Concernant la validité du jeûne de celui qui se réveille le matin en état de djenâba (souillure physique)

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Concernant la validité du jeûne de celui qui se réveille le matin en état de djenâba (souillure physique)

La question :

 
Est-ce que le jeûne serait nul si l'homme a eu des rapports avec sa femme la nuit après le coucher de soleil durant le mois de ramadan, et n'a pas accompli les ablutions complètes qu'après l'aube ?

 

La réponse :

 
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection. 
 
Ceci dit :
 
L'interdiction d'accomplir le jeûne pour la personne en état de Djenâba (souillure physique) signalée dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Abou Houraïra  où le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 


«Celui qui se réveille le matin en état de Djenâba (souillure physique); qu'il n'accomplisse pas le jeûne[1]
 

Cette interdiction a été abrogée et remplacée par ce qu'a été mentionné dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Aïcha et Oum Salama  que : 
 
«Le Prophète se trouvait le matin en état de Djenâba (souillure physique) après avoir eu des rapports avec sa femme, puis accomplissait les ablutions complètes et faisait le jeûne» [2]
 
ce hadith est rapporté par El-Boukhâri et Mouslim; 
 
néanmoins Mouslim a ajouté dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Oum Salama , l'expression suivante : 
 
«Et il ne refaisait pas le jeûne» [3]
 
Cela prouve la validité du jeûne de celui qui se réveille le matin en état de Djenâba (souillure physique) après avoir eu des rapports avec sa femme. Soulignant ici qu' d'Abou Houraïra  a changé d'opinion et a adopté la fatwa d'Aïcha et Oum Salama [4].
 
Ce qui prouve aussi l’abrogation, le hadith rapporté par Mouslim par l'intermédiaire d'Aïcha  :

«Qu'un homme est venu au Prophète  pour lui demander une fatwa, au moment où elle les écoutait de l'autre côté de la porte ;
l'homme dit : «Ô Messager d'Allah, il m'arrive de me trouver en état de Djenâba(souillure physique) alors que le temps de la prière de l'aube soit déjà venu; est-ce que j'accomplis le jeûne».
Le Prophète  répondit alors : «
Moi aussi je me trouve en état de Djenâba (souillure physique) alors que le temps de la prière de l'aube soit déjà venu et j'accomplis le jeûne».
L'homme rétorqua : «Ô Messager d'Allah, votre statut n'est pas comme le notre, car Allah vous a expié vos péchés précédents et suivants». 
Le Prophète  dit enfin : «
Par Allah, je souhaite être celui qui craint Allah le plus et le meilleur à savoir ce que j'évite» [5]
 
Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
 
[1]  Rapporté par Ahmed (hadith 7591) et par El-Houmeïdî dans son "Mousnad" (1066), par l'intermédiaire d'Abou Houraïra. Ce hadith est jugé authentique par Ahmed Châkir dans sa "vérification du Mousnad de l'Imam Ahmed" (13/118) et par El-Albâni dans "Es-Silsila Es-Sahîha" (3/10).

[2] Rapporté par El-Boukhâri dans son "Sahîh"(hadith 1926), par Mouslim dans le chapitre du "jeûne" (hadith 2646) et par Ahmed (hadith 27422) par l'intermédiaire d'Aïcha et Oum Salama .

[3] Rapporté par Mouslim (hadith 2646) dans le chapitre du "jeûne".

[4] Rapporté par Mouslim dans le chapitre du "jeûne" (2645) et par El-Beïhaqi (hadith 8253).      

[5] Rapporté par Mouslim (hadith 2649), par Abou Dâwoûd dans le chapitre du "jeûne" (hadith 2391), par Mâlik dans "El-Mouwatta' " (hadith 642) et par Ahmed par l'intermédiaire d'Aïcha.

 

Alger, le 28 Dhou El-Hidjah 1426 H, correspondant au 28 janvier 2006 G.

Publié par ferkous.com

 

في صحَّة صومِ مَن أصبح جُنُبًا

السؤال:إذا جامع الرجلُ زوجتَه في شهر رمضانَ في الليل بعد المغرب واغتسل بعد الفجر: فهل صومُه باطلٌ؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فالنهيُ عن صومِ الجُنُبِ في حديث أبي هريرة رضي الله عنه أنه صلَّى الله عليه وسلَّم قال: «مَنْ أَصْبَحَ جُنُبًا فَلَا يَصُومُ»(١) منسوخٌ بحديثِ عائشة وأمِّ سلمة رضي اللهُ تعالى عنهما «أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يُدْرِكُهُ الفَجْرُ وَهُوَ جُنُبٌ مِنْ أَهْلِهِ، ثُمَّ يَغْتَسِلُ وَيَصُومُ»(٢)، متَّفقٌ عليه، وزاد مسلمٌ في حديثِ أمِّ سلمةَ: «وَلَا يَقْضِي»(٣)، وفيه دليلٌ على صحَّةِ صومِ مَنْ دخل في الصباح وهو جُنُبٌ مِنْ جماعٍ، وقد رجع أبو هريرة عنه وأفتى بقول عائشة وأمِّ سلمة رضي الله عنهم(٤).

وممَّا يدلُّ على النسخ ما أخرجه مسلمٌ وغيرُه عن عائشة رضي الله عنها: أَنَّ رَجُلًا جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَسْتَفْتِيهِ وَهِيَ تَسْمَعُ مِنْ وَرَاءِ الْبَابِ، فَقَالَ: «يَا رَسُولَ اللهِ، تُدْرِكُنِي الصَّلَاةُ وَأَنَا جُنُبٌ، أَفَأَصُومُ؟» فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «وَأَنَا تُدْرِكُنِي الصَّلَاةُ وَأَنَا جُنُبٌ فَأَصُومُ»، فَقَالَ: «لَسْتَ مِثْلَنَا يَا رَسُولَ اللهِ، قَدْ غَفَرَ اللهُ لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ»، فَقَالَ: «وَاللهِ، إِنِّي لَأَرْجُو أَنْ أَكُونَ أَخْشَاكُمْ للهِ وَأَعْلَمَكُمْ بِمَا أَتَّقِي»(٥).

والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ٢٨ ذي الحجَّة ١٤٢٦ﻫ

الموافق ﻟ: ٢٨ يناير ٢٠٠٦م 

(١) أخرجه أحمد (٧٣٨٨) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه. وصحَّحه أحمد شاكر في تحقيقه ﻟ«مسند أحمد» (١٣/ ١١٨)، والألباني في «السلسلة الصحيحة» (٣/ ١١).

(٢) أخرجه البخاري في «الصوم» باب الصائم يصبح جُنُبًا (١٩٢٦)، ومسلم في «الصيام» (١١٠٩)، من حديث عائشة وأمِّ سلمة رضي الله عنهما.

(٣) (١١٠٩).

(٤) أخرجه مسلم في «الصيام» (١١٠٩).

(٥) أخرجه مسلم في «الصيام» (١١١٠) من حديث عائشة رضي الله عنها

الفتوى رقم: ٨٠

الصنف: فتاوى الصيام - المفطِّرات

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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La lecture du Coran ou les prières surérogatoires ?

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La lecture du Coran ou les prières surérogatoires ?
Question :
 
Qu’est-ce qui est préférable pendant les jours du Ramadan : la lecture du Coran ou les prières surérogatoires ?
 

Réponse :

 
La pratique prophétique consistait à multiplier les actions cultuelles pendant le mois de Ramadan. 
 
Jibril y aidait le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) à se remémorer le Coran dans la nuit et quand Jibril le rencontrait, il devenait aussi généreux qu’un vent déchaîné. 
 
En fait, il était l’homme le plus généreux, et sa générosité s’intensifiait pendant le Ramadan.

Il y multipliait les aumônes, les actes de charité, la lecture du Coran, la prière, le dhikr et les retraites spirituelles.

Voilà ce qui caractérisait la pratique cultuelle du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam)  pendant ce mois béni.
 
Quant à savoir si la lecture du Coran est préférable ou la prière surérogatoire, cela dépend des situations individuelles et ne peut être appréciée que par Allah le Puissant, le Majestueux dont la science embrasse tout.


Extrait du livre intitulé : al-djawab as-sahih min akkami salât al-layli wa tarawih p. 45.
Publié par alminhadj.fr

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le jeûneur qui se masturbe

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Le jeûneur qui se masturbe

Question :

 

Quand j'avais quatorze ou quinze ans, je pratiquais la masturbation pendant le jour de Ramadan.


Je ne me souviens pas du nombre de jours où j'avais commis ce péché, sachant qu'à cette époque, j'ignorais complètement que ceci constituait en soi un péché, que ce soit au cours du mois de Ramadan ou à n'importe quel autre moment de l'année.

Voire, j'ignorais même que c'était justement cet acte que l'on appelait la masturbation.

Je faisais normalement mes ablutions et j'accomplissais la prière sans effectuer le Ghousl (se laver).

Quel est le jugement de la Charia au sujet de mes prières et de mon jeûne pendant cette période de ma vie ?

Devrais-je refaire ces prières et rattraper ces jours de jeûne délaissés ?

Je dois noter que je ne me souviens pas du nombre de jours où j'avais commis ce péché.

Veuillez m'éclaircir sur ce que je dois faire à cet égard
.
 
Réponse :

-Premièrement : Il est prohibé de pratiquer la masturbation (Excitation manuelle des organes génitaux externes dans le but de provoquer le plaisir sexuel suivi normalement de l'éjaculation), et le fait de se masturber pendant le jour de Ramadan est beaucoup plus prohibé. 

-Deuxièmement : Il vous incombe de rattraper les jours de jeûne délaissés suite à la masturbation, car cette pratique annule le jeûne. Tâchez donc de déterminer le nombre de ces jours. 

-Troisièmement : Il vous incombe d'expier ce péché en nourrissant un nécessiteux pour chaque jour à rattraper. Il suffit, en l'occurrence, de lui donner un demi Sâ` (unité de poids) de blé ou de toute autre nourriture abondante dans votre pays. Ceci s'applique au cas où vous tardez à rattraper les jours délaissés jusqu'au Ramadan suivant. 

-Quatrièmement : Suite à cette pratique qu'est la masturbation, il vous incombe de vous laver car l'ablution s'avère insuffisante en cas d'éjaculation. 

-Cinquièmement : Quant aux prières que vous aviez accomplies sans Ghousl, vous devez les refaire étant donné que la purification mineure (les ablutions) ne dispense pas de la purification majeure (le Ghousl).
 
Qu’Allah vous accorde la réussite; que l'éloge et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.
 
La Fatwa numéro ( 10551 )
(Numéro de la partie: 10, Numéro de la page: 259) 

copié de alifta.com
 
استمناء الصائم
س: عندما كنت في الرابعة عشرة والخامسة عشرة من عمري كنت أمارس العادة السرية في نهار رمضان المبارك لعدة أيام لا أذكر حصرها، مع العلم أنني كنت جاهلة أن هذا حرام سواء كان في شهر رمضان أم لا، وكنت أجهل أن هذا هو ما يسمى بالعادة السرية، وكنت أتوضأ وأصلي دون أن أغتسل، ما حكم الشرع في صلاتي وصيامي؟ هل يجب علي إعادة الصلاة والصيام؟ علمًا بأنني لا أعرف كم يومًا كنت أفعل ذلك، فماذا يجب علي؟
ج: أولاً: يحرم استعمال العادة السرية (استخراج المني باليد) وهي في نهار رمضان أشد حرمة
ثانيًا: يجب قضاء الأيام التي أفطرتيها بسبب العادة السرية لأنها مفسدة للصيام، واجتهدي في معرفة الأيام التي أفطرتيها
ثالثًا: تجب الكفارة بإطعام مسكين نصف صاع من بر ونحوه من قوت البلد عن كل يوم تقضينه إن كان تأخير قضاء
الصيام حتى دخل رمضان آخر
رابعًا: يجب الغسل باستعمال العادة السرية المذكورة ولا يكفي الوضوء إذا حصل إنزال
خامسًا: يجب قضاء الصلوات التي صليتيها بدون غسل لأن الطهارة الصغرى لا تكفي عن الطهارة الكبرى
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
الفتوى رقم - 10551
(الجزء رقم : 10، الصفحة رقم: 259)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Deux prétendants pour une seule fille

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Deux prétendants pour une seule fille

Question :
 

Ici, en France nous n’avons pas de mufti (personne ayant la capacité de faire de fatwa) c’est pour cela que nous nous adressons à vous dans cette lettre pour l’affaire qui suit : Deux frères (dans l’islam) ont demandé la même femme.

Le premier l’a demandé depuis trois ans et s’est complètement mis d’accord avec les parents de la femme.

L’année dernière, dans les derniers instants, le frère du père (oncle de la fille) demanda celle-ci pour son fils.

C’est là que la mésentente commença.

Est-ce le premier qui a raison ou le second, sachant que le second provoqua la discorde et transgressa.

La famille aujourd’hui est dans une division et une discorde, qui des deux a raison ?

Qu’Allah vous récompense. 
 
 
Réponse : 
 
C’est le premier qui a le droit de se marier avec cette femme.

Et il est certes interdit au second de demander en même temps que son frère, s’il sait que celui-ci l’a devancé, et qu’on lui a accordé.

