Quelques narrations concernant le fait de dormir le matin

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quelques narrations concernant le fait de dormir le matin

C’est une mauvaise habitude dans laquelle nous sommes je pense tombés.

 

Et inshâ Allâh j’espère que tous, après avoir lu ces narrations, allons réaliser la gravité de cette chose qui peut être perçue comme petite.

 

Et bien qu’il y ait beaucoup d’autres paroles concernant cela, je pense que celles qui suivent sont suffisantes pour celui qui souhaite en tirer profit.

 

VFVDFQ 

 

- ‘Ourwa Ibn Zoubayr a dit que Zoubayr empêchait ses enfants de dormir durant le matin.

 

- Il a aussi dit : « Lorsque j’entendais qu’un homme dormait le matin, je m’écartais de lui. »

 

- L’Imam Al-‘Ijli a dit : « Le sommeil de châtiment est le sommeil après le Fajr. »

 

- Ibn ‘Abbâs a dit lorsqu’il a vu ses deux fils dormir le matin : « Levez-vous, ne dormez pas pendant l’heure où Allâh répartit sa provision. »

 

- ‘Ali a dit : « Est de l’ignorance de dormir pendant la première partie du matin. »

 

VFVDFQ

 

Juste un petit plus.

Nous devons nous rappeler que les Salaf étudiaient pendant le matin et AlhamdouLillah un ancien étudiant de Dar el-Hadîth à Dammâj m’a dit que cette habitude, d’étudier tôt le matin, est encore vivante et bien présente.

 

Et si nous, en tant que Mouslims, étions plus vivants le matin nous gagnerions les bienfaits suivants :

 

- Accomplir la prière de la nuit.

- Accomplir la prière du Fajr tôt.

- Étudier le matin. Cela peut aller de la mémorisation du Coran à l’étude de livres. Et les Salaf ont dit que le meilleur moment pour mémoriser est le matin.

- Une meilleure santé et un bien-être d’après les médecins.

- Arriver à travailler ou faire fonctionner son entreprise dans les temps.

- Et d’autres bienfaits que je n’ai pas exposés ici.

 

Alors soyons matinaux et non des créatures de la nuit !

 

Allahou Mousta’ân.

 

Auteur : Musa Millington

copié de 2trinidad.wordpress.com

Partager cet article

Les limites du comportement

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les limites du comportement

Le comportement présente une limite supérieure.

Lorsqu’elle est dépassée, il devient outrage.

 

Il présente également une limite inférieure.

Si cette limite n’est pas atteinte, le comportement devient faiblesse et bassesse.

 

- Ainsi la colère présente une limite 

 

Il s’agit du courage digne d’éloges, et le refus de s’abaisser à l’infamie et à la vilenie.

 

Voilà la forme la plus parfaite de colère.

 

Si elle dépasse cette limite, la colère devient transgression et oppression.

 

Si elle ne l’atteint pas, elle n’est que lâcheté, et elle n’empêche pas de sombrer dans l’infamie.

 

La convoitise présente une limite 

 

c’est le fait de rechercher à acquérir les biens matériels nécessaires et suffisants.

 

Si cette limite n’est pas atteinte, la convoitise n’est plus que faiblesse et gâchis.

 

Si elle est dépassée, la convoitise devient avidité et ambition mal placée.

 

La jalousie présente une limite 

 

il s’agit de se concurrencer dans la recherche de la perfection et du refus d’être dépassé par autrui.

 

Si on outrepasse cette limite en espérant que l’être jalousé ne puisse plus profiter de son bienfait et en cherchant à lui faire mal cela devient de la transgression et de l’injustice.

 

Si cette limite n’est pas atteinte, le serviteur sombrera alors dans la bassesse, la faiblesse d’ambition et la petitesse d’âme.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Il est interdit de jalouser autrui si ce n’est concernant deux situations :

celle d’un homme à qui Allâh a donné des biens en quantité et qu’il dépense dans la vérité,

et celle d’un homme à qui Allâh a accordé science par laquelle il juge et qu’il enseigne aux gens.» 

 

Cette jalousie là est une jalousie de concurrence par laquelle l’être jaloux cherche à atteindre le rang occupé par le jalousé.

 

Ce n’est donc pas une jalousie abjecte par laquelle on espère que le bienfait dont jouit l’être jalousé disparaisse.

 

Le désir présente une limite 

 

Il s’agit l’assouvissement du désir aidant, d’accorder du repos au cœur et à la raison après les efforts fournis dans l’obéissance à Allâh et l’amélioration de soi.

 

Si cette limite est dépassée, le désir n’est plus que lubricité et avidité sensuelle et se réduit à un instinct animal.

 

Si cette limite n’est pas atteinte, et ne permet donc pas d’assouvir ses désirs, dans le but de ne se préoccuper ensuite que de la recherche de la perfection (de l’adoration) et des mérites, le serviteur fera alors aveu de faiblesse, d’impuissance et de bassesse.

 

Le repos présente une limite 

 

Il s’agit de laisser son âme, ses sens et ses forces au repos, en se préparant à la pratique d’actes d’obéissance et à la recherche des mérites et de leur prolifération.

 

Le but est que l’âme ne soit pas épuisée par l’effort et la fatigue, ce qui affaiblirait l’effet des mérites recherchés.

 

Si cette limite est dépassée, c’est que le serviteur fait preuve de nonchalance, de paresse et d’apathie et la plupart de ses intérêts vitaux lui échapperont.

 

Si cette limite,’est pas atteinte, ce sera alors néfaste pour ses forces qui faibliront, et l’excès d’effort pourrait même l’amener à délaisser tout acte, comme un cavalier pressé qui épuiserait sa monture : non seulement il ne pourra arriver à destination, mais il risque aussi de perdre sa monture.

 

La générosité présente une limite 

 

elle se trouve entre deux extrêmes.

 

Si cette limite est dépassée, la générosité devient gaspillage et dilapidation des biens.

 

Si elle n’est pas atteinte, elle devient avarice et cupidité.

 

Le courage présente une limite 

 

si elle est dépassée, le courage devient imprudence.

 

Si elle n’est pas atteinte, il devient lâcheté et couardise.

 

Cette limite consiste à faire preuve d’audace quand il le faut, et faire preuve de retenue quand c’est nécessaire.

 

Mu’âwiyah dit un jour à Amr ibn Al As -qu’Allâh les agrée- :

 

«J’ai du mal à savoir si tu es courageux ou lâche, tantôt, tu as une telle audace que je me dis : c’est le plus courageux des hommes.

Mais parfois tu fais preuve d’une telle retenue que je me dis : c’est le plus lâche des hommes. 

Amr lui répondit par les vers suivant :

Courageux quand l’occasion se présente, 

Je fais preuve de retenue quand les circonstances l’imposent.»

 

La jalousie présente une limite 

 

si elle est dépassée, elle se transforme en accusation infondée et en mauvaise opinion à l’égard des innocents.

 

Si elle n’est pas atteinte, elle devient naïveté, voire prémices d’un manque d’honneur vis à vis de son épouse.

 

La modestie présente une limite 

 

si elle est dépassée, elle devient médiocrité et petitesse.

 

Si elle n’est pas atteinte, elle devient orgueil et arrogance.

 

La fierté présente une limite 

 

si elle est dépassée, elle devient orgueil et vil caractère.

 

Si elle n’est pas atteinte, elle devient humiliation et abaissement.

 

Le critère commun à tous ces caractères est l’équilibre qui consiste à se positionner dans le juste milieu, entre les deux extrémités que sont l’excès et la négligence.

 

C’est sur cet équilibre que reposent les intérêts de ce bas monde et de l’au delà.

 

Les intérêts du corps humain même dépendent de cet équilibre.

