La sortie de la femme au marché, ainsi que le fait qu’elle y commerce

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La sortie de la femme au marché, ainsi que le fait qu’elle y commerce

Question :

 
Est-il permis à la femme d'aller au marché sans être en compagnie d'un Mahrâm [1] ?
 
Réponse de Cheikh 'Outheymine :
 
La sortie de la femme au marché est à la base permise.

Et elle n'est pas conditionnée par la présence d'un mahrâm, à moins qu'elle craigne une tentation [fitnah], dans ce cas il est obligatoire pour elle de sortir accompagnée d'un mahrâm qui la défende, la protège et la préserve.

Ceci dit, elle ne doit pas sortir exhibée et parfumée.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« N'empêchez pas les adoratrices d'Allâh de se rendre aux mosquées d'Allâh, et qu'elles ne sortent pas parfumées. » [2]
 
Car certes, le fait qu'elle sorte exhibée ou parfumée fera d'elle une tentation.

Si elle sort avec une tenue décente, sans être exhibée ni parfumée, il n'y a pas de mal pour elle.

D'autre part, les femmes à l'époque du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) sortaient vers les marchés sans être accompagnées d'un mahrâm. [3]
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Question :
 
Ma femme désire faire du commerce dans un marché du jeudi qui réunit hommes et femmes, sachant qu'elle se comporte décemment.

Et elle m'a dit : Ecris à SHeikh Ibn BâZ : « Est-ce qu'il est permis pour moi de commercer dans la vente et l'achat ou pas le jeudi ? »

Nous souhaiterions un éclaircissement, qu'Allâh vous préserve, votre éminence.
 
Réponse des savants de l'Ifta :
 
Il est permis pour elle de se rendre au marché pour vendre et acheter lorsqu'il y a un besoin à cela, tant qu'elle s'habille de façon à couvrir toutes les parties de son corps par des vêtements qui ne précisent pas les contours de ses organes, et qu'elle ne se mélange pas aux hommes de façon ambigu.

Mais s'il n'y a pas pour elle de besoin de vendre ou d'acheter, qu'elle délaisse cela. [4].

 

[1]  Personne qui lui est interdite au mariage

[2] Hadîth authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Irwâ al-Ghalîl - n°515

[3] Kitâb « Fatâwa al-Mar'â al-Mouslima » - SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.532 - édition Dâr Ibn al-Djawzî

[4]  Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 13/17

 

copié de manhajulhaqq.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Invoquer Allâh par ses noms pour obtenir la guérison

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Invoquer Allâh par ses noms pour obtenir la guérison

Question 2 :

 

Est-il permis qu'un musulman invoque Allâh avec Ses Noms Divins pour guérir les maladies ?

 

Réponse 2 :

 

C'est permis car Allâh تعالى dit : 

 

"C'est à Allâh qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms" (sourate Al-Araf verset 180)

 

et le Prophète صلى الله عليه وسلم faisait la Roqya (récitation du Coran et des supplications sur les malades à la recherche de la guérison) pour traiter les gens, en disant : 

 

"...écarte le mal et délivre-le (de sa maladie), Tu es le Guérisseur et il n’y a pas d’autre guérison en dehors de celle que Tu accordes..."
 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

Publié par alifta.net

 للمسلم أن يدعو بأسماء الله تعالى لشفاء الأمراض

س2: هل يجوز للمسلم أن يدعو بأسماء الله تعالى لشفاء الأمراض؟

ج2: يجوز ذلك؛ لعموم قول الله تعالى

 وَلِلَّهِ الأَسْمَاءُ الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا

  ، ولثبوت ذلك عن النبي صلى الله عليه وسلم، كما رقى النبي صلى الله عليه وسلم بعض الناس بقوله

 أذهب البأس، رب الناس، اشف أنت الشافي، لا شفاء إلاَّ شفاؤك

 .وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

اللَّهُمَّ رَبَّ النَّاسِ، أَذْهِبِ البَأْسَ، وَ اشْفِ

أَنْتَ الشَّافِي لاَ شِفَاءَ إِلاَّ شِفَاؤُكَ

شِفَاءً لاَ يُغَادِرُ سَقَماً

 

"Ô Seigneur des hommes, écarte le mal et délivre-le (de sa maladie),

Tu es le Guérisseur et il n’y a pas d’autre guérison en dehors de celle que Tu accordes.

Une guérison qui ne laisse aucune trace de mal."

 

Le Sahîh d'Al-Boukhârî (Les Malades) (5675) , Sahîh Mouslim (La Salutation) (2191) , Sounan Ibn Mâdja (La Médecine) (3520) , le Mousnad de Ahmad (6/45)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La balance

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La balance
-La balance a lieu après le jugement
 
Al-Qourtoubi (رحمه الله) a dit :
 
"Après le Jugement, il y aura la pesée des actions, car cela est nécessaire pour déterminer la récompense. Elle doit venir après le Jugement. Celui-ci relate en effet les actions, et la balance détermine leurs valeurs afin d'établir la récompense en proportion".
 
