La lettre noun "ن" et la définition de la foi (vidéo)

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La lettre noun "ن" et la définition de la foi (vidéo)

 

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

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Etendre ses jambes face au coran

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Etendre ses jambes face au coran
Question :
 
Est-il permis de mettre ses pieds devant les livres du Coran et se mettre dos aux livres de Coran ?
 
Réponse :
 
S'il veut par là mépriser le Coran, il ne lui est pas permis d'étendre ses jambes face aux livres de Coran, mais s'il est éloigné et qu'il a besoin de faire cela ou qu'il oublie, il n'y a pas de mal.

Par contre s'il est proche, le mieux est de ne pas étendre ses jambes devant le livre du Coran, si le but n'est pas le mépris, cette question est vague, surtout s'il est éloigné des livres du Coran.
 
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Le regard de la femme sur les hommes

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Le regard de la femme sur les hommes
Question : 
 
Quel est l'avis de l'islam sur le regard que porte une femme sur un homme directement dans la rue ou à travers la télévision ?
 
Réponse : 
 
Le regard de la femme à l'homme rentre forcément dans l'un des deux cas suivants, que ce soit à la télévision ou ailleurs :
 
Un regard avec désir et jouissance.
 
Cela est interdit en raison de la tentation et du mal qu'il comporte.
 
- Un simple regard sans désir ni plaisir.
 
Selon l'avis le plus correct des savants, il n'y a aucun mal en ce regard.
Il est permis, car il est rapporté dans les deux Sahîh que cÂ'ïsha, qu'Allah l'agrée, regardait les Abyssins jouer dans la mosquée, et le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, lui-même la couvrait tout en approuvant ce qu'elle faisait (1).

En plus, les femmes marchent dans les magasins et peuvent voir les hommes même si elles sont voilées.

La femme peut donc voir l'homme, même si lui ne la voit pas, mais à condition qu'il n'y ait pas de désir ni tentation.

S'il y a désir ou tentation, le regard est alors interdit que ce soit à travers la télévision ou autrement.

(1) Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre des deux Aïd (n°950), et par Muslim dans le chapitre de la prière de l'Aïd (n°892).

 

Fatâwâ al-Mar'a (Fatwas concernant les femmes), page 43.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant

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Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant
Al-Faqîh [as-Samarqandî] Abû al-Layth (rahimahullâh) a dit [...] Abû Hurayra (radhiallâhu 'anhu) a dit que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
 
Le père doit à l'égard de son enfant trois devoirs :
 
- Lui choisir un bon nom
- Lui enseigner le Livre [al-Qor'ân] dès qu'il atteint l'âge de raison
- Le marier dès qu'il atteint l'âge de la puberté. [1] 

 

Il est rapporté qu'un homme est venu à 'Oumar (radhiallâhu 'anhu) avec son fils et lui dit :

C'est mon fils et il est ingrat avec moi.
'Oumar (radhiallâhu 'anhu) dit au fils :
« Ne crains-tu pas Allâh avec cette ingratitude à l'égard de ton père ? Le père a un droit comme cela, et un droit comme cela. »
L'enfant répondit :
« Ô Prince des croyants ! L'enfant n'a t-il pas de droit sur son père ? »
Il ['Oumar] répondit :
« Oui. Il a sur son père le droit de choisir sa mère qui doit être digne d'éloges, cela veut dire, de ne pas se marier avec une femme infâme afin que l'enfant ne soit pas déconsidéré dû à cette femme. »
Et il dit encore :
« Lui choisir un bon prénom et lui enseigner le Livre [al-Qor'ân]. »
Et le fils de répondre :
« Par Allâh ! Il n'a pas choisit [une bonne] mère, certes elle n'est qu'une esclave parmi les « Sind » [sindiyah] qu'il a acheté pour 400 dirhâms, il ne m'a pas donné un beau prénom, car il m'a appelé « Djou'alân » qui indique le « scarabée », et il ne m'a pas enseigné un seul verset du Livre d'Allâh. »
Alors 'Oumar (radhiallâhu 'anhu) se tourna vers le père et lui dit :
« Tu dis : Mon fils est ingrat à mon égard, alors que c'est toi qui a été ingrat avant qu'il le soit ! Repart. »

Al-Faqîh (rahimahullâh) a dit :

J'ai entendu mon père raconter de Abû Hafs al-Iskandarânî, qui était parmi les savants de Samarqand, qu'un homme vint à lui et lui dit :
« Mon fils m'a battu et il m'a fait mal. »
Il dit : « Subhâna-LLâh ! L'enfant qui bat son père ? »
L'homme de répondre : « Oui, il m'a battu et m'a fait mal. »
Il [Abû Hafs] lui dit : « Est-ce que tu lui as enseigné la politesse [al-Adab] et la science ? »
L'homme lui dit : « Non. »
Il lui demanda encore : « Et est-ce que tu lui as enseigné le Qor'ân ? »
L'homme lui dit : « Non »
Il [Abû Hafs] lui dit : « Que fait-il dans sa vie ? »
Il répondit : « L'agriculture »
Il lui dit : « Mais sais-tu pourquoi est-ce qu'il t'a battu ? »
Il lui répondit : « Non ».
Et c'est là [que Abû Hafs] lui dit : « Il se peut alors qu'il soit sortit un matin cultiver ses champs, assis sur son âne, ses bœufs tenus entre ses mains et les chiens derrière lui, lui qui ne connaît pas le Qor'ân, et que tu te sois opposé à lui à ce moment, et qu'il t'es prit pour une vache, et c'est la raison pour laquelle il t'a battu, tu devrais certes remercier Allâh qu'il ne t'ait pas brisé la tête ! »

Selon Thâbit al-Banânî (rahimahullâh) a dit : 
 
Il est rapporté qu'un homme battait son père à un endroit sensible,
on lui a dit : « Pourquoi le frappes-tu à cet endroit ? »
Et le père répondit : « Eloignez-vous de lui, car moi-même je battais mon père à ce même endroit, ainsi j'ai eu l'épreuve d'être battu par mon fils au même endroit, c'est pour cela qu'il n'a pas de reproche. »

Certains sages [Hukamâ] ont dit :  
« Celui qui désobéit à ses pères et mères, ne sera pas content de ses enfants, celui qui ne demande pas conseil à autrui, arrivera difficilement à ses objectifs, et celui qui n'arrivera à rien, sa joie de vivre se dispersera. »
 
Il est rapporté de Ach-Cha'bî que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 
 
« Qu'Allâh accorde la miséricorde à un père qui a aidé son fils à lui être obligeant. » [2] 
 
Cela veut dire : qui ne lui commande pas de faire des choses qui pourrait le pousser à lui désobéir.
 
Il est rapporté qu'un des vertueux [as-Salihîn] n'ordonnait pas de chose à son fils ; et lorsqu'il fut interrogé sur cela, il répondit :
« Je crains pour mon fils, que si je lui ordonne de faire quelque chose, qu'il me désobéisse, et que pour cela il méritera le feu, or moi je ne brûle pas mon fils dans le feu. »
 
Et il est rapporté de Khalaf Ibn Ayoûb un récit identique.
 
Al-Fudhayl Ibn 'Iyâdh (rahimahullâhu ta'âla) a dit :

La parfaite bonté se situe dans :
 
- la piété envers les parents
- le maintien des liens de parenté
- le fait d'honorer ses frères
- le bon comportement avec sa famille, ses enfants et ses serviteurs
- l'acquisition de sa religion
- la bonne acquisition de son argent
- le fait de dépenser [cet argent] avec bienfaisance
- le fait de retenir sa langue
- le fait de se tenir chez soi, ce qui veut dire, de marquer de l'intérêt pour son travail tout en évitant l'assise avec des gens qui manque de réserve [Ahl al-Fadhoûl]
Il est rapporté que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

Quatre choses font partie de ce qui constitue le bonheur d'une personne :
 
- Une femme vertueuse
- Un enfant obligeant
- Un compagnon vertueux
- Acquérir ce qui constitue sa subsistance dans son pays.
[3]
 
[...]
 
