La sorcellerie (vidéo)

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La sorcellerie (vidéo)

 

Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

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Parler sur les gens de l'innovation

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Parler sur les gens de l'innovation

On dit a l’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal :

 
«Préfères-tu que l’homme prie, jeûne, et fasse la retraite pieuse ou qu’il parle des innovateurs ?». 
 
Il répondit : 
 
«S’il jeûne, prie et se met en retraite pieuse, il le fait pour lui-même.
Alors que s’il parle des innovateurs il le fait pour les musulmans, cela est préférable»…
 

Extrait de majmou fatawa (28/231,232)

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Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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La manière de prier comme le prophète صلى الله عليه وسلم l’a enseigné

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La manière de prier comme le prophète صلى الله عليه وسلم l’a enseigné

D'Abdul Aziz Ben Abdallah Ben Baz à tous ceux qui désirent célébrer la prière comme la faisait le Messager d'Allah : Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et ceci conformément à ses paroles suivantes :

 

صلوا كما رأيتموني أصلي

« Priez comme vous m'avez vu prier ! »
(Hadith authentique rapporté par al -Bukhârî dans son recueil).

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1 - II faut, tout d'abord, faire les ablutions prescrites, de façon complète, c'est-à-dire comme Allah, Le Très-Haut et Très-Loué, nous l'a commandé, dans le verset coranique suivant (traduction rapprochée) :

« Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles. ….» Sourate 'La table servie' - verset 6

De même, le hadith suivant du Prophète (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui) :

« Aucune prière n'est agréée sans purification préalable ».

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2 - Ensuite, le prieur se tient debout à l'endroit désigné pour la prière, faisant face complètement et de tout son corps le point de mire de tous les musulmans (Qibla) qui est la Kaaba à La Mecque, La Maison Sacrée d'Allah, et ce, dans n'importe quel point du monde où il se trouve.
 

Et décide fermement de tout son cœur de procéder à la célébration de la prière qu'il entend faire, soit qu'elle est une des cinq prières prescrites obligatoires quotidiennes ou surérogatoires.

Cette intention, il ne l'exprime ni à haute voix ni à voix basse, ceci n'étant pas licite, car ni le Prophète (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) ni ses compagnons (puisse Allah être satisfait d'eux) l'ont faite par paroles prononcées au moment de la prière, mais dans leur fort intérieur seulement. 

Là où il fera sa prière, le fidèle, qu'il soit dirigeant de prière en commun (Imam) ou seul, devra au préalable poser devant lui un objet tel qu’un paravent, rideau ou autre pour le séparer d'un passant inopiné qui passerait devant lui par inadvertance pendant la prière.
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3 - II dira ensuite «Allahou Akbar» (Allah est Plus Grand) : ceci s'appelle Takbiratul Ihram.

En prononçant cette formule, il fixera son regard sur l'endroit de sa prosternation, en signe de vénération, de respect et d'humilité envers Allah.
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4 - En même temps, il lèvera ses deux mains à la hauteur de ses épaules ou au niveau de ses oreilles.

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5 - Puis, il les posera sur sa poitrine, la paume de la main gauche et sur le dos de sa main gauche, la paume de sa droite.

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6 - II est recommandé par la Sunnah que le fidèle commence par formuler l'invocation suivante, comme introduction à la prière :

" Ô mon Seigneur Allah ! Eloigne de moi mes péchés comme tu as éloigné l'orient de l'occident; " Ô mon Seigneur Allah ! Purifie-moi de mes péchés comme on nettoie le vêtement blanc des souillures; Ô mon Seigneur Allah ! Lave-moi de mes péchés avec l'eau, la neige et la grêle. "

Le fidèle peut aussi dire, s'il le veut, cette autre invocation en lieu et place de la précédente:

" Gloire à Toi, ô mon Seigneur Allah ; Louanges à Toi; Puisse Ton divin Nom être béni ; Puissent Tes Bienfaits s'élever bien haut ; Certes, il n'y a pas d'autre divinité à part Toi ."

Ensuite, pour commencer la prière, il dira : " Je cherche refuge auprès d'Allah et Sa protection contre Satan le maudit, le lapidé ; Au nom d'Allah, le Tout Clément, le Tout Miséricordieux ". "A'oudhou bi llahi mina Shaytani Rajim", "Bismi llahi Rahmani Rahim"


Et il récitera la premier chapitre du Coran : sourate "Al-Fatiha", et ce, conformément à la recommandation du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) qui dit:

" Quiconque ne commence pas sa prière par la récitation de sourate Al-Fâtiha, la première sourate du Coran, sa prière sera annulée et ne sera pas agréée."

A la fin de cette récitation de la Fatiha, le fidèle dira «Amen» à voix haute lorsque la prière célébrée est de celles prononcées à haute voix. Après quoi, il récite ce qu'il peut de versets du Coran.

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7 - Ensuite, il dit : «Allahou Akbar» (Allah est Plus Grand)

en élevant les deux mains à proximité des épaules ou des oreilles ; puis il penche son buste pour faire l'inclination (Roukoû') gardant la tête en ligne droite avec le dos non voûté, et posant ses deux mains sur les genoux en écartant les doigts.

 

En gardant cette position avec tranquillité, il dira :

" Gloire à mon Seigneur, le Très Grand ". "Soubhana Rabi Al'Azim"


II est préférable de répéter cette phrase trois fois et même plus; comme il est aussi désirable de dire :

" Gloire à Toi, ô mon Seigneur, que Ta louange soit proclamée ; Ô mon Seigneur Allah ! pardonne-moi. "

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8 - Puis après, il lèvera la tête et le buste de cette inclination, élevant les deux mains au niveau de ses épaules ou de ses oreilles, en disant :

"Allah écoute bien celui qui Le loue." "Sami' Allahou liman hamida"


Soit qu'il est Imam ou qu'il prie seul.

 

Debout droit, il dira:

" Ô notre Seigneur ! A Toi les louanges, beaucoup de bonnes et généreuses louanges bénies, plein les cieux et plein la terre et plein de tout ce que Tu voudras au-delà d'eux. "
"Rabana wa laka al Hamd "


Par contre, s'il prie derrière un Imam, il ne dira pas, au moment de se lever de son inclination, la formule : «Allah écoute celui qui Le loue.», mais il dira seulement, en signe de réponse à l'Imam, la seconde phrase : «Ô ! Notre Seigneur, à Toi les louanges, beaucoup de bonnes, etc. »


Et dans cette position debout, et en prononçant ces paroles, il est préférable de poser les deux mains sur la poitrine, comme on l'avait fait au début de la prière avant l'inclination, car ceci a été confirmé comme pratiqué par le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui), d'après un récit de Waîl ben Hajar et de Sahl ben Saad (puisse Allah en être satisfait).

 

Le fidèle orant peut ajouter aux invocations ci-haut mentionnées la formule suivante:

" Ô Allah ! Vous êtes le Plus Digne de louanges et de gloire, comme le dit à juste raison Votre serviteur-adorateur, et nous sommes tous Vos serviteurs-adorateurs. Ô notre Seigneur Allah ! nul ne peut empêcher ce que Vous accordez; nul ne peut donner ce que Vous empêchez, et aucun fortuné ne peut profiter de sa chance à Votre insu. "

Ce sont de bonnes implorations qui ont été confirmées comme émanant du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) d'après certains hadiths vérifiés et reconnus exacts.
 

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9 - Ensuite, il se prosterne à terre, en disant : «Allahou Akbar», et en posant à terre, d'abord, les genoux avant les mains, si cela lui est facile, sinon il peut faire le contraire, c'est-à-dire poser sur le sol les mains avant les genoux, tout en essayant de garder les doigts et les orteils serrés et bien droits en direction de la Qibla.


Il faut, dans la prosternation, donner au corps le temps de se poser tranquillement sur les sept membres suivants : le front, le nez, les deux mains, les deux genoux et le dessous des orteils, tous touchant la terre, et, dans cette position, il dira: « Gloire à mon Seigneur, le Très- Haut.» "Soubhana rabi Al A'la "
 

Trois fois ou plus; comme il est désirable de dire en plus : « Gloire et louanges à Toi, Ô mon Seigneur Allah ! Pardonne-moi.»
 

Et il est aussi préférable de faire beaucoup d'implorations et d'invocations, car dans un de ses hadiths, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :

"Dans la posture d'inclination, invoquez la Grandeur du Seigneur ; mais dans la prosternation à terre, appliquez-vous à invoquer Allah de tout cœur, d'implorer Son pardon, Ses grâces et Ses bienfaits, car il est fort possible que vos vœux soient agréés."


Le fidèle peut demander, dans cette position, de son Seigneur Allah Ses bienfaits dans ce monde et dans l'autre, et ceci, dans les cinq prières obligatoires quotidiennes ou dans les surérogatoires. Dans la prosternation, le fidèle devra écarter modérément les bras de ses côtés, le ventre écarté des cuisses et les cuisses écartées de ses jambes; comme il évitera de faire reposer ses avant-bras sur le sol, et cela conformément au conseil suivant du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) :

‘'Tenez-vous droit dans la prosternation, et qu'aucun de vous n'étende ses bras et ses avant-bras sur le sol, comme le chien".

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10 - Après ces invocations dans le prosternement, il lèvera la tête en disant : «Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand) puis s'assiéra le pied gauche replié sous la cuisse gauche, placera son pied droit en position verticale relèvera ses mains du sol pour les poser sur ses cuisses et ses genoux,
 
et dira : "Ô mon Seigneur ! pardonnez-moi (trois fois) accordez-moi ta miséricorde et tes bienfaits, et donnez-moi la bonne santé et la tranquillité de l'âme." "Rabi ghfir li"

Et il se recueille avec calme pendant quelques secondes.
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11 - Puis il se prosternera pour la seconde fois en disant : «Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand), et agit de la même manière qu'à la première prosternation et répétera les mêmes invocations.
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12 - Ensuite, le fidèle lèvera la tête en répétant : «Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand) et s'assoie légèrement pour quelques secondes :

 

on appelle ceci «la pause de repos» et elle est recommandable, mais sans prononcer aucune invocation, et s'il ne la fait pas, il n'est pas blâmable. 
 
Ensuite, il se lèvera debout, en s'appuyant, s'il le peut, sur ses genoux, sinon, il appuie ses mains sur le sol pour se lever, et ce, pour procéder à la célébration de la seconde rak'a

 

Une fois debout, il récitera le chapitre initial du Coran (Al -Fatiha) et quelques versets du Coran. Ensuite il fera les mêmes actes et dira les mêmes invocations comme à la première Rak'at. 
 
Il n'est pas permis au fidèle qui prie derrière un Imam de le devancer dans ses gestes.

Car le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a prévenu sa communauté contre de tels agissements.

Comme aussi, le fidèle ne doit pas agir en même temps que son Imam; et d'après la Sunnah, ses actes et gestes doivent suivre ceux de l'Imam sans paresse et après que celui-ci ait terminé ses paroles.

Car le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :

"L'Imam est pour être suivi; ne vous mettez pas en désaccord dans la prière avec lui ; lorsqu'il dit : Allahou Akbar. Dites-le après lui ; Et lorsqu'il dit : «Allah écoute, certes, celui qui Le loue», dites « Ô notre Seigneur ! à TOI les louanges »: et quand il se prosterne, prosternez-vous aussi."
(Hadith reconnu exact par al- Boukhârî et Muslim).
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13 - Si l'office de prière qu'on célèbre au moment voulu est composé de deux Rak'ates, telle que la prière de l'Aube (al- Fajr), celle du vendredi et celle de la fête, le fidèle s'assoit définitivement après avoir levé la tête de la seconde prosternation, fixant le pied droit en position verticale, et se reposant sur le pied gauche, mettant la main droite sur la cuisse droite, et la gauche sur la cuisse gauche, fermant les doigts de la main droite sauf l'index (de cette main)

 
qu'il pointe en signe symbolique de l'Unicité d'Allah ; mais s'il ferme seulement l'annulaire et l'auriculaire sur la paume de la main (droite) et forme une sorte d'anneau avec le pouce et le majeur et pointe l'index, cette dernière manière est meilleure, car il a été confirmé que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a utilisé les deux façons; et il est conseillé de pratiquer l'une et l'autre façon alternativement.

Ainsi assis, le fidèle récite le «Tachahhud».

En voici les termes: 

" Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les œuvres bonnes; que la paix soit sur toi, Ô Prophète ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions ; que le salut soit sur nous et sur les bons serviteurs-adorateurs d'Allah. Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah; et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé ". 

"At-Tahiyatou lillah wa salawatou wa tayibate, assalamou 'alaika ayouha nabiyou wa rahmatou llah wa barakatouh, assalamou 'alayna wa 'ala ibadi llahi sâlihine. Achhadou an la ilaha ila Allah wa achhadou ana Mouhammadan 'abdouhou wa rassoulouh."
 
Ensuite, il continue par la formule suivante: 
 
" Ô mon Seigneur Allah ! répand Tes grâces sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu les as répandues sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim, à Toi les louanges et la gloire; Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme TU as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim, à Toi les louanges et la gloire". 

Puis, il demande refuge et protection d'Allah contre quatre malheurs, et dit: 

" Ô mon Seigneur Allah ! je Te demande refuge et protection contre les supplices de l'Enfer, contre les souffrances du tombeau, contre les séductions de la vie et de la mort, et contre la tentation de l'Antéchrist. " 
 
Puis, il continue par quelques autres invocations et vœux autant qu'il le voudra pour l'obtention des bienfaits de ce monde et de l'au-delà; de même, rien ne l'empêche de faire des vœux de bonheur en faveur de ses pères et mères ou des autres musulmans, et ceci, soit que l'office de prière qu'il pratique est des prières obligatoires ou des surérogatoires. 