-Elle pèse avec parfaite exactitude
 
Allah (تعالى) dit (traduction rapprochée) :
 
{Et Nous dresserons les justes balances pour le jour de la Résurrection. Nulle âme ne sera lésée. Nous restituerons jusqu du poids d'un grain de moutarde. Et il suffit de Nous comme comptable !} (21/47)
 
-Celui dont la balance sera lourde (de bonnes actions) aura gagné, tandis que celui dont la balance sera légère aura perdu

Allah (تعالى) a dit (traduction rapprochée) :
 
{Il y a, ce jour-là, pesée de vérité. Ceux dont les balances pèseront lourdes, ce sont eux les gagnants.} (7/8)
 
Allah (تعالى) a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Ceux dont la balance est lourde seront les gagnants * Et ceux dont la balance est légère seront ceux qui auront ruiné leur propre âme, et ils demeureront éternellement en enfer}(23/102-103)
 
Allah (تعالى) a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Alors, celui dont la balance sera lourde connaîtra une vie de contentement, celui dont la balance sera légère n'aura devant lui qu'un abîme.}(101/6-10)

D'après Salman (رضي الله عنه), le Prophète (salut et bénédiction sur lui) a dit :

"Le jour de la Résurrection, on installera la balance. Si on y pesait les cieux et la terre, elle les contiendrait. 
Les anges demanderont : "Ô Seigneur! Pour qui pèse-t-on cela?"
Il répondra : "A ceux que je désire de Mes créatures".
Les anges diront : "Soyez loué ! On ne vous a pas adoré comme il le fallait""
.
(al-Hakim)

-La pesée d'une feuille qui sera plus lourde que 99 registres
 
Abdoullah Ibn 'Amr (رضي الله عنهما) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 
 
"Un homme, de ma communauté, sera appelé à comparaître, devant toutes les sortes de créatures.
Il lui sera alors montré 99 registres. Chacun des registres demandera un très long regard : 
"Est-ce que mes scribes, consciencieux, ont été injustes dans le contenu des registres?"
II dira : "Non ! 0 Seigneur !"
"As-tu une excuse ? (Pour expliquer tes péchés) ou des bonnes actions (pour compenser les mauvaises)"
Il dira : "Non".
Il lui sera alors dit : "Mais certes oui, tu as auprès de Nous une bonne œuvre et aucune injustice ne te sera faite aujourd'hui".
On lui présentera alors une carte sur laquelle il sera inscrit :
"J'atteste qu'il n'y a pas de Dieu sauf Dieu et que Mouhammad est Son serviteur et Son Messager".
II dira alors : "Ô Seigneur ! Quel poids peut avoir cette carte avec tous ces registres (des péchés) ?"
Il lui sera dit : "Il ne te sera pas fait d'injustice".
Les registres seront mis dans un plateau et la carte dans l'autre; la balance penchera alors du coté de la carte".

(At-Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Hibbân, et Al Hakim qui l'a reconnu authentique suivant les conditions de Mouslim, Al Albani aussi l'a reconnu authentique)

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Explication d’un hadith sur l’invocation et la science

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Explication d’un hadith sur l’invocation et la science
D'après Abou Hourayra le Messager d'Allah -sa Allahou 'aleyhi wa salam- a dit : 
 
« Ô Allah, rend profitable ce que tu m'as appris, apprends-moi ce qui me sera profitable, et donne-moi plus de savoir. »
[Rapporté par At-Tirmidhi et d'autres, voir sahih sounan At-Tirmidhi de l'imam Al Albani] 
 
Ce hadith comporte des enseignements ayant trait à la science religieuse. 
 
Il nous montre quel doit être le comportement du musulman vis-à-vis de cette science. 

Il se compose de trois phrases qui, chacune, renferme un aspect essentiel dans la quête du savoir islamique. 

La première : « Ô Allah, rend profitable ce que tu m'as appris » 

L'invocation est une adoration et doit donc être exclusivement vouée à Allah, il est dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 
 
"Et votre Seigneur dit : "Invoquez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M'adorer entreront bientôt dans l'Enfer, humiliés". [sourate 40 verset 60] 
 
Le Prophète sallahou 'aleyhi wa salam s'adresse donc exclusivement à son Seigneur et lui demande :

"Rend profitable ce que tu m'as appris" c'est-à-dire que tout ce qui lui a été appris par son Seigneur comme science lui devienne profitable, car le but de la science est la mise en application.

Toute science religieuse n'est qu'un moyen que l'on utilise pour accomplir un but qui est l'adoration d'Allah 'aza wa jal, car le but de toutes les injonctions religieuses est l'adoration d'Allah, c'est aussi la raison pour laquelle Allah a envoyé les prophètes 'aleyhim salam; il est dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 
 
"Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc" [sourate 21 verset 25] 
 
De plus un grand nombre de textes démontrent la gravité de ne pas appliquer la science que l'on connaît car il est dit dans un hadith authentique : 
 
« Le serviteur ne fera pas un seul pas le jour de la résurrection auprès de son Seigneur sans qu'il ne soit interrogé sur cinq choses : 
sur son existence : comment l'a t'il passée ? 
sur sa jeunesse : comment l'a-t-il utilisée ? 
ses biens : par quels moyens les a-t-il gagnés et dans quoi les a-t-il dépensés ? 
son savoir : qu'a-t-il appliqué de ce qu'il a appris ?» 
[voir as-sahiha n.946]. 
 
De plus toute science qui n'est pas appliquée sera une preuve à l'encontre de la personne. Il est dit dans un hadith authentique :

« Le coran est une preuve en ta faveur ou en ta défaveur »
[rapporté par Mouslim dans son recueil] 
 
Sa parole : « Apprends-moi ce qui me sera profitable » 
 
Il y a la demande qu'Allah lui fasse don d'une science profitable, c'est à dire la science religieuse qui apporte la connaissance de ce qu'il est obligatoire de connaître concernant la pratique religieuse, la science des noms et attributs divins et tout ce qui concerne Le Créateur, et cela représente tout le bien qu'il y a sur la terre. 
 
