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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:13
Le moment de la journée du vendredi où les invocations sont acceptées

Question :

 

L’heure où les invocations sont exaucées est-elle la dernière heure de l’après-midi du vendredi ?

 

Est-il obligatoire pour le musulman d’être à la mosquée à ce moment-là ?

 

De même pour les femmes dans leur foyer ?

 

Réponse :

 

Les avis les plus prépondérants concernant l’heure d’acceptation des invocations le jour du vendredi sont au nombre de deux :

 

-Elle s’étend de la prière du ‘Asr jusqu’au coucher du soleil, pour celui qui est resté assis attendant la prière du Maghrib, en invoquant son Seigneur, qu’il soit à la mosquée ou chez lui, qu’il soit homme ou femme.

Il y a une forte probabilité qu’à ce moment-là l’invocation soit exaucée.

Cependant, il ne convient pas à l’homme d’accomplir la prière du Maghrib, ou une autre, chez lui, sauf pour une excuse valable, comme cela est connue des preuves religieuses.

 

-Elle s’étend du moment où l’imam monte sur la chaire (Minbar) afin de faire le prêche le jour de vendredi, jusqu’à la fin de la prière.

 

C’est donc à ces deux moments que l’invocation a le plus de probabilité d’être acceptée, en raison des hadiths authentiques qui l’indiquent.

 

Mais il est possible que ce soit aussi à un autre moment de la journée et le bienfait d’Allâh سبحانه وتعالى est vaste.

 

L’invocation est aussi acceptée durant la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, pendant la prosternation, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

أقرب ما يكون العبد من ربه وهو ساجد فأكثروا الدعاء

 

«C’est prosterné que le serviteur est le plus proche de son Seigneur.

Multipliez-y donc les invocations.»

Rapporté par Muslim dans son Sahîh d’après Abû Hurayra رضي الله عنه chapitre de la prière, n°482.

 

Muslim رحمه الله a rapporté dans son Sahîh d’après Ibn ‘Abbâs رضي الله عنه ainsi que son père, d’après le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

أما الركوع فعظم فيه الرب، وأما السجود فاجتهدوا في الدعاء فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

 

«Lors de l’inclinaison, glorifiez le Seigneur. Mais lors de la prosternation, faites des efforts dans l’invocation, car il est très possible qu’Allâh réponde à vos invocations.» 

Rapporté par Muslim, chapitre de la prière, n°479.

 

Revue des Recherches n°34, page 142 à 143

 Traduit et publié par fatawaislam.com

 

تحديد ساعة الإجابة في يوم الجمعة وهل يشترط أن يكون الداعي في المسجد؟

آخر ساعة من عصر الجمعة هل هي ساعة الإجابة، وهل يلزم المسلم أن يكون في المسجد في هذه الساعة، وكذلك النساء في المنازل؟

أرجح الأقوال في ساعة الإجابة يوم الجمعة قولان
أحدها : أنها بعد العصر إلى غروب الشمس في حق من جلس ينتظر صلاة المغرب، سواء كان في المسجد أو في بيته يدعو ربه وسواء كان رجلا أو امرأة، فهو حري بالإجابة، لكن ليس للرجل أن يصلي في البيت صلاة المغرب ولا غيرها إلا بعذر شرعي، كما هو معلوم من الأدلة الشرعية
الثاني : أنها من حين يجلس الإمام على المنبر للخطبة يوم الجمعة، إلى أن تقضى الصلاة، فالدعاء في هذين الوقتين حري بالإجابة. وهذان الوقتان هما أحرى ساعات الإجابة يوم الجمعة لما ورد فيهما من الأحاديث الصحيحة الدالة على ذلك، وترجى هذه الساعة في بقية ساعات اليوم، وفضل الله واسع سبحانه وتعالى
ومن أوقات الإجابة في جميع الصلوات فرضها ونفلها: حال السجود. لقوله صلى الله عليه وسلم

أقرب ما يكون العبد من ربه وهو ساجد فأكثروا الدعاء

خرجه مسلم في صحيحه من حديث أبي هريرة رضي الله عنه، وروى مسلم رحمه الله في صحيحه عن ابن عباس رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

أما الركوع فعظم فيه الرب، وأما السجود فاجتهدوا في الدعاء فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

، ومعنى قوله صلى الله عليه وسلم

فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

أي حريّ

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:00
La hijama, une thérapeutique remarquable

La hijama est une technique thérapeutique très ancienne, elle a été décrite sur des papyrus datant de -1500 AC dont le fameux papyrus d’Ebers (Curtis,2005).

 

Mais sa particularité est aussi le fait qu’elle fasse partie intégrante de la médecine dite « divine » ou plus communément « prophétique ».

 

On peut citer ici la parole de l’imam Ibn Qayim :

 

« Sa médecine n’est pas semblable à la médecine pratiquée par les médecins.

En effet, la médecine du prophète(prières et salutations d’Allah sur lui) est une médecine certaine, divine, issue de la révélation, fruit de la prophétie et d’une raison parfaite.

Tandis que la médecine des autres(que lui) n’est que présomption, supposition et expérimentation ».

Zad al ma’ad (36/4).

 

Cheikh Ahmed ibn Omar Bazmoul ajoute :

 

« Il est obligatoire pour le musulman qu’il ne doute pas au sujet de la parole du prophète(prières et salutations d’Allah sur lui) et il n’a nul besoin de confirmation par des découvertes récentes ».

Voir « Hujiatul ahadith an-nabawiya al warida fi t-tib wal ‘ilaj ».

 

Il existe ensuite de nombreux récits prophétiques traitant de la hijama et qui viennent légitimer et encourager son recours.

 

Il est rapporté de Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« La meilleure des choses par lesquelles vous vous traitez est la hijama et le costus marin ».

Rapporté par Boukhari (Al fath 150/10) et Muslim (n°1577).

 

A ce sujet, l’imam Ibn Hajar dit:

 

« Ce hadith montre que le recours à la hijama est légiféré et aussi l’encouragement à se traiter par celle-ci, plus particulièrement, lorsque l’on éprouve un besoin en cela ».

Voir Al fath (151/10).

 

Il est aussi rapporté de Ibn Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui) que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« La nuit du voyage nocturne, aucun groupe d’anges ne m’a approché sans qu’ils m’aient tous dit: il t’incombe ô Muhammed de recourir à la hijama »

 

et dans une version de Anas (qu’Allah soit satisfait de lui):

 

« Ordonne à ta communauté la pratique de la hijama ».