Enfin, quand il termine, il salue une fois à sa droite puis à sa gauche en disant: «Salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah ; salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah ». "Assalamou 'alaikoum wa rahmatou llah "
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14 - Si la prière est composée de trois rak'ates (celle du Maghreb: après le coucher du soleil) ou de quatre rak'ates (celles de Midi: Zuhr), (de l'après-midi: Asr) et de (la nuit: icha), le fidèle, après récitation du Tachahhud ci-devant précité à la fin de la seconde rak'at, et après avoir invoqué les grâces et bénédictions d'Allah sur le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; se lève debout en s'appuyant sur ses genoux, pour continuer le restant de la prière, lève les deux mains à proximité des épaules et des oreilles, et dit : «Allouhu akbar» : Allah est (le) Plus Grand : ensuite, il pose les deux mains - la droite sur la gauche - sur sa poitrine, comme précédemment expliqué, et procède à l'achèvement de la prière, en récitant la Fâtiha seulement; mais il n'y a aucun inconvénient si, à la troisième et quatrième rak'at de la prière du midi (Zuhr) il récite de temps en temps quelques versets du Coran après la Fâtiha, car il a été confirmé que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) agissait de la sorte, et ce, d'après un hadith rapporté par Abu Saad (puisse Allah en être satisfait). 
 
Enfin, il termine la prière par la récitation complète du Tachahhud, - à la fin de la troisième rak'at pour le Maghreb au crépuscule ou à la fin de la quatrième rak'at pour les prières du Zuhr (midi), du Asr (après-midi) et de Icha (la nuit); et il demande refuge et protection d'Allah contre les supplices de l'Enfer, les souffrances du tombeau, les séductions de la vie ici-bas et dans l'au-delà, et la tentation de l'Antéchrist; Puis, il fait autant d'invocations qu'il peut, tout comme il l'avait fait dans la prière à deux rak'ates. 

Mais dans cette position assise, - à la fin de la prière - le fidèle s'assoit sur ses cuisses, en mettant son pied gauche sous son pied droit, et son postérieur par terre, et son pied droit en position verticale, conformément à un récit reconnu authentique à ce sujet rapporté par Abou Hameed
 
Enfin, il salue à sa droite, puis à sa gauche en disant: 

"Salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah, salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah".

Une fois la prière terminée, le fidèle implore le pardon d'Allah, trois fois, puis il dit: 

"O mon Seigneur-Allah ! Tu es la Paix, et de Toi vient la paix, à Toi la bénédiction, ô mon Seigneur-Allah, le Très Vénéré et le Très Généreux ; Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah, Unique sans aucun associé; A Lui le royaume, à Lui la louange ; IL est le Tout Puissant. O mon Seigneur-Allah, rien ne peut empêcher ce que Vous donnez, tout comme rien ne peut donner ce que Vous empêchez; et nul fortuné ne peut profiter de sa chance à votre insu ; aucun changement du mal au bien, ni aucune force dans l'obéissance à Allah et dans Son adoration ne se réalise que par Sa Volonté divine ; il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah et nous n'adorons que Lui; à Lui la prospérité, la grâce et les louanges pieuses; il n'y a pas d'autre divinité à part Allah ; nous Lui sommes sincèrement fidèles dans Son adoration et dans notre religion en dépit de la haine des mécréants". 

Puis l'on glorifie Allah trente-trois fois en disant : « Gloire à Allah » , trente-trois fois :  « Louanges à Allah » et enfin trente-trois fois : « Allah est (le) Plus Grand » et l'on complète les cent par la phrase: " Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah, Unique sans aucun associé ; à Lui la royauté; à Lui les louanges ; IL est le Plus Puissant sur toutes choses".

Ensuite, on récite le verset du
Koursy (Chaise, Siège), la sourate (ou chapitre) la Pureté: la sourate (ou chapitre) l'Aube naissante : la sourate (ou chapitre) les Hommes: - (ce sont les trois dernières sourates du Saint Coran) - après chacune des cinq prières obligatoires; Et il est souhaitable de répéter ces trois sourates du Saint Coran trois fois après les deux prières: du Fajr (l'Aube) et du Maghreb (crépuscule), et ce, conformément aux hadiths qui nous sont parvenus du Prophète Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). 

De même, après ces mêmes deux prières d’al fajr et du maghrib (l'Aube et le Crépuscule) il est aussi souhaitable, à la suite des invocations sus-mentionnées, de réciter dix fois ce qui suit: " II n'y a pas d'autre divinité à part Allah, l'Unique, sans aucun associé, à Lui la royauté et à Lui les louanges; IL donne la vie, comme IL donne la mort; et IL est le Plus Puissant sur toutes choses".

Ceci a été confirmé de la part du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) Si le fidèle est Imam, c'est-à-dire Dirigeant de prière, il se tourne, face aux fidèles orants, au terme de l'office, et ce, après le repentir trois fois et la récitation de la phrase: " O mon Seigneur-Allah, Tu es la paix et la paix provient de Toi ; A Toi la bénédiction, O mon Seigneur-Allah, le Très Haut, Très Vénéré et Très Généreux". 

Cette façon d'agir, nous à été communiquée d'après plusieurs hadiths du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et spécialement le Hadith de Aicha, son épouse (puisse Allah en être satisfait), et qui nous a été rapporté dans le recueil de Muslim. 

Toutes ces invocations s'appellent Dhikr elles sont surérogatoires -non obligatoires - et laissées à la discrétion et à la bonne volonté du fidèle. 

Il est de même souhaitable, pour chaque musulman et musulmane, de pratiquer assidûment la prière de douze rak'ates surérogatoires quotidiennes, pour les citadins (ceux qui habitent la ville); elles sont réparties comme suit: - Quatre rak'ates avant la prière du midi (zhur) et deux après; - Deux rak'ates après la prière du crépuscule (maghrib, après le coucher du soleil); - Deux rak'ates après la prière de la nuit (icha); - Et deux rak'ates avant la prière de l'Aube (fajr). 

Car il est reconnu que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les pratiquait assidûment, et elles sont appelées les surérogatoires régulières. 

Et il a été aussi confirmé dans le recueil «Sahîh Muslim» rapporté par Oum Habiba (puisse Allah en être satisfait) – une des épouses du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - qu'il aurait dit :

" Quiconque pratique régulièrement douze rak'ates (de prière surérogatoire) durant sa journée et sa nuit, volontairement, Allah lui bâtira une maison au Paradis". - (comme récompense) -. 

Lorsqu’il a raconté ce hadith, l'imam at- Tirmidhi lui a donné la signification que nous venons de mentionner. 

Tandis que durant les voyages, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) délaissait les prières surérogatoires du zuhr (midi), du magrib (crépuscule) et de la icha (nuit), mais tenait à pratiquer celle du fajr (aube) ainsi que la rak'at unique (witr) de fin de prière quotidienne qui avait lieu après la icha (la nuit). 

Et nous devons suivre le bon exemple qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous donnait, car Allah le Tout Glorieux a dit dans le Saint Coran (traduction rapprochée) :

« En effet, vous avez dans le Messager d' Allah un excellent modèle (à suivre). » Sourate 'Les coalisés- verset 21.

De même, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a aussi dit:

«Priez comme vous me voyez prier».

Allah, certes, est le Pourvoyeur du succès.

Puisse Allah accorder à notre Prophète Muhammad Ben Abdullah, à sa famille, ses compagnons, ses disciples et adeptes Sa paix et Ses bénédictions jusqu'au jour Dernier du monde.
 
Traduction copiée
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L'immensité de la miséricorde d'Allâh

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L'immensité de la miséricorde d'Allâh

D'après Abou Houreyra, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 

 
«Allâh a fait que la rahma (La Miséricorde) comprenne cent parties.
Il a retenu auprès de lui quatre-vingt-dix-neuf parties, et il a fait descendre sur terre une partie : De là vient que les créatures sont compatissantes les unes vis-à-vis des autres.
Au point que le jument lève son sabot par crainte de toucher son poulain.» 
 
Al-Bukhâri 8/9 (6000) et Mouslim 4/2108 (2752)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : سمعت رسول اللهصلى الله عليه وسلم يقول

جَعَلَ اللَّهُ الرَّحْمَةَ مِائَةَ جُزْءٍ، فَأَمْسَكَ عِنْدَهُ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ جُزْءًا ، وَأَنْزَلَ فِى الأَرْضِ جُزْءًا وَاحِدًا ، فَمِنْ ذَلِكَ الْجُزْءِ يَتَرَاحَمُ الْخَلْقُ ، حَتَّى تَرْفَعَ الْفَرَسُ حَافِرَهَا عَنْ وَلَدِهَا خَشْيَةَ أَنْ تُصِيبَهُ

أخرجه البُخاري 8/9(6000) ، ومسلم 4/ 2108(2752

D'après Abou Houreyra, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 
 
«Allâh Le Très-Haut possède cent miséricordes.
Il en a descendu une seule que les djinns, les hommes, les oiseaux, les bestiaux et les animaux rampants se partagent.
Par elle, ils manifestent les uns pour les autres de la tendresse et de la compassion.
Il a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes par lesquelles il fera miséricorde à Ses adorateurs au Jour de la résurrection. »
 
Ahmed 2/434 (9607), Mouslim 6/98, Ibn Mâjah 4293

عَنْ عَطَاءٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ

إِنَّ لِلَّهِ مِائَةَ رَحْمَةٍ أَنْزَلَ مِنْهَا رَحْمَةً وَاحِدَةً بَيْنَ الْجِنِّ وَالإِنْسِ وَالْبَهَائِمِ وَالْهَوَامِّ فَبِهَا يَتَعَاطَفُونَ وَبِهَا يَتَرَاحَمُونَ وَبِهَا تَعْطِفُ الْوَحْشُ عَلَى وَلَدِهَا وَأَخَّرَ اللَّهُ تِسْعًا وَتِسْعِينَ رَحْمَةً يَرْحَمُ بِهَا عِبَادَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

أخرجه أحمد 2/434(9607) ومسلم6/98 وابن ماجة 4293

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Le tawhid pour les tout-petits (dossier)

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Le tawhid pour les tout-petits (dossier)

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La jalousie entre époux

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La jalousie entre époux

Al-Hâfidh ibn Hajar rapporte qu’Al-Qâdhî ‘Iyad et d’autres ont dit :

 

«La jalousie (ghîrah) vient de la l’altération de l’état du cœur mélangé à de la colère, en raison d’un partage de ce qui doit être exclusif.

Le summum de ce type de jalousie est atteint entre les époux, ceci en ce qui concerne la jalousie vis-à-vis de l’être humain.»

 

Vis-à-vis d’Allah, Al-Khattâbî a dit :

 

«La meilleure explication qui ait été donnée est rapportée dans le hadith d’Abû Hurayrah.»

 

La hadith en question est le suivant : Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam)  a dit :

« Allah est jaloux, et Sa jalousie est suscitée lorsque le croyant fait ce qu’Allah a interdit. »

Le sens de la jalousie [de l’époux envers l’épouse] est qu’il la protège de discuter avec des étrangers ou de se montrer devant eux.
 
Et le sens n’est nullement qu’il l’accuse dans sa religion et son honneur et l’épie.

Et nous avons dans le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam)  et les Compagnons un excellent modèle.
 
Voici quelques exemples de leur jalousie :

Al-Mughîrah rapporte que Sacd ibn cUbâdah a dit :

« Si je voyais un homme avec mon épouse, je le trancherais d’un coup d’épée. »

On rapporta cela au Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) qui dit :

« 
La jalousie de Sacd vous étonne-t-elle ?
Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi.
Et si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup.
 »
(Al-Bukhârî)

cÂ’ishah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Ô communauté de Muhammad !
Personne n’est plus jaloux qu’Allah lorsqu’Il voit Son serviteur ou sa servante forniquer.
Ô communauté de Mu
hammad ! »
(Al-Bukhârî)

Asmâ bint Abî Bakr rapporte :

« Az-Zubayr m’a épousé alors qu’il n’avait sur terre, ni biens, ni esclave, ni rien du tout si ce n’est sa bête de somme et son cheval.
Je m’occupais de donner du fourrage à son cheval, de le faire boire, de raccommoder les outres et je pétrissais le pain.
Mais je ne faisais pas bien le pain, c’est pourquoi une de mes voisines des 
Ansârs le faisait pour moi, et elles étaient des femmes de bien.
Je ramenais des noyaux du champ de Az-Zubayr — que le Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) lui avait donné — en les portant sur ma tête, et le champ était distant d’environ trois lieues.
Un jour, alors que les noyaux étaient sur ma tête, j’ai rencontré le Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) avec un groupe de Ansârs, il m’a appelé puis m’a dit : « Grimpe, grimpe ! » afin de me placer derrière lui (sur sa monture).
J’ai eu honte de marcher avec les hommes et je me suis souvenu de la jalousie de Az-Zubayr qui était le plus jaloux des hommes.
Le Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) vit que j’étais gênée et il s’en alla.
Je me rendis alors chez Az-Zubayr et je lui dis : « J’ai rencontré le Prophète alors que je portais les noyaux sur ma tête, et il était avec un groupe de 
Ansârs.
Il a fait agenouiller sa monture pour que je monte, mais j’étais gênée devant lui et me suis souvenu de ta jalousie. » Az-Zubayr dit : « Par Allah ! Le fait que tu portes les noyaux m’est plus pénible que le fait que tu sois montée avec lui. »
Par la suite, Abû Bakr m’envoya un servant qui me déchargea de cette tâche, et c’était comme s’il m’avait affranchie. »

(Al-Bukhârî)

Jâbir ibn cAbd Allah rapporte :

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam)  a dit : « Je suis entré au Paradis et j’y ai vu un château, je demandai : A qui est ce château ?
 On me dit : « Il est à cUmar. » 
Je voulus y pénétrer mais je me suis souvenu de la jalousie de cUmar. »
cUmar ibn Al-Khattâb dit : « Ô Messager d’Allah, que mes parents soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah, comment pourrais-je être jaloux contre toi ! »
(Al-Bukhârî)

Abû Hurayrah rapporte :

« Alors que nous étions assis avec le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam), celui-ci dit : « Alors que je dormais, je me suis vu au Paradis, et une femme faisait ses ablutions près d’un château.
Je demandai : « A qui est-ce ? »
On me dit : 
« C’est àcUmar. » 
Je me suis alors souvenu de la jalousie de cUmar et j’ai rebroussé chemin. »
 
cUmar pleura et dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment pourrais-je être jaloux contre toi ! »

C’est une marque de jalousie imposée par Allah que d’empêcher son épouse de dévoiler sa beauté à d’autres que ses proches (Mahârims qui sont les hommes que la femme ne peut définitivement pas épouser comme son père, son frère, son oncle, son beau-père, les fils de son mari…, comme le fait de se dévoiler devant les frères de l’époux et d’autres encore.

cUqbah ibn cÂmir rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Prenez garde à ne pas entrer chez les femmes ! » Un homme parmi les Ansârs dit : « « Ô Messager d’Allah, même pour le Hamû ? » Il dit : « Le Hamû c’est la mort ! »
(Al-Bukhârî et Muslim)

L’imam An-Nawawî a dit :

« Al-Hamû désigne les proches du mari autres que son père et ses enfants qui sont des Mahârim pour l’épouse et il leur est permis de rester seuls avec elle.
Ceux-là ne sont pas de ceux que le Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) a comparés à la mort.
La comparaison concerne plutôt les frères de l’époux, ses neveux, ses oncles et les enfants de ces derniers, et d’autres parmi ceux qui ne sont pas des 
Mahârims.
Les gens sont très négligents sur cette question et il arrive que l’épouse reste seule avec le frère de son mari alors que le Prophète (
salallahu ‘alayhi wa salam) l’a comparé à la mort et qu’il doit être le premier à qui l’on doit empêcher de voir son épouse parmi les étrangers. »
(Sharh Muslim (14/378))

C’est une marque de jalousie imposée par Allah [à tous] que de ne pas exposer l’épouse aux tentations, en restant longtemps absent ou en introduisant chez soi ce qu’Allah a interdit comme la télévision et d’autres choses encore, et qu’il ne la pousse pas à sortir trop souvent au marché et ailleurs.

