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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:02
Des clefs…

Allah -Gloire et pureté à Lui- a attribué une clef qui ouvre la porte de toute chose recherchée : 

 

-La clef de la prière est la purification. Comme l’a dit le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) :

 

« La clef de la prière est la purification. »

[ Hadith authentique. Rapporté par Tirmidhî et Ahmed.] 

 

-La clef du pèlerinage est la sacralisation (Al Ihrâm).

 

-La clef de la bonté est l’aumône.

 

-La clef du Paradis est l’unicité (At-Tawhîd).

 

-La clef de la science est le bon questionnement et l’écoute attentive.

 

-La clef de la victoire et du triomphe est la patience.

 

-La clef du rajout est le remerciement.

 

-La clef de l’amitié et de l’amour est le rappel.

 

-La clef du succès est la crainte révérencielle (At-Taqwâ).

 

-La clef de la réussite est le désir et l’appréhension.

 

-La clef de l’exaucement est l’invocation.

 

-La clef du désir de l’Au-delà est l’ascétisme de cette vie d’ici-bas.

 

-La clef de la foi est la réflexion des serviteurs sur l’Œuvre d’Allah -Gloire et pureté à Lui-.

 

-La clef de l’entrée auprès d’Allah -Gloire et pureté à Lui- est la soumission du cœur et sa sincérité envers Lui -Gloire et pureté à Lui- en amour et inimitié.

 

-La clef de la vie des cœurs est la méditation du Coran, l’imploration aux lueurs du jour et le délaissement des pêchés.

 

-La clef de l’obtention de la miséricorde d’Allah -Gloire et pureté à Lui- est l’accomplissement vertueux de Son adoration ainsi que l’effort de faire le bien envers les créatures.

 

-La clef de la subsistance est l’effort joint à la demande de pardon et la piété.

 

-La clef de la puissance (fierté) est l’obéissance à Allah et à Son Messager .

 

-La clef de la préparation à l’Au-delà est de réduire son espoir [de ce bas-monde].

 

-La clef de tout bien est le désir d’Allah et de la demeure dernière (l’Au-delà).

 

-La clef de tout mal est l’amour de ce bas monde et nourrir de grands espoirs.

 

Ce chapitre est immense.

 

Il fait parti des chapitres les plus bénéfiques de la science.

 

Il correspond à la connaissance des clefs ouvrant les portes du bien et [fermant] celles du mal.

 

Nul ne peut en avoir connaissance et s’y attacher excepté celui qui en acquiert une grande part et à qui Allah accorde la réussite.

 

En effet, Allah -Gloire et pureté à Lui- a attribué à chaque bien et à chaque mal une clé qui en ouvre la porte ou la ferme.

 

Par exemple, le polythéisme, l’orgueil, l’inattention au rappel d’Allah et à accomplir ce qu'Il mérite de droit ou encore s’écarter de ce que le Messager d’Allah (sallallahou 'alaihi wa sallam) a apporté de la part de son Seigneur, etc. constituent autant de clefs [qui ouvrent les portes] de l’Enfer.

 

[On peut encore citer] :

 

-La clef de tout péché est le vin [l’alcool, etc.] [Note du traducteur : En fait, toute boisson enivrante qui fait perdre la raison.]

 

-La clef de la fornication est la musique.

 

-La clef de la demande et du désir ardent est de poser son regard sur les formes [et les figures]

 

-La clef de la désillusion et de la privation est la paresse et le repos.

 

-La clef de la mécréance est les désobéissances.

 

-La clef de l’hypocrisie est le mensonge.

 

-La clef de l’avarice, de la rupture du lien de parenté et de la spoliation des biens est l’avidité et la convoitise.

 

-La clef de toute innovation et de tout égarement repose sur le fait de s’écarter de ce que le Messager d’Allah (sallallahou 'alaihi wa sallam) a apporté.

 

Seule une personne clairvoyante sur elle-même, sensée et pouvant discerner le bien du mal dans cette existence peut confirmer véridiquement ces choses-là.

 

Par conséquent, il convient que le serviteur accorde une attention toute particulière à la connaissance de ces clefs et de ce qu’elles ouvrent ou ferment. 

 

Au-delà de cela, c’est Allah qui accorde la réussite en toute justice.

 

La royauté et la louange lui appartiennent, de même que le bienfait et la grâce.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

{Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui seront interrogés [et ils devront rendre compte de leurs actes].} [Sourate : Les Prophètes, 21 : 23.]

 

حـادي الأرواح الى بـلاد الأفـراح - Hadi al-arwah ila bilad al-afrah (page : 101 - 102)

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Rappels - تذكر
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:01
Revenir à Allah et à son Messager en cas de divergence

Allah Ta'âlâ dit (traduction rapprochée) :

 

"O les croyants! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement (Les savants et les Dirigeants!). Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation" [Sourate An-Nissa, verset 59]

 

Il est obligatoire que surviennent [entre les gens] des discordances et des divergences.

 

Cependant, celles-ci se résolvent par le retour au Livre d'Allah et à La Sounnah du Messager d'Allah (Paix et Salut d'Allah sur Lui) et cela en ayant recours aux savants, ceux qui connaissent le Livre et la Sounnah de Son Messager (Paix et Salut d'Allah sur lui); ils reviennent vers eux pour mettre fin aux disputes à la lumière du Livre d'Allah et à la lumière de la Sounnah de Son Messager (Paix et Salut d'Allah sur Lui).

 

"si vous croyez en Allah et au Jour Dernier" [Sourate An-Nissa, verset 59]

 

Le croyant revient vers le Livre d'Allah et vers la Sounnah de Son Messager (Paix et Salut d'Allah sur Lui).

 

Il prend ce qu'indique la preuve authentique.

 

Quant à celui qui n'est pas croyant, ce dernier ne revient pas vers le Livre et la Sounnah.

 

Il revient seulement vers ses passions, il revient vers ses penchants, il revient vers les gens d'égarement, il ne revient pas vers les savants.

 

Il revient uniquement vers les règles propres aux groupes et aux sectes et ne revient pas vers le Livre d'Allah et la Sounnah de Son Messager (Paix et Salut d'Allah sur Lui).

 

Majmou' Rassâil As-Sheykh Sâlih Al Fawzân, page 165/166

copié de sounnah-publication.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:00
La traduction du coran et le fait de dire «Allah a dit» en citant à la suite une traduction relative et approchée du coran

Question :

 

Est-il possible de traduire le Coran en langue française, par exemple, pour qu'il puisse être lu par les mécréants, alors qu'Allah, Le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :  

 

"Et c’est certainement un Coran noble,  dans un Livre bien gardé  que seuls les purifiés touchent"

 

Et il est écrit sur la couverture de ce Livre (traduction rapprochée) :  

 

"C’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de Sa science et de Sa puissance). Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis: "Allah vous donne Son décret là-dessus"

 

Réponse :

 

Il est impossible de faire une traduction du Coran, qui rivaliserait avec la précision de ses expressions, la grandeur de son style, la beauté de son texte et des règles de sa composition et qui rivaliserait avec lui dans sa capacité à rendre impuissant toute imitation et la réalisation de tous ses objectifs dont l'indication des dispositions et des mœurs et la démonstration des leçons et des sens principaux et secondaires, et tout ce qui concerne le Coran, et ses propriétés, émanant de sa rhétorique parfaite.

 

Quiconque essaye de traduire le Coran de cette manière, ferait comme celui qui tente de monter au ciel sans équipements ni escaliers, ou qui tente de voler dans l'air sans ailes ou machines.

 

Il est possible qu'un savant religieux exprime ce qu'il a compris des sens du Coran, selon ses compétences et ses capacités, dans une autre langue, pour expliquer aux gens, ne parlant pas la langue arabe, ce que son cerveau a pu comprendre, comme droit chemin préconisé par le Coran, ce qu'il a pu en déduire comme dispositions religieuses ou leçons et exhortations qu'il en a tirées.