Hadith authentique rapporté par Ibn Majah (n°3477-3479), cité dans as-sahiha (n°2263) de cheikh Al Albani.

 

Cheikh Abou abdulbari abdulhamid al ‘arabi dit:

 

« Ce hadith est l’une des preuves les plus grandioses sur le fait que la hijama est un remède divin. Elle renferme, à ce jour, des bienfaits qui échappent encore aux spécialistes de la médecine ». Voir son ouvrage « Iblagh al fahama bi fawaidil hijama ».

 

De nos jours, la hijama ou cupping therapy fait l’objet de nombreuses études cliniques internationales visant à objectiver son potentiel thérapeutique.

 

Les résultats sont probants.

 

Pour exemple, voici une étude concernant l’indication de la hijama dans le traitement des céphalées ou maux de tête (il est, néanmoins, nécessaire d’établir la cause de ces céphalées car elles sont très nombreuses: névralgie, migraine, maladie de Horton, tumeur cérébrale mais aussi hypertension artérielle, sinusite, trouble visuel, stress…).

 

On s’intéresse ici à une étude, réalisée en Iran, étudiant l’intérêt de la hijama dans les migraines et les céphalées de tension(liées au stress) : « The efficacity of wet-cupping in the treatment of tension and migraine headache » de A Ahmadi et al, publiée en 2008 dans la revue « The American Journal of Chinese Medicine » Vol.36, n°1, p37-44.

 

Ainsi, 70 patients présentant une céphalée chronique de type migraine ou de tension ont bénéficié d’une hijama humide à 3 reprises : J1, J14 et J28.

 

Puis, ces patients ont été suivis durant 3 mois en évaluant l’intensité des douleurs au moyen d’une échelle visuelle ainsi que la durée des épisodes douloureux.

 

Le point choisi est «  الكاهل - al kâhil », en regard de la 7e vertèbre cervicale.

 

Résultats : dans 95% des cas, les patients ont décrit une amélioration des symptômes et dans 66% des cas, la douleur, la fréquence des épisodes douloureux et le recours aux médicaments ont diminué de manière significative.

 

Il est ainsi compréhensible de voir l’engouement suscitée par cette thérapeutique à travers le monde que ce soit auprès des professionnels de santé que des gens du commun et plus particulièrement au sein de la communauté musulmane.

 

Revivifier la hijama est donc un projet honorable mais ceci est une responsabilité dont tout le monde ne peux pas se charger.

 

En effet, le praticien de la hijama nécessite d’être formé aux principes fondamentaux de la médecine tels que la physiologie, la physiopathologie et l’anatomie.

 

D’autre part, le praticien désirant pratiquer la hijama se doit de maîtriser la technique d’extraction du sang mais aussi les règles d’asepsie liées à la manipulation du sang.

 

Dans ce sens, il apparaît que les professionnels de santé présentent une plus grande légitimité dans la pratique de la hijama.

 

Je rappelle enfin ce hadith de ‘amru bnu chu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes »

hadith bon rapporté par Abu Dawud, Ibn Majah et d’autres, cité par cheikh Al-albani dans As-sahiha(635).

 

Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah

copié de muslim.sante.free.fr

 

Dr Ait M’hammed Moloud

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Médecine prophétique - Exorcisme الطب النبوي
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:44
La prononciation de l'attestation de foi suffit pour être musulman

Question :

 

Est-ce que prononcer le premier pilier, l’attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, suffit-elle ou faut-il d’autres choses pour que l’islam d’une personne soit complet ? 

 

Réponse :

 

Si le non-musulman atteste qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah avec sincérité, conviction, sachant ce que cela signifie, et en la mettant en pratique, il devient ainsi musulman à part entière.

 

Puis, on lui demandera de faire la prière et les autres recommandations de l’islam.

 

C’est pour cela que, lorsque le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, envoya Mu‘âdh au Yémen, il lui dit : 

 

« Invite-les à attester qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ; s’ils font cela, informe-les qu’Allah leur a enjoint cinq prières de jour et de nuit.

S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a ordonné une aumône sur leurs biens qui est prise des riches pour être rendue aux pauvres. »

 

Nous remarquons dans ce hadith que, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne leur a ordonné d’accomplir la prière et de s’acquitter de l’aumône légale, qu’après leur avoir enseigné l’unicité (at-Tawhîd) et la croyance au Messager, prière et salut d’Allah sur lui.

 

Par conséquent, si le mécréant prononce l’attestation, il fait partie des musulmans, et par la suite, on lui ordonnera de faire la prière et les autres recommandations de la religion

 

S’il refuse donc de les mettre en pratique, par exemple s’il délaisse la prière, il revient au gouverneur musulman de lui accorder une période durant laquelle il peut se repentir et recommencer à faire la prière ; s’il se repent, il est libre, et sinon, il sera exécuté. 

 

De même, pour les autres obligations de l’islam, il sera traité conformément à la loi islamique. 

 

tiré de « Revue des Recherches Islamiques » 

Tome n°42 page 141 à 142

copié de ajurry.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Reconverti(e) - للداخلين في الإسلام
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:44
La garde de l’enfant

Lorsqu’après avoir mis tout en œuvre pour établir l’entente entre les époux, on n’y parvient toujours pas, ils sont séparés, soit par une répudiation (Talaq) soit par une dissolution des liens du mariage (Faskh).

Si un enfant est né de cette union, se pose alors la question de la garde.

Il est malheureux de constater que lors de la période « trouble » que représente bien souvent la séparation, les valeurs de l’islam sont trop souvent oubliées, au profit de lois satisfaisant aux passions de l’un ou de l’autre des époux.

On peut s’étonner, une fois encore – et cet étonnement est sans fin, louange à Allah – de la « modernité » de l’islam et des principes clairs et limpides qu’il établit en matière de garde.

Pour en exposer les principales règles, nous suivrons, de nouveau, le cheminement du commentaire de Bulûgh Al-Marâm, en ne retenant que l’essentiel, par souci de concision.

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Le terme Al-Hadânah est dérivé de Al-Hidn qui désigne le giron (ou le flanc), car l’éducateur garde l’enfant dans son giron (à ses côtés).