Allah dit (traduction rapprochée) :

« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah leur accorde, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses obéissent (à Allah), et préservent ce qui doit être préservé (même en l’absence de leurs époux), avec l’aide d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, (si elles persistent) ne dormez plus avec elles, (et si elles persistent) corrigez-les. Si elles vous obéissent, cessez vos réprimandes, car Allah est certes, Élevé et Grand ! » (An-Nisâ’, 34)

Mais cela ne veut pas dire que l’époux doit s’enorgueillir devant elle.

Ce verset doit au contraire le pousser à faire preuve de plus de miséricorde encore envers elle, car c’est une femme faible et fragile qu’il a en face de lui.

Il ne doit pas faire les éloges d’une autre femme devant elle.

Il ne doit pas lever la main sur elle surtout en présence de la famille.

Il doit cacher les problèmes qu’il y a entre lui et son épouse, et tout faire pour la préserver afin de ne pas briser son cœur, car il la meurtrirait en dévoilant ses problèmes à ses proches.

Et la chose la plus grave, la plus laide et la plus mauvaise est de la frapper surtout en présence de ses enfants, afin que ces derniers ne la méprisent pas et que son autorité sur eux ne diminue pas, de sorte qu’elle ne puisse plus éduquer ses enfants convenablement.

Souviens–toi donc lorsque tu lèves la main sur ton épouse, qu’Allah est plus fort que toi, et si ta force te pousse à être injuste envers elle, souviens-toi du pouvoir d’Allah sur toi.

Abû Mascûd Al-Ansârî rapporte :

« J’étais en train de corriger un de mes servants lorsque j’ai entendu une voix derrière moi qui disait : « Sache Abû Mascûd qu’Allah a plus de pouvoir sur toi que tu n’en as sur lui. »
Je me suis retourné et il s’agissait du Messager d’Allah.
Je lui dis : « Ô Messager d’Allah, le voilà affranchi et libre pour Allah. »
Il dit : « 
Si tu ne l’avais pas fait, le feu t’aurait brûlé – ou touché. »
(Muslim)

Et prends garde à ne pas utiliser ton ascendant sur elle pour l’empêcher d’accomplir le bien.

Tu dois plutôt être un soutien pour elle dans l’obéissance aux parents, le maintien des liens de parenté, la recherche de la science, l’accomplissement d’actes surérogatoires et d’autres actes de bien encore (traduction rapprochée) :


« Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et l’éloignement des interdits, et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » (Al-Mâ’idah, 2)

Cette entraide contribuera à la construction du foyer et le développera, car cette vie sera basée sur l’entraide dans l’accomplissement de la Législation d’Allah en conformité avec le Coran et la Sunna.

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Celui qui ne remercie pas les gens, ne remercie pas Allah. »
(Abû Dâwûd)

Il fait partie des droits de l’épouse de la respecter, de lui donner de l’importance, de la louer elle et tout ce qu’elle peut accomplir.

 

Car si tu lui montres que tu es content de ce qu’elle a accompli, cela la poussera à faire plus de bien encore.

De même, il faut respecter les sentiments de l’épouse vis-à-vis de ses co-épouses.

Ainsi il ne faut pas en louer une en sa présence afin de la mettre en colère, ou la blâmer et risquer de briser son cœur.

Et rappelle-toi constamment de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) :

« Voulez-vous que je vous indique ce qui est meilleur que la prière, le jeûne ou l’aumône ? » Les compagnons dirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « C’est le fait de réconcilier deux personnes. Quant au fait de semer la discorde entre deux personnes, c’est un acte qui détruit la religion.»
(Abû Dâwûd)

 

Faire triompher le droit des croyantes

 الانتصار لحقوق المؤمنات - ص 72 

Traduit et publié par salafs.com

 
Umm Salamah bint 'Ali Al-Abbâsia - أم أسامة بنت علي العباسية

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Hûd et le peuple de ‘Âd

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Hûd et le peuple de ‘Âd

En substance, le peuple de ‘Âd était un peuple arabe rude et mécréant, rejetant la vérité et s’obstinant dans l’adoration des statues. 

 
Allah leur envoya alors un homme issu d’eux-mêmes qui les appela à l’adoration d’Allah, Seul en toute sincérité. 
 
Ils le traitèrent de menteur, le contredirent et le rabaissèrent, et c’est pourquoi Allah les saisit d’un châtiment émanant du Puissant et Omnipotent.
 
Hûd les appela à l’adoration d’Allah, les encouragea à Lui obéir et à demander Son pardon, et leur promit en échange le bien de ce monde et de l’au-delà. 
 
De même qu’il les avertit d’un châtiment en ce monde et dans l’au-delà s’ils s’opposaient à lui. 
 
Mais (traduction rapprochée), «Les notables de son peuple qui ne croyaient pas dirent : Certes, nous voyons que tu es stupide et nous pensons que tu es du nombre des menteurs.» [Al-A’râf, v.66]

 

C’est-à-dire que ce à quoi tu nous appelles n’est qu’une sottise par rapport à notre adoration des statues dont nous espérons aide et subsistance. 
 
De plus, nous pensons que tu mens lorsque tu prétends qu’Allah t’a envoyé.
 
(traduction rapprochée)
 
«Il dit : Ô mon peuple ! Je ne suis pas stupide mais je suis un messager de la part du Seigneur de l’univers. Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un conseiller honnête.» [Al-A’râf, v.67] 
 
C’est-à-dire : ce n’est pas ce que vous pensez, et la transmission d’un message implique l’absence de mensonge dans ce qui est transmis, sans ajouter ni retrancher quoi que ce soit.
 
Cela doit également se faire en toute clarté et éloquence, sans ambiguïté, divergence ou contradiction.

En plus de cette transmission claire, emprunte de douceur et de sincérité, avec la volonté de guider son peuple vers la voie droite. 
 
Hûd ne voulut d’eux aucun salaire et ne leur demanda rien.


Il était sincère envers Allah dans sa prédication et dans le conseil qu’il adressait à Ses créatures.


Il ne chercha de récompense qu’auprès de Celui qui l’a envoyé et qui tient dans Ses Mains les richesses de ce monde et de l’au-delà, et détient le Commandement. 

C’est pour cela qu’il a dit à son peuple (traduction rapprochée) 

«Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas de salaire pour cela. Ma récompense n’incombe qu’à Celui Qui m’a créé. Ne raisonnez-vous pas ?» [Hûd, v.51] 

C’est-à-dire : ne raisonnez-vous donc pas pour voir que je vous appelle à la vérité éclatante pour laquelle témoigne la nature sur laquelle vous avez été créés ?

C’est la religion de vérité avec laquelle fut envoyé Nûh, et pour laquelle Allah a exterminé ceux qui s’en écartaient. 

Je vous appelle vers cette religion et ne vous demande aucun salaire, car je ne cherche de récompense qu’auprès d’Allah qui seul peut amener le bien ou causer du tort. 

C’est pour cela que le croyant évoqué dans la sourate Yâ-Sin dit (traduction rapprochée) :

«Suivez ceux qui ne vous demandent aucun salaire et sont bien guidés. Pourquoi n’adorais-je pas Celui qui m’a créé ? Et c’est vers Lui que vous serez ramenés.» [Yâ-Sîn, v.21-22]


Le peuple de Hûd lui dit également (traduction rapprochée) :
 

«nous n’avons pas foi en toi. Nous dirons plutôt qu’une de nos divinités t’a affligé d’un mal.» [Hûd, v.53-54]

 

Ils disaient : tu n’as apporté aucune preuve extraordinaire qui montrerait la véracité de tes propos, et nous ne sommes pas prêts à délaisser l’adoration des statues en nous fiant uniquement à tes propos, sans aucune preuve pour les appuyer.

Nous pensons plutôt que tu es possédé, et que c’est une de nos divinités qui t’a affligé de ce mal car elle fut en colère contre toi.
 
(traduction rapprochée)

«Il dit : Je prends Allah à témoin - et vous aussi soyez témoins - qu’en vérité, je désavoue ce que vous associez, en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne m’accordez pas de répit.» [Hûd, v.54-55] 

C’est un défi qu’il leur lança, un désaveu et un mépris de leurs divinités, un exposé visant à montrer qu’elles ne possèdent ni bien ni mal, et qu’elles ne sont que des choses dénuées de toute volonté.

Même si, comme vous le prétendez, elles peuvent vous secourir ou amener un bien ou un mal, moi je me désavoue d’elles et les maudits, alors rusez contre moi de toutes vos forces et ne m’accordez aucun répit, serait-ce le temps d’un clin d’œil, je ne me soucie aucunement de vous.
 
(traduction rapprochée)

«Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n’y pas d’être vivant sans qu’Il ne soit soumis à Toi. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin.» [Hûd, v.56]

C’est-à-dire : Je place ma confiance en Allah, cherche assistance auprès de Lui et compte sur Lui car Mon Seigneur n’abandonne jamais ceux qui placent leur confiance en Lui et demandent Son assistance.

En dehors de Lui, je ne me soucie de personne, je ne place ma confiance en aucun autre et n’adore que Lui.

Ceci est une preuve irréfutable que Hûd était bien le Messager et le serviteur d’Allah et que son peuple s’était égaré dans l’adoration d’autres qu’Allah, car ils n’ont pu lui causer aucun tort.

Cela montre la véracité de son message et la fausseté sur laquelle se trouvait son peuple.

Et c’est ce même type d’argument que Nûh utilisa avant lui 
(traduction rapprochée) :

«Raconte-leur l’histoire de Nûh, quand il dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Si mon [long] séjour (parmi vous), et mon rappel des signes d’Allah vous pèsent trop, [sachez que] c’est en Allah que je place ma confiance. Concertez-vous avec vos associés, et ne cachez pas vos desseins. Puis, tranchez sur mon sort et ne m’accordez pas de répit.» [Yûnus, v.71]

Il en fut de même pour Ibrâhîm
(traductions rapprochées) 

«Son peuple polémiqua avec lui, mais il dit : « Polémiqueriez-vous avec moi au sujet d’Allah alors qu’Il m’a guidé ? Je n’ai pas peur des associés que vous Lui donnez. Je ne crains que ce que veut mon Seigneur ; Il est Celui شui embrasse tout de Sa science. Ne vous rappellerez-vous donc pas ? » Et comment craindrais-je les associés que vous Lui donnez, alors que vous ne craignez pas d’associer à Allah ce au sujet de quoi Il n’a fait descendre aucune preuve ? [Dites-moi] donc lequel des deux partis a le plus droit à la sécurité, si vous savez. Ceux qui ont cru et n’ont point entaché leur foi de quelque association, ceux-là ont la sécurité, et ce sont eux les bien guidés. » Tel est l’argument par lequel Nous donnâmes le dessus à Ibrâhîm sur son peuple. Nous élevons en degrés qui Nous voulons. Ton Seigneur est certes Sage et Il sait tout.» [Al-An’âm, v.80-83]

«Les notables de son peuple qui avaient mécru et traité de mensonge la rencontre de l’au-delà, et auxquels Nous avions accordé le luxe dans la vie présente, dirent : « Ce n’est qu’un homme comme vous, qui mange de ce que vous mangez et boit de ce que vous buvez. Si vous obéissez à un homme semblable à vous, vous serez perdants. Vous promet-il que, lorsque vous mourrez et que vous serez poussière et ossements, vous serez ressuscitez ?» [Al-Mu’minûn, v.33-35]


Ils trouvèrent invraisemblable qu’Allah envoie un Messager humain, et c’est un argument souvent utilisé de tout temps par les ignorants mécréants, comme Allah dit
(traductions rapprochées) 

«Est-il étonnant pour les gens, que Nous ayons révélé à un homme d’entre eux : « Avertis les gens »» [Yûnus, v.2]

«Qu’est-ce qui empêcha les gens de croire, quand les preuves claires leur furent parvenues, si ce n’est qu’ils se dirent : « Allah a-t-Il envoyé un être humain en tant que messager ? » Dis : « S’il y avait sur terre à votre place des anges marchant posément, Nous leur aurions fait descendre du ciel un ange en tant que messager.»» [Al-Isrâ’, v.94-95]


C’est pour cela que Hûd dit à son peuple
(traduction rapprochée) :

«Est-ce que vous vous étonnez qu’un rappel vous vienne de votre Seigneur à travers un homme parmi vous, pour qu’il vous avertisse ?» [Al-A’râf, v.23]

C’est-à-dire qu’il n’y a rien d’étonnant à cela, et Allah sait mieux que quiconque où placer Son message.
 
(traduction rapprochée)

«Vous promet-il que, lorsque vous mourrez et que vous serez poussière et ossements, vous serez ressuscitez ? Comme est loin, très loin, ce que l’on vous promet ! Il n’y a que notre vie présente : nous mourons et nous vivons, nous ne serons jamais ressuscités ! Ce n’est qu’un homme qui ment sur Allah et nous ne croirons pas en lui. » Le messager dit : « Seigneur ! Aide-moi contre eux, car ils me traitent de menteur. »» [Al-Mu’minûn, v.35-39]

Cela signifie qu’il leur était improbable que la Résurrection soit une réalité et que les corps se relèvent après avoir été poussière et ossements.

