Le statut de la langue arabe en islam

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Le statut de la langue arabe en islam

Quant au fait de s’habituer à parler en une langue autre que l'arabe, qui est le symbole de l'islam et la langue du Quran, au point que cela devienne une habitude dans le pays, avec sa famille et les membres du foyer, avec ses amis, au marché, en s’adressant aux représentants du gouvernement ou à des responsables d'autorité ou en parlant aux gens de science, sans aucun doute cela est makruh (détesté), parce ce que cela implique la ressemblance aux non-Arabes, ce qui est makruh, comme exposé précédemment.


Par conséquent, quand les premiers musulmans sont allés vivre en Syrie et en Egypte, où les gens parlaient le grec Byzantin, en Iraq et à Khurasan, où les gens parlaient Persans, en Afrique du nord (Al-Maghrib) où les gens parlaient le Berbère, ils ont appris aux gens de ces pays à parler l'arabe, ainsi l'arabe est devenu une langue répandue dans ces pays, et tous les gens, le Musulman et le kafir de la même façon, parlaient l'arabe.

Tel était aussi le cas à Khurasan dans le passé, puis ils sont devenus mous en ce qui concerne la langue et se sont habitués à parler en Farsi jusqu’à ce qu’il se répande et que l’arabe ne soit oublié par la plupart d'entre eux.

Sans aucun doute, cela est détestable.

La meilleure voie est de s’habituer à parler en arabe pour que les jeunes gens l'apprennent dans leurs maisons et écoles, et pour que le symbole de l'islam et ses gens prévalent.

Cela rendra plus facile pour les gens d'Islam la compréhension du Quran et de la Sunna et les paroles des Salafs, à la différence d'une personne qui s'habitue à parler une langue, puis veut en apprendre une autre et qui trouve cela difficile.

Sachez que s’habituer à parler une langue a un effet clair et fort sur la pensée, le comportement et les obligations religieuses.

Cela a aussi un effet, en faisant ressembler aux premières générations de cette Umma, les compagnons et les taabi'in.

Leur ressembler améliore la pensée, les obligations religieuses et le comportement.

De plus, la langue arabe elle-même fait partie de l'islam et sachez que l'arabe est un devoir obligatoire.

S’il est un devoir de comprendre le Quran et la Sunna, et ils ne peuvent pas être compris sans connaître l'arabe, alors les moyens nécessaires pour accomplir le devoir sont aussi obligatoires.

Il y a les choses qui sont obligatoires sur tous les individus (fard ' ayn) et d'autres qui sont obligatoires sur la communauté ou la Umma (fard kifaaya, c'est-à-dire, si certaines personnes les accomplissent le reste est soulagé de l'obligation).

C'est la signification du récit rapporté par Abou Bakr Ibn Abi Shayba qui a dit : ' Isa Ibn Younus nous a rapporté de Thawr de ' Umar Ibn Yazid que ' Umar a écrit à Abou Mousa Al-Ash'ari
رضي الله عنه et a dit :

"Apprenez la Sunna et apprenez l'arabe; apprenez que le Quran en arabe car il est arabe."

Selon un autre hadith rapporté de ' Umar
رضي الله عنه, qui a dit :

"Apprenez l'arabe car cela fait partie de votre religion et apprendre comment les biens du mort doivent être divisés (faraa'id) pour ceux-ci, fait partie de votre religion."

Cet ordre de ' Umar, d’apprendre l'arabe et la Shari'a combine les choses qui sont nécessaires, car la religion implique des paroles comprises et des actions.
 
Comprendre l'arabe est la manière de comprendre les paroles de l'islam et comprendre la Sunna est la manière de comprendre les actions de l'islam … 
 

Iqtida'us-Siraatil-Mustaqim (2/207) 

Article tiré du site troid.org

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اللغة العربية من الدين، ومعرفتها فرض واجب

(وأما اعتياد الخطاب بغير العربية التي هي شعار الإسلام، ولغة القرآن، حتى يصير ذلك عادة للمصر وأهله، ولأهل الدار، وللرجل مع صاحبه، ولأهل السوق أو للأمراء أو لأهل الديوان أو لأهل الفقه، فلا ريب أن هذا مكروه فإنه من التشبه بالأعاجم، وهو مكروه كما تقدم
ولهذا كان المسلمون المتقدمون لما سكنوا أرض الشام ومصر ولغة أهلهما رومية، وأرض العراق وخراسان ولغة أهلهما فارسية، وأهل المغرب ولغة أهلها بربرية، عودوا أهل هذه البلاد العربية حتى غلبت على أهل هذه الأمصار مسلمهم وكافرهم، وهكذا كانت خراسان قديما، ثم إنهم تساهلوا في أمر اللغة واعتادوا الخطاب بالفارسية، حتى غلبت عليهم وصارت العربية مهجورة عند كثير منهم، ولا ريب أن هذا مكروه
وإنما الطريق الحسن اعتياد الخطاب بالعربية، حتى يتلقنها الصغار في الدور والمكاتب، فيظهر شعار الإسلام وأهله، ويكون ذلك أسهل على أهل الإسلام في فقه معاني الكتاب والسنة وكلام السلف، بخلاف من اعتاد لغة ثم أراد أن ينتقل إلى أخرى فإنه يصعب عليه
واعلم أن اعتياد اللغة يؤثر في العقل والخلق والدين تأثيرا قويا بينا، ويؤثر أيضا في مشابهة صدر هذه الأمة من الصحابة والتابعين، ومشابهتهم تزيد العقل والدين والخلق
وأيضا فإن نفس اللغة العربية من الدين ومعرفتها فرض واجب، فإن فهم الكتاب والسنة فرض ولا يفهم إلا بفهم اللغة العربية، وما لا يتم الواجب إلا به، فهو واجب
ثم منها ما هو واجب على الأعيان ومنها ما هو واجب على الكفاية
وهذا معنى ما رواه أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا عيسى بن يونس عن ثور عن عمر بن يزيد قال كتب عمر إلى أبي موسى الأشعري رضي الله عنه

"أما بعد فتفقهوا في السنة وتفقهوا في العربية وأعربوا القرآن فإنه عربي"

وفي حديث آخر عن عمر رضي الله عنه أنه قال

"تعلموا العربية فإنها من دينكم وتعلموا الفرائض فإنها من دينكم"

وهذا الذي أمر به عمر رضي الله عنه من فقه العربية، وفقه الشريعة يجمع ما يحتاج إليه، لأن الدين فيه فقه أقوال وأعمال، ففقه العربية هو الطريق إلى فقه أقواله، وفقه السنة هو الطريق إلى فقه أعماله

 شيخ الاسلام بن تيمية

اقتضاء الصراط المستقيم 2/207

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Que peut-on dire sur Yusuf Al-Qardawi (يوسف القرضاوي) ?

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Que peut-on dire sur Yusuf Al-Qardawi (يوسف القرضاوي) ?

Question :

 
Que peut on dire sur Yusuf Al-Qaradhawi ?

Est-ce qu'il est innovateur ou pas ?

Et qu'elle votre opinion sur ceux qui disent qu'il est un ennemi d'Allâh [ou de la sunnah], et qu'il fait partie des enfants de Juif, d'où le surnom qui lui a été attribué "Al-Qaradhî" qui fait référence à Banu Quraidha (une tribu juive au temps du Prophète) ?
 
Réponse :
 
Yusuf Al-Qaradhawî, depuis que nous le connaissons et que nous entendons parler de lui, est un partisan (hizbi) et un innovateur [Mubtadi'].