 

Dans la terminologie religieuse, il désigne le fait de protéger l’enfant, le simple d’esprit ou le fou de ce qui lui est nuisible, de l’élever, et d’agir dans son intérêt.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Son Seigneur l’agréa alors d’un bon agrément, la fit grandir de la plus belle manière, et Il en confia la garde à Zakariyyâ » [Sourate Âl cImrân, v.37]

 

c’est-à-dire qu’Allah en a fait un responsable, s’attachant à son intérêt, elle était donc sous sa garde et sa protection.

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit à la mère :

 

« Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde, lorsqu’elle est disputée est un droit de l’enfant, mais lorsqu’il y a abandon, c’est une obligation collective (Fard Kifâyah) qui repose sur les proches parents qui doivent prendre en charge l’enfant, le simple d’esprit ou le fou, et si l’un d’eux s’en charge, l’obligation cesse pour les autres.

 

(NdT : C’est là un principe absolu, établi il y a plus de quinze siècles, et dont on distingue à peine les contours aujourd’hui en Occident : l’enfant est au centre de la question de la garde, et c’est son intérêt qui prime. L’enfant n’appartient à aucun des parents, il n’est pas l’objet d’un chantage, d’une vengeance, il est un être à part entière, quel que soit son âge, et l’islam protège ses intérêts. Celui qui agit contrairement à cela commet une injustice dont il aura à répondre devant Allah, et l’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection.)

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit : « Il faut savoir que le Législateur n’a pas fait mention d’un Texte général dans la priorité et le choix de l’un des deux parents.

Les savants sont unanimes pour dire qu’on ne donne pas priorité à l’un des deux parents de manière systématique, mais on donne priorité à celui qui permettra de réaliser l’intérêt de la garde et saura en repousser les méfaits.

Et si l’un des deux parents présente une perversion, l’autre est prioritaire, sans aucun doute. »

 

La vérité est que la garde est une responsabilité qui n’est accordée qu’à celui qui y convient le mieux, et cette aptitude consiste à s’occuper de tout ce qui touche à l’enfant.

 

La Législation ne donne priorité à personne en raison de la parenté, mais elle donne priorité à celui qui en est le plus en droit, le plus capable, le plus apte.

 

C’est ce que veulent signifier les savants, quelle que soit la manière dont ils l’expriment, et l’ordre qu’ils donnent.

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Ceci dit, la mère est plus en droit de garder son enfant, en raison  du hadith de ‘Abd Allah Ibn ‘Amr qui rapporte qu’une femme dit :

 

« Ô Messager d’Allah ! Cet enfant, mon ventre l’a porté, mon sein l’a nourri et mon giron l’a protégé. Son père m’a répudiée et il veut me l’enlever. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »  

[Abû Dâwud (2276)]

 

Enseignements du hadith

 

-La mère est plus en droit que le père d’obtenir la garde de l’enfant, tant que celui-ci est dans le stade de la garde, et ce tant qu’elle ne se remarie pas, et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

-Si la mère se remarie et que le mariage est consommé, son droit de garde cesse, car elle est désormais occupée par son mari qui est plus en droit qu’elle se consacre à lui ; et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

Shaykh Ar-Râjihî dit : Ceci, si son nouvel époux n’accepte pas la garde, mais s’il l’accepte, le droit de garde de la mère perdure, ainsi qu’en a décidé le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant la fille de Hamzah, en accordant la garde à sa tante maternelle, lorsque son mari Ja’fâr Ibn Abî Tâlib l’accepta et en demanda la garde.

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Cet exposé détaillé du législateur sage vise à préserver le droit de l’enfant et celui du nouvel époux.

Avant le mariage, la mère se consacre à l’enfant et au fait d’agir dans son intérêt, son droit sur elle perdure donc.

Mais après le mariage, elle négligera un des deux droits : soit celui de son époux, qui est le plus établi ; soit elle se consacre à son époux en négligeant l’enfant qui demande une attention constante.

 

-La priorité donnée à la mère sur le père dans la garde de l’enfant, tant qu’elle s’y consacre exclusivement, est d’une grande sagesse et d’un grand intérêt, car les connaissances de la mère, son expérience, et sa patience sur ses enfants sont des choses qu’on ne trouvera à ce point chez aucun des proches de l’enfant, au premier desquels, le père.

 

As-Shawkânî a dit : « Le hadith est la preuve que la mère a plus de droit sur l’enfant que le père, tant qu’aucun obstacle ne vient s’y opposer, comme le mariage, et Ibn Al-Mundhir a rapporté l’unanimité des savants sur ce point. » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde est conditionnée par le fait qu’elle réalise le but pour lequel elle existe qui est de protéger l’enfant de ce qui lui est nuisible et d’agir dans son intérêt.

Ainsi, si celui à qui la garde est confiée néglige l’enfant, et ne se soucie pas de savoir s’il s’égare ou suit la voie droite, alors son droit de garde cesse.

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si la mère se remarie, la garde revient au père, ceci tant que le transfert de garde n’est pas une cause de perte pour l’enfant, par exemple si le père le confie à une des anciennes coépouses de sa mère, et on connaît la jalousie entre épouses et l’inimitié à laquelle elle peut conduire, et en ce cas l’épouse du père n’agira pas dans l’intérêt de l’enfant.

Dans cette situation, il n’est pas permis d’accorder la garde au père, même si la mère se remarie, mais la mère en est toujours plus en droit.

Et si on craint que tous deux ne perdent l’enfant, la garde est confiée à des proches plus éloignés, car il n’est pas permis de confier l’enfant à celui qui ne le protègera pas et ne l’éduquera pas convenablement.

Donc, si le fait de renvoyer l’enfant chez son père, après le remariage de sa mère, peut amener à sa perte et son manque d’éducation, la garde revient à la mère si elle peut s’acquitter des obligations de la garde, ou alors il est confié à d’autres.

