Poisson d'avril (audio-vidéo)

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Poisson d'avril (audio-vidéo)

Question :

 

Votre Éminence Cheikh, l’auteur de la question dit, nous aimerions que vous conseillez l’ensemble de la communauté concernant le mensonge d’avril (poisson), qui se répète de temps en temps ?

 

Réponse de Cheikh Al-Fawzan :

 

Cela a été importé parmi les fausses coutumes et ne fait pas partie des pratiques des mouslimins.

 

El le mensonge n’est pas permis ni en avril, ni dans les autres mois.

 

Le mensonge est interdit !

 

Le mensonge sur Allâh, le mensonge sur Son Messager, le mensonge sur les gens, c'est illicite, c'est un des péchés majeurs.

 

Allâh a rendu illicite le mensonge, l’a interdit et a menacé les menteurs.

 

Il n’est pas permis de mentir quel que soit le moment.

 

Na’am.

 

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السؤال : نرجو توجيه عامة الأمة بخصوص كذبة إبريل التي تتردد بين الفينة والأخرى ؟

الجواب : هذه مستوردة من جملة العادات الباطلة وليست من أعمال المسلمين ، والكذب لا يجوز لا في إبريل ولا في غيره ، الكذب حرام ، الكذب على الله ، الكذب على رسوله ، الكذب على الناس ، حرام ، كبيرة من كبائر الذنوب ، الله حرم الكذب ونهى عنه وتوعد الكاذبين ، فلا يجوز الكذب في أي وقت

Question :

 

Il est répandu de célébrer dans les pays non musulmans ce que l'on appelle le poisson d'avril, le 1er jour du mois d'avril.

 

Certains musulmans les imitent vu qu'ils estiment qu'il est permis de mentir ce jour-là.

 

Que pensez-vous de cette croyance et de cette imitation ?

 

Réponse de Cheikh Al-Fawzan :

 

Louange à Allâh,

 

Le mensonge est absolument interdit en tout temps.

 

Et il n'est pas permis d'imiter les incrédules et de s'assimiler à eux dans ce domaine ou dans un autre, compte tenu des propos du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

من تشبه بقومٍ فهومنهم

«Quiconque imite un peuple fait partie d'eux»

 

Publié dans la revue Ash-shaqaiq, n° 32 du mois de safar.

Publié par alminhadj.com

كذبة إبريل
يشتهر بين بعض الناس في الخارج - الدول الكافرة - كذبة إبريل في أول يوم من شهر إبريل الميلادي ويقلدهم بعض المسلمين في ذلك حيث يرون جواز الكذب في هذا اليوم .. كيف ترون هذا الاعتقاد وهذا التقليد ؟
الحمد لله
الكذب لا يجوز مطلقاً في كل الأوقات
ولا يجوز تقليد الكفار والتشبه بهم في هذا وغيره لقول النبي صلى الله عليه وسلم
من تشبه بقوم فهو منهم
من فتاوى الشيخ صالح الفوزان لمجلة الشقائق العدد 32 لشهر صفر

Cheikh Al 'Outheymin :

 

Je mets en garde mes frères les musulmans sur ce que font certaines personnes stupides comme poisson d'avril (litt: le mensonge d'avril).

 

Et je pense qu'il va bientôt arriver (en terme de date).

 

Questionneur :

 

Oui.

 

Cheikh :

 

Ce mensonge qu'ils ont reçu des juifs, les nazaréens, les adorateurs du feu (majous) et les adeptes de la mécréance.


Ensuite, de par sa nature mensongère, et le mensonge est lui-même interdit religieusement, et de par sa nature à être une imitation des non musulmans, et la ressemblance aux non musulmans est interdite.

 

Certes le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

من تشبه بقومٍ فهو منهم

"Quiconque imite un peuple fait partie d'eux"

 

Cheikh al-islam ibn Taymiyah, qu'Allâh lui fasse miséricorde, a dit :

 

"Sa chaîne de transmission est bonne".

 

Son cas est au minimum l'interdiction, même si en apparence c'est de la mécréance due au fait de leur ressembler.

 

Cela comporte deux interdictions.

 

Cela est également une humiliation du musulman devant son ennemi car il est connu dans la nature humaine que celui qui est imité se vante devant son imitateur et se voit meilleur que lui.

 

C'est pourquoi l'imitateur se sent faible jusqu'à l'imiter.

 

Il y en cela une dégradation du croyant de par son assujettissement et de son suivi des mécréants.

 

La quatrième interdiction est que la plupart de ce sournois mensonge comporte le fait de prendre l'argent injustement ou d'effrayer le musulman : il se peut alors qu'il mente en s'adressant aux gens de sa maison pour leur dire qu'ils vont avoir un groupe (d'invités) ce jour afin qu'ils cuisinent un repas copieux, de la viande et ce qui y est similaire.

 

Ou peut être les informer de choses qui les effraiera comme dire que votre tuteur a été écrasé par une voiture ou d'autres choses qui ne sont pas permises en dehors même de ce cas.

 

Fatâwâ nour 'alâ ad-darb 34

Publié par 3ilmchar3i.net

أُحذِّر إخواني المسلمين مما يصنعه بعض السفهاء من كذبة إبريل، هذه الكذبة التي تلقوها عن اليهود، والنصارى، والمجوس، وأصحاب الكفر، فهي مع كونها كذبٌ، والكذب محرم شرعًا؛ ففيها تشبه بغير المسلمين، والتشبه بغير المسلمين محرم، وقد قال النَّبي صلى الله عليه وسلم

من تشبه بقومٍ فهو منهم

قال شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله

إسناده جيد

وأقل أحواله التحريم، وإن كان ظاهره يقتضي كفر المتشبه بهم، وهي مع تضمنها لهذين المحظورين فيها إذلالٌ للمسلم أمام عدوه؛ لأنَّ من المعلوم بطبيعة البشر أن المقلد يفخر على من قلده، ويرى أنه أقدر منه، ولذلك ضعف مقلده حتى قلده فهي فيها إذلالٌ للمؤمن بكونه ذليلًا، وتبعًا للكفار، المحظور الرابع: أن غالب هذه الكذبة الخبيثة تتضمن أكلًا للمال بالباطل، أو ترويعًا للمسلم، فإنه ربما يكذب فيكلم أهل البيت ويقول: إن فلانًا يقول: ترى عندنا جماعة اليوم فيطبخون غداءً كثيرًا ولحمًا وما أشبه ذلك، أو ربما يخبرهم بأمرٍ يروعهم، كأن يقول: قيِّمكم دعسته سيارة. وما أشبه ذلك من الأمور التي لا تجوز بدون أن تكون بهذه الحال

فتاوى نور على الدرب 34

Question :

 

Il dit : Il y a ce qui est répandu auprès des gens comme étant "poisson d'avril" (le mensonge) d'avril, y a-t-il une remarque ?

 

Réponse de Cheikh ‘Abdel Mouhsin Al 'Abbâd Al Badr :

 

Le mensonge de manière générale et illicite (harâm) et non permis et s'il se produit lors d'un événement particulier, surtout si cela provient des mécréants, il s'agit d'un mal (annexé) à un autre mal.

 

 Traduit et publié par sahihofislam

Poisson d'avril (audio-vidéo)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Les images contenues dans les livres

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Les images contenues dans les livres

Question :

 

Le Cheikh a été interrogé :

 

Est-il obligatoire de cacher ou d'effacer toutes les images contenues dans les livres ?

 

Est-ce que l'interdiction de l'image est levée si on met une séparation entre la tête et le corps sans effacer la tête ?

 

Le Cheikh a répondu en disant :

 

Je pense qu'il n'est pas obligatoire d'effacer ou de cacher ces images en raison de la grande difficulté de la chose.

 

De plus, on ne recherche pas dans ces livres les images qu'ils contiennent, mais la science qui s'y trouve.

 

Le fait de mettre un trait entre la tête et le reste du corps ne change rien à l'image.

