Le ramadan et ce qui touche les péchés pendant et en dehors de ce mois

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Le ramadan et ce qui touche les péchés pendant et en dehors de ce mois

(traduction rapprochée)

 
« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. »
 
Ce qui est établi concernant le musulman pendant, et en dehors du Ramadhân, est de lutter contre son nafs qui l’incite au mal [ses propres passions, âme charnelle], au contraire, il faut que le musulman exhorte son âme, et l’incite à faire du bien afin qu’elle s’apaise.
 
Cependant, il est obligatoire pour le musulman de lutter contre l’ennemi d’Allâh, « Iblîs », afin de se débarrasser de son mal et de ses mauvaises inspirations. 
 

Le musulman ici-bas, mène une lutte continuelle contre son « nafs », sa passion et Satan.

Et il doit souvent se repentir et demander pardon en toute heure et tout temps.

 

Cependant, un moment peut se différencier d’un autre. 
 
Ainsi, le mois de Ramadhân est le meilleur des mois de l’année ; il est le mois du pardon et de la miséricorde, ainsi que de l’affranchissement de l’enfer. 
 
Si le mérite lié au contexte s’ajoute au mérite du mois, les bonnes actions accomplies dans ces circonstances sont augmentées et les mauvaises aggravées. 
 
Un mauvais acte commis pendant Ramadhân entraîne un péché plus grave que celui commis en dehors de ce mois.
 
De même, un acte d’obéissance accompli pendant Ramadhân entraîne une récompense divine plus importante que celui accompli en dehors de ce mois.
 
Le Ramadhân représente cela, et l’obéissance [dans ce mois] est un mérite immense ainsi que la cause d’une récompense abondamment augmentée ; et les actes de désobéissance commis [en ce mois] constituent des désobéissances plus graves que ceux commis en dehors de ce mois. 
 
Voilà pourquoi le musulman doit profiter de ce mois béni pour accomplir de bonnes œuvres et s’éloigner des mauvaises actions dans l’espoir qu’Allâh -’Azza Wa Djal - agrée son action et le soutienne dans l’attachement à la vérité.
 
Ceci dit, la mauvaise action sera sanctionnée en conséquence.
 
Elle ne sera pas multipliée, ni pendant Ramadhân, ni en dehors de ce mois. 
 
Quant à la bonne action, elle sera multipliée par dix, si ce n’est plus encore, et ceci telle la parole d’Allâh - ’Azza Wa Djal - dans la sourate « al-An’âm » (traduction rapprochée) :
 
« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. » [Coran, 6/160]
 
Beaucoup de verset [dans le qor’ân] vont dans ce sens. 
 
Le lieu louable, tels les Deux nobles sanctuaires, représente le moyen de multiplication, en nombre et en qualité, des bonnes actions.
 
Quant aux mauvaises actions, elles ne font l’objet d’aucune augmentation quantitative, mais leur augmentation reste d’ordre lié à la qualité comme nous l’avons déjà mentionné.
 

Wa Allâhi waliya at-Tawfîq. 
 

Madjmu’ Fatâwa - 15/446 

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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Qu’en est-il de l’utilisation du «khôl» et du «siwak» pendant le Ramadan ?

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Qu’en est-il de l’utilisation du «khôl» et du «siwak» pendant le Ramadan ?

Question :

 
Qu’en est-il de l’utilisation du Kohol pendant le Ramadhân ?
 

Réponse :

 
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que le Kohol ne remet pas le jeûne en cause, même si le goût arrive à la gorge [du jeûneur].

Il dit que le Kohol n’est pas nommé : « manger et boire », il ne leur est pas assimilable parce qu’il n’entraîne pas les mêmes conséquences.

De plus, il n’a été rapporté aucun hadîth authentique et clair qui indique que l’usage du Kohol interrompt le jeûne.

Or le fondement de base veut que rien ne soit rompu et que l’acte culturel reste valable jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il ne l’est plus.

Son avis (rahimahullâh) est juste, même si la personne en sentait le goût à la gorge. […]   
 
Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 3/49
Qu’en est-il de l’utilisation du «khôl» et du «siwak» pendant le Ramadan ?

Question :

 
Le « Siwâk » pendant le Ramadhân, est-ce que cela annule le Jeûne ? Il y a t-il un moment meilleur pour utiliser le « Siwâk » pendant le Ramadhân ?
 

Réponse :

 
Se retenir d’utiliser le « Siwâk » pendant la journée de Ramadhân ou pendant un autre jour de jeûne, n’a pas de raison d’être, parce que le « Siwâk » est une Sounnah.

Et, comme rapporté dans le hadîth authentique : 

« Il purifie la bouche, et satisfait le Seigneur. » 
Rapporté par al-Bukhârî
 
De plus, il est d’une validité certaine lors de l’accomplissement des ablutions, de la prière, lors des réveils faits pendant la nuit ou lorsque l’on rentre chez soi.

Qu’il soit utilisé pendant le mois de Ramadhân ou en dehors de celui-ci, son utilisation n’annule pas le jeûne, sauf s’il s’agissait d’un « Siwâk » ayant un goût qui laisse une saveur dans la salive, tu te dois dans ce cas de ne pas avaler sa saveur.

De même, s’il y avait un saignement de gencive, dû au frottage du « Siwâk », tu dois ne pas l’avaler, et si tu te gardes de cela, ton jeûne ne sera effleuré par aucune atteinte. 

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/352-353
 
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le jeûne du ramadan pour ceux qui voyagent

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Le jeûne du ramadan pour ceux qui voyagent

Question :

 
Quel peut être le conseil concernant le jeûne du Ramadhân pour ceux qui se trouvent à l’étranger ?
 

Réponse :

 
Nous conseillons à ceux qui se trouvent à l’étranger de ne pas manquer le jeûne du Ramadhân. 
 
Il est meilleur pour le voyageur de jeûner. 
 
Mais si cela lui est pénible, qu’il s’en abstienne. 
 
Le fait de préférer que la personne jeûne se base sur ces preuves :
 
Premièrement :
 
Cela est une pratique du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam). 
 
Abû Dardâ (radhiallâhu ‘anhu) a dit :
 
« Nous étions en compagnie du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) au cours d’un jour marqué par une canicule si sévère que nous mettions nos mains sur nos têtes afin de nous protéger. Et seul le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et Abdullâh Ibn Rawâhah observait le jeûne ce jour là. » 

Rapporté par al-Bukhârî et Muslim


Deuxièmement :


Si la personne jeûne, cela lui sera facilité.

 
Car si c’est un jeûne de compensation que la personne fait seul, cela lui sera plus difficile que si elle avait jeûné en son temps avec les gens. 
 
Certes, jeûner pendant le Ramadhân avec les autres rend le jeûne plus facile que celui fait individuellement à titre de rattrapage. 
 
Aussi, en prescrivant le jeûne, Allâh -‘Azza wa Djal - a dit (traduction rapprochée) :
 
« Allâh veut pour vous la faciliter, Il ne veut pas pour vous la difficulté » [Coran, 2/185]
 
Troisièmement :
 
Jeûner pendant le voyage permet au voyageur de compenser rapidement une obligation. 
 
Ce qui est plus sûr, étant donné que l’on ne sait pas ce qui pourrait se passer pour la personne après le Ramadhân. 
 
Delà, jeûner permet de compenser rapidement ce qui est dû.
 
Il y a aussi un quatrième avantage :
 
Quand la personne jeûne pendant le Ramadhân, elle jeûne certes en un temps qui est le meilleur, et qui est le Ramadhân. 
 
Ceci dit, si le jeûne implique une quelconque difficulté pour le voyageur, il ne jeûne pas. 
 