 

Mais, l'explication des versets rédigée, dans une langue autre que l'arabe, par cette personne et de ce qu'elle a pu en comprendre, ne saurait être considérée comme Coran, ni de loger son œuvre à la même enseigne que le Coran, de quelque manière que ce soit.

 

Ces explications sont pareilles aux exégèses du Coran en langue arabe dans le rapprochement des sens des versets et dans l'aide que cela peut apporter dans la déduction des leçons et dans la déduction des jugements.

 

Cela ne saurait s'appeler une exégèse du Coran.

 

A partir de là, il est permis aux personnes en état d'impureté majeure (Jounoub) et aux mécréants de toucher cet ouvrage comportant la traduction des sens du Coran, comme il leur est permis de toucher les livres d'exégèse du Coran en arabe.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 2 de la Fatwa numéro (1601)

(Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 164)

 Traduit et publié par alifta.net

 

س2:هل يمكن أن يترجم القرآن إلى اللغة الفرنسية مثلاً ويقرأه الكفار، والله تعالى يقول:  إِنَّهُ لَقُرْآنٌ كَرِيمٌ (77) فِي كِتَابٍ مَكْنُونٍ (78) لاَ يَمَسُّهُ إِلا الْمُطَهَّرُونَ  ، ومكتوب على عنوان هذا الكتاب  وَلِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ مُحِيطًا (126) وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ

ج: لا يمكن ترجمة القرآن ترجمة تماثله في دقة تعبيره وعلو أسلوبه وجمال سبكه وإحكام نظمه، وتقوم مقامه في إعجازه وتحقيق جميع مقاصده من إفادة الأحكام والآداب والإِبانة عن العبر والمعاني الأصلية والثانوية ونحو ذلك مما هو من خواصه ومزاياه المستمدة من كمال بلاغته وفصاحته، ومن حاول ذلك فمثله كمثل من يحاول أن يصعد إلى السماء بلا أجهزة ولا سلم، أو يحاول أن

يطير في الجو بلا أجنحة ولا آلات

ويمكن أن يعبر العالم عما فهمه من معاني القرآن حسب وسعه وطاقته بلغة أخرى ليبين لأهلها ما أدركه فكره، من هداية القرآن وما استنبطه من أحكامه أو وقف عليه من عبره ومواعظه، لكن لا يعتبر شرحه لتلك بغير اللغة العربية قرآنًا ولا ينزل منزلته من جميع النواحي، بل هو نظير تفسير القرآن باللغة العربية في تقريب المعاني والمساعدة على الاعتبار واستنباط الأحكام، ولا يسمى ذلك التفسير قرآنًا، وعلى هذا يجوز للجنب والكفار مس ترجمة معاني القرآن بغير اللغة العربية، كما يجوز مسهم تفسيره باللغة العربية

وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

(الجزء رقم : 4، الصفحة رقم: 164)

السؤال الثاني من الفتوى رقم - 1601

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

السؤال الثاني من الفتوى رقم ( 1601 )
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Expression - التعبير
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:54
Celui qui se suicide est-il éternellement en enfer ?

Question : 

 

Celui qui se suicide est-il éternellement en enfer ?

 

Réponse :

 

Celui qui se suicide a certes commis un grand péché.

 

Et ceux qui commettent des grands péchés sont sous la menace de l'enfer.

 

Mais ils ne sont pas éternellement en enfer cela est la croyance des gens de la sunna contrairement aux khawarij qui disent que le pécheur est éternellement en enfer.

 

Sauf celui qui rend licite le fait de se suicider ou de tuer autrui,٫ celui-là a certes apostasié.

 

Par contre celui qui se suicide en obéissant à ses passions et au diable et par manque de patience٫ ou qui a tué autre que lui en obéissant à ses passions et au diable et qui sait que le suicide et le meurtre sont interdits٫ celui-là est un pécheur.

 

C'est un pécheur qui a commis un grand péché.

 

Quant au noble verset :

( وَمَنْ يَقْتُلْ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا فَجَزَاؤُهُ جَهَنَّمُ خَالِدًا فِيهَا)

(Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement.) [s4v93]

 

Selon les gens de la sunna c'est un séjour avec un temps déterminer qui a une fin.

 

Il a un temps déterminé et il a une fin.

 

Au contraire des mécréants pour qui le séjour est éternel et n'a pas de fin.

 

Il a été rapporté d'ibn abbas que le meurtrier n'avait pas de repentir et il a été rapporté de lui qu'il a un repentir.

 

Mais lorsqu'il dit qu'il n'a pas de repentir cela ne veut pas dire qu'il est éternellement en enfer٫ cela veut dire qu'il ne sera pas pardonné٫ qu'il sera forcément châtié puis ensuite il sortira.

 

السؤال : سائل يقول: هل يخلد في النار من قتل نفسه ؟ 

الجواب : من قتل نفسه فقد ارتكب كبيرة، وأهل الكبائر متوعدون بالنار، ولا يخلدون في النار عند أهل السنة والجماعة إنما هذا عند الخوارج يخلدون العاصي عاصي إلا إذا استحل إذا استحل قتل نفسه، واستحل قتل غيره، هذا يكون ردة، أما إذا كان قتل نفسه طاعة للهوى والشيطان جزع وعدم الصبر، أو قتل غيره طاعة للهوى والشيطان، ويعلم أن قتل نفسه حرام، ويعلم أن قتل غيره حرام فهذا عاصي، عاصي مرتكب للكبيرة. وما جاء في الآية الكريمة مخلد وَمَنْ يَقْتُلْ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا فَجَزَاؤُهُ جَهَنَّمُ خَالِدًا فِيهَا فهذا عند أهل السنة خلود مؤمد له نهاية، له أمد وله نهاية، بخلاف خلود الكفرة فهو خلود مؤبد لا نهاية له نعم. جاء عن ابن عباس أن الكافر أن القاتل لا توبة له، وجاء عنه أن له توبة، ولكن معنى قوله: إنه لا توبة، ليس معنى ذلك أنه يخلد في النار، بل معنى ذلك أنه لا يعفى عنه بل لا بد أن يعذب، ثم يخرج، 

 

copié de lislam-du-juste-milieu.over-blog.com

 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mort et funérailles - الموت والجنازة
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:58
L'importance de fonder un foyer et d'établir de bons rapports conjugaux

Fonder un foyer basé sur la vérité constitue une des choses les plus importantes qui aident l'individu et la société à atteindre l'idéal auquel ils aspirent.

 

Par sa sagesse, Allah a rendu la famille un honorable refuge approprié pour l'être humain : l'homme et la femme.

 

C'est en son sein qu'il trouve son équilibre et son confort.

 

Allah, exalté soit-il et purifiés soient Ses Noms, dit en leur rappelant son bienfait sur eux (traduction rapprochée) : 

 

{Et parmi ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité auprès d'elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.} (Les Romains - 21) 

 

En effet, Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"pour que vous viviez en tranquillité auprès d'elle"

 

mais ne dit pas : " pour que vous viviez avec elle".

 

Ce verset insiste donc sur la notion d'équilibre dans la vie relationnelle du couple et la notion de quiétude dans l'expression des sentiments.

 

Ce verset concrétise également les plus beaux sens de la notion de confort et de bien-être.

 

Effectivement, chacun des deux époux trouve chez l'autre l'apaisement dans les instants d'anxiété et le réconfort dans les moments de détresse. 

 

La relation conjugale est fondée sur la complicité et l'union qui sont basées à leur tour sur l'amour, l'affection et la tendresse.

 

Cette relation est profonde et bâtie sur le long terme.

 

Elle ressemble de prés à la relation que l'homme entretient avec sa propre personne et que notre Seigneur a mise en évidence dans son livre lorsqu'Il dit (traduction rapprochée) : 

 

{Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles.} (La vache - 187) 

 

En plus de ce fait, on peut dire que cette relation prédispose à l'éducation des enfants et garantit aux générations futures de se perpétuer.