Mais sur le fait de dire qu'il est un ennemi de la Sunnah, nous ne pouvons pas affirmer qu'il est un ennemi de la Sunnah, ni un enfant des Juifs.

Nous devons être justes, comme Allâh dit (traduction rapprochée) : 

"Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. " [Surat Al-Mâ'idah: 8].
 
Et Il dit (traduction rapprochée) : 

"Et quand vous dites quelque chose, soyez juste." [Surat Al-An'âm: 152] Et Il dit: " O vous qui Croyez! Observez strictement la justice et soyez des témoins comme Allâh l'ordonne, fût-ce contre vous-même, contre vos pères et mères ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allâh à priorité sur eux d'eux." [Surat Un-Nisâ v-135]
 
Et le Prophète (Sallallahu 'alayhi wa salâm) a commandé qu'Abu Dhar de dire la vérité même si elle est savère amère.
 
Par conséquent, je ne recommande pas que ses cassettes soient écoutées, ni que l'on assiste à ses conférences, ni que ses livres soient lu parce qu'il est fou.

Il a un livre dans lequel il rend permis les différents groupes (jamâ'at), bien que le Prophète (Sallallahu 'alayhi wa salâm) dit :
 

"La Main d'Allâh est avec la Jamâ'ah (Groupe) "


 et il n'a pas dit "avec les Jamâ'at (Groupes) ! "
 
Et le Prophète (Sallallahu 'alayhi wa salâmi) dit :

"Quiconque se sépare de l'obéissance (au Chef) se sépare de la Jamâ'ah (Groupe)... " et il n'a pas dit "des Jamâ'at (Groupes)! "
 
Et comme on retrouve dans les ahadîth d'Ibn 'Abbâs (radhiAllâhu 'anhu), le Prophète (Sallallahu 'alayhi wa salâm) a dit :

"Quiconque répugne une chose venant de son commandeur ( Emîr) doit patienter; car celui qui s'éloigne, fût-ce d'un empan; de la Jamâ'ah (communauté), mourra d'une mort (similaire à celle survenant durant) durant l'Ignorance." 
[A rapporté par Al-Bukhârî]

Tout comme il est rapporté dans le hadîth de Mu'awiyah, que le Prophète (Sallallahu 'alayhi wa salâm) a été interrogé au sujet de la secte sauvée, il a répondu :  "C'est la Jamâ'ah. "
 
Par conséquent, les Musulmans sont un Groupe, donc il n'est pas permis à Qaradhâwî de s'efforcer de rompre les rangs des Musulmans et de les diviser. Il ne fait que les affaiblir en les divisant.

Allâh dit (traduction rapprochée) : 

"Et cramponnez-vous tous ensemble à la corde d'Allah, et ne soyez pas divisés." [Surat Ali 'Imrân v-103]

Et Il dit (traduction rapprochée) : 

"Certes ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien. [Surat Al-Ana'âm v-159]
 
Et qu'est-ce qui est plus méprisable que ce qui a été rapporté de sa part dans un journal où il dit :

"Nous ne combattons pas les Juifs à cause de l'Islâm, mais nous les combattons parce qu'ils ont occupé nos terres !."
 
Je dis : Quelle mauvaise et terrible fatwa ! Et Allâh - Le Trés Haut - dit dans Son Noble Livre (traduction rapprochée)  : 

" Dis: Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que vous gagnez, le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous sont agréables, vous sont plus chers qu'Allâh, Son Messager et la lutte dans le sentier d'Allâh, alors attendez qu'Allâh fasse venir Son ordre. Et Allâh ne guide pas les Fâsiqoûn. " [Surah - Tawbah v-24]
 
Par conséquent , la religion prend la préséance sur la terre et le pays.
 

Tuhfat ul-Mujîb 'an As'ilat-il-Hâdir wal-Gharîb - pg. 89-91
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Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La quête de la nuit du destin et la manière de la célébrer

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La quête de la nuit du destin et la manière de la célébrer

Question 8 :

 
Quels sont les actes méritoires à accomplir pendant Laylat Al-Qadr (la nuit du Destin) ? 

Serait-ce par la prière ou bien par la récitation du Saint Coran, la lecture de la biographie du Prophète
صلى الله عليه وسلم l'écoute de sermons et de prêches et la célébration de cette nuit dans la mosquée ?

Réponse 8 :
 
-Premièrement : Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم s'évertuait au cours des dix derniers jours de Ramadân à accomplir des pratiques cultuelles plus qu'il ne le faisait au cours de n'importe quel autre moment de l'année, et ce par la prière, la récitation du Coran et la multiplication des invocations.

A cet égard, Al-Boukhârî et Mouslim rapportèrent, d'après `A'îcha رضي الله عنها ce hadith : 

"Dès l'arrivée de la dernière décade (du Ramadân), le Prophète passait les nuits en priant, éveillait ses femmes (pour rendre culte à Allâh, elles aussi), s'appliquait avec zèle aux pratiques cultuelles et s'abstenait de tout rapport charnel (avec ses femmes)". 

Ahmad et Mouslim rapportèrent également ce Hadith: : 

"Durant la dernière décade du Ramadan, le Prophète s'appliquait aux pratiques cultuelles plus qu'il ne le faisait au cours de n'importe quel autre moment de l'année".

-Deuxièmement : Le Prophète صلى الله عليه وسلم incita à accomplir la prière nocturne lors de la nuit d'Al-Qadr avec une foi sincère et en toute pureté d'intention.

A ce sujet, d'après 'Abou Horayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 

"Quiconque accomplit la prière nocturne pendant la nuit d’Al-Qadr, avec une foi sincère et en toute pureté d'intention, se verra pardonnés ses péchés antérieurs"
(Rapporté par les sept compilateurs de Hadith, à savoir: Al-Boukhârî, Mouslim, Ahmad, Abou Dâwoud, An-Nassâ'î, At-Tirmidhî, exception faite de Ibn Mâdja. 
C'est de ce hadith que l'on tire argument quant à légitimité de célébrer cette nuit s'appliquant à accomplir le Qiyâm (prière nocturne).

-Troisièmement : Parmi les meilleures invocations à faire lors de la nuit d'Al-Qadr, celle que le Prophète صلى الله عليه وسلم fit apprendre à `A'îcha رضي الله عنها.

A cet égard, At-Tirmidhî rapporta et jugea Sahîh (authentique), le hadith narré par `A'îcha رضي الله عنها où elle dit : 
 
"J'ai dit : "Ô Messager d'Allâh ! S'il m'arrivait de savoir quelle nuit est celle d'Al-Qadr, dis-moi ce que je devrais y dire".
Il lui dit : "Dis: Ô Allâh ! Tu es Pardonneur et Tu aimes le pardon. Aussi pardonne- moi !"" 

-Quatrièmement : Quant au fait d'indiquer une des nuits de Ramadân en particulier et considérer que telle est la nuit d'Al-Qadr, ceci doit se fonder sur un argument qui attribue exclusivement à cette nuit ce statut.

Cependant, les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadân sont estimées plus méritoires d'avoir parmi elles cette nuit glorieuse.

De même la vingt septième nuit est à plus forte raison plus méritoire que les autres nuits du mois de se voir attribuer ce statut éminent.

L'on tire argument à cet égard des Hadiths étayant ce qu'on vient de mentionner.

-Cinquièmement : Quant aux "Bid`as" (innovations religieuses), elles ne sont pas autorisées ni pendant le Ramadâan ni en aucun autre mois de l'année.