 

Ainsi, lorsque l’équilibre de certaines humeurs du corps humain se dérègle, les quantités idéales étant dépassées ou non atteintes, il en résulte des problèmes de santé et une diminution des forces proportionnels à la gravité de ce dérèglement.

 

Il en est de même pour les attitudes naturelles du corps, comme le sommeil et la veillée, le manger et le boire, les relations sexuelle, les mouvements du corps, l’exercice physique, la solitude, la vie en société et autres.

 

Si le serviteur s’inscrit dans le juste milieu en s’éloignant des deux extrêmes condamnables, il aura trouvé l’équilibre.

 

Si en revanche, son âme tend vers un des deux extrêmes, elle sera alors déficiente et les carences se succéderont.

 

La connaissance des limites est une des sciences les plus importantes, et en particulier celle des limites des ordres et des interdits religieux.

 

Les hommes les plus savants sont ceux dont la connaissance de ces limites est la plus approfondie, de telle façon qu’ils n’y intègrent pas ce qui n’en fait partie, et n’en excluent pas ce qui y participe.

 

Allâh ta’ala a dit (traduction rapprochée) : 

 

«Les bédouins sont les plus endurcis dans la mécréance et l’hypocrisie, et les plus enclins à méconnaître les limites de ce qu’Allâh a révélé à Son messager» (Sourate At Tawbah verset 97)

 

Les plus équilibrés des hommes sont ceux qui s’inscrivent dans les limites des nobles caractères, des œuvres profanes et religieuses, tant d’un point de vue théorique que pratique. 

 

Et c’est d’Allâh que provient l’aide.

 

Kitab al Fawa'id 

 Publié par 3ilmchar3i.net

للأخلاق حد مَتى جاوزته صَارَت عُدْوانًا وَمَتى قصّرت عَنهُ كَانَ نقصا ومهانة.
فللغضب حد وَهُوَ الشجَاعَة المحمودة والأنفة من الرذائل والنقائص وَهَذَا كَمَاله فَإِذا جَاوز حَده تعدى صَاحبه وجار وَإِن نقص عَنهُ جبن وَلم يأنف من الرذائل
وللحرص حد وَهُوَ الْكِفَايَة فِي أُمُور الدُّنْيَا وَحُصُول الْبَلَاغ مِنْهَا فَمَتَى نقص من ذَلِك كَانَ مهانة وإضاعة وَمَتى زَاد عَلَيْهِ كَانَ شَرها ورغبة فِيمَا لَا تحمد الرَّغْبَة فِيهِ
وللحسد حد وَهُوَ المنافسة فِي طلب الْكَمَال والأنفة أَن يتَقَدَّم عَلَيْهِ نَظِيره فَمَتَى تعدى ذَلِك صَار بغيا وظلما يتَمَنَّى مَعَه زَوَال النِّعْمَة عَن الْمَحْسُود ويحرص على إيذائه وَمَتى نقص عَن ذَلِك كَانَ دناءة وَضعف همة وَصغر نفس قَالَ النَّبِي لَا حسد إِلَّا فِي اثْنَيْنِ رجل آتَاهُ الله مَالا فَسَلَّطَهُ على هَلَكته فِي الْحق وَرجل آتَاهُ الله الْحِكْمَة فَهُوَ يقْضِي بهَا وَيعلمهَا النَّاس فَهَذَا حسد مُنَافَسَة يُطَالب الْحَاسِد بِهِ نَفسه أَن يكون مثل الْمَحْسُود لَا حسد مهانة يتَمَنَّى بِهِ زَوَال النِّعْمَة عَن الْمَحْسُود
وللشهوة حد وَهُوَ رَاحَة الْقلب وَالْعقل من كد الطَّاعَة واكتساب الْفَضَائِل والاستعانة بقضائها على ذَلِك فَمَتَى زَادَت على ذَلِك صَارَت نهمة وشبقا والتحق صَاحبهَا بِدَرَجَة الْحَيَوَانَات وَمَتى نقصت عَنهُ وَلم يكن فراغا فِي طلب الْكَمَال وَالْفضل كَانَت ضعفا وعجزا ومهانة
وللراحة حد وَهُوَ إجمام النَّفس والقوى المدركة والفعالة للاستعداد للطاعة واكتساب الْفَضَائِل وتوفرها على ذَلِك بِحَيْثُ لَا يضعفها الكد والتعب ويضعف أَثَرهَا فَمَتَى زَاد على ذَلِك صَار توانيا وكسلا وإضاعة وَفَاتَ بِهِ أَكثر مصَالح العَبْد وَمَتى نقص عَنهُ صَار مضرا بالقوى موهنا لَهَا وَرُبمَا انْقَطع بِهِ كالمنبتِّ الَّذِي لَا أَرضًا قطع وَلَا ظهر أبقى
والجود لَهُ حد بَين طرفين فَمَتَى جَاوز حَده صَار إسرافا وتبذيرا أَو مَتى نقص عَنهُ كَانَ بخلا وتقتيرا
وللشجاعة حد مَتى جاوزته صَارَت تهوّرا وَمَتى نقصت عَنهُ صَارَت جبنا وخورا وَحدهَا، الْإِقْدَام فِي مَوَاضِع الْإِقْدَام والإحجام فِي مَوَاضِع الإحجام؛ كَمَا قَالَ مُعَاوِيَة لعَمْرو بن الْعَاصِ أعياني أَن أعرف أشجاعا أَنْت أم جَبَانًا تقدم حَتَّى أَقُول من أَشْجَع النَّاس وتجبن حَتَّى أَقُول من أجبن النَّاس فَقَالَ شُجَاع إِذا مَا أمكنتني فرْصَة ... فَإِن لم تكن لي فرْصَة فجبان
والغيرة لَهَا حد إِذا جاوزته صَارَت تُهْمَة وظنا سَيِّئًا بالبريء وَإِن قصّرت عَنهُ كَانَت تغافلا ومبادىء دياثة
وللتوضع حد إِذا جاوزه كَانَ ذلا ومهانة وَمن قصر عَنهُ انحرف إِلَى الْكبر وَالْفَخْر
وللعز حد إِذا جاوزه كَانَ كبرا وخلقا مذموما وَإِن قصر عَنهُ انحرف إِلَى الذل والمهانة
وَضَابِط هَذَا كُله: الْعدْل؛ وَهُوَ الْأَخْذ بالوسط الْمَوْضُوع بَين طرفِي الإفراط والتفريط وَعَلِيهِ بِنَاء مصَالح الدُّنْيَا وَالْآخِرَة بل لَا تقوم مصلحَة الْبدن إِلَّا بِهِ فَإِنَّهُ مَتى خرج بعض أخلاطه عَن الْعدْل وجاوزه أَو نقص عَنهُ ذهب من صِحَّته وقوته بِحَسب ذَلِك
وَكَذَلِكَ الْأَفْعَال الطبيعية كالنوم والسهر وَالْأكل وَالشرب وَالْجِمَاع وَالْحَرَكَة والرياضة وَالْخلْوَة والمخالطة وَغير ذَلِك إِذا كَانَت وسطا بَين الطَّرفَيْنِ المذمومين كَانَت عدلا وَإِن انحرفت إِلَى أَحدهمَا كَانَت نقصا وأثمرت نقصا فَمن أشرف الْعُلُوم وأنفعها علم الْحُدُود وَلَا سِيمَا حُدُود الْمَشْرُوع الْمَأْمُور والمنهي فَأعْلم النَّاس أعلمهم بِتِلْكَ الْحُدُود حَتَّى لَا يدْخل فِيهَا مَا لَيْسَ مِنْهَا وَلَا يخرج مِنْهَا مَه هُوَ دَاخل فِيهَا قَالَ تَعَالَى

الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْراً وَنِفَاقاً وأجدر أَن لَا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُوله

فأعدل النَّاس من قَامَ بحدود الْأَخْلَاق والأعمال والمشروعات معرفَة وفعلا. وَبِاللَّهِ التَّوْفِيق

كتاب الفوائد

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Prier sans avoir fait l'adhan au préalable

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Prier sans avoir fait l'adhan au préalable

Question :

 

J'ai appris que la prière sans Adhan n'est pas autorisée, car je travaille seul dans la campagne et j'accomplis la prière -Louange à Allah- mais sans faire Adhan [au préalable].