 

-Al-Buhûtî a dit : « Celui qui renonce à son droit de garde, ce droit cesse par le fait qu’il s’en soit détourné, mais il peut le reprendre quand il le souhaite, car il se renouvelle avec le temps, de la même manière que les dépenses. »

 

(NdT : Lorsqu’on étudie le détail de la question à travers les propos des savants, on s’aperçoit donc que c’est l’intérêt de l’enfant qui est privilégié, et avant tout son intérêt religieux, comme nous le verrons plus tard. Ensuite, plus l’enfant est jeune, plus c’est la stabilité affective qui est privilégiée, ainsi Abû Bakr dit au père de l’enfant confié à sa mère : « Son parfum et son toucher sont meilleurs que le miel qu’il trouvera auprès de toi. » Ibn cAbbâs dit : « Le parfum, le lit, et le giron de la mère sont meilleurs que le père pour l’enfant, jusqu’à ce qu’il grandisse et choisisse de lui-même. » Ensuite, il faut considérer là où se situe l’intérêt de l’enfant du point de vue de l’éducation, quel est celui de ses parents qui sera le plus à même de lui apporter ce qui lui sera profitable. Ainsi que l’a énoncé Shaykh Al-Islâm, il n’y a pas d’ordre préétabli s’appliquant en toute situation, une décision spécifique est donc rendue pour chaque cas, et en cas de désaccord, c’est au juge de statuer en fonction de l’intérêt de l’enfant.)

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À l’âge du discernement, l’enfant a le choix, en raison  du hadith de Abû Hurayrah qui rapporte :

 

« Une femme dit : « Ô Messager d’Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m’est utile et qu’il me puise de l’eau du puits d’Abû cInabah. »

Lorsque son mari vint, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère. Prends la main de celui avec lequel tu veux rester. »

L’enfant prit la main de sa mère, et elle partit avec lui. »  

[Abû Dâwud (2277)]

 

Enseignements du hadith

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Lorsque l’enfant parvient à l’âge du discernement, il devient autonome en de nombreuses choses, et ainsi le droit de garde devient similaire entre la mère et le père.

Donc, on lui donne le choix entre son père et sa mère, et celui vers lequel il se dirige le prendra.

[Les savants ont divergé quant à l’âge auquel l’enfant parvient au discernement, certains ont été d’avis qu’il s’agissait de l’âge de sept ans, en raison du hadith :

« Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans » [Abû Dâwud (495)],

alors que d’autres savants sont d’avis que ce sont les aptitudes qui doivent être prises en compte, ainsi l’enfant qui discerne les choses est considéré comme tel, même s’il a moins de sept ans, et la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ne désignerait en ce cas que ce qui est le plus courant.

Concernant l’aptitude recherchée, elle consiste à ce que l’enfant comprenne la situation et ce qu’on lui dit et sache répondre].

 

-La volonté de l’enfant doué de raison de choisir l’un de ses parents est prise en compte, mais Ibn Al-Qayyim dit : « Le choix n’est donné que s’il comporte un intérêt pour l’enfant, ainsi si la mère préserve mieux l’enfant que le père, elle a priorité sur lui. On ne doit pas considérer le choix de l’enfant en ce cas, car il est faible d’esprit et préfère l’oisiveté et le jeu, et s’il choisit celui qui l’aidera en cela, il ne faut pas prendre en considération son choix, et il doit rester avec celui qui lui sera le plus utile, et c’est la seule chose que veut signifier la Législation. »

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si l’enfant choisit un parent, cela implique-t-il qu’il s’écarte de l’autre ? Non, s’il choisit son père, il reste auprès de lui, mais ce dernier ne doit pas lui interdire de rendre visite à sa mère, sauf s’il craint que cela ne cause un préjudice à l’enfant, en quel cas il sait mieux ce qui convient. Et en l’absence de tout préjudice, il lui est obligatoire de lui permettre de rendre visite à sa mère.

 

-Shaykh Al-Fawzân dit : Si l’enfant ne veut pas choisir [et qu’ils sont tous deux autant dignes d’obtenir la garde], on tire au sort entre les deux parents, et celui qui est désigné obtiendra le droit de garde.

 

-La garde est accordée au parent résident, ainsi si le père réside dans un pays et la mère dans un autre, la garde est accordée au père, de crainte que la lignée de l’enfant ne se perde, en raison de son éloignement vis-à-vis de son père.

Ibn Al-Qayyim dit : « Mais si le père veut porter un préjudice, ruse pour lever la garde de la mère, et voyage afin que l’enfant le suive, cette ruse s’oppose à ce qu’a visé le législateur, et ces formes de ruse ne sont pas permises pour séparer la mère de son enfant de manière à lui rendre difficile le fait de le voir, le rencontrer, et de patienter sur sa perte, et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Quiconque sépare une mère de son enfant [lors d’une vente d’esclaves], Allah le séparera de ceux qu’il aime au Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî (1283)] » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Le hadith concerne un garçon, mais qu’en est-il de fille ?

C’est une question sur laquelle les savants ont divergé : certains ont dit qu’on lui donnait le choix au même titre que le garçon ; d’autres ont dit que le père la prenait, car on peut craindre qu’une jeune fille reste avec sa mère qui ne pourra pas la protéger si un homme violent l’agresse ; et d’autres encore ont dit qu’elle restait avec sa mère jusqu’à la puberté […]

Ce qui est correct est qu’elle reste auprès de sa mère jusqu’à ce qu’elle se marie, sauf si on craint un préjudice, si la mère habite dans une maison qui n’est pas protégée et que les pervers qui escaladent les maisons y sont nombreux, en ce cas, la jeune fille doit être chez son père qui la protègera.

 

(NdT : C’est là un passage très important qui met encore en lumière la sagesse de la Loi d’Allah. L’intérêt de l’enfant est ce qui prime, mais il n’existe pas en islam (sauf cas exceptionnels et motivés) ce qui est malheureusement trop pratiqué de nos jours, de « garde exclusive » qui consiste à ce que la garde soit confiée à l’un des parents, alors que l’autre ne dispose que de « droits de visite » souvent limités à quelques jours dans le mois. C’est là une injustice faite à l’enfant et au parent lésé. Les jurisconsultes ont donné de nombreux exemples des modalités de la garde d’enfant, et bien souvent ils mentionnent que l’enfant passe la journée chez l’un et la nuit chez l’autre, par exemple dans le cas du jeune garçon qui doit faire son éducation ou apprendre un métier avec son père, ou inversement avec la petite fille. Quoi qu’il en soit, tout s’organise autour de l’intérêt de l’enfant, et la permission qui lui est accordée de jouir, quotidiennement ou très régulièrement, de ses deux parents.)