En effet, quand le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), lors d’un voyage, vit un rassemblement autour d’un homme qu’on abritait du soleil, 
 
il dit : « Qu’est ce que c’est ? » 
- « un jeûneur » - Lui dit on.
« Ce n’est pas de la piété que de jeûner en voyage » 
Il s’adressait ainsi au voyageur qui trouve le jeûne pénible.  
Rapporté par al-Bukhârî
 
C’est pourquoi, quand un jour, [le Prophète] campa et se rendit compte que les jeûneurs étaient abattus à cause de la fatigue et que ceux qui ne jeûnaient pas s’occupaient de l’installation des tentes et du ravitaillement en eau des voyageurs, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit : 

« Les non jeûneurs ont remporté toute la récompense aujourd’hui. » 
Rapporté par Muslim. 
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/156-157

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Qu’entend-on par «bénédiction» dans le repas comme rappelé dans le hadîth ?

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Qu’entend-on par «bénédiction» dans le repas comme rappelé dans le hadîth ?

Question :

 
Qu’entend-on par «bénédiction» dans le repas comme rappelé dans le hadîth :
 
Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
 
« Prenez le dernier repas avant que le jeûne ne débute car il y a dans ce repas une bénédiction. » ?
 
Réponse :

La bénédiction dans le repas, est une bénédiction légiférée islamiquement, et une bénédiction corporelle.

Quant à la bénédiction légiférée [dans la Loi Islamique], on n’entend par-là une obéissance à un ordre du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et le fait de le prendre pour exemple.

Quant à la bénédiction corporelle, on entend par-là l’alimentation du corps, et ses provisions pour le Jeûne.
 


Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/362

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L’objectif et les bienfaits recherchés derrière la pratique du jeûne

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L’objectif et les bienfaits recherchés derrière la pratique du jeûne

L’objectif visé dans la pratique du jeûne est de retenir son âme de [ses] désirs et de la prévenir de ces choses qui lui sont bien-aimées, dans le but de contrôler la force de l’âme, afin qu’elle puisse atteindre ce qui se trouve [dans le jeûne] comme succès et joie pour l’âme.


[Et ce qui est recherché encore] à travers le jeûne, c’est le fait de casser sa faim et sa soif, ce qui est un moyen de rappel quand à la situation de l’affamé parmi les nécessiteux.

[À travers le jeûne] on restreint le passage du Satan à l’intérieur de l’adorateur [d’Allâh] en restreignant le passage de la nourriture et de la boisson.

Aussi, cela empêche la force des membres de prendre aise à des choses qui lui cause du tort dans cette vie d’ici-bas et celle de l’au-delà.

Et le jeûne immobilise les membres du corps contre cela ainsi que toute force contre les caprices.

Et le jeûne est la bride [les rênes] de ceux qui craignent Allâh, et le bouclier des guerriers, un jardin pour les serviteurs vertueux et les rapprochés [d’Allâh].

Et cela est pour le Seigneur des mondes parmi tout le reste des actions.

Et certes le jeûneur ne fait rien, si ce n’est qu’il abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson par égard à Celui qu’il adore.

Et [jeûner] est ainsi l’abandon de ces choses que l’âme aime et désire, pour leur préférer l’amour d’Allâh et Son agrément.

Ceci est un secret entre l’adorateur et son Seigneur dont personne en dehors de lui n’en est informé.

Voici donc le véritable jeûne.

Jeûner à un effet surprenant quand à la préservation des membres externes et des capacités intérieures.

Il a un effet remarquable dans l’épuisement de toutes choses malfaisantes qui empêchent l’âme d’être saine, vidée de cela.

De ce fait, le jeûne préserve la santé du coeur de la personne et les membres de son corps. Il rend tout ce que les mains du désir ont pris de lui à l’âme.

Et c’est donc la plus grande façon d’améliorer sa piété, comme Allâh -Ta’âla- a dit (traduction rapprochée) :

 « Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyâm comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » [Coran, 2/183] 

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : 

« Jeûner est un bouclier. » 
 Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1151

Et il a ordonné à ceux qui avaient des désirs intenses à vouloir se marier mais qui n’en étaient pas capables, d’observer le jeûne qui est [pour eux] un bouclier contre ces désirs [dans l’attente du mariage]. 
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1400
 
Et ce qui est visé en cela :
 
Ce sont les privilèges du jeûne qui sont le témoignage pour ceux doués d’esprit sensible et de perceptions droites, [d’une reconnaissance] de la législation d’Allâh [prescrite] comme une miséricorde à l’adorateur [d’Allâh], excellente pour eux ainsi qu’une protection et un bouclier.

Et la pratique du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) sur le sujet est la plus parfaite des pratiques, et la meilleur afin d’atteindre l’objectif désiré et ce qui est le plus facile pour l’âme.

Quant à retenir l’âme de ce qu’elle aime et de ses désirs, c’est ce qui est le plus difficile et la plus dure des choses.

L’obligation [du jeûne] a été différée jusqu’au milieu de l’Islâm après la « Hijrah » [L’hégire du Prophète].

Et cela [a été imposé] quand l’Unicité d’Allâh et la Prière avaient été établis fermement dans les âmes [des Musulmans] et quand ils honoraient les ordres prescrits du Qor’ân.

Ainsi ces prescriptions avaient été [imposées] graduellement, et il [le jeûne] est devenu obligatoire dans la deuxième année de l’Hégire.

Lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) est mort, il avait jeûné neuf Ramadân dans sa totalité.

En un premier temps, il a été légiféré le choix entre jeûner ou nourrir tous les jours des gens nécessiteux.

Et par la suite, le jeûne a été rendu obligatoire, et la possibilité de nourrir des nécessiteux a été laissée seulement aux personnes âgées et aux femmes qui n’avaient pas la capacité de jeûner [...] 

Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 2/28-30
 
 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Comment occuper son temps pendant le mois béni de Ramadan ?

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Comment occuper son temps pendant le mois béni de Ramadan ?

Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté.


Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui.

Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le premier à accomplir les bonnes actions, et sur sa famille et ses Compagnons, ceux qui ont cru en lui, l’ont supporté et ont suivi la lumière qui lui a été révélé.

Ce sont eux qui ont réussi.

Ensuite, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même la crainte d’Allah aussi bien en ce mois de Ramadhân que les autres mois.

Mais Allah a attribué à ce mois un mérite particulier, puisque c’est une occasion unique pour accomplir des bonnes œuvres.

Le Prophète صلى الله عليه وسلمinvoquait Allah pour pouvoir atteindre Ramadhân.

Lorsque le mois de Rajab commençait, il disait : 

« Ô Allah, couvre-nous de Ta bénédiction pendant Rajab et Sha’bân et permets nous d’atteindre Ramadhân ! »

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude d’annoncer à ses Compagnons la bonne nouvelle de l’arrivée de Ramadhân, et il leur expliquait ses vertus en disant : 

« Ô gens, un mois important et béni vous est venu. »

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait également l’habitude d’encourager ses Compagnons à l’effort dans les bonnes actions, obligatoires ou surérogatoires, comme les prières et les aumônes, se montrer bon et bienfaisant, être patient face à l’obéissance à Allah, passer sa journée à jeûner, sa nuit à prier et des heures à réciter le Quran et à faire du dhikr d’Allah.

 

Ne perdez donc pas votre temps en étant négligeant et en délaissant [les bonnes œuvres], comme les malheureux qui ont oublié Allah, alors Il leur a fait oublié leurs propres personnes. Ils ne tirent aucun bénéfice des occasions de faire le bien, ni ne réalisent leur sacralité ou ne connaissent leur valeur.

 

Beaucoup de gens ne connaissent rien de ce mois excepté que c’est un mois de nourritures et de boissons variées.

Alors ils exagèrent en donnant à leurs âmes ce dont elles ont envie, et en achetant de la nourriture et boissons appétissantes.

Il est connu que l’excès de nourriture et de boisson amène la personne à être paresseuse dans les actes d’adoration.