A cet égard, il fut authentiquement prouvé que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit :

"Quiconque introduit une innovation en matière de religion, verra son acte rejeté"

et dans une autre narration : 

"Quiconque accomplit un acte sans être conforme à la Sunna, son acte sera rejeté"

Ceci dit, les célébrations organisées lors de certaines nuits de Ramadân ne reposent sur aucun fondement et vont ainsi à l'encontre de la Sunna de Mohammad
صلى الله عليه وسلم ; Or, les pires des choses sont les innovations religieuses.

Qu’Allâh vous accorde la réussite; que l'éloge et le salut d'Allâh soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses Compagnons


La question 8 de la Fatwa numéro (2392)

(Numéro de la partie: 10, Numéro de la page: 414-415)

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 إحياء ليلة القدر

س8: كيف يكون إحياء ليلة القدر؛ أفي الصلاة أم بقراءة القرآن والسيرة النبوية والوعظ والإرشاد والاحتفال لذلك في المسجد؟
ج8

أولاً: كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يجتهد في العشر الأواخر من رمضان ما لا يجتهد في غيرها بالصلاة والقراءة والدعاء، فروى البخاري ومسلم عن عائشة رضي الله عنها أن النبي صلى الله عليه وسلم

 كان إذا دخل العشر الأواخر أحيا الليل وأيقظ أهله وشد المئزر

 ولأحمد ومسلم

 كان يجتهد في العشر الأواخر ما لا يجتهد في غيرها

ثانيًا: حث النبي صلى الله عليه وسلم على قيام ليلة القدر إيمانًا واحتسابًا، فعن أبي هريرة رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال

من قام ليلة القدر إيمانًا واحتسابًا غفر له ما تقدم من ذنبه

 رواه الجماعة إلا ابن ماجه ، وهذا الحديث يدل على مشروعية إحيائها بالقيام

ثالثًا: من أفضل الأدعية التي تقال في ليلة القدر ما علمه النبي صلى الله عليه وسلم عائشة رضي الله عنها، فروى الترمذي وصححه عن عائشة رضي الله عنها قالت: أخرجه أحمد 6 / 171، 182، 183، 208، 258، والترمذي 5 / 534 برقم (3513)، وابن ماجه 2 / 1265 برقم (3850)، والحاكم 1 / 530

قلت: يا رسول الله، أرأيت إن علمت أي ليلة ليلة القدر ما أقول فيها؟) قال: قولي: اللهم إنك عفو تحب العفو فاعف عني

رابعًا: أما تخصيص ليلة من رمضان بأنها ليلة القدر فهذا يحتاج إلى دليل يعينها دون غيرها، ولكن أوتار العشر الأواخر أحرى من غيرها والليلة السابعة والعشرون هي أحرى الليالي بليلة القدر؛ لما جاء في ذلك من الأحاديث الدالة على ما ذكرنا
خامسًا: وأما البدع فغير جائزة لا في رمضان ولا في غيره، فقد ثبت عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال

 من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد

  وفي رواية

 من عمل عملاً ليس عليه أمرنا فهو رد

فما يفعل في بعض ليالي رمضان من الاحتفالات لا نعلم له أصلا، وخير الهدي هدي محمد صلى الله عليه وسلم، وشر الأمور محدثاتها
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الثامن من الفتوى رقم - 2392

(الجزء رقم : 10، الصفحة رقم: 415-414)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le père n’est pas d’accord pour le mariage (audio)

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Le père n’est pas d’accord pour le mariage (audio)

 

Question à Cheikh Al-Albani:

 

Un père qui ne prie pas veut forcer sa fille, qui elle est pieuse (multazima), à épouser un homme qui lui aussi ne prie pas.

 

Cette fille a désobéi à son père, elle a quitté la maison et a épousé un homme pieux avec l’accord du dirigeant musulman (wali amr al-muslimin) de cette région.

 

Quel est le jugement sur ce mariage ?

 

Réponse :

 

Comment le dirigeant des musulmans a pu être un tuteur pour elle ?

 

Si le lieu est précisé, nous pouvons répondre.

 

Question :

 

C’était en Angleterre.

 

Réponse : 

 

Masha Allâh, un dirigeant des musulmans en Angleterre !

 

(Le Cheikh et ses élèves rient)…

 

Question : 

 

Il y a des émirs dans chaque région qui s’occupent des affaires des musulmans : Des instituts, des contrats de mariage…

 

Elle s’est mariée par l’intermédiaire de cet homme et a refusé le mariage que son père lui proposait avec un homme qui délaisse la prière.

 

Réponse :

 

Ce refus nous l’approuvons et l’obligeons, mais reste un autre problème, car elle s’est mariée sans l’accord de son tuteur, et le prophète صلى الله عليه وسلم dit : 

 

«Le gouverneur est un tuteur pour celui qui n’en a pas».

 

Nous regardons maintenant ces gouverneurs des musulmans que tu as décrits en Angleterre et qui se sont déclarés émirs.

 

Penses-tu que ce sont des savants ?

 

Question : 

 

Ce sont des étudiants en science, comme vous le savez, ici il n’y a pas de savants.

 

Réponse :

 

Dans ce cas, cette jeune fille doit exposer son problème à un savant en qui elle a confiance, que ce soit en Orient ou en Occident.

 

Elle lui dit : Mon père veut me marier à un homme mécréant, ou au moins pervers, alors qu’un homme pieux est venu demander ma main…

 

Que dois-je faire ?

 

Donc ce savant, qui est un dirigeant des musulmans d’après le Qur’an, peut lui permettre de se marier (sans l’accord de son père).

 

Je crains que ceux que tu m’as d’abord décrit de façon si importante (comme étant les dirigeants des musulmans), puis que tu as nommé émirs, soient des gens qui se sont déclarés eux-mêmes, et personne ne les a nommés.

 

Et cela amène beaucoup de méfaits, et je sais avec certitude qu’ils parlent sur des questions qui surviennent dans ces pays sans aucune science, car ils sont, comme tu l’as dit, des étudiants en science.

 

La plupart ont un bac ou peut être un doctorat dans un domaine, puis ils s’installent en Occident ou dans un pays mécréant, comme dirigeant des musulmans.

 

Bref cette question demande beaucoup de prudence et de piété, et de ne pas se presser, car si on résout un problème, on tombe dans un autre…

 

Son père lui ordonne d’épouser un mécréant ou un pervers, il ne lui est pas permis de lui obéir, mais dans le même temps elle ne peut se marier toute seule.

 

Elle doit ramener l’affaire devant un juge musulman, et ce juge la marie, et ceux-là (les émirs d’Angleterre ou d’ailleurs) ne sont pas des juges.

 

Question :

 

Cheikh, peut-elle vous écrire sa question afin que vous lui répondiez par écrit ?

 

Réponse :

 

Non, je ne suis pas de ceux qui jugent parmi les gens, je peux donner une fatwa, mais je ne peux pas juger. 

 

Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La supériorité des dix dernières nuits de ramadan et des dix premiers jours de dhul-hijja

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La supériorité des dix dernières nuits de ramadan et des dix premiers jours de dhul-hijja
Question : 
 
Quant (au dix) (premiers (jours et nuits) de Dhul-Hijja et les dix (derniers) (jours et nuits) de Ramadan, lesquels des deux sont supérieurs ?
 