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Concernant la garde de la mécréante ou de la débauchée, Râfic Ibn Sinân rapporte

 

« qu’il a embrassé l’islam alors que sa femme refusa.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) fit asseoir la mère d’un côté, le père de l’autre, et il plaça l’enfant au milieu.

Celui-ci pencha vers sa mère.

Alors le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô Allah ! Guide-le. »

L’enfant pencha alors vers son père qui l’emmena avec lui. »  

[Abû Dâwud (2244)]

 

Enseignements du hadith

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : L’enfant ne doit pas être laissé au parent mécréant, même si l’enfant le choisit, car cet enfant a penché vers sa mère mécréante, mais le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a invoqué afin qu’Allah le guide, et il a finalement penché vers son père. Si on objecte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas interdit à l’enfant de pencher vers sa mère, mais qu’il a uniquement invoqué Allah, on peut répondre que l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée et qu’elle tient lieu d’interdiction. Ainsi, si le cas se présente aujourd’hui devant le juge, devons-nous simplement invoquer pour l’enfant ou l’empêcher de pencher vers le parent mécréant ? Nous devons l’en empêcher, car l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée, et elle indique que le choix de l’enfant pour sa mère mécréante n’était pas la guidée mais l’égarement et le fourvoiement.

 

-Le but de la garde est d’éduquer l’enfant et le protéger de tout ce qui peut lui nuire, et la plus grande forme d’éducation consiste à préserver sa religion, et la plus grande protection consiste à l’éloigner de la mécréance.

Si la garde est confiée au mécréant, il l’éprouvera dans sa religion, le sortira de l’islam en lui enseignant la mécréance et en l’éduquant sur cela.

C’est là le plus grand préjudice, car la garde de l’enfant n’est établie que pour préserver l’enfant, et aucunement d’une manière qui causera sa perte, et celle de sa religion.

 

-Le responsable doit être musulman si celui dont il assume la garde est musulman, mais si ce dernier est mécréant, et que son père est mécréant, nous ne nous opposons pas à son choix, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen »

[Al-Bukhârî (4775) et Muslim (2658)]

Le mécréant a donc autorité sur ses enfants mécréants, garçons ou filles, mais pas sur l’enfant musulman.

 

(NdT : Nous l’avons-vu plus tôt, c’est avant tout la religion de l’enfant qui doit être préservée. C’est une chose que les parents doivent clairement mettre au centre de leur réflexion, au-delà des querelles, de la rancœur, de l’attachement à l’enfant ; car on parle ici du Paradis ou de l’Enfer, de l’islam ou de la mécréance, de la droiture ou de la perversité, et celui qui aime réellement son enfant veut pour lui ce qui est de meilleur, même si cela lui est difficile. Lorsque les années auront passé, quel bien, le parent qui a gardé l’enfant au détriment de son intérêt religieux, tirera-t-il d’un enfant qui se sera égaré et sera peut-être pour lui source de calamités et malheurs ? Et que dira-t-il lorsqu’Allah l’interrogera sur sa responsabilité ? A l’inverse, quelle joie plus grande que de voir son choix et sa patience récompensée, son enfant devenu grand, suivre la voie droite, faire preuve de piété et de bonté envers ses deux parents ? La garde de l’enfant est une responsabilité, un dépôt, et comme toute responsabilité, elle ne doit être recherchée que si on sait qu’on s’en montrera digne et capable.)

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Reste de nombreuses autres questions annexes, et néanmoins importantes, que nous ne pouvons aborder ici par souci de concision, mais nous voudrions conclure par un point très important qui est : quelle soit la situation, et quel que soit le parent auquel la garde est attribuée, c’est sur le père que repose l’obligation de pourvoir aux besoins de l’enfant, c’est lui qui doit s’acquitter des dépenses nécessaires à son éducation et son développement.

 

Ainsi, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  

« Commence par ceux qui sont à ta charge » [Al-Irwâ’ (834)] ;

et il dit également : « Suffit pour péché d’abandonner celui dont on a la charge. »  [Al-Irwâ’ (894)]

 

La question des moyens financiers, même si elle est prise en compte, n’est donc pas l’élément principal dans le choix du parent, et le père ne peut pas non plus se substituer à cette obligation et faire selon son bon vouloir, car c’est le droit de l’enfant sur lui.

 

Wallahu ‘alam.

 

Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

traduit par salafs.com

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:32
Les conditions de travail dans la profession d'avocat

Question :

 

Travailler comme avocat peut exposer la personne à soutenir et défendre le mal : l'avocat réclame l'innocence pour l'accusé qu'il défend. Est-ce que le salaire de l'avocat est interdit ?

 

Est-ce qu'il existe des conditions islamiques pour exercer le métier d'avocat ?  

 

Réponse :

 

"Al-mouhâmât" (profession d'avocat) vient de "himâya", qui est la protection.

 

Si c'est pour protéger et défendre un mal, il est évident qu'elle est interdite, car cela fait partie de ce qu'Allah a interdit, en disant (traduction rapprochée) :  

 

"et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression." (sourate al-ma'ida verset 2)

 

Si c'est pour protéger et défendre le bien, c'est une protection louable et qu'on est ordonné de faire selon les Propos d'Allah (Pureté à Lui) (traduction rapprochée) :  

 

"Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression." (sourate al-ma'ida verset 2)

 

Numéro de la partie : 23, Numéro de la page: 222

copié de alifta.net

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Commerce - usure et métier - تجار- رشوة -ربا و عمل
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:53
La célébration des mariages dans les hôtels

Question :

 

Quel est l’avis de votre éminence sur ces fêtes qui sont célébrées dans des hôtels ?

 

Réponse :

 

Les fêtes célébrées dans les hôtels comportent plusieurs erreurs, et on peut leur reprocher de nombreux éléments, parmi lesquels :

 

Premièrement : Elles comportent souvent des dépenses exagérées et inutiles.

 

Deuxièmement : Elles conduisent à ce que les gens se sentent contraints de célébrer les fêtes dans des hôtels et à commettre les mêmes excès, et à inviter plus de personnes que nécessaire.

 

Troisièmement : Elles peuvent conduire à la mixité, que ce soit avec le personnel de l’hôtel ou autre, et cette mixité peut être pernicieuse.