Il y a dans le recueil authentique de el Boukhari, et dans les sounans de Nasai et dans El Mousnad de El Immam Ahmad d’après Abdallah Ibn Omar (qu’Allah soit satisfait d’eux) que le messager d’Allah a dit
 
«l’homme ne peut demander une femme en mariage, déjà fiancée à son co-religionnaire, jusqu’à que celui-ci la délaisse ou le lui permet. »
 
Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut.
 

Page 56, tome 18, fatwa numéro : 8042
traduit par fatawaislam.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les lettres de l'alphabet (dossier)

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Les lettres de l'alphabet (dossier)

Ce petit logiciel léger vous permettra de travailler votre prononciation des lettres alphabétiques

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11, 23, 30, 40… (audio)

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11, 23, 30, 40… (audio)

 

Question :


Certaines personnes justifient le fait de prier 20 raka’at (pour tarawih) en s’appuyant que le fait que ‘Aisha a transmis un acte de la sunna et pas une parole ?

Et est-il vrai que ’Umar a réuni les gens (pour la prière de tarawih) sur 20 raka’at ?
 

Réponse :


Cette question, à elle seule, nécessiterait un tarawih.

 

  • Premièrement, il n’est pas authentique que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at pour cette prière de nuit que les gens appellent la prière de tarawih


Cela n’est pas authentique, il y a un bien quelques versions (qui le disent) mais aucune d’entre elles n’est exempte de défauts clairs (dans la chaîne de transmission).

Au contraire, il est rapporté dans le Muwata de l’imam Malik, avec une chaîne authentique, qu’ils ont accompli la prière de nuit en 11 raka’at sur l’ordre de ‘Umar.

Il a ordonné à Ubay ibn Ka’b qui est un des lecteurs et des grands compagnons d’accomplir devant les gens (en tant qu’imam) 11 raka’at.

Donc il n’est pas authentique de dire que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at.

 

  • Deuxièmement, ce que ‘Umar a ordonné est quelque chose dont il n’aurait pu se détacher (il n’aurait pas pu dire autre chose), ceci car il sait comme ‘Aisha que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), n’a jamais accompli dans la prière de nuit, pendant Ramadhan ou en dehors, plus de 11 raka’at. 


Il est rapporté dans Al-Bukhari et Muslim, et cela vous suffit devant ces autres versions que nous avons cité auparavant (et qui ne sont pas exemptes de défauts), il vous suffit de voir que rien de cela n’est cité dans les deux recueils de hadith authentiques.

(Au contraire), dans les deux Sahih, on rapporte qu’on a interrogé ‘Aisha sur la prière de nuit du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pendant Ramadhan, elle répondit d’une réponse de sage, qui lorsqu’il est interrogé sur une chose, répond et ajoute à cela, comme le savant qui répond parfois à des questions avant qu’on les lui pose, voilà le comportement des premiers prédécesseurs.

Elle répondit :

« Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a jamais accompli plus de 11 raka’at, ni pendant ramadhan, ni en dehors de ramadhan. Il priait 4 raka’at, ne me demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 4 raka’at, ne demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 3 raka’at. ».

Il n’y a aucun doute que ‘Umar connaissait ce qu’a rapporté ‘Aisha, c’est pourquoi il a ordonné (de suivre) sa guidée et à Ubay ibn Ka’b de prier 11 raka’at.

Nous ajoutons à notre réponse afin de rassurer nos frères qui cherchent la sunna et la préservent, je ne dis pas toute la sunna, car cela est impossible.

Il est impossible à l’un d’entre nous d’accomplir ce qu’a accompli le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), mais nous devons faire, comme il est dit : « Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ».

Qui peut lire en une seule raka’a, sourate Al-Baqara, Al-‘Imran, Al-Ma’ida puis sourate An-Nisa, quatre des plus grandes sourates en une seule raka’a !

Mais ce n’est pas tout, ensuite il s’incline et  reste en inclinaison autant de temps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se relève, il reste debout aussi longtemps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se prosterne, il reste en prosternation autant de temps que pendant la récitation et lorsqu’il se  relève entre les deux prosternations, il reste assis autant de temps.

Qui peut en faire autant ?

Si les compagnons n’ont pu le faire, qu’en est-il de nous ?

Une fois, Hudhayfa ibnul-Yaman s’est levé dans la nuit et a vu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) prier seul dans la mosquée, il s’est donc joint à lui.

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a commencé à lire sourate Al-Baqara, Hudhayfa « a pris peur » et pensa que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), même s’il allongeait la récitation, s’inclinerait après 100 versets, mais il a continué, il pensa : après 200 versets, mais il continua et termina la sourate, et il pensait à chaque fois qu’il allait se prosterner, mais il a lu ensuite Al-‘Imran, Al-Ma’ida et sourate An-Nisa.

Voilà comment était Hudhayfa ibnul-Yaman, celui qui connaissait les secrets du prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).

Mais aussi ‘Abdullah ibn Mas’ud qui a prié une autre nuit avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et dit :

« Et il a prolongé (la récitation) au point que j’ai pensé à faire une chose mauvaise. »
On lui demanda : que voulais-tu faire ?
Il dit : je voulais le laisser debout et m’asseoir
»

 

Ce que je veux dire est qu’il est impossible à quiconque de faire comme le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), d’adorer Allah comme lui, mais il faut faire comme je l’ai dit avant :

 

« Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ».

Arrêtons nous un instant : Peut-on ressembler au prophète en ajoutant à son acte, dans la manière ou le nombre ?

Sur la manière, nous avons vu que cela est impossible, mais sur le nombre c’est ce qui se passe.

Aujourd’hui les gens accomplissent 23 raka’at, en contradiction avec le nombre de raka’at que le prophète a accompli.

Certains prient, et c’est malheureusement le cas, prient 23 raka’at en 20 minutes, ou 30 minutes et au mieux 1 heure.

(Nous disons) : Si vous priez 11 raka’at en 20, 30 min ou 1 heure cela est meilleur que d’accomplir 20 raka’at dans lesquelles il n’y a aucune concentration, tranquillité.

C’est pour cela que ‘Abdullah ibn Mas’ud, celui qui voulait s’asseoir alors qu’il était avec le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam), dit en parlant de la prière du voyage, est-elle de 2 ou 4 raka’at ?

Il dit  qu’elle est de 2 raka’at comme cela et rapporté de Anas ibn Malik qui dit : 

« Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est sorti de Médine vers Mecca, et il n’a cessé de prier 2 raka’at jusqu’à ce qu’il revienne Médine ».

‘Abdullah ibn Mas’ud dit : « Si seulement je pouvais avoir 2 raka’at acceptées d’Allah », c’est-à-dire : comment pourrais-je prier 4 raka’at  et être en désaccord avec le prophète qui a prié 2 raka’at lorsqu’il s’est rendu à Mecca jusqu’à ce qu’il revienne.

Ainsi, qui est mieux guidé : ceux qui prient 20 ou 30 raka’at en 1 heure ou ceux qui prient 11 raka’at ?

Il n’y a aucun doute que ces derniers ressemblent plus au prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).

Je ne dis pas qu’ils ont accompli la sunna, car il est impossible que nous accomplissions (totalement) la sunna, mais nous imitons au mieux celui qui nous a prescrit cette sunna, ou plutôt nous l’a établi (montré) car il n’est pas permis de dire que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a prescrit (shara’a) car c’est Allah qui légifère.

Nous imitons donc celui qui nous a montré le fait d’accomplir la prière de nuit en 11 raka’at. Donc, priez 11 raka’at dans le temps où vous priez 23 raka’at afin de ressembler le plus au prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

Il nous reste un dernier point sur cette question qui est (que certains) utilisent comme preuve la généralité de parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et que ‘Aisha a transmis son acte et pas sa parole, c'est-à-dire le hadith rapporté dans les deux Sahih par ‘Abdullah ibn ‘Umar : 

« La prière de nuit s’accomplit deux par deux, et si l’un d’entre vous craint l’arrivée de l’aube, qu’il complète ce qu’il a prié par une raka’a ».

C’est une preuve qui apparemment est forte, mais qui est en vérité, faible.

Et c’est une règle importante (qui va être donnée) c’est pourquoi je vous demande d’être attentif et de la retenir, car elle vous aidera à comprendre beaucoup de questions de fiqh sur lesquelles les savants sont en désaccords, de nos jours et parfois même avant, et que les gens de l’innovation peuvent utiliser pour justifier leurs innovations.

Je dis : en vérité c’est une preuve générale : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », il n’a pas dit : 10 raka’at et une raka’a pour le witr, il a seulement dit deux par deux.

C’est pourquoi nous disons, et cela est précis, donc nous vous demandons d’être attentifs.

Toute preuve générale comprend des parties (choses) très nombreuses, et nous savons qu’accomplir une chose comprise dans la preuve générale mais que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas pratiqué est une innovation.

C’est assez précis, mais des exemples viendront éclaircir cela, avant tout, nous disons que la base de toute innovation est de s’accrocher à des choses générales qui n’ont pas été mises en pratique par la première génération.

Par exemple, l’appel à la prière, dans beaucoup de pays, il y a une introduction et une conclusion à cet adhan.

Chez nous, dans le Sham, ils appellent l’introduction at-tadhkir (le rappel) et la conclusion est la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), dans laquelle il y a beaucoup d’ajouts faux, comme le fait de l’appeler en disant : « ô toi la première créature d’Allah ».

Tout cela se fait en Syrie, et peut être en Egypte.

Prenons cet exemple : la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, cela rentre dans la généralité du Qur’an et de la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), Allah dit (traduction rapprochée) :


« Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ô vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ».

Y a-t-il un musulman qui réfute ce verset ?

Celui qui le fait a mécru, donc il n’y a personne qui renie ce verset.

Que disons-nous à ceux qui prennent comme preuve ce verset et disent : pourquoi interdisez-vous la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, alors qu’Allah dit 
(traduction rapprochée) 


« Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ô vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ».

Mais il y a aussi des hadiths dans lesquels le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : 

« Celui qui prie une fois sur moi, Allah prie dix fois sur lui ».

Celui qui fait cela dit : je fais l’adhan et j’aime prier sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), pourquoi voulez-vous l’interdire ?

Et il y a de nombreux cas similaires.

Dans le Sham nous avons aussi une prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après les prières obligatoires, toutes ces choses n’existaient pas à l’époque du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

De deux choses l’une : soit la compréhension de ces innovateurs dans leur suivi des preuves générales est bonne, alors qu’en est-il des salafs (qui ne l’ont pas fait) et à leur tête le messager d’Allah ?

Ils seraient dans l’erreur, et celui qui dit cela sort de l’islam, mais personne ne dit cela.

Soit ils disent : nous voulons faire plus d’obéissance que les pieux prédécesseurs.

Si ce n’est pas une mécréance, cela y ressemble, car le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit dans de nombreux hadiths :

« qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ?
Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah »
ce hadith est rapporté par Muslim.

Il y a un autre hadith rapporté dans les deux  Sahih et qui parle de ce groupe de gens qui sont venus chez le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et ne l’ont pas trouvé, ils ont alors interrogé ses femmes sur son jeûne, sa prière de nuit, ses mariages.

Elles leur ont répondu de ce qu’elle savaient et ont dit :
« Il prie la nuit et dort, il jeûne et mange, et il épouse les femmes », ils ont dit, et là est la grande erreur dans ce qu’ils ont dit : C’est le messager d’Allah, Allah lui a pardonné ses péchés passés et futurs, où sommes nous par rapport à lui, et ils se sont concertés alors que les femmes du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) les entendaient.

Ils ont voulu exagéré dans les adorations, l’un d’entre eux dit : je ne me marierai pas, le deuxième dit : je jeûnerai continuellement, et le troisième dit : je prierai la nuit et ne dormirai pas, et ils sont partis.

Le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) arriva et on l’informa de ce qui s’était passé, il entra alors dans la mosquée, rassembla les gens et dit : 

« Qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ? Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah, je jeûne et je mange, je prie la nuit et je dors et j’épouse les femmes. Celui qui s’écarte de ma sunna n’est pas des miens. ».

C’est pourquoi, il est important pour expliquer les textes généraux de connaître la (sunna) pratique du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Il a été dit dans la question, par ignorance, que ‘Aisha a rapporté l’acte du prophète  (salallahu ‘alayhi wasalam) et pas sa parole, mais son acte est-il en désaccord avec sa parole ?

Et il est dit dans le Qur’an 
(traduction rapprochée) : « Et je ne veux pas divergez de ce que je vous interdit ».

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique aux gens la parole d’Allah par son acte mais aussi par son acceptation, s’il voit quelqu’un accomplir une adoration et qu’il l’accepte, cela devient une sunna, et s’il voit quelqu’un accomplir un acte courant, et qu’il l’accepte, cela devient permis.

Donc le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique la parole d’Allah (plus encore que sa propre parole) par  son suivi et son explication par la parole et l’acceptation.

C’est pourquoi la parole de ‘Aisha qui rapporte l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique sa parole « deux par deux ».

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a vécu 20 ans (dans la prophétie) pendants lesquels il a expliqué aux gens la religion d’Allah.

A-t-on rapporté qu’il a prié 20 raka’at ou 40 comme c’est parfois le cas à la mosquée sacrée ?

Le fait que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ait continuellement prié 11 raka’at dans la prière de la nuit explique sa parole : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux ».