Réponse : 
 
  • Les dix premiers jours de Dhul-Hijja sont supérieurs aux dix derniers jours de Ramadan 
  • Les dix dernières nuits de Ramadan sont supérieures aux dix premières nuits de Dhul-Hijja

Quant aux dix (dernières) nuits de Ramadan, elles sont des nuits d'activité (d'adoration), que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait éveillé (dans l'adoration).

Et dans ces dix est  Laylatul-Qadr (la nuit du destin) qui est meilleure que mille mois.

Ainsi quiconque répond par autre que cette explication, il n'est pas possible qu’il ait argumenté avec une preuve correcte.
 

Fatawa Ramadhan - volume 2, p.763, Fatwa n°776;
Majmu' Fatawa Shaykh Al-Islam Ibn Taymiya - volume 25, p.287

Publié par salafs.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Celui qui ne jeûne pas devient-il mécréant (kafir) ?

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Celui qui ne jeûne pas devient-il mécréant (kafir) ?

Question :

 
Celui qui ne jeûne pas, bien qu'il ne soit pas malade, devient-il kafir, malgré l’accomplissement de ses prières (obligatoires) ?
 

Réponse :

 
Celui qui ne jeûne pas parce qu'il rejette l'obligation est un kafir par consensus.

Quant à celui qui ne jeûne pas parce qu'il est paresseux et négligeant, alors il ne devient kafir, cependant il est en grand danger en raison de son abandon d’un pilier des piliers de l’islam sur lequel l’obligation a été reconnue.
 
Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
 

Fatawa Ramadhan - volume 2, p.748, Fatwa n°759;

Fatawa Al-Lajna Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n°6060

Publié par salafs.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Quelles sont les différentes catégories / rangs dans le jeûne ?

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Quelles sont les différentes catégories / rangs dans le jeûne ?

Question :

 
J'ai entendu dire il y avait des catégories/rangs (différents) dans le jeûne, quelle est la vérité de cette parole ?
 
Et y a-t-il une récompense spécifique pour chacun ?

Réponse :

Par catégories / rangs, si vous voulez dire obligatoire (fard) et surérogatoire (nafl), alors c'est correct.

L'obligatoire est meilleur que le surérogatoire.

Quant au degré d'excellence et la récompense, alors la récompense est auprès d’Allah.

En ce qui concerne les jeûneurs, alors il y a une grande différence selon ce que la personne fait pendant le jeûne, en ce qui concerne l’attachement aux bonnes manières islamiques, au comportement et au manque de ceci.

Aussi, selon ce qu'il a dans son cœur en termes de sincérité ( ikhlas).


Fatawa Ramadhan - volume 2, p.744, Fatwa n°755;
Fatawa Shaykh Muhammad Salih Al-Uthaymin - volume 1, p.562

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

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Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

On entend de nombreux musulmans s'interroger sur le sort de mécréants qui leur apparaissent d'une grande bonté au vu des actions humanitaires qu'ils mènent aux quatre coins de la planète. 

 
Certains s'interrogent sur leur sort, et d'autres sont convaincus qu'ils sont meilleurs que de nombreux musulmans et qu'Allah leur fera miséricorde. 
 
Ceci, alors qu'ils commettent le plus grand crime qui soit : la mécréance et le polythéisme, et Allah dit (traduction rapprochée) :


« Allah ne pardonne pas qu'on lui donne d'associé, et Il pardonne en deçà à qui Il veut. » (An-Nisâ' : 48)
 

Tous les jours, ils donnent des associés à Allah ou rejettent son existence, alors comment pourraient-ils être meilleurs que les musulmans monothéistes qui se soumettent du mieux qu'ils peuvent à leur Seigneur, quelle que soit l'étendue de leurs péchés.
 
Là encore, celui qui revient vers les deux sources que sont le Coran et la Sunna, avec la compréhension des pieux prédécesseurs, trouvera la réponse à cette question et verra une fois encore la justice parfaite d'Allah.
 
‘Â’ishah rapporte :

« J’ai demandé au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)
 
L’imam An-Nawawî dit en commentaire :

« Le sens de ce hadith est que le fait qu’il maintenait les liens de parenté, nourrissait les pauvres et possédait un bon comportement ne lui profitera en rien dans l’au-delà car il était mécréant, et c’est là le sens de la parole du Prophète (sallalalhou 'alaihi wa sallam) :
« Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

C'est-à-dire qu’il ne croyait pas en la Résurrection, et celui qui n’y croit pas est mécréant et aucune œuvre ne lui profitera.

Al-Qâdî ‘Iyad a dit :

« Les savants sont unanimes pour dire que les [bonnes] œuvres des mécréants ne leur serviront en rien, ils n’en obtiendront aucun délice et aucune diminution de châtiment, mais certains auront un châtiment plus douloureux en fonction de leurs crimes. »
 
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Shaykh Al-‘Uthaymin dit :


« Puisse Allah nous en préserver. Les œuvres du mécréant ne lui sont d’aucune utilité car elles ne sont pas acceptées en raison de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Ce qui empêche leurs aumônes d’être acceptées, c’est qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière qu’avec paresse, et qu’ils ne dépensent (en aumône) qu’à contrecoeur » (At-Tawbah : 54)

et Sa Parole 
(traduction rapprochée) :

« Nous avons considéré leurs œuvres et Nous les avons réduites en poussière éparpillée. » (Al-Furqân : 23)

Cet homme, Ibn Jud’ân, maintenait les liens de parenté avant la venue de l’islam, et nul doute que cela est une bonne action et parmi les meilleures œuvres. Il nourrissait également le pauvre et c’est là aussi une bonne action.

Mais tout cela ne lui profitera en rien car le Prophète a dit :

« il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

S’il l’avait dit, il aurait cru au Jour Dernier, il aurait demandé pardon à Allah, et ses œuvres lui auraient été profitables.

Ce hadith est aussi une preuve qu’il n’y a pas de mal à louer le mécréant mort en disant ce qui est vrai.

Et cela ne s’oppose pas à l’interdiction du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) d’insulter les morts, lorsqu’il dit :

« N’insultez pas les morts car ils ont trouvé ce qu’ils ont avancé pour eux. »

car ce qui est visé ici n’est pas l’insulte mais uniquement d’exposer la règle, et les œuvres ne valent que par leurs intentions.

Mais si quelqu’un insulte un mécréant mort, cela n’a aucun intérêt, donc il faut faire la différence entre celui qui veut exposer une règle religieuse et celui qui vise seulement l’insulte.

Ce hadith est également la preuve du grand mérite de cette invocation :

« Ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

ou encore

« Ô Seigneur ! Protège-moi de Ton châtiment au Jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. » »

 
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Les propos des savants sont donc clairs quant au fait que les bonnes actions des mécréants ne leur seront d’aucune utilité dans l’au-delà et qu’il est faux de penser qu’Allah leur fera miséricorde, car le crime qu’il commette : la mécréance ou le polythéisme est plus grave que tout autre péché.

Les œuvres du mécréant sont donc vaines pour l’au-delà, mais Allah est à la fois Juste et Miséricordieux, si bien qu’Il donne à chacun ce qu’il mérite et qu’Il laisse grande ouverte la porte du repentir.