Pour eux, un peuple meurt et un autre le suit, et c’est une croyance de matérialistes.

Quant à ceux qui croient en la réincarnation, ils pensent  revenir sur terre tous les trente-six mille ans, et tout ceci est une ignorance, un mensonge, une mécréance, un égarement, une fausseté, une tromperie sans aucune preuve qui séduit la raison des débauchés mécréants qui ne réfléchissent pas et ne sont pas bien guidés, comme Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«Afin que le cœur de ceux qui ne croient pas en l’au-delà penchent vers [ces paroles], les agréent, et commettent ensuite ce qu’ils commettent.» [Al-An’âm, v.113]

Hûd exhorta son peuple en leur disant 
(traduction rapprochée) 

«Bâtissez-vous dans chaque vallée un monument par amusement ? Édifiez-vous des tours comme si vous alliez vivre éternellement ?» [As-Shu’arâ’, v.128-129]

Il leur dit : Bâtissez-vous sur chaque colline un monument gigantesque comme des palais ou d’autres constructions prestigieuses par frivolité alors que vous n’en avez aucun besoin ?

Il leur dit ceci car ils habitaient dans des tentes et Allah dit à leur sujet
(traduction rapprochée) :

«N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec [le peuple de] ‘Âd, avec Iram, [la cité] aux colonnes, dont jamais pareille ne fut construite parmi les villes.» [Al-Fajr, v.6-8]

Les ‘Âd d’Iram sont les premiers ‘Âd qui habitaient les colonnes qui soutenaient les tentes.

Celui qui prétend qu’Iram est une cité construite d’or et d’argent qui se déplace d’une région à une autre, est dans l’erreur et soutient ce qu’aucune preuve ne peut étayer.

On a dit que les tours évoquées dans le verset désignaient des palais, des volières ou des tours d’eau. Ils espéraient ainsi peupler longuement la terre.
 
(traduction rapprochée)

«Et lorsque vous attaquez violemment les gens, vous le faites avec tyrannie. Craignez donc Allah et obéissez-moi. Craignez Celui qui vous a attribués tous les bienfaits que vous connaissez, qui vous a attribués des bestiaux et des enfants, des jardins et des sources. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible.» [As-Shu’arâ’, v.130-135]

Et parmi ce qu’ils lui dirent
(traduction rapprochée) :

«Es-tu venu à nous pour que nous adorions Allah seul, et que nous délaissions ce que nos ancêtres adoraient ? Fais donc venir le châtiment promis, si tu fais partie des véridiques.» [Al-A’râf, v.70]

C’est-à-dire : Es-tu venu pour que nous adorions Allah Seul, et nous écartions de la voie de nos pères et de nos ancêtres ?
Si tu es véridique, fais venir ce dont tu nous mena ces comme malheur et châtiment, car nous ne te croyons pas et ne te suivrons pas.

Ils dirent également (traduction rapprochée) :

«Peu importe que tu nous exhortes ou non ! Ce n’est que ce qui arrivait habituellement à nos ancêtres. Nous ne serons jamais châtiés !» [As-Shu’arâ’, v.136-138]

Hûd leur répondit
(traduction rapprochée) :

«Vous voilà frappés de la part de votre Seigneur d’un tourment et d’une colère. Allez-vous polémiquer avec moi au sujet de noms que vous et vos ancêtres avez donnés à vos statues, sans qu’Allah ne fasse descendre à ce propos la moindre preuve ? Attendez donc l’arrivée du châtiment ! Moi aussi j’attends avec vous.» [Al-A’râf, v.71]

C’est-à-dire : vous avez mérité le tourment et la colère d’Allah.

Mettrez-vous sur un pied d’égalité l’adoration d’Allah, Seul, sans associé et l’adoration de statues que vous et vos ancêtres ont fabriquées et nommées divinités, alors qu’Allah n’a révélé aucune preuve à ce sujet.

Si vous refusez d’accepter la vérité et persistez dans le faux, il est égal que je vous avertisse ou non, attendez le châtiment d’Allah qui va vous saisir et ne peut être repoussé.


Allah dit
(traductions rapprochées) :

«Le messager dit : « Seigneur ! Aide-moi contre eux, car ils me traitent de menteur. » Allah dit : « Très bientôt, ils regretteront. » Le Cri les atteint en toute justice, puis Nous les rendîmes semblables à l’écume du torrent. Que la malédiction soit sur les injustes !» [Al-Mu’minûn, v.39-41]

«Ils dirent : « Es-tu venu pour nous détourner de nos divinités ? Apporte-nous ce que tu nous promets si tu es du nombre des véridiques. » Il dit : « La science n’est qu’auprès d’Allah. Je vous transmets le message avec lequel j’ai été envoyé. Mais je vois que vous êtes des gens ignorants. » Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. » Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout, par ordre de son Seigneur. » Le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi Nous rétribuons le peuple criminel.» [Al-Ahqâf, v.22-25]


Allah a mentionné la destruction du peuple de ‘Âd dans de nombreux versets comme nous l’avons vu plus tôt, et comme dans Sa Parole
(traductions rapprochées) :

«Or, Nous l’avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons fait périr jusqu’au dernier ceux qui traitaient de mensonges Nos signes et qui n’étaient pas croyants.» [Al-A’râf, v.72]

«Et quand vint Notre ordre, Nous sauvâmes par une miséricorde de Notre part, Hûd et ceux qui avaient cru avec lui. Et Nous les épargnâmes d’un terrible châtiment. Tels sont les ‘Âd ! Ils ont nié les signes de leur Seigneur, désobéi à Ses messagers et suivi le commandement de tout tyran entêté. Et ils furent poursuivis, ici-bas, d’une malédiction, ainsi qu’au Jour de la Résurrection. En vérité les ‘Âd n’ont pas cru en leur Seigneur. Que périssent les ‘Âd, peuple de Hûd !» [Hûd, v.58-60]

«Le Cri les atteint en toute justice, puis Nous les rendîmes semblables à l’écume du torrent. Que la malédiction soit sur les injustes !» [Al-Mu’minûn, v.41]

«Ils le traitèrent donc de menteur. Et nous les fîmes périr. Voilà un signe évident, mais la plupart d’entre eux ne croient pas. Ton Seigneur est vraiment le Puissant, le Très Miséricordieux.» [As-Shu’arâ’, v.139-140]


Allah dit
(traduction rapprochée) :

«Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. » Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout» [Al-Ahqâf, v.24]

Ce fut le premier châtiment qui les atteint, car ils souffraient de sécheresse et de disette.

Ils virent un nuage dans le ciel et pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage porteur d’une pluie bénie, alors qu’il était porteur de châtiment.
 
C’est pour cela qu’Allah dit (traduction rapprochée) :

«C’est ce que vous cherchiez à hâter» lorsque vous vouliez voir le châtiment et que vous disiez : «Apporte-nous ce que tu nous promets si tu es du nombre des véridiques.» [Al-Ahqâf, v.22]

Les exégètes et d’autres rapportent ces propos de l’imam Muhammad Ibn Ishâq Ibn Yasâr qui dit :
 
«Lorsqu’ils s’obstinèrent dans la mécréance, Allah les priva de pluie durant trois ans jusqu’à les épuiser.
 
Or, à cette époque, lorsque les gens étaient confrontés à des malheurs, ils demandaient à Allah de les en délivrer, en s’adressant à Lui auprès de la Maison Sacrée.
 
Les ‘Âd envoyèrent une délégation de soixante-dix hommes afin de demander la pluie sur le territoire sacré.
 
Ils passèrent chez Mu’âwiyah Ibn Bikr aux alentours de la Mecque, il s’arrêtèrent chez lui pour un mois et burent du vin et deux esclaves de Mu’âwiyah chantèrent pour eux.
 
Lorsque le temps passa et que Mu’âwiyah fut gêné de leur demander de partir, il écrivit un poème dans lequel il leur suggérait de partir et il ordonna à ces deux esclaves de le leur réciter. […]

Ils se souvinrent alors de la raison de leur venue et se rendirent à la Maison Sacrée où ils invoquèrent pour leur peuple.
 
Ce fut Qayl Ibn ‘Unuz qui invoqua en leur nom.

Allah envoya alors trois nuages blanc, rouge et noir.

Une voix émanant du ciel dit à Qayl :

« Choisis pour toi (ou pour ton peuple) un nuage ! » 

Il répondit : « Je choisis le nuage noir car c’est celui qui porte le plus de pluie. »

On lui dit alors : « Tu as choisi un nuage de cendres et de feu. Rien ne restera de ‘Âd, ni parent ni enfant. Tous s’éteindront, à l’exception des Banû Al-Lûdhiyyah Al-Hamadâ ! »

Il s’agit d’une branche du peuple de ‘Âd qui habitait La Mecque et qui fut épargnée par le châtiment, et ceux qui survécurent formèrent les seconds ‘Âd.

Allah poussa le nuage noir porteur de châtiment choisi par Qayl Ibn ‘Unuz vers ‘Âd.


Ils le virent arriver depuis une vallée nommée Mughîth et ils se réjouirent en disant
(traduction rapprochée) :

«Voici un nuage qui nous apporte de la pluie.»

Mais Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout, par ordre de son Seigneur. » Le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi Nous rétribuons le peuple criminel.» [Al-Ahqâf, v.24-25]

On rapporte qu’une femme nommée Mahdad fut la première à voir le nuage.

Lorsqu’elle vit ce qu’il contenait elle cria et s’évanouit.

Lorsqu’elle reprit ses esprits, on lui demanda : « Qu’as-tu vu Mahdad ? »

Elle dit : « Un vent contenant des braises de feu tiré par des hommes. »

Allah fit souffler ce vent pendant sept nuits et huit jours continus, et il fit périr tous les ‘Âd. 

Hûd et ceux qui le suivirent parmi les croyants se réfugièrent dans une bergerie et ils ne furent atteints que par ce qui réjouit les âmes et les corps, alors que le vent détruisait tout entre ciel et terre et anéantissait ‘Âd par des pierres. » [ Tafsîr Ibn Kathîr (2/209)]

Ibn Yazîd rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

«
[…] Le peuple de ‘Âd subit une disette, et ils envoyèrent [vers la Mosquée Sacrée] un émissaire appelé Qayl. Il passa chez Mu’âwiyyah Ibn Bikr et resta chez lui un mois à boire du vin et à écouter les chants de ses deux esclaves. Après un mois, il se rendit sur les montagnes de Tihâmah et dit : « Ô Allah ! Tu sais que je ne suis pas venu à un malade pour le guérir et que je n’ai pas libéré d’esclave. Ô Allah ! Accorde aux ‘Âd la pluie que Tu leur accordais dans le passé. On lui présenta des nuages noirs, il en choisit un et on l’appela de ce nuage en disant : « Prends ce nuage de cendres et de feu ! Il ne restera rien de ‘Âd !» […]»
[Ahmad (482), qualifié de hasan par Al-Albânî et Al-Arnâ’ût]

Mais ces textes peuvent désigner les deuxième ‘Âd et non les premiers, car Ibn Ishâq et d’autres évoquent La Mecque qui n’a été bâtie qu’après Ibrâhîm, lorsqu’il y installa Hâjar et son fils Ismâ’îl, et que la tribu de Jurhum s’installa non loin d’eux.

Ceci, alors que les premiers ‘Âd ont vécu avant Ibrâhîm.
 
Les vers de poésie de Mu’âwiyyah sont également cités, alors qu’il s’agit d’une poésie qui ne ressemble pas aux propos des gens de l’époque des premiers ‘Âd.

Ces textes évoquent également un nuage de feu, alors que les premiers ‘Âd ont été détruits par un vent à propos duquel Ibn Mas’ûd et Ibn ‘Abbâs ainsi que de nombreux imams parmi les successeurs des Compagnons ont dit qu’il s’agissait d’un vent glacial et violent.
 
(traduction rapprochée)

«Qu’Allah déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs.» [Al-Hâqqah, v.7]

C’est-à-dire sans interruption des jours durant.

Certains ont dit que cela avait commencé un vendredi, et d’autres ont dit que c’était un mercredi.
 
(traduction rapprochée)

«Tu voyais alors les gens morts comme des troncs de palmiers évidés.» [Al-Hâqqah, v.7]

Allah les a comparés aux troncs de pamiers.

Ils ont été assimilés à des souches de palmiers évidés qui n’ont pas de tête, car le vent emportait les gens dans les airs avant de les faire retomber sur leur tête qui se fracassait sous la violence du choc, comme Allah dit
(traduction rapprochée) 

«Nous avons envoyé contre eux un vent violent et glacial, en un jour terrible et interminable. Il arrachait les gens comme des souches de palmiers déracinés.» [Al-Qamar, v.19-20]

C’est-à-dire en un jour terrible, pendant lequel le châtiment s’est abattu continuellement sur eux.

Quant à ceux qui pensent qu’il s’agit du mercredi [uniquement], c’est une erreur et une opposition au Coran, car Allah dit dans un autre verset 
(traduction rapprochée) :

«Nous déchaînâmes contre eux un vent violent et glacial en des jours néfastes.» [Fussilat, v.16]

Et il est connu qu’il s’agissait de huit jours consécutifs.

Si [seul le mercredi] était un jour néfaste, les sept autres jours auraient été des jours sinistres, ce que personne ne dit.

Ces jours furent néfastes en raison du châtiment qui les atteint.


Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«De même pour les ‘Âd, quand Nous envoyâmes contre eux le vent dévastateur.» [Ad-Dhâriyât, v.41]

C’est-à-dire le vent qui n’amène aucun bien, n’amenant aucun nuage [porteur de pluie] et ne fécondant aucun arbre, il n’est que dévastateur.

C’est pour cela qu’Allah dit
(traduction rapprochée) : 

«Ne laissant rien sur son passage sans le réduire en poussière.» [Ad-Dhâriyât, v.42] en une chose insignifiante et dont on ne tire aucun profit.

Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 

«J’ai été secouru par As-Sabâ (le vent d’est) et cÂd a été détruit par Ad-Dabûr (le vent d’ouest).»
[Al-Bukhârî (1035) et Muslim (900)]


Quant à la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) 
 
«Et rappelle-toi le frère des cÂd (Hud) lorsqu’il avertit son peuple à Al-Ahqaf - alors qu’avant et après lui, des avertisseurs sont passés - [en disant]: « N’adorez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible. »» [Al-Ahqâf, v.21]

Ce qui apparaît est qu’il s’agit des premiers ‘Âd, car cela ressemble à la description du peuple de Hûd, mais cela peut également désigner les deuxième ‘Âd, comme cela apparaîtra dans le hadith de ‘Â’ishah.