 

Cela m'est-il permis ?

 

Et si ce n'est pas permis, que dois-je faire en ce qui concerne les prières précédentes ?

 

Réponse :

 

La prière sans Adhan est autorisée et valable.

 

Seulement, l'Adhan est une adoration à part entière.

 

C'est une annonce de l'arrivée de l'heure de la prière et un slogan de l'Islam.

 

Il y a un grand intérêt et il convient d'en prendre soin.

 

L'Adhan se fait toutes les fois que l'heure de la prière arrive, même si la personne est seule, il est louable qu'elle fasse l'Adhan et prie.

 

Il y a en cela un grand intérêt et une énorme récompense.

 

Toutefois, si une personne ou un groupe prie sans faire l'Adhan, leur prière est valable,mais ils perdent la récompense de l'Adhan et son mérite.

 

69 Interrogations sur la prière et l'appel à la prière - question 60

al muntaqa min fatawa al-fawzan, tome 3, page 38

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

Le moushaf dans les 10 lectures en version flash

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Nous sommes heureux de partager avec vous aujourd'hui ce Coran en ligne qui a la particularité d'afficher le moushaf de chacune des variantes des 10 lectures, avec leur règles de tajwid, dans le tarîq de ach-châtibiya et de ed-dourra (el-qiraat el'achr es-soughra)

 

 

 

Vous pouvez : choisir votre variante sur le côté droit,

y consulter en bas de page les règles de tajwid,

ainsi que de consulter les poèmes traitant des lectures,

et des commentaires.

 

Très complet, il pose aussi des annotations en violet sur les différences avec la version de Hafs de la lecture de Asim, ce qui permet au lecteur de pouvoir comparer avec cette version.

copié de tajwid.over-blog.com

Partager cet article

Rendre une personne innovatrice

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rendre une personne innovatrice

Il nous a été expliqué par l’éminent savant – SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) - que l’innovation en soi, c’est tout ce qui n’a aucun fondement dans le Livre d’Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

Toute chose nouvelle parmi les adorations et les pensées et autre que cela - liées aux affaires de l’adoration, est condidérée comme une innovation.

 

Toute absence de preuve tirée du Qor’ân et de la Sounnah dans les paroles, les actes et la croyance est considérée comme une chose nouvelle, et toute chose nouvelle dans la religion est une innovation, et toute innovation est un égarement. Les anciens pieux ne rendaient pas innovatrice toute personne.

 

Ils n’appliquaient par le terme « innovation » à toute personne contredisant le Qor’ân et la Sounnah.

 

Ils accusaient d’innovation toute personne qui pratiquait une innovation dans le but de se rapprocher d’Allâh par ce biais, et dans le domaine de l’adoration là où le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a rien légiféré.

 

Celui qui commet un acte de désobéissance ou un péché est appelé pêcheur.

 

On ne doit pas considérer tout pêcheur comme innovateur, ou toute personne commettant une erreur comme innovatrice, car l’innovateur est celui qui innove une chose dans la religion sur quoi il n’y a aucun fondement, tel est l’innovateur.

 

Quant au fait d’appliquer le terme « d’innovation » à toute personne commettant des erreurs ou contredisant les sources de manière générale, cela n’est pas authentique.

 

Car il y a parfois la vérité avec celui-ci.

 

Agir de la sorte n’est pas la voie des anciens pieux. [1]

841bs1.png

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit que lorsque sont réunis en une personne le bien et le mal, de la désobéissance et de l’obéissance [à Allâh], des péchés, des innovations et de la Sounnah, elle sera alors accompagnée et récompensée en conséquence du bien qu’elle porte, et elle sera éloignée et punie en conséquence du mal qu’elle porte. [2]

 

Ibn Taymiyyah dit encore que si un enseignant ou un professeur ordonne de se séparer d’une personne en particulier, ou de l’humilier, ou de l’abaisser, ou de s’en éloigner, il faut tout d’abord y réfléchir.

 

Si elle a commis un péché reconnu comme tel dans la Législation, elle doit être punie en conséquence de son péché sans excès.

 

Et si elle n’a commis aucun péché, il n’est pas permis de lui appliquer un quelconque châtiment afin de faire plaisir au professeur ou à autre que lui. Il n’appartient pas, notamment au professeur, de diviser les gens et de faire ce qui suscite l’animosité et la haine entre eux.

 

Ils doivent plutôt être à l’exemple de frères qui s’entraident dans la piété et les bonnes œuvres. [3]

      841bs1.png

Ainsi, la règle de base, comme l’a rappelé SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh), est que l’application de l’apostasie à l’égard d’une personne, ou l’accusation de perversité, ou l’attestation d’intégrité, comme le fait de rendre licite ou illicite les choses, tout cela est soumis au fait d’en revenir à Allâh et à Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

De la même manière, l’apostasie, la perversité, l’attestation d’intégrité à l’égard d’une personne, sont soumises au retour à Allâh et à Son Messager dans le jugement de ces affaires. [4]

 

Tel est le principe de base auquel nous devons tous – Si Allâh le veut – revenir…

 

[1] Madjmu’at Rassâ-îl Da’awiyyah wa Manhajiyyah du SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.141-142

[2] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/209

[3] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/214

[4] Mou’djam at-Ta’rîfât wal-Dhawâbit wal-Taqssîmât wal-Fawâ-îd de Ibn ‘Uthaymîn, p.274-275

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Il referma le rideau... (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Il referma le rideau... (audio-vidéo)

Anas bnou Malik, le domestique du Messager d’Allâh – sallã Allâhou alayhi wa sallam- a dit (que) la dernière fois qu’ (il a) vu le Messager d’Allâh sallã Allâhou alayhi wa sallam, il avait ouvert le rideau de séparation un lundi matin.

 

Et c’était un lundi matin lors de la prière de l’aube ; et ce fût le jour où son âme retourna chez Allâh sobhânahou wa Ta3âlã -car son âme lui fût retirée dans le milieu de la matinée.

 

Ainsi, les gens étaient en rang derrière Abou Bakr As Siddiq radhia Allâhou 3anhou et ils s’apprêtaient à effectuer la prière de l’Aube.

 

Le Messager d’Allâh releva le rideau de séparation qui séparait la chambre de Aicha de la Mosquée, alors que la maladie s’était intensifiée. Il ouvrit le rideau et se mit à regarder ses compagnons.

 

Le Prophète d’Allâh sallã Allâhou alayhi wa sallam se mit à regarder ses compagnons et Anas qui se trouvait dans le rang contempla le Messager d’Allâh –sallã Allâhou alayhi wa sallam-, il contempla le Prophète sallã Allâhou alayhi wa sallam et nous le décrit en ces termes : je regardais son visage, il était semblable à une page de livre.

 

C’est à dire tellement le visage du Messager d’Allâh était empli de pureté, de beauté, un visage limpide, resplendissant.

 

Et, le Prophète alayhi s-salatou wa s-sallam ouvrit le rideau, observa ses compagnons et se mit à sourire.

 

(Et mes frères (et mes sœurs), ce sourire a une importance énorme : c’est un sourire d’une valeur inimaginable; il faut le garder à l’esprit, il faut lui accorder toute notre attention).