Et c’est que l’on peut trouver dans les commentaires de shaykh Al-Albâni sur les hadiths suivants :

« 247 – « Si le serviteur embrasse l'islam et meurt croyant, Allah lui écrit dans ses bonnes actions tout ce qu'il a fait auparavant et lui efface toutes les mauvaise actions qu'il a fait auparavant.
Ensuite, les bonnes actions sont multipliées de 10 à 700 fois, alors que la mauvaise action n'est écrite qu'une fois, à moins qu'Allah ne la pardonne.
 »
(Al-Bukhârî et d'autres)

Al-Hâfizh Ibn Hajar dit en commentaire de ce hadith :

« An-Nawawî a dit : « L'avis authentique des savants vérificateurs – dont certains on rapporté l'unanimité sur ce sujet- est que si le mécréant accomplit de bonnes œuvres comme l'aumône ou le maintien des liens de parenté, puis embrasse l'islam et meurt sur l'islam, il obtiendra la récompense de ces actes…» (…)

On peut considérer que l'acceptation des œuvres dépend de l'islam, s'il se convertit ses œuvres sont acceptées, sinon non.

C'est un avis très fort rapporté par An-Nawawî de Ibrâhîm Al-Harbî, Ibn Battâl, et d'autres encore parmi les Anciens, ainsi que Al-Qurtubî, et Ibn Al-Munîr parmi les savants plus contemporains. Ibn Al-Munîr a dit : « Ce qui est faux et contraire aux règles est de dire que cette récompense lui est attribuée alors même qu'il est mécréant.

Mais rien ne s'oppose à ce qu'Allah ajoute aux bonnes actions pratiquées pendant son islam, les actes qu'il considérait bon avant cela, de la même manière qu'Il peut lui accorder la récompense d'une œuvre qu'il n'a pas accomplit comme c'est le cas de la personne malade (ou empêchée) à qui Allah écrit la récompense des bonnes actions qu'elle pratiquait régulièrement en bonne santé.

Si l'on peut accepter qu'Allah lui écrive la récompense d'un acte qu'il n'a jamais accompli, on peut accepter qu'Il lui écrive la récompense d'un acte accompli (avant l'islam) et cela n'est pas en contradiction avec les règles.

D'autres ont donné pour argument qu'Allah accorde une double récompense aux Gens du Livre s'ils embrassent l'islam, comme cela apparaît clairement dans le Coran et la Sunna, alors que s'ils étaient morts sans embrasser l'islam, leurs œuvres pieuses ne leur auraient été d'aucune utilité, au contraire elles auraient été réduites en poussière.

C'est une preuve que ces premières œuvres (avant l'islam) sont ajoutées aux secondes (après l'islam), comme l'a dit le prophète lorsqu'il a été interrogé aux sujet des bonnes actions de Ibn Jud'ân :

« Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution.
 »

Cela montre que s'il l'avait dit après qu'il eut embrassé l'islam, ses bonnes actions accomplies dans la mécréance lui auraient profité. »

Je dis :

C'est là l'avis authentique duquel il n'est pas permis de s'écarter en raison des très nombreux hadiths rapportés à ce sujet.

C'est pour quoi As-Sindî a dit dans son commentaire des Sunan An-Nasâ'î :

« Ce hadith montre que les bonnes actions du mécréant son suspendues.

S'il accepte l'islam, elles sont acceptées, sinon elles sont rejetées.

Ainsi la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :

« Et quant à ceux qui ont mécru, malheur à eux, Il rendra leurs oeuvres vaines » (Muhammad : 8) 

désigne ceux qui meurt sur la mécréance et il n'y a aucune preuve permettant de les comprendre autrement. Et le bienfait d'Allah est plus grand encore, donc il n'y a rien d'étonnant en cela. »

Il y a d'autres versets portant le même sens que celui cité par As-Sindî, comme 
(traduction rapprochée) :

« Il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine, et tu seras très certainement du nombre des perdants. » (Az-Zumar : 65)

Tous doivent être compris comme désignant celui qui meurt mécréant.

Parmi les preuves de cela, la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :
 
« Et ceux d’entre vous qui renient leur religion et meurent mécréants, leurs bonnes actions sont réduits à néant dans la vie d’ici-bas et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement. »

Une question de Fiqh découle de ce sujet et qui est : si un musulman accomplit le pèlerinage puis apostasie puis revient à l'islam, son pèlerinage n'est pas annulé, et il n'a pas à le renouveler.

C'est l'avis de As-Shâfi'î, un des deux avis de Al-Layth Ibn Sa'd, et aussi d'Ibn Hazm (…)

Nous avons également rapporté ce hadith d'après 'Urwah ibn Az-Zubayr qui rapporte que Hakîm Ibn Hizâm lui a dit :

« J'ai demandé au messager d'Allah : ô messager d'Allah !

Qu'en est-il des œuvres que j'accomplissais avant l'islam comme l'aumône, l'affranchissement d'esclaves et le maintien des liens de parenté, aurais-je une récompense pour cela ?

Il répondit : 

« Tu es entré en islam avec le bien que tu as accompli auparavant. »
(Al-Bukhârî, Muslim et d'autres)

(…)

Si cela apparaît clairement, il n'y a aucun contradiction avec cette autre hadith : 

« Le mécréant est récompensé en cette vie pour les bonnes actions qu'il aura accomplies. »

Il s'agit là du mécréant dont Allah a écrit qu'il mourrait mécréant, la preuve en est la suite de sa parole : « jusqu'à arriver dans l'au-delà où il ne trouvera aucune bonne action pour laquelle il pourrait être récompensé. »

Quant à celui dont Allah a écrit qu'il mourrait croyant, il sera récompensé dans l'au-delà pour les bonnes actions qu'il accomplissait pendant sa période mécréance comme cela est montré dans les hadiths précédents. De même que le hadith rapporté par ‘Â’ishah :

« J’ai demandé au Prophète : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)

Ce hadith est la preuve claire que le mécréant qui se convertit tire profit des bonnes œuvres qu’il accomplissait avant l’islam, au contraire de celui qui meurt sur la mécréance dont les œuvres ne lui seront d’aucune utilité puisqu’elles seront annulées par sa mécréance, comme cela a été montré dans le hadith précédent.

C'est également une preuve que les gens morts avant l'avènement de la prophétie de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) ne sont pas des gens excusés pour leur ignorance (Ahl Al-Fatrah) auxquels aucun message prophétique n'est parvenu.

Car s'il en était ainsi, Ibn Jud'ân ne mériterait pas d'être châtié et ses bonnes actions n'auraient pas été annulées.

Et il y a à ce sujet de nombreux hadiths.

Source : 'Awn Al-Wadûd Li taysîr mâ fî Silsilah As-Sahîhah min Al-Fawâ'îd
traduit par salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Si on meurt pendant Ramadan, entre-t-on au paradis sans questionnement ?

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Si on meurt pendant Ramadan, entre-t-on au paradis sans questionnement ?
Question : 
 
Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 

«Quand Ramadan arrive les portes du Paradis sont grandes ouvertes et les portes de Feu de l'enfer fermées.» 

Cela signifie-t-il que celui qui meurt pendant Ramadan entre au Paradis sans questionnement ?
 
Réponse : 
 
La situation n'est pas ainsi.

Plutôt, cela signifie que les portes du Paradis sont grandes ouvertes comme une inspiration aux musulmans pour leur rendre facile leur entrée (au Paradis).

Et les portes du Feu de l'enfer sont fermées pour éloigner les croyants des péchés de façon à ce qu’ils n'entrent pas (par) ces portes.

Et cela ne signifie pas que celui qui meurt pendant Ramadan entre au Paradis sans interrogation, plutôt ceux qui entreront au Paradis sans interrogation sont ceux que le messager (salallahu ‘alayhi wa salam) a décrit dans sa parole : 

«Ce sont ceux qui ne demandent pas qu’on leur fasse de Ruqyah, ni de cautérisation, qui ne consultent pas les augures, et qui placent toute leur confiance en leur Seigneur.»
 