En effet le Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam a dit : 
 
« Celui à qui Allah veut du bien, Il -te'ala- le rend savant dans la religion »[rapporté par Al Boukhary et Mouslim). 
 
Les savants ont tiré du sens implicite de ce hadith que toute personne à qui Allah ne veut pas de bien, Il - subhanahu- le rend ignorant des règles de la religion. 
 
En effet, le fait qu'Allah rende savante la personne dans sa religion est lié au fait qu'il veut du bien à cette personne et cela entraîne que s'il ne lui veut pas du bien, alors ce but ne sera pas atteint. 
 
Certes, il faut comprendre que dans ce hadith, il est question de la science qui est appliquée et non pas le simple fait d'avoir de la science sans l'appliquer. En effet le Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam- cherchait protection contre la science qui n'est pas profitable [rapporté par Mouslim d'après Zeid ibn Arqam Radiallahou 'anhou]
 
Sa parole : « et donne-moi plus de savoir » 
 
Ce passage est semblable au verset où Allah 'aza wa jal dit (traduction rapprochée)  : 
 
"Ô mon Seigneur, donne- moi plus de savoir" [sourate 20 verset 114] 
 
Allah 'aza wa jal demande à Son Prophète -sa Allahou 'aleyhi wa salam- que Celui-ci l'implore pour Lui accorder plus de savoir, car le savoir est tout le bien comme il a été expliqué plus haut, et le bien est quelque chose de très recherché. 
 
Ce bien est un don divin, et le chemin pour y arriver est l'effort perpétuel, le sacrifice, l'envie de réussir, la tristesse d'être loin de cette science et l'éternel sentiment de besoin vis-à-vis de Dieu. 
 
Et le serviteur tant qu'il est dans cette état d'esprit ne cessera d'être sur une bonne voie, tout en prenant soin d'apprendre ce qui lui sera profitable et surtout de l'appliquer. 
 
Il est très important ici de rappeler que le simple fait de vouloir faire l'apprentissage de la religion et d'invoquer Allah pour qu'il nous facilite cela ne suffit pas. En effet il faut également appliquer toutes les causes qui nous meneront jusqu'à ce noble but. Parmi les causes qui mènent à la science religieuse et citées par l'Imam Ibn Al Qayyim : 
 
La demande (à Allah), le silence, l'écoute, la compréhension, le mémorisation, l'apprentissage, et la plus importante : l'application. 
 
L'imam Ahmed disait : 
 
« les gens sont dans le besoin de la science encore plus qu'ils ne le sont pour leur boisson et leur nourriture. Car la boisson et la nourriture ne sont nécessaires qu'une fois dans la journée tandis que la science est nécessaire à chaque instant. » 
 
Nous demandons à Allah qu'Il rende profitable ce qu'il nous a appris, qu'Il nous apprenne ce qui nous sera profitable et qu'Il nous donne plus de savoir. 
 
Il est Celui qui entend, qui exauce, et qui est tout proche. 

Synthèse du livre de fiqh al ad'ya wa-l adzkar

 Publié par 3ilmchar3i.net

 
Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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L’amulette sur laquelle est inscrite du coran

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L’amulette sur laquelle est inscrite du coran

Question :

 
Quel est le regard de le religion sur l'amulette sur laquelle est inscrite du Coran ou autre ?
 
Réponse : 
 
L'amulette qui contient autre chose que du Coran, comme des os, des talismans, des poils de loup et tout ce qui y ressemble est interdite par les textes et il n'est pas permis de l'attacher sur un enfant ou autre, conformément au hadith prophétique :
 
« Quiconque porte une amulette au cou, qu'Allah ne lui accorde pas ce qu'il désire, et quiconque porte un coquillage au cou, qu'Allah ne lui accorde pas la tranquillité » (1)
 
et dans une autre version :
 
« Quiconque porte une amulette au cou a commis un acte de polythéisme. » (2)
 
Par contre, les savants divergent quand elle contient des versets et des invocations connues.

Une partie des Pieux Prédécesseurs en a autorisé le port et ils ont dit que c'était comparable à la lecture sur le malade.
 
La seconde partie des savants dit que ce n'est pas permis comme cAbdullah ibn Masscûd, Hudhayfa, qu'Allah les agrée, et une partie des Pieux Prédécesseurs, et ceux qui sont venus après.

Ils ont dit qu'il n'était pas permis de les porter, même si le contenu est du Coran, afin de ne pas tomber dans le polythéisme, et par application du sens large des hadiths qui interdisent le port des amulettes, sans exception.

Donc, il convient d'appliquer ces hadiths au sens large et de ne pas autoriser le port des amulettes, car cela peut entraîner le port d'autres (dont le contenu est interdit) et prêter à confusion.
 
Donc, il faut les interdire tous, et ceci est l'avis correct, étant données les preuves qui l'appuient.
 
Si on permet de porter des amulettes qui contiennent des versets coraniques et des invocations légitimes, on permet de fait aux gens de porter tout ce qu'ils veulent, et si on leur fait quelque reproche, ils diront que c'est du Coran et des invocations légitimes.
 
Même si la personne porte des amulettes dont le contenu est légitime, il se peut qu'elle entre dans des endroits où il ne convient pas que la parole d'Allah entre (comme les toilettes, par exemple).
 
(1) Ahmad (4/154).
(2) Ahmad (4/156).
 
Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 160-161.
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le remède de tous les maux par la « rouqiya » divine

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Le remède de tous les maux par la « rouqiya » divine
Abî Dâwoud rapporte dans son « Sounan » d'après Abû Dardâ : « J'ai entendu l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) dire : 
 
Celui d'entre vous qui se plaint d'un mal ou si son frère [en Allâh] s'en plaint, qu'il dise : Notre Seigneur Allâh qui est au ciel, que Ton nom soit béni et que Ton ordre soit exécuté au ciel comme sur la terre, de même que Ta Miséricorde habite le ciel. Fais qu'elle se répande sur la terre, Pardonne-nous nos péchés et nos fautes. Toi, le Seigneur de ceux qui sont bons. Fais descendre sur nous une miséricorde et une guérison pour vaincre cette douleur. » [1]
 
Dans le « Sahîh » de Muslim, il est rapporté d'après un Hadîth de Abî Sa'îd al-Khoudrî : que Djibrîl ('Alayhi as-Sallam) vint au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui dit :
 

« O Muhammad ! Te plains-tu d'un mal ?
- Le Prophète répondit : « Oui ».

Djibrîl ('Alayhi as-Sallam) lui dit : Au nom d'Allâh, je t'exorcise contre toute chose qui te nuit, du mal de tout esprit et du mauvais œil d'un envieux, qu'Allâh te guérisse. Je t'exorcise. » [2]
 
S'il est dit : Que dites-vous de ce hadîth rapporté par Abû Dâwoud : 
 
« L'exorcisme ne se fait que dans le cas d'une atteinte du mauvais oeil ou du venin. » [3] ?
 
Et le venin englobe t-il tout type de bête venimeuse ?
 
La réponse est : Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) n'a pas visé par ce hadîth le fait de renier la possibilité de faire la « ruqiyyah » dans d'autres cas.
 
Mais son but était plutôt d'indiquer que la « rouqiyyah » est plus efficace dans les cas d'atteinte par un mauvais œil ou par un venin.
 
Le contexte du hadîth indique ce sens, car Sahl Ibn Houneif lui a dit lorsqu'il fut frappé d'un mauvais œil : 

« L'exorcisme est-il bon ? » - [Le Prophète] répondit : « L'exorcisme ne se fait que dans le cas d'une atteinte du mauvais oeil ou du venin. » 
 
Les autres ahâdîth [traditions] sur la « ruqiyyah », qu'ils soient généraux ou spécifiques, indiquent cette acceptation. Et certes, il est rapporté de Abî Dâwoud, un hadîth d'après Anas qui dit : l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« L'exorcisme ne s'applique que dans le cas d'une atteinte du mauvais oeil, pour un venin ou pour un sang qui s'arrête de couler. » [4]
 
Il est aussi rapporté dans le « Sahîh » de Muslim que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a permis l'exorcisme du mal causé par le mauvais œil, le venin et par la pustule [5] [6] [7]
 
[1] Hadîth déclaré faible par SHeikh al-Albânî dans « Dha'îf Abî Dâwoud » n°839
[2] Rapporté par Muslim - n°2186
[3] Hadîth authentique rapporté par Abî Dâwoud et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud » - n°3289
[4] Hadîth déclaré faible par SHeikh al-Albânî dans « Dha'îf al-Djâmi' » n°6291
[5] « La pustule » est une lésion cutanée contenant du pus. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) traite du remède spécifique à la pustule à la page 169 de son ouvrage.
[6] Rapporté par Muslim - n°2196

[7] Kitâb « Zâd ul-Ma'âd fî hadî kheyr al-'Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/160-161

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Qui sème l’injustice récolte la tempête (vidéo)

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Qui sème l’injustice récolte la tempête (vidéo)
Selon l'encyclopédie, le vent est un mouvement atmosphérique directionnel.
 
Sur terre, il est dû aux mouvements de l'air,  mais ce que l'encyclopédie ne dit pas qui est-ce qui est à l'origine de ces mouvements ?! 
 
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La vache - سُوۡرَةُ البَقَرَة
 
"Certes dans la création des cieux et de la terre, 
dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre un
e fois morte et y répand des bêtes de toute espèce dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne."
(verset 164)
 

Publié dans Rappels - تذكر

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«Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les anges enlèveront leurs âmes»

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

«Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les anges enlèveront leurs âmes»

Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :

 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] - ‹ Nous étions impuissants sur terre ›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹ La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? › Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allâh est Clément et Pardonneur. » [Coran, 4/97-99]
 
Al-Bukhârî rapporte d'après 'Abdullâh Ibn Yazîd al-Mouqrî, d'après Hayat et d'autres que lui, qui rapportent de Muhammad Ibn 'Abder-Rahmân Abû as-Aswad qui a dit : On poussa les gens de Médine à former une armée [contre les Syriens].

Une armée dans laquelle je fus inscrit. En rencontrant 'Ikrima, l'affranchi de Ibn 'Abbâs, je le mis au courant de la chose.

Il me défendit absolument d'y participer et me dit : 

« Ibn 'Abbâs m'a rapporté qu'il y avait quelques Musulmans qui étaient au sein de l'armée des polythéistes, augmentant ainsi les rangs de ces derniers contre le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) et qu'il arrivait que certains d'entre eux étaient abattus à coup d'épée ou par une flèche. » 

Allâh révéla alors (traduction rapprochée) : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » 
Rapporté par Al-Layth d'après Abî as-Aswad.
 
Ibn Abî Hâtim rapporte d'après 'Ikrima selon Ibn 'Abbâs qui a dit : Lorsque les gens de la Mecque se sont convertis [à l'Islâm], certains parmi eux cachèrent leur conversion à l'Islâm et ils sortirent avec les polythéistes le jour de Badr, et certains furent atteints par les actions des autres.