Il est rapporté d'après Abî Hurayra (radhiallâhu 'anhu) que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 
 
« Lorsque l'adorateur [d'Allâh] meurt, son action s'interrompe excepté trois choses : une aumône courante, ou une science utile, ou un enfant vertueux qui implore le bien pour lui. » [4][5]

[1] Rapporté par al-Asbahânî dans « al-Targhîb wal-Tarhîb » - Hadîth très faible. Voir du SHeikh al-Albânî « Dha'îf al-Djâmi' -n°2734 »
[2] Hadîth faible - Voir du SHeikh al-Albânî « Dha'îf al-Djâmi' - n°3118 » et « as-Silsila adh-Dha'îfa - n°1946 » Et la vérification de ce hadîth par al-Hâfidh al-'Irâqî dans « al-Ihyâ » qui le considère d'une chaîne de transmission faible
[3] Hadîth très faible - Voir du SHeikh al-Albânî « as-Silsila adh-Dha'îfa - n°759 »
[4] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud - n°2504 »
[5] Kitâb « Tanbiyyah ul-Ghâfilîn » de L'Imâm as-Samarqandî, p.130-132

 

copié de al-bayan.fr

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Regarde celui qui est au dessus de toi

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Regarde celui qui est au dessus de toi
Ibn Hazam Al-Andalusi (rahima-hullaah) mentionne : 
 
"Quand tu te compares avec d'autres dans les questions de richesse, de position et de santé, tu dois regarder les gens qui sont moins favorisés que toi. 
 
Quand tu te compares avec d'autres dans les questions de religion, de connaissance et de vertu, regarde ceux qui sont meilleurs que toi".
 
al-Akhlaaq was-Siyar - Ibn Hazam al-Andalusi
Traduit de l'anglais par Oum 'Ikrima 
 
Imam 'Ali Ibn Hazam Al-Andalusy -  الإمام علي ابن حزم الأندلسي

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Des femmes illustres !

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Des femmes illustres !

Ô Musulmans !

 
La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Coran furent révélés pour faire leur éloge, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : (traduction rapprochée)
 
{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses} [Les coalisés : 32].

Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah la fille de Khouwaïlid (qu'Allah soit satisfait d'elle).

Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure".

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste (qu'Allah prie sur lui et le salue), il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis.

Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le cœur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir).
Elle le reçu alors avec un cœur ferme et lui dit :
-"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais".
 
L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.
Ibn Kathir a dit :

"Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".

Les difficultés s'aggravèrent pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) au début de sa mission, et le tort qu'on lui causait augmenta, elle était alors pour lui un cœur tendre et une opinion perspicace ; lorsqu'il entendait des gens une chose qu'il détestait, puis il retournait à elle, elle le rassurait et le tranquillisait ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes)
rapporté par Ahmed.

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim.

Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue)
Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

As-Souhaïli a dit :

"Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".

Son Seigneur était satisfait d'elle, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel m'a dit : "Lorsque tu iras à Khadijah, salue-la de la part de son Seigneur et de ma part)
Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Ibn Al-Quayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

"Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".

Allah (qu'Il soit exalté) l'aima, les anges l'aimèrent et le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'aima ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Allah m'a donné son amour)
Rapporté par Mouslim.

Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

"Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner".

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

"Et parfois, il égorgeait une brebis, puis la coupait en morceaux et les envoyait aux amies de Khadijah. Et parfois, je lui disait : "C'est comme s'il n'y avait pas dans ce monde une autre femme que Khadijah". Alors, il disait :
(Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle)
Rapporté par Al-Boukhari.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entendit la voix de sa sœur après sa mort, il fut alors très triste et dit :

(Elle m'a fait me rappeler de Khadijah).

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Mariam la fille d'Imraane, Aassia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaïlid)
Rapporté par Ibn Mardawaï.

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La meilleure de ses femmes - c'est-à-dire à son époque - était Mariam la fille d'Imraane ; et la meilleure de ses femmes - c'est-à-dire dans cette communauté - est Khadijah)
Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Les meilleures femmes du Paradis sont : Khadijah, Fatima, marie et Aasiah)
Rapporté par Ahmed et An-Nassaa'i.

Elle avait une place importante dans le cœur du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte, Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

"Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".

Et dans la maison de sincérité et de piété, est née Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa sœur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et son père est le véridique de cette communauté.  

Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quouraïch et leur généalogiste ; Allah lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire.

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Il n'y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu'elle ».  

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Le mérite d'Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture)
Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Le prophète l'aima, et il n'aimait que les bonnes choses. Amr ibn Al-'Aass dit :

« Quelle est la personne que tu aimes le plus, ô messager d'Allah ? ». Il dit :
(Aïcha). Je dis :
-« Et parmi les hommes ? ». Il dit :
(Son père) Rapporté par Al-Boukhari.
Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s'est marié, et la révélation n'est pas descendue sous les couvertures d'une autre femme qu'elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d'elle-même :
-« Nous ne sortions que le soir ».


Elle réalisa la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) : TR

{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés : 33].

Al-Quourtoubi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu'elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu'elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

Et Allah éprouve ceux qu'Il aime, et l'épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu'elle avait douze ans, elle dit :

« J'ai pleuré jusqu'à ce je ne dorme plus et les larmes n'arrêtaient pas de couler, et jusqu'à ce que mes parents crurent que les pleurs allaient fendre mon foie » ; et l'épreuve devint encore plus difficile pour elle, elle a dit :
« Jusqu'à ce que mes larmes ne coulent plus et je ne ressentais plus aucune larme) ».


Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Alors, Allah la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps ; Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu'elle était encore dans son enfance ».

Allah témoigna donc qu'elle est parmi les femmes pieuses et Il lui promit un pardon et une subsistance agréable ; elle ne cessa d'être éveillé en restant avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour le soigner et être à son service jusqu'à ce qu'il mourut dans sa maison, sa nuit [c'est-à-dire la nuit qu'il passait toujours avec elle, car il avait plusieurs femmes], et sur sa poitrine.

Et celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam'âh ; elle est la première femme que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) épousa après Khadijah et elle resta seule avec lui pendant environ trois ans. Elle était noble, Allah lui donna la pureté du cœur, et elle donna son jour [le jour que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) doit passer avec elle] à Aïcha pour la satisfaction du cœur du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en recherchant ainsi la satisfaction de son Seigneur.

Et celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à son sujet :

« Elle est celle qui s'élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ».

Et celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzaïmah Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s'empressait de faire le bien ; elle demeura avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) deux mois, puis mourut.

Et celle qui accomplit l'émigration pour la satisfaction d'Allah : Oum Habibah Ramlah la fille d'Abou Soufiane. Aucune de ses femmes n'a une descendance plus proche de lui qu'elle ; et aucune de ses femmes n'a reçu une dot plus élevée qu'elle ; et aucune des femmes qu'il épousa était plus éloignée qu'elle au moment du mariage, il l'épousa alors qu'elle se trouvait en Abyssinie où elle s'était enfuie avec sa religion ; et le Roi d'Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et il l'a prépara pour qu'elle puisse aller le rejoindre.

Et celle qui était patiente et pudique : Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) la fille d'Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu'elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salamah, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :

« Chaque jour, je sortais et je m'asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu'au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu'à ce qu'ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».

Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salamah mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) comme mari. Elle a dit :

« J'ai entendu le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

(Tout musulman qui est atteint d'un malheur et dit : « Nous appartenons à Allah et c'est vers Lui que nous retournerons. O Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m'atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure », Allah le lui remplacera par une chose meilleure ») ». Elle dit : « Lorsqu'Abou Salamah mourut, je dis : « Quel est celui parmi les musulmans qui est meilleur qu'Abou Salamah ! La première maison qui émigra pour rejoindre le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Puis, je dis cette invocation ; Allah me le remplaça alors par le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) »
Rapporté par Mouslim.

Donc, dites cette invocation lorsqu'un malheur vous atteint, Allah vous remplacera votre malheur par une chose meilleure.

Et la mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jah'che, elle est la fille de la tante du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Elle obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l'honneur et de la beauté ; Abou Nou'âïm a dit à son sujet :

« Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ».

Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin, Il a dit (qu'Il soit glorifié) :  (traduction rapprochée) 

{Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser} [Les coalisés : 37].

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu'au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d'Adam après qu'il l'épousa, afin que le voile soit une protection de l'honneur, de la chasteté et de la pureté.

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône ; et malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait.
Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à propos d'elle :

"Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

Et l'adoratrice : Jouwaïriyah la fille d'Al-Haarith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

« Je n'ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu'elle ».
Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s'asseyait à l'endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu'à midi, elle a dit :
« Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint me voir un matin alors que j'invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit :
(Tu es toujours assise - c'est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis :
« Oui »
.
Rapporté par Mouslim.

Et Celle qui est de haut rang : Safia la fille de Houyaï de la descendance d'Aaron (que la paix soit sur lui). Elle était noble, intelligente, d'un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui a dit :

(Tu es la fille d'un prophète - elle est de la descendance d'Aaron -, ton oncle est un prophète - c'est-à-dire Moïse -, et tu es l'épouse d'un prophète)
Rapporté par Tirmidhi.

Le repas de noce du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le jour de son mariage avec Safia, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

Et Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmounah la fille d'Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l'assiduité à l'adoration ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

« Elle était celle qui craignait Allah le plus parmi nous, et celle qui préservait le plus les liens de parenté ».

O Musulmans !

Voilà la vie des femmes éternelles dans l'Islam, les mères des croyants, leurs qualités sont brillantes ; elles rassemblèrent entre les beautés et les vertus.

Les femmes des musulmans doivent faire qu'elles soient une lumière pour la vie ; elles doivent les imiter dans la religion, les qualités, la crainte d'Allah, l'obéissance complète à Allah et à Son messager, l'assiduité à l'adoration, l'augmentation des bonnes œuvres, la sincérité dans la parole, la préservation de la langue, la dépense pour les pauvres, le soulagement des tourments des faibles, les efforts accomplis pour l'éducation des enfants et la patience pour la correction de leurs défauts ; de même qu'elles doivent les imiter dans la recherche de la science religieuse, elles doivent interroger les savants versés dans les sciences de la religion, porter le voile, être chastes et rester chez elles ; elles doivent s'éloigner des doutes et des envies bestiales, se méfier d'avoir beaucoup de souhaits et d'espoir dans l'avenir, de la distraction dans la vie ou de donner de l'importance à l'apparence en ayant l'intérieur corrompu ; elles doivent se méfier aussi de regarder ce qui est interdit, de parler aux hommes, d'écouter ceux qui les appellent à étaler leurs charmes et à se mélanger aux hommes.

Et l'élévation et la gloire de la femme se trouvent dans sa religion et son voile.

Je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit :  (traduction rapprochée) 

{O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux} [Les coalisés : 59].

O Musulmans !

Les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vécurent avec lui dans des maisons modestes, dans des chambres qui étaient construites avec des briques cuites au soleil et des branches de palmier, mais elles étaient remplies de foi et de piété.

Elles patientèrent avec le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) et endurèrent la pauvreté et la faim ; parfois, le feu n'était pas allumé dans leurs maisons durant un mois ou deux ; et parfois, durant plusieurs jours, il n'y avait dans leurs maisons qu'une seule datte ; et parfois, il n'y avait que de l'eau sans aucune nourriture. Elles vécurent avec résignation et endurance à la faim, et en patientant pour obtenir ce qu'Allah leur a promis :  (traduction rapprochée) 

{La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente} [Ad-Douha : 4].

{Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution} [Les coalisés : 31].

Il épousa cinq d'entre elles (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que leur âge était entre quarante et soixante ans ; il réalisa ainsi le fait de s'occuper des veuves et de leurs enfants orphelins.

Il épousa Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle) alors qu'elle était âgée de quarante ans, et elle avait trois enfants d'un autre homme, et il ne s'était jamais marié avant elle.

Il épousa Zaïnab la fille de Khouzaïmah alors qu'elle était veuve et proche de soixante ans.

Il épousa Oum Salamah alors qu'elle était veuve et avait six enfants.

Et il épousa Saoudah alors qu'elle était veuve et âgée de cinquante-cinq ans.

Il épousa des femmes parmi ses proches parents, les filles de son oncle et de sa tante ; et il épousa des femmes éloignées.

Il fut pour elles un époux miséricordieux, bienfaisant, généreux, il avait de bonnes relations avec elles, il leur souriait toujours, et il était doux avec elles.                   

Donc, celui qui désire le bonheur, doit prendre le meilleur des hommes comme modèle pour lui ; et que la musulmane rejoigne le cortège de ses épouses pieuses, car il n'y a de succès pour la femme qu'en imitant leurs actions dans le port du voile, la piété et la bienfaisance envers l'époux et les enfants.

Sheikh AbdulMuhsin Al Qaasim Imam et orateur de la Sainte Mosquée du prophète (Qu'Allah prie sur lui et le salue)
copié de nur.al.quran.online.fr
 
Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

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Le pont

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le pont
-Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Messager (صلى الله عليه و سلم) a dit : 
 
"Ils iront alors trouver Muhammad qui se redressera, après s'être prosterné devant le trône divin, et recevra (l'autorisation d'intercéder en faveur des Musulmans). Puis le dépôt (de la foi) et les liens de parenté seront envoyés des deux côtés du pont "As-Sirat" Le premier d'entre vous le traversera comme l'éclair!".

 
-Je demandai alors au Prophète (صلى الله عليه و سلم) : 
 
"Toi qui m'es plus cher que mon père et ma mère, comment se faire une idée de la vitesse de l'éclair ?",
 
"Ne voyez-vous pas comment l'éclair apparaît en un clin d'oeil !", répondit le Prophète. Puis il ajouta : 
 
"Le second traversera à la vitesse du vent, le suivant à la vitesse d'un oiseau, et la rapidité de chaque homme sera fonction de ses bonnes actions. 
 
Votre Prophète se tiendra debout à côté du pont as-Sirat en invoquant Dieu : 
 
"Seigneur, préserve-les ! Préserve-les! Et ce jusqu'au moment où les bonnes oeuvres ne suffiront plus à assurer la traversée de ceux qui les ont accomplies. Certains ne pourront poursuivre leur chemin qu'en rampant. 
 
De chaque côté du Sirat, seront installés des crochets, qui recevront l'ordre de se saisir de certaines personnes. Certains seront griffés mais échapperont, d'autres seront entassés dans le feu. 
 
Par Celui qui détient l'âme d'Abou Hourayra entre Ses mains, la profondeur de la Géhenne équivaut à une distance de soixante-dix années (de marche)".
(Mouslim)

 
-Abu Sa'id al-Khoudri (رضي الله عنه) a dit : "J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) dire : 
 
"On installera as-Sirat entre deux bords de la Géhenne sur des haies ressemblant à des chardons, puis les gens demanderont secours : 
 
il y aura celui qui sera sauvé et préservé du feu, celui qui sera griffé mais qui sera sauf, et celui qui sera jeté dans la Géhenne".
(Ibn Mâja)


-Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 
 
"Le chemin étroit sera jeté sur l'enfer. Il sera aussi étroit que la lame d'une épée, il sera glissant et périlleux, il y a au-dessus des barres de fer tout enflamées, avec lesquelles les gens seront happés. 
 
Celui qui sera accroché tombera au feu. Il leur dira de traverser. Leur passage sera relatif à leur lumière. 
 
Ainsi, certains passeront aussi vite qu'un clin d'oeil, d'autres comme l'éclair, d'autres comme le nuage, d'autres comme des comètes, d'autres comme le vent, d'autres comme les chameaux, d'autres comme la course de l'homme".
(Ibn Dounya, Tabarany et el Hakim. Al-Albani a dit : authentique)

 
-Le dire de Aïcha (رضي الله عنه) : 
 
"Le messager de Dieu fut questionné, à savoir où se trouveront les gens, le jour où la terre sera changée, ainis que les cieux ?" Il répondit : "Ils seront dans les ténébres sous le pont". 
('Aqida Tahawiyya, p126)
 
copié de true.salaf.over-blog.com

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Quelques définitions : Moubah - Waajib - Mandoub

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Quelques définitions : Moubah - Waajib - Mandoub

Le Moubah : al-moubah - المباح

 

Qui ne tiens, ni de la prescription (un ordre), ni de l'interdiction. 

Comme par exemple manger la nuit pendant le mois de ramadan. 

Quand on dit "qui ne tiens , ni de la prescription (un ordre)" cela exclut le wajib (l'obligatoire) et le mandoub (le préférable) 

Et "ni de l'interdiction" cela exclut le haram (l'interdit) et le makrouh (le detestable) 

Il ne decoule du moubah ni récompense, ni chatiment.


On l'appel également ; halal, jaa'iz (licite, permis) 

-C'est en fait un acte qui ne t'apporte aucune récompense et aucun chatiment , c'est Moubah.

 

Définition résumée du livre de cheikh al otheimine rahimahu Allah : al oussoul min 3ilm al oussoul 

L'obligatoire : al-wâjib - الواجب

 

C'est ce qu'a ordonné la législation, dans le sens de l'obligation. 

 

Comme les 5 prieres. 

Quand on dit : "c'est ce qu'a ordonné la législation" 

 

Cela exclut : le haram (l'interdit), le makrouh (le detestable) et le moubah 

Et quand on dit :"dans le sens de l'obligation" cela exclut le mandoub (le préférable) 

Le waajib : celui qui le fait est récompensé et mérite le chatiment si il le delaisse. 

Il est appelé : fardan فرضاً, fariida فريضة, hatman حتماً, et laaziman لازماً 

-C'est en fait un acte qui t'apporte la récompense si tu le fait et un chatiment si tu le délaisse , c'est waajib

 

Définition résumée du livre de cheikh al otheimine rahimahu Allah : al oussoul min 3ilm al oussoul 

Le préférable : al-mandoub

 

C'est ce qu'a ordonné la législation, dans le sens non obligatoire .

 

Comme les prieres surégatoires. 

Quand on dit : "c'est ce qu'a ordonné la législation" 

 

Cela exclut : le haram (l'interdit), le makrouh (le detestable) et le moubah 

Et quand on dit :"dans le sens non obligatoire" cela exclut le waajib (l'obligatoire) 

Le Mandoub : celui qui le fait est récompensé et n'est pas chatié si il le delaisse. 

Il est appelé : sunna سنة, massnounan مسنوناً, moustahaban مستحباً, naflan نفلاً 

-C'est en fait un acte qui t'apporte la récompense si tu le fais et pas de chatiment si tu le délaisses , c'est Mandoub

 

Définition résumée du livre : al oussoul min 3ilm al oussoul 

copié de almutaqiyate.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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J'ai des frères et soeurs qui ne prient pas et ne pratiquent pas

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

J'ai des frères et soeurs qui ne prient pas et ne pratiquent pas
Question :
 
Il dit : j'ai des frères et soeurs mais malheureusement ils ne prient pas et ne pratiquent pas les lois d'Allah !

Est-ce-que je dois rompre les liens avec eux ?

Car à chaque fois que je leur recommande un bien ou que je leur interdis un mal , il se moquent de moi et plaisante , et ils me disent : tu veux corriger tous les gens ?!

Et ils se sont mis à détester ma compagnie et ont rompu les relations !

Qu'est-ce-que je dois donc faire envers eux ?
 
Réponse du Cheikh _Rahimahou Allah_ :
 

Il faut que tu les délaisses et que tu rompes les liens avec eux, tant qu'ils n'acceptent pas le conseil et tant qu'ils seront dans l'état que tu as décrit, tel le délaissement de la prière et leur éloignement du bien.

 

Il est un devoir pour toi de les fuir et de rompre avec eux jusqu'à ce qu'Allah les guide.

 

Voilà donc le devoir et même certes que ceci est la Sunna confirmée, et certains gens de Science sont d'avis que ceci est une obligation.

 

L'obligation de les fuir à cause de leur égarement et éloignement du bien.

 

Sinon, si tu les contactes de temps en temps en espérant qu'Allah les guide en les appelant, les orientant et en les renseignant, il n'y a pas de mal ( à ceci ).

 

Et si tu désespère d'eux, il n'y a pas d'empêchement à les fuir, rompre totalement avec eux et le Messager d'Allah, salla Llahou 3alayhi wa sallem, a délaissé trois de ses compagnons lorsqu'ils ont délaissé la bataille avec lui sans aucune excuse.

 

En résumé ceux-là, c'est un devoir de les fuir, et le moins (que l'on puisse dire) de les fuir est une Sunna confirmée jusqu'à ce qu'Allah les guide et qu'IL les ramène à la raison !

 

Nous demandons à Allah qui nous guide et eux aussi...

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié dans Famille - أهل

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L’exagération dans les dots

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’exagération dans les dots
Question :
 
Je pense, comme beaucoup de gens, que de nombreuses personnes exagèrent dans les dots, et demandent des sommes exorbitantes lorsqu'ils marient leurs filles.

Ajouté à cela, ils posent d'autres conditions.

Est-ce que ces sommes perçues sont licites ou illicites ?
 
Réponse : 
 
La religion musulmane recommande que la dot soit modeste et symbolique.

Il ne faut pas la prendre pour un motif de concurrence, et il convient d'appliquer les nombreux hadiths qui vont dans ce sens, de faciliter le mariage et de veiller à garantir la chasteté des jeunes hommes et des jeunes filles.

Il n'est pas permis aux parents de demander de l'argent pour eux-mêmes parce qu'ils n'en ont pas le droit.

Cet argent est intégralement le droit de la femme seule.

En revanche, le père, particulièrement, peut poser des conditions qui ne nuisent pas à sa fille, et ne sont pas de nature à l'empêcher de se marier.

Mais s'il ne le fait pas, c'est encore meilleur et préférable pour lui.  
 
Allah, qu'Il Soit Glorifié, a d'ailleurs dit (traduction rapprochée) :
 
« Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. » (1) 
 
D'autre part, Uqba ibn cÂmir rapporte que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :  
 
« La meilleure dot est la plus modeste. » (2) 
 
Par ailleurs, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit à l'un de ses Compagnons lorsqu'il voulut le marier avec une femme qui s'est proposée en mariage à lui :  
 
« Cherche-lui ne serait-ce qu'une bague en fer. » (3) 
 
Mais lorsqu'il n'eut rien trouvé, le Prophète le maria à elle en échange de quoi il devrait lui apprendre certaines sourates du Coran que le prétendant a citées.

Les dots des femmes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, étaient de cinq cent dirhams, l'équivalent de cent trente riyals environ.

Celles de ses filles étaient de quatre cent dirhams, environ cent riyals aujourd'hui.

Allah, qu'Il soit exalté, dit :
      
« En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre]. » (4) 
 
Donc, au plus les dépenses du mariage sont modestes et minimes, au plus il sera plus facile de garantir la chasteté des hommes et des femmes, et au plus la turpitude et les vices diminueront, et la communauté se multipliera.

A l'opposé, au plus les dépenses sont importantes, et au plus les gens se concurrencent dans les demandes de dots, au plus le nombre de mariages diminuera, l'adultère se propagera, et les jeunes seront empêchés de se marier, sauf ceux parmi eux à qui Allah l'aura facilité. 
 
Mon conseil à tous les musulmans de partout est de faciliter le mariage, d'apporter leur aide dans cette affaire, d'éviter d'exiger des dots élevées, d'éviter de trop dépenser dans les repas de mariages, et de se limiter à la cérémonie religieuse qui ne coûte pas trop cher aux deux époux.  
 
Qu'Allah améliore la situation de tous les musulmans, et qu'Il les aide à se conformer à la Sunna dans tous leurs actes.   
 
(1) La Lumière, v. 32.
(2) Authentifié par Al-Hâkim dans ces termes (2/182). Abû Dâwûd rapporte dans le chapitre du mariage un hadith avec les termes : « Le meilleur mariage est celui qu'on a facilité le plus. » (n°2117). Muslim rapporte, par ailleurs, un hadith semblable à celui-ci dans son chapitre du mariage, sous le numéro 1425.
(3) Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5135).
(4) Les Coalisés, v. 21.

 

Kitâb ud-Dacwa, al-Fatâwa, pages 166 et 168
copié de fatawaislam.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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«Et tu es, certes, d'une moralité éminente» (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

«Et tu es, certes, d'une moralité éminente» (vidéo)

Serviteurs d'Allah !

 

Craignez Allah d’une crainte véritable, car celui qui Le craint, sera sauvé ; tandis que celui qui se détourne de Lui, sera perdant.

 

Ô Musulmans !

 

Allah a choisi parmi les endroits et les pays, ceux qui sont les meilleurs ; Il a choisi parmi les âmes, celles qui sont les plus honorables ; et Il a choisi parmi les hommes des messagers, et Il a fait que leurs paroles, leurs actes et leurs qualités morales, soient des balances avec lesquels les paroles, les qualités morales et les actes sont pesés.

 

Et la connaissance de notre prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) fait partie des trois principes que l’homme doit connaître, et chaque serviteur sera interrogé à ce sujet dans sa tombe.

 

Ibn Al-Quayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

« La nécessité des serviteurs de la connaissance du messager, de ce avec quoi il est venu, de croire en ce qu’il a annoncé et obéir à ce qu’il a ordonné, est au-dessus de toutes les nécessités ».

 

Le meilleur des fils d’Adam et leur fierté dans ce monde et dans l’au-delà, est Mohammed ibn Abdillah ibn Abdil-Mouttalib ; Allah l’a choisi parmi les Bani Haachim, Il a choisi Bani Haachim parmi les Quouraïchites qui sont de la descendance du prophète d’Allah Abraham (que la paix soit sur lui) l’élite des créatures ; et il est celui qui a la meilleure descendance parmi tous les habitants de la terre.

 

Il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(Je suis celui qui a la meilleure descendance parmi eux, et je suis celui qui est de la meilleure famille)

rapporté par Tirmidhi.

 

Il grandit en étant orphelin de père et mère, en étant privé de leur éducation et de leur tendresse (traduction rapprochée) :

 

{Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors Il t’a accueilli} [Ad-Douha (le Jour montant) : 6].

 

Il fut protégé par Allah, et il détesta l’adoration des statues ; son Seigneur le protégea lorsqu’il était petit, et Il le préserva du mal pendant sa jeunesse, il ne toucha donc jamais à une statue.

 

Il épousa une femme noble, honorable et intelligente ; elle est la femme la plus honorable et la plus intelligente : Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle).

 

Allah l’envoya alors que la terre était remplie d’adoration des statues, des paroles des sorciers, des meurtres et des ruptures des liens de parenté ; il appela alors à l’adoration d’Allah seul, en patientant face aux accusations des gens qui l'accusaient d'être un menteur, qui se détournaient de lui et qui le traitaient d’une mauvaise manière.

 

Allah éleva son nom et son importance, ses miracles sont formidables, ses preuves sont évidentes ; il fut secouru par la peur [dans le cœur de ses ennemis] ; ses péchés furent pardonnés ; il sera le premier à sortir de la tombe et le premier à intercéder le jour du jugement. Il est le prophète dont les disciples sont les plus nombreux.

 

Il sera le premier à frapper à la porte du Paradis et le premier à traverser le pont « Siraate ». Il était un serviteur reconnaissant, il priait la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent, la réjouissance de ses yeux était dans la prière, il priait pour Allah avec sincérité et dévotion.

 

Abdoullah ibn Chakhir (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

« Je suis allé voir le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors qu’il priait, et l’on entendait dans sa poitrine un bouillonnement comme le bouillonnement de la marmite à cause des pleures »

rapporté par Ahmed.

 

Et il a dit à propos de lui-même (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(Je jure par Allah que je suis celui qui craint Allah le plus parmi vous)

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Il glorifiait son Seigneur, il avait une politesse élevée avec son Créateur, il ne prétendait pas avoir une chose que seul Allah possède, Allah (qu'Il soit glorifié) a dit :

 

{Dis : "Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu'Allah veut. Et si je connaissais l'Inconnaissable [l'invisible], j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché.

Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur"} [Al-Aa'raf : 188].

 

Un homme vint le voir et lui dit :

 

"Qu'advienne ce qu'Allah veut et que tu veux". Il dit alors :

 

(M'as-tu rendu égal à Allah ? Dis : "Qu'advienne ce qu'Allah seul veut")

rapporté par An-Nassaa'i.

 

Et Allah lui a dit :

 

{Dis : "Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit"} [Al-Djinn (les Djinns) : 21].

 

Ibn Kathir a dit :

 

"C'est-à-dire je ne suis qu'un homme comme vous sur qui la révélation descend, et un serviteur parmi les serviteurs d'Allah. Je ne possède pas le pouvoir de vous guider ni de vous égarer, mais tout cela revient à Allah (Le Puissant et Le Haut)".

 

Il était l'homme le plus modeste et il était celui qui avait le visage le plus épanoui.

 

Il s'asseyait avec les pauvres et mangeait avec les miséreux. Il recousait la semelle de ses sandales, il était au service de sa famille et de lui-même ; il but de l'outre usée, il porta les briques avec ses compagnons pour construire la mosquée, il ne critiquait pas les servants [les travailleurs] et ne les réprimandait pas ;

 

Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

"J'ai servi le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) pendant neuf ans, et il ne m'a jamais réprimandé pour quelque chose"

Rapporté par Mouslim.

 

Il respectait les personnes âgées, il était modeste avec les petits, et si des enfants passaient à côtés de lui, il les saluait ; et il vit Abou Oumaïr (qu'Allah soit satisfait de lui) qui était un enfant à cette époque, et lui dit pour l'amuser :

 

(O Abou Oumaïr ! Qu'a fait An-Nouraïr)

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim ; [An-Narar : est un serin (petit passereau, à bec court et épais, au plumage généralement jaune)].

 

Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

(Je n'ai jamais vu une personne qui était plus compatissante envers les enfants que le messager d'Allah)

Rapporté par Mouslim.

 

Il avait une grande modestie, il était éloigné de la fierté, de l'arrogance, de l'orgueil et de la supériorité ; il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(Je ne suis qu'un serviteur. Donc, dites : "le serviteur d'Allah et Son messager")

Rapporté par Al-Boukhari.

 

Il était généreux, donnait avec largesse, et il dépensait largement, avec générosité et en plaçant sa confiance en Allah. A chaque fois qu'on lui demandait une chose parmi les biens de ce monde qu'il possédait, il ne repoussait jamais celui qui lui demandait.

 

Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

"A chaque fois que l'on demandait au messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) sur l'Islam quelque chose, il la donnait toujours.

Il n'était jamais en colère pour ce monde et les biens de ce monde.

Il se détourna de la vie ce monde et travailla pour la demeure éternelle de l'au-delà.

Il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :
(Qu'ai-je à faire avec ce monde ? Mon exemple et celui de ce monde est comme un cavalier qui resta sous l'ombre d'un arbre, puis partit et le laissa)"

rapporté par Tirmidhi.

 

Parfois, deux mois passaient sans que le feu ne soit allumé dans les maisons de ses épouses, il dormait pendant plusieurs nuits consécutives en ayant faim et sa famille ne trouvait rien à manger pour le dîner.

 

Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

(J'ai vu le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se courber à cause de la faim, il ne trouvait même pas de vieilles dattes sèches pour remplir son ventre)

Rapporté par Mouslim.

 

Il sortait de chez lui à cause de la faim, et il attachait une pierre sur son ventre à cause de la douleur de la faim. Les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) connaissaient lorsqu'il avait faim au changement de sa voix ; Abou Talhah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

"J'ai vu le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) faible, je savais qu'il avait faim ; et plusieurs jours passaient alors qu'il n'y avait que de l'eau dans les maisons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue)".

Un homme vint voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit :

"Je suis accablé". Alors, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) envoya quelqu'un à une de ses épouses, celle-ci dit :

"Je jure par celui qui t'a envoyé avec la vérité que je n'ai que de l'eau". Il l'envoya à une autre de ses épouses, celle-ci dit la même chose, jusqu'à ce qu'elles dirent toutes la même chose.

Il avait une peur complète de son Seigneur : malgré ce qu'il subissait à cause de la faim, il trouvait parfois une datte sur son lit, et il disait :

(Si je ne craignais pas que ce soit une datte provenant de l'aumône, je l'aurais mangée)

Rapporté par Al-Boukhari.