Quant à la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) 

«Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. »» [Al-Ahqâf, v.24]

Ils pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage chargé de pluie, alors qu’il ne contenait que le châtiment, ils crurent qu’il était une miséricorde, mais il n’était qu’une punition, ils en espéraient le bien, et n’en obtinrent que le mal.

C’est pourquoi Allah 
(traduction rapprochée) 

«Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux.» [Al-Ahqâf, v.25]

Ce châtiment peut être ce vent violent, dévastateur, glacial, qui souffla contre eux huit jours et sept nuits, n’épargnant personne, les poursuivants jusque dans les grottes dans les montagnes, les faisant sortir et les exterminant, détruisant également leurs demeures et leurs fortifications.
 
Ainsi, ils se vantaient de leur force en disant : «qui est plus fort que nous ?» et Allah leur envoya une chose plus puissante encore, un vent dévastateur.

On peut également penser que ce vent est la dernière chose qui les ait frappés.

Ceux qui vivaient encore pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage de miséricorde leur amenant la pluie.

Mais Allah envoya ce nuage chargé de braises et de feu, comme cela a été rappelé par nombre [de savants].

Ce châtiment serait alors semblable à celui qui atteint le peuple de Madyan, qui fut atteint à la fois par le vent glacial et le châtiment du feu.
 
C’est là le pire des châtiments : être touché par des punitions différentes et opposées, ceci en plus du Cri qu’Allah a cité dans sourate Al-Mu’minûn.
 
Et Allah est plus savant.

[Ibn Kathîr rapporta ensuite deux hadiths très faibles (da’îf jiddan) et il signala lui-même les doutes sur l’authenticité du hadith.]

Il existe un hadith plus clair [dans son authenticité et son sens] dans ce que rapporte ‘Â’ishah :

«Lorsque le vent soufflait, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) disait : « Ô Allah ! Je Te demande le bien [de ce vent], le bien qu’il porte et le bien avec lequel il a été envoyé. Et je cherche protection auprès de Toi contre son mal, le mal qu’il porte et le mal avec lequel il a été envoyé. » Lorsque le ciel se chargeait de nuages, la couleur de son visage changeait et il ne cessait de rentrer et de sortir, et lorsqu’il pleuvait il s’en réjouissait. Je remarquai cela et l’interrogeai à ce sujet, il me dit : 
«Ô cÂ’ishah ! Il se peut que ce soit comme l’a dit le peuple de ‘Âd : «Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : «Voici un nuage qui nous apporte de la pluie.»»»
[Al-Bukhârî (4829), Muslim (899)]

‘Â’ishah rapporte :

«Je n’ai jamais vu le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) rire au point de voir sa luette, il ne faisait que sourire. Lorsqu’il voyait un nuage ou un vent, cela se voyait sur son visage.
Je dis : «Ô Messager d’Allah ! Lorsque les gens voient un nuage, ils s’en réjouissent en espérant qu’il amène la pluie, mais lorsque qu’un nuage arrive je vois la réprobation sur ton visage ?
Il dit : «Ô ‘Â’ishah ! Qu’est-ce qui m’assure qu’il ne contient pas un châtiment ? Des peuples ont été châtiés par le vent, et d’autres ont subi un punition alors qu’ils disaient : voici un nuage qui nous apporte la pluie.» 
Al-Bukhârî (4829), Muslim (899)

Ce hadith et d’autres montre clairement la différence entre les deux récits que nous avons indiqués plus tôt.
 
Ainsi, le récit cité dans sourate Al-Ahqâf concerne les deuxième ‘Âd, alors que les autres récits dans le Coran concernent les premiers ‘Âd.
 
Et Allah est plus savant.

[Ibn Kathîr conclut ce récit en évoquant le pèlerinage et le lieu de sépulture de Hûd qui serait au Yémen ou à Damas, mais rien d’authentique n’est rapporté à ce sujet.]

قصص الانبياء - L’authentique des récits des prophètes
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Version originale et complète

 

والمقصود أن عاداً كانوا جفاة كافرين، عتاة متمردين في عبادة الأصنام، فأرسل الله فيهم رجلاً منهم يدعوهم إلى الله وإلى إفراده بالعبادة والإخلاص له، فكذبوه وخالفوه وتنقصوه، فأخذهم الله أخذ عزيز مقتدر

فلما أمرهم بعبادة الله ورغبهم في طاعته واستغفاره، ووعدهم على ذلك خير الدنيا والآخرة، وتوعدهم على مخالفة ذلك عقوبة الدنيا والآخرة

قَالَ الْمَلأُ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَوْمِهِ إِنَّا لَنَرَاكَ فِي سَفَاهَةٍ

أي هذا الأمر الذي تدعونا إليه سفه بالنسبة إلى ما نحن عليه من عبادة هذه الأصنام التي يرتجى منها النصر والرزق، ومع هذا نظن أنك تكذب في دعواك أن الله أرسلك

قَالَ يَا قَوْمِ لَيْسَ بِي سَفَاهَةٌ وَلَكِنِّي رَسُولٌ مِنْ رَبِّ الْعَالَمِينَ

 أي ليس الأمر كما تظنون ولا ما تعتقدون

أُبَلِّغُكُمْ رِسَالاَتِ رَبِّي وَأَنَا لَكُمْ نَاصِحٌ أَمِينٌ

. والبلاغ يستلزم عدم الكذب في أصل المبلغ، وعدم الزيادة فيه والنقص منه، ويستلزم أداءه بعبارة فصيحة وجيزة جامعة مانعة لا لبس فيها ولا اختلاف ولا اضطراب
وهو مع هذا البلاغ على هذه الصفة في غاية النصح لقومه والشفقة عليهم، والحرص على هدايتهم، لا يبتغي منهم أجراً، ولا يطلب منهم جعلاً، بل هو مخلص لله عز وجل في الدعوة إليه، والنصح لخلقه، لا يطلب أجره إلا من الذي أرسله، فإن خير الدنيا والآخرة كله في يديه، وأمره إليه، ولهذا قال

يَا قَوْمِ لاَ أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ أَجْراً إِنْ أَجْرِي إِلاَّ عَلَى الَّذِي فَطَرَنِي أَفَلاَ تَعْقِلُونَ

أي أما لكم عقل تميزون به وتفهمون أني أدعوكم إلى الحق المبين الذي تشهد به فطركم التي خلقتم عليها، وهو دين الحق الذي بعث الله به نوحاً وهلك من خالفه من الخلق. وها أنا أدعوكم إليه ولا أسألكم أجراً عليه، بل أبتغي ذلك عند الله مالك الضر والنفع. ولهذا قال مؤمن - يس

اتَّبِعُوا مَنْ لاَ يَسْأَلُكُمْ أَجْراً وَهُمْ مُهْتَدُونَ، وَمَا لِي لاَ أَعْبُدُ الَّذِي فَطَرَنِي وَإِلَيْهِ تُرْجَعُونَ

وقال قوم هود له فيما قالوا

يَا هُودُ مَا جِئْتَنَا بِبَيِّنَةٍ وَمَا نَحْنُ بِتَارِكِي آلِهَتِنَا عَنْ قَوْلِكَ وَمَا نَحْنُ لَكَ بِمُؤْمِنِينَ، إِنْ نَقُولُ إِلاَّ اعْتَرَاكَ بَعْضُ آلِهَتِنَا بِسُوءٍ

يقولون ما جئتنا بخارق يشهد لك بصدق ما جئت به، وما نحن بالذين نترك عبادة أصنامنا عن مجرد قولك؛ بلا دليل أقمته ولا برهان نصبته، وما نظن إلا أنك مجنون فيما تزعمه. وعندنا أنه إنما أصابك هذا لأن بعض آلهتنا غضب عليك فأصابك في عقلك فاعتراك جنون بسبب ذلك. وهو قولهم

إِنْ نَقُولُ إِلاَّ اعْتَرَاكَ بَعْضُ آلِهَتِنَا بِسُوءٍ

قَالَ إِنِّي أُشْهِدُ اللَّهَ وَاشْهَدُوا أَنِّي بَرِيءٌ مِمَّا تُشْرِكُونَ، مِنْ دُونِهِ فَكِيدُونِي جَمِيعاً ثُمَّ لاَ تُنْظِرُونِي

وهذا تحد منه لهم، وتبرأ من آلهتهم وتنقص منه لها، وبيان أنها لا تنفع شيئاً ولا تضر، وأنها جماد حكمها حكمه وفعلها فعله. فإن كانت كما تزعمون من أنها تنصر وتنفع وتضر فها أنا بريء منها لاعن لها

فكيدوني جميعاً ثم لا تنظرون

أنتم جميعاً بجميع ما يمكنكم أن تصلوا إليه وتقدروا عليه، ولا تؤخروني ساعة واحدة ولا طرفة عين فإني لا أبالي بكم ولا أفكر فيكم، ولا أنظر إليكم

إِنِّي تَوَكَّلْتُ عَلَى اللَّهِ رَبِّي وَرَبِّكُمْ مَا مِنْ دَابَّةٍ إِلاَّ هُوَ آخِذٌ بِنَاصِيَتِهَا إِنَّ رَبِّي عَلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ

أي أنا متوكل على الله ومتأيد به، وواثق بجنابه الذي لا يضيع من لاذ به واستند إليه، فلست أبالي مخلوقاً سواه، لست أتوكل إلا عليه ولا أعبد إلا إياه
وهذا وحده برهان قاطع على أن هوداً عبد الله ورسوله، وأنهم على جهل وضلال في عبادتهم غير الله؛ لأنهم لم يصلوا إليه بسوء ولا نالوا منه مكروهاً. فدل على صدقه فيما جاءهم به، وبطلان ما هم عليه وفساد ما ذهبوا إليه
وهذا الدليل بعينه قد استدل به نوح عليه السلام قبله في قوله

يَا قَوْمِ إِنْ كَانَ كَبُرَ عَلَيْكُمْ مَقَامِي وَتَذْكِيرِي بِآيَاتِ اللَّهِ فَعَلَى اللَّهِ تَوَكَّلْتُ فَأَجْمِعُوا أَمْرَكُمْ وَشُرَكَاءَكُمْ ثُمَّ لاَ يَكُنْ أَمْرُكُمْ عَلَيْكُمْ غُمَّةً ثُمَّ اقْضُوا إِلَيَّ وَلاَ تُنْظِرُونِي

وهكذا قال الخليل عليه السلام

وَلاَ أَخَافُ مَا تُشْرِكُونَ بِهِ إِلاَّ أَنْ يَشَاءَ رَبِّي شَيْئاً وَسِعَ رَبِّي كُلَّ شَيْءٍ عِلْماً أَفَلا تَتَذَكَّرُون، وَكَيْفَ أَخَافُ مَا أَشْرَكْتُمْ وَلا تَخَافُونَ أَنَّكُمْ أَشْرَكْتُمْ بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ عَلَيْكُمْ سُلْطَاناً فَأَيُّ الْفَرِيقَيْنِ أَحَقُّ بِالأَمْنِ إِنْ كُنتُمْ تَعْلَمُون، الَّذِينَ آمَنُوا وَلَمْ يَلْبِسُوا إِيمَانَهُمْ بِظُلْمٍ أُوْلَئِكَ لَهُمْ الأَمْنُ وَهُمْ مُهْتَدُونَ وَتِلْكَ حُجَّتُنَا آتَيْنَاهَا إِبْرَاهِيمَ عَلَى قَوْمِهِ نَرْفَعُ دَرَجَاتٍ مَنْ نَشَاءُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ
وَقَالَ الْمَلأُ مِنْ قَوْمِهِ الَّذِينَ كَفَرُوا وَكَذَّبُوا بِلِقَاءِ الآخِرَةِ وَأَتْرَفْنَاهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا مَا هَذَا إِلا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يَأْكُلُ مِمَّا تَأْكُلُونَ مِنْهُ وَيَشْرَبُ مِمَّا تَشْرَبُون، وَلَئِنْ أَطَعْتُمْ بَشَراً مِثْلَكُمْ إِنَّكُمْ إِذاً لَخَاسِرُون، أَيَعِدُكُمْ أَنَّكُمْ إِذَا مِتُّمْ وَكُنتُمْ تُرَاباً وَعِظَاماً أَنَّكُمْ مُخْرَجُونَ

استبعدوا أن يبعث الله رسولاً بشرياً. وهذه الشبهة أدلى بها كثير من جهلة الكفرة قديماً وحديثاً، كما قال تعالى

أَكَانَ لِلنَّاسِ عَجَباً أَنْ أَوْحَيْنَا إِلَى رَجُلٍ مِنْهُمْ أَنْ أَنْذِرْ النَّاسَ

وقال تعالى

وَمَا مَنَعَ النَّاسَ أَنْ يُؤْمِنُوا إِذْ جَاءَهُمْ الْهُدَى إِلاَّ أَنْ قَالُوا أَبَعَثَ اللَّهُ بَشَراً رَسُولاً، قُلْ لَوْ كَانَ فِي الأَرْضِ مَلائِكَةٌ يَمْشُونَ مُطْمَئِنِّينَ لَنَزَّلْنَا عَلَيْهِمْ مِنْ السَّمَاءِ مَلَكاً رَسُولاً
ولهذا قال لهم هود عليه السلام

أَوَعَجِبْتُمْ أَنْ جَاءَكُمْ ذِكْرٌ مِنْ رَبِّكُمْ عَلَى رَجُلٍ مِنْكُمْ لِيُنذِرَكُمْ

أي ليس هذا بعجيب: فإن الله أعلم حيث يجعل رسالته
وقوله

أَيَعِدُكُمْ أَنَّكُمْ إِذَا مِتُّمْ وَكُنتُمْ تُرَاباً وَعِظَاماً أَنَّكُمْ مُخْرَجُون، هَيْهَاتَ هَيْهَاتَ لِمَا تُوعَدُونَ، إِنْ هِيَ إِلاّ حَيَاتُنَا الدُّنْيَا نَمُوتُ وَنَحْيَا وَمَا نَحْنُ بِمَبْعُوثِينَ، إِنْ هُوَ إِلاَّ رَجُلٌ افْتَرَى عَلَى اللَّهِ كَذِباً وَمَا نَحْنُ لَهُ بِمُؤْمِنِينَ، قَالَ رَبِّ انصُرْنِي بما كذبون