 

Notre Prophète alayhi sallatou wa sallam ouvrit le rideau lors de la prière de l’aube, le jour où son âme fût reprise; il regarda ses compagnons, il regarda les effets, les résultats de cette éducation dont il avait été comblé par Allâh, cet enseignement, cette éducation qu’il avait lui-même transmise à ses compagnons durant vingt-trois années ; et parmi les plus grandes choses qu’il leur a transmises, parmi les plus grandes choses qu’il leur a enseignées : la prière (as salât), la prière en groupe, dans la mosquée, en rang droit, ordonnés, alignés devant Allâh, le cœur rempli d’humilité, de crainte, obéissants, soumis à Allâh , la tête baissée, adorateurs d’Allâh Seul; ordonnés, alignés devant Allâh, désirant Sa Récompense et craignant Son Châtiment.

 

Le Prophète sallã Allâhou alayhi wa sallam regarda ses compagnons et sourit.

 

(On entend alors des sanglots dans la voix du shaykh)

 

Il regarda ses compagnons, il contempla ces âmes musulmanes, ces croyants qu’il avait éduqués, ces croyants à qui il avait enseigné la Foi, l’accomplissement de la prière, ces croyants qu’il avait éduqués dans l’adoration d’Allâh le Tout Puissant : il les regarda en souriant, le cœur rempli de joie et de satisfaction… (Ceci mes frères et sœurs) afin de nous faire saisir et comprendre que la prière en Islam, la prière en groupe a une place importante, une place élevée dans notre religion…

 

Tel était notre Messager sallã Allâhou alayhi wa sallam dans les derniers instants de sa vie…Vingt-trois années consacrées à appeler à Allâh ; cette vie qu’il a consacrée à appeler les gens au Bien, à conseiller les gens vers le Bien, leur enseigner la Religion d’Allâh et dans les derniers instants de cette noble vie, il regarde ses compagnons alignés en rang pour la prière et il sallã Allâhou alayhi wa sallam leur sourit le cœur rempli de joie et de satisfaction pour ce grand, cet énorme Bienfait.

 

Le Messager d’Allâh alayhi s-salatou wa s-sallam ouvrit le rideau de séparation, regarda les croyants alignés en rang dans une des Maisons d’Allâh, (qui est ici) sa Mosquée salawatou Allâhou alayhi wa sallam, alignés en rang derrière Abou Bakr - le Véridique, le meilleur des musulmans puis le Prophète sallã Allâhou alayhi wa sallam se mit à sourire. Et les compagnons radhia Allâhou 3anhoum exultèrent de joie, pensant qu’il alayhi s-sallatou wa s-sallam allait s’avancer pour les diriger durant la prière,

 

Néanmoins, le Messager d’Allâh –sallã Allâhou alayhi wa sallam- fît signe à Abou Bakr de rester là où il était (et de les diriger pour cette prière de l’aube- NdT).

 

Puis, il referma le rideau et resta dans la chambre jusqu’à ce que son âme (on entend le shaykh pleurer) retourne à Son Créateur, dans le milieu de la matinée de ce jour-là...

 

Traduit et adapté par Sulaymân Al-Antîly

 Publié par ahloulhadith.typepad.com

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

Partager cet article

Le jeûne des 9 premiers jours de dhoul hijja

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jeûne des 9 premiers jours de dhoul hijja

D'après Hounayda Bint Khalid (qu'Allah l'agrée), d'après une femme parmi les épouses du Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) :

 

"le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) jeûnait les neuf jours de dhoul hijja, le jour de 'achoura et trois jours chaque mois: le premier lundi du mois et deux jeudis."

(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sunan n°2437 et authentifié par cheikh Albani dans sa correction de Sunan Abi Daoud)

 

Remarque :

 

L'imam Mouslim a rapporté dans son Sahih n°1176 d'après Aicha (qu'Allah l'agrée):

 

«Je n'ai jamais vu le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) jeûner durant les dix jours».

 

Les savants ont jumelés les deux hadiths en expliquant que chacune des deux épouses du Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a informé de ce qu'elle a vu or celle qui affirme qu'elle a vu le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) jeûner apporte une science supplémentaire et son avis doit donc être prépondérant.

 

L'imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751) a dit sur ce sujet dans Zaad Al Ma'ad vol 2 p 66: Le hadith qui affirme doit passer avant celui qui nie si il est authentique.

 

L'imam Sidiq Hassan Khan (mort en 1307) a dit dans Rawdatou Nadiya vol 1 p 556: Le fait que Aicha (qu'Allah l'agrée) ne l'ai pas vu et ne sache pas cela ne signifie pas qu'il ne l'a pas fait.

Partager cet article

Les 13 premiers jours de dhû al-hijja (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les 13 premiers jours de dhû al-hijja (dossier)

Nous mettons à disposition de nos frères et sœurs soucieux de faire revivre les Traditions prophétiques authentiques (sunan), un document sur le mérite des 13 premiers jours de ce mois.

 

Cet extrait comprend deux parties :

 

- Les dix premiers jours du mois de dhū al-ḥidjdjah.

 

- Le mérite du neuvième, du dixième, du onzième, du douzième et du treizième jour du mois de dhū al-ḥidjdjah :

 

yawm ʿarafah,

yawm an-naḥr,

yawm al-qarr, et

ayyām at-tachrīq.

Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Les règles de tadjwîd - أحكام تلاوة القرآن الكريم برواية حفص (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles de tadjwîd - أحكام تلاوة القرآن الكريم برواية حفص (dossier)

Partager cet article

Evite la fréquentation des gens !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Evite la fréquentation des gens !

"Celui qui veut que son esprit soit serein et son coeur pur, qu'il évite la fréquentation des gens, surtout à cette époque...

 

En effet, jadis, on se reunissait pour discuter de ce qui est utile, alors qu'aujourd'hui, on se réunit pour discuter de ce qui est préjudiciable"

 

 Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

Partager cet article

Le coeur ne se vide jamais des pensées

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le coeur ne se vide jamais des pensées

Ainsi, si tu repousses les pensées qui te traversent l’esprit, toutes les étapes en découlant n’auront pas lieu.

 

Si en revanche tu les acceptes, elles se mueront en réflexion persistante qui suscitera la volonté. 

 

La réflexion et la volonté te pousseront ensuite à faire usage de tes membres.

 

Si cela s’avère impossible, réflexion et volonté se retourneront contre le cœur et y feront naître l’envie et le désir et l’orienteront vers le but escompté.

 

Or il est bien connu qu’il est plus facile de corriger les pensées que la réflexion, et qu’il est plus aisé de corriger la réflexion que la volonté, et qu’il est bien plus simple de corriger la volonté que d’essayer de corriger un acte corrompue, chose qui est plus facilement réalisable que de délaisser une habitude.

 

Le plus efficace des remèdes est donc d’occuper tes pensées par ce qui te concerne, car s’occuper l’esprit par ce qui ne nous concerne pas est la porte ouverte à tous les maux.

 

Quiconque occupe son esprit par ce qui ne le concerne pas, verra s’échapper les choses qui le concernent, et aura délaissé ce qui lui est bénéfique pour ce qui ne lui est d’aucune utilité.

 

Pourtant, les idées, les pensées, la volonté et l’ambition sont les éléments de ton âme qui sont les plus en droit d’être corrigés, car ils représentent la réalité de ta personnalité et de ta condition humaine, par lesquels tu t’éloigne ou te rapproche de ton Dieu que tu adore .

 

Tout ton bonheur réside dans Sa proximité et Sa satisfaction à ton égard.

 

Et tout ton malheur réside dans ton éloignement de Lui et Sa colère à ton égard.

 

Or, une personne dont les pensées et les réflexions sont viles et abjectes, ne peut qu’être vile et abjecte de tout point de vue.