 

Majmou Fatawa wa Rasail - vol 2 n°251

Publié par fatawaislam.com

 سئل فضيلة الشيخ : هل يلزم الإنسان طمس الصورة التي في الكتب؟ وهل وضع خط بين الرقبة والجسم يزيل الحرمة؟

فأجاب حفظه الله تعالى بقوله : لا أرى أنه يلزم طمسها لأن في ذلك مشقة كبيرة، ولأنها أي هذه الكتب ما قصد بها هذه الصورة إنما قصد ما فيها من العلم

ووضع خط بين الرقبة والجسم هذا لا يغير الصورة عما هي عليه

مجموع فتاوى ورسالئل - المجلد الثاني - 251 - محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Fatwas sur le ramadan (dossier)

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Fatwas sur le ramadan (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

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Celui qui jeûne le mois de ramadan et néglige la prière par pure fainéantise

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Celui qui jeûne le mois de ramadan et néglige la prière par pure fainéantise

Question :


Certains jeunes, qu’Allah les guide, présentent de la paresse quand à l’accomplissement de la prière pendant et en dehors du mois de ramadan, néanmoins demeurent assidus quant à l’observation du jeûne pendant le mois de ramadan en supportant la soif et la faim.

Quel conseil pouvez-vous leur promulguer et signifiez-nous [votre avis] sur le statut de leur jeûne ?

 

Réponse :


Le conseil que j’adresse à ces gens-là, est qu’ils réfléchissent sans cesse à leur situation, qu’ils sachent également que la prière [As-Salat] est le pilier le plus important de l’Islam après les deux attestations [Ash-Shahadatayn], celui qui ne prie pas et délaisse donc la prière [As Salat] par pure fainéantise, est alors considéré comme étant mécréant et sort de l’Islam selon ma propre opinion (Ar-rajih) qui repose sur des preuves tirées du Livre [Coran] et de la Sounna. 

Il est considéré comme ayant renié son Islam, c’est que le sujet n’est pas aussi simple qu’il ne parait car celui qui devient mécréant et sort de l’Islam, ni son jeûne, ni son aumône, ni aucunes autres adorations ne peuvent être agréés [par Allah] selon La parole du Très Haut (traduction rapprochée) :

« Ce qui empêche leurs dons d'être agréés, c'est le fait qu'ils n'ont pas cru en Allah et Son messager, qu'ils ne se rendent à la Salâ que paresseusement, et qu'ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu'à contrecœur. » [Sourate At-Tawba – v 54].

 

Allah – soubhanahou oua ta’ala – nous montre [dans ce verset] que leurs dons, bien que cela puisse apporter un bien quelconque à autrui, ne sont pas agréés [par Allah] compte tenu de leur mécréance et Allah – soubhanahou oua ta’ala – dit dans un autre verset (traduction rapprochée) :


« Nous avons considéré l'œuvre qu'ils ont accomplie et Nous l'avons réduite en poussière éparpillée. » [Sourate Al Fourqane – v 23].

Quant aux gens qui jeûnent sans accomplir la prière [As-Salat], leur jeûne ne sera nullement agréé mais sera plutôt utilisé à leur désavantage, si nous les considérons [toujours] comme étant des mécréants et conformément à ce qui est apporté à ce sujet dans Livre d’Allah [Coran] et la Sounna du Prophète – la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui -.

Ainsi le conseil que j’adresse à ces gens-là, c’est qu’ils craignent Allah – ‘aza oua djal – et qu’ils soit  assidus quant à l’accomplissement de la prière [As-Salat], qu’ils la fasse aux heures prescrites et en commun [djama’a].

S’ils l’accomplissent aux heures prescrites et en commun [djama’a], je leur assure s’il plait à Allah, qu’apparaîtra en eux (dans leur cœur) la véritable dévotion quant à l’exécution de cette prière [As-Salat], aux heures prescrites et en commun [djama’a], pendant le ramadan et après.

L’homme, s'il se repent à Allah et se retourne vers Lui, puis se repent à Allah d'un repentir sincère, de cette repentance, il ne s’en dégagera qu’un bien qui suivra une situation meilleure qu’auparavant. 

Aussi Allah – soubhanahou oua ta’ala – à fait l’énoncé d’Adam – prière et salut sur lui – et après s’être déroulé ce qui s’est déroulé quant au fait d’avoir mangé du fruit de l’arbre [défendu], Allah le Très Haut dit (traduction rapprochée) :


« Son Seigneur l'a ensuite élu, agréé son repentir et l'a guidé. » [Sourate Taha – v 122].

 

Article publié dans le Journal « Al Balad » - n° 15378 
Majmou' Fatawas et maqalat moutanayi'a - volume 29 – Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah) 
Traduction rapprochée par Abuamza Al Djazairy -  16 Ramadan, 1428 / 28-09-2007
Publié par alghourabaa.free.fr 
 
السؤال : بعض الشباب هداهم الله يتكاسلون عن الصلاة في رمضان وغيره، ولكنهم يحافظون على صيام رمضان ويتحملون العطش والجوع. فبماذا تنصحهم وما حكم صيامهم ؟

الجواب : نصيحتي لهؤلاء أن يفكروا ملياً في أمرهم، وأن يعلموا أن الصلاة أهم أركان الإسلام بعد الشهادتين، وأن من لم يصل وترك الصلاة متهاوناً فإنه على القول الراجح عندي الذي تؤيده دلالة الكتاب والسنة أن يكون كافراً كفراً مخرجاً عن الملة، ومرتداً عن الإسلام، فالأمر ليس بالهين؛ لأن من كان كافراً مرتداً عن الإسلام لا يقبل منه لا صيام ولا صدقة ولا يقبل منه أي عمل؛ لقوله تعالى: {وَمَا مَنَعَهُمْ أَن تُقْبَلَ مِنْهُمْ نَفَقَاتُهُمْ إِلاَّ أَنَّهُمْ كَفَرُواْ بِاللّهِ وَبِرَسُولِهِ وَلاَ يَأْتُونَ الصَّلاَةَ إِلاَّ وَهُمْ كُسَالَى وَلاَ يُنفِقُونَ إِلاَّ وَهُمْ كَارِهُونَ} سورة التوبة، الآية 54

 فبين الله سبحانه وتعالى أن نفقاتهم مع أنها ذات نفع متعد للغير لا تقبل منهم مع كفرهم، وقال سبحانه وتعالى: {وَقَدِمْنَا إِلَى مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاء مَّنثُورًا} سورة الفرقان، الآية 23 ، وهؤلاء الذين يصومون ولا يصلون لا يقبل صيامهم بل هو مردود عليهم ما دمنا نقول إنهم كفار، كما يدل على ذلك كتاب الله وسنة رسوله صلى الله عليه وسلم، فنصيحتي لهم أن يتقوا الله عز وجل، وأن يحافظوا على الصلاة ويقوموا بها في أوقاتها ومع جماعة المسلمين، وأنا ضامن لهم بحول الله أنهم إذا فعلوا ذلك فسوف يجدون في قلوبهم الرغبة الأكيدة في رمضان وفيما بعد رمضان على أداء الصلاة في أوقاتها مع جماعة المسلمين، إن الإنسان إذا تاب إلى ربه وأقبل عليه وتاب إليه توبةً نصوحاً، فإنه قد يكون بعد التوبة خيراً منه قبلها، وقد ذكر الله سبحانه وتعالى عن آدم عليه الصلاة والسلام أنه بعد أن حصل ما حصل منه من أكل الشجرة، قال الله تعالى: {ثُمَّ اجْتَبَاهُ رَبُّهُ فَتَابَ عَلَيْهِ وَهَدَى} سورة طه، الآية 122

المصدر : نشر في جريدة البلاد العدد (15378) وتاريخ 20/4/1419هـ. مجموع فتاوى ومقالات متنوعة المجلد التاسع والعشرون
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le jeûne de celui qui ne prie pas

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Le jeûne de celui qui ne prie pas

Question :


Certains savants critiquent ceux qui jeûnent sans prier : qu’a la prière à voir avec le jeûne ? 

Je veux jeûner pour entrer au Paradis par la porte (Rayyân) des personnes qui jeûnaient fréquemment. 

D’autre part, on sait que le fait de jeûner le mois du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan précédent... 

Veuillez m’éclaircir les choses, puisse Allah vous accorder le succès.

Réponse :

Ceux qui ont critiqué le fait que tu jeûnes sans prier ont raison, car la prière est le pilier principal de l’islam (après l’attestation de foi) sans lequel l’islam d’une personne n’est pas valable. 


Celui qui l’abandonne devient mécréant et sort de l’islam.

 
Allah n’accepte ni le jeûne des mécréants, ni leurs aumônes, ni leurs pèlerinages, ni quoi que ce soit de leurs bonnes œuvres. 
 