استبعدوا الميعاد وأنكروا قيام الأجساد بعد صيرورتها تراباً وعظاماً، وقالوا: {هَيْهَاتَ هَيْهَاتَ}، أي بعيد بعيد هذا الوعد

إِنْ هِيَ إِلاّ حَيَاتُنَا الدُّنْيَا نَمُوتُ وَنَحْيَا وَمَا نَحْنُ بِمَبْعُوثِينَ

أي يموت قوم ويحيا آخرون. وهذا هو اعتقاد الدهرية، كما يقول بعض الجهلة من الزنادقة: أرحام تدفع وأرض تبلع
وأما الدورية فهم الذين يعتقدون أنهم يعودون إلى هذه الدار بعد كل ستة وثلاثين ألف سنة
وهذا كله كذب وكفر وجهل وضلال، وأقوال باطلة وخيال فاسد بلا برهان ولا دليل، يستميل عقل الفجرة الكفرة من بني آدم الذين لا يعقلون ولا يهتدون، كما قال تعالى

وَلِتَصْغَى إِلَيْهِ أَفْئِدَةُ الَّذِينَ لاَ يُؤْمِنُونَ بِالآخِرَةِ وَلِيَرْضَوْهُ وَلِيَقْتَرِفُوا مَا هُمْ مُقْتَرِفُونَ

وقال لهم فيما وعظهم به

أَتَبْنُونَ بِكُلِّ رِيعٍ آيَةً تَعْبَثُون، وَتَتَّخِذُونَ مَصَانِعَ لَعَلَّكُمْ تَخْلُدُونَ

. يقول لهم: أتبنون بكل مكان مرتفع بناء عظيماً هائلاً كالقصور ونحوها، تعبثون ببنائها لأنه لا حاجة لكم فيه، وما ذاك إلا لأنهم كانوا يسكنون الخيام، كما قال تعالى

ألم تَرَى كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِعَادٍ، ارَمَ ذَاتِ الْعِمَادِ، الَّتِي لَمْ يُخْلَقْ مِثْلُهَا فِي الْبِلاَدِ

فعاد ارم هم عاد الأولى الذين كانوا يسكنون الأعمدة التي تحمل الخيام
ومن زعم أن "ارم" مدينة من ذهب وفضة وهي تنتقل في البلاد، فقد غلط وأخطأ، وقال ما لا دليل عليه
وقوله: {وَتَتَّخِذُونَ مَصَانِعَ} قيل هي القصور، وقيل بروج الحمام وقيل مآخذ الماء {لَعَلَّكُمْ تَخْلُدُونَ} أي رجاء منكم أن تعمروا في هذه الدار أعماراً طويلة

وَإِذَا بَطَشْتُمْ بَطَشْتُمْ جَبَّارِينَ، فَاتَّقُوا اللَّهَ وَأَطِيعُونِي، وَاتَّقُوا الَّذِي أَمَدَّكُمْ بِمَا تَعْلَمُون، أَمَدَّكُمْ بِأَنْعَامٍ وَبَنِينَ، وَجَنَّاتٍ وَعُيُونٍ، إِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ عَظِيمٍ
وقالوا له مما قالوا

أَجِئْتَنَا لِنَعْبُدَ اللَّهَ وَحْدَهُ وَنَذَرَ مَا كَانَ يَعْبُدُ آبَاؤُنَا فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنتَ مِنْ الصَّادِقِينَ

أي جئتنا لنعبد الله وحده، ونخالف آباءنا وأسلافنا وما كانوا عليه؟ فإن كنت صادقاً فيما جئت به فأتنا بما تعدنا من العذاب والنكال، فإنا لا نؤمن بك ولا نتبعك ولا نصدقك
كما قالوا

سَوَاءٌ عَلَيْنَا أَوَعَظْتَ أَمْ لَمْ تَكُنْ مِنْ الْوَاعِظِينَ، إِنْ هَذَا إِلا خُلُقُ الأَوَّلِينَ، وَمَا نَحْنُ بِمُعَذَّبِينَ

. أما على قراءة فتح الخاء، فالمراد به اختلاق الأولين، أي أن هذا الذي جئت به إلا اختلاق منك، أخذته من كتب الأولين. هكذا فسره غير واحد من الصحابة والتابعين. وأما على قراءة ضم الخاء واللام - فالمراد به الدين، أي أن هذا الدين الذي نحن عليه إلا دين الأباء والأجداد من الأسلاف، ولن نتحول عنه ولا نتغير، ولا نزال متمسكين به
ويناسب كلا القراءتين الأولى والثانية قولهم: {وَمَا نَحْنُ بِمُعَذَّبِينَ}. قال

قَدْ وَقَعَ عَلَيْكُمْ مِنْ رَبِّكُمْ رِجْسٌ وَغَضَبٌ أَتُجَادِلُونَنِي فِي أَسْمَاءٍ سَمَّيْتُمُوهَا أَنْتُمْ وَآبَاؤُكُمْ مَا نَزَّلَ اللَّهُ بِهَا مِنْ سُلْطَانٍ فَانتَظِرُوا إِنِّي مَعَكُمْ مِنْ الْمُنتَظِرِينَ

أي قد استحققتم بهذه المقالة الرجس والغضب من الله، أتعارضون عبادة الله وحده لا شريك له بعبادة أصنام أنتم نحتموها وسميتموها آلهة من تلقاء أنفسكم؟ اصطلحتم عليها أنتم وآباؤكم، ما نزل الله بها من سلطان. أي لم ينزل على ما ذهبتم إليه دليلاً ولا برهاناً. وإذ أبيتم قبول الحق وتماديتم في الباطل، وسواء عليكم أنهيتكم عما أنتم فيه أم لا، فانتظروا الآن عذاب الله الواقع بكم، وبأسه الذي لا يرد ونكاله الذي لا يصد
وقال تعالى

قَالَ رَبِّ انصُرْنِي بِمَا كَذَّبُونِي، قَالَ عَمَّا قَلِيلٍ لَيُصْبِحُنَّ نَادِمِينَ، فَأَخَذَتْهُمْ الصَّيْحَةُ بِالْحَقِّ فَجَعَلْنَاهُمْ غُثَاءً فَبُعْداً لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

 وقال تعالى

قَالُوا أَجِئْتَنَا لِتَأْفِكَنَا عَنْ آلِهَتِنَا فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنْتَ مِنْ الصَّادِقِينَ، قَالَ إِنَّمَا الْعِلْمُ عِنْدَ اللَّهِ وَأُبَلِّغُكُمْ مَا أُرْسِلْتُ بِهِ وَلَكِنِّي أَرَاكُمْ قَوْماً تَجْهَلُونَ، فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ، تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ بِأَمْرِ رَبِّهَا فَأَصْبَحُوا لَا يُرَى إِلا مَسَاكِنُهُمْ كَذَلِكَ نَجْزِي الْقَوْمَ الْمُجْرِمِينَ

وقد ذكر الله تعالى خبر إهلاكهم في غير آية كما تقدم مجملاً ومفصلاً، كقوله

فَأَنجَيْنَاهُ وَالَّذِينَ مَعَهُ بِرَحْمَةٍ مِنَّا وَقَطَعْنَا دَابِرَ الَّذِينَ كَذَّبُوا بِآيَاتِنَا وَمَا كَانُوا مُؤْمِنِينَ

وكقوله

وَلَمَّا جَاءَ أَمْرُنَا نَجَّيْنَا هُوداً وَالَّذِينَ آمَنُوا مَعَهُ بِرَحْمَةٍ مِنَّا وَنَجَّيْنَاهُمْ مِنْ عَذَابٍ غَلِيظٍ، وَتِلْكَ عَادٌ جَحَدُوا بِآيَاتِ رَبِّهِمْ وَعَصَوْا رُسُلَهُ وَاتَّبَعُوا أَمْرَ كُلِّ جَبَّارٍ عَنِيدٍ، وَأُتْبِعُوا فِي هَذِهِ الدُّنْيَا لَعْنَةً وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ أَلا إِنَّ عَاداً كَفَرُوا رَبَّهُمْ أَلا بُعْداً لِعَادٍ قَوْمِ هُودٍ

 وكقوله

فَأَخَذَتْهُمْ الصَّيْحَةُ بِالْحَقِّ فَجَعَلْنَاهُمْ غُثَاءً فَبُعْداً لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

وقال تعالى

فَكَذَّبُوهُ فَأَهْلَكْنَاهُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَةً وَمَا كَانَ أَكْثَرُهُمْ مُؤْمِنِينَ، وَإِنَّ رَبَّكَ لَهُوَ الْعَزِيزُ الرَّحِيمُ

وأما تفصيل إهلاكهم فلما قال تعالى

فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيم

كان هذا أول ما ابتدأهم العذاب، أنهم كانوا ممحلين مسنتين، فطلبوا السقيا فرأوا عارضاً في السماء وظنوه سقيا رحمة، فإذا هو سقيا عذاب. ولهذا قال تعالى: {بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ} أي من وقوع العذاب وهو قولهم

{فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنْتَ مِنْ الصَّادِقِينَ}

ومثلها في الأعراف
وقد ذكر المفسرون وغيرهم هاهنا الخبر الذي ذكره الإمام مُحَمْد بن إسحاق بن يسار قال: فلما أبوا إلا الكفر بالله عز وجل، أمسك عنهم القطر ثلاث سنين، حتى جهدهم ذلك قال: وكان الناس إذا جهدهم أمر في ذلك الزمان فطلبوا من الله الفرج منه إنما يطلبونه بحرمة ومكان بيته. وكان معروفاً عند أهل ذلك الزمان، وبه العماليق مقيمون، وهم من سلالة عمليق بن لاوذ بن سام بن نوح، وكان سيدهم إذ ذاك رجلاً يقال إنه معاوية بن بكر، وكانت أمه من قوم عاد واسمها جلهدة ابنة الخيبري. قال: فبعث عاد وفداً قريباً من سبعين رجلاً ليستسقوا لهم عند الحرم، فمروا بمعاوية بن بكر بظاهر مكة، فنزلوا عليه فأقاموا عنده شهراً، يشربون الخمر، وتغنيهم الجرادتان، قينتان لمعاوية وكانوا قد وصلوا إليه في شهر. فلما طال مقامهم عنده، وأخذته شفقة على قومه، واستحيا منهم أن يأمرهم بالانصراف - عمل شعراً يعرض لهم فيه بالانصراف، وأمر القينتين أن تغنيهم به، فقال
ألا يا قيل ويحك قم فهينم ** لعل الله يمنحنا غماما
فيسقي أرض عاد إن عادا ** قد أمسوا لا يبينون الكلاما
من العطش الشديد فليس نرجو * به الشيخ الكبير ولا الغلاما
وقد كانت نساؤهم بخير ** فقد أمست نساؤهم أيامى
وإن الوحش يأتيهم جهارا ** ولا يخشى لعادي سهاما
وأنتم ها هنا فيما اشتهيتم ** نهاركم وليلكم تماما
فقبح وفدكم من وفد قوم ** ولا لقوا التحية والسلاما
قال: فعند ذلك تنبه القوم لما جاءوا له، فنهضوا إلى الحرم ودعوا لقومهم، فدعا داعيهم وهو قيل بن عنز، فأنشأ الله سحابات ثلاثاً: بيضاء وحمراء وسوداء، ثم ناداه مناد من السماء: اختر لنفسك أو لقومك من هذا السحاب، فقال: اخترت السحابة السوداء فإنها أكثر السحاب ماء، فناداه مناد: اخترت رماد رمددا، لا تبقي من عاد أحداً، لا والداً يترك ولا ولداً إلا جعلته همداً إلا بني اللوذية الهمدا. قال وهم من بطن عاد كانوا مقيمين بمكة، فلم يصبهم ما أصاب قومهم. قال: ومن بقي من أنسابهم وأعقابهم هم عاد الآخرة
قال: وساق الله السحابة السوداء التي اختارها قيل بن عنز بما فيها من النقمة إلى عاد، حتى تخرج عليهم من واد يقال له المغيث، فلما رأوها استبشروا، وقالوا هذا عارض ممطرنا، فيقول تعالى

بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ، تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ بِأَمْرِ رَبِّهَا