 

Prend garde à ne pas laisser Satan pénétrer dans la demeure de tes pensées et de ta volonté, car il y sèmera un désordre difficilement remédiable.

 

Il y insufflera diverses formes de pensées obsessionnelles et réflexions nocives.

 

Il t’empêchera de réfléchir à ce qui t’est bénéfique.

 

Or, c’est toi qui l’as aidé contre ton âme en lui permettant d’accéder à ton cœur et à tes idées dont il a pris possession ensuite.

 

Tu ressembleras ainsi au propriétaire d’une meule moulant du bon grain.

 

Vient alors un individu transportant du sable, du crottin, des cendres, et du fétu de paille pour le déposer dans la meule.

 

Si le meunier le chasse et l’empêche de déposer ses détritus dans sa meule, il pourra continuer à moudre du bon grain.

 

S’il le laisse faire, le bon grain sera dégradé et la mouture sera mauvaise.

 

Ce que Satan insuffle consiste soit à réfléchir aux conséquences de choses passées si elles ne s’étaient pas produites ainsi, soit aux conséquences de choses inexistantes si elles s’étaient effectivement produites, soit aux différentes sortes de turpitudes et de choses illicites, soit à des choses imaginaires et irréelles, soit à des faussetés, soit à des choses qu’il est impossible de concevoir car faisant partie de la science de l’invisible.

 

Satan insuffle donc de telles pensées qui n’ont ni conclusion ni fin et il en occupera ton esprit et tes pensées.

 

Pour pallier cela, il convient d’occuper son esprit en terme de science et de conception théorique par ce que tu dois savoir concernant l’unicité d’Allâh et ses implications, la mort et ce qui s’ensuit jusqu’à l’entrée au paradis ou en enfer, les vices entachant les œuvres et comment s’en préserver.

 

En termes de volonté et de détermination, tu dois occuper ton esprit par le fait de ne vouloir que ce qui peut être bénéfique, et tu dois délaisser toute volonté menant à ce qui peut t’être néfaste.

 

Les sages affirment d’ailleurs que le fait de vouloir trahir, s’en occuper l’esprit et le cœur, est plus néfaste que la trahison elle même, surtout si le cœur se vide de cette volonté après l’avoir accomplie.

 

Ainsi, désirer trahir occupe le cœur, le remplit et en devient le souci et la préoccupation principal.

 

Pour illustrer cette vérité, il suffit d’observer un roi parmi les hommes : Supposons que parmi sa garde rapprochée et ses confidents, se trouve une personne qui désire le trahir, dont le cœur et les pensées sont pleinement occupés par cette idée, mais qui malgré tout continue à le servir et à obéir à son bon vouloir.

 

Si le roi découvre ses pensés secrètes et ses désirs cachés, sa colère et son courroux s’abattront sur lui et il le punira en conséquence.

 

Ce traitre en puissance lui sera plus détestable encore qu’un homme éloigné qui aurait commis quelque crimes, alors que son cœur et son for intérieur restent fidèles au roi, et ne contiennent aucune envie, aucun désir ou souci de le trahir.

 

Le premier aura délaissé son acte de trahison car incapable de le commettre, et parce qu’il était occupé à servir le roi, alors que son cœur était rempli du désir de le trahir.

 

Quant au second, bien qu’il ait commis un crime, il l’a fait le cœur répugnant à trahir son roi, vide de toute préméditation ou détermination.

 

La situation de ce dernier est donc meilleur et plus enviable que celle du premier.

 

Pour résumer, nous dirons que le cœur ne se vide jamais des pensées concernant soit les obligations de l’au delà et ses avantages, soit les intérêts et les nécessités de la vie d’ici bas, soit les obsessions, les chimères et les suppositions.

 

Nous avons d’ailleurs mentionné plus haut que l’âme est comparable à une meule qui ne cesse de moudre ce que l’on y dépose.

 

S’il s’agit de grains, elle le moudra.

 

S’il s’agit de bris de verre, de cailloux et de crottins, elle le moudra.

 

Allâh سبحانه est le propriétaire de cette meule.

 

Il en est le possesseur et le gestionnaire.

 

Il y a ainsi posté un ange qui y dépose ce qui lui sera bénéfique et qu’elle moudra donc.

 

Mais il y a aussi placé un démon qui y dépose ce qui lui sera néfaste, mais qu’elle moudra malgré tout.

 

L’ange et le démon monopolisent ainsi la meule à tour de rôle.

 

Le grain déposé par l’ange est une promesse de bien et une reconnaissance de vérité.

 

Quant au grain déposé par le démon, il s’agit d’une menace maléfique et une négation de la vérité.

 

La mouture dépendra donc du type de grain.

 

Or le démon ne peut déposer son mauvais grain que s’il voit que la meule est vide de tout bon grain, et que le meunier l’a délaissée et s’en est détournée.

 

Ce n’est qu’à ce moment qu’il pourra déposer son mauvais grain.

 

En bref, si le responsable de la meule la délaisse, ne l’entretient pas et n’y dépose pas du bon grain, le démon verra là une occasion d’y semer le désordre en lui faisant moudre le mauvais grain qu’il possède.

 

Pour entretenir cette meule, il faut t’occuper de ce qui te concerne, car le désordre s’y installera dès lors que tu t’occuperas de ce qui ne te concerne pas.

 

Et quelle belle parole que celle de ce sage qui a dit :

 

"Après avoir constaté que l’ensemble des provisions étaient voué à la putréfaction et à l’anéantissement, je me suis tourné vers Celui que tout être doué d’intelligence reconnaît être la meilleure des provisions, le meilleur des gains et le plus rentable des commerces."

 

Et c’est d’Allâh que nous cherchons l’aide.

 

Kitab al Fawa'id 
Publié par
3ilmchar3i.net

 