Il est donc demandé au musulman de diminuer la prise de nourriture et de boisson, de telle sorte qu’il soit dynamique pour accomplir les actes d’obéissance.

Et certaines personnes ne connaissent le mois de Ramadhân qu’en tant que mois où l’on dort la journée et où l’on reste éveillé la nuit en faisant des choses qui n’ont aucun bénéfice et qui causent du tord. 

Ils veillent presque toute la nuit ou entièrement, puis dorment la journée même pendant les heures de prières obligatoires.

Ils ne vont donc pas prier avec l’assemblée des prieurs et ne prient pas à l’heure prescrite.

Un autre groupe de gens s’assoient devant la table servie lorsque c’est l’heure de rompre le jeûne et délaissent ainsi la prière du Maghrib en groupe. 

Ces types de gens ne connaissent pas la valeur du mois de Ramadhân, et ne s’empêchent pas de violer sa sacralité avec des veillées interdites, le délaissement des obligations, et l’accomplissement des interdits.

A coté de ces personnes, on trouve ceux qui ne voient en Ramadhân qu’une opportunité de faire du business, exposer leurs marchandises et la recherche de ce bas-monde éphémère.

Ils sont donc très actifs dans la vente et l’achat, remplissant les marchés et désertant les mosquées. Et lorsqu’ils vont à la mosquée, ils sont pressés et stressés.

Ils ne sont pas détendus car ils ont laissé la prunelle de leurs yeux dans les marchés.

Il y a un autre type de personnes qui considèrent Ramadhân uniquement comme une période de mendicité dans les mosquées et les rues. 

Ils passent la plupart de leur temps à faire des va-et-vient, se déplacer d’un pays à un autre afin de récolter de l’argent en faisant la manche et en se présentant comme des nécessiteux alors qu’ils sont riches, ou comme des handicapés alors qu’ils sont en bonne santé !

 

Ils nient la bénédiction d’Allah sur eux en richesses et santé, et prennent les biens des gens injustement. 

Et ils perdent leur temps précieux dans des choses qui leur sont nuisibles. Ramadhân n’a donc pas de vertu particulière pour ces gens.

Ô Serviteurs d’Allah ! Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude de faire en ce mois plus d’efforts qu’il n’en faisait les autres mois. 

Et même s’il était assidu dans l’adoration en tous temps, il s’adonnait durant ce mois à beaucoup de responsabilités qui étaient en réalité des actes d’adoration, mais il laissait les actes préférables pour d’autres plus préférables. 

Les Salafs ont suivi cet exemple, et ce mois était l’occasion d’ambitions plus hautes, ils s’adonnaient aux bonnes œuvres, passaient leur nuit en Tahajjud et leur journée à jeûner, à faire du dhikr, et à réciter le Quran. 

Ils fréquentaient les mosquées pour faire ces actes.

Nous devons donc comparer notre situation à la leur et voir quelle est la limite de nos capacités en ce mois.

Et nous devons savoir que tout comme les bonnes actions sont multipliées durant ce mois, alors, les mauvaises œuvres sont d’autant plus graves et leur châtiment plus dur.

Nous devons donc craindre Allah (subhanahu wa ta’ala) et magnifier la sacralité de ce mois. 

 

وَمَن يُعَظِّمْ حُرُمَاتِ اللَّهِ فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ عِندَ رَبِّهِ


"Voilà (ce qui doit être observé) et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de son Seigneur." [Sourate Al-Hajj,verset 30]

Qu’Allah nous accorde la possibilité d’avoir des bonnes paroles et actions.

Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.
 

Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân
Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net

Publié par sounna.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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As souhour : Le repas pris à la fin de la nuit, avant la prière de l’aube

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

As souhour : Le repas pris à la fin de la nuit, avant la prière de l’aube

-D’après Anas (Qu’Allah l’agrée) le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :


« Prenez le Souhour car il y a dans le Souhour une bénédiction. » [1]
 
-Cheikh ibnou ‘Otheïmine dit que la bénédiction (Baraka) se divise en deux:
 

la première partie est religieuse tel que le fait d’appliquer et de suivre la Sounnah du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) ;

 

la deuxième partie est corporelle tel que le fait de s’alimenter pour se fortifier, ce qui aide le jeûneur dans ce sens.

 
-Le Souhour peut être pris avec une gorgée d’eau uniquement.
 
D’après le Hadith rapporté par ‘Abdoullah ibnou ‘Amr (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

 

« Prenez le Souhour ne serait-ce qu’avec une gorgée d’eau. » [2]
 

-Il est préférable de retarder le Souhour jusqu’à la fin de la nuit : d’après Anas, Zeïd ben Thabet (Qu’Allah l’agrée) a dit : 
 
« Nous avons pris le Souhour avec le Prophète d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui), puis celui-ci se leva pour la Salaat. » 
Je demandais alors à Zeïd, combien de temps il y avait entre le Souhour et l’Adhan (appel à la prière) ?
Il me répondit : « La durée était de cinquante versets environ. » [3]
 
(c‘est à dire le temps de lire cinquante versets environ)
 
Il faut préciser que ce Hadith n’ouvre pas la porte à l’innovation que l’on nomme « al Imsak », c’est à dire l’abstention de manger et autre, un certain temps avant l’Adhan comme on le trouve dans les calendriers ou à la radio.

 

-En effet, il nous est permis de manger jusqu'à l’appel de l’aube.
 
Et en voici la preuve : D’après abou Houreïra (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : 
 
« Si l’un d’entre vous entend l’appel (de la prière de l’aube) alors qu’il a son récipient à la main, qu’il ne le pose pas jusqu'à ce qu’il en finisse son besoin. » [4]


[1] Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.
[2] Rapporté par ibnou Hibban, voir sahih al-jami’ n° 2945.
[3] Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.
[4] Rapporté par abou Dawoud et al Hakim.

 

Tiré de l'article "les actes méritoires (moustahab)"

Publié par al.baida.online.fr

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La prière nocturne du ramadan et ses règles

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La prière nocturne du ramadan et ses règles

SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allah le préserve) a rappelé que la prière nocturne légiférée à notre Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dans le mois bénit de Ramadhân est une Sounnah avérée. 

 
Celle-ci est appelée « Tarâwih » car les gens dans cette prière se reposent après quatre unités de prière, et cela quand ils prolongent leur prière.
 
Le fait de faire cette prière en groupe à la mosquée est meilleure.
 
Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié avec ses compagnons cette prière à la mosquée les nuits (du mois bénit), ensuite il a cessé de le faire avec eux de peur que cela leur devienne obligatoire comme cela a été authentifié dans les deux Sahîhs (Bukhârî & Muslim).


Cette prière est donc une Sounnah avérée, et le musulman ne doit pas la délaisser.

Concernant le nombre d’unité pour cette prière, il n’a pas été certifié un nombre précis du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) sur cela, c’est pourquoi l’affaire reste souple.

 

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit :

 

« Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié vingt unités de prière comme cela est bien connu du dogme de pensée de Ahmad et ach-Châfi’î.


Il a aussi prié trente six unités de prière comme cela est connu dans le dogme de Mâlik.

Et il a aussi prié onze et treize unités de prière.

Tout cela est donc bon. Il augmentait ou diminuait les unités de prière selon son allongement ou son raccourcissement.

Lorsque ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) a réuni les gens autour de Oubay, ils ont prié vingt unités de prière. Certains des compagnons priaient moins que cela et d’autres en priaient plus.

Et les limites liées à son nombre n’a pas de texte précis dans la législation.

Beaucoup d’imâms de mosquées dans leur prière du « Tarâwih » prient sans méditer sur celle-ci, et ils ne se posent pas sereinement dans la génuflexion et la prosternation. Alors que le fait de se poser sereinement dans la prière est un pilier.

