Les 5 types de patience

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les 5 types de patience
La Patience se divise en cinq grandes catégories :
 
al wâjib (l'obligatoire)
al mandûb (l'encouragé)
al mahdhûr (interdit)
al makrûh (la détestée)
al mubâh (la permise) 
 
Et la patience pourrait encore être subdivisée parmi ces 5 grandes catégories d'actes...
 
La patience Obligatoire (wâjib)
 
♦ La patience dans l'abstinence des choses et des actions interdites 
 
♦ La patience dans exécution des actes obligatoires 
 
La patience face aux épreuves de la vie, face aux choses que l'on ne contrôle pas, comme la maladie, la pauvreté, etc... 
 
La patience encouragée (mandûb) 
 
♦ La patience dans l'abstinence de choses détestables (makrûh) 
 
♦ La patience dans l'exécution des actes d'adoration non obligatoires mais aimé par Allah (mustahabb) 
 
♦ La patience dans le fait de s'abstenir de se venger lors d'une injustice 
 
La patience interdite (mahdhûr)
 
♦ La patience dans le fait de se priver d'alimentation et de boisson si cela entraîne la mort. 
 
La patience dans l'abstinence de manger les choses interdites tel que la charogne et le sang, alors qu'on y est contraint pour survivre (en cas de famine par exemple).
L'imam Ahmad ibn Hanbal a dit : "Entrera en enfer quiconque n'a d'autre choix pour rester en vie, que de manger la charogne, la viande interdite ou le sang, mais s'y refuse et meurt". 

♦ La patience dans le fait de s'abstenir de mendier. 
 
Sur cet avis les savants ont divergé... L'imam Ahmad dit que cette patience ci est autorisée. 
 
On lui demanda: " Et si un homme craint que le fait de ne pas mendier entraîne sa mort ? " L'imam Ahmad répondit : " il ne mourra pas. Allah pourvoira aux besoins de cet homme (rizq) ".

L'imam Ahmad n'a pas permis de mendier, alors qu'Allah connaît le besoin et la sincérité d'une personne dans son abstinence de mendier, Allah lui enverra sa subsistance (rizq).

Cependant d'autres savants, et parmi eux certains compagnons de l'imam Ahmad ainsi que l'imam ash-Shafi'î ont dit : " il est obligatoire pour cette personne de mendier. 
 
Car en mendiant il se protège de la mort et si il ne le fait pas alors il est pécheur ". 
 
♦ La patience dans le fait d'endurer des choses pouvant mener à la mort, comme les prédateurs, les serpents, le feu, l'eau etc... 
 
♦ La patience en temps de fitnah quand des musulmans combattent d'autres musulmans. 
 
La patience dans l'abstinence de se battre lors d'une telle situation, est mubâh (permise), et c'est même mustahabb (préférable, recommandable). 
 
Quand on interrogea le Prophète (صلى الله عليه و سلم) sur ce sujet, il ( صلى الله عليه و سلم) répondit :

" Sois comme le meilleur des 2 fils d'Adam''
(c'est a dire Abel qui refusa de combattre Cain quand celui ci l'attaqua). 
 
Dans d'autre versions, le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit également :

"Ressemblez à l'esclave d'Allah qui fut tué et ne ressemblez pas a celui qui tua " et " laisse le tueur endosser la responsabilité de vos mauvais actes pour vous deux "
 
Dans une autre version, il (صلى الله عليه و سلم) dit :

"si l'épée est trop brillante, mettez votre main sur votre visage." 
 
Allah nous conte dans Son Noble Livre l'histoire du meilleur des deux fils d'Adam : il s'est livré et ne s'est pas défendu contre son frère et Allah fit ses éloges pour cela. 
 
Par contre c'est totalement différent si des musulmans se battent avec des kâfirûn : dans cette situation le musulman doit se défendre, car le but du jihad est de se défendre et de défendre l'islâm. 
 
La patience détestable (makruh) 
 
♦ La patience dans l'abstinence des besoins naturels (nourriture, boisson, relations conjugales) à la mesure des conséquences négatives que ce type de patience aura sur une personne.
 
♦ La patience dans le fait de faire d'un acte makrûh. 
 
La patience autorisée (mubâh) 
 
♦ La patience dans l'abstinence des actes autorisés.
 
copié de darwa.com
 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Il y a deux voies permettant d'acquérir la science

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Il y a deux voies permettant d'acquérir la science

Deux voies permettent d'acquérir la science...

 

Premièrement
 
Cela consiste à apprendre [la science] dans des livres sûrs rédigés par des savants reconnus pour leur science, leur honnêteté et leur croyance pure débarrassée des innovations et des fausses croyances.

Prendre la science dans les livres n'empêche pas la personne d'arriver à son but.
Ceci dit, elle se doit de passer deux obstacles :
 
  • Le premier obstacle

La durée. Il faudra que la personne attendre longtemps, souffre durement et déploie un effort soutenu avant d'obtenir la science recherchée.
Ceci constitue un obstacle que beaucoup de gens n'ont pas la force de franchir.
Et particulièrement, lorsque l'on voit autour de soi ceux qui ont perdu leur temps sans utilité aucune, d'où paresse et lassitude empêchant de parvenir à ce qui est voulut.
 
  • Le deuxième obstacle

Celui qui cherche le savoir dans les livres recueille souvent de faibles connaissances, qui sont non fondées sur des règles ou fondements.
C'est pourquoi, on constate beaucoup d'erreurs chez ceux qui apprennent le savoir dans les livres, car ils sont dépourvus de règles et fondements de référence qui permettent de cerner les détails mentionnés dans le Livre et la Sounnah.
Certains personnes empruntent un hadîth qui n'est cité ni dans les recueils authentiques de hadîth qui font autorité en la matière, ni dans les rassemblements [Massânîd], une approche contraire aux règles fondamentales avérées auprès des gens de science comme par l'ensemble de la communauté.
Ensuite, ils font du hadîth qu'ils ont pris le fondement de leur croyance.
Et cela est sans aucun doute une erreur.
Car le Livre [d'Allâh] et la Sounnah comportent des règles fondamentales qui régissent des spécialités.
Ceux-ci ne peuvent pas être opposés à celles-là. En effet, s'ils se révèlent contradictoires avec les règles, on se doit de les délaisser.
 
Deuxièmement

De ce qui fait partie de la voie pour l'acquisition de la science, il y a le fait de s'instruire auprès d'un professeur sûr dans sa science et sa religion.
Cette voie est plus rapide et plus sûre pour la science.
Certes, la première voie peut égarer l'étudiant à son insu, par le défaut de sa compréhension ou par sa négligence, ou pour d'autres circonstances.
Quant à la deuxième voie, elle permet de discuter [débattre] avec le professeur, d'accepter des idées et d'en rejeter d'autres.
Ceci ouvre à l'étudiant beaucoup de portes lui permettant de comprendre, de vérifier et de connaître la manière de défendre les paroles authentiques et de repousser les paroles faibles.
Si l'étudiant réunit ces deux voies, cela est bien plus complet et achevé.
Il doit commencer par ce qui est important à ce qui est encore plus important, des abrégés aux ouvrages exhaustifs de manière à ne pas passer à une étape avant de maîtriser la précédente, et de cette manière, il cheminera sainement.

 

Sans titre 1-copie-3

Question :


Certains étudiants en science se suffisent d'écouter les cassettes des savants qui dispensent leur cours. Cela suffit-il pour apprendre la science ?

Peut-on considérer ceux qui agissent ainsi comme des chercheurs de la science ?

Et est-ce que cela peut influer sur leur croyance ?


Réponse :


Il n'y a aucun doute que l'écoute des cassettes leurs suffisent en remplacement des cours des gens de science quand ils ne peuvent pas y assister.

 

Cependant, la participation aux cours des savants est meilleure et plus proche de l'excellence, ainsi que plus proche d'une bonne compréhension et du débat.

 

Toutefois, s'ils ne peuvent pas y assister, cela [les cassettes] leurs suffisent.

Sans titre 1-copie-3


Ensuite, est-il possible de le considérer comme étudiant en science quand il se limite à cela ?


Nous disons : Oui, lorsque la personne déploie un grand effort pour cela.

 

Comme il est possible qu'une personne devienne savante quand elle prend la science directement des livres.

 

Ceci dit, il existe une différence entre le fait de prendre la science des livres et cassettes et son apprentissage direct auprès des savants, car cette dernière approche est plus à même de procurer la science, et celle-ci est un chemin facile qui permet de discuter des divergences de ce que la personne a entendu ou lu.

 

Ce qui est différent pour celle [qui écoute ou lit seulement] et qui devra déployer un important effort afin de rassembler les différentes parties de la science sur le sujet.

Sans titre 1-copie-3


Quant à la question de savoir si le fait de se contenter des cassettes pourrait influencer la croyance de ces personnes, la réponse est :

Oui, cela peut influencer leur croyance quand elles peuvent écouter des cassettes qui comportent des innovations et qu'elles les suivent.

 

Si par contre, elles écoutent des cassettes de savants avérés pour elles, celles-ci ne laisseront aucune influence négative sur leur croyance.

 

Bien au contraire, elles augmenteront leur foi et les sauvegarderont et leur feront adopter une croyance authentique.


« Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.68-70
copié de manhajulhaqq.com


Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Maculer la tête du nouveau né avec du safran

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Maculer la tête du nouveau né avec du safran

Abou Bourayda رضي الله عنه a dit : 

 

" Dans la djahiliya (période preislamique) lorsque il y avait la naissance d'un garçon chez l'un d'entre nous, il égorgait un mouton et de son sang (sang de la bête) il maculait la tête (du nouveau né).

