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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:01
Est-il autorisé à la femme de prier avec un homme étranger ? 

Question :

 

As salâm alaykoum wa rahmatuh Allâhi wa barakatuh 

Hassan Allâh ilaykoum Yâ Cheikh

 

Est-il autorisé à la femme de prier avec un homme étranger ? 

 

Jazâkoum Allâhou khairèn

 

Réponse :

 

Wa aleykoum assalâm wa rahmatullâh wa barakatuh 

 

La femme musulmane :

 

Soit elle prie dans la mosquée avec les femmes derrière l'imam,

soit elle prie dans sa maison seule - et cela est meilleur (pour elle) que de prier à la mosquée.

 

Quant à ce qu'elle prie derrière un homme étranger, alors cela n'a pas été pratiqué par les sahâbiyât, qu'Allâh les agréée.

 

Qu'Allâh vous donne le succès

 

Sur le compte Whatsapp de Cheikh

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Fawaz Al-'Awadi - الشيخ فواز العوضي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Prière - الصلاة
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:49
Le jugement de parler pendant la prière par oubli

Il n'y a rien contre lui selon l'avis le plus prépondérant entre les deux avis des savants (sur ce sujet), qu'Allâh leur fasse miséricorde.

 

S'il parle par oubli, il n'y a rien contre lui selon la généralité de Sa Parole تعالى (traduction rapprochée) :

 

"Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur."

 

Et la généralité de sa parole عليه الصَّلاة والسَّلام :

 

"Il a été pardonné à ma communauté, l'erreur, l'oubli et ce à quoi ils ont été contraints."

 

Traduit par KounSalafiyan - @KounSalafiyan

Publié par Twitter فوائد ش/مصطفى مبرم - @FawaidMbrm

حكم من تكلَّم في الصَّلاة ناسيًا

لا شيء عليه على الرَّاجح من قولي العُلماء -رحمهم الله تعالى

إذا تكلَّم ناسيًا فإنَّه لا شيء عليه لعموم قوله تعالى

رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِن نَّسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا

ولعموم قوله عليه الصَّلاة والسَّلام

عُفِيَ لأُمَّتِي الخَطَأ والنِّسْيانُ وَمَا اسْتُكْرِهُوا عَلَيْهِ

 الدَّرس 24 / شرح منهج السَّالكين

Cheikh Mostafa Mabram - الشيخ أبي يوسف مصطفى مبرم

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Prière - الصلاة
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:46
Deux bienfaits d’Allâh dont j’ignore lequel est le plus précieux

D’après Abi Al ‘Aliyah Ar-Riahi رحمه الله :

 

«Je suis redevable de deux bienfaits dont j’ignore lequel est le plus précieux :

 

Qu’Allâh m’ait guidé vers l’Islam,

ou le fait qu’il m’ait préservé d’être un Harouri (1)».

Il est du devoir de tous ceux qu’Allâh a préservé de l’idéologie des Khawarij de louer Allâh pour ce grand bienfait.

 

En particulier quand il s’aperçoit, depuis les temps anciens et jusqu’à aujourd’hui (2), de l’impudence exceptionnelle dont ils font preuve à jeter l’anathème sur les musulmans et à écouler leurs sang.

 

(1)Al harouriyah est un groupe Khariji apparut du temps des compagnons.

(2)Et qu’ils sont nombreux aujourd’hui ! Parmi les plus tristements célèbres : Al Qa’ida, Da’ich, Boko Haram…

 

Traduit par l’association Sunna

Publié par salafidenainetdailleurs.com

نعمة السلامة من فكر الخوارج

عن أبي العالية الرياحي رحمه الله قال

«إِنَّ عَلَيَّ لَنِعْمَتَيْنِ مَا أَدْرِي أَيُّتُهُمَا أَعْظَمُ أَنْ هَدَانِيَ اللَّهُ لِلْإِسْلَامِ ، وَلَمْ يَجْعَلَنِي حَرُورِيًّا»

مصنف عبدالرزاق18667

حق على كلّ من عافاه الله من فكر الخوارج أن يحمد الله على هذه النعمة العظيمة؛ لا سيما عندما يرى في قديم الزمان وحديثه جرأتهم العظيمة على تكفير المسلمين وسفك دمائهم

 

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:41
Recommandation à l’étudiant en science

Premièrement : Vouer l’intention exclusivement à Allâh, en ayant l’intention à travers la recherche de la science de dissiper l’ignorance qui se trouve chez lui ainsi que chez les autres.

 

Car à l’origine, l’homme est un ignorant.

 

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) : 

 

«et Allâh vous a fait sortir des ventres de vos mères alors que vous ne saviez rien».

 

La science et sa quête représente un acte d’adoration car Allâh l’a ordonné dans sa parole (traduction rapprochée) :  

 

«Sache donc qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Allâh».

 

Et il a dit également (traduction rapprochée) :  

 

«sachez qu’Allâh est dur en châtiment et qu’Allâh est pardonneur et miséricordieux».

 

Tout ce qu’Allâh a ordonné est de ce fait une adoration.

 

Et ceci est une règle ainsi qu’un point bénéfique a connaître : Tout ce qu’Allâh a ordonné et imposé est de fait une adoration.

 

L’étudiant donc qui se trouve dans les cercles d’étude ou à l’université réalise un acte d’adoration à partir du moment où son intention est vouée à Allâh seul.

 

Autre point bénéfique important : La quête de science fait partie du jihad dans le sentier d’Allâh.

 

La preuve de cela réside dans la parole d’Allâh تعالى (traduction rapprochée) : 

 

«Les croyants n’ont pas tous à quitter leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde».

 

De chaque clan, un groupe, c’est à dire un groupe resté pour s’instruire dans la religion.

 

Traduit et publié par SalafIslam.fr

فوائد عامة 4

وصايا لطالب العلم

 الأولى: إخلاص النية لله، بأن ينوي بطلبه العلم أن يرفع الجهل عن نفسه ثم عن غيره،؛ لأن الأصل في الإنسان الجهل، قال الله -تعالى

وَاللَّهُ أَخْرَجَكُمْ مِنْ بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ لَا تَعْلَمُونَ شَيْئًا

 العلم عبادة لأن الله أمر به في قوله -تعالى

 فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ

  وقال

اعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ وَأَنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ

 وكل ما أمر الله به عبادة

وهذه قاعدة وفائدة: "وهى أن كل ما أمر الله به فهو عبادة "، فطالب العلم في حلقة الدرس أو على كرسي الطلب في الجامعة هو في عبادة إذا أخلص النية لله. فائدة مهمة: طلب العلم من الجهاد في سبيل الله؛ والدليل قوله -تعالى

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنْفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلَا نَفَرَ مِنْ كُلِّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ طَائِفَةٌ لِيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ  كل فرقة طائفة؛

أي وقعد طائفة ليتفقهوا  في الدين

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:26
Parmi les moyens favorisant l'équilibre familial et la tranquillité du foyer : Répondre favorablement au mari concernant ce qu’Allâh lui a rendu licite

Répondre favorablement au mari concernant ce qu'Allâh lui a rendu licite :

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Si l'homme invite sa femme à la couche conjugale, qu'elle refuse, et qu'il passe la nuit en colère, alors les anges la maudiront jusqu'au matin."

(Al Bukhari) livre : début de la création ; chapitre : Quand l'un d'entre vous dit "amin" ;

et (Muslim) livre du mariage ; chapitre : l'interdiction de s'abstenir du lit de son époux

 

Il est même mieux pour elle de se rapprocher de lui sans demande (préalable) de sa part, et qu'elle s'apprête et s'embellisse à cet effet.

 

Il est désolant de constater que certaines femmes s'embellissent pour sortir -alors que cela leur a été interdit- plus qu'elles ne s'embellissent pour leur mari, alors que cela leur a été ordonné.

 

Ceci dénote d'une certaine ignorance de leur part quant à leur responsabilité, ou bien d'une absence de suivi de la législation d'Allâh.

 

Il y a dans le fait que la femme s'acquitte de cet ordre, et qu'elle y soit bienveillante, a un grand impact sur l'équilibre de la maison puisque la chasteté de l'époux et sa satisfaction résident en ce qu'il détient auprès de lui et en l'absence de sentiment de frustration et de privation, et c'est de là que provient son équilibre psychologique.

 

Combien d'hommes vivent une vie déséquilibrée en raison de leur sentiment de privation, ceci car la femme n'accorde pas d'importance à cet aspect ou qu'elle ignore comment s'en acquitter convenablement.

 

Que la femme ait donc conscience de son rôle dans cela et qu'elle réfléchisse et recherche à comment l'accomplir.

 

Tiré d'une conférence intitulée : دور المرأة في تربية الأسرة

Traduit par Oum Suhayl 

 Publié par 3ilmchar3i.net

3 ـ

 استجابتها لزوجها فيما أحل الله له

قال صلى الله عليه وسلم

إذا دعا الرجل امرأته إلى فراشه فأبت فبات غضبان عليها لعنتها الملائكة حتى تصبح

البخاري، كتاب بدء الخلق، باب إذا قال أحدكم “آمين”. ومسلم، كتاب النكاح، باب تحريم امتناعها من فراش زوجها

 بل الأولى في حقها أن تتقرب إليه دون الطلب، وأن تتهيأ لذلك وتتجمل. وإنه لمن المؤسف أن بعض النساء تتجمل

لخروجها – وقد نُهيت عن ذلك – أكثر مما تتجمل لزوجها – وقد أُمرت به – وكل ذلك يدل على جهل بالمسؤولية، أو عدم اتباع لشرع الله

إن لقيام المرأة بهذا الأمر، وحسن الأخذ به أثرًا كبيرًا على استقرار البيت، حيث عفة الزوج ورضاه بما عنده وعدم شعوره بالإحباط والحرمان، ومن ثم الاستقرار النفسي

ما أكثر الرجال الذين يعيشون حياة غير مستقرة بسبب شعورهم بالحرمان، لأن المرأة لم تعر هذا الجانب اهتمامًا، أو لم تعرف كيف تقوم به حق القيام، فلتدرك المرأة دورها في ذلك، ثم لتفكر وتبحث كيف تؤديه

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:06
Qui sont les gens du Coran (أهل القرآن) ?