Certains musulmans dirent : « Et il y a [parmi eux] nos compagnons qui sont eux musulmans » et ils ont ressentit de la répulsion et ils les ont excusés, alors ce verset fut révélé (traduction rapprochée) : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » 

'Ikrima a dit : ce verset fut révélé pour les jeunes des Qouraych qui ont parlé sur l'Islâm à la Mecque, et parmi eux il y avait 'Alî Ibn Oumayyah Ibn Khalaf, Abû Qays Ibn al-Walîd Ibn al-Moughayrah, Abû Mansoûr Ibn Hadjâdj et al-Hârith Ibn Ibn Zam'ah.

Adh-Dhahak a dit : ce verset fut révélé pour les personnes hypocrites qui refusèrent de se joindre au Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) et préférèrent rester à la Mecque.

Et ils sont sortit avec les polythéistes le jour de la bataille de Badr et furent parmi les hommes tués ce jour-là.
Ainsi, ce verset fut révélé sur tous ceux qui prennent résidence avec les polythéistes sans pouvoir manifester leur foi, alors qu'ils sont capables d'émigrer.

De telles personnes commettent une injustice contre eux-mêmes et tombent dans ce qui est interdit selon un avis unanime et selon ce texte lorsque Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) : 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes »

Ce qui veut dire : en délaissant l'émigration [al-Hijrah]

« En disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] » 

Ce qui veut dire : pourquoi être resté ici en délaissant l'émigration

« Nous étions impuissants sur terre - dirent-ils » 

Ce qui veut dire : nous étions incapables de quitter ce pays pour partir ailleurs sur terre - 

« Alors les Anges diront : La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? ».
 
Abû Dâwoud [...] rapporte d'après Samurah Ibn Joundub que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 « Quiconque se rassemble avec un polythéiste et réside avec lui est comme lui. »
[Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »]

As-Souddî a dit : Lorsque al-'Abbâs, 'Aqîl et Nawfal ont été emprisonnés, l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit al-'Abbâs :

« Sacrifie ton âme et celle du fils de ton frère »
 Il dit : « Ô Envoyé d'Allâh ! Est-ce que l'on ne prie pas devant ta Qiblah, et est-ce que l'on n'atteste pas ce que tu attestes ? » 
L'Envoyé d'Allâh dit : « Ô 'Abbâs ! Vous êtes certes des adversaires, vous êtes des adversaires ! »Puis il lui récita ce verset :
 « La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste »
Rapporté par Ibn Abî Hâtim.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) : « A l'exception des impuissants » Jusqu'à la fin du verset.

Cela constitue pour Allâh une excuse pour eux d'avoir délaissé l'émigration, car ils ne peuvent pas se libérer des polythéistes, et même dans le cas où ils le pourraient, ils ne sauraient où aller.

C'est pour cela qu'Il dit (traduction rapprochée) : « incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie » Mudjâhid, 'Ikrima et as-Souddî disent que cela signifie : qui ne trouvent pas de chemin.

Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) : « A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon » 

Ce qui veut dire : qu'il leur est permis [dans ce cas] de délaisser l'émigration et « peut » signifie que le pardon sera effectif - « Allâh est Clément et Pardonneur » Al-Bukhârî rapporte d'après Abû Hurayrah qui a dit : l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait une fois la prière du soir [al-'Ichâ] quand il dit :

« Allâh entend celui qui Le loue » [Sami' Allâhu liman hamidah] - Et dit avant de se prosterner :
 
« Ô Allâh sauve 'Ayâch Ibn Abî Rabî'ah ! Ô Allâh sauve Salama Ibn Hichâm ! Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd ! Ô Allâh sauve les impuissants parmi les musulmans ! Ô Allâh soit dur avec la tribu de Moudhar ! Ô Allâh afflige-les des années de disette comme les années de Yûssuf [le Prophète] ! »
 
Ibn Abî Hâtim rapporte d'après Abî Hurayrah qui a dit que l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) leva les mains en étant devant la Qiblah et il dit :

 

« Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd, 'Ayâch Ibn Abî Rabî'ah, Salama Ibn Hichâm et les faibles musulmans incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie entre les mains des mécréants ! »
 
Ce hadîth est attesté dans le Sahîh selon un autre sujet comme précédemment.

'Abder-Razzâq rapporte d'après Ibn 'Unaynah selon 'Abdullâh Ibn Abî Yazîd qui a entendu Ibn 'Abbâs à propos de « A l'exception des impuissants » dire : « Ma mère et moi nous étions de ceux qu'Allâh excusa. ».


Kitâb « Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm » - 1/745-746

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Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

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Commencer par ce qui est le plus important

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Commencer par ce qui est le plus important

Le ministre SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu'Allâh le préserve) a formidablement rappelé que SHeikh al-Islâm Muhammad Ibn 'Abdel-Wahhâb a dit dans un de ses chapitres du livre sur l'Unicité : 

 

« Commencer [dans le prêche] par ce qui est le plus important au moins important. » 

 

Ce qui veut dire que ce qui constitue le plus important est ce qui doit devancer le moins important (dans la transmission de la science).

 

Et c'est ce que tu dois connaitre parmi ce qui constitue les priorités pour toi.
Mais quelles sont ces priorités ?
 
Il est possible que certaines personnes commencent leur prêche par les questions jurisprudentielles, ce qui veut dire les choses recommandées (surérogatoires), en délaissant ce qui constitue les fondements [de la religion].
 
Cela n'est pas commencer par ce qui est le plus important au moins important.
 