 

Mais lorsqu'Allah est venu avec l'islam, on égorgait alors un mouton, on rasait la tête (au nouveau né) et on la maculait de safran ". 

Rapporté par Abou Dawoud 

(le cheikh Albani  juge ce recit authentique, voir le sahih sounnan Abi Dawoud tome3 page 107).

 

‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ ثَابِتٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ ‏ ‏حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبِي ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ ‏ ‏قَالَ سَمِعْتُ ‏ ‏أَبِي بُرَيْدَةَ ‏ ‏يَقُولُ ‏

‏كُنَّا فِي الْجَاهِلِيَّةِ إِذَا وُلِدَ لِأَحَدِنَا غُلَامٌ ذَبَحَ شَاةً ‏ ‏وَلَطَخَ ‏ ‏رَأْسَهُ بِدَمِهَا فَلَمَّا جَاءَ اللَّهُ بِالْإِسْلَامِ ‏ ‏كُنَّا نَذْبَحُ شَاةً وَنَحْلِقُ رَأْسَهُ ‏ ‏وَنُلَطِّخُهُ ‏ ‏بِزَعْفَرَانٍ

 

copié de darwa.com

Partager cet article

Applaudir l’élève et se lever pour l’instituteur

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Applaudir l’élève et se lever pour l’instituteur
Question :
 
Dans certaines écoles, si l'élève excelle dans une discipline, ses camarades l'applaudissent.
 
On remarque aussi que les élèves se lèvent lorsque le directeur ou l'enseignant entre en classe.
 
Comment la religion considère-t-elle ceci ? 
 
Réponse :

Les applaudissements sont une chose très détestable, et ils font même partie des coutumes de la Jâhiliyya [1] et des pratiques des femmes.

Allah le Tout-Puissant a décrit les mécréants en disant (traduction rapprochée) :

« Et leur prière, auprès de la maison, n'est que sifflement et battements de mains. » [2]

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :

« Lorsque l'imam se trompe dans sa prière, que les hommes lui signalent en prononçant le Tasbîh [3] et que les femmes frappent des mains. » [4]

et dans un autre version :

« Le Tasbîh est pour les hommes et le battement des mains est pour les femmes. » [5]

De même, se lever pour l'enseignant est détestable.

Anas, qu'Allah l'agrée, a rapporté que les Compagnons, qu'Allah les agrée, ne se levaient pas quand le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, entrait, car ils savaient qu'il détestait cela, malgré que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, était la personne qu'ils aimaient le plus.
 
Toutefois, si un élève ou une autre personne se levait pour aller au devant d'une personne qui entre, la saluer et lui serrer la main, cela est autorisé.

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit à certains Compagnons :

« Levez-vous pour accueillir votre maître. » [6]

En parlant de Sacd ibn Mucâdh, qu'Allah l'agrée, (lorsqu'il s'était présenté pour arbitrer dans l'affaire de la tribu des Banî Quraydha).

Par ailleurs, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, se levait pour sa fille Fatima lorsqu'elle venait chez lui, lui prenait la main et l'embrassait, et elle, qu'Allah l'agrée, se levait pour son père, prière et salut d'Allah sur lui, lui prenait la main et l'embrassait lorsqu'il venait chez elle.
 
Lorsqu'Allah a accepté le repentir des trois Compagnons qui n'avaient pas assisté à la bataille de Tabûk, qui sont Kacb ibn Mâlik et ses deux Compagnons, et que Kacb est arrivé à la mosquée alors que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, était assis parmi ses Compagnons, Talha ibn cUbaydillâh, qu'Allah l'agrée, s'est levé, lui a serré la main et l'a félicité pour son repentir.

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui a vu cela, n'a rien dit et n'a pas condamné cet acte.

Les hadiths dans ce sens sont nombreux.

Et Allah est Celui Qui accorde la réussite.
 
[1] Le temps de l'ignorance avant l'avènement de l'islam.
[2] Le Butin, v. 35.
[3] Tasbîh : le fait de dire Subhânallah.
[4] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la prière (n°1218) et Muslim, chapitre de la prière (n°421).
[5] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la prière (n°1203,1204) et Muslim, chapitre de la prière (n°422).
[6] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la guerre sainte (n°3043) et Muslim, chapitre de la guerre sainte (n°1768).
 
Magazine ad-DaCwa, n°1325.
copié de fatawaislam.com 
 
حكم قيام الطلاب للمدرسين
من عبد العزيز بن عبد الله بن باز ، إلى حضرة الأخ المكرم / معالي وزير المعارف - وفقه الله -
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته ، أما بعد [1] [0] : 
فقد بلغني : أن كثيراً من المدرسين يأمرون الطلبة بالقيام لهم إذا دخلوا عليهم الفصل ، ولاشك أن هذا مخالف للسنة الصحيحة ، فقد ثبت عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال : ((من أحب أن يمثل له الرجال قياماً فليتبوأ مقعده من النار))[2] [0] . أخرجه الإمام أحمد وأبو داود والترمذي عن معاوية - رضي الله عنه – بإسناد صحيح
وخرج الإمام أحمد والترمذي بإسناد صحيح عن أنس - رضي الله عنه – قال : ((لم يكن شخص أحب إليهم – يعني الصحابة - رضي الله عنهم – من رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وكانوا لا يقومون له إذا دخل عليهم ؛ لما يعلمون من كراهيته لذلك))[3] [0]
فأرجو من معاليكم التعميم على المدارس ، بأن السنة عدم القيام للمدرسين إذا دخلوا على الطلبة في الفصول ؛ عملاً بهذين الحديثين الشريفين وما جاء في معناهما
ولا يجوز للمدرس أن يأمرهم بالقيام ؛ لما في حديث معاوية من الوعيد في ذلك ، ويُكره الطلبة أن يقوموا ؛ عملاً بحديث أنس المذكور 
ولا يخفى أن الخير كله في اتباع سنة الرسول - صلى الله عليه وسلم - والتأسي به وأصحابه - رضى الله عنهم -
جعلنا الله وإياكم من أتباعهم بإحسان ، ووفقنا جميعاً للفقه في دينه والثبات عليه
والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته
[1] [0] نشر في مجلة البحوث الإسلامية ، العدد : 26 ، عام 1410هـ ، ص : 347 
[2] [0] أخرجه أحمد برقم : 16311 مسند الشاميين ، باب حديث معاوية بن أبي سفيان - رضي الله عنه ، وأبو داود برقم : 4552 كتاب الأدب ، باب في قيام الرجل للرجل والترمذي برقم 2679كتاب الأدب باب ماجاء في كراهية قيام الرجل للرجل
[3] [0] أخرجه أحمد برقم : 11895 باقي مسند المكثرين ، مسند أنس بن مالك - رضي الله عنه - ، والترمذي برقم : 2678 كتاب الأدب ، باب ما جاء في كراهية قيام الرجل للرجل

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Le remède contre les doutes et les waswâs

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le remède contre les doutes et les waswâs

Question :

 

Je suis un jeune à qui Allâh fit grâce de le guider, mais lorsque j'apprend des choses de la ‘aqîda et au sujet du monothéisme, je commence à avoir des doutes et qui préoccupe ma raison, alors que je sais que c'est une chose qui est sûr et certaine pour les musulmans, quelle est la solution ?

 

Orientez-moi vers l'avis correct.

 

Réponse :

 

Ceci est un bienfait d'Allâh envers toi, de t'avoir fait grâce de la guidée, il faut donc que tu en remercies Allâh سبحانه وتعالى, et que tu t'adonnes à son rappel, à le louer, et à réciter Son livre, et à l'adorer soubhânahou en pratiquant sa loi et en accomplissant les obligations et en délaissant les interdictions.

 

Quant à ces doutes, il t'est obligatoire de faire ce vers quoi t'a orienté le prophète صلى الله عليه وسلم, comme cela fut rapporté dans le sahih d'al boukhârî, dans le hadith de Abou Hourayra رضي الله عنه, que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Satan vient chez l'un d'entre vous et lui dit « qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?"  jusqu'à ce qu'il dise "Qui a créé Allâh ?" 

S'il en arrive là, qu'il dise : "Je crois en Allâh et en Son messager - آمنت بالله ورسوله - âmintou billehi wa rasoûlih"
et qu'il arrête»

 

Il t'est obligatoire t'arrêter de penser à ces doutes et que tu dise : "Âmintou billehi wa rasoûlih - آمنت بالله و رسوله" et que tu demandes protection à Allâh contre satan le lapidé, et là, ces doutes cesseront.

 

Et sache, que ces doutes et ces waswâs viennent de l'ennemi d'Allâh, satan le lapidé, il veut te nuire et te torturer, mais tant que tu déteste ces doutes, et que tu n'en parle à personne, et que tu les combats, sache que ceci fait partie de la foi.

 

C'est pour cela que certains compagnons se plaignirent au messager d'Allâh de ces waswâs qu'ils avaient, il a été confirmé dans les hadiths authentiques que certains compagnons ont dit au prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Ô messager d'Allâh, il y a des choses en nous (c'est à dire du waswâs) tel qu'il nous serait préférable de nous jeter du ciel que d'en parler."

 

Et dans une version : 

 

"Les charbons ardents nous serait préférable que d'en parler. 

Le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم répondit : "Ceci est la foi évidente ""

rapporté par Mouslim dans son sahîh.

 

Ceci signifie que le fait de cacher et d'enfouir son waswâs, ne pas en parler et les combattre est la foi évidente (صريح الإيمانsarîh al imân).

