables (ou condamnables)

- La troisième situation : Les noms acceptables (ou approuvables)

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Pour ce qui est de la première situation : Les noms préférables, c’est quand il y a une précision indiquée bonne et exemplaire dans le terme « musulman » selon les textes du Qor’ân et de la Sounnah. Allâh – ‘Azza wa Djal – a nommé les musulmans par le nom de l’Islâm et de la foi (imân).

 

De la même manière les pieux ont été loués, de même que les gens de « Abrâr » (les gens du bien) ont été loués et ainsi de suite.

 

Ces appellations ont été acceptées dans leur caractéristique en tant que nom musulman et croyant.

 

Chaque musulman possède une part de piété, et chaque croyant possède une part de piété et de bonnes œuvres. De même, pour ce qui a été rapporté dans la description comme obligation du suivi de la Sounnah et du Groupe.

 

Et le nom « Sounnah » comme le Groupe « Djamâ’ah » ont été rapportés dans les hadîths et dont son fondement émane du Qor’ân.

 

Et c’est la raison pour laquelle on dit les Gens de l’Islâm, les Gens de la Sounnah et du Groupe (Ahl us-Sounnah wal-Djamâ’ah), car certes ils suivent la Sounnah du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et suivent le Groupe.

 

Et c’est le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui a appelé par ces noms, lorsque, dans le hadîth des (73) fractions, il répond à la question : 

 

« Mais qui sont-ils ? » 

Il dit : « Ils sont la Djamâ’ah. »

 

Et c’est pourquoi les imâms parmi les anciens et les Gens du hadîth ont élevé ce nom contre les noms innovés.

 

Lorsque les divisions (et fractions) se sont faites très nombreuses, un retour aux noms était nécessaire afin de différencier les Gens de l’Islâm, ceux qui suivent les premiers commandements, contre l’ensemble de ceux qui les contredisent.

 

Ils ont ainsi expliqué deux principes :

 

- Soit le nom de l’Islâm est imputé aux Gens de la passion innovateurs, mais cela n’est pas authentique puisqu’ils sont musulmans.

 

- Soit il leur est accordé, lorsqu’ils sont sur l’Islâm premier, un nom spécifique basé sur des preuves textuelles. Et cela est considéré comme valable.

 

Ceci constitue un consensus de leur part, à savoir que lorsqu’un groupe est sur le commandement premier, il est appelé par exemple parmi les Gens de la Sounnah et du Groupe, ou il est dit, les Gens du hadîth.

 

Certes, la Sounnah est le hadîth, ou il est dit encore, Gens de la tradition, ou suivi des anciens et ainsi de suite. Tout cela a le même sens.

 

Tout revient au commandement de base, qui fait référence au premier des Groupes indiqués dans le texte du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui dit que c’est (la fraction) sauvée.

 

Ce sont donc les noms préférables.

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La deuxième situation : Les noms et appellations blâmables, qui sont les noms (appellations) inventés dans la communauté et cela dû aux passions diverses, cela dans les noms divergeant des noms sur lesquels étaient les compagnons, comme les Khâridjites, les Mourdjites, les Mou’tazilites et ce qui y ressemble.

 

Eux ont appelé à cela et ils voyaient qu’ils étaient dans ce qui est juste.

 

Il est même possible qu’ils se nomment Gens de la Sounnah et du Groupe s’ils voient en cela un bénéfice pour eux.

 

Tout nom qui fait référence à un dogme caduque ou à une voie spirituelle erronée, est un nom blâmable (ou condamnable), même quand cela n’est joint à aucune autre chose, car comment peut-on se joindre à ce qui est aveugle ?

Ou a ce qui constitue une autre innovation ou une autre passion ?

 

Car la base en cela est que cela sort de l’appel authentique de l’Islâm.

 

Tout comme l’a dit SHeikh al-Islâm : 

 

« Tout ce qui sort de l’appel (authentique) de l’Islâm et du Qor’ân, que ce soit pour des filiations, ou un pays, ou une origine, ou un dogme de pensée, ou une voie, est considéré comme faisant partie de l’époque préislamique. »

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La troisième situation : concerne les noms acceptables, qui sont les noms innovés dans un but d’information, et non pas en tant qu’alliance, ou par hostilité, ou suivi aveugle.

 

A la base, les noms (à titre d’information) sont acceptables.

 

Comme ce qui est en référence à un dogme parmi les dogmes de pensées, mais qui ne font pas appel à sa propre personne, ou pour se présenter comme étant à la tête du dogme.

 

En dehors de cela, c’est permis tels que les Hanbalites, les Chafiites, les Hanafites, le dogme des Dhâhirîtes et autres qui ont un but d’information.

 

De la même manière, pour ce qui est lié à un pays, ou une région et ce qui y ressemble.

 

Ou encore ce qui est lié à la descendance. Tout cela est dans un but d’information, et le jugement concernant ces affaires est large.

 

Aussi, à l’exemple des différentes voies et groupes, quand cela est fait dans un but d’information, il n’y a pas de mal à cela.

 

Al-Lalî ul-Bahîyyah fî Charh al-‘Aqîdat il-Lawâssitiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 1/527-538

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة