La divergence - al-ikhtilaf (الإختلاف)

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La divergence - al-ikhtilaf (الإختلاف)

Sens linguistique de Al-Ikhtilaf (divergence)

 

Le mot ikhtilaf vient de la racine arabe (kha - lam - fa), qui porte trois sens linguistiques de base, comme Ibn Faris l’a mentionné (qu’Allah lui fasse miséricorde) :

 

1 - la succession, quelque chose vient et en prend la place ce qui est venu avant

2 - derrière, après

3 - changement, variation

 

-Succession : Le premier sens, la succession, peut être trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

 

« Et c’est Lui qui a assigné une alternance (khilfa) à la nuit et au jour pour quiconque veut y réfléchir ou montrer sa reconnaissance » [sourate Al-Furqan :62]

 

La nuit vient après le jour et prend sa place, de même que le jour vient plus tard et prend la place de la nuit.

 

Ce sens peut aussi être trouvée dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

« C’est Lui qui a fait de vous les successeurs (kahla’if) sur terre » [sourate Al-An'am :165]

 

Cela signifie que les nouvelles nations de gens viennent et prennent la place des anciennes.

 

Ce sens est aussi trouvée dans la Parole d'Allah le Très-Haut (traduction rapprochée) : 

« Et Moïse dit a Aaron son frère : “Remplace-moi (ukhluf-li) auprès de mon peuple » [sourate Al-A'raf  :142]

 

-Derrière ou Après : Ce sens est trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

 

« Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est (khalfahum) derrière eux » [sourate Al-Baqara :255]

 

Il peut aussi faire référence à quelque chose qui vient après que d'autres en raison de ses vertus moindres.

 

Comme cela est trouvé dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) : 

« Puis leur succédèrent (khalafa) des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions » [sourate Maryam :59]

 

-Changement ou Variation : Ce troisième sens est trouvé dans la parole du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

 

« En vérité l’haleine (khuluf) de la bouche du jeûneur est meilleur à Allah que l'odeur de musc. » [1]

 

khuluf signifie ici le changement de l'odeur du souffle d'une personne qui jeûne en raison de sa faim et soif et que ceci est meilleur à Allah que l'odeur de musc.

 

En conclusion : Ibn Faris (rahimahullah) a dit : « Le premier sens mentionné (la succession) est ce qui est signifié quand les gens disent, ' les gens sont dans al-ikhtilaf sur telle et telle question. '

Cela signifie que les gens divergent et la source de cette divergence est que chaque personne a réfuté ou écarté l’argument de l'autre et s’est mis là où l’autre a essayé de se mettre. » [2]

 

Ce qui m’est apparent et Allah est plus savant, est que ces trois sens de base mentionnées par Ibn Faris viennent d'un thème principal - quelque chose vient et en prend la place de ce qui est venu avant, ou "la succession".

 

Comme si Ibn Faris avait voulu expliquer le mot en employant ces trois sens de base dans un effort pour faire apparaître clairement la signification du mot.

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Sens de Ikhtilaf dans le Livre et la Sunna

 

Le mot ikhtilaf n'est pas trouvé dans Shari'a avec le sens linguistique précédemment exposé.

Il porte seulement la signification spécifique de "contradiction et opposition." [3]

 

La contemplation prudente des textes du Livre et de la Sunna sur la manière dont le mot ikhtilaf est employé amène aux conclusions suivantes :

 

Al-Ikhtilaf après avoir eu connaissance des preuves claires d'Allah est une divergence blâmable et un comportement coupable.

 

Allah, le Béni et Glorifié, dit (traductions rapprochées) : 

 

« Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité » [sourate Al-Baqara :213]

 

« Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science » [sourate Al-'Imran :19]

 

« Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment » [sourate Al-'Imran :105]

 

« Nous avons effectivement apporté aux Enfants d’Israël le Livre, la sagesse, la prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses, et les préférâmes aux autres humains [leurs contemporains. Et Nous leur avons apporté des preuves évidentes de l’Ordre. Ils ne divergèrent qu’après que la science leur fut venue, par agressivité entre eux. Ton Seigneur décidera parmi eux, au Jour de la Résurrection, sur ce en quoi ils divergeaient. » [sourate Al-Jatiya :16-17]

 

- Il est possible qu'un ikhtilaf ait lieu entre des musulmans, mais Allah les guide vers la vérité tant qu'ils la cherchent de Lui, le Puissant et Magnifique.

 

Allah dit (traductions rapprochées) : 

 

« Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient » [sourate Al-Baqara :213]

 

« Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension » [sourate Nahl  :64]

 

« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah » [sourate As-Shura :10]

 

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). » [sourate An-Nisa :59]

 

-Les divergences dans la compréhension d'une situation donnée ne sont pas blâmables.

Il y a des accords corrects et incorrects.

Celui qui tient une compréhension correcte est récompensé comme celui qui est arrivé à une conclusion incorrecte, car tous les deux ont honnêtement essayé d'atteindre la vérité de la question.

 

Allah, Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Et David, et Salomon, quand ils eurent à juger au sujet d’un champ cultivé où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître, la nuit. Et Nous étions témoin de leur jugement. Nous la fîmes comprendre à Salomon. Et à chacun Nous donnâmes la faculté de juger et le savoir » [sourate Al-Anbiya :78-79]

 

-Al-Ikhtilaf qui porte le sens de contradictions ou de déclarations qui s'opposent directement ne fait pas partie de l'islam.

 

Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions »[sourate An-Nisa :82]

 

-Al-Ikhtilaf, signifiant les différences parmi les diverses actions approuvées en islam, existe dans Shari'a. Quelqu'un qui choisit une variation que d'autres n'ont pas choisi ne doit pas être blâmé.

 

Il est établi que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait l'habitude d'ouvrir ses prières avec un certain nombre de différentes invocations.

Le tashahud a été aussi exécuté avec un certain nombre de formulations différentes.

Diverses choses peuvent être dites dans ruku' et sujud et il y a des variations dans la manière d’accomplir la prière du Witr.

Il y a beaucoup d'autres exemples.

 

Accomplir n'importe quelle variation est parfaitement acceptable, car celui qui le fait accomplit une bonne action.

Cela peut être compris du hadith d'Ibn Mas'ud (radiallahu ‘anhu) des différences des récitations du Qur'an.

Il a dit qu'il a entendu un homme réciter un verset d’une façon qu'il n'avait pas entendue du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), donc il l'a emmené au messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui a mentionné ceci.

Ibn 'Abbas a alors remarqué la désapprobation sur le visage du prophète lorsqu’il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 

« Vous deux faites bien, seulement ne divergez pas !

Ceux qui sont venus avant vous ont divergé et ainsi ils ont été détruits. » [4]

 

-Al-Ikhtilaf qui cause l'animosité, la haine, ou la division des musulmans ne fait pas partie de l'islam.

 

A ce propos, Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront . Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. » [sourate Al-'Imran :102-105]

 

Certains des savants ont dit :

 

Nous connaissons toute question sur laquelle les musulmans ont différé sans se fâcher l'un avec l'autre ou se diviser comme faisant partie des affaires de l’islam.

 

Et toutes les questions qui ont causé l'animosité, la colère, le détournement et le boycottage des musulmans l'un de l'autre, comme ne faisant aucunement partie de l’islam.

 

Et en effet c'est ce à quoi le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a fait référence quand il a expliqué le verset (traduction rapprochée) : 

« Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien » [sourate Al-An'am :159]

 

As-Shatibi a mentionné ceci [5] et a ensuite dit :

« Et il est évident que l'islam appelle à réparer les liens brisés, l'amour mutuel, le respect et à être aimable l'un envers l'autre. Donc tout avis qui mène à autre que cela ne fait pas partie de l'islam. »

 

[1] Hadith authentique sur l'autorité d'Abû Hurayra (radiallahu ‘anhu). Rapporté par Al-Bukhari dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre de la Vertu du jeûne (1894) et en d'autres endroits. Muslim l'a rapporté dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre Préserver la Langue (1151). Voir Jami'ul-Ussul (9/450).

[2] Mu'jam Maqayis Al-Lugha (2/213)

[3] Majmu' Al-Fatawa (13/19)

[4] Rapporté par Al-Bukhari (2410, 3476, 5062). Voir Jami'ul-Ussul (2/484). Ce hadith est aussi trouvé dans Sahih Al-Bukhari avec une différence légère : « …ils étaient destructifs, » au lieu de, « …ils ont été détruits. » Voir Fathul-Bari (9/102).

[18] Al-I'tisam (2/232-233)

 

Article tiré du site bakkah.net

Source : son livre Ikhtilaf wa ma ilayhi (p.7-12)

Traduit par Abul-'Abbas

copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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Al-hijra - الهجرة ! (audio-vidéo)

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah تعالى

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Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah تعالى

Le prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui a dit :

 

"Un homme, tombé dans les excès de péchés, vint mourir.

Au moment de sa mort, il dit à ses enfants : "incinérez-moi et dispersez mes cendres au vent".

Par Allah, si jamais le Seigneur se saisit de moi, Il m'infligera un châtiment que personne n'aura subi !

Une fois mort, sa volonté fut appliquée.

Alors Allah ordonna à la terre de rendre toutes les particules de son corps.

Ce que la terre fit.

Et le voilà debout devant le Seigneur!

Pourquoi as-tu agis ainsi ? lui dit le Seigneur.

C'est par crainte de Toi, dit l'homme.

Alors Allah lui pardonna." 

 

l’imam Ahmad rapporte dans son Mousnad, Hadîth n° 7697 : 

 

عَنْ أَبِى هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِىِّ -صلى الله عليه وسلم- وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنِ الْحَسَنِ وَابْنِ سِيرِينَ عَنِ النَّبِىِّ -صلى الله عليه وسلم- قَالَ

« كَانَ رَجُلٌ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ لَمْ يَعْمَلْ خَيْراً قَطُّ إِلاَّ التَّوْحِيدَ فَلَمَّا احْتُضِرَ قَالَ لأَهْلِهِ انْظُرُوا إِذَا أَنَا مِتُّ أَنْ يَحْرِقُوهُ حَتَّى يَدَعُوهُ حُمَماً ثُمَّ اطْحَنُوهُ ثُمَّ اذْرُوهُ فِى يَوْمِ رِيحٍ. فَلَمَّا مَاتَ فَعَلُوا ذَلِكَ بِهِ فَإِذَا هُوَ فِى قَبْضَةِ اللَّهِ فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يَا ابْنَ آدَمَ مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا فَعَلْتَ قَالَ أَىْ رَبِّ مِنْ مَخَافَتِكَ. قَالَ فَغُفِرَ لَهُ بِهَا وَلَمْ يَعْمَلْ خَيْراً قَطُّ إِلاَّ التَّوْحِيدَ » 

 

D’après Abou Hourayra, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam et plus d’une personne, d’après Al Hassan et Ibn Sîrîn, d’après le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam qui dit :

 

« Il y avait un homme avant vous, qui n’avait fait aucun acte de bien à part le monothéisme.

Lorsque la mort lui parvint, il dit à sa famille : « Lorsque je mourrai, brule moi jusqu’à ce que je devienne cendre, puis réduit la en poudre et jette là un jour de vent.»

Lorsqu’il mourut, ils firent ce qu’il eu demandé.

Mais une foi entre les mains d’Allah, Allah lui dit « Ô fils d’Âdam, qu’est ce qui t’a poussé à faire cela ? »

Il dit « La peur de Toi Ô Seigneur ! »

Alors Allah lui pardonna bien qu’il n’avait pas fait un seul acte de bien autre que le monothéisme. » 

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Ceux qui ont rapporté ce hadith

 

- L'Imam Al-Boukhari n° 3481, 7506; 

- L'Imam Muslim n° 2756; 

- L'Imam Ahmed n° 7591, 7980; 

- L'Imam Malik n° 568; 

- L'Imam An-Nassai n° 2079, 2080. 

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Les leçons tirées de ce hadith

 

- La confirmation de la résurrection après la mort même si les parties (du corps) se dispersent et se consument (s'anéantissent)

 

- La grandeur de la puissance d'Allah

 

- Le mérite de la peur d'Allah le Très-Haut, qu'elle fait partie des stations de la Foi et des piliers de l'Islam; et que c'est à travers elle que ce fauteur a tiré profit et le pardon lui a été accordée

 

- Il n'y a aucun méfait pour l'homme du fait de la prédominance de la peur même si c'est à l'approche de la mort bien que ce qu'il soit demandé à l'homme dans cette situation d'avoir une bonne opinion de Son Seigneur d'après ce que Muslim a rapporté dans son "sahîh" selon Jabir Ibn Abdillah An-Ansâri qu'Allah soit satisfait d'eux qui a dit : 

 

"J'ai entendu le messager d'Allah  salla llahou ‘alayhi wa sallam dire trois jours avant sa mort :

" Qu'aucun d'entre vous ne meurt, sans avoir une bonne opinion d'Allah qu'Il soit glorifié et Exalté!"

 

- Ceci prouve la peur du serviteur à cause de ses péchés et non pas sa détestation de la rencontre d'Allah le Très-Haut; car la personne qui a peur à cause de ses péchés demande à ce que son destin à La Dernière Demeure soit de manière satisfaisante qui le rapproche d'Allah et par conséquent il a détesté son état dans lequel il se trouvait, et il n'a absolument pas détesté la rencontre d'Allah le Très-Haut, bien au contraire, il a aimé Sa rencontre mais en étant dans un autre état que celui-là

 

- Les actes ne valent que par leurs intentions et leurs desseins, puisqu'Allah n'a pas regardé cet acte mais plutôt l'intention, Il lui dit : "Pourquoi as-tu agis ainsi?" mais comme la crainte a pris le dessus, cela a été la cause du pardon et si cela avait été une autre cause mauvaise, l'affaire aurait été autrement de ce qu'il apparait et Allah est Le plus Savant 

 

- Cela démontre la largesse de la miséricorde et du pardon d'Allah le Très-Haut et que le fauteur ne doit pas désespérer de cela, Allah le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) : 

 

"Dis: Ô Mes serviteurs, qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." (Sourate Az-Zoumar, verset 53).

 

Il a été rapporté que ce verset est le verset qui donne le plus d'espoir dans le livre d'Allah le Très-Haut.

 

Ô Seigneur Allah !

 

Pardonne-nous nos péchés et absous-nous nos mauvaises actions et Fais-nous entrer au Paradis par Ta miséricorde ô Toi qui est le plus Miséricordieux de tous !

 

Et c'est Allah qui est le plus Savant de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour. 

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Cheikh Mohammed Al-Ithiopi a dit après avoir cité plusieurs avis ce qui suit

 

"Ce qui prédomine pour moi c'est la parole qui dit que cet homme a parlé ainsi en étant dans un état de forte peur, alors Allah le Très-Haut lui a pardonné sa faute à cause de cela comme Il a pardonné celui qui, à cause de sa grande joie a dit : "Ô Seigneur Allah ! Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur!" 

 

et Allah le Très-Haut est le plus Connaisseur de la vérité et c'est vers Lui que se fera le retour. 

 

Parmi les avis que le cheikh donne, il y a :

 

- Cet homme s'attachait à la législation de son époque et qui stipulait que le mécréant peut être pardonné contrairement à notre législation. 

 

- Cet homme a employé un style propre à la langue arabe qui consiste à mêler le doute avec la certitude comme dans la parole d'Allah (traduction rapprochée) :

 

"C'est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste." (Sourate Saba, verset 24)

 

son apparence est une apparence de doute mais le sens voulu est la certitude. 

 

- Il y a une différence entre nier un attribut d'Allah par ignorance et le nier en étant renégat. 

 

Char Sounnan Nassa_i, volume 20, page 160, édition Al-Barroum 

 

Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي

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L’adoption et ses effets

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L’adoption et ses effets

La question :

 

Un homme et sa femme ont adopté une fille parmi les enfants que l’État prend en charge, en l’inscrivant dans le statut personnel comme étant leur fille.

 

Cette fille est actuellement adulte.

 

Un homme connaissant sa situation a demandé sa main.

 

Prière de clarifier ce qui suit en détail si possible, et qu’Allah vous bénisse.

 

Est-il permis d’épouser cette fille attribuée à ce couple par adoption ?

 

La fille et le couple doivent-ils renier cette adoption ?

 

Est-ce qu’il suffit de renier cette adoption dans leur fond et de l’annoncer aux gens, ou il faut tâcher de l’annuler auprès des autorités administratives ?

 

Qu'en est-il du cas où la fille accepte d’annuler cette adoption auprès des autorités et que le couple refuse, que ce soit sous prétexte qu’ils l’aiment et la considèrent comme étant leur fille, quoiqu’ils n’admettent pas le terme « adoption », et qu’ils étaient contraints à l’inscrire dans leur livret de famille à cause des lois appliquées dans ce sens, ou sous prétexte des obstacles judiciaires à rencontrer dans les tribunaux ?

 

Nous implorons Allah de vous récompenser abondamment ?

 

La réponse :

 

 

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :

 

Il n’est pas valide qu’une personne attribue son lignage à une autre par adoption.

 

L’adoption était appliquée pendant l’ère préislamique et au début de l’Islam.

 

On considérait l’enfant adoptif comme étant un véritable fils, et on tenait compte des autres effets de l’adoption.

 

Néanmoins, l’Islam a abrogé l’adoption et a annulé tous ses effets.

 

Ceci est cité dans le verset où Allah تعالى dit :

 

مَا جَعَلَ اللهُ لِرَجُلٍ مِنْ قَلْبَيْنِ فِي جَوْفِهِ وَمَا جَعَلَ أَزْوَاجَكُمُ اللاَّئِي تُظَاهِرُونَ مِنْهُنَّ أُمَّهَاتِكُمْ وَمَا جَعَلَ أَدْعِيَاءَكُمْ أَبْنَاءَكُمْ ذَلِكُمْ قَوْلُكُمْ بِأَفْوَاهِكُمْ وَاللهُ يَقُولُ الْحَقَّ وَهُوَ يَهْدِي السَّبِيلَ﴾ [الأحزاب: 4]

 

Le sens du verset :

 

﴾Allah n’a pas placé à l’homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: «Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère [1]». Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction.﴿ [Al-Ahzâb (Les Coalisés) : 4].

 

En effet, les paroles ne changent nullement les faits et les vérités : elles ne font pas de l’enfant adoptif un véritable enfant, de l’étranger un proche ou un natif.

 

Donc, on doit attribuer l’enfant adoptif à son véritable père si on le connaît.

 

S’il n’est pas possible de connaître son père, on le considère comme étant un frère en religion et un allié, car il y a certes dans la fraternité confessionnelle et l’allégeance ce qui remplace la parenté :

 

Allah تعالى dit :

 

ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِنْدَ اللهِ فَإِنْ لَمْ تَعْلَمُوا آبَاءَهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ وَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ فِيمَا أَخْطَأْتُمْ بِهِ وَلَكِنْ مَا تَعَمَّدَتْ قُلُوبُكُمْ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَحِيمًا﴾ [الأحزاب: 5]

 

Le sens du verset :

 

﴾Appelez-les du nom de leurs pères: c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux [2].﴿ [Al-Ahzâb (Les Coalisés) : 5].

 

Cela dit, malgré que l’Islam interdit l’adoption et l’annule, il n’empêche pas tout de même les gens pouvant prendre en charge, éduquer et faire du bien aux orphelins, aux enfants trouvés ou dont les parents sont inconnus de le faire.

 

Plutôt, il recommande de les prendre en charge de manière à améliorer leur situation : en entretenant leur physique et en les instruisant religieusement et moralement jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes et majeurs.

 

Et toute personne faisant cela sera récompensée.

 

Cependant, il n’est pas permis à une personne qui prend un enfant en charge de lui accorder son nom de famille, quelle que soit l’excuse avancée, et même s’il joint à l’excuse [le besoin de l’enfant] à la miséricorde, à la tendresse et à l’éducation ; ou pour satisfaire l’instinct paternel et maternel dans le cas où le père ou la mère serait stérile.

 

Donc, toutes ces raisons ou autre ne peuvent faire de l’enfant adoptif un vrai enfant.

 

De plus, l’adoption n’implique pas les jugements relatifs à la véritable filiation, et ce, à cause des mauvais effets qui en résultent, en l’occurrence le mensonge, la fausseté, le mélange et la confusion en lignages et l’altération de la division en héritage de manière à priver le méritant et à favoriser ce qui ne mérite pas.

 

Parmi aussi les effets néfastes qui en résultent le fait de rendre licite ce qui est illicite, par exemple se retrouver [dans ce cas] seule à seul(s) [avec le(s) garçon(s) du parent adoptif] et se dévoiler devant eux, et l’interdiction du licite tel que [l’interdiction] du mariage du fils biologique de la fille adoptive ou vice versa, ainsi que le dépassement des autres restrictions établies par la charia ou des choses qu’Allah سبحانه وتعالى interdit.

 

Par ailleurs, et dans le contexte de la considération de l’enfant étranger adoptif comme un enfant biologique et son attribution à une autre personne que son père ou ses maîtres, nous évoquons les paroles du Messager صلى الله عليه وسلم mettant en garde contre ce péché majeur, reniant le mensonge et la fausseté et interdisant la transgression des restrictions assignées par Allah.

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit :

 

« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père, en le sachant, le paradis lui sera interdit. » [3]

 

Le Messager صلى الله عليه وسلم dit aussi :

 

« Quiconque s’attribuant un lignage autre que celui de son père mécroit. » [4]

 

Dans un autre hadith :

 

« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père ou se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres, encourra la malédiction d’Allah de manière continue jusqu’au jour de la résurrection. » [5] 

 

Et il dit :

 

« Celui qui s’attribue un lignage autre que celui de son père ou se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres, encourra la malédiction d’Allah, de Ses anges et de tous les gens. Allah n’acceptera de sa part ni repentance ni rançon. » [6] [7]

 

Cela dit, on doit changer le nom que la fille porte par adoption. On doit lui attribuer son original et véritable nom.

 

Cela se fait en recourant aux registres officiels de garde et d’orphelinats.

 

Ainsi, si elle est une orpheline, ayant perdu son père, on l’attribue à son père.

 

Si elle est issue d’une fornication, on l’attribuera à sa mère, qui l’aura accouché.

 

En outre, le parent adoptif doit s’efforcer de corriger son erreur autant que possible.

 

S’il n’est pas possible de ce faire, à cause des empêchements judiciaires ou des raisons administratives, il doit choisir un nom qui lui convient, tel que : Amatoullah (la servante d’Allah) ou Amatourrahmâne (la servante du Miséricordieux) ou autre.

 

Quant à la fille, elle doit renier son appartenance au parent adoptif, tout en reconnaissant le bien et les faveurs qu’il lui avait faits.

 

De son coté également, le parent adoptif doit renier l’attribution de cette fille à lui, et doit se repentir de son acte s’il savait le jugement porté sur l’adoption et commettait quand même cet interdit.

 

En effet, Allah accepte la repentance de ses serviteurs.

 

Il dit :

 

قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنْفُسِهِمْ لاَ تَقْنَطُوا مِنْ رَحْمَةِ اللهِ إِنَّ اللهَ يَغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعًا إِنَّهُ هُوَ الْغَفُورُ الرَّحِيمُ﴾ [الزمر: 53].

 

Le sens du verset :

 

﴾Dis: «Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.﴿ [Az-Zoumar (Les Groupes) : 53].

 

Du reste, il est permis de l’épouser.

 

Le gouvernant sera son tuteur, ou quelqu’un qui serait à sa place (le juge).

 

S’il n’est pas possible, on recourt à un imam officiel ; sinon le parent adoptif peut la marier (au prétendant), tout en observant les autres conditions de l’acte de mariage.

 

Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

[1] «Le dos de ma mère»: l’une des formules de divorce chez le Bédouin arabe.

[2] Appelez-les : les enfants adoptifs. Ce verset fut révélé à propos de Zayd Ibn Hâritha qui vivait sous le toit du Prophète comme son propre enfant et qu’on appelait Zayd Ibn Mouhammad. Ce verset et ce qui le précède rendent inopérante l’adoption et le Prophète fut le premier à l’appliquer à l’égard de Zayd.

[3] Rapporté par Al-Boukhâri dans As-Sahîh, chapitre des « Conquêtes », concernant la bataille d’At-Tâ'if (hadith 3982), par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre de « La foi », concernant celui qui renie sont père alors qu’il se rend compte de son reniement (hadith 220) et par Abou Dâwoûd, par l’intermédiaire de Sa`d Ibn Abi Waqqâs et Abou Bakra رضي الله عنهما.

[4] Rapporté par Al-Boukhâri dans As-Sahîh, chapitre des « Vertus », concernant l’attribution des gens du Yémen au lignage d’Ismâ`îl (hadith 3317) et par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre de « La foi », concernant le statut de la foi de celui qui dit à son confrère : Ô mécréant ! (hadith 217), par l’intermédiaire d’Abou Dhar رضي الله عنه.

[5] Rapporté par Abou Dâwoûd dans As-Sounane, chapitre de « La bienséance », concernant celui qui se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres (hadith 5115) par l’intermédiaire d’Anas رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albâni dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith 5987).

[6] Rapporté par Mouslim dans As-Sahîh, chapitre du « Hadj », concernant le mérite de Médine et le fait que le Messager a invoqué Allah pour la bénir (hadith 3327), par At-Tirmidhi dans As-Sounane, chapitre de « L’allégeance et de la donation », concernant ce qui a été rapporté à propos de celui se donne une appartenance autre que celle de ses maîtres (hadith 2127) et par Ahmad (hadith 616), par l’intermédiaire de `Ali Ibn Abi Tâlib رضي الله عنه.

[7] Voir An-Nihâya d’Ibn Al-Athîr (3/24).

 

 في حكم التبني وآثاره

السـؤال:تبنَّى زوجان بنتًا من الأولاد الذين تقوم الدولة على رعايتهم، وذلك بتسجيلها في الأحوال الشخصية منسوبةً لهما، وقد كَبِرت هذه البنتُ، وتقدَّم لخطبتها رجلٌ يعلم حالَها، فنرجو توضيح ما يأتي مفصَّلاً، إن أمكن وبارك الله فيكم

هل يجوز الزواج بهذه البنت منسوبة لهذين الزوجين بالتبني؟ وهل يجب أن يتبرأ من هذا التبني البنتُ والزوجان؟ وهل يكفي في التوبة من هذا التبني تبرؤ البنت والزوجين منه قلبًا وأمامَ كلِّ الناس، أم يجب السعي لدى المصالح الحكومية لإلغائه؟ وكذا في حالة موافقة البنت على إلغاء هذا التبني لدى المصالح الحكومية وَرَفَضَ الزوجان ذلك سواء بحجة أنهما يُحبَّان هذه البنت، ويعتبرانها بنتًا لهما وأنهما يرفضان مصطلح التبني، و إنما لجئَا لتسجيلها في الدفتر العائلي لما تفرضه القوانين على أخذ الأولاد، أو بحُجَّة العراقيل الإدارية لدى المحاكم؟ واللهَ نسأل أن يجزيَكم خيرَ الجزاء

الجـواب:الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلامُ على مَنْ أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصَحْبِهِ وإخوانِه إلى يوم الدِّين، أمّا بعد

فلا يصحُّ لأحدٍ أن يُثبت نسبَه لأحدٍ بالتبنِّي؛ لأنَّ نظام التبنِّي كان معمولاً به في الجاهلية وفي أول ظهور الإسلام، ويرتِّبون عليه تحقُّق البُنُوَّة النسبية وغيرها من الآثار، والإسلام نسخ نظام التبني وأبطل جميع آثاره في قوله تعالى: ﴿مَا جَعَلَ اللهُ لِرَجُلٍ مِّن قَلْبَيْنِ فِي جَوْفِهِ وَمَا جَعَلَ أَزْوَاجَكُمُ اللاَّئِي تُظَاهِرُونَ مِنْهُنَّ أُمَّهَاتِكُمْ وَمَا جَعَلَ أَدْعِيَاءَكُمْ أَبْنَاءكُمْ ذَلِكُمْ قَوْلُكُم بِأَفْوَاهِكُمْ وَاللهُ يَقُولُ الْحَقَّ وَهُوَ يَهْدِي السَّبِيلَ﴾ [الأحزاب: 4]، فالكلام باللسان لا يُبدِّل الوقائعَ ولا يغيِّر الحقائقَ ولا تجعل الدَّعِيَّ ولدًا ولا الغريبَ قريبًا ولا الأجنبي أصيلاً، فالواجب نسبته إلى أبيه الحقيقي إن عُلم، فإن تعذَّر معرفة ذلك فهو من الإخوان في الدِّين والموالي، ففي الأُخوة في الدِّين والموالاة عِوض عمَّا فاته من النسب، لقوله تعالى: ﴿ادْعُوهُمْ لِآبَائِهِمْ هُوَ أَقْسَطُ عِندَ اللهِ فَإِن لَّمْ تَعْلَمُوا آبَاءَهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ وَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ فِيمَا أَخْطَأْتُم بِهِ وَلَكِن مَّا تَعَمَّدَتْ قُلُوبُكُمْ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَّحِيمًا﴾ [الأحزاب: 5

هذا، وإذا كان الإسلام حَرَّم التبني وأبطله فإنّه لم يمنع أهلَ الاستطاعة مِنَ القيام على شئون اليتامى واللُّقَطاء أو الأطفال المجهولي النسب وتربيتهم والإحسان إليهم، بل ندب إلى التكفل بهم على وجه يصلح حالهم برعايتهم جسميًّا وتربيتهم دينيًّا وخُلُقيًّا حتى يكبروا ويرشدوا، وهو مأجورٌ على إحسانه إليه وتربيته له، لكن لا يجوز شرعًا أن يُعطي له الكفيل لقبَ عائلته مهما كان عُذر الكفيل أو أضاف إلى عذره حُجَّة الرحمة به والشفقة عليه والعطف على تربيته، أو لإشباع غريزة الأُبوة والأمومة إذا كان الكفيل عقيمًا أو زوجته عاقرًا، فهذه الأسباب أو غيرُها لا تجعل الدعي ولدًا، ولا يترتَّب على التبنِّي أحكام البنوة الحقيقية لما يخلفه من آثار سيئة كالكذب والزور، واختلاط الأنساب والتلبيس فيها، وتغيير قسمة المواريث على وجه يحرم المستحق ويعطي غير المستحق، وتحليل الحرام في الخلوة والتكشف ونحوهما من الأعراض، وتحريم الحلال كنكاح الابن من الصلب بالبنت من التبني أو بالعكس، ونحو ذلك من أسباب التعدِّي على حدود الشريعة وانتهاك لحرمات الله سبحانه وتعالى

وفي هذا المضمون من إحلال الغريب الأجنبي الدَّعِيِّ محلَّ الولد القريب الأصيل ونسبته إلى غير أبيه ومواليه تأتي  أقوال النبي صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم محذِّرةً من هذه الكبيرة، ومنكرةً للكذب والزور، ومحرِّمةً لتجاوز حدود الله فيها، في قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ -وَهُوَ يَعْلَمُ- فَالجنَّةُ عَلَيْهِ حَرَامٌ»(١)، وفي قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم: «لَيْسَ مِنْ رَجُلٍ ادَّعَى لِغَيْرِ أَبِيهِ وَهُوَ يَعْلَمُهُ إِلاَّ كَفَرَ»(٢)، وفي حديث آخر: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوِ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللهِ المتَتَابِعَةُ إِلَى يَوْمِ القِيَامَةِ»(٣)، وفي قوله صَلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم -أيضًا-: «مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوْ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللهِ وَالمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يَقْبَلُ اللهُ مِنْهُ يَوْمَ القِيَامَةِ صَرْفًا وَلاَ عَدْلاً»(٤) أي: لا يقبل منه توبةً ولا فِدية(٥).

هذا، والواجب تعديل لقب البنت بالتبني وتغييره إلى أصلها ونسبها الحقيقي، وذلك بالرجوع إلى سجلات بيوت الحضانة والأيتام الحكومية، فإن كانت يتيمةً مات عنها أبوها فإنَّها تنسب إليه، وإن ولدت من سفاح فإنَّها تُنسب إلى أُمِّها الواضعة لها، وعلى المتبنِّي الكفيل أن يبذُل قُصَارى جهده ليصحِّح خطأه إن استطاع إلى ذلك سبيلاً، فإن تعذَّر لموانعَ قانونيةٍ أو لأسباب إدارية، فإنَّه يختار لها اسمًا يناسبها كأَمة الله، أو أمة الرحمن، ونحو ذلك، ووجب عليها أن تتبرَّأ من انتسابها للمتبني مع اعترافها بالجميل والمعروف الذي بذله من أجلها، وبالمقابل يتبرَّأ من نسبتها إليه، ويتوبَ من صنيعه إذا كان يعلم الحكم وتعدَّى حدود الله، واللهُ تعالى يقبل التوبةَ من عباده، قال سبحانه وتعالى: ﴿قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنفُسِهِمْ لاَ تَقْنَطُوا مِن رَّحْمَةِ اللهِ إِنَّ اللهَ يَغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعًا إِنَّهُ هُوَ الْغَفُورُ الرَّحِيمُ﴾  [الزمر: 53

ويجوز الزواج بها ويتولَّى أمرَها الحاكمُ أو من يقوم مقامه، فإن تعذَّر فإمامٌ راتبٌ وإلاَّ فللكفيل أن يتولَّى تزويجها مع مراعاة بقية شروط عقد الزواج

والعلمُ عند اللهِ تعالى، وآخرُ دعوانا أنِ الحمدُ للهِ ربِّ العالمين، وصَلَّى اللهُ على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانِه إلى يوم الدِّين، وسَلَّم تسليمًا

الجزائر في: 28 جمادى الأولى 1429ﻫ

الموافق ﻟ: 03 جوان 2008م

١-  أخرجه البخاري في «صحيحه» كتاب المغازي، باب غزوة الطائف: (3982)، ومسلم في «صحيحه» كتاب الإيمان باب بيان حال إيمان من رغب عن أبيه وهو يعلم: (220)، من حديث سعد بن أبي وقاص وأبي بكرة رضي الله عنهما.

٢- أخرجه البخاري في «صحيحه» كتاب المناقب، باب نسبة اليمن إلى إسماعيل: (3317)، ومسلم في «صحيحه» كتاب الإيمان، باب بيان حال إيمان من قال لأخيه المسلم: يا كافر: (217)، من حديث أبي ذر رضي الله عنه.

٣- أخرجه أبو داود في «سننه» كتاب الأدب، باب في الرجل ينتمي إلى غير مواليه: (5115)، من حديث أنس رضي الله عنه. والحديث صححه الألباني في «صحيح الجامع»: (5987).

٤- أخرجه مسلم في «صحيحه» كتاب الحج، باب فضل المدينة ودعاء النبي فيها بالبركة: (3327)، والترمذي في «سننه» كتاب الولاء والهبة، باب ما جاء فيمن تولى غير مواليه: (2127)، وأحمد في «مسنده»: (616)، من حديث علي بن أبي طالب رضي الله عنه 

٥- «النهاية» لابن الأثير: (3/24)

الفتوى رقم: 918

الصنف: فتاوى الزواج

 

Alger, le 28 Djoumâda Al-Oûla 1429 H, Correspondant au 3 juin 2008 G

copié de ferkous.com

 

Cheikh Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Acheter des livres et des cassettes pour les distribuer ? (audio)

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Acheter des livres et des cassettes pour les distribuer ? (audio)

 

Question :

 

Quel est le jugement quant au fait que des jeunes rassemblent une somme d'argent bien définie dans le but d'acheter des livres et des cassettes pour les distribuer dans des villes dans lesquelles la Da'wah n'est pas parvenue ?

 

Réponse :

 

Il n'y a pas de mal !

 

Ceci est un bon acte néanmoins, celui-ci est conditionné par le fait que les cassettes doivent provenir des gens de science, elles doivent provenir des gens de science de confiance et par le fait qu'il n'y ait dans celles-ci aucune erreurs relatives au dogme ou d'erreurs scientifiques.

 

Elles doivent provenir des gens de science de confiance afin qu'on puisse profiter d'elles et elles ne doivent pas contenir d'erreurs.

 

 Publié par sounnah-publication.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Conseil aux djinns sunnites (vidéo)

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Conseil aux djinns sunnites (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Souhaiter la mort

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Souhaiter la mort

Question :

 

Ma mère, gravement malade, était dans le coma à l'hôpital, et à son réveil elle ne pouvait plus bouger, elle était atteinte d'une paralysie partielle, elle a beaucoup pleuré et a dit :

 

"ô Seigneur je ne veux pas vivre dans cet état", et a demandé la mort à son Seigneur.

 

Le jour suivant elle est rentrée à la maison et est décédée le matin du jour d'après.

 

Est-ce que ma mère a péché en disant de tels propos et en demandant la mort à son Seigneur ?

 

Renseignez-moi sur cette question, qu'Allah vous rétribue.

 

Réponse :

 

Souhaiter la mort n'est pas permis, sauf si l'homme craint la tentation pour sa religion, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :

 

"Que l'un de vous ne souhaite pas la mort à cause d'un mal qui l'a frappé.

S'il doit absolument le faire, qu'il dise :

"Seigneur ! Laisse-moi en vie tant que la vie est pour moi un bien et fais-moi mourir si la mort est meilleure pour moi""

 

D'autres hadiths évoquent cette question.

 

Ce que votre mère a fait n'est pas permis, mais peut-être sera-t-elle pardonnée en raison de son ignorance.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro (18060)

(Numéro de la partie: 2, Numéro de la page: 324)

 Publié par alifta.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le jeûne de trois jours dans le mois

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Le jeûne de trois jours dans le mois

Selon Abdullah ibn Al ‘Aas -radiya Allahu ‘anhuma-,  le Messager d'Allah sallallahu alayhi wa sallam a dit :

 

"Le jeûne de trois jours de chaque mois est comme le jeûne de tout le temps"

(Rapporté par Al Bukhari et Muslim) 

 

Question posée à Cheikh Al Uthaymin :

 

Le jeûne de trois jours de chaque mois, est-ce qu'il doit être pratiqué les jours blancs seulement? Ou est-ce permis de les jeûner n'importe quel jour dans le mois ?

 

Réponse :

 

Il est permis à l'homme de les jeûner au début du mois, au milieu ou à la fin de celui-ci, que ce soit à la suite ou dispersé.

 

Mais le meilleur est qu'il soit pratiqué lors des jours blancs qui sont le 13, 14, 15 du mois.

 

‘Aicha radiya Allahu 3anha a dit :

 

" Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam jeûnait de chaque mois 3 jours, il ne se souciait pas sur le faite qu'il les jeûne au début du mois ou à la fin"       

 

Note du traducteur :

 

Question :

 

Pourquoi le jeûne de trois jours de chaque mois est compté comme si on jeûnait tout le temps ?

 

Réponse :

 

Comme l'a dit Cheikh Abdul Muhsin Al Abbad lors de son explication de Bulugh Al Maram ce ramadan passé, c'est parce que la bonne action est multiplié par 10, donc 3 jours jeûnés équivaut à 30 jours, Allah dit (traduction rapprochée) :  

 

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. » Sourate 6 verset 160

 

Majmou3 al fatwa cheikh Al ‘Uthaymin (20/question 376)

Retranscription: Abdulhaqq

Publié par rappel01.fr 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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«As-sab`al-mathânî - السبــع المثانــي»

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«As-sab`al-mathânî - السبــع المثانــي»

Question :

 

Quels sont "As-Sab`Al-Mathânî" et pourquoi on les a ainsi appelés ?

 

Réponse :

 

Que la louange soit exclusivement à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur l'Envoyé d'Allah, sur sa famille et sur ses compagnons..., et ensuite :

 

On dit que "As-Sab`Al-Mathânî" sont ces sept longues sourates

 

"Al-Baqara",
"'Al-`Imrân",
"An-Nisâ'",
"Al-Mâ'ida",
"Al-'An`âm",
"Al-'A`râf",
"Yûnus"
ou bien "Al-'Anfâl" et "At-Tawba", chez ceux qui comptent ces deux dernières pour une seule sourate.

 

On dit aussi qu'il s'agit des sept versets de la sourate "Al-Fâtiha" sans "Al-Basmala", conformément à la plus correcte de deux opinions émises par les ulémas

 

Ibn Jarîr ainsi que Ibn Kathîr prennent parti pour la seconde interprétation, conformément à ce qu'a rapporté Al-Bukhârî :

l'Envoyé d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui), parlant à 'Abû Sa`îd ibn Al-Mu`alla de la sourate la plus méritoire "Al-Fâtiha" , a dit :

 

"C'est celle qui contient les sept versets que l'on répète, ainsi que le Coran sublime"

Al-Bukhârî dans Les Mérites des sourates coraniques (5006).

 

Al-Bukhârî a également rapporté d'après 'Abû Hurayra que l'Envoyé d'Allah  (paix et bénédiction d'Allah sur lui) avait dit :

 

"La première sourate du Coran est celle qui contient les sept versets que l'on répète ("Al-Fâtiha"), ainsi que le Coran sublime"

Al-Bukhârî dans L'interprétation (4704).

 

Les versets de la sourate "Al-Fâtiha" sont ainsi appelés, car ils se répètent dans toutes les rak`a (unités) des prières, prescrites soient-elles ou surérogatoires.

 

Et c'est Allah qui accorde la réussite.

Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

traduit par qurancomplex.org

 

  السؤال: ما هي السبع المثاني، ولماذا سميت بذلك؟

  الجواب : الحمد لله وحده، والصلاة والسلام على رسول وآله وصحبه، وبعد

قيل السبع المثاني هي: السبع الطوال: البقرة وآل عمران والنساء والمائدة والأنعام والأعراف ويونس، أو الأنفال والتوبة، عند من جعلهما في حكم سورة واحدة

وقيل السبع المثاني: سورة الفاتحة، وهي سبع آيات، في أصح قولي العلماء من دون البسملة

وقد اختار هذا القول ابن جرير وابن كثير، لما رواه البخاري من قول النبي -صلى الله عليه وسلم- لأبي سعيد بن المعلى في فضل الفاتحة

 هي السبع المثاني والقرآن العظيم

وما رواه البخاري-أيضًا- من طريق أبي هريرة أن النبي -صلى الله عليه وسلم- قال

أم القرآن، هي السبع المثاني، والقرآن العظيم

وسميت آيات الفاتحة السبع بالمثاني؛ لأنها تثنى أي تكرر في ركعات الصلوات، فرضًا ونفلا

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Rassembler les caractéristiques de la sounna

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Rassembler les caractéristiques de la sounna

L'imam Al-Barbahary رحمه الله a dit :

 

"Il n'est pas permis à un homme musulman de dire "Untel est une personne de la sounna" jusqu'à ce qu'il sache que cette personne a rassemblé en lui les caractéristiques de la sounna.

Il n'est pas dit d'une personne qu'elle est de la sounna jusqu'à ce qu'elle rassemble en elle toute la sounna".

Charh as-sounna p 122

 

Cheikh Fawzan حفظه الله dit en annotation :

 

Ne fait pas d'attestation d'honorabilité à une personne ni d'éloge sauf avec science, pour que les gens ne se fassent pas duper par des éloges envers cette personne alors qu'elle ne les mérite même pas.

 

Mais si cela est confirmé en lui à travers sa voie, sa science et sa droiture... alors là tu le zakiy.

 

Mais que tu te hâtes dans son éloge et dans sa tazkiya (attestation d'honorabilité) alors que tu ne connais rien de lui, cette tazkiya est dangereuse !

 

Car les gens vont se faire duper par cette personne.

 

Il est dommage que les gens n'aient pas de retenue dans cela.

 

Ils ne devraient pas faire de tazkiya sauf pour celui qui en remplit les conditions (qui mérite la tazkiya).

 

Car la tazkiya (attestation d'honorabilité) est un témoignage... donc si elle infondée, elle devient un faux témoignage ! 

Quant à la parole de l'imam Barbahary رحمه الله lorsqu'il dit :

 

"Certes les caractéristiques de la sounna sont rassemblées chez cette personne" 

 

Cheikh Fawzan حفظه الله dit :

 

Les caractèristiques de la sounna sont :

 

-dans la 'aquida,

-dans la science,

-dans les actes

-et dans le suivi des salafs salihs.

 

Mais qu'il n'ait qu'une caractéristique ne fait pas de lui une personne de la sounna, il n'est pas de la sounna du seul fait qu'il ait une qualité...


Et à plus forte raison celui qui n'a rien de cela (qui n'a rien de ahlou sounna) !

 

 إتحاف القارئ بالتعليقات على شرح السنة  2/275

Traduit par Mounir abou Ismael

Publié par 3ilmchar3i.net

    قال الإمام البربهاري - رحمه الله

 ولا يحل لرجل مسلم أن يقول : فلان صاحب سنة ؛ حتى يعلم منه أنه قد اجتمعت فيه خصال السنة ، لا يقال له : صاحب سنة حتى تجتمع فيه السنة كلها

 شرح السنة  ص 122

قال شيخنا صاحب الفضيلة العلامة د. صالح بن فوزان الفوزان - حفظه الله ورعاه - معلقًا

لا تزكي الشخص وتمدحه إلا عن علم ؛ لئلا يغتر الناس بمدحك له وهو ليس كذلك ؛ فإذا تحققت منه ومن طريقته ومن علمه ومن استقامته فإنك تزكيه

أما أن تنبعث في مدحه وتزكيته وأنت لا تعلم عنه شيئًا ؛ فهذه تزكية خطيرة تغر الناس بهذا الشخص ، فليت الذين يزكون الناس يتوقفون عند ذلك ، فلا يزكون إلا من توفرت فيه شروط التزكية لأن التزكية شهادة ؛ فإذا كانت التزكية غير صحيحة صارت شهادة زور

وقوله - رحمه الله

 قد اجتمعت فيه خصال السنة

خصال السنة تكون في العقيدة وفي العلم وفي العمل وفي الاقتداء بالسلف الصالح ، أما أنه ليس فيه إلا خصلة واحدة ؛ فلا تحكم عليه أنه من أهل السنة بموجب خصلة واحدة أو شيء واحد فكيف بمن ليس عنده شيء منها !؟

 إتحاف القارئ بالتعليقات على شرح السنة  2/275

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L'enfance du Prophète صلى الله عليه وسلم (dossier)

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L'enfance du Prophète صلى الله عليه وسلم (dossier)

Le livre est à la base conçu pour les enfants qui ont perdu un ou ses deux parents (quelque soit la raison comme le divorce, le décès, disparition etc ....), afin que l'enfant sache qu'il n'est pas seul dans cette épreuve et que le meilleur homme au monde (le Prophète صلى الله عليه وسلم) a lui aussi perdu ses deux parents. 

 

Malgré cela Allah l'a choisit comme Messager et Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a réussi a surmonter ces dures épreuves alors qu'il était enfant et il a reçu énormément d'amour par ceux qui s'en sont occupés tels que sa nourrisse Halima, son grand père Abdil-Mouttalib et son oncle Abou-Talib. 

(afin que l'enfant comprenne qui sont les personnages par rapport au Prophète صلى الله عليه وسلم )

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Les différentes catégories de renoncement (الزهد)

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Les différentes catégories de renoncement (الزهد)

Le renoncement (Az Zuhd) se divise en plusieurs catégories :

 

-Renoncer à l’illicite, qui est une obligation incombant à tout un chacun. 

 

-Renoncer aux choses douteuses, en fonction du degré de doute : si elle est très douteuse, y renoncer devient obligatoire, si le doute l’entache de façon modérée, y renoncer est recommandé.

 

-Renoncer au superflu.

 

-Renoncer à ce qui ne nous regarde pas : qu’il s’agisse de paroles, de regards, de questions, de rencontres ou autre.

 

-Renoncer à avoir recours aux hommes

 

-Renoncer à sa propre âme de manière à ce qu’elle n’ait à nos yeux que peu de valeur par rapport à Allah ta’ala.

divider

Le renoncement ultime qui résume tout ce que nous venons de citer consiste à renoncer à tout autre qu’Allah ta’ala et à tout ce qui te distrait d’Allah.

 

Le meilleur des renoncements consiste à dissimuler son propre renoncement.

 

Le plus éprouvant consiste à renoncer à ses privilèges.

 

La différence entre le renoncement (Zuhd) et la retenue (Wara’) est la suivante :

 

Le renoncement consiste à délaisser ce qui n’est d’aucun profit pour l’au delà,

alors que la retenue consiste à délaisser ce que l’on craint être dommageable pour l’au delà.

 

Cependant, le renoncement et la retenue n’ont aucune influence sur le cœur attaché aux désirs.

 

kitab al-fawa'id

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié dans Rappels - تذكر

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Conseil à celui qui se permet d’appeler à Allah تعالى sans science et sans instruction ! (audio-vidéo)

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Conseil à celui qui se permet d’appeler à Allah تعالى sans science et sans instruction ! (audio-vidéo)

 

Question :

 

La personne qui pose la question dit ceci :

 

« Que diriez-vous d’un individu qui prêche sans science ?

 

Est-ce qu’à l’époque [actuelle], tout individu doit obligatoirement demander la science ? »

 

Réponse :

 

Il n’est pas autorisé à l’individu d’appeler à Allah alors qu’il est [lui-même] ignorant, car il n’a pas connaissance de ce que représente la da’wa et du chemin à suivre pour faire la da’wa.

 

Et [ainsi], il peut rendre licite [ce qui est interdit] ou rendre illicite [ce qui est licite], sans qu’il ne le sache ; ou alors qu’il prenne une position dure dans quelque chose qui ne nécessite pas de dureté ; ou encore qu’il se montre tolérant dans quelque chose qui ne mérite pas de complaisance ; ceci à cause de son ignorance.

 

Ou il peut arriver qu’on lui expose des ambigüités et des querelles émanant de personnes à qui il promulgue le prêche ; qui viennent discuter avec lui et lui exposer leurs ambigüités, lesquelles il se trouver dans l’incapacité d’y répondre ; [c’est la raison pour laquelle], il doit apprendre en premier !

 

Il doit s’instruire en premier !

 

Et ensuite il se met à prêcher (traduction rapprochée) :

 

« Dis: «Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. » [Sourate Youssouf V.108].  

 

C'est-à-dire avec science, [l’acquisition de] la science est indispensable !

 

(traduction rapprochée)

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Sourate An-Nahl V.125].

 

Et l'individu ne peut appeler (les gens) par la sagesse et la bonne exhortation et discuter (avec eux) de la meilleure façon que si il a apprit  car il lui est indispensable d’apprendre pour qu’il puisse appeler à Allah – Le Très Haut…

 

Na’am.

 

Question/réponse par le Sheikh Salih Ibn Fawzan Abdallah Al Fawzan (hafidhahou Allah) - 07 / 01 / 1433 de l’Hégire.

Traduction adaptée & rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

 Publié par alghourabaa.com

 

السؤال : "يقول السائل: ماذا تقولون بشخص يدعو من غير علم ؟ وهل في هذا الزمن يجب على كل شخص طلب العلم؟

الجواب : ما يجوز للإنسان أن يدعو إلى الله وهو جاهل، لأنه لا يعرف الدعوة وطريق الدعوة وقد يحلل الحرام أو يحرم الحلال وهو ما يدري أو يشتد في شيىء ليس محلا للشدة أو يتساهل في شيىء ليس محلا للتساهل لجهله أو يعرض له شبه وجدال من المدْعوين يجادلونه ويعرضون عليه شبه فلا يستطيع الجواب عليها فلا بد أن يتعلم أولا ويتفقه أولا ثم يدعو.

"قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ" يعني على علم لا بد من العلم 

"ادْعُ إِلَى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ "

ولا يستطيع يدع بالحكمة والموعظة والجدال بالتي هي أحسن إلا إذا تعلم فلا بد أنه يتعلم حتى يدعو إلى الله عز وجل نعم" اهـ

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Quand est-il permis de s’écarter d’un musulman ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quand est-il permis de s’écarter d’un musulman ?

Il a été authentifié du prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) qu’il a dit :

 

« Il n’est permis à un musulman de fuir son frère plus de trois jours et s’ils se rencontrent, et que chacun se détourne de l’autre, le meilleur d’eux est celui qui commence à saluer l’autre. »

Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

 

Certes - dit Ibn Taymiyyah - il est avéré que le Prophète s’écarta de Ka’b Ibn Mâlik et ses deux compagnons (radhiallâhu ‘anhum) quand, lors de l’expédition de Taboûk, ils restèrent en arrière, que leur désobéissance fut rendue publique et qu’on craignit qu’ils fussent des hypocrites.

 

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) s’en écarta et ordonna aux croyants de s’éloigner d’eux.

 

Il leur ordonna même de se tenir à l’écart de leurs épouses, sans répudiation, pendant cinquante nuits, jusqu’au moment où l’acceptation de leur repentir descendit du Ciel.

 

De même, ‘Oumar (radhiallâh ‘anhu) ordonna aux musulmans de s’écarter de Sabîgh Ibn ‘Issl at-Tamîmî, quand il vit qu’il faisait partie de ceux qui mettaient l’accent sur ce qui, du Livre (d’Allâh), est équivoque.

 

Ceci, jusqu’à ce qu’une année soit passée et que sa sincérité, s’agissant de son repentir, soit devenue évidente.

 

Il ordonna alors aux musulmans de revenir vers lui.

 

Ibn Taymiyyah dit que :

 

« sur cette base et ce qui y ressemble, les musulmans sont unanimes pour dire de s’écarter de ceux chez qui les signes de l‘égarement apparaissent publiquement, ceux qui adoptent publiquement des innovations, appelant (les gens) à les adopter, et ceux qui commettent publiquement de grands péchés. »

 

Quant à celui qui tient dissimulé une désobéissance ou secrète une innovation injustifiable, il ne sera pas éloigné.

 

Ne sera éloigné (écarté) que celui qui appelle à adopter une innovation.

 

S’éloigner de quelqu’un est en effet une forme de châtiment et on ne châtie que quelqu’un qui a commis publiquement une désobéissance, en parole ou en acte.

 

Quelqu’un qui nous veut publiquement du bien, nous acceptons ce qu’il accorde à notre égard, et nous confions à Allâh – Ta’âla – le soin de juger sa pensée la plus secrète.

 

Tout au plus, peut-il en effet équivaloir aux hypocrites pour qui le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) accepta ce dont ils montraient à son égard, et confia à Allâh le soin de juger leurs pensées les plus secrètes quand ils vinrent vers lui, l’année de Taboûk, en prêtant serment et en avançant des excuses.

 

« C’est la raison pour laquelle l’imâm Ahmad et la plupart des imâms avant et après lui, tels que Mâlik et d’autres, n’acceptent pas, en matière de hadîth, l’apport de celui qui appelle à adopter une innovation et ne s’assoie pas avec lui, à la différence de ce qu’ils font avec l’innovateur en gardant le silence. Les auteurs des Sahîhs ont recueilli des hadîths de groupes de gens accusés d’innovation qui gardaient le silence, mais n’en ont pas recueilli de ceux qui invitaient à adopter des innovations. » [1]

 

Aussi, ‘Oumar (radhiallâh ‘anhu) bannit Sabîgh Ibn ‘Issl at-Tamîmî quand il mit publiquement l’accent sur les versets équivoques, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation.

 

Il le frappa et ordonna aux musulmans de s’écarter pendant un an après même qu’il ait publiquement manifesté son repentir.

 

Quand il se repentit, il ordonna aux musulmans de lui parler.

 

Ahmad et d’autres prirent cela pour différer d’un an le rétablissement (dans la communauté), de celui qui appelle à l’innovation quand il se repent.

 

Tout comme ‘Oumar avait différé la réinsertion de Sabîgh.

 

Pareillement, pour le pervers quand il se repent et que l’on prend en considération, en plus de son repentir, le caractère vertueux de ses actes, ainsi que le disent ach-Châfi’î et Ahmad (Ibn Hanbal), selon une des deux versions qui lui sont attribuées. [2]

 

[1] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 24/175

[2] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah de Ibn Taymiyyah, 6/355

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Le remède pratiqué par le Prophète صلى الله عليه وسلم pour la maladie se présente sous trois formes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le remède pratiqué par le Prophète صلى الله عليه وسلم pour la maladie se présente sous trois formes

Le remède pratiqué par le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) pour la maladie se présente sous trois formes :

 

- Le remède par les médicaments naturels

- Le remède par les médicaments divins

- Le remède composé des deux premiers

 

Nous mentionnerons ces trois types de remède adoptés par le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) en commençant par les remèdes naturels qu’il a prescrits et utilisés.

 

Nous exposerons par la suite les remèdes divins et composés.

 

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a été envoyé en tant que guide appelant à Allâh et à Son Paradis, en leur enseignant la connaissance d’Allâh, et en montrant à sa communauté les œuvres [qu’Allâh] agrée et les commandements [qu’Allâh] leur a prescrit [en leur expliquant] les raisons de ce qu’Il [Allâh] désapprouve et de ce qu’Il leur a interdit.

 

[Le Prophète] a également informé des nouvelles des Prophètes et Envoyés, l’état de la situation avec leur communauté, les principes de l’éducation du monde, la question de la création et du rassemblement, l’infortune des âmes ainsi que leur félicité et ce qui en sont les causes.

 

Quant à la médecine des corps, elle est le fruit de l’accomplissement de sa législation et le but visé en est autre, de sorte à ce qu’elle soit utilisée en cas de besoin.

 

S’il est possible de s’en passer, les efforts et les forces devront être orientés vers le remède des cœurs et des âmes, le maintien en bonne forme, l’éloignement de leurs maladies, et leur protection de toute corruption.

 

Tel est le but visé primordialement, en tout premier.

 

L’amélioration [de l’état] du corps qui n’est pas en concordance avec l’amélioration [de l’état] du cœur n’est d’aucune d’utilité.

 

La détérioration du corps avec l’amélioration du cœur n’engendre que les dégâts minimes, des dégâts éphémères qui donnent lieu à un intérêt permanent et complet, et c’est d’Allâh qu’émanent les grâces. 

 

Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/22

copié de manhajulhaqq.com 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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