 

Mais celles-ci ne peuvent exister qu'à l'ombre d'une affection maternelle et d'une vive attention paternelle.

 

Quel milieu est ainsi plus pur que ce noble entourage familial ? 

 

Le foyer bienheureux suivi par le désaccord conjugal Page 6 à 8

Retranscription: OumChaïma 

copié de rappel01.fr 

 

Cheikh Saleh Ibn Abdallah Ibn Houmaid - الشيخ صالح بن عبد الله بن الحميد

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:57
Les orgueilleux

Ibn al Qayyim رحمه الله mentionne les orgueilleux et les divise en quatre catégories qui sont les suivantes :

 

-première catégorie : les égarés, orgueilleux parmi les gens de la rhétorique

 

Ceux-ci comparent les textes de la révélation à leur propre raisonnement corrompu et disent :

 

"Si la raison contredit le texte (révélation), nous donnons donc la priorité à la raison et écartons le texte, soit en ne lui donnant aucun sens, soit en déformant son vrai sens."

 

-seconde catégorie : les orgueilleux qui s'apparentent à la jurisprudence (le fiqh)

 

Ils prétendent que :

 

"Si l'analogie et l'avis juridique contredisent les textes, nous prédominons l'analogie au texte et nous n'y prêtons pas attention."

 

-troisième catégorie : les orgueilleux, égarés, ceux qui s'apparentent au soufisme et à l'ascétisme

 

Lorsque leur penchant (ressenti) contredit l'ordre (religieux), ils mettent en avant le penchant et l'état dans lequel ils sont et ne se préoccupent pas de l'ordre émis.

 

-quatrième catégorie : les orgueilleux qui s'écartent des gouverneurs et émirs injustes

 

Lorsqu'un décret religieux est contraire à leur politique, ils font prévaloir leur politique et ne répondent pas au décret.

 

Ces quatre catégories de personnes sont bien eux les orgueilleux.

 

repris du livre madarij assalikine 2/341.

copié de forum-alminhadj.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:56
Les droits de la fille sur son père

Désirer un enfant est un des objectifs les plus importants du mariage, car en cela réside la pérennité de l'espèce humaine, et le Prophète صلى الله عليه وسلم y a encouragé ses compagnons en disant :

 

« Epousez la femme affectueuse et féconde...»

 

Certains pères pensent que la responsabilité de l’éducation de l'enfant ne pèse que sur la mère, et qu'on ne lui demande que de subvenir aux besoins matériels de ses enfants et de son épouse.

 

On peut les voir ainsi passer la majeure partie de leur temps en dehors du foyer, au travail, à la mosquée, à la bibliothèque ou avec leurs amis.

 

Et ils ne rentrent que pour manger ou se reposer, sans même interroger sur l’état de leur famille, leur santé ou s'enquérir de leur comportement, ne s'asseyant avec leurs enfants que pour les grandes occasions.

 

Le comportement des parents peut avoir de mauvaises conséquences sur les enfants, ceci en raison de leur ignorance et de leur éloignement du Livre de leur Seigneur et de la Sunna de leur Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Et le Messager d’Allah  صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux. Le gouverneur est un berger et est responsable de son troupeau.

L'homme est un berger dans sa famille et est responsable de son troupeau.

La femme est une bergère dans la maison de son mari et est responsable de son troupeau. Le servant est un berger qui a pour charge les biens de son maître et il est responsable de son troupeau.

Ainsi chacun d’entre vous est berger et est responsable de son troupeau. »

(Al Bukhari et Muslim) 

 

Il صلى الله عليه وسلم dit aussi :

 

« La personne à qui Allah confie une responsabilité, puis ne s'en charge pas de manière consciencieuse, ne sentira pas l'odeur du Paradis. »

 

Que les pères craignent Allah concernant leurs fils et filles dont Allah leur a confié la charge.

 

Allah a accordé aux garçons et filles des droits qui sont, soit généraux soit spécifiques à l'un des deux, et si Allah le veut, nous en citerons ce qu'Allah nous permettra.

 

Et c'est Allah qui accorde le succès.

 

Ne pas être mécontent lorsqu'on annonce la naissance d'une fille 

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu'Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut, ou bien Il donne à la fois garçons et filles, et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent" sourate As-Shûrâ verset 49-50 

 

L'imam Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit :

 

"Allah a divisé les couples en quatre catégories comprenant l'ensemble des êtres vivants.

Il a montré que ce qu'Il leur avait prédestiné est un don qu'Il leur fait et être mécontent du don qu'Allah fait au serviteur est un caractère suffisamment détestable" 

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Lorsqu'on annonce à l'un d'eux la naissance de ce qu'il attribue au Tout Miséricordieux, son visage s'assombrit et une rage profonde l'envahit " sourate Az-Zukhruf verset 17 

 

Enterrer les filles vivantes est un grand péché 

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Lorsque l'on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée" sourate At-Takwîr verset 8-9 

 

L'imam An-Nawawi dit dans l'explication de Sahih Muslim :

 

"Enterrer les filles vivantes fait partie des péchés capitaux, car c'est un meurtre injuste et c'est aussi une rupture des liens de parenté.

Le Prophète  صلى الله عليه وسلم n'a cité que l'enterrement des filles car c'est essentiellement ce que faisaient les gens de l'époque préislamique"

(sharh muslim (4/308))

 

Le mérite d'élever des filles 

 

Anas رضي الله عنه rapporte que le Messager d'Allah, صلى الله عليه وسلم, a dit :

 

"Celui qui élève deux filles jusqu'à la puberté, sera aussi proche de moi au Jour de la Résurrection que le sont ces deux-là"

Et il joignit deux de ses doigts

(muslim) 

 

Aicha رضي الله عنها rapporte :

"Une femme et ses deux filles sont venues mendier chez moi, et je n'avais qu'une datte à leur donner.

Je lui ai donc donnée cette datte qu'elle a partagée entre ses deux filles sans en manger, puis elle s'est levée et s'en est allée.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم, est alors entré et je l'ai informé de cet évènement.

Il صلى الله عليه وسلم dit : "Celui qui est éprouvé par des filles et qui est bienfaisant envers elles, elles seront pour lui une protection contre l'Enfer"

(al bukhari et muslim) 

 

A la naissance frotter le palais avec du suc de dattes et donner un nom 

 

Anas رضي الله عنه rapporte :

 

"le fils d'Abu Talhah était malade et il mourut alors qu'Abu Talhah était de sortie.

Lorsqu'il revint, il demanda: Comment va l'enfant?"

Umm Sulaym répondit: Il est plus calme que jamais".

Elle lui apporta son dîner, et après avoir mangé ils eurent un rapport intime. Lorsqu'ils eurent fini, elle dit : "L'enfant est décédé et doit être enterré".

Au matin, Abou Talhah se rendit chez le Prophète et l'informa des évènements, il dit : "Avez-vous eu un rapport cette nuit ?"

Il répondit: "oui".

Il dit : "O Allah bénit ce rapport".

Et effectivement, un enfant naquit et Abou Talhah me dit : "Apporte le au Prophète".

Celui-ci dit: "Avez vous apporté quelque chose avec lui?".

Ils répondirent: "oui des dattes".

Le Prophète  صلى الله عليه وسلم les prit, les mâcha puis il en sorti un peu de sa bouche et en frotta le palais de l'enfant, et il le nomma Abd Allah.

(al bukhari et muslim) 

 

Donner un prénom à l'enfant  

 

Ibn Al Qayyim رحمه الله a dit :

 

"La plupart des gens infâmes ont un nom qui leur correspond, et la plupart des gens nobles ont un nom qui leur correspond.

Fais donc preuve de bonté -ô musulman- envers ton enfant, toi-même et ta communauté, en choisissant le meilleur nom qui soit, tant dans le fond que dans la forme."