 

Et tu as dit dans ta question que tu sais de façon certaine que cela fait partie des affaires des musulmans, c'est à dire que tu sais de façon certaine ce qu'il t'es obligatoire de croire comme foi en Allâh, ses anges ses livres ses messagers, le jour du jugement et le destin et ce qu'il à de bon ou de mauvais, et que tout ces waswâs contredisent la croyance du croyant en Allâh et ses livres et ses prophètes et le jour du jugement et le destin bon ou mauvais, tu n'as donc rien d'autre à faire que de les combattre, les caché et les enfouir, et de ne pas en parler, et que tu cesse d'y penser, et que tu dises :

 

Je crois en Allâh et en Son messager

آمنت بالله ورسوله

Âmantou biLlâhi wa rasoûlih

 

à ce moment-là, ils cesseront et cela ne te causera aucun mal.

 

Je demande à Allâh qu'il t'inspire à la réussite, et à la rectification, au salue et à la sécurité de l'épreuve et des égarements.

 

Source : sh-rajhi.com

traduit par Abou al Hassan 'Abdallah al baljîkî

  Publié par 3ilmchar3i.net

علاج الشكوك والوساوس

السؤال :  سائل يقول أنا شاب قد منّ الله عليَ بالهداية، فأنا عندما أتعلم شيئاً من العقيدة وأمور التوحيد أبدأ بالشكوك وانشغال الذهن وأعلم أنها يقيناً من المسلمات ،فما الحل ؟أرشدونا إلى الصواب

الجواب : هذا من فضل الله عليك أن منّ عليك بالهداية، فعليك أن تشكر الله سبحانه وتعالى وتلهج بذكره وتحميده وتقديسه وتلاوة كتابه، والتعبد إليه سبحانه وتعالى بما شرع في أداء الواجبات وترك المحرمات، وأما هذه الشكوك التي ترد عليك، فعليك أن تفعل ما أرشدك إليه النبي صلى الله عليه وسلم، كما جاء في صحيح البخاري من حديث أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

يأتي الشيطان أحدكم يقول من خلق كذا من خلق كذا، حتى يقول من خلق الله، فإذا وجد ذلك فليقل آمنت بالله ورسوله ولينتهي

، فالواجب عليك أن تقطع التفكير بهذه الشكوك، وتقول آمنت بالله ورسوله، وتستعيذ بالله من الشيطان الرجيم، حينئذ تزول هذه الشكوك، واعلم أن هذه الشكوك والوساوس من عدو الله الشيطان الرجيم،فهو يريد أن يعذبك ويؤذيك، وما دمت أنك تكره هذه الشكوك ولا تتكلم بها وتشق عليك وتحار بها، فاعلم أن هذا من الإيمان، ولهذا شكا بعض الصحابة للنبي صلى الله عليه وسلم هذه الوساوس التي يجدونها في نفوسهم، فقد ثبت في الاحاديث الصحيحة أن بعض الصحابة قال للنبي صلى الله عليه وسلم

 يا رسول الله إن أحدنا يجد في نفسه يعني من الوساوس ما أن يخر من السماء أفضل من أن يتكلم به

وفي لفظ أن يكون

 حممة- يعنى فحمة خير له من أن يتكلم به، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أوقد وجدتموه؟ قالوا: نعم، قال: ذاك صريح الإيمان

أخرجه مسلم في صحيحه، وهذا يعني أن كتم الوسوسة ودفعها، واستعظام التكلم بها ومحاربتها صريح الإيمان، ولقد ذكرت في السؤال إنك تعلم يقيناً أنها من المسلمات، يعني تعلم يقيناً ما يجب اعتقاده من الإيمان بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر، وأن هذه الوساوس كلها تنافي عقيدة المؤمن بالله وبكتبه ورسله واليوم الآخر والقدر خيره وشره، فما عليك إلا أن تحاربها وتدفعها وتكتمها ولا تتكلم بها، وتقطع التفكير عنها وتقول

آمنت بالله ورسوله

وحينئذ تزول ولا تضرك

وأسأل الله أن يلهمك التوفيق والتسديد والسلامة والعافية من الفتن ومضلات الفتن

 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

Conseils aux jeunes débutants

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Conseils aux jeunes débutants

Question :


Quel est votre conseil au jeune qui commence sur le chemin de la droiture ?
 
Réponse :

Je conseille à ce jeune qui commence sur le chemin de la droiture :
 
-  de demander constamment à Allah de l'’affermir (sur ce chemin).

-  de beaucoup lire le Qur’an et réfléchir sur ses sens, car le Qur’an a un grand effet sur le coeœur, surtout si on le lit avec réflexion.

-  qu'’il s’'efforce de rester dans l’'obéissance, qu’'il ne dévie pas et ne sois pas fainéant, car le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) cherchait protection contre l'’incapacité et la fainéantise.

-  qu’il s'’efforce de rester avec les gens de bien, et qu'’il s'’écarte des gens mauvais.

-  qu’'il conseille son âme, lorsqu'’elle lui dit : « tu as le temps, le chemin est long », qu'’il conseille et renforce son âme, car le paradis est entouré de choses déplaisantes et l'’enfer est entouré des passions.

-  qu'’il s’'écarte des gens mauvais, même s'’ils étaient ses amis auparavant, car le fait de rester avec eux aura un effet sur lui, c’est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit :
« Les mauvaises assises sont comme le forgeron : soit il brûle tes habits, soit il te transmet une mauvaise odeur »
(rapporté par Al-Bukhari et Muslim).

Source : Liqa’at al-bab al-maftuh (1571)
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Le bon comportement inné et acquit...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le bon comportement inné et acquit...

Question :


Quel est le meilleur degré (manzilah) entre le comportement loué (hamîd) [déjà prédisposé] d'un homme et [de celui] qui combat (yudjâhid) son âme pour se le procurer (takhalluq) ?


Réponse :


Nous donnons comme réponse à cette question :
 

Il n'y a pas de doute que l'homme qui est prédisposé au bon comportement est plus complet (akmal) du fait qu'il se comporte (takhalluq) avec celui-ci ou du fait qu'il détient ce bon comportement (khalq) en lui même, car il n'a pas [fait face à une quelconque] difficulté (‘anâ-) [ou] peine (machaqqah) dans sa réquisition (istid'â ih) et cela ne lui échappera pas [là où il se trouve,] en [divers] endroits (amâkin) et pays (mawâ tin).
 
Donc, si le bon comportement en lui, est [l'une de ces caractéristiques] naturelles (sadjîyyah) et caractérielles (tab'), alors, à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit et en toutes circonstances (hâl) où tu le rencontres, tu le trouveras [sur] un bon comportement ; il y a donc, aucun doute qu'il est plus complet de ce point de vue.
 
Quant à l'autre qui combat son âme et qui la dompte (rawada) au bon comportement, il n'y a aucun doute qu'il sera récompensé pour cela en raison du combat (mudjâhadah) [contre] son âme et celui-ci est meilleur de ce point de vue, mais il a beaucoup de manque par rapport au premier, [en ce qui concerne] la perfection (kamâl) du comportement.
 
Et si l'on accorde à la personne les deux comportements ensemble ; l'inné (tab') et l'acquit (tatabbu') [1], alors, ceci est plus parfait.
 
[Nous pouvons] diviser [cela] en quatre catégories :
 
- Celui qui a été privé du bon comportement ; [le] naturel et [l'] acquit.
- Celui qui a été privé du [comportement] inné mais pas [celui de l'] acquit.
- Celui à qui [Allâh a] accordé le [comportement] inné mais pas [l'] acquit.
- Celui à qui [Allâh a] accordé le [comportement] inné et acquit.
 
Il n'y a aucun doute sur le fait, que la quatrieme catégorie est la meilleure, car il a rassemblé le bon comportement innée et acquit.
 
[1] : C'est le terme que nous proposons à nos frères et sœurs à moins que vous connaissez un autre terme plus adéquat.
Le verbe arabe tatabba'a signifie : prendre l'habitude.
Ici, prendre l'habitude du bon comportement.
C'est pourquoi le terme acquit a été choisi.
En effet, nous disons : « tatabba'a bitibâ'i ... » ; s'imprégner de..., entrer dans la peau de...Wa-llâhu a'alam wa ahkam.


copié de mukhlisun.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Il a été établi dans de nombreux texte que l'opposition (dans l'apparence) extérieure est une cause de l'opposition (de la divergence par rapport à la voie du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) intérieure.

 

Le sens de cette parole est que tous les musulmans doivent se soucier de se corriger extérieurement (l'apparence) de la même façon qu'ils se soucient de se corriger intérieurement.

 

Ils ne doivent pas céder sur le fait de se corriger extérieurement, en donnant comme argument qu'il suffit de se corriger intérieurement.

 

Car l'islam a fortement lié ces deux choses, et il n'a pas fait de différence entre la rectitude de l'apparence et de (de ce qui est à) l'intérieur, mais au contraire (l'islam) en a fait des jumeaux, l'un est l'autre s'entraident dans la complétude et la perfection.

 

Parmi les preuves les plus fortes du Qur'an et de la Sunna, le hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d'après An-Nu'man ibn Bashir, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Le licite est clair, et l'illicite est clair, et entre les deux il y a des choses ambiguës que la plupart des gens ne connaissent pas.

Ce lui qui se préserve de ces ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur, et celui qui tombe dans ces ambiguïtés tombe dans l'illicite (...)

N'est-ce pas qu'il y a dans le corps un bout de chair qui, s'il est pur, purifie tout le corps et s'il est corrompu, corrompt tout le corps. N'est-ce pas que c'est le cœur. ».

 

C'est pourquoi la rectitude du corps vient par la rectitude du cœur, et la rectitude du cœur vient par la rectitude du corps.