Allah a dit (traduction rapprochée) : 
 
« Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière que paresseusement, et qu’ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu’à contrecœur. » (1)
 
Donc, le fait de jeûner sans prier entraîne la nullité de ton jeûne : il ne sera pas accepté par Allah, et le fait de jeûner alors ne saurait te rapprocher de Lui.
 
Quant au fait que le jeûne du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan passé, c’est vrai mais pas de la façon que tu l’as comprise.
 
Tu devrais prendre en compte le hadith selon lequel le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :
 
« D’une prière à l’autre, de la prière du vendredi à l’autre, du jeûne du Ramadan au prochain jeûne du Ramadan, les péchés sont effacés, sauf les grands péchés (al-Kabâ’ir). » (2) 
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a donc cité comme condition pour que soient effacés les péchés d’un Ramadan à l’autre, le fait d’éviter les grands péchés. 
 
Or, abandonner la prière, ô toi qui jeûne sans prier, tu n’as pas évité les grands péchés : car quel péché y a-t-il de plus grave que l’abandon de la prière ?
 
Mais plus que cela : l’abandon de la prière est un acte de mécréance, donc, comment ton jeûne pourrait-il effacer tes péchés ?
 
De plus, ton jeûne n’est pas accepté.
 
Tu dois, mon frère, te repentir et pratiquer la prière qu’Allah t’a ordonné d’accomplir, et après cela, pratiquer le jeûne, selon la recommandation du Prophète, prière et salut sur lui, à Mu’âdh, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : 
 
« Que la première chose à laquelle tu les invites soit le témoignage qu’aucune divinité ne mérite d’être adorée en dehors d’Allah, et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah. S’ils répondent à ton appel, informe-les alors qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit […]. » (3)
 
Il a donc cité en premier lieu, le témoignage de foi, puis la prière et ensuite l’aumône légale (Zakât). (4) 
Question :
 
Une personne ne pratique la prière que pendant le mois de Ramadan, et dès que le mois est terminé, elle s’arrête de prier ; son jeûne est-il valable ? 
 
Réponse :
 
La prière est un des piliers de l’islam et c’est même son pilier le plus important après le témoignage de foi. C’est une obligation individuelle de l’accomplir.

Quiconque l’abandonne, que ce soit en la reniant, ou en refusant de la pratiquer, ou seulement par paresse et négligence, devient mécréant.
 
Quant à ceux qui jeûnent le mois du Ramadan et ne prient que pendant ce mois, leur acte équivaut à une tentative de tromper Allah !

Et bien vils sont ceux qui ne connaissent Allah que pendant le Ramadan : leur jeûne n’est pas valable tant qu’ils délaissent la prière hors du Ramadan (5). 
Question :
 
Quel est le jugement de celui qui jeûne tout en délaissant la prière ?
Son jeûne est-il valable ?
 
Réponse :
 
L’avis correct est que celui qui délaisse la prière volontairement devient mécréant par son acte.

Son jeûne, et  toute autre adoration, n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il se repente.

La preuve de ceci est le verset suivant (traduction rapprochée) : 

« Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors tout ce qu’ils auraient fait eût été vain. » (6)

D’autres versets et hadiths témoignent aussi de cela.
 
Certains savants optent pour un autre avis.

Ils disent qu’une personne qui abandonne la prière par négligence ou par paresse ne devient pas mécréante et que ni son jeûne, ni le reste des adorations qu’il accomplit ne s’annulent tant qu’il ne les renie pas et qu’il les reconnaît comme étant obligatoires.

Mais l’avis le plus juste est qu’une telle personne devient mécréante, ainsi que le prouve les nombreux hadiths, parmi lesquels on peut citer :
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« Ce qui sépare le musulman de la mécréance et de l’associationnisme est l’abandon de la prière. » (7) 
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« Le pacte qu’il y a entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants), c’est la prière. Et quiconque l’abandonne tombe dans la mécréance. » (8)
 
L’éminent savant Ibn ul-Qayyim, qu’Allah lui soit clément, a détaillé la question dans son livre intitulé Ahkam us-Salât wa Târikiha (Les rites de la prière et la question de son abandon).

Ce livre est intéressant et utile à consulter.  (9)
 
(1) Le Désaveu ou le Repentir, v. 54.
(2) Rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (n°233).
(3) Rapporté et authentifié par At-Tirmidhî dans le chapitre de la Zakât (n°625).
(4) Ibn ‘Uthaymîn, Fatâwâ as-Siyâm (Fatwas relatives au jeûne rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 69.
(5) Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan), p. 14.
(6) Les Bestiaux, v. 88.
(7) Hadith rapporté par l’imam Muslim dans son recueil de hadiths authentiques selon Jâbir ibn ‘Abdillah, qu’Allah l’agrée lui et son père.
(8) Hadith rapporté par l’imam Ahmad et les quatre compilateurs de hadiths selon Burayda ibn ul-Hussayn, qu’Allah l’agrée.

(9) Ibn-Bâz, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan)p. 15.

 

 Publié par fatwas.online.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Ramadan ou le mois du repentir (audio)

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Ramadan ou le mois du repentir (audio)
Ce cours donné par notre frère Abou Adam montre le danger des péchés et montre comment il faut faire pour qu'ils soient expiés. 
 
Allah pardonnera les péchés d’innombrables personnes pendant le mois de ramadan.
 
Justement pour faire partie de ceux-là, il faut sans cesse se repentir, ce mois est le moment idéal, c'est pour cela que ce cours se penchera sur les liens entre le repentir et ramadan, mais aussi les conditions du repentir et les erreurs à ne pas commettre...
 

Sujet du cours : Conférence de Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi - 2007 
Source : Sourate Ach-Choura - verset 25 :

Alah 'aza oua jal dit (traduction rapprochée) :

« Et c'est lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites ».

Et aussi (traduction rapprochée) :

« Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d'Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. ». [Sourate An-Nissa - verset 110]

D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

«Dès l'arrivée du ramadan, les portes du Paradis s'ouvrent, celles de l'Enfer se ferment et les diables sont enchaînés.»

[Hadith Authentique -rapporté par Mouslim n°1793]


Publié par dourouss-abdelmalik.com
 
Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

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Parmi les mérites de Ramadan

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Parmi les mérites de Ramadan

Abû Huraira (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 

 

" Toute action du fils d’Adam sera multipliée de dix à sept cents fois.

Allah, Puissant et Sublime, a dit : " Sauf le jeûne, car il est pour Moi et Je le récompenserai.

Il abandonne ses désirs et sa nourriture pour Moi.


Il y a deux joies pour le jeûneur.

Lorsqu’il rompt son jeûne et lorsqu’il rencontre Son Seigneur.
 

Et l’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l'odeur du musc. " [1]

Ce hadith est la preuve de la vertu du jeûne et du rang qu'il possède auprès d’Allah. Quatre de ses nombreuses vertus apparaissent dans ce hadith et elles sont :


-Les jeûneurs recevront leur récompense complète sans compter, chaque bonne action sera récompensé de dix à sept cents fois, sauf le jeûne.

En effet, sa récompense n'est pas limitée à ce nombre, mais Allah le récompensera comme Il veut. Ceci parce que le jeûne est (parmi les formes de) patience et Allah a exposé (traduction rapprochée) :

" La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter " [2]

Al-Awza'i dit de ce verset :

 

" Il ni sera pesé pour eux, ni mesuré, mais plutôt il leur sera simplement servi comme la nourriture est servie. " [3]

-En effet Allah a lié le jeûne à Lui, à la forme conjonctive, par dessus tout autre type d'actes.

Et ce lien est suffisant pour montrer son statut noble. Ceci, et Allah est plus savant, est dû au fait qu’il englobe toute la journée.

Ainsi, on peut constater que le jeûneur a négligé ses désirs, tandis que son âme languit constamment après eux.

Ceci, dans la durée, n'est pas trouvé ailleurs que dans le jeûne, particulièrement les jours d'été en raison de leur longueur et de la chaleur.

Le refus de l'individu des choses qu'il désire est un acte d'adoration, qui sera récompensé.

Ceci parce que le jeûne est un secret entre le serviteur et son Seigneur.

Personne ne le connaît sauf Allah, le Très-Haut.

C'est une action (cachée) intérieure, qui ne peut être vu de la création, ainsi riya'(l’ostentation) ne peut pas y entrer.


-Quand celui qui jeûne rencontrera son Seigneur, il sera enchanté par son jeûne en raison de ce qu'il verra comme abondance, bonne position et récompense dus à l’acceptation de son jeûne, qu'Allah lui a accordé en premier lieu.