Pour expliquer cela, je donne un exemple, Allah dit 
(traduction rapprochée) « le voleur et la voleuse, coupez-leur la main », si nous suivions le chemin de ces innovateurs ou de celui qui a fait une erreur dans la question lorsqu’il dit que ‘Aisha a montré son acte et pas sa parole, c’est-à-dire que sa parole comprend plus que ce qu’il a fait.

Regardons ensemble : en arabe, la main peut désigner aussi bien la paume, l’avant bras ou le bras entier, tout cela s’appelle « main » et Allah dit (traduction rapprochée) « coupez-leur la main », mais où ? (la main, l’avant bras…) deuxième chose : le voleur, (dans la langue) celui qui vole un œuf est un voleur quelle que soit la valeur de ce qu’il vole, et celui qui vole les plus grands trésors est un voleur.

Doit-on couper la main de tout voleur ?

En suivant la voie des innovateurs ou de celui qui dit que ‘Aisha a montré son acte pas sa parole, qu’Allah te pardonne !

Son acte vient expliquer sa parole, l’acte n’est jamais en contradiction avec la parole et la parole n’est jamais en contradiction avec l’acte.

Où est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a coupé la main du voleur ?

Ici (la main), donc l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est opposé à la généralité du texte coranique, doit on dire que c’est une opposition (une divergence) ?

Ne plaise à Allah !

Au contraire, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué la généralité de la parole d’Allah par son acte.

En plus, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas coupé la main de tout voleur, comme il est rapporté dans les deuxSahih : « On ne coupe (pas la main) en dessous (de la valeur) d’un quart de dinar ».

La sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est de trois types :
 
des actes,
des paroles,
et des acceptations.
 
Il faut prendre de ces trois types et ne pas les opposer.

Donc pour la prière de nuit, il est vrai que le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », et cela comprend 10, 20, 30… mais qu’est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a appliqué : 11 raka’at.

En résumé, le sens du hadith est : ô toi le musulman, si tu veux accomplir la prière de nuit, de tarawih, de tahajud, tous ces noms désignent la même chose (dans une autre cassette, shaikh montre que c’est une innovation de différencier tarawih et tahajud), alors prie deux par deux, mais ne te presse pas, lis ce que tu peux du Qur’an, et allonge la récitation l’inclinaison, la prosternation, imitant ainsi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et si tu crains l’arrivée de l’aube, complète par une raka’a.

Mais je me demande où sont ces gens qui font comme dans le hadith de ‘Aisha, qui accomplissent la prière de la meilleure façon et allongent au point de craindre l’arrivée de l’aube.

Voilà le sens du hadith, et cela ne signifie pas que l’on peut prier autant que l’on veut.

Voilà la réponse à cette question.


Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Est-il permis de prier en suivant à la radio la prière du tarawih ? Et qu’en est-il du fait de se référer au adhân de la radio pour rompe son jeûne ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-il permis de prier en suivant à la radio la prière du tarawih ? Et qu’en est-il du fait de se référer au adhân de la radio pour rompe son jeûne ?

Question :

 
Est-il permis au Musulman de prier lorsque la prière est transmise à télévision ou transmise à la radio sans que l’on puisse voir l’imâm, surtout pour les femmes ?


Réponse :

 
Il n’est pas permis pour qui que ce soit de suivre l’imâm à la radio ou à la télévision, car la prière en groupe veut dire se retrouver ensemble dans le même lieu ; Il faut donc se retrouver sur le même lieu, avec les rangs liés les uns des autres [c.-à-d. immédiatement l’un derrière l’autre].

Il n’est pas permis de prier à l’aide de la radio ou de la télévision, car ces moyens ne rassemblent pas ces critères [obligatoires].
 
Si nous devions permettre à qui que ce soit de prier les cinq prières dans sa maison, et le vendredi aussi, cela serait en désaccord avec ce qui a été prescrit [par Allâh] pour ce qui est de la prière du vendredi et de celle en groupe.

Et sur cette base, il n’est pas permis pour les femmes ou quiconque de prier en suivant la radio ou télévision.

Et secours est auprès d’Allâh. 

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 15/213
Question :
 
Est-ce que le Jeûneur doit lorsqu’il rompe son Jeûne, suivre le Adhân du Muezzin [près de sa ville] ou bien celui fait à la Radio ?
 

Réponse :

 
Quand le Muezzin fait le Adhân après avoir observé le soleil, et qu’il est de confiance, alors nous suivons le Muezzin parce qu’il appelle après une constation concrète, qui est la vue du coucher du soleil.

Par contre, s’il fait le Adhân en se basant sur l’heure, et non sur l’observation du soleil, il est possible que l’annonce faite [de la radio] soit plus juste, parce que les heures diffèrent.

Suivre celle-ci devient donc préférable et plus sûr. 

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/333-334

 

Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Comment les salafs observaient le mois Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment les salafs observaient le mois Ramadan
Comment recevons-nous le mois béni de Ramadan ?
 
Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :

«Ô vous qui croyez, on vous a prescrit le jeûne comme il a été prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindriez vous la piété» [sourate Al-Baqara:183]

Allah a distingué Ramadan des autres par de nombreux mérites et vertus parmi lesquels :
 

la mauvaise haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l’odeur du musc.

 

des anges demandent le pardon pour ceux qui jeûnent jusqu’à ce qu’ils rompent leur jeûne.

 

Allah orne Son Paradis chaque jour et dit : « Mes serviteurs pieux sont sur le point d'être épargné de la souffrance et du mal, alors ils vous seront envoyés. »

 

les diables sont enchaîné pendant le mois.

 

les portes du Paradis sont ouvertes tandis que celles de l'Enfer sont fermées.

 

la nuit, Laylat Al-Qadr, qui est meilleure que mille mois apparaît en ce mois. Quiconque est privé du bien de cette nuit est en effet privé de tout bien.

 

ceux qui jeûnent reçoivent le pardon la dernière nuit de Ramadan.

 

Allah sauve des gens du Feu de l'enfer chaque nuit de Ramadan.

 
Comment alors recevons-nous le mois contenant ces mérites et vertus ?

Est-ce en nous occupant à être espiègle et en passant nos nuits à faire des choses inutiles ?

Ou nous sentons-nous chargés et paniqués à son arrivée ? Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre de telles attitudes.

Les serviteurs justes d'Allah l'accueillent avec repentir et une vraie détermination à récolter ses bénéfices et utiliser entièrement son temps précieux.

Ils demandent à Allah de les aider à exécuter leurs actes d'adoration de la meilleure façon.

Je vous présente donc chers frères et sœurs, les actes pieux qui sont soulignés pendant Ramadan.
Le jeûne (Sawm)
 
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Chaque bonne action du fils d'Adam sera multipliée.
Il recevra de dix à sept cents fois la récompense d’une bonne action.
Allah le Glorieux et Majestueux a dit ' sauf le jeûne, car il à Moi et c’est Moi qui le récompense, il (l’homme) abandonne son désir et sa nourriture pour Moi.
Il y a deux occasions de joie pour celui qui jeûne, la joie quand il le rompt et la joie quand il rencontre son seigneur ; et l’haleine (du jeûneur) est plus agréable à Allah que le parfum du musc.»

[rapporté par AI-Bukhari et Muslim].

Sans aucun doute, cette grande récompense ne sera pas pour ceux qui s'abstiennent seulement de nourriture et de boisson, mais comme le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Quiconque n'abandonne pas le discours obscène et la mauvaise action, Allah n'a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire.»
[rapporté par Al-Bukhari.

Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a aussi dit :

«le jeûne est un bouclier.
Quand l’un de vous jeûne un jour, il ne doit ni tenir des propos obscène, ni élever sa voix ; plutôt si quelqu’un l'insulte ou se dispute avec lui, il doit dire, ' je jeûne’.»

[rapporté par Al-Bukhari et Muslim].
Donc quand tu jeûnes, serviteur d'Allah, laisse ton oreille, ta vue, ta langue et tous tes membres jeûner, pour que tes jours de jeûne et ceux que tu ne jeûnes pas ne soient pas les mêmes.
Prier Qiyam Al-Layl
 
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Celui qui observe le jeûne du mois de Ramadan d’une foi sincère et avec l'espoir de la récompense d'Allah aura ses péchés passés pardonnés.»
[rapporté par Al-Bukhari et Muslim].

Aussi, Allah dit :
 
«Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui lorsque les ignorants s’adressent à eux disent paix, qui passent les nuits prosternés et debout devant leur seigneur.» [sourate Al-Furqan : 63-64].

Ainsi, se réveiller pendant la nuit pour prier qiyam Al-layl c'est-à-dire prier au milieu de la nuit, était un acte régulier du prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) et de ses compagnons.

‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit

« N'abandonne pas qiyam Al-layl, le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) ne l'a jamais laissé. S'il n'était pas bien ou il s'il se sentait lourd, il priait assis. »
 
‘Umar Ibn Al-Khattab, avait l’habitude de prier la nuit ce qu'il souhaitait, avant le milieu de la nuit, quand il réveillait sa famille pour prier; il leur disaient "la prière .. la prière" et récitait ce verset du Quran (traduction rapprochée) :

«Et commande à ta famille la prière, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture, c’est à nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété» [sourate Ta-Ha:132].

Ibn ‘Umar avait l'habitude de réciter (traduction rapprochée) :
 
«Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son seigneur…Dis : " Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? " Seuls les doués d’intelligence se rappellent» [sourate Az-Zumar :9].

Il disait qu’il avait pris cela de ‘Uthman Ibn Affan (qu'Allah l’agrée).

Ibn Abi Hatim a dit qu'Ibn ‘Umar a dit que c'était en raison de la longueur de la prière de nuit du commandeur des croyants, ‘Uthman, et sa récitation était tellement longue qu'il aurait pu réciter le Quran en entier en une rak'a

‘Alqama Ibn Qays a rapporté :

« J'ai dormi avec ‘Abdullah Ibn Mas'ud (qu'Allah l’agrée) une nuit.

Il s'est réveillé dans la première partie de la nuit et a commencé à prier. Il a récité d’une récitation semblable à celle de l'imam des environs à une allure régulière moyenne.

Ceux autour de lui pouvaient l'entendre et il a continué jusqu'à ce qui restait de l'obscurité de la nuit soit égal au temps entre l'adhan (l'appel) à la prière du maghrib et la fin du temps de prière maghrib, c'est-à-dire un temps court avant l'aube. Il a alors prier le witr.
 
En outre, Al-Sa'ib Ibn Zayd rapporté dans un hadith que le lecteur récitait (le Quran) avec des centaines de versets, si bien que nous nous tenions avec des bâtons en raison de la longueur de la prière et il n'est parti qu’à l’heure du fajr (la prière d'aube).

Avertissement : Frère musulman, tu dois achever la prière de tarawih avec l'imam pour être compté parmi ceux qui étaient debout (la nuit) dans la prière. Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Quiconque reste avec son imam jusqu’à ce qu'il achève la prière, on lui écrira la nuit comme celui qui a prié qiyam Al-layl, (c'est-à-dire celui qui était debout la nuit en prière). » 
[rapporté par les compilateurs des sunan].
L’aumône (Sadaqa)
 
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) était le plus généreux des gens et il était plus généreux encore pendant Ramadan.

Il était plus généreux en bonnes actions que le vent qui souffle.

Le messager d'Allah a aussi dit :

«La meilleure aumône est celle donnée pendant le Ramadan.» 
[rapporté par Al-Tirmidhi d'Anas].

Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit :

«J'ai entendu ‘Umar Ibn Al-Khattab (qu'Allah l’agrée) dire : 
«Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a commandé de donner l’aumône, donc j'ai donné quelque chose de ma richesse.
Alors j'ai dit : aujourd'hui je rivaliserai avec Abu Bakr si je peux jamais faire ainsi.
Alors j'ai fait don la moitié de ma richesse.
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) m'a demandé : «Qu'as-tu laissé pour ta famille ?»
Il dit : « L’équivalent de ce que j’ai donné.»
Mais Abu Bakr a apporté toute sa richesse et le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) lui a demandé : «Qu’as-tu laissé pour ta famille ?»
Il a répondu : «Allah et Son Messager»
j'ai dit : « je ne rivaliserai jamais plus avec toi pour quoi que ce soit.»

Talha Ibn Yahya Ibn Talha a relaté :

«Ma grand-mère Sa'da bint Awf AI-Mariya qui était la femme de Talha Ibn Ubaydullah m’a rapporté : « Talha est venu à moi un jour déconcerté.
Donc je lui ai demandé : «Qu’y a-t-il pour que je te je vois avec un visage sombre ? Quel est ton problème ? Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour t’aider ?»
Il dit : «Non, tu es une épouse musulmane croyante.»
J'ai dit : «Alors quel est le problème ?»
Il dit : «La richesse que j'ai acquise et qui me dérange.»
J'ai dit : «Ne t’inquiète pas, distribue la.»
Elle a dit : «Il l'a divisé jusqu'à ce qu’il ne reste plus un seul dinar. » Talha Ibn Yahya a dit : «J'ai demandé au gardien de la propriété de Talha quel en était le montant.»
Il répondit : «Quatre cent mille.»

 
Donc, cher frère, l’aumône pendant Ramadan a une signification spéciale, empresse-toi de la distribuer selon tes moyens.

L’aumône prend beaucoup de formes
Nourrir l'indigent

Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :
 
«et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, (disant) C’est pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense, ni gratitude. Nous redoutons de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. Allah les protégera donc du mal se jour là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des (vêtements) de soie» [sourate Al-Insan:8-12].
 