 

La recommandation du sacrifice à l'occasion d'une naissance 

 

Abd Allah ibn Amr rapporte qu'on a interrogé le Prophète صلى الله عليه وسلم à propos de la 'Aqiqah (le susdit sacrifice), et il dit :

 

"Allah n'aime pas la rupture ('uquq)",comme s'il n'avait pas apprécié le mot 'Aqiqah.

Il dit: "O Messager d'Allah, nous t'interrogeons sur ce que doit faire celui d'entre nous qui a un enfant".

Il dit:" Que celui qui veut sacrifier une bête pour son enfant le fasse: deux agneaux semblables pour un garçon et un seul agneau pour une fille"

( An-Nasa'i, hadith hassan) 

 

An Nawawi رحمه الله a dit : "la 'Aqiqah est une Sunna, cela n'est pas obligatoire"

 

Al Hassan ibn Samurah rapporte que le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit :

 

" l'enfant est lié au sacrifice que l'on fait pour lui le 7e jour pendant lequel on le nomme et on lui rase la tête..."

(at-tirmidhi (4/101),hadith est sahih 

 

Le sens de "lié (murtahin) au sacrifice" est qu'il ne pourra intercéder pour ses parents (tant que le sacrifice n'est pas accompli), et linguistiquement Rahn désigne le gage.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Toute âme est otage (rahinah) de ce qu'elle a accompli" (sourate al-muddaththir verset 38).

 

Le sens du hadith est que l'enfant est un otage en soi, et qu'il est privé d'un bien qui pourtant devrait lui revenir, ce qui ne veut pas dire qu'il sera châtié pour cela, même si on l'a empêché d'atteindre ce bien, du fait du délaissement du sacrifice par ses parents.

 

L'enfant peut manquer un bien par la négligence de ses parents, même si ce n'est pas de son fait, de la même façon que si son père prononce le nom d'Allah lors du rapport sexuel, le diable ne causera aucun tort à son enfant, et s'il délaisse la prononciation du nom d'Allah, l'enfant ne bénéficiera pas de cette protection

 

(ceci est le sens de la parole de l'imam Ahmad rapportée dans Zad Al-Ma'ad (2/325)

 

L'obligation de pourvoir aux besoins des filles 

 

Al Bukhari رحمه الله a intitulé un chapitre de son Sahih : "L'obligation de pourvoir aux besoins de la famille et des enfants".

 

Et il a rapporté le hadith d'Abou Hurayrah qui dit :

 

"le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : La meilleure des aumônes est la richesse (que tu laisses à ta famille).

La main qui donne est meilleure que la main qui reçoit. Commence par ceux qui sont à ta charge"

 

Le mérite de cette prise en charge

 

Bien qu'elle soit obligatoire, elle reste une des meilleurs aumônes pour celui qui en espère la récompense auprès d'Allah.

 

Thawbân rapporte que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Le meilleur dinar que l'homme puisse dépenser est celui par lequel il pourvoit aux besoins de sa famille, celui par lequel il entretient sa monture sur le sentier d'Allah, et celui par lequel il dépense pour ses compagnons sur le sentier d'Allah. » 

 

Abû Qilâbah a dit :

 

« Le prophète صلى الله عليه وسلم a donc commencé par la famille.»

Il dit ensuite : « Quel homme mérite meilleure récompense que celui qui dépense [de ses biens] pour ses enfants en bas-âge afin de les préserver, pour qu’Allah leur permette de tirer profit de leur père et de les enrichir par sa cause ? »  

(Muslim)

 

Remarque :

 

Malgré tout, il convient de faire preuve de modération à ce sujet, comme Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu'au pauvre et au voyageur dans le besoin. Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables et le diable est très ingrat envers son Seigneur." (sourate Al-Isra' verset 26-27)

 

Ainsi, le père doit être avisé concernant ce qu'il donne à ses enfants en fonction de leurs besoins.

 

Il ne doit pas exagérer de sorte qu'ils s'enflent d'orgueil face à leurs amis et frères, fassent montre de suffisance en semant la corruption sur terre.

 

Il ne doit pas non plus les priver au point qu'ils se sentent humiliés en compagnie de leurs amis, enviant ce qu'ils possèdent.

 

Il doit prendre en considération le comportement de son enfant avant de décider de la somme à lui donner.

 

Ainsi, l'enfant qui dépense sur le sentier d'Allah en donnant aux pauvres et aux indigents se verra remettre une somme plus importante [que ses autres frères] et c'est Allah qui accorde le succès.

 

La recommandations d'embrasser et de jouer avec ses filles

 

A'ishah رضي الله عنها rapporte qu'un groupe de bédouins est venu voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui ont dit :

"Embrassez-vous vos enfants ?"

Il dit : "Oui."

 Ils répondirent : « Mais nous n'embrassons pas les nôtres. »

- Alors, reprit le Prophète  صلى الله عليه وسلم : « Et que pourrais-je faire si Allah a enlevée la miséricorde de vos cœurs ? »  

(al bukhari)

 

Remarque :

 

Il convient de jouer et d'embrasser sa fille d’une manière qui sied à son âge, et il ne faut pas se laisser aller comme le font ceux qui ont une maladie dans le cœur et sont tentés par leur fille ou une proche.

 

Ils plaisantent ainsi et s’amusent avec elles de manière inconvenable en regardant leurs atours, justifiant leurs agissements en affirmant qu’elles ne sont que leurs filles ou qu’elles leur sont de toute manière interdites au mariage.

 

Combien d'hommes ont été tentés par leurs filles au point de les suivre jusque dans leur chambre, et le secours est auprès d’Allah.

 

Il faut donc faire tes attention à ne pas suivre les pas du Diable.

 

Et c’est Allah qui accorde le succès.

 

L'équité entre les enfants

 

An-Nu'mân ibn Bashîr رضي الله عنه rapporte :

 

« Mon père m'a donné une partie de ses biens.

Ma mère 'Umrah bint Rawâhah dit alors: « ]e n'accepterais pas cela à moins que tu ne prennes le Messager d'Allah à témoin. »

Mon père partit donc voir le Prophète pour le prendre à témoin de son aumône, le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit : "As-tu fait cela pour tous tes enfants ? »

Il répondit: « Non? » 

 Il dit: "Crains Allah et sois équitable envers tes enfants. »

Mon père est donc revenu et a repris cette aumône.»

(al bukhari et muslim)

 

L'imam An-Nawawî رحمه الله a dit :

 

« Ce hadith montre qu'il convient d'être équitable dans les dons que l'on peut faire à ses enfants, et de donner à chacun la même chose, sans en avantager un, que ce soit un garçon ou une fille. » 

(sharh muslim (11/69) )

 

Il ne faut pas privilégier les garçons par rapport aux filles comme le font certains ignorants qui donnent pour preuve la Parole d'Allah (traduction rapprochée) :

 

"Au fils revient une part équivalente à celle de deux filles" (sourate An-Nisa verset 11)

 

Car cela est spécifique à l'héritage.

 

Et c'est Allah qui accorde le succès.

 

Instruire et éduquer la fille

 

La fille a besoin d'être instruite dans sa religion afin de grandir et devenir ainsi une femme pieuse qui tirera profit de sa propre science, mais sera aussi profitable pour ses parents, son mari et ses enfants.

 

Si elle est une femme pieuse, elle leur évitera les troubles et les tentations, elle sera obéissante envers ses parents, leur donnera leurs droits, obéira à son mari et engendrera une descendance pieuse si Allah le veut.

 

Et l’instruction religieuse est un droit que la fille a sur toi, ô toi le père !

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

" Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les l'hommes et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne." ( Sourate At-Tahrîm, v.6)

 

Abû Hurayrah رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Chaque enfant nait jouissant d’une saine nature (Fitrah), et ce sont ses parents qui en font un juif un chrétien ou un adorateur du feu.

C'est comme le bétail qui donne du bétail de la même espèce : leurs petits naissent-ils mutilés ?"

(al bukhari et muslim)

 

Cet enfant jouissant d'une saine nature accepte le bien comme le mal, c'est pour cela qu’il a besoin d’être instruit, éduqué, aiguillé de manière correcte vers la voie de l’islam.