Ce qui est voulu par le terme "Les gens du Qur'an" ce n'est pas ceux qui le mémorisent, le récitent et et etc..

 

Les gens du Qur'an, ce sont ceux qui le mettent en pratique, et ce, même s'ils ne l'ont pas mémorisé, ceux qui agissent par le Qur'an, selon ses commandements, ses interdits et ses limites : Ce sont ceux-là les gens du Qur'an.

 

Et ils sont les gens d'Allâh et ses privilégiés parmi Sa création.

 

Et ils sont les plus privilégiés.

 

Quant à celui qui mémorise le Qur'an, qui embellit sa récitation et prononce précisément les lettres mais ne respecte pas les limites alors celui-là ne fait pas partie des gens du Qur'an ni de ses privilégiés.

 

Mais il est seulement un ennemi d'Allâh et de Son Messager et un opposant au Qur'an.

 

Et les gens du Qur'an sont ceux qui l'utilisent comme preuve et ne font rien devancer sur lui et ils prennent de lui la jurisprudence, les règles/jugements et la religion.

 

Ce sont ceux-là les gens du Qur'an.

 

شرح كتاب العبوديّة Explication d'Al-3ouboudiya d'Ibn Taymiyya حفظه الله p.66

Traduit par Muhammad Abou Maher - @OoMeditationoO 

 Publié par paroles des gens de science أهل السنة والجماعة - t.me/Oomeditationo

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 09:54
Personne n'a le droit d'ériger pour la communauté une personne autre que le Prophète صلى الله عليه وسلم

Personne n'a le droit d'ériger pour la communauté une personne autre que le Prophète صلى الله عليه وسلم, appelant à son chemin et qui s'alliant et prenant pour ennemi en fonction de cette personne.

 

Et qu'elle ne leur érige pas une parole, autre que la parole d'Allâh et de Son Messager et ce sur quoi la communauté s'est rassemblée, sur laquelle elle s'allie et prend pour ennemi.

 

Ceci fait plutôt partie de l'action des gens de l'innovation, ceux qui leur ont érigés une personne ou une parole, par lesquelles ils divisent la communauté, ils s'allient et prennent pour ennemi selon cette parole ou par un tel lien.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (164/20)

 

وليس لأحد أن ينصب للأمة شخصا يدعو إلى طريقته ويوالي ويعادي عليها غير النبي ولا ينصب لهم كلاما يوالي عليه يعادي غير كلام الله ورسوله وما اجتمعت عليه الأمة بل هذا من فعل أهل البدع الذين ينصبون لهم شخصا أو كلاما يفرقون به بين الأمة يوالون به على ذلك الكلام أو تلك النسبة ويعادون

Celui qui place une personne qu'il aime et avec qui il concorde, autre que le Messager d'Allâh, comme étant parmi les gens de la sunna et du consensus ;

Et place celui qui le contredit parmi les gens de l'innovation et de la division, tel que l'on trouve cela chez les factions parmi les suiveurs d'imams dans la parole, dans la religion et autre que cela, celui-là fait partie des gens des innovations, de l'égarement et de la division.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (347/3)

 

فمن جعل شخصا من الأشخاص - غير رسول الله - من أحبه ووافقه كان من أهل السنة والجماعة، ومن خالفه كان من أهل البدعة والفرقة كما يوجد ذلك في الطوائف من أتباع أئمة في الكلام في الدين وغير ذلك كان من أهل البدع والضلال والتفرق

Et celui qui érige une personne, quelle qu'elle soit, s’alliant et prenant en ennemi selon sa concordance dans la parole et les actes alors celui-là fait partie de (traduction rapprochée) :

 

"ceux qui émiettent leur religion et qui se divisent en sectes" 

 

Et si l'homme s'instruit et s'éduque à la façon d'un peuple parmi les croyants tels que les suiveurs des imams et des savants ; Alors il ne lui appartient pas de faire de son modèle et de ses compagnons une norme, et ainsi il s'allie avec celui qui est d'accord avec eux et prend pour ennemi celui qui les contredit.

 

Il incombe à l'Homme d'habituer son âme à l'instruction secrète dans son cœur et d'œuvrer avec, cela est consciencieux.

 

Et c'est comme si les cœurs apparaissaient durant les épreuves.

 

Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (8/20)

 

ومن نصب شخصاً كائناً من كان فوالى وعادى على موافقته في القول والفعل فهو

{مِنَ الَّذِينَ فَرقُوا دِينَهُمْ وَكَانُوا شِيَعاً}

الآية، وإذا تفقه الرجل وتأدب بطريقة قوم من المؤمنين مثل: اتباع الأئمة والمشايخ؛ فليس له أن يجعل قدوته وأصحابه هم العيار، فيوالي من وافقهم ويعادي من خالفهم، فينبغي للإنسان أن يعود نفسه التفقه الباطن في قلبه والعمل به، فهذا زاجر. وكمائن القلوب تظهر عند المحن

Traduit par Oum Omayr

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 09:23
Des ambiguïtés concernant la révolte contre le gouverneur injuste suivi de leurs réponses (dossier)

Louange à Allâh seul, et que la prière et le salut soit sur celui dont il n'y a pas de prophète après lui, notre prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم.

 

Ceci est un début dans le groupe «Ahl al Hadith wa al-Athar» dans lequel nous citerons certaines ambiguïtés sur le fait de sortir contre le gouverneur injuste, ainsi que les réponses à celles-ci.

Ce premier écrit concernera 4 ambiguïtés avec leurs réponses,

qui sont les suivantes 

 

1ère ambiguïté :

 

Leur argumentation avec la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : «et ceux qui, atteints par l'injustice, ripostent.» (42 /39) et Sa parole (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» (2/194), ainsi que Sa parole (traduction rapprochée) : «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique» (42/40), et tous versets allant dans le même sens.

 

2ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith rapporté par Mouslim, d'après Abou Sa'ïd Al-Khudri le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Quiconque parmi vous voit un mal, alors qu'il le change de sa main, s'il ne peut pas, alors de sa langue, s'il ne peut pas, alors de son cœur et cela est le plus bas degrés de la foi».

Ils ont dit : Ceci prouve la permission de changer le mal de sa main, et ce même lorsque cela concerne le Sultan, si l'on en a la capacité.

 

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec le hadith : «Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, et quiconque les combattra de sa langue sera croyant.»

 

4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

La réponse à ces ambiguïtés

 

La 1ère ambiguïté :

 

Ces versets ont été détaillés par les textes concernant les gouverneurs injustes qui prouvent l'interdiction de sortir contre eux.

Le savantissime Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «et même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis» prouve l'obligation d'obéir aux émirs, et ce même s'ils ont atteint un seuil de tyrannie et d'injustice au point de frapper ceux sous leur tutelle et de prendre leurs biens.

Cela vient donc donner des spécificités à la généralité des paroles d'Allâh (traduction rapprochée) : «Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale» et (traduction rapprochée) «La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique»

[Nayr Al Awtâr (7/207), édition : Dar Al Hadith - Égypte]

2ème ambiguïté :

 

Le très savant Ach-Chawkânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Sa parole : «celui qui a un dirigeant qu'il voit faire quelque chose de la désobéissance d'Allâh, alors qu'il déteste ce qu'il fait de désobéissance d'Allâh, mais qu'il ne retire jamais sa main de son obéissance», il y a en cela une preuve que celui qui déteste avec son cœur ce que fait le Sultan comme désobéissances, cela lui suffit et il ne lui est pas obligatoire d'en faire plus.»

[Nayr Al Awtâr (7/206)]

 

Il a aussi dit (qu'Allâh lui fasse miséricorde) :

«Ceux qui disent qu'il est obligatoire de sortir contre les gouverneurs injustes, de lutter et combattre contre eux à l'épée, ceux-là ont argumenté avec des généralités du livre et de la sounnah concernant l'obligation d'ordonner le convenable et d'interdire le blâmable.

Et il n'y a aucun doute que les hadiths que l'auteur, ainsi que moi-même, avons cité dans ce chapitre, sont plus précis que ces généralités, et ils contiennent de nombreux sens comme le sait toute personne proche de la science de la sounnah.»

3ème ambiguïté :

 

Leur argumentation avec ce qu'a rapporté ibn Hibbân dans son ''Sahîh'' ''chapitre : ''Attribuer le nom de la foi à celui qui possède une caractéristique de celle-ci'' (numéro: 177) et authentifié par Al Albani dans ''At-Ta3liqât al hassân 3alâ sahîh ibn Hibbân'' (numéro : 177).

3atâ' ibn yasâr (qui était le juge de Médine) a dit :

«J'ai entendu ibn Mas3ûd dire : Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il y aura des émirs après moi qui diront ce qu'ils ne feront pas, et feront ce qu'il ne leur a pas été commandé, quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, point de foi après cela».

3Atâ' a dit : Lorsque j'ai entendu de lui le hadith, je suis allé voir Abdullah ibn Omar et l'en ait informé.

Il a alors dit : Ramène ibn Mas3ûd (il a dit cela comme si le hadith était falsifié).

3Atâ répondit : Il est malade, qu'est-ce qui t’empêche d'aller le voir ?

Ibn Omar dit : Alors viens le voir avec nous. 3Atâ dit : Je suis donc parti avec lui. Puis il le questionna sur ce dont il se plaint (concernant sa maladie), et ensuite sur le hadith.

Après cela, Abdullah ibn Omar sortit plein de regret en disant : Ibn Umm 3abd (ibn Mas3ûd) ne ment pas sur le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

Ils ont dit : Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Et notre Cheikh Abdulaziz Ar-Râjihî (Qu'Allâh le préserve) a dit :

«Il y a dans cela, que fait partie de la foi, le combat contre les émirs par la langue et la main, et que réprouver le blâmable fait partie de la foi».

[Charh sahîh ibn Hibbân]

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

Le hadith est rapporté par Muslim d'après Abi Râfi3, selon Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Allâh n'a envoyé aucun prophète à une communauté, avant moi, sans qu'il n'ait de sa communauté des apôtres et des compagnons qui se conforment à sa sounnah et suivent son ordre. Ils seront ensuite succédés par des gens qui disent ce qu'ils ne font pas, et qui font ce qui ne leur a pas été ordonné.

Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi»

Abou Râfi3 a dit : Je l'ai cité à Abdullah ibn Omar et il l'a réprouvé.

Ensuite ibn Mas3ûd est arrivé et s'est installé à Qanât.

Abdullah ibn Omar m'a alors demandé de l'accompagner pour le visiter, je l'ai donc suivi.

Et lorsque nous nous sommes assis, j'ai questionné ibn Mas3ûd concernant ce hadith, il me l'a donc cité comme je l'ai cité à ibn Omar.

 

Et Sâlih a dit : «Il a certes été cité de la même manière d'après Abi Râfi3. Et Abu Bakr ibn ishâq ibn mohamed me l'a cité (comme suit) : Ibn Abi Mariam nous a informé que Abdulaziz ibn Mohamed a dit que Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî l'a informé d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3 l'affranchi du prophète صلى الله عليه وسلم, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Il n'y a pas eu de prophète sans qu'il n'y est eu avec lui des apôtres qui suivent sa guidée et se conforment à sa sounnah...» (le hadith)».

Excepté qu'il n'a pas cité la venue d'ibn Mas3ûd et sa rencontre avec ibn Omar.

 

Et il n'y a pas, dans la version de l'imam Muslim, l'évocation des émirs, mais cela est venu seulement dans la version de l'imam Ahmed, dans son Musnad.

Et il n'y a pas été cité : «Quiconque donc, les combattra de sa main sera croyant, quiconque les combattra de sa langue sera croyant, et quiconque les combattra de son cœur sera croyant, et il n'y a pas après ça ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi».

Mais au contraire, l'imam Ahmed a réprouvé cette version, comme nous le trouvons dans ''Masâ'il Al imam Ahmed riwâyatu Abi Dâwud As-Sajistânî''.

L'imam Abu Dâwud (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : «J'ai entendu l'imam Ahmed citer un hadith de Sâlih ibn Kaysân d'après Al Hârith ibn Al Fudayl Al KhaTmî, d'après Ja3far ibn Abdillah ibn Al Hakam, d'après Abdurrahmân ibn Al Miswar ibn Makhramah, d'après Abu Râfi3, d'après Abdullah ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Il y aura des émirs qui disent ce qu'ils ne font pas, quiconque donc, les combat de par sa main».

L'imam Ahmed a dit : «Ce Ja3far est en fait Abu Abdelhamîd ibn Ja3far, et Al Hârith ibn Al Fudayl n'est pas loué pour son hadith».

Et cette parole ne correspond pas à celle d'ibn Mas3ûd qui a dit : «Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Patientez jusqu'à ce que vous me rencontriez... (jusqu'à la fin du hadith)».

Et ceci est ce qu'a cité Ahmed dans son Musnad : «D’après Abi Râfi3 qui a dit : ibn Mas3ûd m'a informé que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Il n'y a certes jamais eu de prophète sans qu'il n'ait eu des apôtres parmi ses compagnons, ainsi que des compagnons qui suivent ses traces et se conforment à sa guidée.

Viendra ensuite après cela, des émirs qui divergeront, ils diront ce qu'ils n’appliqueront pas et feront ce qui ne leur a pas été ordonné».

 

2ème point :

 

Les hadiths sont venus avec l'ordre de patienter sur les dirigeants, et ce même s'ils sont dans un plus mauvais état que celui-ci.

 

1er hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Umm Salamah l'épouse du prophète صلى الله عليه وسلم, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendront après moi des émirs dont vous agréerez certaines choses et en réprouverez d’autres. Celui donc qui déteste cela s’est innocenté, et celui qui les réprouve est préservé, mais [le péché] ne touche que celui qui les agrée et les suis.»

Les Compagnons dirent : «Ô Messager d’Allâh, Ne devons-nous pas les combattre ?»

Il répondit : «Non, tant qu’ils accomplissent la prière.» C-a-d celui qui déteste et réprouve par son coeur.

 

2ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Muslim ibn QaraDhah le cousin de 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy a dit: j’ai entendu 3awf ibn Mâlik Al Achja3iy dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux pour qui vous invoquez et qui invoquent pour vous.

Et les plus mauvais de vos gouverneurs sont ceux que vous détestez et qui vous détestent , ceux que vous maudissez et qui vous maudissent».

Nous avons dit : Ô Messager d'Allâh ! Ne devrions nous pas les combattre lorsque cela arrivera ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : «Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière, Non ! Tant qu'ils accomplissent la prière. N’est-ce pas que celui qui voit son dirigeant commettre une désobéissance à Allâh doit détester cette désobéissance et ne pas enlever une main de l'obéissance (à son gouverneur)».

 

Ibn Jâbir a dit : «J’ai dit à Ruzayq lorsqu’il m’a cité ce hadith : Par Allâh, Ô Aba Al Miqdâm t’a-t-on rapporté cela ou bien l’as-tu entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire. Il s’est alors agenouillé en direction de la Qibla et a dit: Oui, par Allâh dont nulle divinité n’est digne d'être adorée si ce n’est Lui, je l’ai certes entendu de Muslim bn Qaradhah qui a dit : J’ai entendu 3awf bn Mâlik dire : J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم.»

 

3ème hadith :

 

Rapporté par At-tirmidhi et authentifié par Al Albâni, d’après Ziyâd ibn Kusayb Al 3adawi qui a dit :

«J’étais avec Abu Bakrah devant le minbar de Ibn 3Âmir alors que celui-ci faisait son sermon ; il portait un vêtement léger.

Abou Bilal s’écria alors : Regardez notre gouvernant ! Il porte des vêtements de pervers !

Abou Bakrah lui répondit : Tais-toi ! J’ai entendu le Messager de d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire : «Celui qui rabaisse le gouvernant qu’Allâh a placé sur terre, Allâh le rabaissera.»»

 

4ème hadith :

 

Rapporté par ibn Abi 3âsim dans “As-Sunnah” et authentifié par Al Albâni, d’après Churayh bn 3ubayd qui a dit : 3iyâd bn Ghanm a dit à Hichâm bn Hakîm : N’as-tu pas entendu la parole du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم :

«Celui qui veut conseiller le dirigeant, qu'il ne le fasse pas en public mais qu'il le prenne plutôt par la main et qu'il s'isole avec lui. S'il accepte son conseil ceci est l'objectif et s'il refuse alors il aura accompli ce qui lui incombe.»

 

5ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, Abu Dharr a dit :

«Mon grand ami - le prophète صلى الله عليه وسلم - m'a recommandé d'écouter et d'obéir même si le dirigeant est un esclave aux membres amputés.»

 

6ème hadith :

 

Rapporté par et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Tu dois écouter et obéir dans ta gêne comme dans ton aisance, dans ce que tu aimes et dans ce que tu détestes, quand même tu es lésé dans le partage.»

 

7ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après Abu Hurayrah, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui m'obéit obéit à Allâh et celui qui me désobéit a désobéi à Allâh. Celui qui obéit à son dirigeant m'a obéi et celui qui désobéit à son dirigeant m'a désobéi.»

 

8ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhâri et Muslim, d’après ibn 3omar, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Le musulman doit écouter et obéir dans ce qu'Il aime et ce qu'Il n'aime pas. Sauf si on lui commande de faire un péché, car si on lui commande de faire un péché, il n'y a ni écoute ni obéissance.»

 

9ème hadith :

 

Rapporté par Muslim, d’après Nâfi3 qui a dit: Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn 3omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort antéislamique.»

 

10ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et ibn Mâjah, d’après ibn 3abbâs, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«Ecoutez et obéissez même si on vous a mis pour gouverneur un esclave éthiopien dont la tête est telle un raisin sec.»

 

11ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn 3abbâs, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Celui qui déteste une chose de son émir, qu’il patiente, car quiconque sort de l'obéissance du Sultan ne serait-ce d’un empan mourra d’une mort anté-islamique.»

 

12ème hadith :

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après ibn Mas3ûd, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Viendra des émirs qui prendront de vous leur droit et vous refuseront votre droit.»

Il dirent : «Que nous ordonnes-tu alors, Ô Messager d’Allâh ?»

Il dit : «Accordez-leur leur droit, et demandez à Allâh le vôtre.»

 

13ème hadith :

 

Muslim rapporte d’après 3alqamah bn wâ’il al Hadramiy d’après son père qui a dit : Salamah bn yazîd al Ju3fiy a questionné le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم et lui a dit :

«Ô Prophète d’Allâh, si nous sommes gouvernés par des émirs qui nous demandent ce qui leur revient de droit et nous privent du nôtre, que nous recommandes-tu de faire ?

Le prophète صلى الله عليه وسلم se détourna de lui, Salamah le requestionna, et celui-ci se détourna encore de lui.

Puis Salamah le questionna encore une 2ème ou 3ème fois, alors Al Ach3ath bn Qays le tira.

Après quoi le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Ecoutez et obéissez, car ils répondront de leurs péchés et vous des vôtres.»»

 

14ème hadith :  

 

Rapporté par Al Bukhari et Muslim, d’après Hudhayfah bn al Yamân qui a dit :

«Les gens interrogeaient le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم sur le bien, et moi je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh ! Nous étions dans l’ignorance et le mal, et Allâh nous a apporté ce bien, donc y aura-t-il un mal après ce bien ?

Il a dit : Oui.

J’ai dit : Et après ce mal, y aura-t-il un bien ?

Il a dit : Oui, mais il sera troublé.

J’ai dit : Quel est ce trouble ?

Il a dit : Des gens qui adoptent autre que ma Sunna et suivent une voie autre que la mienne, tu approuveras d’eux certaines choses et en réprouveras d’autres.

J’ai dit : Et après ce bien, y aura-t-il un mal ?

Il a dit : Oui, des prêcheurs aux portes de l’Enfer, celui qui leur répond, ils l’y précipitent.

J’ai dit : Ô Messager d’Allâh, décris-les nous.

Il a dit : Ils sont des nôtres et parlent notre langue.

J’ai dit : Que m’ordonnes-tu si je vis cela ?

Il a dit : Attache-toi au groupe uni des musulmans et leur imam.

J’ai dit : Et s’ils n’ont ni groupe uni ni imam ?

Il a dit : Éloigne-toi alors de tous ces groupes, même si tu dois pour cela mordre à la racine d’un arbre jusqu’à ce que la mort te saisisse dans cet état.».

 

Et dans la version de Muslim :

«Il y aura après moi des imams qui ne suivent pas ma guidée et ne se conforment pas à ma sounnah. Il y aura parmi eux des hommes aux coeurs de diable dans un corps d'être humain.

Hudhayfah a dit : Et que devrais-je faire si je vis cela, Ô Messager d’Allâh ?

Il dit : Tu écoutes et obéis à l’émir, même si ton dos est frappé et que tes biens sont pris, écoute et obéis.»

 

Quant à la parole d’ibn Rajab :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main».

[Jâmi3 al 3ulûm wa l-hikam (2/248)]

 

Pour répondre à cela nous disons que celui qui a transmis cette parole n’a pas été digne de confiance dans ce qu’il a transmis, car il a coupé la suite (soulignée ci-dessous) qui vient fausser cette parole.

 

Voila sa parole complète :

 

Ibn Rajab (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

«Et cela est une preuve concernant le combat contre les émirs par la main. Mais l’imam Ahmed a réprouvé ce hadith dans la chaîne de transmission d’Abou Daoud, et il a dit : Il contredit les hadiths dans lesquels le Messager d’Allâh ordonne de patienter face à l’injustice des dirigeants…»

 

N’y a-t-il pas une grande différence entre cette parole et la parole amputée du transmetteur ?!

 

Quant à la parole de notre Chaykh Abdulaziz Ar-Râjihi, alors il se peut qu’elle fasse partie des paroles ambiguës sur lesquelles s’attachent les gens de l’innovation.

Nous l’avons certes entendu maintes et maintes fois interdire les révoltes et les combats contre les dirigeants injustes.

Alors comment pouvons-nous délaisser toutes ces paroles pour cette seule parole ?!

Et malgré cela, nous contacterons notre chaykh concernant ce point (si Allâh le veut).

La 4ème ambiguïté :

 

Ils ont dit : «La révolte contre les gouverneurs injustes est la voie de certains prédécesseurs».

 

La réponse à cela se fait en plusieurs points :

 

1er point :

 

«Et si vous divergez sur quoi que ce soit, renvoyez cette chose à Allâh et au Messager, si vous croyez en Allâh et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation.»

 

Il n’est donc pas permis d’argumenter avec la parole de qui que ce soit, si celui-ci contredit un texte de la législation.

 

2ème point :

 

Il n’y a aucun doute que certains parmi les meilleurs prédécesseurs ont été éprouvés par cela. Mais ils sont des êtres humains qui ont juste et se trompent, et beaucoup d’entre eux ont regretté ce qu’ils ont fait.

Les meilleurs de cette communauté après le prophète صلى الله عليه وسلم sont les compagnons.

Et ils étaient les personnes les plus éloignées de tous ces troubles, et notamment la révolte contre les gouverneurs.

Ils sont donc nos exemples dans cela.

Ceux qui ont été éprouvés par cela sont très peu, et nous ne pouvons pas dire que cela est la voie qu’ils ont adopté.

Mais ce sont plutôt des troubles dans lesquels se mélangent le vrai et le faux, le savant y fait son effort d'interprétation, et il peut avoir juste comme il peut se tromper.

 

Il est obligatoire à tout musulman de prendre comme preuve les textes de la législation, ce qu’a fait la majorité des compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم.

 

En voici quelques exemples :

 

1- Nâfi3 l’esclave d’ibn Omar a dit :

«Lorsque les gens de Médine ont fait sortir Yazîd bn Mu3âwiyah, ibn 3omar a regroupé son esclave et son fils, puis a dit : J’ai certes entendu le prophète صلى الله عليه وسلم dire : «Sera attribué à tout traître un étendard le jour de la résurrection.» et nous avons certes prêté allégeance à cet homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم. Et je ne connais pas de trahison plus grande que de prêter allégeance à un homme par obéissance à Allâh et son Messager صلى الله عليه وسلم, puis de le combattre. Et je ne connais certes personne d’entre vous qui l’a combattu, et a persisté sur cette affaire, sans qu’il n’y ait entre moi et lui une séparation».

[Al Boukhari 7111]

 

2- Nâfi3 a dit : Abdullah ibn Omar est allé voir Abdullah ibn Mutî3 lorsque l’affaire d’Al Harrah était ce qu’elle était, à l’époque de Yazîd ibn Mu3âwiyah. Ibn Mutî3 a dit : Posez un coussin pour Abi Abderrahmân. Ibn Omar répondit : Je ne suis pas venu à toi pour m'asseoir, mais pour te citer un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم. J’ai entendu le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

«Celui qui cesse d’obéir (au gouverneur) rencontrera Allâh au Jour de la Résurrection sans aucun argument pour lui ; et celui qui meurt sans être soumis à un serment d’allégeance meurt d’une mort anté-islamique.»

[Muslim 1851]

 

3- Az-Zubayr bn 3adiy a dit: Nous sommes allés voir Anas bn Mâlik et nous nous sommes plaints d’Al Hajjâj. Il a alors dit :

««Patientez, car il n’y a pas une période sans que celle qui la suit ne soit pire que la précédente, jusqu’à ce que vous rencontriez votre seigneur», j’ai entendu cela de votre prophète صلى الله عليه وسلم.»

[Al Boukhari 7068]

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (236/6) :

 

Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.

 

Abdullah le fils de l’imam Ahmed a dit : «D’après mon père, d’après Ismâ3îl (ibn 3ulayah), d’après Ayyûb (As-Sakhtiyâniy), Mohamed bn Sîrîn a dit : Lorsque la fitna s’est agitée, les compagnons du Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم étaient 10 000, pas même 100 d’entre eux n’y a assisté, plus encore, ils n’étaient même pas 30.» Cette chaîne de transmission fait partie des plus authentiques sur Terre, Mohamed bn Sîrîn fait partie des gens les plus pieux dans ses paroles, et ses transmetteurs font partie des plus authentiques.

 

Et Abdullah a dit: D’après mon père, d’après Ismâ3îl, d’après Mansûr bn Abdurrahmân qui a dit: Ach-Cha3bi a dit : «Personne parmi les compagnons du Messager d’Allâh n’a assisté à la bataille du chameau si ce n’est Ali, 3ammâr, Talha et Az-Zubayr. Et si l'on rapporte un cinquième alors je suis un menteur.»

 

Il a également dit dans “Minhâj As-Sunnah” (207/6) :

 

Et ses compagnons étaient la meilleure génération de cette communauté.

Ils étaient donc la génération qui connaît le mieux Allâh, qui le craint le plus, et ils étaient les plus repentants durant sa vie et après sa mort.

Quiconque donc cite les défauts qui leur ont été reprochés, sans citer leur repentir par lequel Allâh les a élevé en degrés, aura été injuste envers eux.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (208/6) :

 

Et de même, Aïcha a regretté son voyage à Bassora, et lorsqu’elle s’en rappelait, elle pleurait jusqu’à en mouiller son voile.

Et de même Talha a regretté (ce qu’il pensait être) de la négligence dans le soutien de Othmân et d’autres choses.

Et Az-Zubayr a regretté son voyage le jour de la bataille du chameau.

Et Ali bn Abi Tâlib regretta certaines choses qu’il avait faites, comme le combat et autre.

Et il disait : "J’ai été incapable et ne m’en excuse pas, je serais après cela plus réfléchi et persisterais, et je rassemblerais les divers avis éparpillés".

Il disait aussi, lors des nuits de la bataille de Siffîn : «Quelle bonne position que celle qu’ont pris Abdullah ibn Omar et Sa3d ibn Mâlik, si c’est un bien sa récompense sera énorme et si c’est un mal alors sa gravité n’en sera que moindre.» et il disait : «Ô Hasan ! Ô Hasan ! Ton père ne pensait pas que l’affaire en arriverait jusque là ! Ton père aurait aimé mourir 20 ans avant cela.»

Et lorsqu’il est revenu de Siffîn son discours avait changé, il disait : «Ne détestez pas la gouvernance de Mu3âwiyah, car si vous le perdiez, vous verriez certes les têtes s’envoler de leurs épaules.»

Et cela a été rapporté de Ali de deux ou trois manières.

Et les récits citants sa détestation de la situation, à la fin des faits, se sont multipliés, de même que sa vision de la divergence et la division des gens, et l’abondance de mal ; qui nous oblige à croire que s’il avait réfléchi à cette affaire et en avait conclu cela, il n’aurait pas fait ce qu’il a fait.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans “Minhâj As-Sunnah” (391/3) :

 

Et c’est pour cela que ce qui est connu de la voie des gens de la sounnah, est qu’ils ne voient pas la révolte contre les dirigeants, ni le fait de les combattre avec l’épée, et ce même s’ils ont en eux de l’injustice, comme cela est prouvé par les hadiths authentiques et détaillés du prophète صلى الله عليه وسلم.