 

Entre les deux il y a ce que l'on appelle le mouvement perpétuel, chacun aide l'autre.

 

Parmi les erreurs grossières et évidentes est ce que nous entendons de nombreux jeunes qui se sont écartés de l'accomplissement de nombreuses obligations comme la prière et le jeûne, lorsqu'on leur dit : Pourquoi ne priez-vous pas ? Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? »

 

Ils disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur », et la religion c'est le comportement, comme ils le prétendent, et moi je ne vole pas,  je ne fais pas de mal (sens de la parole) et d'autres choses encore...

 

C'est une grande  ignorance de la réalité de la législation d'une part et de la réalité humaine d'autre part.

 

L'apparence a une incidence sur l'intérieure d'une manière que ne soupçonne pas celui qui ne se soucie pas de corriger son apparence.

 

Naturellement, je ne vise pas seulement par « rectification de l'apparence », la rectification des habits, de la maison ou de ces choses, encore que la moindre des choses que l'on peut dire à ce sujet est que l'islam ne l'interdit pas.

 

Mais ce que je vise plus particulièrement c'est la rectification des actions qu'accomplit l'homme et que la législation a encouragé, que cela concerne les obligations ou les actes surérogatoires.

 

Ces actions qui vont être la cause du renforcement du cœur et de sa rectification.

 

Regardez par exemple comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a donné un exemple qui confirme, par son absence ou présence, cinq fois par jour.

 

Comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué le sens du hadith précédent de An-Nu'man ibn Bashir : que la rectitude de l'apparence a une incidence sur la rectitude de l'intérieur, et inversement.

 

C'est pour cela que fait partie de la sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), une chose à laquelle il donnait beaucoup d'importance lorsqu'on appelait à la prière (en commun), qu'il ne commençait pas la prière sans avoir ordonné d'aligner les rangs.

 

Il a ordonné cela de différentes manières et ce qui nous intéresse ici est sa parole (salallahu ‘alayhi wasalam) :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

Le fait d'aligner les rangs est action apparente, c'est un exemple du sens que je donnais auparavant, sur la rectification du corps, ou comme le fait de s'asseoir (éparpillés) dans une assise ou à la mosquée, c'est une action apparente, mais cela a un grand effet sur l'intérieur, sur le cœur.

 

C'est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

C'est-à-dire  que le fait que les prieurs ne fassent pas attention à l'alignement des rangs, ce qui est sunna, et (au contraire) ne fait pas partie de la sunna de s'aligner par rapport au trait (tracé par terre), car cela fait partie des innovations qui ont touché beaucoup de pays musulmans, au point que seule une très petite partie (de la communauté) en est préservé.

 

Car ce trait éduque (habitue) les gens au contraire de ce qu'a voulu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) dans le hadith précédent, comme attention que doivent porter les musulmans à s'aligner, pas par rapport au trait qui est trompeur.

 

Si on dit au prieur avance, il avance, recule, il recule en suivant ce trait.

 

Il n'y a aucun doute que ce trait a une incidence qui est en contradiction avec ce qu'ont voulu ceux qui ont innové ce trait à notre époque.

 

Cela apparaît surtout lorsque les musulmans se rassemblent à la musala pour la prière du ‘Id, tu vois des choses incroyables, tu ne peux pas trouver un seul rang, surtout s'il est long, (aussi) droit que s'ils s'étaient alignés avec le trait. Pourquoi ?

 

Car ils comptaient sur les autres pour être sur le trait.

 

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a fait du non alignement des rangs une cause du détournement des visages et des cœurs de ceux qui ne s'alignaient pas.

 

C'est pourquoi l'apparence a des effets sur la rectification ou la corruption de l'intérieur.

 

Il faut faire attention à ces choses, au contraire de ces ignorants qui disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur ».

 

Si ce qui est dans le cœur est bon, il n'y a aucun doute que cela se verra sur le corps, comme dit le poète :

 

« tout récipient déborde de ce qu'il contient ».

 

Si le cœur de celui qui n'accomplit pas les obligations est bon, il est obligatoire que ses œuvres soient bonnes, et inversement.

 

De là vient une règle très importante qui est qu'il n'est pas permis au musulman de fréquenter le mécréant, de vivre avec lui, et que dire du fait de vivre avec lui dans son pays, dans sa région.

 

Il y a de très nombreux hadith dans ce sens, il n'est pas utile dans rentrer maintenant dans ce sujet, je ne rappellerai qu'un seul hadith qui regroupe le sens des (autres) et qui est :

 

« Celui qui rejoint un mécréant est comme lui »,

 

le sens de rejoindre ( jâma'a) est de fréquenter et pas ce que l'on peut penser tout de suite (le verbe porte aussi le sens du coït).

 

Pourquoi ?

 

Car le fait de le rejoindre est une preuve évidente (sens de la parole), c'est pour cela que l'on voit les hommes et les femmes qui fréquentent les mécréants subir leur influence dans leurs coutumes.

 

Le plus grand exemple de cela, afin que l'on ait pas besoin de trop réfléchir, lorsque les pays musulmans se sont libéré des mécréants qui ont répandu leur coutumes (dans ces pays), qu'est-il arrivé aux musulmans ?

 

Ils ont été influencés par ces coutumes, alors que dire du musulman qui quitte un pays musulman pour un pays mécréant.

 

Il n'y a aucun doute qu'en vivant avec eux, il sera encore plus touché par cela.

 

Ces choses apparentes ont des effets sur vous...(afin) que vous donniez de l'importance à la rectification de l'apparence.

 

Car l'apparence montre l'intérieur et est une cause pour le rectifier.

 

Voilà ce que j'ai voulu vous dire sur le fait de se rassembler et de ne pas s'éparpiller dans les assises de science.

 

Cette parole du shaikh est extraite d'une cassette intitulée « adab al-majalis fi halaqat al-‘ulama ».

 

Le shaikh y donne des conseils pour ceux qui s'assoient pour demander la science.

 

Avant l'extrait que nous avons traduit, le shaikh explique qu'il est contraire à la sunna de s'éparpiller dans la mosquée ou dans le lieu où l'on se regroupe, il faut tous se regrouper autour de celui qui parle.

 

Il donne pour preuve le hadith rapporté par Muslim dans lequel le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est entré dans la mosquée et a vu les compagnons éparpillés en petits groupes, il leur dit :

 

« Pourquoi est-ce que je vous vois séparé ? ».

 

Et le hadith rapporté par Ahmad, d'après Abu Tha'laba Al-Khushani qui dit :

 

« Lorsque nous voyagions avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et que nous nous arrêtions quelque part, nous nous séparions entre les montagnes et les vallées. Un jour le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous dit : « Le fait de vous séparer fait partie des actions du diable ».

 

Abu Tha'laba dit : depuis ce jour, lorsque nous nous arrêtions quelque part, nous nous réunissions, même si nous devions nous asseoir sur un tapis, cela nous suffisait ».

 

Le shaikh explique que ce hadith montre que la séparation des compagnons en voyage était parmi les actes du diable, qu'en est-il alors dans les mosquées ?

 

Nul doute que cela est plus mauvais encore.

 

C'est pourquoi le shaik averti fermement ceux qui s'assoient pour apprendre, de s'éparpiller, au contraire il faut se rapprocher, comme on dit : « serrez-vous, vous vous ferez miséricorde »

 

traduit par salafs.com

 

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Prier sur des tapis où figurent des images de mosquées, de tombeaux, de minarets et autres ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Prier sur des tapis où figurent des images de mosquées, de tombeaux, de minarets et autres ?

Question :

 
Quel est l'avis concernant la prière sur des tapis de prière [Sadjâdah] sur lesquels il y a des images de mosquées, des dômes sous lesquels il y a des tombeaux, des minarets et autres ?


Réponse :


Les images ne contenant pas d'âme sont permises, et prier sur des tapis qui contiennent des images de choses ayant une âme est détestable [Makroûh], car cela distrait l'adorateur dans sa prière, ceci dit, la prière est authentique, d'après un récit de Ahmad et Abû Dâwoud selon 'Uthmân Ibn Talhah qui rapporte que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l'a appelé après qu'il soit entré dans la Ka'bah et lui a dit :

« J'ai vu les cornes d'un bélier quand je suis entré dans la maison et j'ai oublié de te dire de les couvrir, alors couvre-les, car il ne convient pas qu'il y ait quoi que ce soit dans la Maison qui distrait l'adorateur. »

Il est rapporté par Ahmad et al-Bukhârî d'après Anas :

« ‘Aisha avait une couverture avec laquelle elle couvrait un mur de la maison, et le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui a dit : « Eloigne cette couverture de moi, parce que les images qu'elle contient ne cessent de me perturber dans la prière. »

Ainsi il a ordonné que les cornes et que les couvertures soient retirées, et donc il est évident que cela distrait l'adorateur pendant ses prières. Mais il n'a pas été authentifié que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a interrompu sa prière [à cause de cela].

Al-Bukhârî et Muslim rapportent d'après 'Aishah que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié avec une chemise qui comportait des motifs, et il a regardé les motifs, et après qu'il eut fini, il a dit :

« Prend cette chemise et va la donner à Abu Djahm, et apporte-moi l'Anbidjâniyyah [1] car celle-là me distrait dans ma prière. »

En cela, il y a une mise en garde du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

Cependant, l'ensemble de ces choses qui distraient l'adorateur dans ses prières, n'annule pas sa prière, et cela indique l'interdiction de l'ensemble de ces choses qui distraient dans la prière, et prouve que la prière est correct en dépit de cela. [2]

 

[1] Anbijaniyyah : est un vêtement de tissus épais sans motif ni broderie.
[2] Fatâwa Islâmiyyah - Lajnah ad-Dâ-ima, 1/278     

 

copié de manhajulhaqq.com

 
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié dans Prière - الصلاة

Partager cet article

Lire le coran en étant allongé ou en étant dans une autre position

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Lire le coran en étant allongé ou en étant dans une autre position

Question :

 

Est-il permis de lire le noble qur'an en étant allongé, debout ou en marchant ?

 

Réponse :

 

Cela est permis car la base est la permission et parce qu'il n'y a pas de preuve prouvant que cela est interdit.

 

Et aussi selon la généralité de la parole d'Allâh, décrivant les doués d'intelligence :

 

الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللَّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَى جُنُوبِهِم

 

(traduction rapprochée)

 

«Qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, évoquent Allâh» (sourate Aali 3imraan, verset 191)

 

Et la lecture du qur'an fait partie de l'évocation.

 

Fatâwâ llajna addâ'ima, (1) 4/144.
Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath

س٢: هل تجوز قراءة القرآن الكريم لمن كان مضطجعا أو قائما أو ماشيا؟

ج٢: يجوز ذلك؛ لأن الأصل: الجواز، ولم يوجد دليل يدل على المنع منه، ولعموم قول الله في وصف أولي الألباب

الذين يذكرون الله قياما وقعودا وعلى جنوبهم - سورة آل عمران الآية ١٩١

وقراءة القرآن من الذكر

‎فتاوى اللجنة الدائمة (١) ٤-١٤٤

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

La raison pour laquelle on embrasse la pierre noire

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La raison pour laquelle on embrasse la pierre noire

Question :


Est-ce que la raison pour laquelle on embrasse la pierre noire est le fait d'en tirer une bénédiction ?
 
Réponse :

La raison de la circonvolution autour de la Ka'ba (Tawâf) a été citée par le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, lorsqu'il a dit :
 
« Le Tawâf autour de la Maison Sacrée, (la course entre) As-Safa et Al-Marwa (1) et la lapidation des stèles n'ont été institués que pour se remémorer Allah. » (2)
 
Il naît dans le cœur de celui qui tourne autour de la Maison d'Allah (3) une vénération qui le fait se rappeler d'Allah.

Ces mouvements tel que marcher, embrasser la pierre noire, la toucher ou toucher le coin yéménite (Un des coins de la Ka'ba) ou faire un signe vers la pierre sont un rappel d'Allah, car ce sont des adorations et toutes les adorations sont un rappel d'Allah, dans le sens général.

 
Quant à ce que l'on prononce avec sa langue comme formule de Takbîr ( Le fait de dire : « Allâhu Akbar »), de rappel et d'invocations, c'est clairement du rappel d'Allah.
 
Embrasser la pierre est une adoration car la personne embrasse une pierre et il n'a aucune relation avec cette pierre si ce n'est la dévotion qu'il voue à Allah en Le glorifiant et en suivant l'exemple du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui.
 
On rapporte authentiquement que le chef des croyants ‘Umar Ibn ul-Khattâb, qu'Allah l'agrée, a dit lorsqu'il embrassa la pierre :

« Je sais très bien que tu n'es qu'une pierre, tu ne peux ni nuire ni profiter à quiconque, et si je n'avais pas vu le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, t'embrasser, je ne t'aurais jamais embrassé. »

 
Ce que croient certains ignorants que le but de cela est d'en tirer une bénédiction (Tabarruk), cela n'a pas de fondement et c'est sans valeur.

Quant à ce que prétendent certains hérétiques que de tourner autour de la Maison est comme tourner autour des tombes de leurs « saints », et que c'est du paganisme, cela est une preuve de leur hérésie et de leur athéisme, car les croyants ne tournent autour de la Ka'ba que par ordre d'Allah et ce qui se fait par ordre d'Allah est une adoration d'Allah, le Très-Haut.

 
Ne vois-tu pas que la prosternation devant autre qu'Allah est de l'association majeure, pourtant lorsqu'Allah ordonna aux anges de se prosterner devant Adam, cette prosternation était de l'adoration d'Allah et s'en abstenir, de la mécréance.

Tourner autour de la Ka'ba, est une des adorations les plus importantes et c'est un pilier du pèlerinage, qui est lui un des piliers de l'islam.

C'est pourquoi celui qui tourne autour de la « Maison Sacrée », avec tranquillité et concentration, ressent un plaisir et il a la sensation d'être proche de son Seigneur ; et cela atteste du degré et du mérite du Tawâf.

Et c'est Allah Qui accorde l'aide.

 
(1) Noms des deux collines entre lesquelles le pèlerin effectue une course.
(2) Rapporté par Ahmad (6/64, 75, 139) et Abû Dâwûd, chapitres des rites du pèlerinage (1888), et At-Tirmidhî, chapitre du pèlerinage, dans des termes similaires (902) et il l'a considéré Hassan Sahîh ; Ad-Dârimî dans le chapitre des rites du pèlerinage (2/50).
(3) Terme honorifique utilisé pour désigner la Ka'ba

Fatâwâ al-‘Aqîda, pages 28 et 29.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les signes d’une bonne fin - علامة على حسن الخاتمة

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les signes d’une bonne fin - علامة على حسن الخاتمة

Dans les lois islamiques on trouve des signes clairs par lesquels nous nous argumentons pour dire qu'une personne a eu une bonne fin (qu'Allâh nous écrive du nombre de ses gens amine).

 

Toute personne qui meurt avec un de ces signes cela lui est une preuve de bonne fin.

 
-Premièrement : Citer l'attestation de foi (al-Shahada) avant de mourir


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Celui dont les dernières paroles avant de mourir seront : "Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh - lâ illâha illa llâh", entrera au Paradis''
.

Rapporté par Al-Hâkim et autres avec une bonne chaîne de narrateurs, selon Mu'âdh

 

 من كان آخر كلامه لا إله إلا الله دخل الجنة

 

-Deuxièmement : Mourir en suant du front


Conformément au hadith du Burayda b. Al-Khasîb (qu'Allâh l'agrée) qui dit :

"Alors qu'il était à Kharsân, il visita un de ses frères, alors qu'il était malade.

Il le trouva entrain de mourir, et il suait du front.

Il dit alors : "Allâh est grand ! J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :

"La mort du croyant est par la sueur du front''".

Rapporté par Ahmad, Al-Nasâ'î, Al-Tirmidhî, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim, Al-Tayâlisî et Abû Nu'aym

 

أنه كان بخراسان فعاد أخا له وهو مريض فوجده بالموت وإذا هو يعرق جبينه فقال : الله أكبر سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول

موت المؤمن بعرق الجبين
 

-Troisièmement : Mourir le jour ou la nuit du vendredi


Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Tout musulman qui meurt la nuit ou le jour de vendredi, Allâh le protégera des supplices de la tombe''.
Rapporté par Ahmad - voir : "Tuhfatu al-Ahwadhî" et "Al-Mishkât'' 

 

ما من مسلم يموت الجمعة أو ليلة الجمعة إلا وقاه الله فتنة القبر

 

-Quatrièmement : Mourir pendant les affrontements de la guerre sainte


Allâh سبحانه وتعالى a dit :
 
 "وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ (169) فَرِحِينَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِالَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِهِمْ مِنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ (170) يَسْتَبْشِرُونَ بِنِعْمَةٍ مِنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُؤْمِنِينَ
آل عمران : 169 - 171
 
(traduction rapprochée) : 

"Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d'Allâh, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus - et joyeux de la faveur qu'Allâh leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. - Ils sont ravis d'un bienfait d'Allâh et d'une faveur, et du fait qu'Allâh en laisse pas perdre la récompense des croyants" (Sourate 3 versets 169 à 171). 
 
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Allâh a donné six mérites au martyr :
Ses péchés lui sont pardonnés à la première goutte de sang tombée,
Il voit sa place au Paradis,
Il est préservé des supplices de la tombe,
Il sera en sécurité au Jour du Jugement,
Il lui sera mit le collier de la foi'".
Il épousera des femmes du Paradis, il intercédera pour soixante dix de ses proches"
Rapporté par At-Tirmidhi, Ibn Mâjâ et Ahmad
 
 للشهيد عند الله ست خصال
 يغفر له في أول دفعة من دمه
 ويرى مقعده من الجنة،
ويجار من عذاب القبر
 ويأمن الفزع الأكبر
 ويحلى حلية الإيمان،
ويزوج من الحور العين
 ويشفع في سبعين إنسانا من أقاربه

 

-Cinquièmement : Celui qui meurt en combattant sur le chemin d'Allâh


Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

''Qui considérez-vous comme martyr ?''.

"Celui qui meurt sur le sentier d'Allâh, Ô Messager d'Allâh''. 

"Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux alors !'', répliqua t-il صلى الله عليه وسلم.

Ils demandèrent : ''Qui sont alors les martyrs ? Ô Messager d'Allâh !''

Il dit صلى الله عليه وسلم : ''Celui qui est tué sur le sentier d'Allâh est un martyr. Celui qui meurt sur le sentier d'Allâh est un martyr. Celui qui meurt de la peste est un martyr. Celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr. Celui qui meurt noyé est un martyr.''"

Rapporté par Muslim (6/51) et Ahmad (2/522) selon Abû Hurayra

 

 ما تعدون الشهيد فيكم ؟

قالوا : يا رسول الله من قتل في سبيل الله فهو شهيد قال : إن شهداء أمتي إذا لقليل

 قالو : فمن هم يا رسول الله قال

 من قتل في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في الطاعون فهو شهيد ومن مات في البطن

 فهو شهيد والغريق شهيد 

 

-Sixièmement : Mourir de la peste


Il y a plusieurs hadiths à ce sujet.