 

C’est pour toutes ces raisons que la Commission des Grands Savants a émis un arrêté qui a été soumis à sa majesté le roi [d’Arabie Saoudite], qui invite à interdire les fêtes et les mariages dans les hôtels, et appelle les gens à célébrer ces fêtes dans leurs maisons sans se contraindre à les faire dans les hôtels à cause de tout le mal que cela engendre.

 

Il en est de même pour les salles de fêtes qui sont louées à des prix exorbitants.

 

Tout ceci est inclus dans ce conseil qui est adressé aux gens par clémence, avec le souci de bien utiliser son argent en s’éloignant de tout excès et tout gaspillage, et afin que ceux dont le salaire est moyen puissent se marier sans contrainte.

 

En effet, celui qui voit son cousin ou l’un de ses proches faire de grandes cérémonies dans des hôtels, soit il cherchera à l’imiter et dans ce cas, il va s’endetter et faire de lourdes dépenses, soit il va renoncer au mariage par crainte de faire de telles dépenses.

 

Je conseille donc à tous mes frères musulmans de ne célébrer leurs fêtes ni dans les hôtels, ni dans les salles de fêtes aux prix exorbitants, mais dans des salles à prix modéré, ou bien mieux, dans leur maison ou chez l’un de leurs proches si c’est possible.

 

Fatwas concernant les femmes, pages 59 et 60.

traduit par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:19
Le poème Nouniyya d'Al-Qahtâny - نونية القحطاني (audio-dossier)

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:35
Point de honte en religion !?

Question :

 

Dans quelle mesure l'expression : "Point de honte en religion" est-elle juste?

 

Réponse :

 

Nous trouvons une preuve identique à cette expression, si elle est toutefois comprise correctement, dans une parole rapportée dans le sahih de Muslim, c'est la parole d'Aïsha رضي اللَّه عنها :

 

"Qu'Allâh fasse miséricorde aux femmes des ansâr, leur pudeur ne les a point empêchées d'apprendre la religion." 

(Rapporté par Ahmad, Muslim et Abû Dawûd)

 

Mais cette expression nécessite une restriction car les paroles transmises s'expliquent les unes les autres.

 

Nous disons donc que si cette expression est formulée lors d'une recherche scientifique, une question, ou dans le cadre de l'apprentissage de la religion ou placée dans un contexte adéquat, elle est alors correcte.

 

Mais dire : "Point de honte en religion" sans aucune restriction, alors non car :

 

"La pudeur fait partie de la foi" 

(Rapporté par Muslim, al-Tirmidhî et Ibn Mâjah)

 

Comme dit le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Recueil de Fatwas concernant les femmes 

 Publié par sunnah-islam.fr

 

السؤال : ما مدى صحة القول : "لا حياء في الدين" ؟

نجد دليل مثل هذا القول في - إن فُهم صوابًا - كلمة مأثورة في صحيح مسلم ، وهو قول السيدة عائشة ، رضي اللَّه عنها

(رحم اللَّه نساء الأنصار ، لم يمنعهن حياؤهن أن يتفقهن في الدين)

، ولكن هذا القول يحتاج إلى التقييد ؛ لأنَّ الأقوال المأثورة يفسر بعضها بعضًا ، فنقول : إذا قيلت هذه الكلمة بمناسبة بحثٍ علميٍّ ، سؤال ، أو في سياق التفقه في الدين ، أو وضعت في مكان مناسب فهي صحيحة ، أما أن يقال : "لا حياء في الدين" من غير تقييد ، فلا ؛ لأن

(الحياء من الإيمان)

كما يقولُ الرسول صلى الله عليه وسل

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Expression - التعبير
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:31
Pendant qu’elle prie les enfants jouent autour d’elle

Question :

 

Une femme nous expose son problème :

 

"Quand j’accomplis la prière, mes enfants viennent, jouent devant moi et montent sur moi, ce qui m’empêche d’être humble, de me concentrer dans la prière, me gêne et me pousse à accomplir précipitamment.

 

Que me recommandez-vous ?

 

Puisse Allah vous récompenser !"

 

Réponse :

 

Je recommande à cette femme de ne pas prier à l’endroit où se trouvent les enfants, parce qu’il n’est pas possible de les bloquer.

 

Qu’elle choisisse un endroit isolé ou ils ne pourront la déranger.

 

Telle est la recommandation que je lui fais.

 

Et c’est d’Allah que dépend la reussite.

 

fatawa Islamiya 1/181

Fatawas relatives à l’enfant musulman

copié de oummietmoi.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:22
Interrogations sur le cycle menstruel

retyj

 

Parce que l’activité génitale de la femme est complexe, que les interrogations à ce sujet sont multiples et encore tabous pour un grand nombre de femmes et plus particulièrement dans la communauté musulmane, nous allons essayer d’éclaircir ce sujet au mieux.

 

Rappelons qu’il est dit dans le Coran (traduction rapprochée):

 

"Allah ne se gêne pas de la vérité" (S33V53)

 

Il est aussi rapporté que les femmes des compagnons du prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) envoyaient à Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle) des morceaux de coton imbibés de sang(de fin des menstrues) pour lui demander son avis.

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Le cycle menstruel

 

Les menstrues font parties intégrantes d’une activité cyclique appelée cycle menstruel.

 

Durant ce cycle, habituellement de 28 jours, des modifications hormonales ont lieu et ont pour but de préparer l’utérus à une éventuelle grossesse.

 

-Les premières hormones à intervenir sont la FSH (fabriquée par une glande proche du cerveau, l’hypophyse) et l’oestradiol(de la famille des oestrogènes, fabriqué par les ovaires).

 

La première va notamment permettre à l’ovaire de fabriquer un ovule mâture et la seconde permet à l’utérus de faire le plein de nutriments afin qu’il soit capable d’accepter et de nourrir un éventuel ovule fécondé qu’on appelle l’oeuf.

 

Cette 1ère phase est appelée phase folliculaire.

 

Durant cette phase, une substance recouvre le col de l’utérus et se retrouve aussi dans le vagin : la glaire cervicale.

 

A mesure que les jours passent, elle devient de plus en plus abondante et « filante » (lorsqu’elle est étirée, elle forme un fil qui atteint sa longueur maximale au moment de l’ovulation).

 

A la moitié du cycle vers le 14e jour, il se produit un évènement appelé l’ovulation durant lequel l’ovule est libéré des ovaires pour rejoindre les trompes puis l’utérus.