 

Il faut faire attention à ne pas laisser cette pauvre petite fille vivre comme du bétail, ne connaissant rien de la religion et de la vie, et il y a dans le Prophète un excellent exemple.

 

Abd Allah ibn 'Amr رضي الله عنه rapporte que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit:

 

" Ordonnez à vos enfants de prier à l'âge de sept ans et corrigez-les s’ils ne l’accomplissent pas à l’âge de dix ans, et séparez-les dans les lits."

(abu dawud, hadith hassan)

 

Ce hadith donne des indications importantes pour l’éducation des enfants. Ainsi, on en déduit que la méthode d’éducation évolue avec l’âge et que l’on ne doit imposer à chaque enfant que ce qu’il peut supporter. [...]

 

Umar ibn Abî Salamah رضي الله عنه rapporte :

 

" ]’étais une enfant vivant dans le giron du Prophète صلى الله عليه وسلم et [lorsque nous mangions] ma main se baladait partout dans le plat, le Prophète صلى الله عليه وسلم me dit alors : « O mon enfant ! Prononce le nom d'Allah, mange de la main droite et mange ce qu'il y a devant toi. »

Et je n’ai cessé d’agir ainsi par la suite."

(al bukhari et muslim)

 

Hudhayfah رضي الله عنه rapporte :

« Lorsque nous mangions avec le Prophète صلى الله عليه وسلم, personne ne commençait avant lui.

Une fois, alors que nous mangions, une petite fille vint, comme possédée, en voulant mettre sa main dans le plat, le Prophète صلى الله عليه وسلم l'en empêcha en saisissant sa main.

Vint alors un bédouin, comme possédé, le Prophète صلى الله عليه وسلم lui prit aussi la main, puis il dit :

« Le Diable profite du repas si on ne prononce pas le nom d’Allah sur celui-ci, il a fait venir cette petite fille et ce bédoin pour profiter du repas, c’est pourquoi j’ai saisi leur main.

Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, la main du diable était dans ces mains. »

(muslim)

 

Il ne faut donc pas négliger le droit de l’enfant et son instruction, tout comme il ne faut pas exagérer et être trop dur (traduction rapprochée) :

 

"O Gens du Livre ! N ’exagérez pas dans votre religion, et ne dites sur Allah que la vérité." (sourate An Nisa verset 171)

 

De même, l’adulte ne peut se passer d’apprentissage, comme le rapporte Alî رضي الله عنه :

"Fâtimah رضي الله عنها s'est plainte de la fatigue causée par le travail du grain, et elle entendit qu’on avait donné au Prophète صلى الله عليه وسلم un servant, c'est pourquoi elle alla le voir pour qu'il lui en accorde un, mais il ne répondit pas à sa demande.

Elle se rendit donc chez A’ishah رضي الله عنها qui rapporta cela au Prophète صلى الله عليه وسلم qui vint nous voir alors que nous étions couchés.

Nous nous apprêtions à nous lever mais il  صلى الله عليه وسلم nous dit: " Restez ou vous êtes." au point que je sente la fraicheur de ses pieds sur ma poitrine, il صلى الله عليه وسلم dit : « Vous indiquerais-je ce qui est meilleur que ce que vous m’avez demandé ? Lorsque vous allez vous coucher, dîtes

Allâhu Akbar trente-quatre fois,

Al-hamdulillâh trente—trois fois

et Subhânallâh trente-trois fois.

Cela est meilleur que ce que vous m’avez demandé."

(al bukhari et muslim)

 

Remarque :

 

Parfois l'enfant fait une bêtise, c'est pourquoi la mère le gronde pour l'éduquer, c'est alors que le père reproche cela à la mère devant l’enfant, et cela se répercute sur l'enfant, et la mère perd de l'importance à ses yeux.

 

Il faut donc prendre garde à ne pas faire de reproches à la mère devant son enfant.

 

Bien au contraire il faut être doux dans ses paroles, lui montrer du respect et rester calme.

 

On peut lui dire par exemple :

 

"Si tu penses qu'il ne faut pas le frapper pour cette fois, qu'Allah lui pardonne.

Et pardonne-lui toi aussi pour cette fois.

S'il recommence, punis-le et j'en ferai de même."

 

Tiré du livre "Les droits des croyantes" de Umm Salamah

 

Umm Salamah - أم سلمة السلفية

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Famille - أهل
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:55
Malheur au non instruit…

‘Abdullah Ibn Mass’oud رضي الله عنه a dit :

 

« Malheur au non instruit, car si Allah l’avait voulu, Il l’aurait instruit.

 

Et malheur à celui qui est instruit et qui ne met pas en pratique ce qu’il sait »

 

Et il le répéta sept fois.

 

L'Histoire des Compagnons et des Pieux Prédecesseurs - Ibn Al Jawzi - page 147

copié de citationssalafssalih.com

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:54
La hijrah - الهجرة

Définition du terme Hijrah

 

-La définition linguistique du mot Hijrah :

 

Laisser quelque chose.

 

Al- Hajr et Al-Houjran ont le sens de se séparer ou de se couper de quelque chose, physiquement ou par la parole ou par le coeur.

 

C’est le contraire d’être relié à quelque chose.

 

-La définition religieuse du mot Hijrah :

 

C’est de quitter le pays où on retrouve ouvertement la pratique du Koufr, des péchés ou des Bid’ahs vers le pays où on retrouve le Tawhid, l’obéissance à Allah et la Sounnah, dans le but de plaire à Allah et de préserver notre foi.

 

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Le mérite de faire la Hijrah

 

La Hijrah est une des plus grande forme d’adoration dans l’Islam.

 

Allah a glorifié les croyants qui font la Hijrah dans plusieurs versets du Qor’an.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

(Ceux qui ont cru, qui ont fait la Hijrah et qui ont lutté par leurs biens et leurs personnes dans le sentier d'Allah, ont les plus hauts rangs auprès d'Allah... et ce sont eux les victorieux. Leur Seigneur leur annonce de Sa part, miséricorde et agrément, et des Jardins où il y aura pour eux un délice permanent. Où ils demeureront éternellement. Certes il y a auprès d'Allah une énorme récompense) At-Tawbah : 20.

 

Il dit aussi (traduction rapprochée) :

 

(Ceux donc qui ont fait la Hijrah, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes pour expiées leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la part d'Allah.› Quant à Allah, c'est auprès de Lui qu'est la plus belle récompense.) Aalou ‘Imraan : 195.

 

Il dit aussi (traduction rapprochée) :

 

(Et quiconque fait la Hijrah dans le sentier d'Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, faisant la Hijrah vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.) An-Nisa : 97-100.

 

Il dit aussi (traduction rapprochée) :

 

(Ceux qui ont cru, qui ont fait la Hijrah et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux- là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n'ont pas fait la Hijrah, vous ne serez pas liés à eux, jusqu'à ce qu’ils fassent la Hijrah. Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous oeuvrez. Et les Kouffars sont alliés les uns des autres. Si vous n'agissez pas ainsi [et n’appliquez pas Al-Walaa wal-Baraa avec les Kouffars], il y aura discorde (Fitnah) sur terre et grand désordre (Fasaad Kabiir). Et ceux qui ont cru, fait la Hijrah et lutté dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants: à eux, le pardon et une récompense généreuse. Et ceux qui après cela ont cru et fait la Hijrah et lutté en votre compagnie, ceux-là sont des vôtres. Cependant ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns envers les autres, d'après le Livre d'Allah. Certes, Allah est Omniscient.) Al-Anfaal : 72-75.

 

Allah dit aussi (traduction rapprochée) :

 

(Quant à ceux qui ont fait la Hijrah après avoir subi des épreuves, puis ont lutté et ont enduré, ton Seigneur après cela, est certes Pardonneur et Miséricordieux.) An-Nahl : 110.