Quant à sa joie lorsqu’il rompt le jeûne, elle est due à l'achèvement de l'acte d'adoration et qu’il (le jeûne) est libre du mal et des choses interdites.

Ceci est parmi les types de joie louées puisque c'est une joie qui émane de l'obéissance à Allah et de l'achèvement du jeûne, en raison de la grande récompense promise.

Comme Allah dit 
(traduction rapprochée) :


" Dis : Par la grâce et la miséricorde d'Allah et par cela, réjouis-toi " [4]

-L’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que le parfum du musc.

Cette belle odeur sera pour le Jour du Jugement qui est le jour où la récompense pour les actions sera manifeste.

Ceci est basé sur une narration du hadith : " …plus agréable à Allah le Jour du Jugement … " [5]

De même dans la vie de ce monde, car c'est le temps de la manifestation des signes d'adoration, en raison de la narration :

" Et l’haleine du jeûneur quand il expire la nourriture (qu’il a mangé précédemment) est plus agréable à Allah que l'odeur du musc " [6]

Ce parfum, détesté par les gens qui le sentent dans ce monde, sera cependant plus agréable à Allah que l’odeur du musc.

Ceci parce c’est quelque chose qui provient de l'obéissance à Allah.

Ibn Hibban a dit :

" Le signe qui marquera les croyants le Jour du Jugement est la brillance (de leurs visages) en raison de leurs ablutions (wudhu) dans ce monde, qui les distinguera du reste des nations.

Et leur marque le Jour du Jugement en raison de leur jeûne sera une haleine agréable, plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci afin que l'on puisse les reconnaître pour cet acte.

Nous demandons à Allah de nous accorder la bénédiction ce jour. "
[7]

Et parmi les mérites de Ramadan est qu'Allah a distingué ceux qui jeûnent par une porte spécifique parmi les portes du Paradis. Personne d’autre qu’eux n'entrera par cette porte.

Sahl Ibn Sa'ad (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 

" En vérité, il y a une porte dans le Paradis, qui est Ar-Rayan. Le Jour du Jugement, ceux qui jeûnaient entreront par là, personne d'autre qu'eux n’entrera par celle-ci. Et quand ils seront entrés, elle se fermera, et personne n'entrera par elle (après eux). " [8]

Et dans une narration : 

" Et quiconque y entre aura à boire. Et quiconque boira ne se sentira plus jamais la soif. " [9]

Cependant, ces mérites ne sont atteints que par celui qui jeûne avec sincérité en s'abstenant de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, d’écouter ce qui est illicite, de regarder vers l'interdit et de gagner ce qui est illégal.

Ainsi, ils doivent jeûner et s'abstenir des actes coupables.

La langue doit jeûner et s'abstenir de la médisance et du faux serment.

Ceci est le jeûne légiféré, dont le résultat sera la grande récompense. Et s’il n'est pas ainsi, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 

" Quiconque n'abandonne pas le mensonge et le fait d’agir sur cela, alors Allah n'a aucun besoin qu’il abandonne sa nourriture et boisson. " [10]

Et Abû Huraira (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : 

" Il se peut que le jeûneur n’est de son jeûne que la faim et la soif. Et il se peut que celui qui prie la nuit n’est que la fatigue et le sommeil. " [11]

[1] Al-Bukhari (4/103) et Muslim (1151)
[2] Sourate Az-Zumar : 15
[3] Tafsir Ibn Kathir (7/80)
[4] Sourate Yunus : 85
[5] Cette formulation est trouvée dans le hadith de Muslim (le Livre du jeûne: 163)
[6] Rapporté par Ibn Hibban et Ahmad
[7] Voir Sahih Ibn Hibban (8/211)
[8] Al-Bukhari (4/111) et Muslim (1152)
[9] Cet ajout au hadith est trouvé dans le Sahih d'Ibn Khuzaima (n°1903)
[10] Al-Bukhari (10/473)
[11] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibban et d'autres avec une chaîne de transmission authentique.

Article tiré du site allahuakbaar.net
Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 27-29)

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Règles du jeûne spécifiques aux femmes

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Règles du jeûne spécifiques aux femmes

Le jeûne  du mois de Ramadan est une obligation sur chaque musulman homme et femme et c'est un des piliers et des grandes bases de l'islam. Allah dit (traduction rapprochée) : 

 
« Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, »[sourate Al-Baqara : 183]
 
Le mot  "kutiba" (prescrit) signifie ici "furida" rendu obligatoire.
 
Ainsi, quand la jeune fille atteint l'âge dans lequel elle sera tenue responsable de ses actes, et qu’un des signes de puberté devient apparent chez elle, parmi lesquels est la menstruation, alors l'obligation de jeûner commence pour elle.
 
Elle pourrait commencer à avoir ses règles dès l’âge de neuf ans.
 
Cependant, quelques jeunes filles ne sont pas conscientes que l'on exige qu'elles commencent à jeûner à ce point, donc elle ne jeûne pas, pensant qu'elle est trop jeune, ses parents ne lui ordonnent pas non plus de jeûner.

C'est une grande négligence, car un des piliers de l’islam est abandonné.

Si cela arrive à une femme, elle est obligée de compenser les jours de jeûne qu’elle a abandonné depuis le moment où elle a commencé à avoir ses règles, même si une longue période de temps est passé depuis ce temps-là, car cela reste dans ses obligations.
 
Qui est obligé de jeûner Ramadan ?
 
Quand le mois de Ramadan vient, chaque musulman homme et femme qui a atteint l'âge de puberté, est en bonne santé et est résidant (c'est-à-dire ne voyageant pas) est obligé de jeûner.

Et quiconque est malade ou voyage pendant le mois, peut rompre le jeûne et rattraper le nombre de jours manqués plus tard.
Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours » [sourate Al-Baqara : 185]
 
de même, quiconque voit arriver Ramadan et est très vieux et incapable de jeûner ou est atteint d’une maladie chronique incurable- homme ou femme - peut rompre le jeûne et nourrir, en compensation, un indigent de la moitié d'un sa' (quatre poignées) de nourriture des gens du pays pour chaque jour manqué.
Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre »[sourate Al-Baqara : 184]
 
Ibn 'Abbas ( radiallahu ‘anhu) a dit :
 
« Ce verset est pour le vieil homme pour qui on espère plus la guérison. »
[Sahih Al-Bukhari]
 
Et la personne malade dont on espère plus la guérison tombe sous la règle de la vieille personne.

Et il ne doit pas rattraper les jours manqués à cause de son incapacité à jeûner.

La femme a certaines excuses qui lui permettent de rompre le jeûne de Ramadan, à condition qu'elle rattrape les jours de jeûne manqués en raison de ces excuses.

Ces excuses sont :
 
- Les menstrues et le saignement post-natal
 
On interdit à la femme de jeûner alors qu'elle est dans ces deux états. Et elle est obligée à rattraper plus tard les jours de jeûne manqués.

Ceci est basé sur ce qui est rapporté dans les deux Sahih  d’après 'Aisha (radiallahu ‘anha) qui a dit :
 
« On nous a ordonné de rattraper les jours (manqués) de jeûne mais on ne nous a pas ordonné de rattraper les prières (manquées). »
 
Elle a donné cette réponse quand une femme lui a demandé : « Pourquoi une femme ayant ses règles doit-elle rattraper les jours manqués de jeûne et pas les prières (manquées) ? » Donc elle (radiallahu ‘anha) a clarifié que ce sont des questions qui dépendent de la révélation, qui doivent suivre les textes rapportés.
 
Quant à la sagesse derrière cela, alors Shaikhul-Islam Ibn Taimiya a dit dans  Majmu'-ul-Fatawa (15/251) :
 
« Le sang qui sort de la femme à cause des menstrues contient une décharge de sang.
Une femme ayant ses règles peut jeûner en des temps autres que quand le sang sort d'elle en raison des menstrues qui contiennent son sang.
Donc son jeûne dans cette situation est un jeûne modéré et équilibré - aucun sang, qui renforce le corps et qui est sa substance principale – ne sort d'elle pendant cette période. Mais son jeûne quand elle a ses règles nécessite que son sang sorte - le sang, qui est le composant principal de son corps et qui mènera à une faiblesse et à un manque dans son corps.
Et cela entraînera que son jeûne  ne soit pas d'une nature modérée et équilibrée. C’est pourquoi elle doit jeûner seulement quand elle n’est pas réglée. »
 
Grossesse et Allaitement
 
Si à cause du jeûne résulte un mal causé à la femme ou au bébé ou aux deux, elle peut rompre le jeûne si elle est enceinte ou allaite.
 