 

Cette ovulation est déclenchée par la FSH et surtout par une autre hormone, la LH (fabriquée aussi par l’hypophyse).

 

Leurs taux vont augmenter rapidement 36h avant l’ovulation.

 

-Ensuite, on entre dans une 2ème phase dite phase lutéale durant laquelle une autre hormone fait son apparition, la progestérone. Cette dernière est fabriquée par le corps jaune.

 

En quittant l’ovaire, l’ovule laisse derrière une enveloppe qui l’accompagnait durant sa maturation.

 

Cette enveloppe se transforme et produit la progestérone qui va lui donner une teinte jaune d’où son nom: le corps jaune.

 

La progestérone va modifier l’aspect de la glaire cervicale, elle devient opaque, épaisse et cassante créant ainsi un milieu inapproprié à la survie des spermatozoïdes.

 

Un peu comme une barrière naturelle pour éviter que des intrus puissent perturber le processus en cours.

 

Son autre action est de maintenir la préparation de l’utérus en association avec l’oestradiol.

 

-Enfin, vers le 26e jour, s’il n’y a pas eu de fécondation, le corps jaune dégénère et se transforme en cicatrice fibreuse qu’on appelle le corps blanc.

 

Ainsi, la fabrication de progestérone chute et va provoquer à son tour la destruction d’une partie de la surface de l’utérus un peu comme une maison dont il ne resterait que les fondations.

 

C’est ce qu’on appelle les menstrues.

 

Elles dureront quelque jours, le temps de revenir à l’état antérieur puis le cycle repart…

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Le syndrome pré-menstruel

 

Le syndrome pré-menstruel (SPM) est un ensemble de symptômes qui surviennent environ 1 semaine avant les menstrues et qui prennent fin avec leur arrivée ou peu après ces dernières.

 

Les symptômes les plus fréquents sont un gonflement du bas-ventre, une fatigue, les seins sensibles et gonflés, des maux de tête mais on peut aussi voir des modifications de l’humeur (irritabilité, anxiété, agessivité), une rétention hydro-sodée (impression de « gonfler »), bouffée de chaleur, forte envie de manger sucré/salé…

 

L’intensité de ces symptômes ainsi que leur durée varient beaucoup d’une femme à l’autre.

 

Il n’a pas été mis en évidence de cause exacte à l’ensemble de ces manifestations mais il s’agirait probablement d’une sensibilité plus ou moins marquée aux différentes fluctuations hormonales qui interviennent durant le cycle menstruel.

 

Il existe cependant plusieurs moyens d’y remédier :

 

-la pratique d’une activité physique régulière, environ 30min et ce 3 fois/semaine au moins.

 

-le stress peut également accentuer les manifestations du SPM.

 

-une carence en calcium est également incriminée, plusieurs études médicales ont démontré qu’une supplémentation en calcium était un moyen simple et efficace d’atténuer le SPM.

La dose recommandée est de 1 à 1.5g/jour.

Se rapporter à l’étude suivante « Calcium supplementation in premenstrual syndrome: a randomized crossover trial » publiée dans le « Journal of general internal medicine » en 1989. Une étude plus récente de 2005 « Calcium and vitamin D intake and risk of incident premenstrual syndrome » publiée dans « Archives of internal medicine », rappelait aussi qu’en plus de prévenir le risque d’ostéoporose, la vitamine D associée au calcium permet de soulager les symptômes du SPM.

Vérifier donc l’absence de carence en vitamine D, qui devra être traitée le cas échéant, avant de supplémenter en calcium. Pour mieux comprendre la relation vitamine D/calcium, se rapporter à notre article « La vitamine D ».

 

-les baies de gattilier(séchées et broyées), ou leurs extraits, sont aussi reconnus pour leur efficacité dans le traitement du SPM. De son nom botanique Vitex agnus castus, plusieurs études ont démontré son action dont celle-ci « Treatment of premenstrual syndrome with a phytopharmaceutical formulation containing Vitex agnus castus » publiée en 2000 dans la revue « Journal of women’s health and gender based medicine ».

Pour qu’il soit efficace, il doit être pris quotidiennement les 15 derniers jours du cycle menstruel et durant 3 cycles consécutifs au minimum. Il stimule la sécrétion de progestérone d’où son action sur le SPM mais pas autant qu’une pilule progestative donc il n’a pas d’effet contraceptif.

Cependant, il est déconseillé en cas de grossesse ou d’allaitement à cause des interactions hormonales qu’il pourrait provoquer.

 

-la hijama ou cupping therapy est particulièrement intéressante pour soulager les menstrues douloureuses.

Bien que cela n’ai pas été encore bien étudié, il est possible que la hijama soit aussi une alternative thérapeutique au SPM.

En effet, il est rapporté dans le Sahih de Boukhari et de Muslim d’après Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) que le prophète(prières et salutations d’Allah soient sur lui)a dit:

 

"Parmi les meilleurs moyens de vous guérir, il y a la Hijama"

 

Sur le plan scientifique, la localisation DU14 qui correspond à la 7e vertèbre cervicale est couramment appelée « Hormon pomp » de par son action régulatrice sur les hormones.

 

Certains médicaments sont parfois utilisés tel que des anti-inflammatoires ou des diurétiques voire des anxiolytiques et des anti-dépresseurs, en cas d’échec des thérapeutiques sus-citées.

 

Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin traitant.

retyjLes métrorragies

 

Elles regroupent tous les saignements provenant de l’utérus et survenant en dehors des règles, qu’ils apparaissent régulièrement ou non.

 

-On distingue des causes fonctionnelles, c’est à dire "liées aux fonctionnement naturel du corps", elles sont essentiellement rencontrées pendant la puberté.

 

Durant l’ovulation (éjection de l’ovule), il est aussi possible de voir des métrorragies, on parle d’hémorragie inter menstruelle(=au milieu du cycle).

 

Le stress et l’anxiété peuvent aussi provoquer des dérèglements provisoires du cycle (voyage à l’étranger, contexte de deuil, de rupture affective…)

 

-Cependant, si les métrorragies persistent et/ou s’accompagnent d’autres symptômes: fatigue, prise de poids inhabituelle, dé-épilation (=perte des poils du corps), il faut penser à une hypothyroïdie.

 

L’altération de l’état général, fatigue, amaigrissement, anorexie doit faire penser à une maladie du sang ou de la moelle.