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

''La peste est un martyr pour tout musulman''.

 

 الطاعون شهادة لكل مسلم

 

-Septièmement : Mourir suite à une maladie du ventre


Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit comme dans le hadith sus-cité :

''[...] Celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr.''

 

ومن مات في البطن فهو شهيد

 

-Huitièmement et neuvièmement : Mourir noyé et sous les décombres


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

''Les martyrs sont aux nombres de cinq :

Celui qui meurt de la peste.

Celui qui meurt d'une maladie du ventre.

Celui qui meurt noyé.

Celui qui meurt sous les décombres.

Celui qui meurt martyr sur le sentier d'Allâh''.

Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, At-Tirmidhi et Ahmed

 

 الشهداء خمسة

المطعون والمبطون والغرق وصاحب الهدم والشهيد في سبيل الله

 

-Dixièmement : Le décès d'une femme lors de son accouchement


Conformément au hadith rapporté par ‘Ubâdat b. Sâmat qui dit que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم visita ‘Abdullâh b. Rawâha :

"Il dit : ''Sais-tu qui sont les martyrs de ma communauté ?''.

Ils dirent : ''Le musulman tué est un martyr''.

''Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux, alors'' répliqua t-il صلى الله عليه وسلم.

''Le musulman tué est martyr, celui qui meurt de la peste est martyr, la femme qui meurt suite à sa grossesse est martyr, (son fils la tirera par le cordon ombilical jusqu'au paradis).''

Rapporté par Ahmad, Al-Dârimî et Al-Tayâlisî et sa chaîne de narrateurs est authentique

 

 

 أن رسول الله صلى الله عليه وسلم عاد عبد الله بن رواحة قال : فما تحوز له عن فراشه فقال : أتدري من شهداء أمتي ؟ قالوا قتل المسلم شهادة قال

 إن شهداء أمتي إذا لقليل قتل المسلم شهادة والطاعون شهادة والمرأة يقتلها ولدها جمعاء شهادة يجرها ولدها بسرره  إلى الجنة
 

-Onzièmement et douzièmement : Mourir brûlé et par la plèvre


Il est rapporté plusieurs hadiths à ce sujet, le plus connu est celui rapporté par Jâbir b. ‘Atîk :

''En plus de celui qui meurt sur le sentier d'Allâh, il y a sept autres catégories de martyr :

Celui qui meurt de la peste.

Celui qui meurt noyé.

Celui qui meurt de la plèvre.

Celui qui meurt d'une maladie du ventre.

Celui qui meurt brûlé.

Celui qui meurt sous des décombres.

Celle qui meurt du à sa grossesse''.

 

 الشهداء سبعة سوى القتل في سبيل الله

المطعون شهيد والغرق شهيد وصاحب ذات الجنب شهيد والمبطون شهيد والحرق شهيد والذي يموت تحت الهدم شهيد والمرأة تموت بجمع شهيدة

 

-Treizièmement : Mourir de la tuberculose


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui dit :

"Celui qui est tué sur le sentier d'Allâh est un martyr, celle qui meurt en accouchant est martyr, celui qui meurt brûlé est martyr, celui qui meurt noyé est martyr, celui qui meurt de la tuberculose est martyr, celui qui meurt d'une maladie du ventre est martyr''.

Rapporté par Mâlik, Abû Dâwûd, Al-Nasâ'î, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ahmed

 

القتل في سبيل الله شهادة والنفساء شهادة ،والحرق شهادة والغرق شهادة، والسل شهادة ،والبطن شهادة

 

-Quatorzièmement : Celui qui meurt en défendant ses biens


Parmi les hadiths rapporté à ce sujet, il y a :

"Celui qui combat''
(et selon une autre variante :''Une personne qui est tuée en défendant ses biens, alors qu'on tenta de s'en emparer injustement,")

meurt martyr''.

Majmû' Al-Zawâ'id (2/317) et (5/301)

 

من قتل دون ماله

وفي رواية

من أريد ماله بغير حق فقاتل فقتل

فهو شهيد

 

-Quinzièmement et seizièmement : Celui qui meurt en défendant sa religion et sa personne


Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Celui qui meurt en défendant ses biens meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa famille meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa religion meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa personne meurt martyr''.

Rapporté par Abû Dâwud (2/275), Al-Nasâ'î, At-Tirmidhi et Ahmad selon Sa'îd b. Zayd et sa chaîne de narrateurs est authentique

 

من قتل دون ماله فهو شهيد ومن قتل دون أهله فهو شهيد ومن قتل دون دينه فهو شهيد ومن قتل دون دمه فهو شهيد

 

-Dix-septièmement : Celui qui meurt en faisant la garde sur le sentier d'Allâh, meurt martyr


Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Monter la garde un jour et une nuit est meilleur que jeûner et prier tout un mois, et s'il meurt, il lui sera compté les mêmes actions que celles qu'il effectuait ; Sa subsistance lui est dispensée et il est à l'abri de l'épreuve''.

Rapporté par Muslim (6/51), Al-Nasâ'î (2/63), At-Tirmidhî (18/3), Al-Hâkim (2/80), Ahmad (5/440 et 441) selon Salmân Al-Fârisî

 

رباط يوم وليلة خير من صيام شهر وقيامه ،وإن مات جرى عليه عمله الذي كان يعمله وأجري عليه رزقه وأمن الفتان

 

-Dix-huitièmement : Mourir durant l'accomplissement d'une bonne action


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui dit :

''Celui qui dit :
"Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh" en vue de plaire à Allâh et meurt ensuite, il entrera au Paradis''.

''Celui qui fait une aumône en vue de plaire à Allâh et meurt ensuite, il entrera au Paradis''.

Rapporté par Ahmad (5/391)

 

من قال : لا إله إلا الله ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن صام يوما ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن تصدق بصدقة ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة

 

-Dix-neuvièmement : Celui qui est tué par un dirigeant oppresseur après lui avoir donné des conseils


Conformément à la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui a dit :

''Hamza b. ‘Abdul-Mutalab est le maître des martyrs, et aussi toute personne qui va chez un dirigeant oppresseur pour lui ordonner (le bien) et lui interdire (le blâmable) et qui ensuite se fait tuer''.

 

سيد الشهداء حمزة بن عبد المطلب ورجل قام إلى إمام جائر فأمره ونهاه فقتله


"Les règles funéraires - أحكام الجنائز'' 

 Publié par 3ilmchar3i.net

فقد جمع الشيخ الألباني- رحمه الله- في كتابه ( أحكام الجنائز) هذه العلامات من القرآن والسنة الصحيحة ، فوجدها تسع عشرة علامة، فإليك ما ذكره في ملخص كتابه
إن الشارع الحكيم قد جعل علامات بينات يستدل بها على حسن الخاتمة - كتبها الله تعالى لنا بفضله ومنه - فأيما امرئ مات بإحداها كانت بشارة له ويا لها من بشارة

الأول : نطقه بالشهادة عند الموت

وفيه أحاديث مذكورة في الأصل[1]، منها قوله: صلى الله عليه وسلم
(حسن)

من كان آخر كلامه لا إله إلا الله دخل الجنة

الثانية : الموت برشح الجبين

لحديث بريدة بن الخصيب رضي الله عنه

 (صحيح)

أنه كان بخراسان فعاد أخا له وهو مريض فوجده بالموت وإذا هو يعرق جبينه فقال : الله أكبر سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : موت المؤمن بعرق الجبين

الثالثة: الموت ليلة الجمعة أو نهارها

(الحديث بمجموع طرقه حسن أو صحيح)

 لقوله صلى الله عليه وسلم

 ما من مسلم يموت الجمعة أو ليلة الجمعة إلا وقاه الله فتنة القبر

الرابعة : الاستشهاد في ساحة القتال

قال الله تعالى

وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ (169) فَرِحِينَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِالَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِهِمْ مِنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ (170) يَسْتَبْشِرُونَ بِنِعْمَةٍ مِنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُؤْمِنِينَ

[آل عمران : 169 - 171]

(صحيح)

وقال صلى الله عليه وسلم : للشهيد عند الله ست خصال : يغفر له في أول دفعة من دمه، ويرى مقعده من الجنة، ويجار من عذاب القبر، ويأمن الفزع الأكبر، ويحلى حلية الإيمان، ويزوج من الحور العين، ويشفع في سبعين إنسانا من أقاربه

الخامسة : الموت غازيا في سبيل الله

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

ما تعدون الشهيد فيكم ؟

قالوا : يا رسول الله من قتل في سبيل الله فهو شهيد قال : ( إن شهداء أمتي إذا لقليل ) . قالو : فمن هم يا رسول الله قال : من قتل في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في سبيل الله فهو شهيد ومن مات في الطاعون فهو شهيد ومن مات في البطن ( 1 ) فهو شهيد والغريق شهيد

 السادسة : الموت بالطاعون

(صحيح)

وفيه أحاديث ،منها قوله صلى الله عليه وسلم

 الطاعون شهادة لكل مسلم

السابعة : الموت بداء البطن

لقوله صلى الله عليه وسلم في الحديث المتقدم

 ومن مات في البطن فهو شهيد

الثامنة والتاسعة : الموت بالغرق والهدم

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

الشهداء خمسة : المطعون والمبطون والغرق وصاحب الهدم والشهيد في سبيل الله

العاشرة : موت المرأة في نفاسها بسبب ولدها

(صحيح)

لحديث عبادة بن الصامت : أن رسول الله صلى الله عليه وسلم عاد عبد الله بن رواحة قال