Mais si le mal pour lequel elle rompt son jeûne s’applique seulement à son bébé et pas elle, alors elle doit rattraper les jours de jeûne qu’elle a manqué et nourrir un indigent chaque jour manqué.
Et si le mal s'applique seulement à elle, il lui est suffisant de rattraper les jours manqués. Ceci, car  la femme enceinte et la femme qui allaite tombent sous la généralité de la Parole d'Allah :
 
« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre »[sourate Al-Baqara : 184]
 
Al-Hafidh Ibn Kathir  (rahimahullaah) a dit dans son tafsir (1/379) :
 
« Parmi ceux qui tombent sous la signification de ce verset sont les femmes enceintes et celles qui allaitent, si elles craignent pour elles ou pour leurs enfants. »
 
Et Shaikhul-Islam Ibn Taimiya a dit :
 
« Si une femme enceinte craint pour son fœtus, elle ne doit pas jeûner et rattraper au lieu de cela chaque jour de jeûne manqué et nourrir un indigent avec de 2 kilogrammes de pain. »
[Majmu'-ul-Fatawa : 25/318]
 
Notes Importantes :
 
Istihada (Saignement Irrégulier)
 
Ceci est l’état dans lequel une femme observe un saignement, qui n'est pas son sang des menstrues.
Elle doit observer le jeûne et il ne lui est pas permis de rompre le jeûne à cause de ce type de saignement.
En mentionnant la permission pour la femme réglée de rompre le jeûne, Shaikhul-Islam Ibn Taimiya (rahimahullaah) a dit :
 
« Contrairement à la femme en état d'Istihada, car cet état comprend une période de temps qui n’est pas fixe et il n'y a pas de période pendant laquelle on peut lui commander de commencer à jeûner (de nouveau).
Ainsi, à cause de cela, il n'est pas possible d'avertir contre cela, de même que pour l’éjaculation inopinée, le saignement en raison d'une blessure, la colère, Al-Ihtilam (quand le liquide sexuel sort des parties privées sans relations ou ébats), comme toutes les autres choses qui n'ont pas de temps fixé contre lesquels on pourrait être avertis.
Ainsi ceci(Istihada) n'est pas quelque chose qui annule le jeûne, comme le sang des menstrues. »
[Majmu'-ul-Fatawa : 25/251]
 
La femme ayant ses règles comme la femme enceinte et qui allaite
 
si elles rompent leur jeûne pendant Ramadan, doivent rattraper les jours manqués de jeûne entre le Ramadan dans lequel elles ont rompu leur jeûne et le prochain Ramadan.
 
Mais les rattraper tôt est meilleur.

Et s’il reste seulement quelques jours avant que le Ramadan suivant ne commence, elles sont obligées de rattraper les jours de jeûne manqués (du Ramadan précédent) afin que le nouveau Ramadan n’arrive pas alors qu’elles doivent toujours jeûner des jours du Ramadan précédent.

Mais si elles ne le font pas et que Ramadan arrive alors qu’elles doivent toujours rattraper les jours de jeûne du Ramadan précédent et qu’elles n'ont aucune excuse (valable) pour l’avoir retardé, elles sont obligées de rattraper les jours manqués et de nourrir un indigent chaque jour.

Mais si elles ont une excuse valable, alors elles doivent seulement rattraper les jours de jeûne manqués. De même pour ceux qui doivent rattraper les jours de jeûne manqués en raison de la maladie ou du voyage.

Leur règle est comme la règle pour la femme qui a rompu le jeûne en raison des menstrues, avec les détails précédemment mentionnés.
 
Il n'est pas permis à une femme d’observer un jeûne recommandé 
 
si son mari est présent à moins qu'elle n'ait sa permission.

Ceci est basé sur ce que Al-Bukhari, Muslim et d'autres ont rapporté d'Abû Huraira (radiallahu ‘anhu) que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :
 
« Il n'est pas permis à la femme de jeûner alors que son mari est présent sans sa permission. » 
 
Dans quelques narrations du hadith chez Ahmad et Abû Dawud, vient la formulation « ... sauf Ramadan. » 
 
Mais si le mari lui permet d'observer un jeûne recommandé ou il n'est pas présent ou si elle n'a pas de mari, alors elle est encouragée à observer ce jour de jeûne recommandé.

Ceci particulièrement pendant les jours où on recommande le jeûne comme les lundi et jeudi, trois jours chaque mois, six jours de Shawal, le 9ième jour de Dhul-Hijja, le jour de 'Arafat et le Jour de 'Ashura et le jour avant ou après.

Cependant, elle ne doit pas observer un jeûne recommandé alors qu'elle doit rattraper des jours du Ramadan (précédent), avant qu'elle ne rattrape d'abord ces jours manqués et Allah est plus savant.
 
Si une femme ayant ses règles arrête de saigner pendant une journée de Ramadan
 
elle doit commencer son jeûne pour le reste du jour, mais le rattraper avec les jours qu'elle n'a pas jeûné à cause des menstrues.

Son jeûne pour le reste du jour où elle arrête de saigner est une obligation sur elle, quel que soit le temps (c'est-à-dire Ramadan).

Article tiré du site al-manhaj.com
Son livre Tanbihat 'ala Ahkam takhtassu bil-Mu'minat (pg. 62-67)
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le mois de ramadan : une occasion à ne pas manquer... (vidéo)

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Tu es le bienvenu Ô ramadan ! (vidéo)

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Les groupes déviants actuels

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Les groupes déviants actuels

Question :

 
Noble Shaikh Ahmad Ibn Yahyaa An-Najmi, qu'Allah vous accorde le succès (tawfiq), il y a quelques livres qui parlent des groupes de hizbi, qui ont amené une voie (minhaj) qui s'oppose à la voie des Salafs dans les domaines de la connaissance et de l'action.

Et ces livres sont soit trop grands et difficiles à saisir pour le débutant ou soit trop courts et on en tire peu de profits.

Ainsi ô Shaikh, nous espérons que vous pourrez nous donner une image claire mais brève des plus importants de ces fondateurs de voies et certaines questions sur lesquelles ils sont critiqués.

De sorte que les musulmans prennent garde de tomber dans l'une d'elles.

Et il serait bon, ô shaikh, que vous consacriez la fin de votre allocution à la vraie voie, que tout musulman est obligé de suivre... 
 
Réponse : 
 
La louange est à Allah, et que Sa paix et Ses bénédictions soient sur le plus honorable de toute la création, notre prophète Muhammad, et sur sa famille et compagnons :
Jama'at-ul-Ikhwaan al-Muslimun
(groupe des frères musulmans)

Définition de l'Ikhwan Al-Muslimun 

Ils sont les successeurs de Hasan Al-Banna.

Il y a plusieurs points à noter au sujet de leur voie, les plus importants sont les suivants : 

- Ils accordent un manque d'importance à Tawhid Al-'Ibada 
[1], qui est la chose la plus importante dans l'islam, puisque l'Islam d'un individu n'est pas valide sans elle. 

- Ils restent silencieux et admettent les actes de grande association (shirk al-akbar) des gens, l'invocation d'autres qu'Allah, l'exécution du tawaf (circumanbulation) autour des tombes, de prêter serment aux morts dans leurs tombes, de sacrifier en leurs noms et ainsi de suite. 

- Le fondateur de cette voie était un Soufi. Il était lié au soufisme au point qu'il donna le bay'a (serment d'allégeance) à 'Abdul-Wahhab Al-Khusafi suivant l'ordre Shadh-li Khusafi. 

-  La présence d'innovations parmi eux et par lesquelles ils adorent Allah - au point que le fondateur de cette voie a reconnu que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) assistait à leurs rassemblements de dhikr et qu'il (salallahu 'alayhi wa salam) leur pardonnait les péchés qu'ils avaient commis, comme il est dit dans sa parole:

" Qu'Allah bénisse celui qui dans la lumière est apparu 
Aux mondes, et a ainsi surpassé le soleil et la lune 
Ce habib (c.-à-d. Muhammad) a réuni ses bien aimés
Et a pardonné à chacun les péchés qu'ils ont faits dans le passé. "

- Ils appellent à établir le Khilafa et ceci est une innovation car les messagers et leurs successeurs n'étaient chargés de rien, excepté appeler au Tawhid. Allah dit (traduction rapprochée) :

"Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire]: ' adorez Allah et écartez-vous du tagut (les fausses divinités). ' " [sourate An-Nahl:.verset :36] 

- Ils ont un manque dans al-Wala wal-Bara (l'alliance et le désaveu) ou du moins une forme faible.