Au contraire, c'est commencer par les choses recommandées en délaissant les obligations et actes obligatoires.

 

Il est demandé au prêcheur d'être praticien (méticuleux) dans la connaissance du primordial au moins important.
 
Est-ce que le primordial, à ce qui l'est moins, s'applique d'un coup à l'ensemble des gens ? La réponse est non.
 
D'un coup à l'ensemble des groupes ? La réponse est non.
 
Car les groupes comme les personnes sont différents les uns des autres.
 
Bien plus, les maisons sont entre elles différentes les unes des autres.
 
Les priorités concernant une demeure ne sont pas les mêmes priorités qu'une autre.
 
Autrement dit, le prêcheur lui-même à des priorités dans sa propre demeure qui ne sont pas les mêmes priorités qu'une autre.
 
Ainsi, il adoptera un prêche en fonction des différentes priorités qu'il rencontrera selon les contextes et les situations.
Il agira ainsi en prenant en compte la réalité des choses, et parlera en conséquence des priorités de chacun, afin d'adapter sa parole avec certains et différemment avec d'autres.
 
Les priorités qu'il rencontre avec sa famille sont différentes des priorités avec ses proches et d'autres qu'eux.
 
Comme ces priorités sont différentes encore avec les gens en général et ainsi de suite.
 
Aussi, parmi ce qui fait parti de la bonne compréhension (jurisprudentielle) du prêcheur ainsi que de sa bonne morale, est qu'il adapte les étapes nécessaires aux préséances primordiales dans son prêche.
 
Qu'il soit intelligent, attentif et d'un esprit large afin qu'il sache ce qui conviendrait en priorité à telle personne précisément, telle famille en particulier, telle maison spécifiquement et ainsi de suite.  [1] 
 
Voilà comment le prêche et le prêcheur se doivent d'être, le prêcheur doit commencer par ce qui est le plus important au moins important, et cela comporte des degrés. [2]
 
Voici ce qui fait parti du bon comportement du prêcheur, qu'il agisse par étape dans les priorités, c'est à dire de commencer par ce qui est le plus important au moins important.
 
C'est aussi ce que certains contemporains ont appelé « la jurisprudence des priorités » et cette appellation est authentique, qui désigne le fait de mettre en premier lieu le plus important pour ce qui l'est moins.
 
Et il est primordial de commencer par ce qui est le plus important à ce qui l'est moins.

 

Et ceci constitue un fondement législatif, comme le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit à Mou'adh :
 
« Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi : 
« Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allâh et que je suis l'envoyé d'Allâh » - S'ils acceptent, alors enseigne-leur... » [3]


[1] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.243-244
[2] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.308
[3] Kitâb « Madjmu' Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da'wat ila-Allâh » p.243

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز آل الشيخ

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Les droits et les devoirs des hommes et des femmes en islam (dossier)

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Les droits et les devoirs des hommes et des femmes en islam (dossier)

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Un enfant répond aux questions sur le tawhid (audio en arabe)

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Un enfant répond aux questions sur le tawhid (audio en arabe)

Le prof pose des questions à ses élèves sur le tawhid :

 

Man Rabbouk ?

 

Rabbii Allah : Quel est ton seigneur ? Mon seigneur est Allah 

 

Maa diinouk ?

 

Diini al Islaam : Quel est ta religion ? Ma Religion est l'Islam 

 

etcc... Sur les piliers de l'Iman, al Ihsaan 

 

A faire écouter et réécouter à vos enfants 

 

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Pour celui qui a honte de s'appeler salafi (vidéo)

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Pour celui qui a honte de s'appeler salafi (vidéo)
La question fut posée à son Eminence Cheikh Najmi, qu'Allah le préserve :
 
Certains jeunes trouvent une gêne à dire "je suis salafi", quel est votre conseil pour ceux qui pensent cela ?
 
Il a répondu, qu'Allah le préserve :
 
Pourquoi cette gêne ?

Est-ce qu'il pense que le fait d'appartenir à la Salafiya est réducteur ?!!

N'est-ce pas vouloir appartenir à quoi ont appartenu les compagnons du prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, et ceux qui les suivent parmi les savants, les spécialistes de la jurisprudence, du hadith et de l'éxégèse et du dogme ('aqîda) authentique par tout temps et par tout époque, qui suivent la vérité émanant du Livre d'Allah et de la sounna authentique du prophète, sala Allah 'alahi wa salam, avec la compréhension des pieux prédécesseurs ?!!

Est-ce que le fait d'appartenir à cette frange-là de personnes serait réducteur pour qu'ils en éprouvent de la gêne ?!!

Nous sommes à Allah et c'est vers Lui que nous retournerons.

Quant à celui qui recherche le minhaj As-salafi, le suit et qui dit : "je suis salafi", cette personne-là, insha Allah, nous lui souhaitons le bien.

Par contre, celui qui trouve une gêne à cela, il se peut qu'il soit mal rétribué (châtié, puni) pour avoir ressenti cette gêne.
 