Ce qi est demandé dans la prière, c’est d’avoir le cœur présent entre les mains d’Allâh – Ta’âla. »

 

SHeikh al-Islâm ajoute :

 

« Certes Allâh réprimande ceux qui récitent le Qor’ân sans en comprendre son sens.

 

Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) :

« Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures » [
Coran, 2/78]

Ce qui veut dire, une récitation sans compréhension.

Ce qui est voulu dans la révélation du Qor’ân, c’est la compréhension de son sens ainsi que son application, et non pas seulement la récitation. »

 

Certains imâms de mosquées ne prient pas le « Tarâwih » de manière légiférée, cela au point qu’ils accélèrent la récitation tellement rapidement qu’ils causent du tort aux règles authentiques du Qor’ân.

Ils ne respectent pas la pose sereine dans la position debout, dans la génufléxion, dans la prosternation en prière qui est pourtant un pilier. 

Kitâb « Al-Moulakhas al-Fiqihî » - p.132-134
 

Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Dou'as à dire pendant le mois de Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Dou'as à dire pendant le mois de Ramadan
Apprends RahimakAllah ô frères et soeurs en Islâm qu'il incombe aux Musulmans d'invoquer Allah Al Ghaniyy Al Hamid à tout moment.
 
Al Hakim a légiféré des invocations qui sont particulières pour ses Serviteurs.

Ces invocations qui sont synonymes d'adoration cernent autant le temps et les lieux.

Ce Mois Béni "Chahru RamaDân" qui est une école relative aux règles de bienséances, comporte ses propres invocations.

C'est avec amour et foi que je t'invite Ô accoureur au bien à te les rappeler. 

 

(traduction rapprochée)
 
"Et rappelle, car le rappel certes profite aux croyants"
Invocation à prononcer à l'apparition du croissant de lune (Al hilâl)

"Allahu Akbar, Allahumma ahillu 'aleynâ bî-l-amni wâ-l-Îmân, wâ-s-salâmati wâ-l-Islâm wa-t-Tawfîq limâ tuh ibbu Rabbana wa tarDa Rabbunâ wa Rabbuka-l-lah"

[(As-Sahîhah: 1816)/ Cette du'a existe aussi sans la phrase at-tawfîq (2374)]
 

اللهأَكْـبَر

     اللّهُمَّ أَهِلَّـهُ عَلَيْـنا بِالأمْـنِ وَالإيمـان

 والسَّلامَـةِ والإسْلام، وَالتَّـوْفيـقِ لِما تُحِـبُّ رَبَّنـا وَتَـرْضـى

 رَبُّنـا وَرَبُّكَ الله

 

"Allah est le Plus Grand !

Ô Seigneur ! Apporte-nous avec cette nouvelle lune la sécurité et la foi,

le salut et l’Islam ainsi que la réussite dans tout ce que Tu aimes et que Tu agrées.

Notre Seigneur et ton Seigneur est Allah."

Invocation à prononcer à la rupture du jeûne (Al Iftar)

"Dhahaba ath-Thamâ-u wâ btallati-l-'urûqu wa thabata-l-adjru inchâ-a Allah"

"La soif est partie, les veines sont irriguées et la récompenses est confirmée si Allah le veut"

[Abû Dâwûd, Al Bayhaqî -Rahimahumallah ta'ala-/ Hadith Hassan]
 

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

 

"La soif est dissipée, les veines sont abreuvées

et la récompense restera avec la volonté d’Allah."

Invocations dîtes par l'invité à celui qui l'a invité

"Akala Ta'âmakumu-l-Abrâru wa Sallat 'aleykumu-l-Malâ-ikah wa afTara 'indakumu-s-Sâ-imûn"

"Que votre nourriture soit consommée par les pieux, que les Anges prient sur vous et que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous"

[Ibn Abî Chayba, Ahmed et d'autres -Rahimahumullah ta'ala-/ Hadith Sahîh]

"Allahumma aT'im man aT'amanî wâ-s-qi man saqânî"
 
اللّهُـمَّ أَطْعِمْ مَن أَطْعَمَني، وَاسْقِ مَن سقاني

"Ô Allah, nourris celui qui m'a nourri, et donne à boire à celui qui m'a donné à boire"
[Muslim n°2055]

"Allahumma-ghfir lahum wâ-r-hamhum wa bârik fîma razaqtahum"

"Ô Allah, pardonne-leur, fais-leur miséricorde et bénis ce dont tu les a pourvu"
[Muslim n°2042]
Invocation à dire lorsque l'on cherche la Nuit du Destin (Laylatu-l-Qadr)

'Â-icha a demandé au Prophète en disant:

"Ô Messager d'Allah! Suppose que je connaisse le moment de la Nuit du Destin. Qu'est-ce que j'y dis? Il lui dit : "Ô Allah Tu es Pardonneur, Tu aimes pardonner, alors pardonnes-moi""

"Allahumma innaka 'Afuwwun tuhibbu-l-'afwa, fâ'fu 'annî"
[At-Tirmidhi, Ibnu Mâjah -Rahimahumallah ta'ala-/ Hadith Sahîh]
Invocation à prononcer le jour d'Al 'Îd en sortant de chez soit en allant à la Mussallâ

Ibnu Mas'ûd disait :

"Allahu akbar, Allahu akbar, lâ ilaha illa Allah, wâ-l-ahu akbar, Allahu akbar wa lillahi-l-hamd"

"Allah est grand, Allah est grand, il n'y a d'autre divinité qu'Allah, et Allah est grand, Allah est grand et à Lui sont les louanges"

[Ibnu Chayba / Isnad Sahîh]

Ibnu 'Abbâs disait :

"Allahu akbar, Allahu akbar, Allahu akbar wa lillahi-l-hamd, Allahu akbar wa adjall, Allahu akbar 'alâ mâ hadânâ"

"Allah est grand, Allah est grand, Allah est grand et à Lui sont les louanges, Allah est grand et le plus révéré, Allahu akbar pour nous avoir guidé"

Salmân Al Khayr disait :
 
"Allahu akbar, Allahu akbar, Allahu akbar kabîran"

"Allah est grand, Allah est grand, Allah est le grand"

[Al Bayhaqî -Sunan Al Kubrâ- 3/316 / Isnad Sahîh]
Se féliciter avec ces paroles le Jour d'Al 'Îd
 
"Taqabala-l-lahu minâ wa minkum wa ahâla-l-lahu 'aleyka"

[Majmu' Al Fatawâ 24/253]

"Taqabala-l-lahu minâ wa minkum"

"Qu'Allah accepte de moi et de vous"

[Fath Al Bârî 2/446 - Al Mughnî 2/259] 

Publié par alminhadj.fr

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

 

"La soif est dissipée, les veines sont abreuvées

et la récompense restera avec la volonté d’Allah."

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Le monde islamique ne partage pas un même lieu d’apparition du croissant lunaire

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Le monde islamique ne partage pas un même lieu d’apparition du croissant lunaire

Question :


Chaque année a lieu la même confusion (balbalah) au sujet du début et de la fin du [mois de] Ramadân béni.
 
Les pays musulmans divergent ; il y a ceux qui anticipent et ceux qui retardent [le jeûne et sa rupture].
 
Quelle est la solution (hall) [pour remédier] à ce problème ?

Réponse :

L’affaire est ample (wâsi’) par la grâce d’Allâh.

A tout peuple d’un pays [1] sa vision [2] comme l’a affirmé Ibn ‘Abbâs – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – lorsque vînt à lui Kurayb en direction du Châm [3] jusqu’à Médine.