Car le désordre qui découle du combat et des troubles est plus grand que le désordre causé par leur injustice.

Et on ne repousse pas le plus grand des 2 maux par le moindre.

Et il n’est pas connu qu’un groupe soit sorti contre son Sultan, sans que sa révolte n’ait causé un plus grand mal que celui qu’elle a repoussé.  

 

Et il a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (444/4) :

 

Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice.

Et ce afin que se repose le pieux ou que l’on soit épargné du tyran.

 

Et il a dit dans "Minhâj As-Sunnah" (530, 529/4) :

 

Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, Sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah. Et comme Al Hassan Al Basri, Mujâhid et d’autres interdisaient la révolte lors de la fitna d’ibn Al Ach3ath.

C’est pour cela que les gens de la sounnah sont restés sur le délaissement du combat lors des troubles, du fait des hadiths authentiquement attribués au prophète صلى الله عليه وسلم.

Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.

 

Je dis (Chaykh Ali Moussa) :

 

La preuve se trouve dans ce sur quoi sont les gens de la sounnah.

Nous ne permettons donc à personne, de nous renvoyer vers des erreurs commises par certains prédécesseurs ayant fait un effort d'interprétation, qui par la suite sont devenues des caractéristiques à part entière des gens de l’innovation, comme les Mu3tazilah et les Khawârij, voir même certains de leurs fondements.

 

Chaykh al islam ibn Taymiya a dit dans "Majmû3 Al Fatâwâ" (179/28) :

 

Fait partie de la science et de la justice ordonnée, la patience face à l’injustice et la tyrannie des dirigeants, ce qui est un des fondements des gens de la sounnah.

Remarque importante

 

Il se peut que certains ignorants ou certains sectaires argumentent avec la parole de Chaykh Al Islam ibn Taymiya précédemment citée qui est :

«Quant aux compagnons, la majorité d’entre eux, la majorité des meilleurs d’entre eux ne sont pas entrés dans la fitna.»

 

Et le pauvre pense qu’il y a divergence concernant la révolte contre les dirigeants injustes, du fait de la parole de Chaykh al Islam "la majorité d’entre eux".

 

Et il ne sait pas que cette parole là concerne le combat lors des troubles et non la révolte contre les gouverneurs injustes.

 

C’est pour cela que lorsqu’il a parlé des révoltes, il a rapporté le consensus des prédécesseurs et des gens de la sounnah sur l’interdiction de se révolter contre eux, lorsqu’il a dit : «Et c’est pour cela que la voie des gens du hadith est le délaissement de la révolte et le combat contre les rois tyrans, ainsi que la patience envers leur injustice».

 

Et il a dit : «Et les meilleurs musulmans interdisaient les révoltes et le combat lors des troubles, tel que Abdullah ibn Omar, sa3îd ibn Al Musayyab, Ali ibn Al Husayn et d’autres interdisaient la révolte contre Yazîd l’année d’Al Harrah… Et ils se sont mis à citer cela dans les ouvrages liés à la croyance, tout en ordonnant de patienter face à l’injustice.»

 

Et il a dit dans son livre "Al Istiqâmah" (32/1) : «Et c’est pour cela que le prophète صلى الله عليه وسلم a interdit le combat lors des troubles, et cela fait partie des fondements de la sounnah, et cela est la voie des gens de la sounnah et du hadith et des imams de Médine parmi leurs jurisconsultes et autres.»

 

Remarque très importante

 

Nous attirons l’attention sur le fait que si quelqu’un contredit le consensus dans un point de la croyance, alors sa parole n’est pas prise en compte.

Le consensus des gens de la croyance signifie, que l’on ne trouve personne parmi les imams du hadith et de la sounnah qui évoque autre que cet avis là, et qui le voit prépondérant.

Et si une personne ou plus vient contredire, alors ceci n’est pas considéré comme une divergence.

Car il a contredit le consensus.

Sa parole n’est donc pas considérée comme un autre avis.

 

Par exemple : Il y a consensus sur le fait qu’Allâh a une image (sourah) car tous rapportent cela. Et quant à ibn Khouzaymah, il a réprouvé le hadith de l’image (certes Allâh a créé Adam à l’image du Tout Miséricordieux) et a interprété d’une autre manière le hadith (Allâh a créé Adam à son image) c’est à dire: pas à l’image du Tout Miséricordieux. Et cela est compté parmi ses erreurs. et on ne considère pas sa parole comme une autre avis.

 

Donc le consensus dans la croyance signifie que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur cela et qu’il n’y a pas de divergence entre eux.

Comme le sujet de la révolte contre les dirigeants injustes parmi les musulmans.

Nous disons que les gens de la sounnah et du groupe sont unanimes sur l’obligation d’écouter et d’obéir aux gouverneurs injustes et de ne pas se révolter contre eux.

Et ce même si certains Tâbi3în et Tâbi3 At-Atâbi3în ont contredit cela, car leur contradiction a été commise avant que les imams ne détaillent le sujet.

Et lorsque les imams ont éclairci et expliqué le sujet en se basant sur les preuves, les gens du hadith ont tous été d’accord et n’ont pas divergé.

Donc, dans ce sujet très particulièrement, nous rejetons les actes de ces prédécesseurs car ils contredisent les preuves, et la parole des gens de la sounnah, donc leur divergence n’est pas prise en compte.

 

Pour conclure, le consensus signifie que les savants sont unanimes sur un point.

S’ils sont d’accord, et citent tous ce point, sans diverger, alors nous disons qu’il y a consensus chez les gens de la sounnah et du groupe.    

 

Et Allâh est celui qui donne la réussite

 

Traduit par Fayçal Menassri (@menassri_faycal) et Farid El Khoumani (@farid_elk)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh 'Ali ben Abdelaziz Moussa - الشيخ علي بن عبدالعزيز موسى

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:04
Mes souvenirs avec Cheikh Mouhammad Nassir ad-Din Al-Albani (dossier)

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cela eut lieu durant les journées du hajj de l’année 1410H (correspondant à l’année 1990G) au cours de laquelle j’achevai mes études à l’institut secondaire de l’université islamique [de Médine], et ce fut le premier hajj que j’accomplis.

 

Après être arrivé à la Mecque -qu’Allâh l’honore- un des étudiants Algériens m’invita dans sa chambre universitaire à Al-Aziziyya.

 

Je laissai donc mes affaires chez lui pour me préparer au voyage du hajj.

 

On nous rapporta que shaykh Al-Albani accomplissait le hajj cette année-là ; et le huitième jour de Dhou-l-Hijja, je partis dans la matinée pour Mina.

 

Allâh prédestina que je rencontrai mon camarade le Docteur Jamel Azzoun qui était à cette époque étudiant à la faculté du hadith.

 

Il m'informa, et je l'informai [à mon tour] concernant la venue du shaykh.

 

Chacun de nous se renseignait sur le lieu de sa présence.

 

Mais aucun de nous ne trouva de chemin [menant] à lui.

 

Cependant, le frère Jamel avait en sa possession le numéro de téléphone de l’un des beaux-frères du shaykh.

 

Nous avons alors cherché une cabine téléphonique (il n’y avait pas à cette époque de téléphones portables).

 

Il a alors appelé.

 

Nous fûmes informés que shaykh était dans un lieu appelé «Ar-Rabwa» à Mina ; et Mina est entièrement [faite] de dédales.

 

Nous commençâmes donc notre expédition à la recherche de shaykh, nous interrogions ici et là et nous écoutions les enseignants et guides dans les tentes ; peut-être réussirions-nous à entendre une voix semblable à celle du shaykh.

 

Nous cherchions depuis le matin de ce jour jusqu’à ce que nous arrivâmes au lieu appelé «Ar-Rabwa» après le Maghrib.

 

Nous rencontrâmes alors certains jeunes parmi les étudiants en science de Médine que je connaissais.

 

Nous les avons donc questionnés à propos de shaykh, ils nous ont alors dirigés vers le lieu de sa présence.

 

Au moment où nous nous approchâmes de la tente, la voix de shaykh se fit soudainement entendre et je me remémorais alors ces cassettes que nous écoutions avant de nous asseoir [en ce jour] à ses côtés.

 

Et je m’étonnais de ces jeunes qui restèrent dans leur tente alors qu’ils eurent connaissance du lieu de présence de shaykh ; cependant, ils n’avaient pas conscience de sa valeur, de sa noblesse ni de sa science.

 

Nous entrâmes dans la tente, shaykh était alors assis sur une chaise.

 

Il dispensait un cours aux pèlerins de cette tente.

 

Nous nous assîmes pour écouter ses paroles.

 

Et nous ressentions tous un bonheur et un plaisir de le rencontrer ; particulièrement quand tu as la certitude absolue et non pas illusoire, d’accomplir ton premier hajj avec le savant de son époque, le savant du hadith de son temps, et que tu verras l’application de ce qu’il écrivit concernant les rites [du hajj] d’une application pratique ; peut-être profiterais-tu [ainsi] d'un hajj comme le prophète صلى الله عليه وسلم l'a accompli.

 

Après avoir clôturé son allocution, shaykh répondit aux questions.

 

Puis, il entra dans sa tente personnelle à l’intérieur de la grande tente, elle comportait un lit pour le shaykh ainsi que certains accessoires dont il se servait pour accomplir les ablutions et autres.

 

Je me concertai avec mon frère Jamel et nous nous dîmes : il faut impérativement rester avec shaykh tout au long du hajj.

 

Il nous fallait seulement demander l’autorisation de séjourner avec les occupants de la tente, dont la majorité d’entre eux venaient de Jordanie si ce n’est leur totalité.

 

Également, il y avait en compagnie du shaykh, un groupe de ses étudiants parmi les Jordaniens et autres.