 

Il connu les problèmes et les difficultés de la vie ; il grandit en étant orphelin sans avoir la tendresse maternelle ; son père mourut alors que ses yeux ne se sont pas réjouis de sa vue; son peuple lui causa du tort par la parole et les actes.

 

Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

"Une fois, ils frappèrent le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) jusqu'à ce qu'il s'évanouit. Ils l'accusèrent d'être fou, de pratiquer la magie, et d'être un menteur" :

{Et les infidèles disent : "C'est un magicien et un grand menteur"} [Saad : 4].

 

Et dans la grotte, il connu le tourment, l'angoisse, la peur et la tristesse :

 

{Et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous} [At-Tawbah (le repentir) : 40].

 

Et le jour de la bataille d'Ouhoud, sa dent fut cassée, il fut blessé au visage et son sang coula. Il connu la douleur de la faim et l'ardeur [la force] de l'ennemi ; ils empoisonnèrent sa nourriture, ils l'ensorcelèrent dans sa famille, les malheurs se succédèrent sur lui, les difficultés tombèrent sur lui, et son Seigneur lui dit :

 

{Endure (Mohammed) donc, comme, on enduré les messagers doués de fermeté} [Al-Ahqaaf : 35].

 

Il transmettait ses chagrins et ses tristesses à son épouse en disant :

 

(O Aïcha ! Ton peuple m 'a fait beaucoup souffrir)

Rapporté par Al-Boukhari.

 

Six de ses enfants moururent pendant sa vie et ces tourments ne le détournèrent pas de l'appel vers Allah. Il patienta face aux tristesses de la vie et ses difficultés ; il dit à propos de lui-même :


(J'ai subi du tort pour la cause d'Allah comme personne n'a subi ; et l'on m'a fait peur pour la cause d'Allah comme personne n'a été effrayé) rapporté par Ahmed.


Il avait le cœur tendre et rempli de miséricorde, lorsqu'il entendait un enfant pleurer pendant la prière, il raccourcissait la prière parce qu'il connaissait ce que la mère ressent lorsque son enfant pleure ; il visitait le "Baquî" [le cimetière de Médine], il se rappelait alors l'au-delà et pleurait.

Il visitait son fils Ibrahim chez sa nourrice alors qu'il était nourrisson, Ibrahim venait alors vers lui en étant poussiéreux, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le prenait alors dans ses bras, l'embrassait et sentait son odeur à cause de la tendresse paternelle envers lui, Rapporté par Al-Boukhari.


Et lorsqu'Ibrahim mourut, il pleura et dit :


(Les yeux pleurent, le cœur est triste, et nous ne disons que ce dont Allah est satisfait. Et nous sommes tristes de ta séparation - ô Ibrahim -)

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.


Il avait sa raison complète, il avait des qualités élevées, il n'a jamais frappé quelqu'un de sa main ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

 

"Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'a jamais frappé de sa main une femme, ni un servant [un esclave])

Rapporté par Mouslim.


Il était l'homme le plus chaste et le plus honorable, sa main n'a jamais touché une femme qui ne lui est pas licite. Il était très loyal avec ses épouses et ses compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux).

Lorsqu'il égorgeait une brebis, il l'a découpait en morceaux, puis il envoyait des morceaux aux amis de Khadija après sa mort, par loyauté envers elle.


Et il pria sur les morts d'Ouhoud huit ans après la bataille comme s'il voulait leur faire ses adieux. Il était généreux envers ses compagnons et il ne préférait pas une chose pour lui en dehors d'eux. Othmane ibn Affaane (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :


"Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) nous aidait [nous réconfortait] avec peu ou beaucoup".

Il avait les meilleures qualités, il était clément et ne punissait pas par le mal, mais il pardonnait ; il ne se mettait pas en colère pour lui-même et ne secourait pas sa propre personne : un bédouin vint, attrapa son habit par derrière et le tira car il voulait lui demander de l'argent, il se retourna alors vers lui en souriant et lui donna ce qu'il voulait.

Il pardonna à ceux qui l'avaient ensorcelé, il ne réprimanda pas ceux qui avaient mis le poison dans sa nourriture, il pardonna à ceux qui l'avaient combattu et leur dit lors de la conquête de la Mecque :


(Partez car vous êtes libres).

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :


"Il ne s'est jamais vengé de quelqu'un qui lui causa du tort".


Il était doux et toujours souriant ; Jarir ibn Abdillah a dit :


"Le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne m'a jamais vu sans qu'il ne sourie"

Rapporté par Al-Boukhari.


Il rendait visite à ses compagnons, il était très poli envers ceux qui avaient beaucoup de mérite, il avait de bonnes relations avec les gens, il était un bon compagnon, il rendait visite à ses proches parents, il ne traitait personne durement, il était pudique et ne prononçait pas de propos obscènes, mais au contraire il avait plus de pudeur que la femme vierge à l'intérieur des appartements.

 Il n'aimait pas agrandir les mots, ni parler avec volubilité et avec force. Des gens vinrent voir le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dirent :


"O Messager d'Allah ! O Toi, le meilleur parmi nous ! Et le fils du meilleur parmi nous ! Et notre chef ! Et le fils de notre chef !". Il dit alors :
(O Hommes ! Parlez comme vous le voulez, mais que le diable ne vous trompe pas [ne vous suggère pas de mauvaises pensées] ; je suis Mohammed ibn Abdillah et le messager d'Allah, et je n'aime pas que vous m'éleviez à un rang au-dessus du rang qu'Allah (Le Puissant et Le Haut) m’a donné)

rapporté par An-Nassaa'i.


Et dans la nourriture qu'il présentait à ses invités, il n'exagérait pas en ce qui concerne la nourriture qui était présente et il ne demandait pas que l'on prépare ce qui n'était pas présent.

Les compagnons l'ont beaucoup aimé ; lorsqu'il parlait, ils écoutaient ; lorsqu'il ordonnait, ils s'empressaient d'obéir à son ordre.

 

Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :


"Ils n'aimaient personne plus que le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; il a rassemblé les meilleures qualités et les comportements les plus pures".


Cheikh Al-Islam a dit :

"Aucun mensonge ne lui a été compté, ni aucune injustice commise envers quelqu'un, et il n'a jamais trahi personne".

Mais il était l'homme le plus véridique, le plus juste, celui qui respectait le plus les engagements, malgré les différentes situations dans lesquelles ils se trouvaient, comme la sécurité, la peur, la domination et la faiblesse. Il honorait les gens de sa famille et avait de bonnes relations avec eux ; lorsque sa fille Fatima (qu'Allah soit satisfait d'elle) venait vers lui, il se levait vers elle et lui disait :


(Bienvenue !) Et il la faisait s'asseoir à côté de lui.

Et il a dit :


(Le meilleur parmi vous est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur parmi vous envers ma famille).


Son créateur témoigna de l'éminence de ses qualités :


{Et tu es, certes, d’une moralité éminente}[Al-Qalam : 4].


Il était l'homme le plus beau et celui qui avait le visage le plus brillant ; son visage était éclatant comme la nuit de pleine lune. Al-Bara a dit :


"Je n'ai jamais rien vu de plus beau que lui"

Rapporté par Al-Boukhari.


Son corps était bon et propre, et il propageait une bonne odeur ; Anass a dit :


"Je n'ai jamais senti un ambre, ni un musc, et rien de plus parfumé que l'odeur du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue"

Rapporté par Mouslim.


Il était éloquent, il prononçait un discours admirable, et sa parole touchait au plus profond des cœurs ; et il passait tout son temps dans l'obéissance d'Allah et Sa satisfaction :


{Dis : "En vérité, ma salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé!} [Al-An'âam : 162 - 163].

Depuis le début de sa mission jusqu'à sa mort, il a appelé à l'adoration de son Seigneur et il a interdit à sa communauté de tomber dans le polythéisme.

 Il a guidé sa communauté vers tout bien, et il les avertis de tout mal. Donc, suivez toujours son chemin, accrochez-vous à sa guidée et à sa Sounnah, et méfiez-vous de lui désobéir, vous obtiendrez la réussite dans ce monde et dans l'au-delà.


Je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit :

{Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants} [At-Tawbah : 128].

 

Deuxième sermon


O Musulmans !