Fatawa Ramadhan - volume 2, p.744, Fatwa n°754;
Fatawa Shaykh Muhammad Salih Al-Uthaymin - volume 1, p.561
 Publié par salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Que dire d'une femme qui refuse une co-épouse par jalousie ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Que dire d'une femme qui refuse une co-épouse par jalousie ?

Question : 

 
Comment juger la réprobation de la polygamie par la femme en raison de la jalousie qui est naturelle chez elle.

Nous avons lu des récits relatant des aspects de la jalousie d'Aïcha par rapport au Messager d'Allah . 

Que dire alors de nous ? 
 
J'ai lu encore dans certains livres que la réprobation d'une disposition de la Charia est considérée comme une impiété ? 
 
Réponse : 
 
La jalousie de la femme envers son mari est naturelle.

On ne peut pas dire à une femme : ne soyez pas jalouse à l'égard de votre mari.

La réprobation d'une chose, fût-elle légale, ne nuit son auteur s'il n'en réprouve pas la légalité. 
 
A ce propos le Très Haut dit : 
 
-traduction relatvie et approchée- 
 
« Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C' est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate 2 verset 216) 
 
La femme jalouse ne réprouve pas qu'Allah ait autorisé son mari à avoir plus d'une femme, mais elle réprouve la venue d'une autre épouse !

Or il y a une différence claire entre les deux attitudes. 
 
C'est pourquoi je demande au frère, auteur de la question, et aux autres de réfléchir profondément et de ne pas se précipiter et de déceler les différences subtiles qui se répercutent clairement sur les dispositions. 


Extrait des Fatawa pour la Revue ad-Dawa

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Quand survient la nuit d’al-qadr (ﻠﻴﻠﺔ ﺍﻠﻗﺪﺮ) ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quand survient la nuit d’al-qadr (ﻠﻴﻠﺔ ﺍﻠﻗﺪﺮ) ?

La Nuit d'Al-Qadr apparaît dans les dix dernières nuits de Ramadan pendant une nuit impaire (c'est-à-dire 21e, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème).

 
Cependant les savants diffèrent quant à savoir si elle est fixée à une de ces nuits impaires chaque année ou si elle change chaque année à une nuit impaire différente.
 
Ci-dessous sont les avis de deux de nos grands savants, Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin et Muhammad Nasir-ud-Din Al-Albani (qu’Allah leur fasse miséricorde).                                      
La Nuit d'Al-Qadr a une date Fixée

 

La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d'Al-Qadr, selon la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam): 
 
"quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d'Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés." [1]
 
Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l'avis le plus fort.
 
Une majorité de ahadith montrent cela, y compris le hadith d'Ibn Zurr Hubaysh qui a dit :
 
"j'ai entendu Ubay ibn Ka'b dire quand on lui a rapporté que ' Abdullah Ibn Mas'ud a dit :

" quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l'année trouvera la Nuit d'Al-Qadr. "
 
Il (Ubay ibn Ka'b) dit :
 
"Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit).
Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d'adoration, c'est en effet pendant Ramadan.
Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne.
Elle est la vingt-septième nuit.
Son signe est que le soleil monte à son après le matin brillant sans rayons."
Dans une version, elle est élevée à la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam). [2]
 
[L’imam Al-Albani dans son livre Qiyamu Ramadan (page. 18-19)]

La Nuit D'Al-Qadr doit être cherchée

 
La Nuit d'Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) : 
 
"cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan." 
[Al-Bukhari et Muslim]
 
Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète (prières et bénédictions d’Allah sur lui): 
 
"cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan." 
[Al-Bukhari]
 
Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d'Ibn ' Umar que :
 
" Quelques hommes des compagnons du messager d'Allah ont vu la Nuit  d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "je vois que tous vos rêves s’accordent qu'elle (la Nuit d'Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits.
Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits." 
[Al-Bukhari et Muslim]
 
Et c'est aussi basé sur le hadith de Muslim d'Ibn ' Umar que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 
 
"cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. "
 
Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka'b qui a dit :
 
" par Allah, je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C'est la vingt-septième nuit"
[Muslim]
 
La Nuit d'Al-Qadr n'est pas fixée à une nuit précise toutes les années.
 
Plutôt elle change constamment.
 
Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d'Allah et Sa sagesse.

Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète ( salallahu ‘alayhi wa salam) :

"cherchez-la (c'est-à-dire la Nuit d'Al-Qadr) quand lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c'est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème)."
 
Al-Hafidh Ibn Hajr a dit dans Fath-ul-Bari :
"l'avis le plus le plus fort est qu'elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu'elle change constamment."
 
Allah a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu'ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant.

Donc ils ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah et Sa récompense.

Et Il l'a aussi caché d'eux pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents.

Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.
 
Et peut-être qu’Allah révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a vu le signe qu'il serait prosterné dans la boue le matin suivant.

Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant) ( Fajr) dans la boue.
 

[L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin dans son livre Majalis Shahr Ramadan (pg. 106-107)]

      
[1] Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d'autres d’après la narration d'Abu Huraira et par Ahmad (5/318) d’après la narration de ' Ubadah Ibn As-Samat. Le complément entre [...] lui appartient et à Muslim d'après Abu Huraira.
[2] Rapporté par Muslim et d'autres et il référencé dans Sahih Abi Dawud (1247)
 

Article tiré du site Al-Manhaj. Com

Publié par salafs.com
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le divorce de la femme enceinte

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Le divorce de la femme enceinte
Notre éminent SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh) a dit - concernant le jugement du divorce de la femme enceinte - qu’il n’y a pas de mal à cela.
 
Certes, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ‘Abdullâh Ibn ‘Oumar, lorsqu’il a divorcé de sa femme en état de menstrues : 
 
« Reprend-là et reste avec elle jusqu’à ce qu’elle soit pure, puis qu’elle ait ses menstrues et se purifie de nouveau, ensuite divorce-là si tu le souhaites avant de la toucher, qu’elle soit en état de pureté ou enceinte. » [1] [2]
 
Sur ce hadîth, l’imâm an-Nawawî (rahimahullâh) a dit dans le cadre de son commentaire : 

« Ce hadîth indique que le divorce de la femme enceinte est permis si la grossesse est clairement apparente – ce qui est l’avis de l’école Chafiite. Ibn Moundhir dit que cela est la position de beaucoup de savants dont Ibn Tâws, al-Hassan, Ibn Sîrîn, ar-Rabî’ah, Hamâd Ibn Abî Souleimân, Mâlik, Ahmad, Ishâq, Abû Thawr et Abû ‘Oubeidah. Ibn Moundhir dit :
« C’est l’opinion que j’adopte ainsi que certains Malékites. Et certains d’entre eux (parmi les Malékites) disent que cela est interdit. »
Ibn Moudhir juge dans une autre variante, d’après al-Hassan, que le divorce de la femme enceinte est blâmable. » [3]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima sont aussi d’avis que cela est permis lorsqu’une nécessité s’en fait sentir.  [4]
 
En conclusion, SHeikh Ibn BâZ dit : 

« C’est une idée qui est fausse auprès de certaines personnes du commun que de penser que le divorce de la femme enceinte ne prend pas effet.
Je ne sais pas d’où vient cette idée, car elle n’a aucun fondement dans les paroles des savants.
Au contraire, l’ensemble des gens de science sont d’avis que le divorce de la femme enceinte prend effet.
Et sur cela, il y a consensus des savants et pas de divergence.
Le divorce de la femme enceinte est un divorce légiféré et non une innovation.
Ainsi, le divorce de la femme prend bien effet. » [5]

 

[1] Rapporté par Muslim
[2] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Ibn BâZ, p.738-739
[3] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 5/306
[4] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 20/64
[5] Kitâb « Noûr ’ala ad-Darb » du SHeikh Ibn BâZ, 3/1691

 

copié de manhajulhaqq.com

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Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

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Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

Traduction partielle de la fameuse cassette de Cheikh Al-Albânî, qu’Allah lui fasse miséricorde :

 

من هو الكافر ومن هو المبتدع

"Man hua al kâfir wa man hua al mubtadi’"

(Qui est à considérer comme mécréant et qui comme innovateur).

copié de sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Quelle mosquée est sur la vérité pour la prière de tarawih ?