Ceci apparaît clairement dans leur appel pour rapprocher les Sunnites et les chiites.

Et leur fondateur a dit : " nous coopérerons sur quoi nous convenons et nous excuserons ce sur quoi nous sommes en désaccord." 

- Ils détestent et dédaignent les gens du Tawhid et ceux qui adhèrent à la voie des Salafs.

Ceci apparaît clairement dans ce qu'ils disent au sujet de l'état saoudien, qui est fondé sur le Tawhid et qui enseigne le Tawhid dans ses écoles, instituts et universités.

Et il a été prouvé qu'ils ont assassiné Jamil Ar-Rahman Al-Afghani juste parce qu'il  appelait au Tawhid et parce qu'il avait des écoles dans lesquelles il enseignait le Tawhid

- Ils poursuivent les erreurs des dirigeants et exposent leurs défauts - vrais ou faux - les répandant parmi la jeunesse afin que les dirigeants leurs apparaissent détestables, de sorte qu'ils puissent remplir leurs cœurs de mépris contre eux. 

- Ils montrent un attachement détestable aux partis auxquels ils appartiennent. Ainsi ils montrent de l'amitié pour le parti et montrent de l'hostilité pour le parti. 

- Ils prêtent serment d'allégeance de travailler pour le minhaj Ikhwani selon les dix conditions que le fondateur a déterminées. Et il y a d'autres questions les concernant, qui pourront être traitées ultérieurement.
Les Qutbis

Ce sont des gens qui ont lu les livres de Sayed Qutb et ont accepté ce qu'il y a dedans comme vérité et fausseté.

Ainsi vous les trouverez défendant Sayed Qutb quand quelqu'un le critique, même si la vérité est avec celui qui critique. 

Il est bien connu que Sayed Qutb n'était pas parmi les hommes de science religieuse.

Au départ, il était un auteur.

Ensuite, il  adopta la croyance des  Ash'aris - la croyance du ta'wil (interprétation fausse des attributs d'Allah), de même que d'autres parmi les personnes instruites d'Egypte.

Il a des erreurs sérieuses et viles, que les gens de science ont réfutées et exposées. 

Mais quand ils exposent ces erreurs, ceci provoque la fureur des Qutbis qui viennent à eux en les critiquant, leur disant du mal et les discréditant.

Allah nous suffit comme protecteur.
Et il est le meilleur des protecteurs. 

 

 

Ainsi le principe de base est celui-ci :

 

On connaît les hommes par la vérité (Haqq) et on ne connaît pas la vérité par les hommes.

 

Ainsi il nous est obligatoire d'accepter la vérité et d'adorer Allah, seigneur des mondes, à travers elle, et d'abandonner quiconque marche sur une voie innovée.

 

Et nous devons prendre comme modèle, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam), ses successeurs, ses compagnons, et ceux qui les ont suivis parmi les imams de la  guidée. Et Allah est celui qui accorde le succès.

Les Sururis

Définition des gens qui adhèrent et souscrivent à cette voie: 

Le Sururis sont un groupe de personnes ou une secte qui se réclament de Muhammad Surur Zayn-ul-'Abidin.

Ils ont en eux quelques aspects de la  Sunna et quelques aspects de la Bid'a (innovation).

Leurs caractéristiques les plus importantes sont: 

- Ils attaquent les gouvernants et parlent sur eux d'une façon qui aboutit au mal, à la corruption et au danger.

On voit qu'ils déclarent mécréants les gouvernants, mais ceci ne peut être compris que par leurs moyens et leurs actes et ne peut être pris de leurs écrits.

La voie qu'ils empruntent est la voie des Khawarij ou ils s'en approchent, sachant que les textes religieux commandent l'obligation d'écouter et d'obéir aux gouverneurs. 

Et nos dirigeants dans ce pays (Arabie Saoudite) sont musulmans - louanges à Allah.

Ils utilisent la législation d'Allah pour juger dans leurs tribunaux et appliquent les peines prescrites (hudud).

Ainsi, les déclarer mécréants ou parler  sur eux de sorte que cela mène à la révolte et à la rébellion est considéré comme une grande forme  corruption.

C'est pourquoi, nous devons mettre en garde contre ceux qui adhèrent à cette voie ou nous débarrasser d'eux, d'autant plus qu'ils ont attaqué les savants de cette terre en les insultants, en leur faisant des remarques insultantes et en les accusant de trahir la religion.

Ceci montre ce qu'ils cachent. 

- Ils appellent au Jihad, mais ils ne visent pas le Jihad contre les mécréants.

Plutôt il semble qu'ils aient l'intention par le jihad de renverser les dirigeants, sachant que nous ne pouvons pas débarrasser les dirigeants de leurs erreurs.

Et nous ne disons pas qu'ils sont infaillibles cependant nous disons : Il est obligatoire de leur obéir et de les conseiller en privé parce qu'ils sont musulmans.

Et le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) nous a interdits de nous rebeller contre le gouverneur à moins que celui qui se rebelle voit une mécréance claire par laquelle il aura une preuve venant d'Allah sur le sujet. 

- Ils prétendent que les savants dans ce pays ne comprennent pas les problèmes actuels.

Et ils peuvent être réfutés par le fait que les Muftis et les juges n'émettent pas une fatwa sur une seule question, ni ne jugent un seul cas sans connaître l'état de la question, ce qui l'entoure, tels que la cause, les conditions de la décision et ses effets.

Donc quiconque prétend que ces savants et juges ne comprennent pas les problèmes actuels, alors il s'est fait du tort et a dit ce qu'il n'a pas le droit de dire.

Quant à connaître les plans et les tactiques des ennemis et ainsi de suite, alors ceci tombe sous la juridiction de l'armée de chaque pays.
Jama'at-ut-Tabligh

Ce sont des gens qui suivent Muhammad Ilyas, le fondateur de cette Jama'a

Biographie du fondateur : Muhammad Ilyas est né dans 1302H. Il  apprit par cœur le Quran et lut les six recueils de Hadith.
[2] Il était sur la voie de Deobandi, prenant le madhab Hanafi, la croyance Ash'ari et Maturidi et la voie Soufie.

Il y a quatre ordres Soufis parmi lesquels:
 
1. Les Naqshabandis 
2. Les Sahrurdis 
3. Les Qadiris,  
4. Les Jishtis
 
Shaikh Muhammad Ilyas  donna le bay'a Soufi (serment d'allégeance) à Shaikh Rashid Al-Kankuhi, qui plus tard est devenu Shaikh Rashid As-Saharanpuri. Alors il l'a alors renouvelé avec Shaikh Ahmad As-Saharanpuri qui a certifié avoir pris les serments d'allégeance. Muhammad Ilyaas s'asseyait dans l'isolement (khalwah) près de la tombe de Shaikh Nur Muhammad Al-Badayuni, dans ce qui est connu comme Jishti Muraqabah (méditation individuelle). Et il allait à la tombe de 'Abdul-Qudus Al-Kankuhi, celui qui lui imposa l'idéologie dewahdat-Ul-wujud [3]. Il résida et enseigna à Delhi et mourut en 1363H. 

Circonstances qui ont provoqué le début du mouvement : 

Shaikh Abul-Hasan An-Nadwi vit que Muhammad Ilyas avait pris refuge dans cette façon de faire Da'wa quand les voies du suivi aveugle échouèrent à rectifier les gens de sa région. Shaikh Miyan Muhammad Aslam cite une parole d'Ilyas qui dit avoir reçu le kashf (révélation mystique) de suivre de cette voie dans un rêve dans lequel on lui a inspiré un nouveau tafsir (explication) de la parole d'Allah 
(traduction rapprochée) 

" Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait sortir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et vous croyez en Allah" [Sourate Al 'Imran: verset 110]

Et c'était que sortir (khuruj) pour appeler les gens à la voie d'Allah ne peut se faire en restant à un endroit précis, ceci selon la parole d'Allah
sortir pour", et que la foi augmente en sortant dans ce khuruj selon la parole d'Allah:  "et vous croyez en Allah " après qu'Il ait indiqué:  "sortie pour les hommes. "

Ce qui suit peut être tiré de ce qui vient d'être mentionné :  


- Le Quran n'est pas interprété par les makshufat (révélations mystiques), et par les rêves des Soufis, qui sont pour la plupart, ou plutôt tous, des inspirations du diable.