 

Ils nous permirent [de rester dans la tente] qu’Allâh les récompense en bien.

 

Nous nous réjouissions de cela, nous logions dans la tente et nous faisions connaissance avec certains étudiants en science du shaykh.

 

Et parmi eux : shaykh Abou Layla Al-Athari, aux côtés duquel nous avons approché un magnétophone.

 

Il enregistrait les assemblées du shaykh.

 

Je portais aussi un magnétophone, j’enregistrais alors [les interventions de] shaykh tout comme [Abou Layla] le faisait.

 

Le jour suivant qui était le jour de ‘Arafa débutait la préparation à l’ascension au [mont] 'Arafa.

 

Shaykh monta à bord de sa voiture personnelle avec son beau-frère Abou Layla.

 

Nous montâmes dans le mini-bus avec les étudiants de shaykh.

 

Quand nous arrivâmes au [mont] 'Arafa, chacun de nous prit place dans la tente désignée à l’expédition.

 

Je m’assis près de shaykh [pour] observer ce qu’il fera en ce jour.

 

J’y ai alors vu du suivi de la sounnah, de l’effort dans l’adoration de ce que nous n’avions jamais entendu au sujet du shaykh.

 

Il ne cessait d’évoquer Allâh تعالى et de proclamer Sa Grandeur (en disant Allâhou Akbar) et Sa Magnificence.

 

À tel point que l’un de nous pouvait s’endormir sur son dos en raison de l’intensité de la fatigue et de la chaleur (et il n’y avait pas en ce jour de climatiseurs dans les tentes) et le shaykh [quant à lui] persévérait sur son évocation.

 

Il ordonnait le convenable, proscrivait le mal et orientait celui qui commettait une erreur : s’il voyait une personne lire le Livre d’Allâh, il lui conseillait de [s’occuper] plutôt par le dhikr rapporté relativement à ce jour car il est meilleur [en ce jour] que la lecture du Coran.

 

Le questionneur venait à lui, l’interrogeait et shaykh répondait à sa question.

 

Je me rappelle que se présenta à lui un des ouvriers égyptiens qui s’occupait de l’installation des tentes des pèlerins ; il lui vint à l'esprit [le désir] d’accomplir le hajj en ce jour.

 

Shaykh lui demanda alors des explications : est-ce qu’il se résolut à son intention en ce jour ou avant cela ?

 

Il lui répondit que lorsqu’il vit les pèlerins il eut l’envie d’accomplir le hajj et il y [mis] l’intention ; shaykh lui ordonna alors de prononcer la talbiya du hajj et d’entrer en état de sacralisation à partir de son emplacement.

 

Parfois, du melon était apporté au shaykh ; il m’en servait alors à manger -qu’Allâh le récompense en bien- car j’avais la place la plus proche de lui en ce jour.

 

Et Allâh sait combien je fus impacté par la multitude de ses adorations et de son dhikr, contrairement à ce qui est répandu [comme mauvaises paroles] le concernant ; [selon lesquelles] il ne s’intéresse qu’aux chaînes de transmission et qu’il n’a pas d’effort dans l’adoration.

 

Selon une traduction rapprochée du sens du verset :

 

{Parmi les humains, seuls les savants craignent Allâh. Allâh est Puissant et Il pardonne.} [Fatir : 28].

 

Et [à l’heure du] maghrib de ce jour, au moment des préparatifs, le shaykh regagna sa voiture et nous prîmes le mini-bus qui nous était réservé.

 

Le déferlement [de la foule] était fort, nous rencontrâmes alors certains parmi les gens du Yémen qui montaient dans leur bus.

 

Ils transmirent le salam de shaykh Mouqbil رحمه الله à shaykh Al-Albani, et à son tour il les chargea de transmettre son salam à shaykh Mouqbil.

 

Le jour suivant qui était le jour du départ de Mouzdalifa vers Mina, nous perdîmes [de vue] la voiture du shaykh et nous nous dispersâmes alors.

 

Nous pratiquâmes le hajj en ce jour sans que nous soyons aux côtés du shaykh.

 

Nous regrettions très fortement [cela] tout comme [le] regrettèrent très fortement ceux qui étaient avec nous parmi ses élèves.

 

Après avoir accompli les rites, nous sommes retournés à la tente à Mina et nous avons rencontré le shaykh une nouvelle fois.

 

Il nous souhaita la bienvenue, comme à son habitude et il nous questionna au sujet de nos conditions et de notre hajj -qu’Allâh le récompense en bien.

 

Le premier des jours de Tashriq, nous accompagnâmes le shaykh à l’abattoir afin d’accomplir le rite du sacrifice, en compagnie de son beau-frère à bord de sa voiture personnelle.

 

Abou Layla nous accompagna ainsi qu’un homme résidant à La Mecque que shaykh connaissait.

 

Shaykh sacrifia un mouton cornu et charnu parmi les meilleurs ovins appelé «Al Hourri».

 

Quant à mon frère Jamel et moi, étant donné que nous étions des étudiants de l’Université Islamique [de Médine], nous nous suffîmes à l’ovin le moins cher.

 

Et quand shaykh les vit, il invoqua [Allâh] pour nous de placer Sa baraka en eux.

 

À l’emplacement [réservé à] l’égorgement [des bêtes], nous entrâmes avec le shaykh et son beau-frère ainsi que l’homme Mecquois ; un chameau qui s'était détaché a failli nous heurter.

 

Les gens se dispersèrent alors à gauche et à droite.

 

Quand je revins auprès du shaykh, mes habits étaient entachés du sang de l’égorgement et du sacrifice.

 

Lorsque shaykh me vit, il se représenta le proverbe syrien : «celui qui veut jouer avec le chat, doit supporter ses griffes».

 

Au retour dans la tente, je profitai de l’occasion d’être seul avec shaykh pour lui faire part que je l’aimais pour Allâh, il me répondit alors par ce avec quoi est venue la Sounnah.

 

Le même jour, la fille du shaykh -qui résidait à Jedda selon ce dont je me rappelle- envoya le foie du mouton qu’il sacrifia.

 

[Shaykh] nous en servit de sa main et il but de sa sauce qu'il appréciait.

 

Durant les jours du tashriq, shaykh dirigeait nos prières et nous donnait cours après le fajr.

 

Il restait à [dispenser] son cours jusqu’à voir les têtes se pencher [de fatigue], il interrompait alors son cours et se dirigeait vers sa tente personnelle.

 

Je m’asseyais à ses côtés et j’écoutais ses cours et ses fawa’id, puis après cela il nous permettait, à mon frère Jamel et moi, d’entrer dans la tente personnelle car nous étions parmi ses proches.

 

Docteurs, mashaykh et gens de science affluaient auprès du shaykh parmi ceux ayant assisté à ses assemblées.

 

Il y avait alors des rencontres et des discussions à l’intérieur de sa tente et il n’était permis [d’y assister] qu’à une partie [des gens].

 

Quant à Jamel et moi, nous n’avions pas besoin d’autorisation, particulièrement en raison du fait que nous étions restés avec shaykh depuis le huitième jour [de Dhou-l-hijja], il nous a donc connus -qu’Allâh le récompense en bien- et nous avons connu ceux qui s’appliquaient à le servir à l’instar d’Abou Layla qui était tel un huissier.

 

Cependant, il était dépassé en raison de la multitude des visiteurs ; à tel point que shaykh lui dit une fois : «Nous t’avons placé comme un huissier vis-à-vis des gens, mais tu n’as pas pu [accomplir] cela» ou une parole semblable.

 

Et il demandait où était tel pèlerin en raison du grand déferlement [de la foule] sur lui, il ne pouvait quasiment pas se défaire d’eux qu’après labeur et difficulté.

 

Voire, Abou Layla me demandait de l’aider à servir shaykh, et j’étais très heureux de cela.

 

Je m’asseyais à gauche de shaykh et Abou Layla à sa droite, ce dernier saisissait alors ma main et je saisissais la sienne et shaykh s'adossait contre mon bras et son bras [tendus].

 

[Shaykh] s’adressait alors aux gens et répondait à leurs questions et leurs demandes d’explication.

 

Il restait alors un long moment à [faire] cela, je sentais une lourdeur sur mon bras et ma main mais je ne pouvais laisser paraître cela par respect pour le shaykh et par estime pour lui.

 

Les trois jours passèrent ainsi.

 

[Il y avait des] cours après le fajr pour les gens de l’expédition, jusqu’à ce que shaykh perçoive que son assistance se fatiguait et qu’elle ressentait le besoin de dormir.

 

Il demandait [alors] l’autorisation [de quitter l’assemblée], regagnait sa tente, et y faisait profiter ceux qui venaient à lui parmi les visiteurs.

 

Je me souviens avoir vu au fil de ces jours un [aspect] étonnant de la douceur de shaykh et de sa patience [notamment] lorsqu’est venu à lui un homme âgé qui présentait les signes de la campagne, il attrapa shaykh par son vêtement pour le questionner, shaykh se conduisit envers lui avec douceur et lui dit : «patiente avec moi car Allâh t’a éprouvé par moi».

 

Puis, il répondait à sa question.

 

Il me rappela alors ce sur quoi était le prophète صلى لله علیھ وسلم comme douceur, patience et endurance envers les rustres parmi les bédouins.

 

Ces faits, il n’est pas possible à la personne de les oublier.

 

Plutôt, on oublie sa propre personne pour rester un peu plus longtemps profiter de la science du shaykh et de sa voie.

 

C'est ce qui est arrivé à mon frère Jamel et moi-même.

 

Nous ne pouvions, durant ces jours, quitter le lieu, pour faire en sorte que rien ne nous échappe.

 

Nous sommes alors restés [vêtus de] notre ihram, [au point où] certains de ceux qui nous ont vu ont pensé que shaykh avait émis une fatwa [appelant à] maintenir l’ihram pendant les jours du tashriq.