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Quelle mosquée est sur la vérité pour la prière de tarawih ?
Trentième question : 
 
Nous avons beaucoup de mosquées.

Certaines prient 13 rak’at, d’autres 20 rak’at.

Certaines allongent la prière, d’autres la raccourcissent. Donc, quelle mosquée est sur la vérité sur laquelle était le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui ainsi que sur sa famille- ? 
 

Réponse :

 

Si vous pouvez prier dans une mosquée dans le milieu de la nuit ou dans le dernier tiers de la nuit, en y priant 11 ou 13 rak’at, comme cela est rapporté dans le hadith de ’Aïcha -qu’Allah l’agrée- : 

« Le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- n’a jamais fait plus de 11 rak’at pendant ou en dehors de Ramadan. » 


Et il a aussi été rapporté : « 13 rak’at. » 
 

Et je conseille de retarder la prière de tarawih dans le milieu de la nuit ou dans le dernier tiers de la nuit.

Car, certes, le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : 
 
« Celui qui a peur de dormir dans la moitié de la nuit, qu’il accomplisse le witr au début de la nuit. Et celui qui souhaite se lever dans le milieu de la nuit, alors, qu’il accomplisse le witr dans la fin de la nuit. Car, certes, des témoins assistent à la prière dans la fin de la nuit. » 
(Rapporté par Mouslim)

[NDT : concernant cette partie du hadith :  « des témoins assistent », An-Nawawi  a dit dans son explication du sahih Mouslim : « Et cela est meilleur car les anges de la miséricorde y assistent. »
 
Et quand ’Omar sortit et trouva Abou Ibn Ka’b en train de diriger les gens en prière (pour la prière de Tarawih), il dit : 

« Quelle belle innovation ! Mais celle [la prière] pendant laquelle ils sont endormis est meilleure que celle qu’ils prient [maintenant] (NDT : c'est à dire : Il voulait dire la prière de la fin de la nuit [est meilleure], alors que les gens veillaient à son début. comme le dit le rapporteur du hadith). » 

 

Donc, s’il peuvent aller à la mosquée dans laquelle est accomplit la sounnah, et qui veille le dernier tiers de la nuit ou après, et qui prie 11 rak’at, et qui la rallonge autant qu’ils le peuvent, car la prière de la nuit est une prière surérogatoire, elle n’est pas obligatoire.

Le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : 

«Certes, quand je rentre dans la prière, j’ai envie de la rallonger, mais je la raccourcie quand j’entend un enfant pleuré par compassion envers sa mère.» 


Et le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit à Mou’adh : 
 

«Souhaite tu être responsable d’un désordre (fitna) Ô Mou’adh ?!» A cause de sa prolongation dans la prière.» 

 Et il a aussi dit : 

«Si une personne prie seule, qu’elle rallonge autant qu’elle veuille.
Mais, s’il prie avec des gens, qu’il allège (la prière), car il y a parmi eux les faibles, les malades et ceux qui ont des choses à faire.» 

 

Cela (le fait de ne pas prolonger dans la prière) concerne les prières obligatoires.

Quant aux prières surérogatoires, elles ne sont pas obligatoires.

La personne y prie ce qui lui est possible.

Et il à le choix entre se reposer jusqu’aux prochaines rakat ou rentrer chez elle.

Et s’il peut prier chez lui, cela est meilleur, car le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit, après avoir prié avec les gens deux ou trois nuits de Ramadan : 

« La meilleur prière pour l’homme est celle accomplie chez lui, sauf les prières obligatoires. » 

 

Même si certains disent :

« Elle (Tarawih) est devenue une sounnah fortement recommandée pour se différencier des chiites, car ils voient que la prière du Tarawih est une innovation. » 
 
Alors, nous ne sommes pas d’accord avec les chiites, mais nous voulons être en conformité avec le hadith du prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui ainsi que sur sa famille-. 

 

Et si la personne craint de dormir ou qu’il soit occupée chez lui par ses enfants ou autre, alors, nous lui conseillons de sortir à la mosquée (avant d’aller dormir). 
 
   جواب : إن استطعتم أن تصلوا في مسجد وتقوموا بعد نصف الليل أو الثلث الأخير وتصلوا إحدى عشرة ركعة أو ثلاثة عشر ركعة كما في حديث عائشة : ما زاد النبي صلى الله عليه وعلى وآله وسلم في رمضان ولا في غير رمضان على إحدى عشرة ركعة
   وجاء أيضاً فيه : ثلاثة عشر ركعة
   وأنا أنصح بتأخير صلاة التراويح إلى نصف الليل أو ثلث الليل الأخير فإن النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم يقول : (( من خشي أن ينام في آخر الليل فليوتر أوله ، ومن طمع أن يقوم في آخر الليل فليوتر آخره ، فإن صلاة آخر الليل مشهودة )) رواه مسلم
   ولما خرج عمر ووجد أبي بن كعب يصلي بهم قال : نعمت البدعة والتي ينامون عنها خير
   فإذا كانوا يستطيعون الذهاب إلى مسجد تقام فيه السنة ويقومون نصف الليل أو بعده ويصلون على الناس إحدى عشرة ركعة ويطيلون ما استطاعوا ، لأن صلاة الليل نافلة ليست بفريضة ، فالنبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم يقول : (( إني لأدخل في الصلاة فأريد أن أطيل فأتجوز فيها ، لما أسمع من صياح الصبي شفقة على أمه ))
   والنبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم يقول لمعاذ : (( أفتان أنت يا معاذ )) . أي بسبب إطالته في الصلاة ، ويقول أيضاً : (( إذا صلى أحدكم لنفسه فليطول ما شاء ، وإذا صلى بالناس فليخفف ، فإن فيهم الضعيف والمريض وذا الحاجة ))
   فهذا في صلاة الفريضة أما في صلاة النافلة فليست بفرض بل يصلي الشخص ما استطاع وله أن يستريح إلى ركعات بعدها ، أو يذهب إلى بيته ، وإن استطاع أن يصلي في بيته فهو أفضل ، لأن النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم يقول عند أن صلى بالناس ليلتين أو ثلاث في رمضان : (( أفضل صلاة المرء في بيته إلا المكتوبة ))
   وإن كان بعضهم يقول : قد أصبحت سنة مؤكدة من أجل مخالفة الشيعة ، فإنهم يرون أن صلاة التراويح بدعة ، فنحن لا نوافق الشيعة ، بل أردنا أن نوافق حديث رسول الله صلى الله عليه وعلى آله وسلم
   وإذا خشي أحد أن ينام أو أن يشغل في بيته من قبل أولاده أو غيرهم فننصحه بالخروج إلى المسجد
Trente-et-unième question : 

Et si je prie dans une mosquée où l’imam prie 20 rak’at.