 

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Les preuves de l’obligation de la Hijrah

 

-La Hijrah est obligatoire pour tout musulman qui vit parmi les Kouffars et qui n’est pas capable d’établir sa religion et qui est capable de faire la Hijrah.

 

Allah le très Haut dit à ce sujet (traduction rapprochée) :

 

(Ceux dont les Anges enlèveront leurs âmes alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes. Il leur sera dit : ‹Pourquoi êtes-vous resté là?› - ‹Nous étions incapable de voyager sur terre›, dirent-ils. Alors les Anges diront: ‹La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre de faire la Hijrah?› Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination!) An-Nisa : 97.

 

-L’Imam Ibnou Kathiir dit au sujet de ce verset dans son Tafsir :

 

(Ce verset a été révélé de façon générale au sujet de toute personne qui vit parmi les Moushrikines, qui est capable de faire la Hijrah et qui n’est pas capable d’établir sa religion.

 

Celui-là se fait du tort à lui-même et il commet un Haraam (péché) selon le consensus (Ijmaa’) et selon ce verset.

 

Car Allah dit (traduction rapprochée) :

 

(Ceux dont les Anges enlèveront leurs âmes alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes.)

 

C'est-à-dire : en laissant tomber la Hijrah (Il leur sera dit : ‹Pourquoi êtes-vous resté là?›) C'est-à-dire : Pourquoi êtes-vous resté là et avez-vous laissé tomber la Hijrah? (Nous étions incapable de voyager sur terre› dirent-ils.) C'est-à-dire : nous ne sommes pas capable de sortir du pays, ni de partir ailleurs sur terre. (Alors les Anges diront: ‹La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre de faire la Hijrah?› Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination!)

 

Fin de la citation.

 

-Le Sheikh Salih Al-Fawzaan explique ce verset dans son livre : Sharhou risaalati addalaa- il fi houkmi mouwaalaaati ahl al-ishraak, page 81-86 :

 

(Ce verset fut révélé au sujet de laisser tomber la Hijrah, qui signifie : de quitter le pays de Koufr vers le pays de l’Islam.

 

Il est obligatoire pour le musulman de faire la Hijrah avec sa religion, d’un pays où il n’est pas capable de montrer sa religion ouvertement.

 

Et le fait de pouvoir montrer ouvertement sa religion ne signifie pas qu’on lui laisse le droit de faire la Salat ou l’adoration et qu’on ne lui dit rien à ce sujet.

 

Mais de montrer ouvertement la religion signifie qu’il peut déclarer ouvertement que l’Islam est la religion de vérité et que toutes les autres religions sont fausses et qu’Allah a rendu obligatoire a toute la création de suivre le messager de l’Islam et que toutes les autres révélations et législations divines ont étés abrogées par la Shari’ah de l’Islam et d’inviter les gens à l’Islam. Voilà ce que signifie de montrer ouvertement sa religion.

 

Mais le fait que les Kouffars laisse le musulman faire la Salat et jeûner, cela n’est pas de pouvoir montrer ouvertement la religion.

 

Car le bienfait de ces actions ne profite qu’à celui qui les fait.

 

Mais l’obligation pour le musulman est de transmettre et de propager et d’inviter à l’Islam (Da’wah15) et le musulman ne doit pas se limiter à lui-même.

 

Donc si le musulman n’est pas capable de faire cela, la Hijrah devient obligatoire pour lui.

 

Et c’est de quitter le pays de Shirk vers les pays de l’Islam, pour fuir avec notre religion, comme le prophète à fait la Hijrah avec ses compagnons, de Makkah vers Al-Madinah.

 

Certaines personnes parmi les musulmans sont restées à Makkah et ont abandonné la Hijrah.

 

Ils sont restés à Makkah sous la tutelle et l’autorité des Kouffars. Lorsque la bataille de Badr– qui est la première bataille dans l’Islam – a eu lieu, les Moushrikines sont sortie et ils ont forcé ces musulmans à sortir vers Badr avec eux.

 

On ne peut pas dire : que cela entre dans la contrainte, car pourquoi étaient-ils rester là-bas pour permettre aux Moushrikines de les forcer?

 

Il était plutôt obligatoire pour eux de faire la Hijrah avec leurs frères.

 

Mais puisqu’ils sont restés jusqu’à ce que les Kouffars leur imposent de sortir avec eux par la force, ils sont donc responsables de cette situation.

 

Ces musulmans sont donc morts dans la bataille Badr et les musulmans étaient désolés d’avoir tué certains de leurs frères lorsqu’ils ont appris cela. Allah à donc fait descendre le verset : (Ceux dont les Anges enlèveront leurs âmes) C'est-à-dire : les anges de la mort.

 

Car lorsque l’être humain meurt et que son terme est arrivé, les anges descendent du ciel pour enlever son âme de son corps. (...)

 

Allah dit (traduction rapprochée) : (alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes) c'est-à-dire qu’ils se font du tort à eux mêmes à cause des péchés qu’ils font.

 

Et un des plus grave péché qui soit est le fait de laisser tomber la Hijrah.

 

Donc celui qui à laisser tomber la Hijrah, alors qu’il est capable de la faire, il s’est fait du tord à lui-même.

 

C'est-à-dire qu’il n’est pas resté à la place où il devait être.

 

Car le mot Dhoulm (injustice ou tord) signifie de mettre quelque chose ailleurs qu’à sa place.

 

Donc celui qui s’est placé avec les Kouffars, alors qu’il devait obligatoirement se mettre avec les musulmans, s’est fait du tord à lui-même.

 

Et les anges leur diront : (‹Pourquoi êtes-vous resté là? ›) avec quel groupe étiez vous?

 

Les anges leur font des réprimandes parce qu’ils sont restés avec les Kouffars.

 

Ils ont répondu en disant : (‹Nous étions incapable de voyager sur terre) C'est-à-dire : les Kouffars nous ont forcé à sortir avec eux.

 

Les anges n’acceptent pas leurs accuses et disent : (‹La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre de faire la Hijrah?›) La terre est-elle devenue étroite au point de ne pas pouvoir faire la Hijrah pour sortir de l’emprise des Kouffars.

 

Et les musulmans sont à proximité de vous dans la ville d’Al- Madinah?

 

Vous n’avez donc aucune excuse de vous trouver parmi les Kouffars.

 

En fait, vous avez été négligeant et c’est vous qui avez permis aux Kouffars d’avoir ce pouvoir sur vous.

 

Voilà un parmi les inconvénients du fait de demeurer avec les Kouffars et sous leur tutelle, lorsque les anges descendent pour prendre l’âme du musulman qui est dans cette situation, alors qu’il est parmi les Kouffars et qu’il était capable de faire la Hijrah, mais qu’il la laisse tomber.

 

Tout musulman qui laisse tomber la Hijrah alors qu’il est capable de la faire et qu’il ne peut pas montrer ouvertement sa religion, alors il sera dans la même situation que ceux d’ont parle le verset.

 

Et le jugement de ce verset ne se limite pas à ceux-là.

 

Il englobe tout musulman qui s’est établit parmi les Moushrikines alors qu’il est en mesure de faire la Hijrah, mais qu’il a préférer rester avec eux parce qu’il aime et convoite la Dounya ou parce qu’il convoite un poste ou un emploi ou pour des privilèges qu’il veut prendre des Kouffars.

 

Ou parce que les pays des Kouffars sont frais, propres et verdoyants, tandis que les pays musulmans sont arides et désolées.

 

Allah éprouve ses serviteurs, alors ne reste pas – O musulman! – avec les Kouffars par convoitise pour la Dounya. Que ce soit pour de l’argent ou par intérêt personnel ou autre raison.

 

La religion est au dessus de toutes choses.

 

Ta religion est ton seul vrai capital, si tu la négliges et si tu la perds, tu perds tout!

 

Ta Dounya et ton au-delà!

 

Les Sahabahs ont fait la Hijrah et ils n’avaient rien avec eux.