Il ressort de ce qui a été énoncé précédemment que le fondateur de cette Jama'a était absorbé par le soufisme de  la tête aux pieds. Parce qu'il a prêté deux serments d'allégeance à cette voie et a été évalué par ses fausses croyances et parce qu'il passait son temps à s'asseoir près des tombes de soufis.

Le fondateur de cette Jama'a était un quburi (adorateur des tombes) et un khurafi.  Ceci est clair dans sa parole: "... et il s'asseyait dans l'isolement (khalwah) près la tombe de Shaikh Nur Muhammad Al-Badayuni. "  Et concernant la deuxième personne, il mentionna qu'il lui avait imposé l'idéologie de wahdat-Ul-wujud. Ainsi son attachement à la tombe de celui qui lui a imposé l'idéologie de wahdat-Ul-wujud est sans nul doute une preuve claire qu'il  soutenait la même croyance

Ceux qui croient en wahdat-Ul-wujud, croient qu'Allah est incarné dans la femme attirante - et le refuge est auprès d'Allah!  C'est une question qui a atteint le sommet de  la répulsion. Qu'Allah leur donnent ce qu'ils méritent de Sa malédiction et colère!

La voie de Jama'at Tabligh peut être résumée en six questions ou six principes ou six caractéristiques :


Actualiser l'attestation du Tawhid: " La Ilaha Illallah Muhammad Rasulullah " (il n'y a aucun divinité digne d'adoration excepté Allah. Muhammad est son messager) 

Prier avec dévotion et humilité 

Connaissance des récompenses (Fadaa.il) et pas des questions de Fiqh (Masaa.il) avec la connaissance du dhikr 

Se montrer généreux envers les musulmans 

Corriger l'intention 

appeler à Allah (Da'wa) et sortir (khuruj) dans ce but sur le chemin d'Allah et sur le minhaj tablighi

Il y a un objectif derrière chacun de ces six principes ou caractéristiques, aussi bien qu'une vertu à atteindre. Par exemple l'objectif derrière (La Ilaha Illallah) est: "supprimer les fausses certitude (yaqin) du cœur en les remplaçant par une certitude (yaqin) valide et correcte dans l'essence (dhat) d'Allah." A travers cela, Ils visent la croyance de wahdat-Ul-wujud.

Point à noter au sujet de Jama'at-Tabligh :


Le fondateur de cette Jama'a a été élevé dans le soufisme pour lequel il a fait deux serments d'allégeance.

Il restait près des tombes, attendant de recevoir le Kashf (révélation mystique Soufie) et des idées méditatives des défunts.

Il se livrait à Al-Muraqaba AL-Jishtiyah (méditation individuelle) sur la tombe de Abdul-Quddous Al-Kankouhi, qui croyait à wahdat-Ul-wujud.

Al-Muraqaba AL-Jishtiyah consiste à s'asseoir près d'une tombe, une demi-heure chaque semaine, en se couvrant le visage et en récitant ce dhikr: " Allahu Hadiri, Allahu Nadhiri. "  [4]  
Cette parole ou cet acte s'il est fait sincèrement pour Allah est une innovation.  
Et s'il est fait pour la personne dans la tombe alors c'est un acte de Shirk envers Allah.  
Et le dernier des deux est le plus évident.


Ils ont quatre de leurs tombes situées dans le masjid d'où a émergé leur Da'wa

Le fondateur de cette Jama'a croyait au Kashf.

Le fondateur de cette Jama'a était un adorateur de tombe.

Les Tablighis font leurs adorations avec une forme innovée de dhikr, faite sur la voie des soufis.  C'est à dire en divisant l'attestation duTawhhid (La Ilaha Ilallah).

Quiconque  coupe intentionnellement la partie négative de l'attestation du Tawhid de sa partie affirmative, en disant " La Ilaha" (seulement), alors il a commis un acte de mécréance.  Shaikh Hamoud At-Tuwayjiri a exposé ceci, le prenant des savants.

Ils permettent le port d'amulettes qui comportent des écritures mystiques et des noms de personnes inconnues, qui sont probablement des noms de démons!  Et ceci n'est pas permis.

 
 

Le Minhaj Salafi


- Nous adorons Allah à travers le Tawhid.


Ainsi nous n'invoquons personne avec Allah ni ne cherchons refuge en personne d'autre que Lui pour ce qui est d'amener le bien ou de repousser le mal.  


Nous L'adorons en ayant de la haine et de l'hostilité pour les polythéistes.


Cependant, nous devons d'abord les appeler au Tawhid et leur clarifier qu'il n'y a pas d'islam sans Tawhid et que celui qui appelle à un autre qu'Allah a commis un acte de mécréance.


Donc quiconque s'obstine après ça, alors nous devons nous éloigner de lui et le détester pour Allah.

- La foi du Salaf est établie sur le principe que " Allah est comme Il s'est décrit Lui-même, dans Son livre et par la langue de son messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui), sans recourir au tahrif, au tamthil, au tashbih, au ta'til ou au ta.wil. "  [5] 

- Nous affirmons pour Allah les plus beaux noms, qu'Il a affirmé pour Lui-même et par lesquels Il s'est loué, qu'ils soient mentionnés dans le Quran ou dans la Sunna.

- Nous croyons qu'il n'y a aucune voie vers le contentement d'Allah, ou une voie vers le paradis, excepté par la voie du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam).  


Et quiconque  cherche un chemin pour gagner la satisfaction d'Allah à travers une voie autre que la voie du messager d'Allah, s'est égaré et est devenu aveugle à la vérité.

Et il a perdu dans ce monde et dans l'autre.

- Nous croyons que la législation d'Allah est ce qui a été descendu par les deux révélations:  Le livre d'Allah et la Sunna de son messager (salallahu 'alayhi wa salam).  

C'est ce que notre seigneur a indiqué dans Sa parole (traduction rapprochée) :


" Puis Nous t'avons mis sur la voie de l'Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ce qui ne savent pas."  [Sourate Al-Jathiya: verset 18]

- Nous croyons que le Quran est la parole d'Allah, qui a été parlé et n'est pas créé, et que la Sunna est ce qui l'explique et le clarifie. 

Le Quran est interprété par la Sunna et par les interprétations des Sahabas (compagnons) et ceux qui les ont suivis dans le bien. Ainsi l'interprétation du Quran se fait par les narrations, c'est à dire à travers les Sahabas, les Taabi'ins et les ahadiths à ce sujet. 

 Et les livres qui contiennent ces interprétations sont ceux que nous devons acquérir et lire, comme le Tafsir d'Ibn Jarir, le Tafsir d'Ibn Kathir, le Tafsir d'Al-Baghawi, le Tafsir " Ad-Durr Al-Manthur " d'As-Souyouti et ainsi de suite.

- Nous devons prendre la Sunna selon la voie des Muhaddithin - en fonction de leur authenticité ou faiblesse.  Ainsi nous prenons ce qui s'avère authentique et nous abandonnons ce qui est faible. 

- Nous adorons Allah en obéissant aux dirigeants, tant qu'ils sont des musulmans qui recherchent le jugement par la législation d'Allah et qui prononcent les peines prescrites, et aussi longtemps qu'ils établissent la prière.  


Leur obéir est une obligation même s'ils commettent l'oppression.  


Et quiconque dit quelque chose contraire à ceci et rend permise la révolte contre le gouverneur musulman, même s'il est un oppresseur, alors il est un innovateur et un égaré.  

Et il est obligatoire aux savants musulmans de réfuter son avis et d'exposer son égarement.

- Nous soutenons qu'il n'est pas permis de répandre les fautes des dirigeants, parce que cela influence et amène épreuves et afflictions (fitan), et les amènent à se répandre.

- Nous devons adorer Allah à travers la Sunna, en la suivant et en détestant les innovations et les innovateurs.  

 

Ceci d'après la parole du prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam): 

" celui qui fait un acte, qui n'est pas en accord avec notre affaire (c.-à-d. la Sunna) est rejeté."  