أي تهلك كل شيء أمرت به
فكان أول من أبصر ما فيها وعرف أنها ريح فيما يذكرون امرأة من عاد يقال لها "مهد" فلما تبينت ما فيها صاحت ثم صعقت. فلما أفاقت قالوا ما رأيت يا مهد؟ قالت رأيت ريحاً فيها شبه النار أمامها رجال يقودونها، فسخرها الله عليهم سبع ليال وثمانية أيام حسوماً، والحسوم الدائمة؛ فلم تدع من عاد أحداً إلا هلك
قال: واعتزل هود عليه السلام - فيما ذكر لي - في حظيرة هو ومن معه من المؤمنين، ما يصيبهم إلا ما تلين عليه الجلود، وتلذ الأنفس، وإنها لتمر على عاد بالظعن فيما بين السماء والأرض، وتدمغهم بالحجارة. وذكر تمام القصة
وقد روى الإمام أحمد حديثاً في "مسنده" يشبه هذه القصة فقال: حَدَّثَنا زيد بن الحباب، حدثني أبو المنذر سلام بن سليمان النحوي، حَدَّثَنا عاصم بن أبي النجود، عن أبي وائل، عن الحارث - وهو ابن حسان - ويقال ابن زيد البكري، قال: خرجت أشكو العلاء بن الحضرمي إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فمررت بالربذة، فإذا عجوز من بني تميم منقطع بها، فقالت لي: يا عبد الله إن لي إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم حاجة، فهل أنت مبلغي إليه؟ قال: فحملتها فأتيت المدينة، فإذا المسجد غاص بأهله، وإذا راية سوداء تخفق، وإذا بلال متقلد السيف بين يدي رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فقلت: ما شأن الناس؟ قالوا: يريد أن يبعث عمرو بن العاص وجهاً
قال: فجلست، قال: فدخل منزله - أو قال رحله - فاستأذنت عليه فأذن لي، فدخلت فسلمت فقال: "هل كان بينكم وبين بني تميم شيء"؟ فقلت: نعم. وكانت لنا الدائرة عليهم ومررت بعجوز من بني تميم منقطع بها، فسألتني أن أحملها إليك، وها هي بالباب. فأذن لها فدخلت، فقلت يا رسول الله: إن رأيت أن تجعل بيننا وبين بني تميم حاجزاً، فاجعل الدهناء، فإنها كانت لنا، قال: فحميت العجوز واستوفزت وقالت: يا رسول الله، فإلى أين يضطر مضطرك؟ قال: فقلت: إن مثلي ما قال الأول: "معزى حملت حتفها" حملت هذه الأمة ولا أشعر أنها كانت لي خصماً، أعوذ بالله ورسوله أن أكون كوافد عاد، قال: هيه وما وافد عاد؟ وهو أعلم بالحديث مني ولكن يستطعمه. قلت: إن عاداً قحطوا فبعثوا وافداً لهم يقال له قيل، فمر بمعاوية بن بكر فأقام عنده شهراً يسقيه الخمر، وتغنيه جاريتان يقال لهما الجرادتان، فلما مضى الشهر خرج إلى جبال تهامة، فقال: اللهم إنك تعلم أني لم أجئ إلى مريض فأداويه، ولا إلى أسير فأفاديه، اللهم اسق عاداً ما كنت تسقيه. فمرت به سحابات سود، فنودي: منها اختر. فأومأ إلى سحابة منها سوداء، فنودي منها: خذها رماداً رمدداً، لا تبقي من عاد أحداً. قال: فلما بلغني أنه بعث عليهم من الريح إلا كقدر ما يجري في خاتمي هذا من الريح حتى هلكوا
قال أبو وائل: وصدق، وكانت المرأة والرجل إذا بعثوا وافداً لهم قالوا: لا تكن كوافد عاد
وهكذا رواه الترمذي عن عبد بن حميد، عن زيد بن الحباب به. ورواه النسائي من حديث سلام أبي المنذر عن عاصم بن بهدلة، ومن طريقه رواه ابن ماجة. وهكذا أورد هذا الحديث وهذه القصة عند تفسير هذه القصة غير واحد من المفسرين كابن جرير
وغيره
وقد يكون هذا السياق لإهلاك عاد الآخرة؛ فإن فيما ذكره ابن إسحاق وغيره ذكر لمكة، ولم تبن إلا بعد إبراهيم الخليل، حين أسكن فيها هاجر وابنه إسماعيل، فنزلت جرهم عندهم كما سيأتي، وعاد الأولى قبل الخليل، وفيه ذكر معاوية بن بكر وشعره، وهو من الشعر المتأخر عن زمان عاد الأولى، ولا يشبه كلام المتقدمين. وفيه أن في تلك السحابة شرر نار، وعاد الأولى إنما أهلكوا بريح صرصر. وقد قال ابن مسعود وابن عبَّاس وغير واحد من أئمة التابعين: هي الباردة، والعاتية الشديد الهبوب

سَخَّرَهَا عَلَيْهِمْ سَبْعَ لَيَالٍ وَثَمَانِيَةَ أَيَّامٍ حُسُوماً

أي كوامل متتابعات. قيل كان أولها الجمعة، وقيل الأربعاء

فَتَرَى الْقَوْمَ فِيهَا صَرْعَى كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ خَاوِيَةٍ

شبههم بأعجاز النخل التي لا رؤوس لها، وذلك لأن الريح كانت تجيء إلى أحدهم فتحمله فترفعه في الهواء؛ ثم تنكسه على أم رأسه فتشدخه فيبقى جثة بلا رأس، كما قال

إِنَّا أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحاً صَرْصَراً فِي يَوْمِ نَحْسٍ مُسْتَمِرٍّ

أي في يوم نحس عليهم، مستمر عذابه عليهم

تَنزِعُ النَّاسَ كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ مُنْقَعِرٍ

ومن قال أن اليوم النحس المستمر هو يوم الأربعاء وتشاءم به لهذا الفهم، فقد أخطأ وخالف القرآن؛ فإنه قال في الآية الأخرى

فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحاً صَرْصَراً فِي أَيَّامٍ نَحِسَاتٍ

ومعلوم أنها ثمانية أيام متتابعات، فلو كانت نحسات في أنفسها لكانت جميع الأيام السبعة المندرجة فيها مشئومة، وهذا لا يقوله أحد، وإنما المراد في أيام نحسات، أي عليهم
وقال تعالى

وَفِي عَادٍ إِذْ أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ الرِّيحَ الْعَقِيمَ

أي التي لا تنتج خيراً، فإن الريح المفردة لا تثير سحاباً ولا تلقح شجراً، بل هي عقيم لا نتيجة خير لها، ولهذا قال

مَا تَذَرُ مِنْ شَيْءٍ أَتَتْ عَلَيْهِ إِلاَّ جَعَلَتْهُ كَالرَّمِيمِ

أي كالشيء البالي الفاني الذي لا ينتفع به بالكلية
وقد ثبت في "الصحيحين" من حديث شعبة عن الحكم عن مجاهد عن ابن عبَّاس عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال

نصرت بالصبا، وأهلكت عاد بالدبور

وأما قوله تعالى

وَاذْكُرْ أَخَا عَادٍ إِذْ أَنْذَرَ قَوْمَهُ بِالأَحْقَافِ وَقَدْ خَلَتْ النُّذُرُ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ وَمِنْ خَلْفِهِ أَلا تَعْبُدُوا إِلا اللَّهَ إِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ عَظِيمٍ

فالظاهر أن عاداً هذه هي عاد الأولى؛ فإن سياقها شبيه بسياق قوم هود وهم الأولى. ويحتمل أن يكون المذكورون في هذه القصة هم عاد الثانية. ويدل على ما ذكرنا وما سيأتي من الحديث عن عائشة رضي الله عنها
وأما قوله

فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا

فإن عاداً لما رأوا هذا العارض وهو الناشئ في الجو كالسحاب ظنوه سحاب مطر، فإذا هو سحاب عذاب. اعتقدوه رحمة فإذا هو نقمة رجوا فيه الخير فنالوا منه غاية الشر. قال تعالى: {بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ} أي من العذاب، ثم فسره بقوله: {رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ} يحتمل أن ذلك العذاب هو ما أصابهم من الريح الصرصر العاتية الباردة الشديدة الهبوط، التي استمرت عليهم سبع ليال بأيامها الثمانية فلم تبق منهم أحداً، بل تتبعتهم حتى كانت تدخل عليهم كهوف الجبال والغيران فتلفهم وتخرجهم وتهلكهم، وتدمر عليهم البيوت المحكمة والقصور المشيدة، فكما منوا بشدتهم وبقوتهم وقالوا: من أشد منا قوة؟ سلط الله عليهم ما هو أشد منهم قوة، وأقدر عليهم، وهو الريح العقيم
ويحتمل أن هذه الريح أثارت في آخر الأمر سحابة، ظن من بقي منهم أنها سحابة فيها رحمة بهم وغياث لمن بقي منهم، فأرسلها الله عليهم شرراً وناراً. كما ذكره غير واحد. ويكون هذا كما أصاب أصحاب الظلة من أهل مدين، وجمع لهم بين الريح الباردة وعذاب النار، وهو أشد ما يكون من العذاب بالأشياء المختلفة المتضادة، مع الصيحة التي ذكرها في سورة قد أفلح المؤمنون. والله أعلم
وقد قال ابن أبي حاتم: حَدَّثَنا أبي، حَدَّثَنا مُحَمْد بن يحيى بن الضريس، حَدَّثَنا ابن فضيل عن مسلم، عن مجاهد، عن ابن عمر قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

ما فتح الله على عاد من الريح التي أهلكوا بها إلا مثل موضع الخاتم، فمرت بأهل البادية فحملتهم ومواشيهم وأموالهم بين السماء والأرض، فلما رأى ذلك أهل الحاضرة من عاد، الريح وما فيها

قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا

فألقت أهل البادية ومواشيهم على أهل الحاضرة
وقد رواه الطبراني عن عبدان بن أحمد، عن إسماعيل بن زكريا الكوفي، عن أبي مالك، عن مسلم الملائي، عن مجاهد وسعيد بن جبير، عن ابن عبَّاس قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

"ما فتح الله على عاد من الريح إلا مثل موضع الخاتم، ثم أرسلت عليهم البدو إلى الحضر، فلما رآها أهل الحضر قالوا هذا عارض ممطرنا مستقبل أوديتنا. وكان أهل البوادي فيها، فألقي أهل البادية على أهل الحاضرة حتى هلكوا

قال: عتت على خزائنها حتى خرجت من خلال الأبواب. قلت: وقال غيره: خرجت بغير حساب

والمقصود أن هذا الحديث في رفعه نظر. ثم اختلف فيه على مسلم الملائي، وفيه نوع اضطراب والله أعلم
وظاهر الآية أنهم رأوا عارضاً والمفهوم منه لغة السحاب، كما دل عليه حديث الحارث بن حسان البكري، إن جعلناه مفسراً لهذه القصة
وأصرح منه في ذلك ما رواه مسلم في "صحيحه" حيث قال: حَدَّثَنا أبو بكر الطاهر، حَدَّثَنا ابن وهب قال: سمعت ابن جُرَيْج حَدَّثَنا عن عطاء بن أبي رباح، عن عائشة رضي الله عنها قالت: كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا عصفت الريح قال

اللهم إني أسألك خيرها وخير ما فيها وخير ما أرسلت به، وأعوذ بك من شرها وشر ما فيها وشر ما أرسلت به" قالت: "وإذا غيبت السماء تغير لونه، وخرج ودخل، وأقبل وأدبر. فإذا أمطرت سرى عنه، فعرفت ذلك عائشة فسألته فقال: "لعله يا عائشة كما قال قوم عاد

{فلما رأوه عارضاً مستقبل أوديتهم قالوا هذا عارض ممطرنا}

رواه الترمذي والنسائي وابن ماجة، من حديث ابن جُرَيْج

طريق أخرى: قال الإمام أحمد: حَدَّثَنا هارون بن معروف، أنبأنا عبد الله بن وهب، أنبأنا عمرو - وهو ابن الحارث - أن أبا النضر حدثه عن سليمان بن يسار، عن عائشة أنها قالت: ما رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم مستجمعاً ضاحكاً قط حتى أرى منه لهواته، إنما كانت يبتسم وقالت: كان إذا رأى غيماً أو ريحاً عرف ذلك في وجهه، قالت يا رسول الله: إن الناس إذا رأوا الغيم فرحوا رجاء أن يكون فيه المطر، وأراك إذا رأيته عرف في وجهك الكراهية؟ فقال: "يا عائشة ما يؤمنني أن يكون فيه عذاب! قد عذب قوم نوح بالريح، وقد رأى قوم العذاب فقالوا: هذا عارض ممطرنا" فهذا الحديث كالصريح في تغاير القصتين كما أشرنا إليه أولاً. فعلى هذا تكون القصة المذكورة في سورة الأحقاف خبراً عن قوم عاد الثانية وتكون بقية السياقات في القرآن خبراً عن عاد الأولى، والله أعلم بالصواب
وهكذا رواه مسلم عن هارون بن معروف، وأخرجه البُخَاريّ وأبو داود من حديث ابن وهب
وقدمنا حج هود عليه السلام عند ذكر حج نوح عليه السلام. وروي عن أمير المؤمنين علي بن أبي طالب أنه ذكر صفة قبر هود عليه السلام في بلاد اليمن. وذكر آخرون أنه بدمشق، وبجامعها مكان في حائطه القبلي يزعم بعض الناس أنه قبر هود عليه السلام

والله أعلم

Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

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La règle dans l'imitation des mécréants

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La règle dans l'imitation des mécréants

Question :
 

Quelle est la règle générale dans le fait d’imiter les mécréants?


Réponse : 
 

L’imitation des mécréants se fait par l’apparence, les vêtements et la nourriture et d’autres choses aussi.

Elle consiste à ce que l’individu fasse une chose qui est un signe distinctif des mécréants de manière que celui qui le voit le considère automatiquement comme un mécréant.

Ceci est la règle générale.
 
Cependant, si une chose est répandue et qu’elle est commune entre les musulmans et les mécréants, dans ce cas-là, l’imitation est permise, même si, à l’origine, cette chose vient des mécréants.

Mais ceci ne s’applique pas s’il s’agit de choses illicites, comme par exemple, le fait de porter des vêtements de soie [pour les hommes].
 
« Majmû’ Durûs wa Fatâwâ Al-Haram Al-Makki »

Tome 3 page 367

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Qu’est-ce que «al-wahhâbîyyah» ou le «wahhabisme» ?

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Qu’est-ce que «al-wahhâbîyyah» ou le «wahhabisme» ?

Question :

 

Y a-t-il là, une secte religieuse appelée le « wahhabisme » – « al-wahhâbîyyah » [1] ?

Réponse :

Il n’y a pas de secte surnommée par cette appellation mais c’est plutôt un surnom [péjoratif] dont se servent les partisans du faux (ahlu-lbâtil) pour rendre abominable les gens de la Vérité et du [pure] Monothéisme (ansâru-lhaqqi wa-ttawhîd) de par leur lien avec le Chaykh Muhammad bn ‘Abd-lWahhâb [2] – qu’Allâh lui fasse miséricorde – qui est un grand Imâm parmi les imâms de la Réforme Religieuse (a immatu-lish).

Il fit son apparition dans la Région du Nadjd  [3] et appela à la purification du Monothéisme (tadjrîdu-ttawhîd), à la revivification de la Croyance (madhhab) des [Pieux] Prédécesseurs…

[En cela,] lui porta aide, la Famille des Sa’ûd [4] dans son Appel (da’wah) jusqu’à ce qu’ils vinrent à bout de toutes les innovations polythéistes (al-bida’u-chchirkîyyah) comme l’invocation des habitants des tombes (al-maqbûrîn), l’exagération (ghulûww) dans la glorification des créatures (al-makhlûqîn)… et [c’est ainsi, que] la zone habitée du Nadjd revint dans l’enclos (hazîrah) du Pure Monothéisme (at-tawhîdu-lkhâlis).

Qu’Allâh lui fasse miséricorde et soit large dans sa rétribution.