 

-Enfin, il existe une maladie héréditaire (y penser quand plusieurs membres d’une famille sont atteints) qui passe souvent inaperçue et qu’il faut rechercher: la maladie de Willebrand.

 

Cette maladie entraîne une fluidité inhabituelle du sang ce qui a amené souvent des praticiens à la confondre avec l’hémophilie.

 

-Attention à une cause fréquente et à laquelle on pense rarement : l’introduction d’un corps étranger (surtout chez la jeune fille) ou l’oubli d’un tampon par exemple peut provoquer des métrorragies dans les jours suivants.

 

Il faut savoir que ce corps étranger peut s’infecter, s’il n’est pas retiré à temps, et donner lieu à une maladie infectieuse très grave : le choc staphylococcique qui peut entraîner la mort.

 

-Les contraceptifs oraux tels que les oestroprogestatifs peuvent être responsables de petits saignements appelés spotting ainsi que les dispositifs intra-utérins.

 

Quant aux implants sous cutanés, ils peuvent entraîner des irrégularités du cycle.

 

-Chez la femme enceinte, la survenue de métrorragies peut être simplement le signe d’une grossesse en cours mais ces saignements peuvent être en rapport avec des causes plus graves : grossesse extra-utérine, môle hydatiforme ou bien une fausse couche spontanée voire la lyse d’un jumeau.

 

Il est donc nécessaire de consulter son médecin traitant afin de réaliser dans l’urgence une échographie +/- un dosage sanguin des béta-HCG.

 

-Des métrorragies survenant dans un contexte infectieux (fièvre, frisson) doivent faire évoquer une salpingite (=infection des trompes) ou une endométrite (infection de l’utérus).

 

-Les fibromes utérins, le cancer du col de l’utérus (touchant la femme jeune particulièrement d’où l’intérêt de réaliser un frottis utérin tous les 2 ans) ou le cancer de l’endomètre (plutôt chez la femme ménopausée) sont aussi responsables de métrorragies.

 

La survenue de métrorragies n’est donc pas anodine, elles doivent motiver la consultation de votre médecin traitant qui pourra décider la réalisation d’examens complémentaires et/ou un suivi gynécologique.

 

Sur le plan religieux, les métrorragies sont considérées comme des impuretés et elles annulent les ablutions.

 

Au contraire des menstrues, elles ne nécessitent pas la grande ablution(al ghusl) tandis que la prière et le jeûne sont permis.

 

D’après Aïcha, Fatima bint abi Houbaych(qu’Allah soit satisfait d’elles) interrogea le Prophète(prières et salutations d’Allah sur lui) et lui dit:

 

"Je suis sujette à des métrorragies, et ne suis jamais pure, dois-je délaisser la prière ?"

Il dit: "Non, ceci provient d’une veine, mais délaisse la prière une période égale à ta période de règles, puis laves-toi et pries " 

Rapporté par Boukhari, Muslim, l’imam Malik dans le « Mouwatta ».

 

Il est donc nécessaire de prendre en compte la période habituelle des règles (en cas de saignements continus durant tout le cycle) puis considérer les saignements suivants comme étant des métrorragies. Il faut alors se protéger de la souillure par une serviette après s’être nettoyer les parties intimes (ceci n’étant pas obligatoire mais préférable pour limiter la souillure) et refaire ses ablutions à l’entrée de chaque prière.

retyj

Les leucorrhées

 

Il s’agit cette fois-ci de pertes non sanglantes.

 

On distingue :

 

-les leucorrhées physiologiques: il s’agit de la glaire cervicale dont on a parlé plus haut associée à des desquamations de la muqueuse vaginale (=pertes vaginales) donnant un aspect de blanc d’oeuf cru.

 

Les modifications de la glaire cervicale au cours du cycle expliquent qu’elle soit plus abondante et filante entre le 8e et le 15e jour du cycle avec un maximum de filance 48h avant l’ovulation.

 

Ce « liquide blanc » n’est pas une souillure mais il annule les ablutions.

 

Se rapporter au livre « 60 interrogations sur les menstrues » du cheikh Ibn outhaymin, question n°35:

 

« lorsque ces sécrétions (blanches ou jaunes) ne proviennent pas de la vessie mais de l’utérus, elles sont pures.

Mais elles annulent quand même les ablutions en dépit de leur pureté.

Car les facteurs annulant les ablutions ne sont pas obligatoirement soumis à la condition de la souillure comme c’est le cas des gaz évacués par l’anus qui ne portent aucune souillure et qui entraîne tout de même l’annulation des ablutions…

La femme doit donc craindre Allah et bien veiller à sa purification, car la prière n’est pas agréée sans purification même si l’on prie une centaine de fois »

 

-les leucorrhées pathologiques: dès lors que l’écoulement change de couleur (gris, jaune, vert…), de consistance (grumeaux, purulent…), qu’il soit malodorant voire nauséabond ou associé à d’autres symptômes: brûlure, démangeaison, douleur du bas ventre ou durant un rapport sexuel, envie d’uriner plus fréquente… alors il s’agit d’une vulvo-vaginite.

 

Les germes les plus fréquents sont des mycoses mais parfois ce sont des bactéries qui sont responsables de cet état.

 

Il est nécessaire de consulter dès lors son médecin traitant qui décidera du traitement le plus approprié.

 

Rappelons que des règles d’hygiènes élémentaires permettent de prévenir la survenue des mycoses vaginales: éviter une toilette intime excessive(cela diminue l’acidité du vagin et favorise ces infections), ne pas porter de vêtements serrés, préférer les sous-vêtement en coton, éviter la piscine.

 

Voilà, j’espère ne pas avoir été trop rébarbatif mais le sujet est important et mérite l’attention de tout à chacun aussi bien des femmes que de leur entourage et notamment leurs maris qui bien souvent, malheureusement, ne se sentent pas concernés par la question. Gardons en mémoire cette parole du prophète (prières et salutations d’Allah sur lui):

 

«Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec sa famille, et je suis le meilleur avec ma famille»

Rapporté par At-tirmidhi(n°3895) et ibn Majah(n°1977).

 

Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : «La Hijama, fondements-techniques-conseils» aux éditions Tawbah
copié de muslim.sante.free.fr

 

Dr Ait m’hammed Moloud

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Femme en islam - المرأة في الإسلام