Est-ce que je prie avec lui les 20 rak’at conformément au suivi de l’imam ?

Ou bien je prie avec lui 8 rak’at et je fais al witr seul puis je sors ? 
 
Réponse :

Je te conseille de prier 8 rak’at et de prier al-witr seul.

Suit la sounnah !

Car, certes, le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit ; 

« Priez comme vous m’avez vu prier. » 
 
جواب : أنصحك أن تصلي ثماني ركعات وتصلي الوتر منفرداً ، فاتباع السنة أولى فإن النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم يقول
(( صلوا كما رأيتموني أصلي ))

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Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Le nombre de rak`ah (unités de prière) accomplies dans lors de la prière de tarâwih

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Le nombre de rak`ah (unités de prière) accomplies dans lors de la prière de tarâwih
Concernant le nombre de rak`ah (unités de prière) accomplies dans lors de cette prière, rien de clair n'est rapporté du Prophète , les musulmans sont donc libres de choisir.

Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah [rahimahullah] a dit : 
 
"Un musulman peut accomplir vingt rak`ah (lors de la prière de tarawih) selon les avis connus des écoles Hanbalî et Shafi`î, trente-six rak`ah en accord avec l'école Mâlikî, onze rak`ah ou encore treize.
Ainsi, tout cela est correct et un musulman peut en accomplir plus ou moins, selon la durée (courte ou longue) de sa station debout à réciter le Qur'ân." [1]
 
Quand `Umar (radyallahu `anhu) a réuni les musulmans pour accomplir la prière de Tarâwihen assemblée derrière Ubayy ibn Ka`b (radyallahu `anhu), celui-ci accomplit vingt rak`ah.

Certains compagnons avaient pour habitude d'effectuer plus de rak`ah et d'autres moins.

Il n'y a donc pas de texte clair remontant au Prophète déterminant un certain nombre de rak`ah à accomplir pour la prière de Tarâwih.

De nombreux imâms de mosquées font la prière de Tarâwih sans prêter attention ou ressentir de tranquilité en s'inclinant ou se prosternant.

Ressentir la tranquilité est part intégrante de la prière et un musulman doit prêter attention alors qu'il se dresse devant Allah, exalté soit-Il, et tirer leçon des Paroles d'Allah (i.e. le Qur'ân) alors qu'elles sont récitées.

Bien sûr, il est impossible pour un musulman d'accomplir cela en priant avec une hâte détestable.

Il est plus approprié d'accomplir dixrak`ah en état de tranquilité et de réciter le Noble Qur'ân pendant longtemps que d'effectuer vingt rak`ah avec une hâte détestable.

Cela parce que l'essence de la prière est d'orienter son coeur vers Allah .

En vérité, quelques rak`ah (avec tranquilité et réflexion) peuvent l'emporter sur de nombreuses.

Aussi, il est meilleur de réciter le Qur'ân à une allure mesurée qu'avec hâte.

Il est permis de réciter rapidement le Qur'ân, tant qu'aucune lettre n'est négligée, puisqu'il est interdit de négliger une lettre juste pour pouvoir réciter rapidement.

Toutefois, il est bon pour un imâm (d'une prière en assemblée) de réciter le Qur'ân d'une façon qui profite à ceux qui prient derrière lui.

Allah ne loue pas ceux qui récitent le Qur'ân sans en comprendre la signification, comme Allah, exalté soit-Il, a révélé (traduction rapprochée) :
 
Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures. (Al-Baqarah:78)

Le verset fait allusion à ceux qui récitent (le Livre) sans comprendre sa signification.

Allah a révélé le Qur'ân pour que les musulmans comprennent sa signification et exécutent ses règles, et pas seulement pour le réciter.

Certains imâms de mosquées n'effectuent pas la prière de Tarâwih comme ils le devraient, car ils récitent si hâtivement qu'ils troublent la bonne récitation du Qur'ân.

De plus, ils ne ressentent pas de tranquilité alors qu'ils se tiennent debout, s'inclinent ou se prosternent, alors que la tranquilité fait partie intégrante de la prière.

En outre, il se peut qu'ils n'accomplissent que quelques  rak`ah.

C'est-à-dire que ces imâms combinent de nombreux actes détestables qui sont : n'accomplir que quelques rak`ah, raccourcir le temps de prière et réciter le Qur'ân d'une mauvaise façon.

Ainsi, ils font leurs actes d'adoration imprudemment [2].

Ils doivent craindre Allah, établir correctement leur prière et ne pas se priver et ceux (qui prient) derrière eux d'accomplir la prière de Tarâwih de la manière légiférée [3].

Nous invoquons Allah pour qu'il guide tous les musulmans vers le succès.

[1] Voir : Al-Akhbâr al-`Ilmiyyah min al-Ikhtiyarât al-Fiqhiyyah par shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah.
[2] Certains imâms de mosquées élèvent leurs voix à l'aide de haut-parleurs et, de ce fait, troublent ceux qui prient dans d'autres mosquées ; ce qui ne peut être permis.
Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah a dit : 
"Si quiconque récite le Qur'ân alors que les gens accomplissent des prières surrérogatoires, il ne devrait pas élever sa voix d'une manière qui risquerait de détourner leur attention.
Ceci parce que le Prophète  sortit vers ses Compagnons alors qu'ils accomplissaient la prière dans la mosquée et leur dit : "Ô vous les gens, chacun de vous appelle son Seigneur, alors qu'aucun d'entre vous n'élève sa voix au-dessus de la récitation d'autres.""
[3] Certains imâms de mosquées se dépèchent en récitant le Qur'ân lors des prières de Tarâwih pour terminer de le réciter au début des dix derniers jours de Ramadân ou en leur milieu (des dix derniers jours).
Quand ils terminent le Qur'ân, ils quittent la mosquée pour faire la `Umrâh, laissant derrière eux d'autres imâms à leur place qui peuvent ne pas être en mesure d'entreprendre les devoirs de l'imâm.
C'est une grande erreur qui gâche les devoirs qu'on leur a assigné d'entreprendre, qui est de diriger la prière des gens jusqu'à la fin du Ramadân.
Accomplir leur devoir leur est obligatoire, alors que faire la `Umrâh n'est que recommandé. Il n'est donc pas juste d'abandonner une obligation pour un acte recommandé.
Cela parce que rester à la mosquée et accomplir les tâches dont on les a chargé est meilleur qu'accomplir la  `Umrâh.
D'autres imâms commencent à raccourcir le temps de prière et de récitation quand ils ont fini de réciter le Qur'ân. Ils font cela lors des dernières nuits de Ramadân qui sont les nuits de la préservation du feu de l'Enfer.
C'est comme si ces imâmsconsidéraient que tout ce qui est voulu pour la prière de Tarâwih et de Tahajjud est de terminer la récitation Qur'ân et non de passer ces nuits bénies debout en prière, suivant ainsi la Sunnah du Prophète  et cherchant à obtenir le mérite de ces nuits.
Ceci est un signe de leur ignorance, qui montre leur insouciance envers les actes d'adoration. Nous demandons à Allah de les ramener vers ce qui est bien.


Traduction de Al-Mulakhkhas al-Fiqhi, version anglaise, publiée par Al-Maiman Publishing House.
http://www.alfawzan.ws

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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