Les Salaf avaient l'habitude d'assurer la nourriture des autres et ils l'ont placé avant beaucoup d'actes d'adoration et cela est récompensé de la même manière si vous alimentez une personne affamée ou un bon frère musulman.

Par conséquent, la pauvreté n'est pas une condition pour nourrir une personne.

Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Quand un croyant nourrit un croyant affamé, Allah l'alimentera des fruits du Paradis. Et quand il étanche la soif d'un croyant, Allah le fera boire du vin cacheté pur du Paradis.»
[rapporté par Al-Tirmidhi avec une bonne chaîne de transmission
 
Certains de nos pieux prédécesseurs ont dit :

«Pour moi inviter dix de mes amis et les alimenter d'un repas qu'ils aiment est meilleur pour moi que l’affranchissement de dix des descendants (du prophète) Isma'il.»

Beaucoup parmi les Salafs avaient l'habitude de laisser leur nourriture de rupture du jeûne à d'autres.

Parmi eux, ‘Abdullah Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée), Dawud Al-Ta'i, Malik Ibn Dinar et Ibn Ahmad Hanbal.

Ibn ‘Umar ne rompait son jeûne qu’avec les orphelins et les indigents.

Parfois, s'il apprenait que sa famille avait renvoyé les orphelins et les indigents, il ne rompait pas le jeûne cette nuit-là.

Aussi, parmi les Salafs étaient ceux qui nourrissaient leurs frères musulmans tandis qu'ils continuaient à jeûner.

Ils les ont aussi servis et ont fait attention à leur bien-être.

Parmi eux étaient AI-Hassan Al-Basri et ‘Abdullah Ibn Al-Mubarak.

Abu Al-Sawar Al-'Adwi dit :

«Quelques hommes de la tribu Banu Adiy avaient l'habitude de prier dans la mosquée.
Aucun d'eux n’avait jamais rompu le jeûne seul.
S'il trouvait quelqu'un avec qui partager, il mangeait avec lui, sinon, il le prenait à la mosquée, pour que d'autres mangent avec lui et qu’il mange avec d'autres.
Nourrir d’autres gens est un acte d'adoration qui amène beaucoup d'autres actes d'adoration.
Les liens d'amour et de fraternité sont renforcés entre toi et la personne que tu nourris et cela peut te mener au Paradis.»
 


Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Vous n'entrerez pas au Paradis avant que vous ne croyiez et vous ne croirez pas avant que vous ne vous aimiez.» 

Cet acte te tiendras proche des gens pieux et Allah te récompenseras car la nourriture que tu fournis les aide à accomplir leurs actes d’adoration (envers Allah).
Donner de la nourriture pour rompre le jeûne

Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Quiconque nourrit une personne qui jeûne aura une récompense égale à celle de la personne qui jeûne, sans diminution de sa récompense.» 
[rapporté par Ahmad et Al-Nasai. Authentifié par Al-Albani ,sahih].

Dans un hadith rapporté par Salman Al-Farisi, le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Quiconque nourrit un jeûneur, sera récompensé par le pardon de ses péchés et le sauvetage de l'Enfer.
Il recevra la même récompense que le jeûneur, sans diminution (dans sa récompense).»
(Les compagnons) ont dit : «Ô messager d'Allah, nous ne pouvons pas tous trouver quelque chose pour nourrir un jeûneur.»
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) dit : «Allah donnera cette récompense à qui nourrit un jeûneur avec une petite gorgée de lait ou un morceau de datte, ou une petite gorgée d'eau. Et Allah fera boire, celui qui étanche la soif d’un jeûneur, de mon bassin une boisson après laquelle il ne se sentira plus jamais assoiffé jusqu’à ce qu'il entre au Paradis (où il n'y a aucune soif).»
Intensification de la Récitation du Qur'an
 
Je te rappellerais, cher frère, deux actions des pieux Salafs de cette Umma :
 
  • Entreprendre beaucoup de Récitation du Quran

Le mois de Ramadan est le mois du Quran.

Le musulman doit donc réciter le Quran un grand nombre de fois.

Les Salafs prêtaient une attention particulière au Livre d'Allah et (l’ange Gabriel) étudiait le Quran avec le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) pendant Ramadan.

‘Uthman Ibn Afan avait l'habitude d'achever la récitation du Quran une fois par jour.

Quelques-uns des Salafs terminaient le Quran dans leur prière du qiyam toutes les trois nuits.

D'autres l'ont achevé tous les sept jours, tandis que certains autres le terminaient toutes les dix nuits.

Ils récitaient le Quran pendant les prières et à d'autres moments.

Pendant Ramadan, Al-Shafi'i s’employait à achever la récitation du Quran soixante fois, en dehors des heures de prière.

AI-Aswad avait l'habitude d'achever la récitation du Quran toutes les deux nuits.

Qatada a régulièrement achevé le Quran en sept nuits, tandis que pendant Ramadan, il le complétait toutes les trois nuits, mais dans les dix derniers jours de Ramadan, il l'achevait chaque nuit.

Quand venait le Ramadan, Al-Zuhri laissait l'étude du hadith et les cercles d'études avec des savants et il se concentrait sur la récitation du Quran à partir du livre (c'est-à-dire pas de mémoire).

Aussi, quand venait Ramadan, Sufyan Al-Thawn laissait tous les autres actes d'adoration et se concentrait sur le Quran.
 
Ibn Rajab a dit qu'on a rapporté du prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) que le Quran ne peut être achevé en moins de trois jours par ceux qui le récitent constamment.

Quant aux temps bénis comme le Ramadan, particulièrement pendant les nuits de recherche de laylat Al-Qadr ou aux lieux saints comme Makkah pour ceux qui n’y résident pas, on recommande d’augmenter la récitation du Quran pour profiter des bénédictions du temps et du lieu.

C'est l'avis d'Ahmad, Ishaq et d'autres parmi les nobles savants.

Comme nous l’avons indiqué plus tôt, les actions d'autres savants soutiennent aussi cet avis.
 
  • Pleurer pendant la récitation du Quran

Il n'a pas été rapporté des Salafs qu'ils ont récité le Quran comme de la poésie sans peser et comprendre (ses significations); plutôt ils ont été touchés par la parole d'Allah et ils ont à leur tour changé les cœurs d'autres avec cela.

Dans un hadith rapporté par AI-Bukhari, Abdullah Ibn Mas'ud (qu'Allah l’agrée) a dit :

«Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « Récite-moi (le Quran).»
Alors j'ai dit : «Comment puis-je te le réciter alors que c’est à toi qu’il est révélé ?»
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : «J'aime l'entendre de quelqu'un d'autre.»
'Abdullah Ibn Mas'ud a dit : «J’ai récité le Quran à partir de sourate Al-Nisa jusqu’à atteindre le verset»


«Comment seront-il, quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir (Muhammad) comme témoin contre ces gens-ci» [sourate An-Nisa :41]. 

Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui a dit : «c’est assez.»
Je me suis tourné vers le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) et j’ai vu ses yeux inondés de larmes.»

 
Al-Bayhaqi rapporte d'Abu Hurayrah que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Quand le verset du Quran qui dit :

« Quoi ! Vous étonnez-vous de ce discours (le Quran) ? et vous en riez et n’en pleurez point. » [sourate An-Najm :59-60] 

a été révélé, les Compagnons résidant dans la Suffah, (la cour de la mosquée du prophète) ont pleuré jusqu’à ce que les larmes coulent goutte à goutte sur leurs joues.» 

Quand le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a entendu leurs pleurs, il a pleuré avec eux et ses pleurs nous ont faits pleurer. Le messager d'Allah a dit : « Celui qui pleure par humilité devant Allah n'entrera pas en Enfer. »
 
Ibn ‘Umar lisait sourate Al-Mutaffifin jusqu’à atteindre (traduction rapprochée) 
 
« ... le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’univers... » [sourate Al-Mutafifin :6].

Il a pleuré à tel point qu'il est tombé à terre et ne pouvait réciter les versets suivants.

En outre, Muzahim Ibn Zafar a rapporté :

« Sufyan Al-Thawn nous dirigeait dans la prière du maghrib et quand il lut 

« C’est Toi (Seul) que nous adorons et Toi (Seul) dont nous demandons l'aide » [sourate Al-Fatiha :5],

il a commencé à pleurer au point que sa récitation fut perturbée. Donc il a commencé Alhamdulillah de nouveau. »

 
Il a été rapporté qu'Ibrahim Al-Ash'ath a dit :

« Une nuit, j'ai entendu Fudhayl Ibn Ayadh réciter ce verset du Quran, à plusieurs reprises alors qu’il pleurait : 

« Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d’entre vous qui luttent (pour la cause d’Allah) et qui endurent, et Nous éprouverons (faire apparaître) vos faits » [sourate Muhammad :31]

Mais il répétait la parole d'Allah, « Et Nous éprouverons vos faits », alors il disait : « Et Tu éprouveras nos faits ? Si Tu éprouve nos faits, Tu nous déshonoreras et exposeras nos secrets. En effet, si Tu le fais, Tu nous détruiras et nous puniras », et il continuait à pleurer. Assis dans la mosquée jusqu'au lever du soleil.»
 
« Quand le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) priait la prière du fajr, il s’asseyait là où il avait prié jusqu'au lever du soleil. » 
[rapporté par Muslim].

AI-Tirmidhi rapporte d'Anas que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Quiconque prie le fajr en groupe et reste assis, invoquant Allah jusqu'au lever du soleil, puis exécute deux rak’a ; ce sera pour lui comme la récompense... complète …complète ... complète d’un Hadj et d’une ‘Umra. » 
[Authentifié par Al-Albani,sahih].

Ceci est la récompense quotidienne, ainsi quelle sera-t-elle pour le Ramadan ?
 
Cher frère, qu'Allah te protège, imite les gens pieux et apprends à ton âme à lutter pour la satisfaction d'Allah.

Aies de hautes aspirations, d’atteindre le plus haut degré du Paradis.
Faire I'tikaf
 
« Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) avait l'habitude d'observer I'tikaf pendant dix jours de Ramadan. Mais l'année de sa mort, il est resté en I'tikaf pendant vingt jours. »
[rapporté par Al-Bukhari).

Ainsi, I'tikaf ce qui signifie rester dans la mosquée continuellement pendant une certaine période de temps, est un acte d'adoration qui embrasse beaucoup d'actes d'obéissance à l'Allah, comme la récitation du Quran, la prière, le rappel d'Allah , l’invocation, etc.
 
Celui qui ne l'a pas éprouvé pourrait penser que c'est difficile à porter, mais c'est facile pour quiconque Allah le rend facile.

Ainsi, quiconque s’arme de bonnes intentions et d’une vraie détermination, Allah l'aide à entreprendre cette tâche avec aisance.

I'tikaf est plus recommandé encore pendant les dix derniers jours de Ramadan dans la recherche de laylat Al-Qadr.

C'est une forme permise de solitude car la personne qui l’observe se tient dans la solitude de l'obéissance à Allah et Son souvenir.

Il se coupe aussi de tout qui le distrairait de l'I'tikaf Son cœur se consacre à tous les actes qui le rapprochent d'Allah et son seul désir est de faire ce qui plaît à Allah.
Faire une ‘Umra pendant Ramadan

Il a été établi que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Une Omra accomplie pendant le mois de Ramadan est égale dans la récompense au Hajj. »
[rapporté par Al Bukhari et Muslim).

Dans une autre version le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« La même (récompense) que le Hajj en ma compagnie. »

Ainsi, félicitations à toi mon frère (qui réussit) à accomplir un pèlerinage avec le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui).
Recherche de Laylat Al-Qadr

Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :
 
« Nous l’avons certes, fait descendre (le quran) pendant la nuit d’Al Qadr, et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al Qadr ? La nuit d’Al Qadr est meilleure que mille mois. » [sourate Al-Qadr:1-3]

Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Celui qui observe laylat Al-Qadr avec foi sincère et l'espoir de la récompense d'Allah, sera pardonné de ses péchés passés. »
[rapporté par AI-Bukhari et Muslim).

Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) avait l'habitude de chercher laylat Al-Qadr et commandait ses compagnons de la chercher également.

Il réveillait les membres de sa famille pendant les dix dernières nuits dans l'espoir qu'ils réussiraient à rencontrer la nuit bénie (dans l'adoration).

Il est rapporté dans le Musnad d’Ahmad, d'après Ubada que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Quiconque reste éveillé dans la recherche de laylat Al-Qadr et y parvient, aura tous ses péchés passés pardonnés. » 
[Al-Nasai a rapporté un hadith semblable, tandis qu’Al-Hafidh Ibn Hajar a dit que sa chaîne réunit les conditions de l'authenticité].

Il a été rapporté que certains de nos prédécesseurs parmi les compagnons et leurs successeurs prenaient un bain complet et se parfumaient pendant les dix dernières nuits (de Ramadan) en prévision de laylat Al-Qadr, qui a été fortement honorée par Allah.

Ainsi ceux d’entre vous qui ont gaspillé leur temps en rien d’avantageux, compensez ce que vous avez manqué en observant la nuit de laylat al Qadr, comme il est compté de votre âge.

Les bonnes actions entreprises en cette nuit sont meilleures que (les actes de) mille mois et quiconque est privé de ses bénéfices est en effet été privé de beaucoup.