 

Ils ont laissé leur pays, leurs maisons, leurs enfants et ils ont fait la Hijrah dans le sentier d’Allah.

 

Ils ont préféré leur religion à leur Dounya.

 

Et ils ont fait preuve d’endurance face à ce qu’ils ont endurés de difficultés loin de leur pays.

 

Ils étaient pauvres et n’avaient rien avec eux.

 

Mais ils avaient leur religion et s’ils ont leur religion, alors ils ne manquent rien du tout.

 

Tandis que s’ils avaient tout de la Dounya, sans leur religion, alors tout ce qu’ils possèdent ne leur sert à rien du tout. (...)

 

(Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer.Et quelle mauvaise destination!) Ceci est une menace et ne signifie pas qu’ils sont des Kouffars.

 

Ce sont des versets de menace pour celui qui laisse tomber la Hijrah alors qu’il est capable de la faire. Il est donc sous la menace, mais cela ne signifie pas qu’il est Kafir.

 

(A l'exception des impuissants: hommes, femmes et enfants incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur.) Ceux qui se sont excusé, au début du verset, ne font pas parti de ceux qui sont vraiment incapables, car ils sont responsables de leur incapacité et de leur faiblesse, parce qu’ils pouvaient quitter.

 

Mais ceux qui sont réellement incapables parmi les hommes et les femmes et qui n’ont aucun moyen pour sortir de chez les Kouffars et qui ne connaissant pas les chemins, ceux-là sont excusés.

 

Ce qu’on peut tirer de ce verset : est que ceux qui sont restés avec les Kouffars sans excuses valables et qui ont été forcer par les Kouffars à sortir pour augmenter le nombre des Kouffars et pour combattre et aider contre les musulmans ont commis un péché majeur qui est parmi les grands péchés.

 

Cela peut même atteindre le Koufr, car d’aider les Kouffars contre les musulmans (par amour pour leurs croyances et leurs religions) fait parti de ce qui annule l’Islam d’un personne.

 

Mais ceux-là n’ont pas aidé les Moushrikines de leur plein gré.

 

Ils ont étés forcé par les Moushrikines à sortir avec eux.

 

Néanmoins, ils ne sont pas excusés, car ils sont responsables d’avoir abandonné la Hijrah et ils sont responsables de s’être mis sous la tutelle des Moushrikines.

 

Allah ne les a donc pas excusés. Parce qu’ils ont laissé tomber la Hijrah alors qu’ils étaient capables de la faire.

 

Allah les a donc menacés de cette menace.

 

Ce qui prouve que le musulman qui s’installe parmi les Moushrikines et qui augmente leur nombre et qui agit comme eux et participe avec eux est dans un grand danger par rapport à sa religion : Soit qu’il est dans l’apostasie, soit qu’il est sous une grave menace. )

 

Fin de la citation

 

-L’Imam Mouslim a rapporté dans son Sahih le Hadith selon ‘Aishah qui a dit :

On a demandé au messager d’Allah sallallahou 'alaihi wa salam au sujet de la Hijrah et il dit :

« Il n’y a plus de Hijrah après la conquête (de Makkah), mais il y a le Jihad est l’intention... ».

 

L’Imam An- Nawwawi dit dans son explication de Sahih Mouslim :

(Les ‘Oulamas ont dit : La Hijrah de Dar Al-Harb (pays de Koufr) vers Dar Al-Islam (pays musulman) reste jusqu’au Jour de la résurrection.

 

Il existe deux explications au sujet de ce Hadith :

 

1- Il n’y a plus de Hijrah après la conquête de Makkah car elle devenue Dar Islam et la Hijrah n’est que de Dar Al-Harb.

C’est en réalité un miracle du messager qui annonçait que Makkah va demeurer Dar d’Islam et qu’il est dont inconcevable qu’on puisse faire la Hijrah de celle ci.

 

2- Ce Hadith signifie qu’après la conquête, aucune Hijrah n’aura le mérite que la Hijrah avant la conquête, comme Allah dit (traduction rapprochée) :

(Et qu'avez-vous à ne pas dépenser dans le chemin d'Allah, alors que c'est à Allah que revient l'héritage des cieux et de la terre? On ne peut comparer cependant celui d'entre vous qui a donné ses biens et combattu avant la conquête... ces derniers sont plus hauts en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et ont combattu après. Or, à chacun, Allah a promis la plus belle récompense, et Allah est Grand Connaisseur de ce que vous faites.) Al-Hadiid : 10.

 

Fin de la citation.

 

-Et Sheikhoul-Islam Ibn Taymiyyah dit à ce sujet dans Majmou’ Al-Fataawaa (18\281-282) :

(Le prophète sallallahou 'alaihi wa salam a dit :

 

« Il n’y a plus de Hijrah après la conquête (de Makkah), mais il y a le Jihad est l’intention... ».

 

Et Il a dit sallallahou 'alaihi wa salam :

 

«La Hijrah ne cesse pas tant que l’ennemi est combattu. »

 

Ces deux Hadiths sont vrais. Le premier parle de la Hijrah qui était connue à son époque, c'est-à-dire la Hijrah de Makkah ou des autres régions vers Al-Madinah.

 

Cette Hijrah était légiféré lorsque Makkah était Dar Harb wa Koufr et que la foi était dans la ville d’Al-Madinah.

 

La Hijrah de Dar Al-Koufr vers Dar Al-Islam était obligatoire pour celui qui en avait la capacité.

 

Lorsque Makkah fut conquise et qu’elle devint Dar Islam, et que les arabes entrèrent dans l’Islam, cette terre devint Dar Islam toute entière.

 

Alors le messager sallallahou 'alaihi wa salam a dit :

 

« Il n’y a plus de Hijrah après la conquête. »

 

Et le fait que la terre soit Dar Koufr, Dar Imaan ou Dar Faasiqine (pays de pervers) n’est pas une caractéristique propre à ce lieu, mais c’est une caractéristique passagère qui dépend de ses habitants.

 

Donc, toute terre dont les habitants sont des croyants pieux, c’est une terre d’alliés d’Allah à ce moment-là.

 

Et toute terre dont les habitants sont des Kouffars, c’est une terre de Koufr à ce moment là.

 

Et toute terre dont les habitants sont des pécheurs, c’est une terre de péchés à ce moment là.

 

Et si c’est une terre dont les habitants sont d’une autre catégorie que celles que nous avons mentionnées, alors cette terre leur appartient à ce moment là.

 

La même chose pour la mosquée, si elle est transformée en bar, ou en un endroit où on commet le péché ou l’injustice ou en église et qu’on pratique le Shirk à l’intérieur, cela dépend de ceux qui fréquentent cet endroit.

 

De même que le bar ou le lieu où on commet des péchés, si on le transforme en mosquée dans laquelle ont adore Allah, il changera donc selon ceux qui le fréquentent aussi.)

 

Fin de la citation.

 

-L’Imam Ibnou Qoudaamah Al-Maqdisi dit dans son livre Al-Moughni :

 

(La Hijrah signifie de sortir du pays de Koufr vers un pays d’Islam (...) et le verdict au sujet de la Hijrah est qu’elle demeure valable jusqu’au jugement dernier selon la position générale des savants.)

 

-L’Imam Ahmad Ibn Hussain Al-Baihaqi dit dans Shou’ab Al-Imaan :

 

(la branche 66 parmi les branches de la foi :

C’est un chapitre sur le fait de s’éloigner des Kouffars et des gens qui font le désordre et d’être dur envers eux.) et après avoir citer plusieurs versets il dit :

(Ces versets et ceux qui vont dans ce sens prouvent que le musulman ne doit pas aimer le Kafir, même si ce Kafir est son père ou son fils ou son frère. Il ne doit pas rester prêt de lui ni être son voisin ou le fréquenter et le prendre comme compagnon comme cela est courant entre lui et le musulman même s’il n’est pas de sa famille.)

 

Fin de la citation.