سئل سماحة الشيخ أحمد النجمي حفظه الله : بعض الشباب يتحرج من أن يقول ( أنا سلفي ) فما توجيهكم لمثل هذا ؟
فأجاب حفظه الله :لماذا يتحرج ؟!! أيرى أن الانتماء إلى السلفية منقصة ؟!! أليس هو الانتماء إلى أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم والتابعين لهم من العلماء , والفقهاء , والمحدثين , والمفسرين ؛ أصحاب العقيدة الصحيحة في كل زمان وكل مكان ؛ الذين يتبعون الحق من كتاب الله , ومن صحيح سنة رسول الله صلى الله عليه وسلم وعلى فهم السلف الصالح !! أيكون الانتماء إلى هؤلاء منقصة حتى يتحرجوا منها !! إنا لله وإنا إليه راجعون . أما إذا كان الواحد يتوخى منهج السلف , ويتابعه , ويقول أنا سلفي هذا إن شاء الله نرجو له الخير ؛ أما إذا كان يتحرج من هذا فربما عوقب على هذا التحرج
انظر كتاب الفتاوى الجلية عن المناهج الدعوية
 
Source: Kitâbu lfatâwï ljaliya 'ani lmanâhiji d-da'awiyah. 
copié de alminhadj.fr

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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L'avertissement contre les désirs (vidéo)

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L'avertissement contre les désirs (vidéo)

 
Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر

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Quelles sont les circonstances permettant le divorce ?

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Quelles sont les circonstances permettant le divorce ?

Question :

 
Quelles sont les circonstances permettant le divorce à votre avis, votre éminence ?
 
Réponse :
 
Il y a beaucoup de raisons permettant le divorce, telles que :
 
-le manque d'harmonie entre les conjoints,
 
-le fait que l'un d'entre n'éprouve pas d'amour pour l'autre,
 
-ou que ni l'un ni l'autre n'aie de l'amour ;

-ou un mauvais comportement de la part de l'épouse,

-ou un manque d'écoute et d'obéissance de la part de l'épouse pour son mari en ce qui concerne les bonnes choses ;

-ou un mauvais comportement de la part du mari la maltraitant en lui étant injuste ; 
 
-ou une incapacité de la part de l'un ou l'autre conjoint de respecter les droits de l'autre ;

-ou le péché de la part d'un des deux ou des deux, qui peut engendrer une mauvaise atmosphère entre eux par la suite et mener au divorce, tel que la consommation de substances enivrantes et du tabac de la part de l'un ou de l'autre conjoint ;

-ou une mauvaise atmosphère entre l'épouse et l'un des deux parents du mari ;

-ou un manque de retenue et de sagesse dans sa relation avec eux ou un des deux parents [du mari] ;
 
-ou un manque d'effort de la part de l'épouse pour se conserver propre et à se rendre attirante pour son mari en portant de beaux vêtements, sentant bons, parlant avec des mots gentils en l'accueillement avec un visage souriant quand ils se réunissent.
 
Kitâb « Fatâwa al-Mar'a al-Mouslima » p.730 
copié de al-bayan.fr
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La photographie des femmes

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La photographie des femmes

Question : 


Est-ce que la photographie du visage de la femme pour le passeport est considérée comme cAwra ou pas ?

Si la femme refuse de se faire photographier, lui est-il permis de demander à quelqu'un de faire le pèlerinage à sa place, en raison du fait qu'elle n'a pas de passeport ?

Quelles sont les limites de l'habit de la femme dans le Coran et la Sunna du Prophète ?

 
Réponse :
 
Louange à Allâh l'Unique, et prière et salut sur Son Prophète ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.
 
La femme ne doit permettre à personne de photographier son visage, ni pour le passeport, ni pour une autre raison, car il est une cAwra.

La présence de sa photo sur le passeport pourrait faire d'elle une cause de tentation pour les autres.

Cependant, si elle ne peut accomplir son pèlerinage qu'à la condition de faire cette photo, alors dans ce cas, cela lui est permis, et elle ne peut demander à personne d'autre de faire le pèlerinage à sa place.
 
Selon des textes du Coran et de la Sunna, la totalité du corps de la femme est une cAwra.

Elle doit donc le couvrir entièrement lorsqu'elle est en présence d'hommes ne faisant pas partie de ses Mahârim.

Allâh, qu'Il soit élevé, dit à ce propos (traduction rapprochée) :

 

«Et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris.» (Sourate La Lumière verset 31)


Et Il dit (traduction rapprochée) :


«Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs.» (Sourate Les Coalisés verset 53) 

 

Et c'est Allâh Qui accorde le succès. Prière et salut d'Allâh sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

 

Fatwas (1/495)

Publié par fatawaislam.com

 

صورة المرأة في جواز السفر

السؤال : هل صورة وجه المرأة في جواز السفر وغيره عورة أم لا، وهل يصح للمرأة إذا امتنعت من الصورة أن تدفع حجة عن نفسها، والسبب منع الجواز أم لا، وإلى أين حد لباس المرأة في الكتاب والسنة المحمدية؟

الإجابة: ليس لها أن تسمح بتصوير وجهها، لا في الجواز ولا غيره؛ لأنه عورة، ولأن وجود صورتها في الجواز وغيره من أسباب الفتنة بها والمرأة كلها عورة في ظاهر أدلة الكتاب والسنة، فالواجب عليها ستر جميع بدنها عن غير محارمها؛ لقول الله تعالى

 وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاءِ بُعُولَتِهِنَّ

 وقوله سبحانه

 وَإِذَا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتَاعًا فَاسْأَلُوهُنَّ مِنْ وَرَاءِ حِجَابٍ ذَلِكُمْ أَطْهَرُ لِقُلُوبِكُمْ وَقُلُوبِهِنَّ

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

الفتوى رقم - 2595

(الجزء رقم : 17، الصفحة رقم: 170)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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L’écriture d’un testament et son style

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’écriture d’un testament et son style
Question : 
 
Est-ce que l'écriture d'un testament est obligatoire ?

Des témoins sont-ils nécessaires ?

Je ne connais pas le style dans lequel on l'écrit, et je souhaite de votre part une orientation. 
 