فما تحوز[2] له عن فراشه فقال : أتدري من شهداء أمتي ؟ قالوا : قتل المسلم شهادة قال : ( إن شهداء أمتي إذا لقليل قتل المسلم شهادة والطاعون شهادة والمرأة يقتلها ولدها جمعاء[3] شهادة [ يجرها ولدها بسرره [4] إلى الجنة

الحادية عشرة والثانية عشرة : الموت بالحرق وذات الجنب

[5]

وفيه أحاديث أشهرها عن جابر بن عتيك مرفوعا

(صحيح)

( الشهداء سبعة سوى القتل في سبيل الله : المطعون شهيد والغرق شهيد وصاحب ذات الجنب شهيد والمبطون شهيد والحرق شهيد والذي يموت تحت الهدم شهيد والمرأة تموت بجمع [6] شهيدة

الثالثة عشرة : الموت بداء السل

 (حسن)

لقوله صلى الله عليه وسلم

 القتل في سبيل الله شهادة والنفساء شهادة ،والحرق[7] شهادة والغرق شهادة، والسل شهادة ،والبطن شهادة

الرابعة عشرة : الموت في سبيل الدفاع عن المال المراد غصبه

وفيه أحاديث منها

(صحيح)

من قتل دون ماله

 وفي رواية : من أريد ماله بغير حق فقاتل فقتل

فهو شهيد

الخامسة عشرة والسادسة عشر : الموت في سبيل الدفاع عن الدين والنفس

(صحيح)

لقوله صلى الله عليه وسلم

 من قتل دون ماله فهو شهيد ومن قتل دون أهله فهو شهيد ومن قتل دون دينه فهو شهيد ومن قتل دون دمه فهو شهيد

السابعة عشرة : الموت مرابطا في سبيل الله

فيه حديثان أحدهما

(صحيح)

 رباط يوم وليلة خير من صيام شهر وقيامه ،وإن مات جرى عليه عمله الذي كان يعمله وأجري عليه رزقه وأمن الفتان

الثامنة عشرة : الموت على عمل صالح

لقوله صلى الله عليه وسلم

(صحيح)

من قال : لا إله إلا الله ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن صام يوما ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة ومن تصدق بصدقة ابتغاء وجه الله ختم له بها دخل الجنة

التاسعة عشرة : من قتله الإمام الجائر لأنه قام إليه فنصحه

لقوله صلى الله عليه وسلم
( صحيح )

سيد الشهداء حمزة بن عبد المطلب ورجل قام إلى إمام جائر فأمره ونهاه فقتله
أخرجه الحاكم وصححه والخطيب

[8]

والله أعلم

[1]- يشير إلى أصل هذا المختصر ، وهو كتاب أحكام الجنائز وبدعها
[2] - بالحاء المهملة والواو المشددة، أي: تنحى
[3] - هي التي تموت، وفي بطنها ولد
[4] - السرة ما يبقى بعد القطع مما تقطعه القابلة، والسرر ما تقطعه، وهو السر بالضم أيضا
[5] - هي ورم حار يعرض في الغشاء المستبطن للاضلاع
[6] - في " النهاية ": " أي تموت وفي بطنها ولد، وقيل التي تموت بكرا، والجمع بالضم بمعنى المجموع، كذخر بمعنى المذخور، وكسر الكسائي الجيم، والمعنى أنها ماتت مع شئ مجموع فيها غير منفصل عنها من حمل أو بكارة " قلت: والمراد هنا الحمل قطعا بدليل الحديث المتقدم في " العاشرة " بلفظ " يقتلها ولدها جمعاء "
[7] - بفتحتين، وكذا (الغرق) ب، كما في " حاشية المسند " (ق 301 / 1) مكتبة شيخ الاسلام في المدينة
[8] - نقلا عن كتاب تلخيص أحكام الجنائز -الناشر : مكتبة المعارف – الرياض-الطبعة : الثالثة – سنة النشر1410ه-عدد الأجزاء : ، ص22، وما بعدها

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Quand vient la mort

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Quand vient la mort
-Le malade doit être satisfait de ce qu'Allah lui a destiné 

Il doit faire preuve de patience à l'égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur. Tout cela constitue un bien pour lui. Le Messager d'Allah ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Le cas du croyant est admirable. Tout est chez lui un bien, et ceci n'est accordé qu'au croyant et à personne d'autre. Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c'est un bien pour lui. Si, par contre, un mal le touche, il endure et c'est aussi un bien pour lui ».

Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a aussi dit :

« Qu'aucun d'entre vous ne meurt sans penser du bien d'Allah le Très Haut. »
(Muslim)


-Le malade doit être partagé entre la crainte et l'espoir

Il doit craindre le châtiment d'Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d'Anas :

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) s'introduisit auprès d'un jeune homme qui agonisait. Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Le jeune homme répondit : « Par Allah, ô Messager d'Allah ! J'espère beaucoup d'Allah et je crains mes péchés ». Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d'un serviteur en pareille circonstance sans qu'Allah ne lui octroie ce qu'il espère et ne le protège de ce qu'il craint. »
(At-Tirmidhî)


-Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort

Selon le hadith d'Umm Al-Fa dhl : « Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) rentra chez nous alors que cAbbâs, l'oncle paternel du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) était malade. cAbbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu'un de bienfaisant, il est préférable que l'heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l'heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. »
Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d'autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d'Anas, dont le texte est :

« Si l'individu ne peut faire autrement, qu'il dise : « Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ».
Je l'ai référencé dans Al-Irwâ' (683).


-Si le malade doit s'acquitter de droits envers les autres, qu'il le fasse, si c'est possible 

Sinon, qu'il charge quelqu'un de le faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ce sujet :

« Quiconque a commis une injustice touchant à l'honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu'il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham. S'il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s'il n'a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. »
(Al-Bukhârî)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit aussi :

« Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? » Les Compagnons répondirent : « Celui d'entre nous qui a tout perdu est celui qui n'a ni argent, ni biens. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) rétorqua : « Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu'il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d'untel, versé le sang d'untel et frappé untel. On donnera alors à l'un et à l'autre de ses bonnes actions. Et si elles s'épuisent avant d'avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit également :

« Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. »
(Al-Hâkim)

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mucjam ul-Kabîr en ces termes :

« La dette est de deux sortes : si quelqu'un meurt alors qu'il avait l'intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu'un meurt sans avoir eu l'intention de les régler, c'est à celui-là que l'on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n'y aura ni dinar, ni dirham. »

Jâbir ibn cAbdillah a dit :

« Lorsque la bataille d'Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit : « Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). Or, j'ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. » Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. »
(Al-Bukhârî)


-C'est une obligation de s'empresser de rédiger un pareil testament

Selon cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n'a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête. »

Ibn cUmar dit :

« Pas une nuit n'est passée depuis que j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. »
(Al-Bukhârî et Muslim)


-Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui

Conformément à cette parole du Très Haut :

« On vous a prescrit, quand la mort approche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C'est un devoir pour les pieux. » (Al-Baqarah : 180)


-Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion

Il vaut mieux d'ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d'après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit :

« J'étais avec le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lors du pèlerinage d'adieu. J'étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah ! J'ai en ma possession beaucoup de biens et je n'ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « La moitié alors ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « Alors le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et c'est encore trop. Ô Sacd ! Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main]. Ô Sacd ! Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d'Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. » [Sacd dit alors : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a donc permis de léguer le tiers des biens. » 
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn cAbbâs dit :

« J'aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le tiers, et c'est encore trop. »
(Al-Bukhârî et Muslim)


-Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recom­man­dations testamentaires

Si l'on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s'assurer, dans le doute, de leur témoi­gnage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l'un de vous, que deux hommes intègres d'entre vous assiste (à l'écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : "Nous ne faisons aucun profit par cela, même s'il s'agit d'un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d'Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs". Si l'on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort)  prennent leur place et jurent par Allah : "Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes". C'est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d'autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah  ne guide pas les gens pervers. » (Al-Mâ'idah : 106-108)


-Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n'est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l'héritage

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) l'a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d'adieu dans lequel il a dit :

« Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l'héritage. »
(At-Tirmidhî)


-Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu'il privilégie untel au détriment d'un autre

Confor­mé­ment à cette parole d'Allah  [verset 7 de la sourate les Femmes] :

« Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les parents et les proches...que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée »  

... Et à la fin du verset 12 :

« ... Après exécution du testament ou paiement d'une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l'injonction d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »...

Et conformément à cette parole du Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu'un mal l'atteigne et quiconque s'oppose à quelqu'un avec véhémence, Allah s'opposera à lui. »
(Al-Hâkim)


-Le testament injuste est caduc et refusé 

D'après ce que le Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n'en fait pas partie verra son ajout rejeté. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

... Et d'après le hadith de cImrân ibn Husayn :

« Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu'il possédait]. Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) de son geste. Le Prophète dit : « Comment a-t-il pu faire cela ?!  Si nous l'avions su, si Allah le veut, nous n'aurions pas prié sur lui ». Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d'esclavage. »
(Muslim)


-Comme il s'avère qu'à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu'il soit préparé et enterré suivant la Sunna  

En agissant conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. » (At-Tahrîm : 6)

C'est pourquoi les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) recom­man­daient cela. Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n'y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d'entre eux :
  • D'après cÂmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort : « Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Muslim)
  •  
  • Abû Burdah dit : « Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort : « Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir. Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe. Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. » Ils dirent : « As-tu entendu quelque chose à ce propos ? » Il répondit : « Oui ! Je l'ai entendu du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Ahmad)
  •  
  • Hudhayfah a dit : « Lorsque je mourrai, n'informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée]. En effet, j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)
 
A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr :
 
« Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu'il enjoigne [à ses proches] d'éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu'il obtienne d'eux cette assurance en les liant par un pacte. »
 
Source : Ahkâm Al-Janâ'iz (les rites funéraires -Shaykh Muhammad Nasir Ad-Dîn Al-Albânî)
Traduit par Abû Talhah
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Si tu n'as pas de pudeur, fais ce qu'il te plaît !