Laylatul-Qadr se trouve parmi les dix dernières nuits de Ramadan, particulièrement les nuits impaires.

Mais la nuit la plus probable est la vingt-septième, suite à ce qui a été rapporté d'Ubay Ibn Ka'b dans le Sahih Muslim qui a dit :

« Par Allah, je connais la nuit de laylatul-Qadr qui est la nuit que le messager d'Allah nous a demandé d'observer et c'est la vingt-septième nuit. »
Ubay avait l'habitude de jurer pour souligner que c’était bien celle-là.
Il a dit : « Nous connaissons les signes et des symboles par lesquels le prophète nous a informés comme étant caractéristiques de cette nuit. C'est-à-dire que le soleil monte ce matin sans rayons. »

Il a aussi été rapporté dans un hadith authentique que ‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit : 

« ô messager d'Allah, si je réussis à rencontrer laylat Al-Qadr, que dois-je dire ? »
Il a répondu : « Dis, ô Allah Tu es pardonneur et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »
 
Rappel d'Allah, invocations et recherche du pardon

Cher frère, les jours et les nuits de Ramadan sont des temps précis, saisis l'occasion en augmentant le rappel d'Allah et en faisant des invocations, particulièrement pendant les périodes choisies où elles sont plus acceptées par Allah.

Parmi lesquelles:

 

la rupture du jeûne, puisque les invocation du jeûneur ne sont pas rejetées.

 

le dernier tiers (troisième) de la nuit, quand notre Seigneur descend et dit : « Y a-t-il quelqu’un qui M’invoque que Je l’exauce; y a-t-il quelqu'un qui cherche le pardon que Je lui pardonne ? »

 

demander le pardon à l'aube, comme Allah dit  (traduction rapprochée)  : 

 

« et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon (d’Allah) » [sourate Ad-Dhariyat :18].

 

chercher l'heure choisie du vendredi où les invocations sont exaucées. Cette heure est probablement la dernière heure de vendredi (avant le coucher du soleil).

Finalement, cher frère...
 
Après ce tour dans le jardin du Paradis, à l’ombre des œuvres pieuses, je voudrais attirer ton attention sur une question importante.

Sais-tu quelle est-elle ?

C'est la sincérité (pureté de l’intention).

Oui, la sincérité.

Combien sont nombreux les gens qui jeûnent, mais ne récoltent que la faim et la soif.

Et combien sont nombreux les gens qui passent une nuit entière dans l'adoration, mais n'obtiennent rien d'autre que l'insomnie et la fatigue.

Qu'Allah nous préserve vous et moi de cette fin.

Par conséquent, nous trouvons que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a souligné cette question quand il a dit :

« Jeûnez avec foi et espérez une récompense d’Allah. » 

Les Salafs faisaient leurs actes pieux secrètement de crainte de tomber dans l’ostentation.

De là, nous trouvons ce grand Tabi'i, c'est-à-dire de la génération succédant aux compagnons du prophète, Ayub Al-Sakhtiyani, de qui Hamad Ibn Zayd a dit :

« Parfois, en étudiant le hadith, Ayub se déplaçait et se retournait pour moucher son nez. Alors il disait, 'Comme il fait froid ! Feignant d’avoir un rhume pour cacher ses pleurs. »

Il a été rapporté que Muhammad Ibn Wasi' a dit :

« J'ai connu des hommes parmi lesquels celui dont la tête était placée à côté de celle de sa femme sur le même oreiller, et que la partie de l'oreiller sous sa joue devienne humide de larmes sans que sa femme ne le remarque.
J'ai aussi connu des hommes qui, dans les rangs de la prière, versaient des larmes et celui à côté d'eux ne le remarquait pas.
»


Ayub Al Sakhtiyani avait l'habitude de rester éveillé la nuit entière (dans l'adoration), et encore il le cachait.

Ainsi quand venait le matin, il levait sa voix comme s'il venait de se réveiller.

Ibn Adiy rapporte que Dawud Ibn Abi Hind jeûna pendant quarante ans sans que sa famille ne le sache.

Son occupation était la broderie, donc il prenait son déjeuner avec lui (pour travailler) mais en faisait don en chemin.

Quand il revenait la nuit, il rompait son jeûne avec sa famille et ils ne savaient pas qu’il jeûnait.

Sufyan Al-Thawn a dit :

«Le serviteur d'Allah faisait ses actes secrètement et le diable persistait à le tenter jusqu’à ce qu’il ne le convainque de les faire ouvertement.
Le diable continuait alors à insister jusqu’à ce que la personne ne veuille être remerciée pour l'acte.
Ainsi, il sera passé d'un acte fait ouvertement pour un à un acte fait par ostentation.»
Amusement pendant Ramadan

Cher frère, je pense que j’ai prolongé ma mise en garde pour saisir cette occasion.

J'ai pris un peu de ton temps, mais regardons ensemble un phénomène très critique dans lequel nous tombons tous, particulièrement pendant le Ramadan.

C'est le fait de perdre son temps et de le passer à autre chose qu’à l'obéissance d'Allah.

Cela indique en effet un manque de conscience et revient à se détourner de la Miséricorde et la Générosité d'Allah qui dit (traduction rapprochée) :
 
« Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes une vie pleine de gêne, et le jour de la résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement.
Il dira : " ô mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené aveugle alors que je voyais auparavant. "
(Allah lui) dira :
 " de même que Nos signes t’étaient venus et tu les a oubliés, ainsi aujourd’hui tu es oublié. "
Ainsi sanctionnons-Nous l’outrancier qui ne croit pas aux révélations de son Seigneur.
Et certes le châtiment de l’au-delà est plus sévère et plus durable. »
 [sourate Ta-Ha :124-127]

 
On doit ressentir beaucoup de douleur dans son cœur et être vraiment inquiet de trouver les jeunes musulmans remplir les trottoirs et les terrains de jeu pendant les nuits les plus vertueuses de Ramadan.
 
Combien sont nombreux les péchés et les actes interdits commis pendant les nuits de Ramadan !

Oui, le musulman doit être vraiment concerné par la façon dont les musulmans passent leur temps.

Il doit aussi être dérangé de trouver les jeunes musulmans passer leur temps de façons qui ne plaisent pas à Allah. Mais ne vous inquiétez pas.

Le chemin vers votre bonheur et celui de vos frères musulmans est de les appeler à appliquer les enseignements islamiques (c'est-à-dire de faire da'wa) et faire des invocations pour eux.

Oui, da'wa à ces Musulmans qui sont devenus inconscients de leurs devoirs islamiques et les guider au Chemin Droit.

Aussi, faites des invocations pour eux en leur absence, pour qu’Allah l'accepte de vous et qu'ils ne deviennent pas parmi ceux privés de guidée.

Article publié sur troid.org
Publié par salafs.com

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Délaisser la prière du tarâwih ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

tumblr_n7ukiznBFY1s3pnu1o2_500.jpgLa question a été posée à SHeikh ‘Abdel-Karîm al-Khoudheîr (qu’Allâh le préserve) :

au sujet de celui qui a délaissé la prière du Tarâwih ?


Sur la question, SHeikh ‘Abdel-Karîm al-Khoudheîr a répondu :

Que la prière du Tarâwih est une Sounnah et non une obligation, et que pour celui qui la délaisse, il n’y aura rien sur lui.

Ceci dit il sera privé.

Ce qui veut dire qu’il sera privé par deux fois.

Certes, il a été authentifié du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qu’il a dit :

« Celui qui veille le Ramadhân avec foi et espérance de la récompense divine, se verra pardonner ses péchés passés. »

Rapporté par al-Bukhârî


et dans « qui veille le Ramadhân » il y a le fait de veiller qui s’applique dans l’accomplissement du Tarâwih.

Et « Quiconque prie avec l’imâm jusqu’à ce qu’il termine, Allâh lui inscrit [la récompense de celui] qui a passé la nuit en prière. »

Rapporté par Abû Dâwoud, at-Tirmidhî, an-Nassâ-î et Ibn Mâdja


Tiré du site : 
khudheir.com

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Abdelkarim ibn Abdellah al Khudeyr -  الشيخ عبد الكريم الخضير

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Ramadan, un rappel d’unité

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ramadan, un rappel d’unité

Abû Hurayra (radiallahu 'anhu) a rapporté que le prophète (sallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

 
« Jeûnez quand ils jeûnent, rompez le jeûne quand ils rompent le leur et sacrifiez le jour où ils sacrifient. »
 
Sahih : rapporté par At-Tirmidhi (2/37). Shaykh Al-Albani l’authentifié dans As-Sahiha (n°224).
 
Al-Bayhaqi rapporte d'après Abû Hanifa, qui a dit :
 
« ‘Ali ibn Al-Aqmar m’a rapporté, de Masruq, qui a dit : je suis entré chez 'Aisha le jour de 'Arafat, et elle a dit : « Servez à Masruq du gruau et faites-le plus doux. » Masruq a dit : « Rien ne m'a empêché de jeûner ce jour si ce n’est que j'ai craint que cela puisse être le jour du Sacrifice. Ainsi, 'Aisha m'a dit : « Le jour du Sacrifice vient lorsque les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens finissent leur jeûne. »


Cette chaîne de narration est jayid (bonne) en raison de ce qui a précédé.

Compréhension du hadith
 
L’imam At-Tirmidhi dit après avoir cité ce hadith :

« Quelqu’un parmi les gens de science a expliqué ce hadith en disant : Son sens est de jeûner et de rompre le jeûne avec la Jama'a et la majorité des gens. »
 
As-San'ani dit dans Subulus-Salam (2/72) :

« Dans ce hadith est une preuve qu’être en accord avec les gens est accepté dans l'établissement du jour du 'Id et que la personne seule qui croit que c'est le jour du 'Id – par la vision de la lune - alors il lui est obligatoire d’être en accord avec les gens et que la décision des gens - concernant la prière, la rupture du jeûne et le sacrifice - est obligatoire sur la personne. »
 
Ibn Al-Qayim - a mentionné cette signification dans Tahdhibus-Sunan (3/214) et a dit :

« Il est dit : Il y a en cela une réfutation de ceux qui disent que quiconque connaît les positions de la lune par les calculs astronomiques, alors il lui est permis de jeûner et de rompre le jeûne, même si d'autres ne le savent pas.
Il est aussi dit : que le témoin seul qui voit la lune, mais dont le 
qadi (le juge) n'a pas accepté le témoignage, alors il n’y a pas de jeûne pour lui, de même qu'il n'y a aucun jeûne pour les gens. »
 
Abul-Hasan As-Sindi dit dans Hashiya 'ala Ibn Majah, après la mention du hadith d'Abû Hurayra qui a été rapporté par At-Tirmidhi :

« Et son sens apparent est : qu'il n'y a pas de place pour l’opinion individuelle dans ces questions, ni pour agir seul en cela.
Plutôt cette affaire revient à l'imam (le gouverneur des musulmans) et la 
Jama'a (le groupe des musulmans sous l’imam).
Il obligatoire aux gens de suivre l'imam et la 
Jama'a.
C’est pourquoi, si un homme seul voit la lune, mais que le 
qadi rejette son témoignage, alors l'individu n'a aucun droit en ces questions, mais il doit suivre la Jama'a en cela. »
 
Et ceci est le sens évident du hadith et qui est souligné par le fait que 'Aisha (radiallahu 'anha) l'a employé avec Masruq quand il s'est retenu de jeûner le jour de 'Arafat, craignant que cela puisse être le jour du Sacrifice.

Donc elle lui a expliqué qu'il n'y a aucun poids pour son avis personnel en cela et qu'il doit suivre la  Jama'a.

Donc elle lui a dit :

« Le jour du Sacrifice vient quand les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens rompent leur jeûne. »
 
Et c'est ce qui convient à la Shari'a facile et tolérante, dont l’un des buts est d’unir les gens, unifier leurs rangs et tenir loin d'eux tout ce qui fendrait leur unité complète – parmi les avis isolés.

Donc la  Shari'a ne donne pas de poids à l'avis isolé dans des questions concernant les actes collectifs d'adoration ('ibada jama'iya), comme le jeûne, le  'Id et la prière en congrégation - même si l'avis est correct, d’un point de vue.

Ne voyez-vous pas que les compagnons  ( radiallahu 'anhum)  priaient l'un derrière l'autre.

Ainsi, parmi eux, certains ont tenu l’avis que le toucher d'une femme, ou l’écoulement de sang annulait les ablutions, et d’autres n’ont pas tenu cet avis.

Parmi eux, certains complétaient la prière pendant le voyage, alors que d'autres raccourcissaient.

Ceci et d'autres différences, ne les ont pas empêchés de prier ensemble derrière un même imam et de considérer cela acceptable.

Et ceci, parce qu'ils savaient que  tafaruq(division) dans la religion est plus mauvaise que l'ikhtilaf (divergence) sur quelques avis.

En effet, la question avec l’un d'entre eux a atteint le point qu'il ne considérait pas même acceptable la divergence d'avis avec le grand imam dans les grandes réunions; comme la réunion à Mina (pendant le Hajj), au point qu'il abandonnait totalement la pratique de son avis dans cette réunion - fuyant ce qui pourrait résulter de ce mal, s’il agissait selon son propre avis.
 