Il le questionna [sur le jour] jeûné [par] Mu’âwiyah – l’Agrément d’Allâh sur lui – ainsi que les gens du Châm, Kurayb lui répondit :

« Les gens ont vu [le croissant lunaire] le jour du vendredi et Mu’âwiyah ainsi que les gens jeûnèrent [le lendemain]. »

Ibn ‘Abbâs dit :

« Quant à nous, nous l’avons vu le samedi et nous continuerons à jeûner jusqu’à ce que nous terminions la période (‘iddah) ou que nous le voyons [à nouveau]. »
(Rapporté par Muslim 1087)

Il a constaté que le Châm était loin et que les gens de Médine ne partageaient pas pour autant [le même lieu d’apparition] et c’est pour cela qu’un groupe parmi les Gens de science ont dit et ont été d’avis que chaque pays a sa [propre] vision [du croissant lunaire].

Si son apparition est attestée dans le Royaume d’Arabie Saoudite par exemple, et que par sa vision, jeûnent aussi les gens du Châm et d’Egypte et autres qu’eux, alors c’est [aussi] bien d’après la généralité des ahâdîth et s’ils ne jeûnent pas et apparaît à leur regard le croissant lunaire et jeûnent [seulement] par sa vision alors pas de mal [en cela].

Une décision a été émise du Conseil du Comité des Grands Savants du Royaume d’Arabie Saoudite [confirmant] qu’à chaque pays [son lieu de] vision [du croissant lunaire] d’après le hadîth d’Ibn ‘Abbâs cité et ce qui résulte de sa signification.

[1] : Mais il se peut que l’apparition du croissant ne soit pas partagée par tout le monde à l’intérieur d’un pays. Peut être que les gens des contrées désertiques le verront alors que les gens du littoral ne le verront pas. Il se peut aussi que des pays frontaliers partagent le même lieu d’apparition.
[2] : Le début du mois de Ramadân et sa fin se fait à l’œil nu directement en levant les yeux vers le ciel c’est cela la tradition de notre Bien-aimé – Prière et Salut d’Allâh sur lui -. D’après ‘Abdu-llâh Ibn ‘Umar – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – : « J’ai entendu le Messager d’Allâh – Prière et Salut d’Allâh sur lui – dire :
« Si vous le voyez, jeûnez et si vous le voyez [plus tard] alors, rompez mais s’il vous est caché alors faites une estimation. »
(Rapporté par les deux Chaykh. Al-Bukhârî 1906 et Muslim 1080 et 8)
[3] : Le Châm comprend actuellement, la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine occupée (qu’Allâh la délivre des mains des ennemis de l’Islâm).


« Rassemblement de fatâwâ et d’articles divers », tome XV.
Publié par mukhlisun.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Annoncez la bonne nouvelle de Ramadân

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Annoncez la bonne nouvelle de Ramadân

Abû Hurayra a rapporté que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

 أتاكم شهر رمضان شهر مبارك فرض الله عليكم صيامه تفتح فيه أبواب السماء وتغلق فيه أبواب الجحيم وتغل فيه مردة الشياطين لله فيه ليلة خير من ألف شهر من حرم خيرها فقد حرم


«Ramadân vous est venu, un mois béni.
Allâh vous a rendu obligatoire son jeûne.
Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés.
À Allâh appartient une nuit, qui est meilleur que mille mois.
Quiconque est privé de son bien, alors il a été privé (de tout le bien).»
 [1]
 
Le hadith est bonne annonce aux serviteurs pieux d'Allâh, de l'arrivée du mois béni de Ramadân.

Le prophète
صلى الله عليه وسلم a informé ses compagnons de son arrivée et ce n'était pas une simple annonce.

Plutôt son intention était de leur donner la bonne annonce d'un temps magnifique de l'année, pour que les gens pieux qui sont prompts à accomplir des actes puissent lui donner ce qui lui est dû.

Ceci parce que le prophète
صلى الله عليه وسلم a expliqué dans le hadith qu'Allâh a préparé pour Ses serviteurs des voies vers l'obtention du pardon et Son agrément et ces voies sont nombreuses.

Ainsi celui à qui le pardon échappe pendant le mois de Ramadân a été privé d’une privation extrême.
 
Parmi les grandes faveurs et générosités qu'Allâh a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a préparé pour eux des occasions méritoires pour qu'elles soient une source de profits pour ceux qui lui obéissent et une course pour ceux qui se précipitent pour rivaliser (dans les bonnes actions).

Ces occasions méritoires sont des temps pour accomplir des espoirs en s’exerçant dans l'obéissance et en levant les défauts et manques par l'auto-rectification et le repentir.

Il n'y a pas une seule de ces occasions parmi ces temps vertueux, pour laquelle Allâh n’ait assigné des adorations, par lesquelles on peut se rapprocher de Lui.

Et Allâh possède les choses les plus belles comme récompense, qu'Il accorde à qui Il veut, par Sa Grâce et Miséricorde.

 

Donc celui qui réalise le vrai bonheur est celui qui profite de ces heures, jours et mois vertueux et se rapproche de Son Seigneur, en faisant ce qui est prescrit parmi les actes d'obéissance.
 
Ainsi, peut-être lui accordera-t-on une des nombreuses bénédictions de ces occasions et qu’il sera aidé par cela, d’une aide qui le sauvera du Feu et de ce qu'il contient, comme sa chaleur. [2]
 
La capacité d'atteindre Ramadân est une générosité magnifique en soi, accordée à celui qui l'atteint et se lève à son occasion, debout dans la prière pendant sa nuit et jeûnant pendant son jour.

En cela, il retourne vers son Seigneur- de la désobéissance à l’obéissance, de négligence au rappel, de l’éloignement au retour vers Lui repentant.
 
Le musulman doit prendre conscience de cette générosité et reconnaître son ampleur.

En effet, de nombreuses personnes ne peuvent jeûner, parce qu'elles meurent avant qu'elles ne l'atteignent ou parce qu'elles ne sont pas capables d'observer le jeûne ou parce qu'elles le refusent et s'en détournent.

Ainsi, celui qui jeûne doit louer son Seigneur pour cette générosité et doit accueillir ce mois avec la joie et le plaisir d’accueillir un temps magnifique de l'année parmi toutes les occasions pour accomplir des actes d'obéissance.

Il doit s’exercer profondément à accomplir de bonnes actions.

Et il doit invoquer Allâh de lui permettre de jeûner et de prier la nuit et qu'Il lui donne le sérieux, l'enthousiasme, la force et l'énergie dans ce mois.

Et qu’Il l'éveille de l’insouciance de dormir trop longtemps pour qu'il puisse profiter de ces temps vertueux.
 
Il est malheureux de constater que de nombreuses personnes ne connaissent pas la valeur de cette occasion vertueuse, ils ne la considèrent pas non plus comme étant sacrée.

Donc le mois de Ramadân ne devient plus un temps significatif pour l'obéissance, l'adoration, la récitation de Qur'an, l’aumône et le rappel d'Allâh.

Plutôt, pour certaines personnes cela devient un temps pour diversifier leur alimentation et boisson et préparer différents types de repas avant que le mois ne commence.

Quelques autres ne connaissent Ramadân que comme un mois d'insomnie et de réunions récurrentes, et de sommeil dans la journée.

Au point que certains parmi eux dorment pendant les temps des prières obligatoires, ainsi ils ne les prient pas en congrégation ou en leurs temps appropriés.
 
D’autres gens ne connaissent Ramadân que comme un temps pour conduire des affaires de ce bas monde, pas comme un temps pour conduire des  affaires pour l'au-delà.

Ainsi, ils y travaillent activement, achetant et vendant et restant dans les marchés, abandonnant par conséquent les  masajid.

Et quand ils prient avec les gens, ils le font de manière hâtive.

Ceci parce qu'ils trouvent leur plaisir dans les marchés.

Voilà jusqu’où les notions et la manière de voir (Ramadân) ont été changées.
 
Les Salaf avaient l'habitude de dire :

«Certes, Allâh, le Très-Haut, a fait du mois de Ramadân une compétition pour Ses créatures, dans lequel ils peuvent se concurrencer vers Son agrément, en lui obéissant.
Ainsi, un groupe vient en premier et ils prospèrent et un autre groupe vient en dernier et ils échouent.»
[3]
 

Aussi, l'individu ne sait pas si c'est peut-être le dernier Ramadân qu’il verra dans sa vie, s'il l'achève.