فإذا دفعت الخاطر الوارد عليك اندفع عنك ما بعده ، وإن قبلته صار فكرا جوالأ، فاستخدم الارادة ، فتساعدت هي والفكر على استخدام الجوارج؛ فإن تعذر استخدامها رجعا إلى القلب بالمنى والشهوة وتوجهه إلى جهة المراد
ومن المعلوم أن إصلاج الخواطر أسهل من إصلاج الأفكار، وإصلاح الأفكار أسهل من إصلاج الارادات ، وإصلاج الارادات أسهل من تدارك فساد العمل ، وتداركه أسهل من قطع العوائد
فأنفع الدواء أن تشغل نفسك بالفكر فيما يعنيك دون مالا يعنيك؛ فالفكر فيما لا يعني باب كل شر، ومن فكر فيما لا يعنيه فاته ما يعنيه، واشتغل عن أنفع الأشياء له بما لا منفعة له فيه
فالفكر والخواطر والارادة والهمة أحق شيء بإصلاحه من نفسك؛ فإن هذه خاصتك وحقيقتك التي تبتعد بها أو تقرب من إلهك ومعبودك الذي لا سعادة لك إلا في قربه ورضاه عنك ، وكل الشقاء في بعدك عنه
وسخطه عليك
ومن كان في خواطره ومجالات فكره دنيئا خسي!ا لم يكن في سائر أمره ا لا كذلك وإياك أن تمكن الشيطان من بيت أفكارك وإرادتك ؛ فإنه يفسدها عليك فسادا يصعب تداركه ، ويلقي إليك أنواع الوساوس والأفكار المضرة ، ويحول بينك وبين الفكر فيما ينفعك ، وأنت الذي أعنته على نفسك بتمكينه من قلبك وخواطرك فملكها عليك ؛ فمثالك معه مثال
صاحب رخى يطحن فيها جيد الحبوب ، فأتاه شخص معه حمل تراب وبعر وفحم وغثاء ليطحنه في طاحونه ؛ فإن طرده ولم يمكنه من إلقاء مأ معه في الطاحون استمر على طحن ما ينفعه ، وإن مكنه من إلقاء ذلك في الطاحون أفسد ما فيها من الحب وخرج الطحين كله فاسدا
والذي يلقيه الشيطان في النفس لا يخرج عن الفكر فيما كان ودخل في الوجود لو كان على خلاف ذلك ، وفيما لم يكن لو كان كيف كان يكون ، أو فيما لم يملك الفكر فيه من أنواع الفواحش والحرام ، أو في خيالات وهمية لا حقيقة لها، إما في باطل ، أو فيما لا سبيل إلى إدراكه من أنواع ما طوي عنه علمه ، فيلقيه في تلك الخواطر التي لا يبلغ منها غاية ولا يقف منها على نهاية ، فيجعل ذلك مجال فكره ومسرح وهمه
وجماع إصلاح ذلك : أن تشغل فكرك في باب العلوم والتصورات بمعرفة ما يلزمك من التوحيد وحقوقه ، وفي الموت وما بعده إلى دخول الجنة والنار ، وفي افات الأعمال وطرق التحرز منها . وفي باب الإرادات والعزوم أن تشغل نفسك بإرادة ما ينفعك إرادته ، وطرح إرادة ما يضزك إرادته
وعند العارفين أن تمني الخيانة وإشغال الفكر والقلب ] 291 ب[ بها أضر على القلب من نفس الخيانة ، ولا سيما إذا فرغ قلبه منها بعد مباشرتها ؛ فإن تمنيها يشغل القلب بها ويملؤه منها ويجعلها همه ومراده
وأنت تجد في الشاهد : الملك من البشر إذا كان في بعض حاشيته وخدمه من هو متمن لخيانته مشغول القلب والفكر بها ممتلىء منها، وهو مع ذلك في خدمته وقضاء أشغاله ؛ فإذا اطلع على سره وقصده مقته
غاية المقت ، وأبغضه ، وقابله بما يستحقه ، وكان أبغض إليه من رجل بعيد عنه جنى بعض الجنايات وقلبه وسره مع الملك غير منطو على تمني الخيانة ومحبتها والحرص عليها ؛ فالأول يتركها عجزا واشتغالا بما هو فيه وقلبه ممتلىء بها، والثاني يفعلها وقلبه كاره لها ليس فيه إضمار الخيانة ولا الاصرار عليها ؛ فهذا أحسن حالا وأسلم عاقبة من الأول
وبالجملة فالقلب لا يخلو قط من الفكر: إما في واجب اخرته ومصالحها ، وإما في مصالح دنياه ومعاشه ، وإما في الوساوس والأماني الباطلة والمقذرات المفروضة
وقد تقذم أن النفس مثلها كمثل الرحى تدور بما يلقى فيها؛ فإن ألقيت فيها حبا دارت به ، وإن ألقيت فيها زجاجا وحصى وبعرا دارت به ، والله سبحانه هو قيم تلك الرحى ومالكها ومصرفها، وقد أقام لها ملكا يلقي فيها ما ينفعها فتدور به ، وشيطانا يلقي فيها ما يضرها فتدور به ؛ فالملك يلم بها مرة والشيطان يلم بها مرة ؛ فالحب الذي يلقيه الملك إيعاد بالخير وتصديق بالوعد، والحب الذي يلقيه الشيطان إيعاد بالشر وتكذيب بالوعد ، والطحين على قدر الحب ، وصاحب الحمث المضر لا يتمكن من إلقائه إلا إذا وجد الرحى فارغة من الحب النافع ، وقيمها قد أهملها وأعرض عنها ؛ فحينئذ يبادر إلى إلقاء ما معه فيها
وبالجملة فقيم الرحى إذا تخلى عنها وعن إصلاحها وإلقاء الحب النافع فيها وجد العدو السبيل إلى إفسادها وإدارتها بما معه
257 وأصل صلاح هذه الرحى بالاشتغال بما يعنيك ، وفسادها كله في
الاشتغال بما لا يعنيك
وما أحسن ما قال بعض العقلاء

لما وجدت أنواع الذخائر منصوبة غرضا للمتالف ، ورأيت الزوال حاكما عليها مدركا لها؛ انصرفت عن جميعها إلى ما لا ينازع فيه ذو الحجا أنه أنفع الذخائر وأفضل المكاسب وأربح المتاجر

والله المستعان

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié dans Rappels - تذكر

Partager cet article

Que répondre à celui qui te dit : «Untel te passe le salam» ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Que répondre à celui qui te dit : «Untel te passe le salam» ?

Abu Dawud rapporte dans ses Sunanes au chapitre : « Lorsqu’un homme te dit : "Untel te Salut " » 

 

Le Hadith n°5231 déclaré Hassan par Shaikh Al Albani. :

 

" Un homme vint au prophète sallallahou 'alaihi wa sallam et lui dit : " Mon père te passe le Salam "

 

Le messager d'Allah sallallahou 'alaihi wa sallam répondit :

 

عليك و على أبيك السلام

 (Que la paix soit sur toi et ton père)

Allayka Wa ‘Ala Abika As-salam

 

fds

- Les savants ont donc déduit de ce hadith, le fait qu'il est recommandé lorsque quelqu’un t'annonce qu'une autre personne te Salut de répondre en saluant ces deux personnes.

 

- Ibn Hajar mentionne [dans Fath Al Bari vol 11 p 41] :

 

« On tire de ce hadith le fait qu’il est recommandé de répondre en saluant le Transmetteur ».

 

- Ibn l-Qayim mentionne [dans Zad Al Mi’ad vol 2 p 437] : 

 

« Il était de l’habitude du messager d’Allah lorsqu’une personne lui annoncait le Salam de la part de quelqu’un d’autre, de répondre en saluant le transmetteur ainsi que celui qui nous Salut»

 

- Sheikh Abdul Muhssine Al Abbad [Sharh Sunane Abi Dawud K7 370 1 h 05 min ]:

 

« Ce hadith démontre que lorsqu’une personne t’annonce le Salam de la part d’une autre, on répond en disant : «Que la paix sois sur toi et sur lui A(llayka wa ‘Allayhi salam).»

 

- Et il est tout a fait permis et suffisant de répondre uniquement par :

 

« Que la paix sois sur lui» (Allayhi salam) cependant répondre en saluant ces deux personnes est préférable.»

 

Et ceci fut aussi rapporté et mise en pratique par deux épouses du prophète sallallahou 'alaihi wa sallam :

 

Khadija

 

Anas rapporte que Djibril vint au messager d’Allah et Khadidja était à ses cotés.

Le messager d’Allah dit alors à Khadidja : « Allah te Salut ! »,

elle répondit : « Allah est As-Salam, et que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi et Djibril »

 [Hadith rapporté par Al Hakim Vol 4 p 175, par An-nassâi dans al Kubra n°10134]

 

Ibn Hajar a dit dans Fath Al Bari Vol 4 p 127 :

 

« On tire comme bénéfice de ce hadith, le fait de répondre en saluant le transmetteur et celui qui nous Salut. »

 

Aicha

 

Aicha rapporte que le messager d’Allah sallallahou 'alaihi wa sallam lui a dit :

« Oh Aîcha voici Djibril qui te passe le Salam ».

Elle répondit : « Que la paix, la bénédiction d’Allah et sa miséricorde soient sur lui ».

[Hadith rapporté par Boukhari n°3217 et Muslim n°2447]

 

Cependant il y a un ajout dans le Musnad de l’Imam Ahmad Vol 6 P 117 qui est :

 

« Que la paix, la bénédiction d’Allah et sa miséricorde soient sur toi et sur lui »

 

A propos de cet ajout Sheikh Al Albani a dit dans sa correction de Adab Al Mufrad de l’Imam Al Boukhari:

 

« Et cet ajout dans ce Hadith est très important».