Ainsi, Abû Dawud rapporte (1/307) que 'Uthman (radiallahu 'anhu) a prié quatre rak'a à Mina, 'Abdullah ibn Mas'ud l’a critiqué en disant :

« J'ai prié deux rak'a avec le prophète (sallahu 'alayhi wa sallam)et deux rak'a avec Abû Bakr et deux rak'a avec 'Umar et deux rak'a avec 'Uthman au début de son commandement, puis il l'a complétée (c'est-à-dire en priant quatre rak'a).
Après cela les voies se sont divisées avec vous tous.
Donc j'espère de ces quatre 
rak'a, que deux d'entre elles seront acceptées. »
Puis, Ibn Mas'ud a prié quatre 
rak'a.
Donc on lui a dit : « Tu critiques 'Uthman, et tu pries quatre ? »
Donc il a dit : « La divergence est mauvaise. »
 
Sa chaîne de narration est sahih (authentique) et quelque chose de semblable a été rapporté dans le Musnad (5/155) de l'imam Ahmad, d'après Abû Dharr (radiallahu 'anhum ajma'in).
 
Donc ceux qui continuent à se diviser en ce qui concerne la prière et refusent de suivre les imams dans les mosquées - particulièrement dans la prière du witr pendant Ramadan – donnant comme preuve que c’est contre leur madhab, doivent réfléchir sur le hadith mentionné ci-dessus et les athar.

De même, ceux qui revendiquent la connaissance de l'astronomie et qui, en raison de leur avis, jeûnent et rompent leur jeûne seuls – en précédant ou retardant de la majorité des musulmans, et ne voient aucun problème en cela – doivent aussi réfléchir sur les preuves précédemment citées.

Tous doivent considérer et réfléchir sur la science qui a été mentionnée.

Peut-être trouveront-ils un remède à leur ignorance et aveuglement, pour qu'ils soient un rang unifié avec leurs frères musulmans - en effet la Main d'Allah est avec la  Jama'a.


Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Silsilatul-Ahadith Sahiha (1/442-445)

Publié par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La descente du Coran lors du mois de ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La descente du Coran lors du mois de ramadan

"Il ne fait aucun doute, que parmi les plus éminentes faveurs d’Allah et les plus nobles et les plus grandioses, celle de la révélation du sublime livre à son serviteur et messager, notre prophète Mohamed (sallallahou ‘alaihi wa sallam) !

 

C’est une immense faveur et un bienfait considérable dont Allah a gratifié ses serviteurs.

 

Et il s'en est loué lui-même et s'en est glorifier auprès de ses serviteurs,

Et il a montré son immense importance dans beaucoup de versets du coran (traductions rapprochées) : 

 

{qu'on exalte la bénédiction de celui qui a fait descendre le "furqan" sur son serviteur pour qu'il soit un avertisseur à l'univers}(sourate alfurqanv.1)

 

{la révélation du livre vient d’Allah le puissant le sage. Nous t'avons fait descendre le livre en toute vérité. adore donc Allah en lui vouant un culte exclusif. C’est à Allah qu'appartient la religion pure} (sourate azumar v.1-3)

 

{et ceci le coran c'est le seigneur de l'univers qui l'a fait descendre.et l'esprit digne de confiance (rouh al amine) est descendu avec cela. Sur ton coeur pour que tu sois du nombre des avertisseurs. En une langue arabe très claire.}(sourate asu'ara v.192 195)

 

{le mois de ramadan au cours duquel le coran a été descendu comme guidée pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement}(sourate al baqarah v.185)

 

Le mois du noble ramadan, le mois du siyam a des spécificités liées au coran, il est le mois au cours duquel le noble coran a été descendu comme guidée pour les gens.

 

Et Allah a vanté les mérites de ce mois du siyam, dans les nobles versets cités précédemment car il l'a choisi parmi tous les autres mois pour y descendre son immense livre !

 

Et il a même été rapporté que c'était le mois au cours duquel étaient révélés aux prophètes les livres divins, dans le mosnad de l'imam Ahmed  et le "mo'jam al kabir" de at-tabaraniy, du hadith de wathila ibnu al-assqa' que le messager d’Allah a dit:

 

"Les feuillets d’Ibrahim ont été descendus la 1ère nuit de ramadan, la tawrah (torah) a été descendue a 6 passés de ramadan, et l'ingile a été descendu à 13 jours écoules de ramadan et le coran a été descendu à 24 écoules de ramadan"

(al mosnad 107/4, almo'jam al kabir de at-tabaraniy 185/22 et al'allamah al mohadith al-Albani l'a authentifié dans sa silssilah numéro:1575)

 

[...]Nous sautons le passage qui traite de question de mosstalah concernant ce hadith [...]

 

Donc si le hadith est sahih alors il prouverait que le mois de ramadan est le mois au cours duquel étaient descendus sur les messagers les livres divins !

 

Sauf que le livre était descendu d'un seul coup sur le prophète sur lequel il était révélé alors que le noble coran pour son extrême noblesse et son immense mérite a été descendu d'un seul coup (jomlaten wahidah) à "bayt-al'izza" qui est au bas ciel (sama-ad-douniya) et ceci lors de la nuit du destin (laylato alqadr) pendant le mois de ramadan,

 

Allah  dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons fait descendre en une nuit bénie}(sourate adokhan v.3)

 

Et Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes fait descendre (le coran) pendant la nuit d'al qadr}(sourate al qadr v.1)

 

et il a dit (traduction rapprochée) : 

 

{le mois du ramadan au cours duquel a été descendu le coran}

 

Ces 3 versets montrent bien que le noble coran a été descendu en une seule nuit, elle est décrite comme étant une nuit bénie (mobarakah) et c'est "la nuit du destin" (laylato al qadr) et elle fait partie des nuits du noble mois de ramadan, puis après cela il a été descendu sur les positions des étoiles (mawaqi' an-noujoum), se suivant l'un après l'autre;

 

C'est ainsi qu'il a été rapporté d'après ibnu 'Abbas,

 

al hakim a rapporté de sa'id ibnu jubayr d'après ibnu 'Abbas qu'il a dit :

 

"le coran a été révélé en une seule fois au bas ciel et c'était sur les positions des étoiles puis Allah le descendait sur son messager l'un à la suite de l'autre"

(al mousstadrak 2/222)

 

Et il a aussi rapporté de 'ikrima d'après ibnu 'Abbas qu'il a dit:

 

"le coran a été descendu en une seule fois au bas ciel (sama-o adouniya) lors de la nuit du destin puis il fit révéler après cela pendant 20 années puis il récita:

 

{ils ne t'apporteront aucune parabole sans que nous ne t'apporterons avec la meilleure interprétation}(sourate al furqan v.33)

 

Et

 

{un coran que nous avons fragmente pour que tu le lises lentement aux gens.et nous l'avons fait descendre graduellement.}(sourate al isra v.106)"

 

Ibnu abi Hâtim a rapporté d'après ibnu 'Abbas qu'il fut questionné par 'atiya ibnu al asswad il dit :

 

"un doute s'est produit dans mon coeur par rapport à la parole d’Allah (traduction rapprochée) : {le mois de ramadan au cours duquel a été descendu le coran} et sa parole (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons descendu dans une nuit bénie}

 

Et sa parole (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes descendu lors de la nuit du destin}

 

Alors qu'il a été révélé pendant chawal et dhil qi'da et pendant dhil hija et al moharam et safar et pendant le mois de de rabi' ?

 

Alors ibnu 'Abbas dit:

 

"il a été révélé au mois de ramadan lors de la nuit du destin, lors d'une nuit bénie, d’un seul coup(ou en une seule fois), puis il a été descendu sur les positions des étoiles en file dans les mois et les jours""

(taffssir ibnu abi hatim 1/310)

 

La sagesse dans ce "nouzoul" c'est l'apologie du noble coran et la vénération sur lequel il a été descendu et c'est le messager d’Allah ! Et c'est l'honorabilité du mois au cours duquel il a été révélé et c'est le mois du ramadan et de la nuit au cours de laquelle il fut descendu et c'est la nuit du destin qui est mieux que 1000 mois !

 

Allah dit (traduction rapprochée) : 

 

{nous l'avons certes descendu lors de la nuit d'al qadr

.et qui te dira qu'est-ce que la nuit d'al qadr.

La nuit d'al qadr est mieux que 1000 mois.

Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l'esprit par permission de leur seigneur pour tout ordre.

Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube} (sourate al qadr)

 

Tout ce qui a été cité précédemment prouve des plus grandes preuves la grandeur et l'importance du mois du siyam, le mois de ramadan Beni, et qu'il a des spécificités liés à l'honorable coran, puisque c'est dans ce mois-ci que la oummah a obtenu de Allah cette immense faveur, la descente de sa grandiose révélation et sa noble parole qui renferme la guidée (traduction rapprochée) : 

 

{une guidée pour les gens et des preuves claires de la bonne direction et du discernement}

 

La guidée pour le bien de la religion et cette vie, et il y est exposé la vérité de la plus claire des façons et il y est inclus le discernement entre la guidée et l'égarement et entre la vérité et le faux et entre les lumières et les ténèbres.

 

Donc ce mois dont le mérite est tel et dont la bienfaisance d’Allah envers ses serviteurs y est telle, est digne d'être vénéré par les serviteurs et d'être une saison pour eux pour la 'ibada et un approvisionnement pour le jour du retour !

 

Et il y a dans cela aussi une grande indication de la recommandation (isstihbab) d'étudier le noble coran durant le mois béni de ramadan, et de travailler avec assiduité, de faire des efforts pour cela, et aussi de multiplier la lecture pendant ce mois, et de le réciter à qui le connait mieux, et d'augmenter son étude.

 

al Boukhari et Mouslim ont rapporté selon ibnu 'Abbas qui a dit:

 

"le prophète  était le plus généreux des gens et il était encore plus généreux pendant le mois du ramadan lorsqu'il rencontrait Jibril et il lui faisait étudier le coran et Jibril le rencontrait chaque nuit de ramadan et il le lui faisait étudier,

La messager d’Allah lorsqu'il rencontrait Jibril était plus généreux que le vent envoyé"

(Boukhari 1902 et Mouslim 2308)

 

Et le prophète allongeait sa lecture lors du qiyam de ramadan la nuit, plus que les autres moments; et ceci est un acte légiféré pour tous ceux qui voudraient augmenter dans la lecture ou allonger et qu'ils prient seuls, alors qu'ils allongent comme ils le veulent, et il en est de même pour celui qui guide une jama'a et qu'ils approuvent cela, mais en dehors de ces 2 ce qui est légiféré c'est atakhfif (l'allègement), l'imam Ahmed a dit à l'un de ses compagnons et celui-ci présidait des gens dans la prière de ramadan
 

"ce sont des gens faibles, lis 5, 6, 7," il dit :"et c'est ce que j'ai fait et j'ai terminé la 27ème nuit."

(ibnu rajab l'a évoqué dans lata-if alma'arif)

 

Il l'a donc orienté vers le fait de prendre en considération l'état des prieurs pour pas que ce leur soit pénible, et les salaf-assalih, rahimahomallah, lisaient le coran pendant le mois de ramadan dans leurs prières et en dehors,

 

Al asswad  lisait le coran entièrement toutes les 2 nuits de ramadan !

 

Et an-nakha'iy  faisait cela dans les 10 derniers jours particulièrement et dans le reste du mois il le clôturait tous les 3jours!

 

Et qatada  clôturait en tout temps le coran tous les 7 jours et pendant ramadan tous les 3 jours et pendant les 10 derniers chaque nuit!

 

Et az-zuhri  disait lorsque ramadan rentrait "et maintenant c'est la lecture du coran et donner à manger !"

 

Et Malek  lorsque ramadan rentrait fuyait la lecture du hadith et des assemblées des gens de science et il s'adonnait entièrement à la lecture du coran du moshaf !

 

Et qatada étudiait le coran pendant le mois de ramadan !

 

Et sofyan Thawri, lorsque ramadan rentrait délaissait toutes les 'ibada et s'adonnait à la lecture du coran !

 

Et les athars sur eux allant dans ce sens sont très nombreux!

(regarde lata-if alma'arif page 181)

 

Qu’Allah nous accorde et à vous de bien les suivre et de marcher sur leurs pas, et nous lui demandons, béni et exalte soit-il, par ses plus beaux noms et ses hauts attributs de faire du noble coran le printemps de nos coeurs et la lumière de nos poitrines et qu'il évacue nos tristesses et que s'en aille nos soucis et peines,

Il est certes le maitre de cela et celui qui en est capable!"

 

Essai de traduction du chapitre 11 "nouzoul al qoran fi chahri ramadan" du livre "fiqho al ad'iya wal adhkar" (p.67)

Publié par darwa.com

 

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Le jugement concernant le fait de donner à manger à un mécréant le jour du mois de Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jugement concernant le fait de donner à manger à un mécréant le jour du mois de Ramadan

La question :


Quel est le jugement concernant le fait de donner à manger aux mécréants durant le mois de ramadan ?

La réponse :

 

Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection. 

Ceci dit :

 
En principe, les mécréants sont, à l'unanimité, concernés par la foi, ainsi que par les branches de la charia selon l'opinion la plus valable des ulémas.
 
Le jeûne est l'une des branches de la charia, et son accomplissement est une obligation vis-à-vis du mécréant après avoir réalisé la foi qui est une condition.
 