Combien d'hommes, de femmes et d’enfants ont jeûné avec nous l'année passée et sont maintenant couchés enterrés dans les profondeurs de la terre, selon leurs bonnes actions.

Et ils espéraient jeûner beaucoup plus de Ramadân.

De même, nous allons tous suivre leur chemin.

Donc, le musulman doit se réjouir de cette occasion magnifique pour l'obéissance.

Et il ne doit pas y renoncer, mais au lieu de cela s’occuper avec ce qui lui profitera et ce dont les effets resteront.

Qu’est-ce qu’est (Ramadân), sinon un nombre de jours (comptés), jeûnés à la suite et qui finissent rapidement.

Qu’Allâh nous mette, aussi bien que vous, parmi ceux qui sont les premiers dans la réalisation des bonnes actions.

[1] Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Shakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhibde shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamamul-Manna (395)
[2] Ceux sont les mots d'Ibn Rajab dans Lata'if-ul-Ma'arif : p. 8
[3] Lata'if-ul-Ma'arif d'Ibn Rajab : page 246

Article tiré du site al-manhaj.com

Source: Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 13-15)

 Publié par salafs.com

 

عن أبي هريرة – رضي الله عنه – قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

أتاكم رمضان شهر مبارك. فرض الله عز وجل عليكم صيامه، تفتح فيه أبواب السماء، وتغلق فيه أبواب الجحيم، وتغلّ فيه مردة الشياطين، لله فيه ليلة خير من ألف شهر، من حرم خيرها فقد حرم

رواه أحمد والنسائي وإسناده صحيح ([1]).

في هذا الحديث بشارة لعباد الله الصالحين بقدوم شهر رمضان المبارك، لأن النبي r أخبر الصحابة – رضي الله عنهم – بقدومه، وليس هذا إخباراً مجرداً بل معناه بشارتهم بموسم عظيم، يقدره حقّ قدره الصالحون المشمرون، لأنه r بين فيه ما هيأ الله لعباده من أسباب المغفرة والرضوان وهي أسباب كثيرة، فمن فاتته المغفرة في رمضان فهو محروم غاية الحرمان.

وإن من فضل الله تعالى ونعمه العظيمة على عباده، أن هيأ لهم المواسم الفاضلة لتكون مغنماً للطائعين، وميداناً لتنافس المتنافسين. وإن المواسم موضوعة لبلوغ الأمل بالاجتهاد في الطاعة ورفع الخلل والنقص بالاستدراك والتوبة (وما من هذه المواسم الفاضلة موسم إلا ولله تعالى فيه وظيفة من وظائف طاعاته يتقرّب بها إليه، ولله لطيفة من لطائف نفحاته، يصيب بها من يشاء بفضله ورحمته، فالسعيد من اغتنم مواسم الشهور والأيام والساعات، وتقرب فيها إلى مولاه بما فيها من وظائف الطاعات، فعسى أن تصيبه نفحة من تلك النفحات. فيسعد بها سعادة يأمن بعدها من النار وما فيها من اللفحات)([2]).

وإن بلوغ رمضان نعمة عظيمة على من بلغه وقام بحقه. فقام ليله وصام نهاره، ورجع فيه إلى مولاه من معصيته إلى طاعته، ومن الغفلة عنه إلى ذكره، ومن البعد عنه إلى الإنابة إليه.

وإن واجب المسلم استشعار هذه النعمة، ومعرفة قدرها، فإن كثيراً من الناس حرموا الصيام إما بموتهم قبل بلوغه، أو بعجزهم عنه، أو بضلالهم وإعراضهم عنه، فليحمد الصائم ربه على هذه النعمة، ويستقبل شهره بالفرح

والاغتباط بموسم عظيم من مواسم الطاعة، وأن يجتهد في أعمال الخير، وأن يدعوا الله تعالى أن يرزقه صيامه وقيامه، وأن يرزقه فيه الجد والاجتهاد والقوة والنشاط، وأن يوقظه من رقدة الغفلة ليغتنم مواسم الطاعات والخيرات.

ومن الملاحظ أن الإنسان يعان على الطاعات في رمضان، فعليه أن يشكر ربه ويستفيد من وقته. ومما يؤسف عليه أن كثيراً من الناس لا يعرفون لمواسم الخيرات قيمة. ولا يرون لها حرمة، فلم يكن شهر رمضان موسم طاعةٍ وعبادة وتلاوة قرآن وصدقة وذكر الله تعالى. بل كان عند بعض الناس موسماً لتنويع المآكل والمشارب. وإشغال ربات البيوت بصنوف الأطعمة، وبعض الناس لا يعرفون رمضان إلا أنه شهر السهر بالليل، والنوم بالنهار، حتى إن منهم من ينام عن الصلوات المفروضة فلا يصلي مع الجماعة، بل ولا في وقت الصلاة. وفئة من الناس لا يعرفون رمضان إلا أنه موسم من مواسم الدنيا، لا من مواسم الآخرة. فينشطون فيه على البيع والشراء، ويلازمون الأسواق ويهجرون المساجد. وإن صلوا مع الناس  فهم على عجل، وهكذا  تغيرت المفاهيم، وفسدت الموازين، فالله المستعان، يقول بعض السلف:

(إن الله تعالى جعل شهر رمضان مضماراً([3]) لخلقه يستبقون فيه بطاعته إلى مرضاته. فسبق قوم ففازوا، وتخلف آخرون فخابوا)([4]).

وما يدري الإنسان فلعل هذا الشهر هو آخر رمضان في عمره. فكم صام معنا العام الماضي من الرجال والنساء والشباب؟ وهم الآن تحت أطباق الثرى، مرتهنون بأعمالهم، وقد أمّلوا صيام رمضانات عديدة، ونحن على دربهم سائرون، فعلى المسلم أن يفرح بمواسم الطاعة. ولا يفرط فيها. بل يشتغل بما يدوم نفعه. ويبقى أثره. وما هي إلا أيام معدودات تصام تباعاً. وتنقضي سراعاً.

اللهم أجعل التقوى لنا أربح بضاعة، ولا تجعلنا من أهل التفريط والإضاعة، وآمن خوفنا يوم تقوم الساعة، واغفر لنا ولوالدينا ولجميع المسلمين، وصلى الله ومسلم على نبينا محمد . . .

([1]) رواه أحمد (9/225، 226 الفتح الرباني)، والنسائي (4/129) انظر: تحقيق أحمد شاكر للمسند رقم (7148) وصحيح الترغيب للألباني (1/ 490) وتمام المنة ص395.

([2]) من كلام ابن رجب في اللطائف ص8.

([3]) قال في القاموس: (المضمار: الوضع تضمّر فيه الخيل، وغاية الفرس في السباق) أ هـ "ترتيب القاموس (3/37)".

([4]) لطائف المعارف ص246.

أحاديث الصيام - أحكام وآداب

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les satans enchaînés pendant le mois de Ramadan

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Les satans enchaînés pendant le mois de Ramadan

D’après Abî Hurayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

 
«Quand arrive le Ramadhân, les portes de la miséricorde s’ouvrent et les portes de l’Enfer se ferment, et les démons sont enchaînés.»
Hadîth unanimement reconnu authentique.
 
Ce qui est connu quant à ce hadîth, c’est que les portes du Paradis sont véritablement ouvertes et les portes de l’Enfer véritablement fermées.
 
Un groupe [de savants] ont dit qu’il s’agit des actes de bien, qui représentent le moyen qui permet d’entrer au Paradis, et du fait de délaisser les péchés, ainsi que leur accomplissement qui est la cause de l’entrée en Enfer.
 