 

Nous leur avons donc expliqué que l’affaire n’était pas ainsi.

 

Les jours du tashriq se terminèrent et shaykh retourna au domicile de sa fille à Jeddah.

 

Nous avons alors accompli la circumambulation d’adieu (tawaf al wadaa’) et nous nous sommes orientés en direction de Jeddah.

 

Nous rencontrâmes une nouvelle fois [shaykh] dans la mosquée, il s’étonna رحمھ لله de ce fait, il nous salua et invoqua [Allâh] pour nous.

 

Qu’Allâh le récompense par le meilleur, pour ce qu’il a fait pour nous et pour les musulmans.

 

(Revue « Al-Islah » n°21.)

Écrit par shaykh, Dr. Abou Abd al-Bari Reda ben Khaled Bouchama حفظه الله Professeur à la faculté des sciences islamiques de l’université d’Alger

 Traduit et publié par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française - @MashaykhDZ

ذكرياتــي مع الشَّيخ مُحمَّد نَاصِر الدِّين الأَلبَانــي

بقلم : الشَّيخ الدكتور أبي عبد الباري رضا بن خالد بوشامة - حفظه الله
أستاذ بكلية العلُّوم الإسلامية - بجامعة الجزائر

بسم الله الرحمن الرحيم

كان ذلك في أيَّام حجِّ سنة 1410 هـــ وهي السَّنة الَّتي أنهيت فيها دراستــي الثَّانوية بالمعهد الثَّانوي بالجامعة الإسلاميَّة ، وهي أوَّل حجَّة حججتها
بعد أن وصلت إلى مكَّة المكَّرمة - شرَّفها الله – استضافني أحد الطَّلبة الجزائريِّين في مسكنه الجامعي بالعزيزيَّة فتركت عنده أغراضي استعدادًا للسَّفر الحجِّ
وكان طرق مسامعنا أنَّ الشَّيخ الألباني حاجٌّ هذه السنَّة
وفي اليوم الثَّامن من ذي الحجَّة انطلقت إلى منـى ضحى ، وقدَّر الله أن التقيت زميلي الدُّكتور جمال عزون وكان آنذاك طالبًا في كليَّة الحديث الشَّريف
فنمى إليَّ أو نميت إليه خبر قدوم الشَّيخ وكلانا يبحث عن مكان وجوده
لكن لا أحد منَّا اهتدى إلى ذلك ، إلاَّ أنَّ الأخ جمالاً كان في حوزته رقم هاتف أحد أصهار الشَّيخ فبحثنا عن هاتف عمومي [ ولم يكن يومئذ جوَّالات ] فاتَّصل فأخبرونا أنَّ الشَّيخ في مكان يسمَّى الرّبوة في منًى ، ومنَى كلُّها فِجاج
فبدأنا رحلة البحث عن الشَّيخ ، نسأل هنا وهناك ، ونتسمَّع أصوات المدرِّسين والمرشدين في الخيم لعلنَّا نظفر بصوت يشبه صوت الشَّيخ
فمن ضحى ذاك اليوم ونحن نبحث إلى أن وصلنا إلى المكان الَّذي يسمَّى الرّبوة بعد المغرب ، فالتقينا ببعض الشَّباب من طلبة العلم من أهل المدينة كنت على معرفة بهم فسألناهم عن الشَّيخ ، فوجَّهونا إلى مكان وجوده
فعند اقترابنا من المخيِّم إذا بصوت الشَّيخ ينبعث منه فتذكَّرت تلك الأشرطة الَّتي كنَّا نستمع إليها قبل جلوسنا عنده ، وتعجَّبت من أولئك الشَّباب الَّذين بَقَوْا في مخيِّمهم وهم على علم بمكان الشَّيخ ، إلاَّ أنَّهم لم يكونوا على معرفة بقدره وفضله وعلمه
دخلنا المخيَّم فإذا بالشَّيخ جالس على كرسي يلقي درسًا على حجَّاج ذاك المخيَّم ، فجلسنا نستمع إلى كلامه ، وكلنَّا فرح وسرور بلقائه ، خاصَّة إذا أيقنت حقيقةً لا خيالاً أنَّك تحجُّ حجَّتك الأولى مع عالم زمانه ومحدِّث عصره ، وسترى تطبيق ما كتبه عن المناسك تطبيقًا فعليًّا عسى أن تحظى بحجَّة كما حجَّها النَّبــيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم
بعد أن أنهى الشَّيخ كلمته أجاب عن الأسئلة ، ثمَّ دخل خيمته المخصَّصة له داخل الخيمة الكبيرة ، وهي محتوية على سرير وفراش للشَّيخ وبعض الأمور الَّتي يستعين بها على الوضوء وغيره
تشاورت مع أخي جمال وقلنا لابدَّ من البقاء مع الشَّيخ طوال حجَّة
فما كان إلاَّ أن استئذنَّا في البقاء مع أهل المخيَّم وغالبهم من الأردن أن لم يكن كلَّهم ، وكان برفقة الشَّيخ مجموعة من تلاميذه من أهل الأردن وغيرهم ، فأذنوا بذلك جزاهم الله خيرًا ، ففرحنا بذلك وبقينا في المخيَّم نتعرَّف على بعض طلاَّب العلم من طلبة الشَّيخ ، وممَّن تعرفنَّا عليه وقرَّبنا إليه مسجِّلُ أشرطة الشَّيخ أبو ليلى الأثري ، فكان يسجِّل للشَّيخ تلك الحلقات ، وكنت أحمل معي أيضًا مسجِّلاً فصرت أسجل للشَّيخ كما يسجِّل
وفي اليوم التَّالي وهو يوم عرفة ، بدأ التَّهيُّؤ للصعود إلى عرفة ركب الشَّيخ سيَّارة خاصَّة مع صهره وأبي ليلي ، وركبنا حافلة صغيرة مع طلبة الشَّيخ ، ولـمَّا وصلنا إلى عرفة أخذ كلٌّ منَّا مكانه في الخيمة المخصَّصة للحملة ، وجلست قريبًا من الشَّيخ أرقب ما يصنع في هذا اليوم ، فرأيت فيه الاتِّباع للسُّنَّة والاجتهاد في العبادة ما لم نكن نسمعه عن الشَّيخ ، فلم يزل يذكر الله تعالى ويكبره ويعظمه ، بل قد يستلقي أحدنا من شدَّة التَّعب والحرارة [ ولم يكن يومئذ مكيِّفات في الخيم ] والشَّيخ باق على ذكره ، وكان يأمر بالمعروف وينهى عن المنكر ويرشد المخطئ ، إذا رأى شخصًا يقرأ في كتاب الله نصحه بالذِّكر الوارد في هذا اليوم لأنَّه أفضل من قراءة القرآن ، ويأتيه السَّائل يسأله فيجيب الشَّيخ عن سؤاله ، وأذكر أنَّه جاءه أحد العمَّال المصريِّين وكان يشتغل في نصب خيام الحجاج ، وبدا له أن يحجَّ في ذاك اليوم ، فاستفسر منه الشَّيخ هل النِّيَّة عقدها ذاك اليوم أم قبله ؟ فأجابه بأنَّه لما رأى الحجيج أراد أن يحجَّ ونواه ، فأمره الشَّيخ أن يلبِّــي بالحجِّ ويحرم من مكانه
وكان الشَّيخ يؤتــي له في بعض الأحيان بالحلو البارد [ البطِّيخ ] فكان يطعمني منه - جزاه الله خيرًا – لأنَّني كنت أقرب النَّاس مجلسًا منه في ذاك اليوم ، ويعلم الله كم تأثَّرت بكثرة عبادته وذكره ، خلاف ما يشاع عنه أنَّه يعني فقط الأسانيد ولا اجتهاد له في العبادة

 إِنَّمَا يَخْشَى اللَّهَ مِنْ عِبَادِهِ الْعُلَمَاءُ - فاطر :28

وفي مغرب ذاك اليوم وعند النُّفرة ركب الشَّيخ سيارته وركبنا معه الحافلة المخصَّصة لنا ، وكان الزِّحام شديدًا ، فالتقينا ببعض أهل اليمن يركبون حافلة لهم فبلَّغوا سلام الشَّيخ مقبل رحمه الله للشَّيخ الألباني وهو بدوره أمرهم بتبليغ سلامه للشَّيخ مقبل كثيرًا
وفي اليوم التَّالي وهو يوم النَّفر من مزدلفة إلى منى فقدنا سيارة الشَّيخ فافترقنا ، وقمنا بإعمال الحجِّ في ذاك اليوم دون أن نكون مع الشَّيخ وتحسَّرنا كما تحسَّر من كان معنا من تلامذته
وبعد أن أدينا المناسك رجعنا إلى الخيمة في منى والتقينا بالشَّيخ مرَّة أخرى ، فرحب كعادته وسأل عن أوضاعنا وحجّنا جزاه الله خيرًا
وفي اليوم الأوَّل من أيَّام التَّشريق رَافَقْنَا الشَّيخ إلى المذبح لأداء نسك الذَّبح مع صهره بسيَّارته الخاصَّة ورافقنا أبو ليلي ورجل من أهل مكَّة ممَّن يعرف الشَّيخ ، وذبح الشَّيخ كبشًا أقرن أملح من أجود الغنم وهو ما يسمَّى بالحرِّي ، أمَّا أنا وأخي جمال فبحكم كوننا من طلبة الجامعة الإسلاميَّة اكتفينا بأقلِّ الغنم ثمنًا ، ولما رآهما الشَّيخ دعا لنا بالبركة فيهما
وفي موضع النَّحر دخلنا مع الشَّيخ وصهره والرَّجل المكِّي ، وحدث أن شرد جمل بين الإبل كاد أن يصدمنا فتفرَّق النَّاس يمينًا وشمالاً ، ولــمَّا رجعت إلى الشَّيخ أصابت ثيابي دماء النَّحر والذَّبح فلمَّا رآني الشَّيخ تمثَّل لي بالمثل السُّوري