Partager cet article

Une dot incroyable d'1 riyal ! (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Une dot incroyable d'1 riyal ! (audio-vidéo)

Je vais vous parler d'un homme qui m'a appelé pour que je lui fasse l'acte de mariage de sa fille.

 

Lorsque j'ai fini le discours connu de la circonstance, c'est-à-dire : "Les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons et nous implorons Son aide..."

 

J'ai dit au tuteur de la femme : "Vas-y ! Marie ta fille." (ndt : ou dis la formule qui sert à la marier).

 

Alors il a dit : "Je te marie ma fille unetelle... pour une dot dont le montant est 1 riyal."

 

Avez-vous entendu ce qu'il a dit ou non ?

 

Il a dit : "1 riyal !" (ndt : moins d'1 euro)

 

Je lui ai dit : "Ceci est faux ! La dot n'est pas ce que tu reçois maintenant, mais ce qui t'a été envoyé comme des bijoux en or etc..."

 

Alors il m'a juré qu'il n'a voulu prendre que ce riyal !

 

Puis il a dit : "Je ne marie pas ma fille pour l'argent, mais je marie ma fille à un homme !

Et si la lui offrir m'était pas illicite, je la lui aurais offerte sans rien prendre."

 

Ce sont des gens comme cet homme qu'il faut encourager ; Et je ne crois pas que son exemple soit unique dans notre oummah...

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les tristesses des malades

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les tristesses des malades

Serviteurs d’Allah !

 

Craignez Allah car la crainte d’Allah fait partie des meilleures actions. 

 

Ô vous les musulmans ! 

 

Ce monde est une demeure d’actions et d’épreuves, le serviteur n’échappe pas dans ce monde à une maladie qui trouble l’ordre de sa vie ou qui affaiblie sa force et sa situation.

 

Et l’épreuve est un bienfait, de même que la maladie et la difficulté est une bonne nouvelle ; notre Seigneur (qu'il soit glorifié) fait miséricorde avec l’épreuve (le malheur) et il éprouve avec les bienfaits, et l’amertume de ce monde pour le croyant est la douceur de l’autre monde.

 

Combien de bienfaits, s’ils étaient donnés au serviteur, seraient une maladie pour lui !

 

Et combien de personnes n’ont pas de bienfaits, et cela est une guérison pour eux (traduction rapprochée) :

 

{Et peut-être détestez-vous une chose qui est mieux pour vous, et peut-être aimez-vous une chose qui est mauvaise pour vous ; et Allah sait et vous ne savez pas}. 

 

Le malheur (l’épreuve) est la preuve de l’amour et le chemin du Paradis, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(La grandeur de la récompense dépend de la grandeur de l’épreuve, et quand Allah aime un peuple, il les éprouve ; celui qui est satisfait de l’épreuve d’Allah, Allah sera alors satisfait de lui, et celui qui se met en colère, Allah sera en colère contre lui) rapporté par Tirmidhi. 

 

La bonne santé est parmi les meilleurs bienfaits d’Allah envers ses serviteurs et parmi les meilleurs dons :

 

(Il y a deux bienfaits que beaucoup de gens n’ont pas : la bonne santé et le temps libre) rapporté par Al-Boukhari. 

 

Et elle est la première chose à propos de laquelle le serviteur sera interrogé dans l’autre monde ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(Le premier bienfait à propos duquel le serviteur sera interrogé le jour du jugement, sera qu’on lui dira : « Ne t’avons-Nous pas donné un corps en bonne santé et abreuvé de l’eau froide ?) Rapporté par Tirmidhi. 

 

Parmi les épreuves les plus difficiles, le fait que la bonne santé disparaisse ou d’être malade ; et les meilleurs créatures (que le salut et la paix soient sur eux) furent éprouvés par la maladie ; Ibn Mass’oud (qu'Allah soit satisfait de lui) entra dans la chambre du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors qu'il souffrait ; il dit : 

 

« Ô messager d’Allah ! Tu souffres beaucoup». 

 Il répondit : « Oui ! Je souffre la même souffrance que deux hommes parmi vous » rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

 

De même que la maladie avait atteint le prophète Ayoub (que la paix soit sur lui) pendant plusieurs années. 

 

Avec la maladie, Allah élève les degrés et pardonne les péchés : 

 

(Allah pardonne les péchés de tout musulman qui est atteint par la maladie ou autre, comme l’arbre perd ses feuilles (en automne)) rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

 

On écrit pour le malade les bonnes actions surrérogatoires qu'il accomplissait lorsqu’il était en bonne santé. Pendant la maladie, la personne augmente ses demandes adressées à Allah et elle s’en remet à Allah complètement.

 

La foi du croyant et sa confiance en son Seigneur augmentent lorsqu’il est malade, de même qu'il pense du bien de son Seigneur, et ceci est une guérison pour les maladies comme l’orgueil, la prétention, la distraction (l’absence d’esprit) et la vanité. 

 

La création de l’homme est un signe d’Allah pour les docteurs (traduction rapprochée) : 

 

{Et en vous-mêmes, ne voyez-vous point}. 

 

Donc, le docteur doit considérer son travail comme étant une adoration, en réfléchissant aux bienfaits d’Allah pour qu'il soit proche de lui, et il doit aussi appeler les gens vers cette religion. 

 

Ô vous les musulmans ! 

 

Allah est le seul qui puisse guérir et repousser les malheurs ; les invocations, le docteur et le médicament ne sont que des causes avec lesquelles Allah facilite la guérison ; donc, utilisez les causes de la guérison, prenez des médicaments licites, et ne vous dirigez pas complètement vers le docteur car il ne peut faire du bien, ni du mal ; ayez confiance en votre Seigneur, et remettez-vous à lui car les choses ne sont utiles et nuisibles que par sa volonté (traduction rapprochée) : 

 

{Et lorsque je suis malade, c’est lui qui me guérit}. 

 

Dirigez-vous vers lui car les médicaments ne sont pas tous bénéfiques. 

 

Et sachez que si toute la communauté se rassemblait pour vous faire du bien, ils ne pourraient vous faire du bien que selon ce qu’Allah vous a déjà écrit ; et s’ils se rassemblaient pour vous faire du mal, ils ne pourraient vous faire du mal que selon ce qu’Allah a déjà écrit contre vous. 

 

Le médicament le plus bénéfique est la pleine confiance en Allah, se diriger vers lui et penser du bien de lui.

 

Les invocations provenant du Coran et de la Sounnah sont les causes les plus utiles pour faire disparaître les maladies ; de même que les demandes adressées à Allah avec un cœur soumis, un rabaissement sincère devant Allah, et une certitude complète.

 

Augmenter les aumônes fait aussi partie des meilleurs médicaments ; et dans ce monde, il y a des médicaments d’une médecine certaine et divine provenant de la révélation et de la lumière de la prophétie, comme la datte “Ajwa” de Médine qui est une protection contre le poison et la sorcellerie, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(Quiconque mange chaque matin sept dattes “Ajwa”, ne sera pas atteint par le poison et la sorcellerie) rapporté par Mouslim. 

 

L’eau est un médicament contre la fièvre : 

 

(La fièvre provient de la chaleur de l’enfer, refroidissez-la donc avec l’eau) rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

 

Et le miel, aucune chose ne fut créée pour nous qui soit comparable au miel ; Al-Hijaama (la saignée) est parmi les meilleurs médicaments, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(Le meilleur remède que vous puissiez utiliser, est Al-Hijaama (la saignée)) rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

 

Et la graine noire (Al-Habbat As-Saoudah) est un médicament contre toutes les maladies, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(Utilisez cette graine noire, car elle est le remède contre toutes les maladies, sauf la mort) rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

 

Mais certaines maladies ne peuvent être soignées qu’avec le Coran et les invocations provenant de la Sounnah comme la sorcellerie, pour faire sortir les djinns du corps et pour annuler l’effet du mauvais œil (provenant de la jalousie). 