Certains [parmi les savants] ont dit que si cela est véritablement ainsi, les portes du Paradis seraient fermées toute l’année et celles de l’Enfer ouvertes toute l’année sauf le mois de Ramadhân, et de là, ce hadîth n’aurait aucun sens ?

Nous disons plutôt :
 
Il faut prendre cela au sens figuré.
 
Mais il est permis de penser que quelques portes du Paradis soient ouvertes et d’autres fermées à l’exemple des portes des mosquées qui ne sont ouvertes qu’au moment des heures de prière, et pendant les jours de fêtes, ou comme les portes des palais de roi qui ne sont ouvertes que durant les réunions.
 
Et selon un hadîth présent dans «al-Djâmi’» de at-Tirmidhî, d’après Abî Hurayrah, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 
 
«Au premier jour de Ramadhân, les diables et les Djinns rebelles seront enchaînés, toutes les portes du Paradis sans exception seront ouvertes.
Un héraut criera : Ô toi qui cherches le bien, avance. Ô toi quicherches le mal, va-t-en.
Ce jour-là, il y aura des gens qu’Allâh a affranchit du Feu. Et ceci se répète chaque nuit.»
[...] 
Rapporté par at-Tirmidhî - Authentifié par SHeikh al-Albânî dans «Sahîh Ibn Mâdja»
 
Les diables seront pendant le mois de Ramadhân enchaînés et auront les carcans comme le mentionne le sens apparent du hadîth, et cela est soutenu par Abî Hâtim, Ibn Hibbân et d’autres qu’eux parmi les gens de science. 
 
Mais cela ne signifie pas la disparition totale du mal, mais plutôt sa diminution étant donné qu’ils seront faibles [...]
 
Kitâb « Masâ-îb ul-Inssân min Makâ-îd ich-Chaytân » de L’Imâm Taqî ad-Dîn Ibn Muflih al-Maqdissî, p.143-144
 Publié par manhajulhaqq.com

Imam Mohamed Ibn Muflih al-Maqdissî - الإمام محمد بن مفلح المقدسي

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100 questions - réponses des grands savants concernant le jeûne (dossier)

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100 questions - réponses des grands savants concernant le jeûne (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le tonnerre

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Le tonnerre

L’Imam at-Tirmidhi mentionne d’une chaîne de narration qui remonte à Ibn Abbas رضي الله عنهما :

 
"Les Juifs vinrent au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et lui dirent : "Ô Abal Qassim ! Informe-nous sur le tonnerre, qu’est-ce ?
 
Il صلى الله عليه و سلم répondit : "C’est un ange parmi les anges. Il est chargé des nuages. Il a avec lui des sabres de feu avec lesquels il dirige les nuages là où il veut."
 
Puis ils dirent : "Qu’en est-il du bruit que nous entendons ?"
 
Il صلى الله عليه و سلم répondit : "C’est lui qui les réprimande pour les diriger, afin de les amener à l’endroit voulu (pour eux)."
 
(Dans une autre version il est dit que sa réponse fut : "C’est sa voix")
 
Alors ils dirent : "Tu as dis vrai!""
 
Rapporté par l’Imam At-Tirmidhi dans son Sunan (5/294) et déclaré Sahih dans le Sahih Sunan At-Tirmidhi (2492)
 
قال الترمذي رحمه الله حدّثنا عبدالله بن عبدالرحمن، قال: أخبرنا أبو نُعيم، عن عبدالله بن الوليد ـ وكان يكون في بني عجل عن بُكير بن شهاب، عن سعيد بن جبير، عن ابن عباس، قال
أقبلت يهود إلى النبيّ فقالوا: يا أبا القاسم، أخبرنا عن الرعد، ما هو؟
قال: ملَكٌ من الملائكة وُكلَ بالسحاب، معه مخاريق من نار يسوق بها السحاب حيث شاء الله
فقالوا: فما هذا الصوت الذي نسمع؟
قال: زَجْرُهُ السحابَ إذا زجره حتى ينتهي إلى حيث أمر
قالوا: "صدقت" فأخبرنا عمّا حرّم إسرائيل على نفسه؟
قال: اشتكى عرق النسا فلم يجد شيئاً يلائمه إلا لحوم الإبل وألبانها، فلذلك حرّمها
قالوا: صدقت
قال الترمذي: هذا حديثٌ حسنٌ غريبٌ
جامع الترمذي، كتاب التفسير، تفسير سورة الرعد - 5/294
Dire lorsqu'on entend le grondement du tonnerre :

 

 

 سبحان الّذي يسبّح الرعد بحمده

و الملائكة من خيفته

 

«Gloire à Celui que le tonnerre glorifie par sa louange,

et aussi les anges, sous l'effet de sa crainte»

 

 

'Abdoullah ibn Az-Zoubeir رضي الله عنه arrêtait de parler lorsqu'il entendait le grondement du tonnerre et il disait ensuite cette dou'a.
 
Rapporté par l'Imam Malik et Al-Albany a dit que sa chaîne de transmission est authentique.
 
وعن عبد الله بن الزبير
أنه كان إذا سمع صوت الرعد ترك الحديث : وقال
 سبحان من يسبح الرعد بحمده ، والملائكة من خيفته
 ويقول : إن هذا الوعيد لأهل الأرض شديد

أخرجه رواه الإمام مالك في الموطأ (2/992) ، والبخاري في الأدب المفرد (723) ، والبيهقي في الكبرى  - 3/362

أما الإمام مالك في الموطأ فقد قال : عن عامر بن عبد الله بن الزبير أنه كان إذا سمع الرعد ... الحديث
أي أنه سقط " عن عبد الله بن الزبير " فهو مقطوع كما أشار إلى ذلك الشيخ العلامة الألباني في تخريج الكلم الطيب 
157

ورواه البخاري من طريق مالك موصولا إلى عبد الله بن الزبير

قال ابن علان في الفتوحات الربانية (4/285) : قال الحافظ - أي ابن حجر - : هو حديث موقوف أخرجه البخاري في الأدب المفرد عن إسماعيل بن أبي أويس عن مالك .ا.هـ

وقال العلامة محمد ناصر الدين الألباني في تخريج " الكلام الطيب " (157) : صحيح الإسناد موقوفا

وصححه في صحيح الأدب المفرد 556

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Ramadan et nos enfants

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Ramadan et nos enfants
L'âge auquel un enfant est obligé de jeûner

 

Question :

 
Quand devient-il obligatoire à l'enfant de jeûner et quelle est la limite d'âge ?
 

Réponse :

 
On ordonne à un enfant de prier quand il atteint l'âge de sept et le frappe pour l’accomplir à l'âge dix et cela lui devient obligatoire quand il atteint la puberté. 
 
Et la puberté est déterminée par :
 
1) Excrétion de sperme après excitation;
2) Apparition de poils pubiens;
3) Ejaculations nocturnes;
4) Atteindre l'âge de quinze ans.
 
De même pour une femme, en plus des menstrues.
 
La source pour ce qui est mentionné ci-dessus est ce que l'imam Ahmad et Abû Dawud ont rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :
 
« Ordonnez à vos enfants de prier à sept et frappez-les à dix et séparer les l'un de l'autre dans le lit. »
 
Aussi, 'Aisha (radhiallahu 'anha) a rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :
 
« La plume est levée pour trois (personnes) : le dormeur jusqu’à ce qu'il se réveille, le jeune enfant jusqu’à ce qu'il atteigne la puberté et le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison. »
 
Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
 
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.233, Fatwa n° 177;
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 1787
Le jeûne de l'enfant
 
Question :
 
Doit-on ordonner au jeune enfant non pubère de jeûner ? 
Aussi, est-ce qu'il (le jeûne) est accepté de lui s'il atteint la puberté pendant son jeûne?
 