Notre prophète Mohammed est un homme comme les autres, il fut atteint par la maladie et il eu faim, il fut attristé et il dormait. Il ne possède rien des particularités de la Seigneurie et de la Divinité, mais il n'est qu'un messager qui transmet le message de son Seigneur ; Allah (qu'Il soit exalté) a dit :


{Dis : "Je suis en fait un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur"} [Al-Kahf : 110].


Nous ne devons pas l'élever au-dessus de son rang, ni diminuer son rang ; il est obligatoire de le suivre et d'obéir à ses ordres ; en lui obéissant, les miséricordes descendent et les bonnes choses se succèdent.


Il est dit dans "Fath Al-Majid" :

-"Nous glorifions le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en glorifiant ses ordres et ses interdictions, en imitant sa guidée et en suivant sa Sounnah : {Et obéissez à Allah et au Messager afin qu'il vous soit fait miséricorde !} [Aali Imraane : 132].


Et l'aimer en lui obéissant passe avant l'enfant et le père ; il a dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

(Aucun de vous ne sera vraiment croyant jusqu'à ce qu'il m'aime plus que son enfant, son père et tous les hommes)

Rapporté par Al-Boukhari.


Et en le suivant, la vie est aisée et tous les gens se réjouissent :


{Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions} [An-Nahl : 97].


Et le bonheur du serviteur dans les deux mondes dépend de son attachement à sa guidée (qu'Allah prie sur lui et le salue) ; la gloire est obtenue selon la façon dont nous le suivons; et le succès est obtenu en l'imitant
 

 Publié par alharamainsermons.org

Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

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Elevez-vous !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Elevez-vous !
Le corps de l’être humain a été créé de terre et son âme provient du royaume des cieux, puis Allah les associa.
 
Quand l’être humain fait goûter à son corps la faim, la prive de l’excès de sommeil et lui impose de se mettre au service d’Allah, son âme se sent plus légère et vive.
 
Elle tendra alors vers le lieu d’où elle provient, et désirera ardemment rejoindre son royaume céleste.
 
Si en revanche l’être humain rassasie son corps, lui fait goûter délices et sommeil, se met à son service et se soucie de son confort, le corps tendra vers le lieu dont il a été créé.
 
L’âme se verra alors entraînée par le corps et se retrouvera emprisonnée.
 
Si ce n’était le fait qu’elle s’habitue à vivre en prison, l’âme crierait au secours en raison des douleurs provoquées par sa séparation et son éloignement du monde d’où elle provient, de la même façon qu’un prisonnier torturé crie au secours.
 
Généralement, plus le corps s’allège, et plus l’âme est délicate et légère et demande à rejoindre le monde céleste. 
 
Mais plus le corps est lourd et tend vers les désirs et le confort, et plus l’âme est lourde et descend de son monde pour devenir une âme bassement terrestre. 
Ainsi, tu peux voir certaines personnes dont l’âme est auprès de la Haute Compagnie [1], mais dont le corps est à tes côtés. 
 
Elles sont dans leur lit, endormies, mais leur âme est proche du Lotus de la Limite, et évolue autour du Trône. 
 
Tu verras d’autres personnes dont le corps pratique en apparence des actes d’adorations pour Allah, mais dont l’âme est basse et évolue donc autour des bassesses.
 
Quand l’âme quitte le corps, elle rejoint soit la Haute Compagnie, soit la basse compagnie. 
Auprès de la Haute Compagnie se trouvent réjouissances, délices, joies, allégresse, plaisirs et vie plaisante. 
 
Auprès de la basse compagnie se trouvent soucis, angoisses, oppression, tristesse, vie pénible et existence restreinte.
 
Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes, une vie pénible (dank) » (Tâ-Hâ v.124)
 
Son rappel est Sa parole qu’Il a révélée à Son messager. S’en détourner, c’est ne pas méditer dessus, ni agir en conséquence. 
 
La majorité des exégètes considèrent que la vie pénible ( dank) désigne les supplices de la tombe. 
 
C’est l’avis d’Ibn Mascûd, de Abû Hurayrah, de Abû Sacîd Al-Khudrî et d’Ibn cAbbâs.
 
Il existe d’ailleurs à ce sujet un hadith dont la chaîne de rapporteurs remonte jusqu’au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
 
Le mot «  dank » en arabe désigne l’étroitesse et la difficulté.
 
On dit de toute chose étroite qu’elle est  dank.
 
Ainsi on peut dire d’une maison qu’elle est  dank et d’une vie qu’elle est dank
 
Cette vie pénible est le résultat de la liberté accordée à l’âme et au corps en terme de désirs assouvis, de plaisirs et de confort. 
 
En effet, plus on donne de liberté à l’âme et plus le cœur se sent à l’étroit, jusqu’à ce que la vie devienne pénible. 
 
Et plus on prive l’âme de ses plaisirs, et plus le cœur se libère et goûte à la plénitude et à l’épanouissement. 
 
Une vie faite de privations dans ce bas monde en raison de la piété, aura pour conséquence une vie pleine dans la tombe et dans l’au-delà. 
 
Et goûter au confort en étant à l’écoute de ses passions dans ce bas monde aura pour conséquence une vie pénible dans la tombe et dans l’au-delà. 
 
Accorde donc préférence à la meilleure, la plus plaisante et la plus durable des deux vies. Fatigue ton corps [dans ce bas monde] pour faire goûter à ton âme les délices [de l’au-delà], et ne rend pas ton âme malheureuse [dans l’au-delà] en faisant goûter à ton corps les délices [de ce bas monde]. 
 
En effet, les délices de l’âme et son malheur sont plus importants et plus durables, alors que les délices du corps et sa fatigue sont plus courts et plus légers à supporter. 
 
Et c’est d’Allah que nous implorons l’aide.
 
[1] : La Haute Compagnie : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux [NdT]
 
Source :  Al-Fawâ’id, p.243-245
copié de salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Le dévoilement des ambiguïtés (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le dévoilement des ambiguïtés (dossier)

Les adorateurs des tombeaux défendent leurs actes par de nombreuses ambiguïtés susceptibles de tromper les gens, comme lorsqu’ils invoquent les morts ou demandent secours aux anges et aux prophètes.

 
Ils prétendent que ces derniers ont la possibilité d’intercéder et sont proches d’Allah, ils disent : « Nous ne leur demandons que de nous rapprocher d’Allah et d’intercéder en notre faveur et nous savons pertinemment qu’ils ne font rien d’eux même, qu’ils ne créent pas, n’accordent pas la subsistance, mais ils peuvent nous être utiles auprès d’Allah par leur intercession ».
 
Aussi l’auteur, Mouhammad ibn ‘AbdilWahhab -Qu'Allah lui fasse miséricorde-, écrivit-il ce livre pour éclaircir ces ambiguïtés et surtout pour les détruire et pour montrer que ce genre d’ambiguïtés ne dupait pas les gens de science et de foi, d’ailleurs le Coran et la Sounnah en sont explicitement venu à bout.
Extrait de l'Ouvrage et Explication

 

Saches, qu’Allah te fasse miséricorde, que le Tawhid c’est l’adoration exclusive d’Allah (1)
Et c’est la religion des messagers
avec laquelle Allah les a envoyés à Ses serviteurs 
(2).
Le premier est Nouh (3),
Allah l’a envoyé à son peuple lorsqu'ils eurent commit des excès  (4)
Vis à vis des salihines (5)
Wad, Soua’, Yaghouth, Ya’ouq et Nasr (6).

Le dernier des messagers est Mouhammad (7).


(1) Tawhid  se divise en trois parties: (voir el Baïda n°4 : " l'Emblème du Tawhid ") :

 

      - Le Tawhid dans la Seigneurie  
      - Le Tawhid dans l'Adoration  
      - Le Tawhid dans les Noms et Caractères  

(2) C’est à dire que le Tawhid dans l’adoration était le véritable objectif dans le prêche des messagers et quiconque ne reconnaît pas une des 3 parties du Tawhid reste dans la mécréance et dans l'association même s'il reconnaît les 2 autres. [1]     

(3) En effet il n’y eu pas de messagers avant Nouh car Allah  a dit :  

 

Traduction relative et approchée : "Nous t’avons révélé comme nous avons révélé à Nouh et aux prophètes après lui" S4 V163

Et dans le long Hadith concernant l'intercession:   

« Les gens iront voir Nouh et lui diront :"  Tu es le premier messager qu'Allah a envoyé sur terre"  » [2] 

(4) L'Excès : (" El Ghoulouw ").  