 

Et pour les musulmans, il y a une eau bénie qui est la meilleure des eaux, la plus honorée, elle jaillit d’une terre bénie à l’endroit de la maison sacrée d’Allah, c’est l’eau de Zamzam ; elle est une nourriture pour celui qui a faim et un remède contre les maladies.

 

Mais ces médicaments provenant de la Sounnah n’ont de l’effet que sur ceux qui les acceptent et ont la certitude qu’ils renferment la guérison. 

 

Et les actions doivent être accomplies sincèrement pour Allah pour qu’elles soient acceptées ; avec la sincérité, les actions minimes seront bénies. 

 

Le docteur musulman doit rechercher la science pour rendre service aux musulmans, tout en respectant les lois de la législation islamique.

 

Le docteur doit aussi garder les secrets des malades ; il doit être compatissant et avoir de la miséricorde pour eux, car ils lui ont divulgué leurs secrets et leurs plaintes après qu’ils se sont plaints à Allah. 

 

Le malade doit demander beaucoup à Allah de lui pardonner ses péchés car avec le pardon, les maladies disparaissent et leurs effets diminuent (traduction rapprochée) : 

 

{« O mon peuple ! Implorez l’absolution de votre Seigneur puis revenez à Lui. Il ouvrira alors sur vous les vannes du ciel en flots abondants et vous ajoutera force à votre force. Et ne me tournez pas le dos pour rester criminels}. 

 

Ô vous les musulmans ! 

 

Les péchés ferment les portes de la science, et l’Islam a interdit à l’homme de rester seul avec une femme dans un endroit, que ce soit pour connaître la maladie ou autre ; et le musulman doit mettre en pratique la religion dans tous les lieux ; le mélange entre les hommes et les femmes qui travaillent dans les hôpitaux affaiblit l’acquisition de la science et enlève la bénédiction du traitement, et c’est la cause de l’éloignement d’Allah et de l’arrivée des maladies, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

 

(Je n’ai pas laissé après moi une tentation plus dangereuse pour les hommes que les femmes). 

 

En obéissant à Allah, les connaissances augmentent, les âmes s’élèvent et les actions sont accomplies à la perfection. Les malades et les médecins doivent être les gens les plus proches d’Allah pour que les tourments disparaissent ; et lorsque les difficultés augmentent, Allah seul peut les dissiper ; et l’éloignement d’Allah dans l’aisance, ainsi que lui désobéir pendant les moments difficiles sont les causes du malheur. 

 

Ô vous les musulmans ! 

 

La patience et la satisfaction à propos de ce qui a été écrit par Allah fait partie de la fermeté et de la perfection ; donc, sois satisfait de ce qui t’a été écrit, ô toi qui es malade !

 

Tu seras ainsi parmi ceux qui adorent Allah le mieux ; patientes par obéissance d’Allah et non comme celui qui est désespéré, car la récompense de la patience est bonne.

 

La patience et l’endurance dépendent de la grandeur de la foi, et la patience est mieux pour ceux qui patientent (traduction rapprochée) : 

 

{Et si vous patientez, cela est mieux pour ceux qui patientent}. 

 

Celui qui patiente et est satisfait, Allah lui réserve une récompense beaucoup plus grande que ce qu'il a perdu ; et rappelles-toi qu'il ne t’a éprouvé que pour te purifier et élever tes degrés, et aussi que les bienfaits qu'il t’a donnés sont beaucoup plus nombreux que ce qu'il a pris.

 

Ourwa ibn Zoubéir perdit son fils, il dit alors : 

-« Si tu as éprouvé, tu as aussi donné la bonne santé (préservé) ; et si tu as pris, tu as aussi laissé ». 

 

De plus, le désespoir ne repousse pas la maladie, mais il l’augmente ; si tu es atteint d’une maladie, loue Allah que tu ne sois pas atteint de plusieurs maladies ; adresses des demandes à Allah alors que tu es seul et n’oublie pas l’invocation d’Allah pour le remercier pour ce qu'il t’a donné et pour patienter pendant les épreuves, car il n’y a rien de plus détestable que la personne accomplisse de bonnes actions pendant les épreuves, puis elle accomplit de mauvaises actions dans l’aisance.

 

Et lorsque la guérison approche et que tu es content que l’épreuve s’en aille, tu dois reconnaître alors le bienfait de la bonne santé, de même que la générosité de celui qui l’a donne ; reste toujours accroché à la religion d’Allah, reconnais Allah dans l’aisance, il te connaîtra dans la difficulté ; repens-toi sincèrement à Allah et réfléchis aux événements.

 

Fais attention aux pièges du diable en ayant une mauvaise pensée à propos d’Allah ou en étant en colère ou désespéré à cause de ce qui t’a été écrit (de ce qui t’arrive), car il est (qu'il soit glorifié) Le Très Miséricordieux envers ses créatures, Le Compatissant envers ses serviteurs, et celui qui repousse les malheurs et écoute les plaintes. 

 

Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit :

 

(traduction rapprochée)

 

{Si Allah te touche d’une mauvaise chose, nul autre que Lui ne peut la dissiper et s’il te touche d’une bonne, il est capable de toute chose}.

 

Deuxième sermon 

 

Ô vous les musulmans ! 

 

La chose avec laquelle le malade peut soigner ses maladies, est la pureté et la piété de son cœur, et le raffermissement de son âme en s’en remettant à Allah et en ayant confiance en lui, en se rabaissant devant lui, en faisant l’aumône, en lui adressant des demandes, en se repentant et en demandant pardon, en étant bienfaisant envers les créatures, en secourant l’opprimé, et en aidant celui qui est dans les difficultés à les dissiper. 

 

Ibn Al-Quayyim a dit : 

 

« Qu’Allah fasse miséricorde à ces médicaments (provenant du Coran et de la Sounnah) ! Les communautés avec leurs différentes religions les ont tous essayés ; et ils ont trouvé en ces médicaments des effets concernant la guérison, que la science des docteurs n’a pas encore trouvé »

 

il a dit aussi : 

 

« Et nous avons essayé, ainsi que d’autres personnes, ces choses ; et nous avons vu qu’elles ont des effets que les autres médicaments n’ont pas ».

 

copié de alharamainsermons.org

 

Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

Partager cet article

Les brèches par lesquelles satan s'introduit

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les brèches par lesquelles satan s'introduit

Toute personne raisonnable sait que Satan ne peut parvenir à elle si ce n'est par trois brèches :

 

- La première

 

Le surplus et le gaspillage, qui consiste à se procurer plus de choses que le strict nécessaire.

 

Il restera alors un surplus, qui est la part de Satan et la brèche par laquelle il s'introduit jusqu'atteindre le cœur.

 

Comment colmater cette brèche ?

 

En évitant d'accorder à son âme ce qu'elle désire en totalité, qu'il s'agisse de nourriture, de sommeil, de plaisir ou de repos.

 

En fermant cette porte, tu t'assureras que l'ennemi ne pourra s'y introduire.

 

- La seconde

 

L’insouciance.

 

En effet, celui qui mentionne Allah (soubhânahou wa ta`âla) est protégé par la citadelle du rappel d'Allah.

 

Lorsqu'il sombre dans l'insouciance, le serviteur ouvre une porte de la citadelle par laquelle l'ennemi s'introduira.

 

Il deviendra alors très difficile de l'en faire sortir.

 

- La troisième

 

S'occuper de ce qui ne la regarde pas, de tout point de vue.

 

Les Méditations - Ibn Al-Qayyim - Tawbah Pages : 95

Retranscription : bint 'Amar

copié de rappel01.fr

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article