 

-Le Sheikh Hammaad Ibn Mohammad Al-Ansaari a écrit un livre sur le sujet de la Hijrah qui se nomme : I’laam Az-Zoumarah bi ahkaam Al-Hijrah dans lequel il a confirmé qu’il est obligatoire de quitter le pays de Koufr vers le pays musulman.

Et il a confirmé cela par écrit et par la pratique, car il a quitté son pays et sa ville au Mali pour aller vivre en Arabie Saoudite.

Parce qu’il considérait que s’était le meilleur pays pour réellement pratiquer sa religion.

 

-On a posé la question au comité permanent de Fatwa de l’Arabie Saoudite présidé par le Sheikh ‘Abdul-‘Aziz Ibn Baaz au sujet de la Hijrah (Fatwa # 9501) :

 

(Question : Comment se fait la Hijrah dans le chemin d’Allah à l’époque actuelle?

 

Réponse : La Hijrah dans le chemin d’Allah, c’est de quitter le pays de Shirk vers le pays de l’Islam. Comme les musulmans ont quitté Makkah avant que ses habitants ne deviennent musulmans, vers Al- Madinah. Car lorsque les habitants de Al-Madinah ont donné la Bay’ah au prophète , c’est devenu un pays musulman et le prophète leur a demandé de faire la Hijrah vers cette ville. La Hijrah peut également être d’un pays de Shirk vers un autre pays de Shirk où il y a moins de mal et moins de danger pour un musulman. Comme le prophète avait ordonné à certains musulmans de faire la Hijrah vers l’Éthiopie.)

 

-Une autre question a été posé au comité permanent de Fatwa de l’Arabie Saoudite présidé par le Sheikh ‘Abdul-‘Aziz Ibn Baaz au sujet de la Hijrah (Fatwa # 2922) :

 

(Question : Il n’est pas permis en Angleterre de faire le Adhaan à l’extérieur des mosquées. On peut uniquement le faire à l’intérieur de la mosquée. Est-ce que les musulmans sont dans le péché en suivant la loi anglaise?

 

Réponse : Il n’est pas permis de rester dans un pays dans lequel le musulman est empêché d’exprimer ouvertement sa pratique de l’Islam et de les annoncés publiquement. Il est donc obligatoire pour celui qui en est capable, de faire la Hijrah vers un pays où ils pourront établire les principes de la religion de l’Islam et de les montrer et où il pourra coopérer avec les musulmans dans le bien et dans la piété et où il pourra augmenter le nombre des musulmans. Et il ne manquera pas de subsistance, car Allah dit : (Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas.) Talaq : 2-3. Et ceux qui demeurent dans ces pays ou dans des pays semblables, où il y a des interdictions pour les musulmans dans la pratique de leur religion, alors qu’ils ont la capacité de faire la Hijrah, alors ils sont dans le péché...) Fin de citation. On voit comment les savants considèrent que de ne pas pouvoir faire le Adhaan est une chose qui rend la Hijrah obligatoire pour celui qui est capable. Alors que dire des pays où on interdit plus que le Adhaan!

 

-L’Imam Ibnou Qoudaamah Al-Maqdisi explique dans son livre Al-Moughni :

 

(Les gens sont de trois catégories en ce qui concerne la Hijrah :

 

1- Celui pour qui la Hijrah est obligatoire.

Et c’est celui qui est capable de la faire et qui ne peut pas montrer ouvertement sa religion ou qui ne peut pas accomplir ses obligations religieuses en restant parmi les Kouffars.

Il lui est obligatoire de faire la Hijrah à cause du verset (traduction rapprochée) :

(Ceux dont les Anges enlèveront leurs âmes alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes. Il leur sera dit : ‹Pourquoi êtes-vous resté là?› - ‹Nous étions incapable de voyager sur terre›, dirent-ils. Alors les Anges diront: ‹La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre de faire la Hijrah?› Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer.) An-Nisaa : 97.

C’est une menace qui indique l’obligation.

Car d’appliquer sa religion est obligatoire pour celui qui est capable de le faire.

Et la religion est la plus grande des nécessitées.

Et quand une chose est nécessaire pour accomplir quelque chose d’obligatoire, alors elle devient elle-même obligatoire.

 

2- Celui qui n’a pas à faire la Hijrah.

C’est celui qui est incapable de la faire, soit à cause d’une maladie ou parce qu’on le contraint à rester ou à cause de la faiblesse ou des femmes et des enfants etc.

Il n’est pas à faire la Hijrah, parce qu’Allah dit :

(A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur.) An-Nisa : 97-99.

On ne dit pas qu’elle est recommandée à son sujet parce qu’il est incapable de la faire.

 

3- Celui pour qui la Hijrah est recommandé et non obligatoire.

C’est celui qui est capable de la faire, mais qui est capable de montrer ouvertement sa religion et de l’établir librement dans Dar Al-Koufr.

Alors il est recommandé pour lui de faire la Hijrah pour qu’il puisse lutter contre les Kouffars et pour qu’il augmente le nombre des musulmans et qu’il les aide.

Et pour qu’il cesse d’augmenter le nombre des Kouffars et qu’il cesse de les fréquentés et de voir les choses mauvaises qui se font parmi eux.

Mais la Hijrah n’est pas obligatoire pour lui étant donné qu’il est capable d’établir librement sa religion sans faire la Hijrah.)

 

Fin de la citation

 

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Réponse à une Shoubhah

 

Certains musulmans lorsqu’on leur fait part de l’obligation de faire la Hijrah, ils s’objectent en disant que les musulmans sont nombreux à présent et qu’il est impensable que tous ces gens laissent les pays de Koufr vers les pays musulmans !

 

La réponse à cette objection est très simple, car les musulmans qui sont partis vivre chez les Kouffars ne sont pas tous partis en même temps et de manière organisé.

 

Surtout que plusieurs d’entre eux ignoraient l’interdiction à ce sujet.

 

Mais lorsqu’ils comprendront qu’ils font quelque chose de Haram, ils chercheront à quitter chacun selon sa foi, sa situation, sa capacité, comme ils sont venus In Sha Allah.

 

Si les gens de Bid’ah cessent de mentir et de cacher la vérité sur l’obligation de la Hijrah, il est certain que cela aiderait.

 

Tiré du livre Explication du principe de Al-Walaa wal-Baraa Et la réfutation des extrémismes Avec les preuves du Qor’an et de la Sounnah Et des paroles des ‘Oulamas par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:53
Si tu en es capable, soit un savant !

Omar ibn Adb el-’Aziz (1) disait :

 

« Si tu en es capable, soit un savant,

si tu ne peux pas soit alors un étudiant,

si tu ne peux pas alors aimes-les,

si tu ne peux pas ne les détestes pas »

 

(1) ‘Umar ibn Abdel’Aziz :

L’Imam, al-Hafidh, le Savantissime, Al-Mujtahid (savant capable de faire ses propres interprétations), l’Ascète, le Dévot, le Maitre, le Chef des croyants en toute vérité, le Calife ascète et bien guidé.

Il faisait partie des imams de l’Ijtihad, et il faisait également partie des Califes bien guidés. Il est mort en 101H, que la miséricorde d’Allah soit sur lui.

 

[Jâmi' bayan al 'ilmwa fadlihi de ibn 'Abd al-Barr n°143 - Isnad Sahih]

 

عمر بن عبد العزيز انه كان يقال

إن استطعت فكُنْ عالماً ، فإن لم تستطع فكن متعلِّماً ، وإن لم تستطع فأحِبَّهم ، و إن لم تستطع فلا تبغضهم

** الإمامُ الحافظُ العلَّامةُ المجتهدُ الزَّاهِدُ العابدُ السيِّدُ أميرُ المؤمنين حقاًّ، الخليفة الزاهد الراشيد. كان من أئمة الاجتهاد ، ومن الخلفاء الراشدين. مات سنة إحدى ومئة رحمة الله عليه

[جامع بيان العلم وفضله لابن عبد البر ـ 143 ـ إسناد صحيح]

 

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