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Si tu n'as pas de pudeur, fais ce qu'il te plaît !

Question :


Il a été rapporté dans les deux recueils de hadiths authentiques des imams Al Boukhari et Mouslim d'après Abou hourayrah que le messager d'Allah a dit : 

« la pudeur est une des branches de la foi »
 
Ainsi, si une personne abandonne tous les actes pieux, tout acte d'adoration et cependant fait preuve de pudeur peut-on dire que cette personne est croyante ?
 
Réponse :
 
Une telle personne n'a aucune pudeur, et sa prétention d'être pudique n'est que mensonge !
 
Celui qui a honte devant Allah le très haut, et devant (les ordres) du messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam c'est lui le croyant véritable, c'est lui le croyant authentique, lui qui oeuvre mettant en pratique les ordres d'Allah et s'écartant de ses interdits.
 
Quant à celui qui rejette les ordres d'Allah le très haut de même que les ordres de son Messager salallahou 'alayhi wa sallam une telle personne n'a aucune pudeur, et il a été rapporté par l'imâm al boukhâri dans son recueil de hadiths authentiques, que : le messager d'Allah a dit :

« Parmi ce que les gens ont retenus des paroles prophétiques anciennes celle-ci : si tu n'as pas de pudeur, fais ce qu'il te plaît ! »
 
Ainsi cette personne fais ce que bon lui semble car il n'a pas la moindre pudeur.
 
Questions réponses au sujet de la foi et de la mécréance 
traduit et adapté par Ahloul Hadith
 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

L’agrément du destin

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

L’agrément du destin

Question :

 
Quel est l'avis de l'islam sur le fait d'accepter le destin ?  
  
Réponse : 
 
Accepter le destin est un devoir car il représente la satisfaction totale de la souveraineté d'Allah. Il est donc du devoir de tout croyant d'agréer le décret divin. Néanmoins, c'est l'effet du destin qui doit être clarifié.

Pour être plus précis, l'effet n'est pas le destin en lui-même, car le destin est l'acte d'Allah, gloire et pureté à Lui, mais la conséquence, ou encore, l'effet du destin représente ce qui résulte de l'acte divin. En ce qui concerne l'acte d'Allah, il est du devoir de chacun de l'agréer et il n'est en aucun cas autorisé de le haïr ou de s'en indigner.

Quant à l'effet du destin, il se divise en plusieurs parties :

 
  • La première ce qui est un devoir d'agréer.
  • La deuxième ce qui est illicite d'agréer.
  • La troisième ce qui est un acte surérogatoire d'agréer.

-Par exemple, les péchés sont parmi les conséquences du destin d'Allah. Il n'est toutefois pas autorisé d'agréer les péchés, malgré que ceux-ci fassent partie du destin d'Allah, gloire et pureté à Lui.

Mais, il convient de les accepter comme faisant partie du destin et des actes divins en disant :

«Allah, gloire et pureté à Lui, est Sage, et si Sa sagesse n'avait pas rendu ceci nécessaire, cela ne se serait pas réalisé.»


Du point de vue de l'effet du destin - qui est le péché par lequel on désobéit à Allah, il est du devoir du fidèle de ne pas l'agréer, et il est même de son devoir d'agir le plus rapidement possible pour l'éliminer de soi ou d'autrui.

-Comme exemple de la catégorie de l'effet du destin qui est un devoir d'agréer : les obligations qui sont juridiquement du devoir de tout musulman d'accomplir. Allah a décrété ces actes, Il les aime ; c'est donc une obligation d'agréer ces obligations, comme Son destin et d'agréer la conséquence de ce destin. 

-La catégorie des actes qu'il est recommandé d'agréer, mais sur lesquels il est obligatoire de patienter : elle regroupe toutes les afflictions et les malheurs que rencontre le fidèle. D'après la majorité des savants, agréer ce qui arrive comme malheur est un acte surérogatoire et ce n'est pas un devoir, mais c'est un devoir que d'endurer ce qui en résulte.

Citons pour conclure la différence entre la patience et l'agrément :

lorsqu'il patiente, le fidèle n'aime pas ce qui lui arrive, mais il ne fait pas de choses qui contredisent les directives de la Loi islamique et qui sont en contradiction avec la patience...

lorsqu'il agrée, le fidèle ne déteste pas ce qui lui arrive : pour lui, que le malheur ait lieu ou non, cela lui est égal.

Voici donc la différence entre ces deux états, et c'est pour cette raison que les savants ont dit :

« L'endurance est un devoir et l'agrément est un acte surérogatoire. »

Classification Achraf ‘Abdul-Maqsûd (1/60-61). 
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Degrés dans l’accomplissement de la prière

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Degrés dans l’accomplissement de la prière
Et les gens, en ce qui concerne l'accomplissement de leur prière, sont divisés en cinq niveaux : 
 
-Le premier
 
Le niveau de celui qui est négligent et fait du tort à son âme :
 
Il est celui qui échoue dans l'accomplissement correct des ablutions, de la prière en son temps, ses limites indiquées et dans l'accomplissement de ses piliers essentiels. 
 
-Le deuxième
 
Celui qui préserve ses prières dans leurs temps appropriés et dans leurs limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et accomplit ses ablutions avec soin.
 
Cependant, son effort (dans la réalisation de ceci) est perdu par des chuchotements dans sa prière, donc il est emporté par des pensées et des idées. 
 
-Le troisième
 
Celui qui préserve ses prières dans les limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et s'efforce de repousser les chuchotements, les pensées et les idées.
 
Il est occupé à la lutte contre son ennemi (Shaytan) pour qu'il ne vole pas de sa prière.
 
À cause de cela il est engagé (à la fois) dans la prière et le jihad.
 
-Le quatrième
 
Celui qui est debout pour la prière, achève et perfectionne ses droits, ses piliers essentiels, exécute cela dans ses limites indiquées et son cœur est absorbé par la préservation de ses droits et limites indiquées, pour que rien n'en soit gaspillé.
 
Son souci entier est dirigé vers son établissement, son achèvement et sa perfection, comme il doit être.
 
Son cœur est immergé dans la prière et dans la soumission à son Seigneur le Glorifié. 
 
-Le cinquième
 
Celui qui est debout pour la prière comme celui mentionné ci-dessus.
 
Cependant, en plus de cela, il a pris et placé son cœur devant son Seigneur Azzawajall, regardant vers Lui avec son cœur avec attente, (son cœur) rempli de Son amour et de Sa force, comme s'il voyait Allah.
 
Les chuchotements, les pensées et les idées ont disparu et les voiles entre lui et son Seigneur sont levés.
 
Ce qu'il y a entre cette personne et d'autres en ce qui concerne la prière, est supérieur et plus grand que ce qu'il y a entre le ciel et la terre.
Cette personne est occupée par son Seigneur Azzawajall, enchanté par Lui. 
 
- Le premier type sera puni,
- on demandera des comptes au deuxième type,
- le troisième aura ses péchés et défauts expiés,
- le quatrième sera récompensé,
- et le cinquième sera près de son Seigneur, parce qu'il recevra la part de celui qui fait sa prière le délice et le plaisir de son œil.
 
Quiconque fait de sa prière, le délice et le plaisir de son œil, aura la proximité de son Seigneur Azzawajall comme délice et plaisir de son œil dans l'au-delà.
 
Il sera aussi un plaisir pour l'œil dans ce monde, car quiconque fait d'Allah le plaisir de son œil dans ce monde, chaque œil sera enchanté et satisfait de lui.
 
Article tiré du site salafipublications.com
Source : Al-Wabil As-Sayib 
Traduction Abu ` Iyad
copié de salafs.com
 
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Publié dans Prière - الصلاة

Partager cet article

Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Question :

 

Quels sont ceux qui [recevront] le plus dur châtiment : les désobéissants (al-‘usât) ou les innovateurs (al-mubtadi'ah) ?


Réponse :


Ce sont les innovateurs car l'innovation (la nouveauté) [dans la Religion] (al-bid'ah) est plus intense (achadd) que le péché (ma'siyyah) et l'innovation est aimé de Satan que le péché car le désobéissant (‘âsî) se repent (yatûb) quant à l'innovateur (mubtadi') se repent rarement (qalîlan) parce qu'il pense être sur une vérité (haqq) à l'opposé du désobéissant.

[Ce dernier,] sait qu'il est désobéissant et auteur d'un péché alors que l'innovateur se voit soumis (mutî') à une obéissance (tâ'ah) ;

C'est ainsi que l'innovation devient - et nous cherchons Protection auprès d'Allâh ! - un mal (charran) plus que le péché [en lui-même].

C'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs (salaf) mettez en garde contre les assises des innovateurs (madjâlisu-lmubtadi'ah) car [ces derniers] influent sur les présents et leur dangerosité est forte (chadîd).

Il n'y a aucun doute que l'innovation est plus mauvaise que le péché et la dangerosité de l'innovateur est plus violente pour les gens que celle du désobéissant [et] c'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs ont dit :

 

« L'épargne (iqtisâd) dans la Sunnah est mieux qu'un effort de réflexion (idjtihâd) dans l'innovation » 

 

 

Tiré du livre « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » (الأجوبة المفيدة عن أسئلة المناهج الجديدة) page 27 et question 5

copié de mukhlisun.com


Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article