Autant dire, le mécréant est sommé d'accomplir le jeûne qui est l'une des branches de la charia, mais il doit aussi l'accompagner de la foi qui est une condition de la validité de cet acte.
 
Sur ce, comme il est interdit de s'entraider à donner à manger à un musulman qui a transgressé le jeûne sans aucune excuse valable, le cas est alors pareil pour le mécréant, car la foi et le jeûne lui sont obligatoirement imposés, Allah  تعالى dit :
 
وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى وَلاَ تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ

 

« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » [El-Mâ'ida (La Table Servie): 2]
 

Le savoir parfait appartient à Allah تعالى, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie.
 

Alger, le 8 Mouharram 1428 H, correspondant au 27 janvier 2007 G.

Fatwa n°: 605  
Publié par ferkous.com

 

في حكم إطعام الكافر في نهار شهر رمضان
السؤال: ما حكم تقديم الأكل للكفَّار في شهر رمضان؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب: الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فالأصلُ أنَّ الكفَّار مخاطَبون بالإيمان إجماعًا وبفروع الشريعة على الأصحِّ مِن أقوال أهل العلم، ومِن فروع الشريعة: الصيام، وحكمُه: وجوبُ الصيام على الكافر بعد تحقيق شرط الإيمان، أي: أنَّ الكافر مُطَالَبٌ بالصيام باعتباره فرعًا مِن فروع الشريعة، لكن مع تحصيل شرطها الذي هو الإيمان، وعليه فكما لا يجوز التعاونُ على إطعام العاصي مِن المسلمين مِن غير عُذْرٍ فكذلك الكافرُ لوجوب الإيمان والصيام عليه، لقوله تعالى
﴿وَتَعَاوَنُوا عَلَى البِرِّ وَالتَّقْوَى وَلَا تَعَاوَنُوا عَلَى الإِثْمِ وَالعُدْوَانِ﴾ [المائدة: ٢]
والعلم عند اللهِ تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٨ من المحرَّم ١٤٢٨ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٧ يناير ٢٠٠٧م
لفتوى رقم: ٦٠٥
الصنف: فتاوى الصيام - أحكام الصيام
 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Le jeûne de la femme enceinte et celle qui allaite

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jeûne de la femme enceinte et celle qui allaite

Question :

 

J’ai lu dans le livre «La description du jeûne du prophète durant le mois de Ramadan», de Salim Hilali et ‘Ali Hasssan ‘Abdul-Hamid que la femme enceinte et celle qui allaite, si elles craignent pour leur vie ou celle de leur enfant, rompent leur jeûne et nourrissent (en guise d’expiation) pour chaque jour non-jeûné une personne indigente, sans avoir à accomplir ce jeûne ultérieurement.

 

Quelle est la véracité de ces propos ?

 

Nous espérons une explication qu’Allah vous récompense par un bien.

 

Réponse :

 

Il ne leur est pas demandé de repousser ultérieurement leur jeûne, mais il leur est demandé, en guise d’expiation, de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.

 

Telle est la réponse, la bonne réponse.

 

Quant à la condition citée, qui est : «Si la femme enceinte ou la femme qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant», cette condition a été établie à partir d’efforts personnels de certains savants.

 

Elle ne peut être imposée à la femme enceinte ou la femme qui allaite car le prophète صلى الله عليه وآله وسلم a dit :

 

«Allah, l’Exalté, a dispensé de jeûne la femme enceinte et la femme qui allaite».

 

Ibn ‘Abass a commenté le verset (traduction rapprochée) : 

 

«Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, jeûnera (plus tard) un nombre égal de jours. Et à ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec difficulté, incombe, en expiation, de nourrir un pauvre».

 

Il a dit : «La femme enceinte et la femme qui allaite doivent nourrir un pauvre».

 

La condition précédemment citée est ici inexistante : que la femme enceinte ou celle qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant.

 

En résumé : Il est donc permis à toute femme enceinte et à toute femme qui allaite de rompre son jeûne mais elles doivent en guise d’expiation nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné et elles ne sont pas tenues d’accomplir leur jeûne ultérieurement. 

 

Fatwa extraite de la cassette numéro 25/2, face A.

✅ Publié par salafs.com

يقول السائل : قرأت في كتاب: "صفة صوم النبي صلى الله عليه وسلم في رمضان" لمؤلفه: سليم الهلالي؛ أن الحامل والمرضع إذا خافتا على نفسيهما أو ولديهما أفطرتا وأطعمتا عن كل يوم مسكيناً، ولا يجب عليها القضاء، فما صحة هذا القول ؟ نرجو التوضيح

الجواب : لا يجب عليها القضاء وإنما يجب عليها الكفارة عن كل يوم مسكيناً، هذا الجواب الصحيح، أما الاشتراط المذكور؛ وهو إذا خافت الحامل والمرضع على نفسيهما أو ولديهما! هذا الشرط إنما هو اجتهاد من بعض العلماء لا تكلف به الحامل أو المرضع

لأن النبي صلى الله عليه وآله وسلم قد قال

إن الله - تبارك وتعالى- قد وضع الصيام عن الحامل والمرضع

ثم قال ابن عباس في تفسير قوله تعالى

فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضَاً أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرٍ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِين

قال ابن عباس رضي الله عنه

أن الحامل والمرضع عليها الإطعام

أي لا يوجد هناك الشرط المذكور آنفاً؛ أن تخاف الحامل أو المرضع على نفسها أو على ولدها

خلاصة الجواب: يجوز لكل حامل ولكل مرضع أن تفطر وأن تطعم عن كل يوم مسكيناً، ولا قضاء عليها إلا هذه الكفارة

من سلسلة فتاوى جدة، شريط رقم :25

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le lien entre la jurisprudence (fiqh - فقه) et la science du hadith

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Le lien entre la jurisprudence (fiqh - فقه) et la science du hadith

Question :

 
Quel est le lien entre la jurisprudence (fiqh) et la science du hadith ?

Est-ce qu’il est nécessaire que le spécialiste du 
hadith (muhaddith) soit jurisconsulte (faqih) ou est-ce qu’il lui suffit d’être simplement un spécialiste du hadith ?
 
Réponse : 

Il est nécessaire que le faqih soit muhaddith, par contre il n’est pas nécessaire que le muhaddith soit faqih, car naturellement le muhaddith est faqih.

Est-ce que les compagnons du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) étudiaient le fiqh ?

Et quel type de fiqh étudiaient-ils ?

Ils prenaient ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) leur donnait, en l’occurrence le hadith.

Quant aux jurisconsultes qui étudient les propos des savants et leurs fatawas, et n’étudient pas les hadith de leur prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) qui sont la source du fiqh, à ceux-là nous disons :
 
Il est indispensable que vous étudiez la science du hadith car on ne peut imaginer une jurisprudence authentique sans la connaissance du hadith : en apprenant son texte et en connaissant son degré de validité.

De même, on ne peut imaginer qu’un muhaddith ne soit pas faqih.
 
Le Qur’ân et la Sunna sont les deux sources du fiqh, de tout le fiqh.

Quant au fiqh auquel nous faisons référence aujourd’hui, c’est le fiqh des savants, ce n’est pas le fiqh extrait du Livre et de la Sunna.  

En effet, une partie de ce fiqh se retrouve dans le Livre et la Sunna, quant à l’autre partie, elle n’est qu’avis et efforts personnels, qui pour beaucoup sont en contradiction avec le hadith puisqu’ils n’en ont pas connaissance.   


Fatwa parue dans la revue « Al Assala », n°7, le 15 Rabi’ At-Thany 1414.
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le jeûne

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jeûne
La louange appartient à Allah, nous le louons, implorons de Lui aide, sollicitons de Lui rémission, à Lui nous adressons nos repentances, et en lui nous cherchons refuge contre le mal de nous-mêmes et contre le mal de nos œuvres.

Celui qui est guidé par Allah n’a pas d’égarement et celui qui est égaré par lui n’a pas de guide.

J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, Seul et Unique, nul associé à Lui, et j’atteste que Mohamed est le serviteur d’Allah et son messager, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent fidèlement jusqu’au jour de la rétribution.

Or donc : en l’occasion du mois béni du Ramadan, nous avons le plaisir de présenter les traités suivants à nos frères et sœurs musulmans, nous prions Allah l’Exalté au glorieux visage d’accepter cette action totalement désintéressée et loyale, ne visant que la pleine satisfaction d’Allah et ne cherchant qu’à bien servir nos frères en mettant à leur portée ces traités qui consistent en les chapitres suivants : 
 
Le premier chapitre : La prescription du jeûne
Le deuxième chapitre : Les faveurs et les bénéfices du jeûne
Le troisième chapitre : Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade
Le quatrième chapitre : Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne
Le premier chapitre : La prescription du jeûne


Le jeûne du mois de Ramadan représente une obligation, prescrite par Allah dans le Coran, et dans la sunna tradition du Messager d’Allah (Allah le bénisse et le salue) et par l’accord et le consensus de tous les musulmans.

Cette règle est supportée par les versets coraniques suivants (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs.
Peut être serez vous pieux ! Un nombre compté de jours.
Celui d’entre vous qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
A ceux qui en éprouvent une trop grande fatigue, pour vieillesse avancée ou maladie grave et incurable, une compensation consistant à nourrir un miséreux.
Celui qui est volontaire pour davantage, c’est encore mieux pour lui. Mais jeûner vous est bien plus préférable si vous saviez.
Le mois de ramadan où a été descendu le Coran comme bonne direction pour les humains et comme preuves évidentes de la bonne direction et du discernement parfait.
Que celui d’entre vous qui témoigne ce moi qu'il jeûne !
Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité.
Et afin que vous accomplissiez la totalité des jours convenus et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir bien guidé et peut-être remercierez-vous »
  Sourate 'La vache' verset 183 a 185 


Et le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : 

« la superstructure de l’Islam est fondée sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est son messager, la performance de la prière, l’acquittement de la Zakat, le pèlerinage à la maison d’Allah Al Ka’bah, et le jeûne du Ramadan ». 

L’obligation de faire le jeûne de Ramadan a été établie par le consensus de tous les musulmans, alors si un musulman nie ou rejette cette obligation de faire le jeûne du Ramadan, il est considéré mécréant et apostat que l’on doit faire se repentir, sinon doit être tué et considéré mécréant.

Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation à chaque personne musulmane adulte douée de raison, il a été prescrit la deuxième année après l’émigration du messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salut qui jeûna neuf fois le mois de Ramadan pendant la durée de sa vie.

Le mécréant n’est pas tenu de jeûner, jusqu'à ce qu’il décide d’embrasser l’Islam.

De même les impubères ne sont pas tenu de jeûner, tant que le garçon n’a pas de souillures nocturnes et que la fille n’a pas ses règles, c’est la puberté en complétant la quinzième année d’âge qui entraîne pour eux l’obligation d’accomplir le jeûne.

Mais on doit encourager les impubères à jeûner pour qu’ils puissent s’y habituer.

Les personnes qui ne sont pas saines d’esprit, les handicapés mentaux, et les personnes très âgées dont le comportement est dénué de sens ne sont pas tenus ni du jeûne, ni à compenser ce manque.

Le deuxième chapitre : Les faveurs et les bénéfices du jeûne

L’un des attributs d’Allah l’exalté est : (Le Sage).

Le Sage ; est celui à qui est attribuée la sagesse, l’expérience, et la qualité de créer des choses parfaitement dans le temps et aux endroits propres.

Puisque cet attribut est l’un des attributs d’Allah l’exalté, alors il doit y avoir une bonne raison derrière chaque création, règle ou loi qu’Allah a prescrit à ses serviteurs.

Soit que nous percevions cette raison ou non.

Alors le jeûne qu’Allah a prescrit à ses serviteurs, marque une grande sagesse et beaucoup de mérites et de bénéfices tels que :

- Le jeûne se présente avant tout comme acte d’adoration et d’obéissance à Allah, comme un engagement basé sur l’amour d’Allah et en faisant tous les efforts pour gagner son plaisir, et comme une reconnaissance que c’est seulement par ses bontés que nous sommes capables de dériver notre existence et subsistance.

Cet engagement est basé sur la capacité de la personne à l’abstinence et à renoncer à ses désirs naturels de manger et de sexe, en honorant et plaçant hautement l’obéissance à Allah et son plaisir sur ses plaisirs, en faisant une démonstration par laquelle il montre sa préférence du bien dans la demeure future au bien en ce monde. 

- Le jeûne présente une expérience pratique d’où le croyant accroît sa piété et sa dévotion à Allah en l'évoquant sans cesse.

Allah l’Exalté dit (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs. Peut-être serez-vous pieux ! ». Sourate 'La vache' verset 183

Le jeûneur musulman, est ordonné à avoir piété et la crainte d’Allah l’exalté, et ceci en observant bien ses ordres et en s’abstenant de violer ses interdictions.

Le jeûne n’est pas destiné seulement à ce que l’on renonce à la nourriture licite, à la boisson licite, et au sexe licite, en vérité il est destiné aux autres vertus.

Il convient que le jeûneur tienne sa langue et surveille ses gestes et voici donc l’évidence, le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à dit : 

« Celui qui n’abandonne pas la fausseté et la mauvaise conduite et ne s’abstient pas de mentir et d’agir en pur mensonge, Allah n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire ».

Fausseté en parole signifie : chaque parole ou déclaration qui est fausse comme dire un mensonge, médisance, lancer des insultes et toute autre parole qui est interdite.