Et dans une autre version : 

" celui qui amène dans notre affaire ( la Sunna) ce qui n'en fait pas partie est rejeté."

Ceci est un résumé et quelques paroles sur la foi des Salafs, que nous devons accepter et suivre si nous voulons vraiment le salut et la vérité.  


Et nous devons renoncer aux avis des hommes, qui ne peuvent être reliés à aucune source de preuve, puisque l'on connaît les hommes par la vérité et que l'on ne connaît pas la vérité par les hommes.  

 

Pour finir, nous devons prier et implorer Allah de nous montrer la vérité en tant que vérité et nous permettre de la suivre, et de nous montrer la fausseté en tant que fausseté et de nous permettre de l'éviter. 


En effet  Allah est responsable de cela et peut le faire se produire.  


Et que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur Muhammad - le meilleur, le plus dévoué, le plus pieux et le plus pur de la création - et sur sa famille et ses compagnons.


[1]  Note du traducteur:  C'est la catégorie du Tawhid liée à l'unicité d'Allah dans le culte qui lui est dû, c.-à-d. que nous adorons seulement Allah et personne d'autre.  
[2]  Note du traducteur:  Les recueils de hadith d'Al-Bukhari, de Muslim, d'Abu Dawuod, d'At-Tirmidhi, d'Ibn Maja et d'Ahmed.  
[3]  Note du traducteur:  Wahdatul-Wujud est la croyance que créateur (Allah) et la création sont une seule entité.  
[4]  Note du traducteur:  Ceci signifie à peu près " Allah est toujours présent avec moi, Allah m'observe. "
[5] Note du traducteur: Ce sont des actes interdits commis contre les noms et attributs d'Allah. Tahrif signifie changer ou déformer les mots du nom ou de l'attribut d'Allah. Tamthil et tashbih signifie faire ressembler un nom ou un attribut. Ta'til signifie renier un nom ou un attribut. Ta.wil signifie mal interpréter un nom ou un attribut, en en changeant la signification.
 
Article tiré du site Al-Manhaj.Com 
Sources : al-Al-Fatawa Al-Jaliyyah ' anil-Manahij Ad-Da'wiyyah (page 51-57) compilé par Hasan Ibn Mahmoud Ibn Mansur As-Daghriri 
copié de salafs.com
 
Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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La signification du terme : « soufisme » / « as-sûfîyyah »

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

La signification du terme : « soufisme » / « as-sûfîyyah »

Question :

 
Un problème [concernant] la signification [du terme] : « soufisme » [...] ?
 
La louange revient à Allâh l'Unique et que la prière et le salut soient sur Son Messager, sa famille et [tous] ses compagnons... et puis,
 
Réponse :
 
Il est dit que [les gens du] « soufisme » (sûfîyyah) ont pour origine (nasabû) [le terme] : « as-suffah » de par la ressemblance [de ses adeptes] a une partie des compagnons - l'Agrément d'Allâh sur eux - qui étaient très pauvres et étaient retirés (ya'wûn) [1] [en un lieu qui s'appelait] « as-suffah » dans la Mosquée Prophétique et cela n'est pas authentique. [Quant au terme démontrant] l'appartenance à « as-suffah » [est] « suffîyyun » avec une chaddah sur la [lettre] « fâ » et sur le « yâ » [et en plus, le mot n'a] aucun « waw ».

[Egalement,] il est dit qu'ils ont pour origine [le terme] : « safwah/l'élite » de par la pureté de leur cœur et de leurs oeuvres et ceci une faute pareillement car l'appartenance à « safwah/l'élite » [est le terme] « safwî ». 

Aussi, les innovations et la corruption du dogme a prévalu chez eux (les soufis). 

Il est dit qu'ils ont pour origine [le terme] « sûf/la laine » car cela était leur caractéristique (emblème/chi'âr) vestimentaire ; ceci, est [plus] proche de la langue [arabe, ainsi] que des faits et de la réalité (wâqi'ihim).
 
Et par Allâh vient le succès et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et [tous] ses compagnons.
 
[1] : Du verbe arabe : « awâ »/« se retirer quelque part »
 
Source de la fatwah : « fatâwâ 'ulamâ' al-balad al-harâm » de plusieurs savants. Page 1015. Chapitre 19 : « Les innovations et la mise en garde à leur sujet. ».

 Publié par mukhlisun.com

 
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les 40 hadiths An-Nawawi (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les 40 hadiths An-Nawawi (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

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En quoi consiste le prêche de la femme ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

En quoi consiste le prêche de la femme ?
L'éminent savant SHeikh Muhammad Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué qu'il nous est obligatoire de connaître la règle de base avant toute chose, celle-ci consiste à savoir que :
 
Ce qui est avéré à l'égard des hommes l'est aussi à l'égard des femmes.
 
Comme ce qui est avéré à l'égard des femmes l'est aussi à l'égard des hommes, si ce n'est en présence d'une preuve qui les différencie.
 
A l'exemple de cela, nous avons ce qui a été spécifié aux hommes en particulier, quand 'Aicha (radhiallâhu 'anha) a dit au Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) : 
 
« Ô Messager d'Allâh ! Est-ce qu'il y a un Djihâd pour les femmes ? »
Et le Prophète de répondre : « Leur Djihâd qui ne comporte pas de combat, est le fait de faire le petit et le grand pèlerinage. » [1]


Ce hadîth indique que le Djihâd en question obligatoire aux hommes est le Djihâd contre l'ennemi.

Et celui-ci n'est pas obligatoire aux femmes.

De même, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Le meilleur des rangs pour les hommes est le premier, et le plus mauvais est le dernier.

Et le meilleur des rangs pour les femmes et le dernier, et le plus mauvais pour elle est le premier. » [2]

De ce qui peut encore indiquer une particularité concernant les femmes, c'est le port de l'or et de la soie, qui leur est spécifique.

Ainsi, ce qui constitue le fondement de base sur la question est que ce qui est avéré aux hommes l'est aussi pour les femmes dans le domaine des commandements et des interdictions.

Désormais, nous voyons la question du prêche pour Allâh - 'Azza wa Djal.

Est-ce que celui-ci est spécifique aux hommes ou à l'ensemble des gens, hommes et femmes ?

De ce qui est explicite dans le Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), cela concerne l'ensemble des gens, hommes et femmes.

Ceci dit, le domaine d'action de la femme est différent du domaine d'action (dans la Da'wah) de l'homme.

Certes, la femme prêche pour Allâh - Ta'âla - dans les assemblées féminines, et non pas dans celles des hommes.

Qu'elle prêche ainsi là où il lui est possible d'agir dans les règles, de prêcher dans les assemblées féminines, que ce soit les mosquées ou dans les écoles.  [3]

Il est donc possible pour la femme de prêcher comme les hommes prêchent, sans que pour autant, elles sortent comme le font les hommes, car elles ne sont pas sur tous les points dans les mêmes capacités et possibilités.

Pour ce qui est par contre du fait que la femme prenne la voiture pour ce rendre en un lieu éloigné afin de participer à une assemblée dans une maison entre femmes, je m'abstiens d'y répondre en laissant le libre arbitre à Allâh - Ta'âla - sur ce dire. [4]

[1] Rapporté par Ahmad et Ibn Mâdja
[2] Rapporté par Muslim
[3] Kitâb « As-Sahwat ul-Islâmiyyah Dhawâbit wa tawdjîhât » de Ibn 'Uthaymîn, p. 121-122
[4] Kitâb « As-Sahwat ul-Islâmiyyah Dhawâbit wa tawdjîhât » de Ibn 'Uthaymîn, p. 124
 

copié de manhajulhaqq.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Ne sème pas des buissons alors que tu pourrais avoir des palmiers ou des oliviers

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ne sème pas des buissons alors que tu pourrais avoir des palmiers ou des oliviers

Ibn Hazam Al-Andalusi (rahima-hullaah) mentionne : 


"Quelqu'un qui passe son temps en étudiant quelque chose d'un niveau inférieur (au sien), abandonnant ainsi les études d'un niveau supérieur qu'il a la capacité de suivre, ressemble à quelqu'un qui sème du maïs dans un champ capable de blé en croissance, ou qui sème des buissons de plantes dans un sol qui pourrait soutenir des palmiers et des oliviers."
 
al-Akhlaaq was-Siyar - Ibn Hazam al-Andalusee
Traduit par Oum 'Ikrima
 Publié par 3ilmchar3i.net

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