El Ghoulouw " : L'excès c'est le fait d'outrepasser les limites par l'adoration, les actes, les éloges, etc... " el Ghoulouw " se divise en quatre parties:     

." El Ghoulouw " dans la 'Aquida : Ceux qui ont exagéré dans les caractères d'Allah au point de Le faire ressembler à Ses créatures ou encore de renier les caractères d'Allah.   

." El Ghoulouw " dans les actes d'adoration : Comme les Khawarijs qui considèrent celui qui a commit un grand péché comme étant mécréant   

." El Ghoulouw " dans les rapports sociaux : Il y a deux extrêmes :   
 
- Ceux qui interdisent tout, même ce qu’Allah a autorisé   
- et les laxistes qui permettent tout  même ce qu’Allah a interdit.   

." El Ghoulouw " dans les coutumes : Ceux qui restent aveuglement attachés aux coutumes anciennes et ne s'en détachent pas, même si il y a mieux pour eux. (Par contre s'il n'y a pas de mal à rester dans les coutumes anciennes alors il est préférables pour l'individu de les conserver)  

(5) « Le Salih » C'est le pieux, celui qui a accomplit ses devoirs envers Allah et envers les gens.  

(6) Ces statues  représentaient des Salihines qui étaient morts : D'après ibn 'Abbass : « Ce sont des noms des pieux (Salihines)  appartenant au peuple de Nouh et lorsqu'ils sont mort chaytan inspira à leur peuple de mettre des statues à l'endroit ou ces Salihines avaient pour habitude de s'asseoir, et de les nommer par leur noms ; Alors les gens firent cela, et ces statues ne furent  adorées qu'après la mort de cette génération et quand la science fut oubliée  [3]   

(7) Allah  a dit: 

 

Traduction relative et approchée : "Mouhammad n'est le père d'aucun d'entre vos hommes mais c'est le Messager d'Allah et le dernier des prophètes" S33 V40  

Nous pourrions être amenés à nous demander ce qu'il en était de 'Issa fils de Mariam qui descendra à la fin des temps !

En fait il ne viendra pas en tant que Messager porteur d'un nouveau message, mais il jugera par la loi apportée par Mouhammad (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui), car il incombe à 'Issa et à tous les autres prophètes de croire en Mouhammad (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui). 

Allah a dit:            

 

Traduction relative et approchée : "Et lorsqu'Allah prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que Je vous accorderai un livre et de la Sagesse et qu'ensuite un messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devez croire en lui, et vous devrez lui porter secours.» Il leur dit : « Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition? » - «  Nous consentons » dirent-ils « Soyez-en donc témoins, dit-Il [Allah]. Et Me voici, avec vous parmi les témoins" S3 V81

Et il s'agit du prophète Mouhammad (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui) comme le rapporte ibn 'Abbass -qu'Allah l'agrée-.   

[1] Note : Dans la revue el Baïda n°4, article intitulé: " La ilaha illa Allah : L’emblème du Tawhid "       

1ère erreur : Lorsque nous avons dit (page 7) que les prophètes n’ont pas appelé au Tawhid dans la Seigneurie ; il aurait fallu dire qu’ils ont certes appelé au Tawhid dans la Seigneurie, mais leur point de dispute était au niveau du Tawhid dans l’Adoration, car le Tawhid dans la Seigneurie avait été reconnu par leurs peuples.   

2ème erreur : Nous avons dit (page 6) : «  Nombreux sont ceux qui expliquent « La ilaha illa Allah » comme suit : « Il n’y a de Créateur qu’Allah » ; cette explication si elle n’est pas fausse, n’est pas non plus exacte » fin de citation.  Ceci est faux, il faut se référer au livre de cheikh el Fawzan tnÛ¯ tfhº intitulé « Réponses bénéfiques aux questions sur les nouveaux Manahij » (page 68) dans lequel il dit : « Quant à son explication (de La ilaha illa Allah) qu’il n’y a de Créateur qu’Allah ; ceci est une explication nulle, fausse et pas seulement inexacte. »   

[2] Rapporté par el Boukhari (livre de l’unicité) et Mouslim (livre de la foi)   

[3]  Rapporté par el Boukhari: (livre du Tafsir de la Sourate " Nouh " )
 
Références:
« Charh Kachf ach Choubouhat » de cheikh ibn Bâz et cheikh ibn el ‘Otheïmine
Oummou Yassir
Publié par al.baida.online.fr

Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhâb - الشيخ محمد بن عبد الوهاب

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La aquida (vidéo en arabe)

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La aquida (vidéo en arabe)

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Se sécher des ablutions (vidéo)

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Se sécher des ablutions (vidéo)

La troisième question Ô cheikh :

 

Quel est le jugement du séchage des parties du corps après les ablutions ?

 

Réponse :

 

Il n'y a pas d'objection en ce que si elle est nécessaire lorsqu’il fait froid;

 

Il n'y a pas d'objection à cela, mais ce qui est mieux c’est de ne pas les sécher si ce n'est pas nécessaire.

 

✅ Traduit par minhaj sunna

D'après 'Aisha رضي الله عنها :
 
"Le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم avait un tissu avec lequel il s'essuyait après les ablutions". 
 
At-Tirmidhi n°48 et Al-Hâkim
Déclaré Hassan par Cheykh Al-Albânî 
 

حدثنا سفيان بن وكيع بن الجراح، حدثنا عبدالله بن وهب، عن زيد بن حباب، عن أبي معاذ، عن الزهري، عن عروة
عن عائشة قالت

كان لرسول الله صلى الله عليه وسلم خرقة ينشف بها بعد الوضوء

رواه الترمذي

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Couvrir les ustensiles et les récipients la nuit

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Couvrir les ustensiles et les récipients la nuit
"Lorsque la nuit tombe, retenez vos enfants car c'est le moment où les diables s'éparpillent.
 
Après cela (la nuit tombée), vous pouvez les laisser sortir, seulement fermez les portes en mentionnant le nom d'Allâh car le diable ne peut pas ouvrir une porte fermée.
 
Bouchez les outres en mentionnant le nom d'Allâh, couvrez les récipients, même si vous ne trouvez pour cela qu'un bâton, en mentionnant le nom d'Allâh, et éteignez les lampes." 
 
Rapporté par Al Boukhari 3280 et Muslim 2012  

عن جابر رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

 إِذَا كَانَ جُنْحُ اللَّيْلِ أَوْ أَمْسَيْتُمْ فَكُفُّوا صِبْيَانَكُمْ ، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ يَنْتَشِرُ حِينَئِذٍ ، فَإِذَا ذَهَبَ سَاعَةٌ مِنْ اللَّيْلِ فَخَلُّوهُمْ ، وَأَغْلِقُوا الْأَبْوَابَ ، وَاذْكُرُوا اسْمَ اللَّهِ ، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ لَا يَفْتَحُ بَابًا مُغْلَقًا ، وَأَوْكُوا قِرَبَكُمْ وَاذْكُرُوا اسْمَ اللَّهِ ، وَخَمِّرُوا آنِيَتَكُمْ وَاذْكُرُوا اسْمَ اللَّهِ وَلَوْ أَنْ تَعْرُضُوا عَلَيْهَا شَيْئًا، وَأَطْفِئُوا مَصَابِيحَكُمْ

رواه البخاري - 3280

 واللفظ له - ومسلم - 2012

Publié par 3ilmchar3i.net

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Si vous passez devant des jardins du paradis, arrêtez-vous !

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Si vous passez devant des jardins du paradis, arrêtez-vous !

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

 
« Si vous passez devant des jardins du Paradis, arrêtez-vous. »
 
On dit : « Et que sont les jardins du Paradis, Ô Messager d'Allah ? »

 

Il répondit : « Les cercles de rappel. »
 
Source du Hadith أهوال يوم القيامة 

copié de darwa.com


Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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