[1] : A l’origine cette appellation désignait une secte des khawâridj. Plus tard, le surnom fut appliqué par les innovateurs et les mécréants aux salafis, suiveurs des Pieux Prédécesseurs et au Royaume d’Arabie Saoudite en entier ! Combien de fois entendons-nous l’expression : Le Royaume wahhabite ?
[2] : Le Chaykh – qu’Allâh lui fasse miséricorde – naquit en 1703 et mourut en 1792 E.C.. Originaire de la région du Nadjd et membre de la tribu « Banû Tamîm ». Eduqué à Al-Madînah, plus tard il voyagera (Irak, Iran). Conscient de la gravité de l’état dans laquelle se trouve la Communauté, il écrivit son livre connu de tous : « Le Livre du Monothéisme » – « kitâbu-ttawhîd ». Il rencontra sur son chemin beaucoup de détracteurs à l’slâm des Premiers jusqu’à ce qu’Allâh le Très-Haut mit à sa disposition Muhammad Ibn Sa’ûd – qu’Allâh lui fasse miséricorde –, chef d’une grande fédération de tribus. Pour fortifier leur union politico-religieuse, le Chaykh se maria avec la fille de ce dernier. Ils combattirent jusqu’à ce qu’Allâh fit triompher leur cause.
[3] : C’est « … une région du centre de l’Arabie Saoudite et comprend, en particulier, la capitale de cet État, Riyad. Le Nejd est un plateau situé entre 762 et 1525 mètres. La partie orientale comprend plusieurs villages établis sur des oasis, alors que le reste du plateau est occupé par des bédouins nomades. … » (Source : fr.wikipedia).
[4] : C’est au 18ième siècle E.C. que Sa’ûd I donna son nom à la Dynastie Saoudienne et son fils Muhammad bn Sa’ûd (lié à Muhammad bn ‘Abd-lWahhâb) sera le premier Emir du Nadjd et ce ne sera que sous l’autorité de ‘Abd-l’Azîz II Ibn Sa’ûd né en 1880 et décédé en 1953 E.C. après avoir conquis le Hidjâz (région des deux « haramayn ») et d’autres régions que le Royaume d’Arabie Saoudite voit enfin le jour.


Source : « an-nibrâsu min fatâwâ al-imâm al-‘allâmah muhammad bn khalîl harrâs ». La seule édition légiférée : « dâru-chcharî’ah » du Caire. Page : 63.
copié de mukhlisun.com

 
Cheikh Mohamad ibn Khalil Harâs - الشيخ محمد خليل حارس

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La déviance des jeunes

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La déviance des jeunes

Question :

 
Quelles sont les causes de l’éloignement de beaucoup de jeunes de la religion ?
 
Réponse : 
 
Les causes de la déviance sont nombreuses.

Parmi les plus importantes, il y a de manque de science, l’ignorance de la réalité de l’islam et de ses bienfaits, la négligence du Saint Coran, le manque d’éducateurs compétents, capables d’expliquer la réalité de l’islam aux jeunes, de montrer ses bienfaits, d’expliciter ses objectifs et tout ce qui en résulte dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.
 
Il y a aussi d’autres causes comme l’environnement, les médias, les voyages à l’étranger, la fréquentation de personnes dont la croyance est fausse et la moralité corrompue, en plus des facteurs qui les éloignent de l’islam et les incitent à la mécréance et à la permissivité.
 
Par conséquent, beaucoup de jeunes se retrouvent avec des cœurs vides de science bénéfique, de la croyance authentique, pleins de doutes, d’incertitudes, d’invitations à l’égarement et d’instincts de séduction.

Ceci produit évidemment ce dont vous avez parlé dans la question : la déviance et le détournement de beaucoup de jeunes des choses qui ont rapport avec l’islam.
 
Et quelle bonne parole que celle du poète :
 
Sa passion m’a approché avant de connaître la passion
Elle a donc rencontré un cœur vide et s’est installée.
 
Meilleure et plus véridique est la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) :
 
« Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité ? Est-ce à toi d’être un garant pour lui ? * Ou bien penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier. » [1]
 
Je pense que le remède varie en fonction du mal.

Le plus important est d’accorder une grande importance au Coran et à la vie du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, enseigné par le professeur pieux, le conseiller d’orientation pieux ; il faut un programme adéquat, réformer les mass médias des pays musulmans, censurer tout ce qui incite au laxisme, au comportement contraire à l’islam et à tous les types d’athéisme et de corruptions, si ceux qui s’en occupent sont sincères dans leur prétention de prêcher l’islam, et leur volonté d’orienter le peuple et les jeunes dans sa direction.

Il faut pas oublier d’améliorer l’environnement et de le purifier de tous les fléaux.

Un autre remède aussi, consiste à interdire les voyages vers l’étranger, sauf en cas de nécessité, de propager la culture islamique pure et appropriée, au moyen des médias, du corps éducatif, des prêcheurs et des imams.

Je demande à Allah de nous accorder cela, d’orienter les gouverneurs vers le bien, de les aider à comprendre parfaitement leur religion et à l’observer, et de combattre tout ce qui y est contraire, avec dévouement et efforts continus.

Il est certes Audient et Proche.

[1] Le Discernement, v. 43-44.

 
Recueil de Fatwas et d‘Articles Divers, tome 5, pages 253 et 254


Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les annulations de l'islam - النواقض اســلام (dossier)

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Les annulations de l'islam - النواقض اســلام (dossier)
"Les Annulations de l’Islam" de l’Imam Mouhammad bnou ‘Abdel wahhâb (rahimahoullah)

"Développement du traité" par son éminence l’honorable savant ‘Abdel ‘Aziz bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî (hafizhahoullah)

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Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

Le mauvais oeil se présente sous deux formes :

 

-Le mauvais œil d’un humain

-Le mauvais œil des Djinns

 
Oum Salamah a rapporté que :
 
le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a vu dans sa maison une jeune servante atteinte d’une tâche brune sur le visage. Il dit : « Exorcisez-là, car elle est frappée d’un mauvais œil. » [1]
 
Al-Hussain Ibn Mass’oûd al-Farrâ a expliqué sur la « tâche brune » [de cette servante] que ce qui est entendu par cela, c’est que cela provient des Djinns. 
 
Il dit : « Elle est atteinte d’un mauvais œil provenant des Djinns, qui est plus pénétrant que les pointes des lances. » [2]
 
Il a été cité par Djâbir [un hadîth] remontant jusqu’au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui dit : 
 
« Le mauvais œil fait entrer l’homme dans la tombe et fait pénétrer le chameau dans la marmite. » [3]
 
Et d’après Abî Sa’îd, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) se réfugiait auprès d’Allâh contre les Djinns et contre le mauvais œil des humains. [4]
 
-Une catégorie de personnes, celles qui souffrent de lacune d’audition et de raison, ont réfuté la question du mauvais œil en déclarant : il ne s’agit que d’illusions qui n’ont aucun trait de vérité
 
Ces gens sont touchés d’ignorance quant à ce qui est lié à l’audition et la raison.

La véracité [du mauvais œil] leur est voilée, elles, dotées d’un caractère primitif, alors que des distances les séparent de la connaissance des âmes et des esprits, de leurs caractéristiques, de leurs actes et de leurs influences.

Les gens raisonnables, malgré leurs divergences religieuses et dogmatiques, ne repoussent pas l’affaire dumauvais œil et ils ne blâment pas cela, bien que des divergences pourraient se déclarer quant à ses causes et effets.

Il est une catégorie de personnes qui ont dit : l’âme de celui qui a un mauvais œil s’adapte à la mauvaise condition.

Emanera de son œil une force venimeuse qui se joint à l’homme atteint de ce [mauvais] œil, lui causant ainsi du tort.

 

-Une autre catégorie ont dit : ce fait n’est pas renié, de même que n’est pas reniée l’émanation de la force venimeuse du serpent qui atteint l’homme et le laisse périr
 
Ce phénomène est connu chez un genre de serpent qui, en enveloppant un homme de son regard, lui cause la mort inévitable.

Cette situation est analogue à celle de l’être aumauvais œil.
 
-Une autre catégorie a dit : certes Allâh a pris l’habitude de créer le dégât qu’Il désire lors de la rencontre entre le mauvais œil et la personne qui en est atteinte, et cela sans que de son œil n’émane ni une force, ni une cause, ni une influence
 
Telle est le dogme de ceux qui renient les causes et effets dans le monde.

Ceux-là ont bloqué sur eux la porte des calamités, des effets et des causes.

Et ils contredisent ainsi l’ensemble des gens de raison.

Il n’y a pas de doute qu’Allâh - Subhânahu - a crée dans les corps et les âmes des forces et des caractères différents [...]

Il n’est pas possible à la personne douée de raison de rejeter l’influence de âmes dans les corps.

Et tu vois sûrement comment le visage se teint de rouge par pudeur ou timidité, et pâlir de peur.

On a souvent observé des personnes tomber malades et s’affaiblir suite à un regard.

Tout cela se produit grâce à l’influence des esprits qui sont étroitement liés à l’œil.

A partir de là, on attribue l’acte à cet œil alors que ce n’est pas [l’acte] qui agit, mais ce qui est influent [dans cela], c’est l’esprit. 

Les esprits sont munis de caractéristiques, de forces, de conditions et de spécificités différentes.

Et l’esprit de l’envieux est assurément nuisible.

Et c’est la raison pour laquelle, Allâh - Subhânahu - a ordonné à Son Prophète de se réfugier auprès de Lui contre le mal de l’envieux [...]  [5]


[1] Rapporté par Muslim
[2] Rapporté dans « Charh as-Sounnah vol-13 p.123 » avec vérification de SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût
[3] Hadîth qualifié de bon par SHeikh al-Albânî dans « Silsilat as-Sahîha » n°1249 et considéré comme faible par SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût dans la vérification de cet ouvrage de Ibn al-Qayyîm - voir : « vol-4 p.151-152 »
[4] Hadîth condidéré comme authentique [Sahîh] par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh at-Tirmidhî »
[5] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/151-153

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Lire le coran en direction de la qibla

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Lire le coran en direction de la qibla
Question :

Est-il obligatoire de s'orienter en direction de la Ka'abah lorsque l'on récite le Coran ?

Réponse :

Il convient de s'orienter en direction de la Ka'bah car la récitation du Coran est une adoration.

Or il est conseillé pour les adorations de s'orienter en direction de la Ka'bah.

Si la personne concernée peut s'orienter vers la Ka'bah, cela parfaira son adoration.

 

Et si il ne s'oriente pas vers la qibla (la kaaba) il n'y a pas de mal en cela.
 
15 هل يجب استقبال القبلة عند التلاوة‏ ؟‏
ينبغي استقبال القبلة، لأن تلاوة القرآن عبادة، والعبادة يستحب فيها استقبال القبلة فإذا تيسر هذا فهو من المكملات، وإذا لم يستقبل القبلة فلا حرج في ذلك‏

 

Tiré d'el mountaqa min fatawas cheikh el fawzan volume 2 chapitre el quran el kariim, adab at-tilawa
copié de darwa.com
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Un très grand menteur

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Un très grand menteur

Abou Hourayra رضي الله عنه a dit :


"Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m'a confié la garde des aumônes du mois du jeûne (Ramadan).

 

Un voleur vint en prendre quelque chose.

Je mis la main sur lui et lui dis : "Je vais certainement te livrer a la justice du Messager d'Allâh  صلى الله عليه وسلم".


Il dit : "Je suis dans le besoin, j'ai une famille a nourrir et je souffre d'une grande indigence".


Je le laissai partir et le lendemain matin le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit : "Ô Abou Hourayra! Qu'a fait hier ton prisonnier?"
 

Je lui dis: "Ô Messager d'Allâh ! Il s'est plaint d'une grande indigence et d'une famille à sa charge, si bien que j'eus pitié de lui et le laissai partir".
 

Il dit : "En réalité il t'a menti et il reviendra".

Je sus de l'affirmation du Messager d'Allâh  صلى الله عليه وسلم qu'il allait effectivement revenir.

Je me suis mis aux aguets et il vint encore une fois voler de la nourriture"

Je lui dis: "Cette fois je vais certainement te soumettre à la justice du Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم".

Il me dit: "Laisse-moi en liberté car je suis dans le besoin et j'ai une famille a nourrir. Je te promets de ne plus revenir".

J'eus pitié de lui et le laissai partir.

Le lendemain matin le Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit "Ô Abou Hourayra ! Qu'a fait hier ton prisonnier ?"

Je dis: "Ô Messager
 d'Allâh ! Il s'est plaint d'un grand besoin et d'une famille à nourrir. J'eus pitié de lui et le laissai partir".

Il dit: "Il t'a menti et il reviendra".

Je me mis pour la troisième fois aux aguets et il revint voler de la nourriture.

Je le saisis et lui dis: "Cette fois je vais bien te livrer à la justice du Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم. C'est la troisième fois que je t'y prends. A chaque fois tu promets de ne plus revenir et tu reviens !".

Il dit : "Laisse-moi partir cette fois encore et je t'apprendrai des paroles qui t'attirent la bonté 
d'Allâh".

Je lui dis: "Que sont donc ces paroles?"

Il dit: "Quand tu entres dans ton lit, récite le  verset du
Koursy (Chaise, Siège) (Chapitre 2 - verset 255). Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre  d'Allâh et le Diable ne t'approchera pas jusqu'au lendemain matin".

Je le lâchai comme convenu et le lendemain matin le Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit : "Qu'a fait hier ton prisonnier?".

Je dis: "Ô Messager 
d'Allâh ! Il a prétendu m'apprendre des paroles qui m'attirent la bonté d'Allâh et je le lâchai". 

Il dit : "Et que sont ces paroles ?"

Je dis: "Il m'a dit : "Quand tu entres dans ton lit récite le verset du repose-pied du début à la fin et il ajouta : "Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre d'Allâh et le Diable ne t'approchera pas jusqu'au matin".

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : "Il t'a effectivement dit la vérité bien que ce soit un très grand menteur. Sais-tu, Ô Abou Hourayra !, a qui tu avais affaire durant ces trois nuits?".

Je dis: "Non".

Il dit : "Cet homme est un démon".

 

(Rapporté par Al Boukhari)

 

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux) de l'Imam Mohieddine Annawawi 631 - 676
Hadith : Chapitre du devoir de recommander la lecture des sourates et des versets précis.

Publié par 3ilmchar3i.net

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