Réponse :

 
Quand les jeunes garçons et filles atteignent l'âge de sept ans on leur ordonne de jeûner afin de s'y habituer ; et leurs tuteurs doivent le leur ordonner, de même qu’on leur ordonne d’accomplir la prière, et quand ils atteignent la puberté, il leur incombe de jeûner.

S'ils atteignent la puberté pendant le jour, leur jeûne pendant ce jour est accepté; ainsi si un jeune enfant, qui jeûne, devait avoir quinze ans à midi alors ce jour (de jeûne) est accepté de lui.

La première partie du jour serait surérogatoire et la deuxième moitié obligatoire, tant qu'il n'a pas encore atteint la puberté, que ce soit par l'apparition de poils pubiens ou l’éjaculation de liquides sexuels.

C'est aussi le cas pour la fille, car la règle est la même pour les deux, sauf qu'elle a un signe supplémentaire indiquant qu’elle a atteint la puberté et ce sont ses menstrues.
 
Shaykh Ibn Baz
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.234, Fatwa n° 178;
Tuhfatul-Ikhwan bi-AjwibahMuhimma tata'allaq bi-Arkan Al-Islam – p.160-161
Mon jeune enfant insiste pour jeûner malgré sa santé faible

Question :

Mon jeune enfant insiste pour jeûner pendant Ramadan malgré que cela lui nuise en raison de son jeune âge et de sa santé faible. 
Puis-je employer la rudesse avec lui pour rompre son jeûne ?

Réponse :

S'il est jeune et n'a pas atteint la puberté, le jeûne n'est pas obligatoire sur lui.

Cependant, s'il est capable de jeûner sans privation alors il doit être éduqué à faire ainsi.

Les compagnons (radiallahu 'anhum) habituaient leurs enfants à jeûner, au point que quand un enfant pleurait, ils le distrayaient de sa faim en lui donnant un jouet.
 
Cependant, s'il est établi que le jeûne nuit à l'enfant alors il doit en être empêché; de même qu'Allah nous a interdits (aux parents) de leur donner de l'argent de crainte qu’ils en fassent un usage impropre, alors certainement la crainte qu’un mal ne les atteigne est une raison de plus de les empêcher de jeûner.

Cependant, on ne doit pas les empêcher par la force et la rudesse, car certainement cela ne convient pas à leur éducation.

Shaykh Ibn 'Uthaymin
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.237, Fatwa n° 183
Fatawa Shaykh Ibn 'Uthaymin - volume 1, p.493
15 ans et trop fatigué pour jeûner pendant ramadan

Question :

Quel est le jugement sur un jeune de 15 ans qui ne jeûne pas pendant Ramadan, avec l'excuse qu'il est extrêmement fatigué et n'a pas la capacité d'achever son jeûne.
Et s'il devait rattraper le jeûne (qu'il a manqué), lui est-il permis de le faire après que le Ramadan suivant soit passé ?

Réponse :

Il est haram pour un musulman responsable qui a toutes ses facultés ; a atteint la puberté, est résidant (par opposition au voyageur) et est en bonne santé de ne pas jeûner pendant Ramadan.

Et si le jeûne devient difficile pour lui et qu’il est contraint de rompre son jeûne, de même si une personne se sentait contrainte de manger de la viande morte (s'il avait faim et qu’aucune autre nourriture n’était disponible, comme s'il était dans le désert, etc), alors il lui est permis de manger une quantité suffisante pour calmer sa faim.

Il doit alors continuer à s'abstenir de tout ce qui annule le jeûne pour le reste de la journée, et rattraper ensuite le jeûne après que Ramadan soit passé.

S'il retarde cela jusqu'à l'arrivée de Ramadan (suivant), il doit rattraper son jeûne (qu'il a manqué) et nourrir en plus un pauvre pour chaque jour manqué.
 
Note :

Quiconque a 15 ans, a alors atteint la puberté; de même que celui qui a une éjaculation après un désir ou une éjaculation nocturne ou autre que cela, ou s'il remarque des poils pubiens; et le début des menstrues en ce qui concerne la fille.
 
Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
 
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.378, Fatwa n°337
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 6355
copié de salafs.com
Le jeûne de l'enfant non pubère


Question :

Mon enfant est petit et il insiste pour jeûner le mois du ramadan, bien que le jeûne lui soit néfaste, vu son jeune âge et la fragilité de sa santé.

 

Est ce que je dois utiliser la force avec lui pour qu’il rompt son jeûne?

Réponse :
 
Si l’enfant n’a pas encore atteint l’âge de la puberté, le jeûne ne lui est pas imposé. Mais s’il peut l’effectuer sans difficulté il est préférable de lui prescrire.
 
Les sahabas faisaient jeûner leurs enfants, au point où lorsque les plus petits pleuraient, ils leur donner un jouet pour les divertir.

Par contre, s’il est confirmé que cela lui est néfaste alors cela lui est interdit.

Et si Allah nous a interdit de donner aux enfants leur propre argent, de peur qu’ils le dépensent dans les choses futiles alors l’interdiction leur est imposé à plus forte raison.

Mais l’interdiction ne doit pas être faite sévèrement.

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine 
Source:100 questions-réponses sur le ramadan
Le jeûne d'une fille de 12 ans

Question :

Une fille, qui a atteint l’age de 12 ans et qui n’a pas jeûner le dernier mois de ramadan, doit elle jeûner ?
 
Réponse :
 
Une femme doit jeûner quand elle a réunit ces 3 conditions:
 
- L’islam
- La puberté (les menstrues par ex).
- Avoir atteint l’age de 15ans.
- La raison.

Si elle n’a pas jeûné alors qu’elle a toutes ces conditions alors elle doit rattraper son jeûne raté.
 
source : 100 questions/réponses sur le ramadan
Laissez vos enfants jeûner

Cheikh al otheimine dans le livre majaliss chahr ramadan explique apres avoir decris le premier cas de ceux dont il n'est pas obligatoire pour eux de jeuner.

le deuxieme cas : les petits 

Il n'est pas obligatoire pour lui de jeuner jusqu'à ce qu'il soit pubère par rapport au dire de nabi salla allahu alyhi wa 3ala alihi wa salam :

"Le qalam a été levé pour trois (cas), pour le dormeur jusqua ce quil se reveille, pour le petit jusqu'à ce qu'il grandisse, et pour le fou jusqu'à ce qu'il retrouve la raison."
Rapporté par ahmed et abou daoud et nissa'i et la rendu sahih al hakim 
 
Mais son tuteur (les parents) doit lui demander de jeûner si il le supporte pour s'exercer àl'obeissance (d'allah) et pour que cela devienne plus facile pour lui lorsqu'il grandira, en prennant comme exemple les pieux prédécesseurs qui faisaient jeûner leurs enfants et ils étaient très petits.

Ils les emmenaient à la mosquee et leur faisaient des poupées de laine et lorsque les enfants pleuraient de faim ou par manque de nourriture, ils leur donnaient les poupées (laine) pour leur faire oublier la faim. 
 
Et la plupart des parents aujourd'hui oublient cet ordre et ne demandent pas à leurs enfants de jeûner, et il y en a meme qui interdisent a leurs enfants de jeûner alors que eux mêmes (les enfants) le veulent, en pensant que c'est une misericorde pour leurs enfants (de ne pas les faire jeûner). 
 
En vérité la misericorde c'est d'apprendre à leurs enfants les principes de l'islam et ses merveilleux préceptes. 
 
Celui qui neglige ou interdit cela (le jeûne des petits), devient injuste envers ces enfants et lui même. 
 
Effectivement si ils jeûnent et s'aperçoit (le tuteur) que le jeûne leur nuit, dans ce cas là il n'y a pas de mal à ce qu'il leur interdise de jeûner. 

majaliss chahr ramadan . page 38 مجالس شهر الرمضان 

Publié par 3ilmchar3i.net

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

 Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

 Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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