Fausseté en action signifie : chaque acte qui est faux comme l’agression contre les gens, malhonnête, déception, tromperie, assaut, vol, écouter des chansons qui sont obscènes et la musique.

La mauvaise conduite signifie : n’importe qu’elle déviation de la bonne conduite et direction.

Si le jeûneur se soumet aux règles du jeûne à la lumière et conformément à l’esprit du verset Coranique et du hadith prophétique précédemment mentionné, alors le Jeûne peut-être considéré utile et avantageux spirituellement, moralement, et psychologiquement.

Et avant la fin du mois de Ramadan, la conduite, comportement, et la psychologie du jeûneur témoigneront une promotion et édification.

- Le jeûne promeut l’esprit de reconnaissance et la gratitude des riches envers Allah, car seul par sa grâce, ont peut avoir la capacité de jouir et de savourer les luxes de la nourriture licite, la boisson licite, et du sexe licite.

Le jeûne promeut l’esprit de sympathie des riches envers les pauvres, et fournit une chance plus favorable pour les aider dans une atmosphère de fraternité. 

- Le jeûne éduque le croyant, forme son esprit, développe ses aptitudes intellectuelles, physiques, son sens moral, sa sincérité et sa fidélité.

Cette éducation est basée entièrement sur la maîtrise de soi, le contrôle et la guidés de soi vers son objectif principal à réaliser la prospérité et le bonheur dans cette vie et dans la vie future.

Le jeûne enseigne la discipline de soi et renforce la capacité du croyant à maîtriser ses besoins et ses désirs, plutôt que d’être réduit à l’esclavage par ceux-ci. 

- Le jeûne pourvoit au croyant des bénéfices relatifs au service de la santé, tel que l’élimination des matières grasses du sang qui nuisent à la santé, l’aide à soigner quelques sortes de maladies intestinales et troubles d’estomac, et pourvoit à l’estomac une période de repos pendant laquelle il se débarrasse de toutes subsistances qui sont nuisibles à la santé et de toutes les matières non désirables. 
Le troisième chapitre : Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade

Allah l’exalté dit (traduction rapprochée) :

« Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours. Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Les malades sont de deux catégories :

- Le malade dont la maladie est chronique comme le cancer et le vieillard qui est très avancé en âge pour qui le jeûne devient déraisonnablement très difficile.

La personne dans cette catégorie est tenue de la compensation qui en ce cas, consiste à nourrir une personne pauvre pour chaque jour de Ramadan non jeûné ou consiste à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre des jours de Ramadan non jeûné, comme Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée avait l’habitude de faire quand il est devenu très vieux ou à distribuer des quantités de nourriture suffisantes à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnés, à raison de donner à chaque personne 510 grammes de bonne céréale et quelques morceaux de viande.

- Ceux qui souffrent d’une maladie curable, sont de trois catégories :

 

Celui qui peut faire le jeûne sans que ceci ne lui cause du mal doit jeûner, car il n’y a pas de raison valable pour rompre le jeûne.

 

Celui qui peut faire le jeûne mais en souffrant sans qu’il lui cause du mal, il n’est pas désirable de jeûner, sinon, il est considéré qu’il refuse de saisir l’occasion de profiter de la permission donnée par Allah l’exalté, plus la souffrance considérable qu’il se cause à lui-même.

 

Pour celui qui souffre d’une maladie qui peut s’aggraver par le jeûne, il est absolument interdit de jeûner, et ce conformément à l’ordre d’Allah l’exalté qui dit  (traduction rapprochée)  : 


« Ne vous tuez pas vous-même, Allah est certes miséricordieux avec vous » Sourate 'Les femmes' verset 29

et quand il dit (traduction rapprochée) :

« Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. » Sourate la vache verset 195

Et le hadith du prophète qu’Allah le bénisse et le salue quand il dit : 

« Nul dommage ou mal à sa propre vie ou à sa propre santé n’est permis ».

N’importe quel dommage ou mal à la santé causé par le jeûne doit être déterminé sur la base du sentiment raisonnable ou la prévision de la personne concernée elle-même ou bien sur la base du conseil d’un médecin digne de confiance.

Une personne malade de cette catégorie est tenue à la compensation qui en ce cas, consiste à jeûner un nombre de jours égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnes et ceci quand il en devient capable.

Mais si le décès se produit avant la guérison, alors la compensation est renoncée, car jeûner plus tard devient impossible.

Les voyageurs sont de deux catégories :

- Celui qui fait un voyage intentionnellement pour éviter de jeûner, en ce cas, rompre le jeûne n’est pas permis.

- Ceux qui font le voyage pour une raison valable, il y’a trois catégories :

 

Pour ceux qui font le voyage en souffrant énormément, faire le jeûne est absolument interdit, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à débuté le jour de la conquête de Makka a jeun, mais quand il a su après la prière du asr l’après midi que ses compagnons étaient aussi a jeun et que quelques-uns d’entre aux souffraient intensément du jeûne, il a ordonné un verre d’eau et a rompu le jeûne. 


Et quand on l’a informé que quelques-uns uns d’entre eux continuaient à observer le jeûne, il a dit « Ils sont désobéissants, ils sont désobéissants »
 

Pour ceux qui font le voyage en souffrant considérablement, faire le jeûne est indésirable, car ils ne doivent pas négliger la permission qu’Allah leur a donné de rompre le jeûne, et ils doivent éviter tout sorte de mal possible à eux-mêmes.

 

Pour ceux qui font le voyage sans souffrance faire le jeûne est préférable, mais ils ont le choix de rompre le jeûne s’ils jugent que ceci est plus facile pour eux, car Allah l’exalté a dit  (traduction rapprochée)  :


« Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Mais s’ils jugent que faire le jeûne est facile pour eux, alors il est mieux qu’ils le fassent, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à fait ceci, conformément a ce que Abou Addarda qu’Allah l’agrée à dit :

« Nous étions en voyage avec le prophète qu’Allah le bénisse et le salue par une journée de Ramadan où il faisait tellement chaud que chacun de nous devait se protéger la tête en la couvrant de ses mains.
Aucun d’entre nous ne jeûnait à l’exception du prophète qu’Allah le bénisse et le salut et Abdullah Bin Rawahah ». 
 
Une personne qui quitte sa ville ou son pays de résidence vers une autre destination est considérée un voyageur jusqu'à ce qu’elle revienne indépendamment de la durée pendant laquelle elle reste loin de sa résidence, à condition qu’elle n’ait pas l’intention de rester loin après que l’objectif et le but de son voyage soient accomplis.

Les règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur sont les mêmes, même si la durée du séjour en dehors de son pays ou de sa ville est longue, car il n’a jamais été rapporté qu’une limite a été spécifiée ou définie par le prophète qu’Allah le bénisse et le salue pour la durée du voyage, enfin le voyageur doit continuer d’observer les mêmes règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur jusqu’à ce que le voyage arrive à son terme.

En ce qui concerne la nature du voyage, il n’y a pas de différence que ce soit, pour accomplir le pèlerinage, umrah, rendre visite à un membre de la famille, voyage d’affaire, il en est de même pour le voyageur continue, il est de son métier de voyager sans cesse tel les chauffeurs de taxi, conducteurs de bus ou de camion.

Donc, il est permis pour le voyageur de rompre le jeûne durant le mois de Ramadan, de raccourcir la prière de quatre « raka’ah » unités à deux raka’ah unités, de faire les prières du  midi « dorh » et de  l’après midi « l’asr » ensemble, et de faire les prières du « icha » soir ensemble chaque fois que c’est nécessaire.

Il est mieux pour ceux qui voyagent de rompre le jeûne et de le reporter à un autre moment pendant l’hiver, si ceci est plus facile pour eux.

En ce qui concerne les conducteurs de camions, puisqu’ils ont un pays de résidence, alors chaque fois qu'il trouvent dans leurs pays de résidence ils sont considérés comme résidents et, ils doivent suivre les mêmes règles que les résidents, mais quand ils voyagent, ils sont considérés comme voyageurs et ils doivent suivre les mêmes règles que les voyageurs. 
Le quatrième chapitre : Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne

Il y a sept choses qui invalident le jeûne :  

- Le rapport sexuel pendant le jour durant le mois de Ramadan rend le jeûne invalide, l’auteur doit compenser sa faute en subissant une lourde peine équivalent à l’affranchissement d’un esclave.

Si cette peine ne peut être purgée de cette manière ou si elle est impossible à réparer, alors il doit observer le jeûne durant soixante jours consécutifs.

S’il n’en est pas capable, il doit donner à manger à soixante pauvres.

Mais si l’auteur du rapport sexuel a une légitimité de rompre le jeûne comme le voyageur, alors il n’est pas tenu de l’expiation et doit seulement la compensation.

- Elle concerne l’éjaculation ou l’émission de liquide spermatique due à un besoin, due à un baiser à l’épouse.

Mais s’il s’agit simplement d’embrasser l’épouse pendant la journée du Ramadan sans éjaculation, alors le simple baiser donné à son épouse n’altère pas le jeûne.

- L’absorption de nourriture, de boisson ou de fumée, le jeûneur ne doit pas inhaler les fumées d’encens ou celles produites en faisant brûler des bois parfumés tel que le « bakour », car ces fumées sont considérées comme une subsistance, mais il est permis de se parfumer.

- L’absorption des substituts de nourriture ou de boisson, comme l’injection de liquide nourrissant ou les comprimés diététiques, mais toutes autres sortes d’injections qui ne fonctionnent pas comme substituts de nourriture ou de boisson n’invalident pas le jeûne, qu’elles soient intraveineuses ou intramusculaires.

- L’extraction d’une large quantité de sang par ventouse, don du sang ou par n’importe quel autre moyen rendent le jeûne invalide.

Mais le saignement spontané ou l’extraction de sang pour faire des tests qui ne cause pas sérieusement du mal au corps n’invalident pas le jeûne.

- Le vomissement forcé et d’une manière délibérée.

- L’écoulement du sang des menstrues et, ou le saignement post-partum. En tout cas, les causes précédentes invalident le jeûne seulement en trois conditions :

 

Quand la personne qui commet n’importe quel acte par mis ceux qui invalident le jeûne, connait les règles et le temps du jeûne.

 

Quand elle commet l’acte qui invalide le jeûne consciemment, et non par oubli ou par négligence.

 

Quand elle commet la violation des règles du jeûne par libre choix sans aucun acte de contrainte. 


Donc, si quelqu’un pratique la ventouse en faisant le jeûne en pensant que faire cette opération n’invalide pas le jeûne, alors son jeûne, reste valable, car il ignore les règles du jeûne, et ce conformément a ce que Allah l’Exalté dit (traduction rapprochée) :

« Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. » Sourate ‘Les coalisés’ verset 5

Et Allah l’exalté dit (traduction rapprochée) : 

«Notre Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur si nous avons oublié ou fauté ». Sourate ‘La vache’ verset 286

En jeûnant, il fut rapporté que Ady Bin Hatim qu’Allah l’agrée avait l’habitude de placer un fil blanc et un autre noir sous son oreiller, et il avait l’habitude aussi de ne commencer le jeûne qu’à partir du moment où il pouvait distinguer ou différencier entre les deux couleurs, en pensant qu’il tombait bien sous le sens de la parole d’Allah l’exalté (traduction rapprochée) :

« Jusqu'à ce que l’aube vous permette de distinguer le fil blanc du fil noir ». Sourate ‘La vache’ verset 187

Quand il informa le prophète qu’Allah le bénisse et le salue de cette affaire, celui ci lui dit en le corrigeant : 

« Il s’agit de la distinction entre la clarté du jour et l’obscurité de la nuit ».

Mais ne lui ordonna pas de refaire le jeûne de nouveau en compensation des jours précédents.

Si quelqu’un mange avant le couché du soleil et qu’il se fonde sur l’hypothèse qu’il est déjà l’heure du couché du soleil, alors son jeûne est considéré intact et valable, car il a rompu le jeûne sans savoir.

Asma la fille d’Abou Bakr qu’Allah les agrées à dit : un jour où le ciel était nuageux nous avons rompu le jeûne par erreur en pensant que le soleil s’était couché, et le prophète qu’Allah le bénisse et le salut a dit : 

« Quand l’un de vous mange ou boit par oubli, qu’il poursuive quand même son jeûne car c’est uniquement Allah qui l’a alimenté et l’a abreuvé ». 

Si quelqu’un mange par contrainte ou avale de l’eau non intentionnellement alors qu’il se rince la bouche, s’il y a impureté nocturne et qu’il se trouve au matin en état de grande impureté, son jeûne est valable et n’est pas rompu.

L’usage du cure-dents « le siwak » est permis pour le jeûneur durant toute la journée, car il est en conformité avec la tradition prophétique.

Il est permis aussi pour le jeûneur de se refroidir avec de l’eau car il a été rapporté que le prophète qu’Allah le bénisse et le salue s’est versé de l’eau sur la tête en faisant le jeûne parce qu’il avait soif ou pour se refroidir.

Il a été rapporté aussi que Ibn Omar qu’Allah l’agrée se revêtit de vêtements humides en faisant le jeûne pour se refroidir.

Ces concessions doivent être considérées comme évidence pour ce qui est de la facilité qu’Allah, à Lui la louange et la grâce voulut pour nous.

 Publié par true.salaf.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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