Réponse :
 
Le testament doit être écrit de la façon suivante :
 
Je suis untel fils d'untel, ou fille d'untel, j'informe que j'atteste qu'il n'y a point de divinité digne d'adoration en dehors d'Allâh, Seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Messager, qu''Issâ (Jésus) est le serviteur d'Allâh et Son Messager et Sa parole transmise à Maryam (Marie), que le Paradis existe, que l'Enfer existe, que l'Heure arrivera sans nul doute, et qu'Allâh ressuscitera les morts.

Je recommande à ma famille et à mes proches de craindre Allâh, d'avoir un bon comportement les uns envers les autres, d'obéir à Allâh et Son Messager, de se recommander mutuellement la vérité et la patience.

Je leur recommande à l'instar d'Ibrâhîm (Abraham) et Yacqûb (Jacob), quand ils s'adressèrent à leurs fils (traduction rapprochée) :

«Ô mes fils, certes Allâh vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu'en Soumis ! (à Allâh).» (la vache verset 132)]
 

Puis, il rappelle ce qu'il donne de son argent (à une tierce personne n'ayant pas droit à la succession), ne dépassant pas un tiers de sa fortune, clarifie ses dépenses légitimes, et nomme la personne qui se chargera de tout.

En effet, le testament n'est pas obligatoire, mais il est recommandé, conformément à ce qui a été rapporté dans les Sahîh d'al-Bukhârî et de Muslim, selon Ibn Umar
رضي الله عنهما le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«Un musulman qui possède une chose dont on peut disposer après sa mort, n'a pas le droit de rester deux nuits sans que son testament ne soit écrit devant lui.»
(Al Boukhari, Muslim) 

Par contre, s'il a des dettes ou des droits sans preuve écrite, il doit les signaler afin que les droits des gens ne soient pas lésés.

De même, il est préférable d'avoir deux témoins et de faire certifier son testament par une personne de science ; il ne doit pas se contenter de l'écrire, pour éviter toute falsification.

 

Et c'est Allâh Qui accorde le succès. 

 

Revue des Recherches Islamiques, n° 33, page 111. 

 Publié par salat-janaza.com

 

هل الوصية واجبة وما نصها الشرعي
الأخت التي رمزت لاسمها بـ: نوره. م. من الرياض تقول في سؤالها: هل كتابة الوصية واجبة، وهل يلزم لها شهود؟ وحيث إنني لا أعرف النص الشرعي أرجو إرشادي إليه جزاكم الله خيرا؟

تكتب الوصية حسب الصيغة التالية: أنا فلان بن فلان أو فلانة بنت فلان أوصي بأنني أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأن محمدا عبده ورسوله، وأن عيسى عبد الله ورسوله، وكلمته ألقاها إلى مريم وروح منه، وأن الجنة حق والنار حق، وأن الساعة آتية لا ريب فيها، وأن الله يبعث من في القبور. وأوصي من تركت من أهلي وذريتي وسائر أقاربي بتقوى الله وإصلاح ذات البين وطاعة الله ورسوله، والتواصي بالحق والصبر عليه، وأوصيهم بمثل ما أوصى به إبراهيم عليه السلام بنيه ويعقوب

يَا بَنِيَّ إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى لَكُمُ الدِّينَ فَلا تَمُوتُنَّ إِلا وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ

[سورة البقرة من الآية 132]

ثم يذكر ما يرغب أن يوصي به من ثلث ماله أو أقل من ذلك أو مال معين لا يزيد على الثلث، ويبين مصارفه الشرعية، ويذكر الوكيل على ذلك
والوصية ليست واجبة بل مستحبة إذا أحب أن يوصي بشيء لما ثبت في الصحيحين عن ابن عمر رضي الله عنهما عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال

((ما حق امرئ مسلم له شيء يريد أن يوصي فيه يبيت ليلتين إلا ووصيته مكتوبة عنده))

لكن إذا كانت عليه ديون أو حقوق ليس عليها وثائق تثبتها لأهلها وجب عليه أن يوصي بها حتى لا تضيع حقوق الناس، وينبغي أن يشهد على وصيته شاهدين عدلين وأن يحررها لدى من يوثق بتحريره من أهل العلم حتى يعتمد عليها، ولا ينبغي أن يكتفي بخطه فقط؛ لأنه قد يشتبه خطه على الناس وقد لا يتيسر من يعرفه من الثقات. والله ولي التوفيق

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le voile de la petite fille

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le voile de la petite fille
Question :
 
Quel est l'avis de l'islam sur les filles qui ne sont pas encore pubères, peuvent-elles sortir sans se voiler ?

Et peuvent-elles prier sans se couvrir la tête ?
 
Réponse : 
 
Le tuteur de ces filles doit leur inculquer les règles de l'islam en leur ordonnant de ne sortir qu'en couvrant leurcAwra afin qu'elles ne soient pas un objet de tentation, et en les habituant aux nobles caractères afin qu'elles ne deviennent pas une cause de propagation des vices.
 
Il doit par ailleurs leur ordonner de prier avec un voile qui couvre les cheveux, mais si toutefois la petite fille prie sans voile, sa prière est valable car le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :
 
« Allah n'accepte la prière d'une femme pubère que si elle se couvre la tête. » (1).
 
(1) Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre de la prière (n°377), par Ahmad (n°6/218), par Abû Dâwûd dans le chapitre de la prière (n°641) et Ibn Mâjah dans le chapitre de la prière également (n°655).

 

Fatwas concernant les Femmes, page 160
copié de fatawaislam
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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