 يلِّي بدو يلعب مع القط بدو يتحمل خراميشو

وعند العودة إلى المخيَّم اغتنمت فرصة الانفراد بالشَّيخ ، فأخبرته أنَّني أحبُّه في الله ، فردَّ عليَّ بما جاءت به السُّنَّة
وفي اليوم ذاته أرسلت ابنة الشَّيخ وهي من أهل جدَّة – فيما أذكر – كبد الشَّاة الَّتي ذبحها ، فأطعمنا منها بيده وشرب من مرقها وكان يحبُّه
وفي أيَّام التَّشريق كان الشَّيخ يصلِّي بنا ويدرس بعد الفجر ، ويبقى في درسه حتَّى يرى بعض الرُّؤوس تتطأطأ ، فهنا يوقف درسه ويتَّجه إلى خيمته الخاصَّة ، وكنت أجلس بجانبه أستمع لدروسه وفوائده ، ثمَّ بعد ذلك يُؤذن لنا بدخول الخيمة الخاصَّة أنا وأخي جمال إذ أصبحنا من خاصَّته ، ويتوافد عليه الكثير ممَّن سمع بالشَّيخ من الدَّكاترة والمشايخ وأهل العلم ، فكانت لقاءات ومناقشات داخل خيمته ولا يؤذن إلاَّ للبعض ، أمَّا أنا وجمال فلم نكن نحتاج إلى إذن ، خاصَّة أنَّنا بقينا مع الشَّيخ من اليوم الثَّامن ، فَعَرَفَنَا – جزاه الله خيرًا - ، وعرفنا من كان يقوم على خدمته أمثال أبي ليلي الَّذي كان كالحاجب إلاَّ أنَّه يُغلب على أمره من كثرة الزُّوار ، حتَّى قال له الشَّيخ مرَّةً : إنَّا وضعناك حاجب النَّاس ، لكن لم تقدر على ذلك أو كلمةً نحوها ، ويسأل أين الحاج من كثرة الزِّحام عليه فلا يكاد يتخلَّص منهم إلاَّ بعد عناءٍ ومشقَّةٍ
بل طلب منِّــي أبو ليلى مساعدته في خدمة الشَّيخ ، وكنت سعيدًا جدًّا بذلك ، حيث جلست عن يسار الشَّيخ وأبو ليلى عن يمينه ، فيقبض بيدي وأقبض بيده والشَّيخ متَّكئ على ساعدي وساعده ، ويحدث النَّاس ويجيب عن أسئلتهم واستفساراتهم ، فيبقى الوقت الطَّويل على ذلك ، كنت أحسُّ بثقل في ساعدي ويدي لكن لم أتمكَّن من إظهار ذلك احترامًا للشَّيخ وتقديرًا له
ومرَّت الأيَّام الثَّلاثة على ذلك ، دروس بعد الفجر لأهل الحملة ، حتَّى إذا شَعَرَ الشَّيخ أنَّ بتعب جلسائه وحاجتهم إلى النَّوم ، استأذن ودخل خيمته ، فأفاد فيها من يأتيه من الزُّوَّار
وأذكر في هذه الأيَّام أنِّي رأيت عجبًا من حلم الشَّيخ وصبره ، إذ أتاه رجل كبير السِّنِّ عليه مظاهر البداوة أمسك الشَّيخ من ثوبه ليسأله ، فتلطَّف الشَّيخ معه وقال له : اصبر عليَّ فالله ابتلاك بي ، ثمَّ أجابه عن سؤاله ، فذكَّرني بما كان عليه النَّبــي صلَّى الله عليه وسلَّم من حلم وأناة وصبر على جفاة الأعراب
فتلك المواقف لا يمكن للإنسان نسيانها ، بل ينسى نفسه ليبقى فترة أطول يستفيد من علم الشَّيخ وسمته ، وهذا حصل لي ولأخي جمال ، فلم نستطيع في تلك الأيَّام مغادرة المكان حتَّى لا يفوتنا شيء ، فبقينا بإحرامنا ونحن حلال لِبُعْدِ المسافة الَّتي ظنَّ بعض من رآنا كذلك أنَّ للشَّيخ فتوى في البقاء على الإحرام أيَّام التَّشريق ، فبيَّنا لهم أن الأمر غير ذلك
انتهت أيَّام التَّشريق فعاد الشَّيخ إلى بيت ابنته بجدَّة ، فما كان منَّا إلاَّ أن طفنا طواف الوداع ، واتَّجهنا نحو جدَّة فالتقينا مرَّة أخرى في المسجد ، فتعجَّب رحمه الله من صنيعنا وسلَّم علينا ودعا لنا جزاه الله عنَّا وعن المسلمين خير الجزاء على ما قدَّم

المصدر: العدد الواحد والثَّلاثون من مجلَّة الإصلاح السَّلفية – الجزائر

Cheikh Reda Bouchâma - الشيخ رضا بوشامة

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Savants - العلماء
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 14:19
Les voleurs de la religion

Beaucoup de gens réalisent la gravité des voleurs de biens, et par crainte d'eux, ils prennent les précautions nécessaires pour leur fortune.

 

Mais ils ne réalisent pas la gravité des voleurs de la religion, alors ils ne se soucient pas de ce qui est volé de leur religion, et de surcroît, de se prémunir contre ses voleurs.

 

Leur religion ne cesse, jours après jours, d'être un butin pour les voleurs sans qu'ils n'y soient attentifs.

 

Et si ce qui est volé était une quantité minime de leur fortune, ils seraient alors consternés et l'affaire les effrayerait.

 

"Les voleurs", comme a dit Ibn Al-Qayyim :

 

«sont de diverses catégories que l'on ne peut dénombrer :

Il y a parmi eux les voleurs par leurs mains, les voleurs par leurs stylos, les voleurs par leur dépôt, les voleurs par ce qu'ils font paraître de la religion, la pauvreté, la droiture et l'ascétisme alors qu'ils sont le contraire en secret, et parmi eux il y a les voleurs par leur ruse, leur fourberie et leur supercherie.»

I3lâm Al Mouwaqqi3în 332/3

 

Mais l'obéissant, le prospère, sa religion lui est sauvegardée par une préservation provenant d'Allâh.

 

Et le désobéissant, sa religion s'en va en guise de butin pour ces voleurs là.

 

Ibn Al-Qayyim - qu'Allâh lui fasse miséricorde - a dit :

 

«L'obéissant a certes encerclé le verger de son obéissance d'un mur impénétrable, les ennemis ne lui trouvent aucune voie.

Ainsi, son fruit, sa fleur, sa verdure, et sa splendeur sont dans un perpétuel accroissement et épanouissement.

Alors que le désobéissant y a fait un trou (dans son verger), il lui a causé une brèche, et a permis l'accès aux voleurs et aux ennemis.

Ils sont donc entrés et l'ont ravagé de toutes parts : Ils ont dévasté ses branchages, détruit ses murs, coupé ses fruits, brûlé ses étendues, bloqué son eau, et diminué son irrigation.

Alors quand (ce verger) reviendra-t-il à sa première situation ?

S'il le rectifie, le valorise, le remet sur pied, s'il rétablit ce qu'il en a détérioré, ouvre les voies de son eau et restaure ce qu'il en a détruit, alors soit il revient à son état original, ou il sera amoindrit, ou mieux, mais il ne rattrapera pas le verger de son compagnon, qui n'a cessé d'être sur sa beauté et sa splendeur, et même dans l'accroissement et l'épanouissement, et l'augmentation de fruits et l'abondance de plantations»

Madâridj As-sâlikîn d'Ibn Al Qayyim 1/295-296

 

Traduit par Oum Omayr

 Publié par 3ilmchar3i.net

سُرَّاقُ الدين

كثير من الناس يدرك خطورة سراق الأموال ويحترز لماله خشية عليه منهم، ولا يدرك خطورة سراق الدين فلا يبالي بما سُرق من دينه فضلا عن أن يحترز من سراقه، ولا يزال دينه يوما تلو يوم نهبة للسراق دون مبالة منه، ولو كان الذي سرق قدر يسير من ماله لفزع وهاله الأمر

والسراق - كما قال ابن القيم

 أنواع لا تحصى: فمنهم السراق بأيديهم، ومنهم السراق بأقلامهم، ومنهم السراق بأمانتهم، ومنهم السراق بما يظهرونه من الدين والفقر والصلاح والزهد وهم في الباطن بخلافه، ومنهم السراق بمكرهم وخداعهم وغشهم

إعلام الموقعين - 3/332

لكنَّ المطيع الموفق يسلم له دينه بحفظ من الله، والعاصي يذهب دينه نهبة لهؤلاء السراق، قال ابن القيم رحمه الله

 إن المطيع قد أحاط على بستان طاعته حائطا حصينا لا يجد الأعداء إليه سبيلا فثمرته وزهرته وخضرته وبهجته في زيادة ونمو أبدا، والعاصي قد فتح فيه ثغرا وثلم فيه ثلمة ومكَّن منه السراق والأعداء فدخلوا فعاثوا فيه يمينا وشمالا : أفسدوا أغصانه وخربوا حيطانه وقطعوا ثمراته وأحرقوا فى نواحيه وقطعوا ماءه ونقصوا سقيه فمتى يرجع هذا إلى حاله الأول، فإذا تداركه قيِّمه ولم شعثه وأصلح ما فسد منه وفتح طرق مائه وعمر ما خرب منه فإنه إما أن يعود كما كان أو أنقص أو خيرا، ولكن لا يلحق بستان صاحبه الذى لم يزل على نضارته وحسنه، بل في زيادة ونمو وتضاعف ثمرةٍ وكثرة غرس

مدارج السالكين لابن القيم - 1/295-296

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Rappels - تذكر