Le nom Allah, apparent ou caché, ne constitue pas une parole parfaite ni une phrase utile...

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Le nom Allah, apparent ou caché, ne constitue pas une parole parfaite ni une phrase utile...

Le nom Allâh, apparent ou caché, ne constitue pas une parole parfaite ni une phrase utile.

 
Il n'implique ni croyance véritable ni infidélité, ni ordre ni interdiction.
 
Aucun des ancêtres pieux de la Communauté ne l'a mentionné.
 
Car le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne l'avait pas établi.
 
L'usage du seul nom ne procure au serviteur ni connaissance utile, ni état avantageux.
 
Il ne donne qu'une idée générale qui ne contient aucun jugement positif ou négatif.
 
Ce qui ne procure pas une connaissance ni un état avantageux reste inutile.
 
En effet, la Législation n'a établi que des rappels utiles en eux-mêmes et non des rappels qui ne sont utiles qu'avec d'autres éléments.
 
Certains adeptes de ce type de rappel sont tombés dans une sorte d'athéisme ou d'union [avec le divin] comme il est amplement expliqué ailleurs.
 
Quant à ce qui a été attribué à l'un des maîtres soufis à savoir qu'il aurait dit : « je crains de mourir entre l'affirmation et la négation ! », cela traduit un état [d'âme] qui n'est pas à imiter.
 
En effet, ces propos impliquent une erreur évidente puisque si le fidèle mourait dans cet état, il serait traité en fonction de ses intentions.
 
Car les actions dépendent des intentions.
 
Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (sallallahu'alayhi wa sallam) donnait l'ordre de demander à l'agonisant la répétition de : « Il n'y a de dieu qu'Allâh ». 
 
Il a dit également : « Quiconque dit à l'ultime instance de sa vie : « Il n'y a de dieu qu'Allâh » entrera au paradis ». 
 
Si cela devait susciter des craintes, on ne demanderait pas à l'agonisant de répéter la dite phrase.
 
Car on pourrait craindre qu'il ne meure avant de terminer la phrase et d'une manière qui ne serait pas agréable.
 
L'on se serait contenté de lui demander de répéter le nom isolé qu'il aurait choisi.
 
Pratiquer le rappel à l'aide d'un nom isolé est plus éloigné de la Sounnah et plus collé à l'innovation et plus proche d'un égarement inspiré par Satan.
 
En effet, celui qui dit : « ya houwa » ou « houwa » ou d'autres formules similaires fait en sorte que le pronom renvoie à ce qu'il imagine dans son cœur [esprit].
 
Or le cœur peut être bien guidé comme il peut être égaré.
 
Par ailleurs, l'on entend souvent des maîtres dire que ceux qui se contentent de dire : « Allâh » peuvent trouver un argument dans les propos divins (traduction rapprochée) : « Dis Allâh. Puis laisse-les ». 
 
Ils pensent ainsi qu'Allâh aurait donné à Son Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'ordre de se contenter de l'usage du nom isolé.
 
Ceci est une erreur selon l'avis unanime des détenteurs de la science.
 
Car les propos : « Dis : Allâh » signifient : Allâh est celui qui a révélé le livre apporté par Mûssa.
 
C'est une réponse à la question exprimée en ces termes (traduction rapprochée) :
 
« Qui a fait descendre le Livre que Mûssa a apporté comme lumière et guide, pour les gens ? Vous le mettez en feuillets, pour en montrer une partie, tout en cachant beaucoup. Vous avez été instruits de ce que vous ne saviez pas, ni vous ni vos ancêtres ? » [Coran, 6/91]


C'est-à-dire c'est Allâh qui a révélé le livre apporté par Mûssa.

Ensuite, il a dit 
(traduction rapprochée) « Dis : c'est Allâh et laisse les contradicteurs patauger ».


Ce qui précède s'explique par l'affirmation de Sibawayhî et d'autres grammairiens selon laquelle les Arabes utilisent le verbe dire pour rapporter une phrase complète, mais ne l'utilisent pas pour rapporter une parole [incomplète].

Le verbe dire n'est donc utilisé que pour citer une parole complète ou une phrase nominale ou verbale.

C'est pourquoi ils mettent la hamza sous le  « alif » de « inna » quand cette particule commence une phrase venant après le verbe dire.

On n'utilise pas ce dernier pour citer un nom. 

Allâh - Ta'âla - n'a ordonné à personne d'utiliser un nom isolé dans le rappel et n'a pas institué pour les musulmans l'usage d'un nom isolé [en matière de rappel].

L'emploi d'un nom isolé n'exprime pas la croyance selon l'avis unanime des musulmans, et il n'est demandé dans aucun aspect cultuel ni dans les discours [...]. 

Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/122
copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Je voudrais savoir l’interprétation du terme «salafs»

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Je voudrais savoir l’interprétation du terme «salafs»

Question de Youssouf :
 

Assalam aleikoum
 
Je voudrais savoir l'interprétation du terme « Salafs ».
 
Qu'Allah vous recompense pour ce superbe site !
 
Réponse :
 
Les « Salafs »  sont les Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As Sounna oua Al-Jama'a], ceux qui ont suivi le Prophète - bénédiction et salut d'Allah sur lui - d'entres les « Sahabas » - qu'Allah les agrées - et ceux qui les ont suivis sur la cette voie jusqu'au Jour du Jugement, cependant, quand le prophète (bénédiction et salut d'Allah sur lui ) a été interrogé sur le groupe victorieux, il dit (bénédiction et salut d'Allah sur lui ) :

« ils sont sur quoi je suis aujourd'hui et mes compagnons... ».
 
Et d'autres parmi les premiers savants des générations préférées d'entres les trois meilleurs siècles - qu'Allah les agrées - pour lesquelles le Prophète - prière et salut sur lui - à indiqué dans sa parole que tout le bien se trouvait dans ces trois générations :

« les meilleurs des hommes sont ceux de ma génération, puis ceux qui viennent après eux, puis ceux qui viennent après eux.
Ensuite succédera des générations de gens de qui l'un d'entre eux devra avancer son témoignage en prêtant serment.
Et son serment sera pour lui son témoignage. 
». 
(Rapporté par l'imam Ahmad dans sonMousnad, Al Boukhari et Mouslim).
 
copié de nur.al.quran.online.fr

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Une construction solide

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Une construction solide

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D'après Abou Moussa رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 
«Un croyant pour un autre croyant ressemble à une construction solide (Bounyane - البنيان), une partie soutient l'autre.»  

Et ensuite il a entrelacé ses doigts pour montrer cela. 
 
Al-Bukhari n°481 et Muslim n°2585
 
 
 
عن أبي موسى - رضي الله عنه - عن النبي - صلى الله عليه و سلم - قال
"إنّ المؤمن للمؤمن كالبنيان يشدّ بعضه بعضا"
و شبّك أصابعه.   متفق عليه

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Qui est savant et qui ne l'est pas ?

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Qui est savant et qui ne l'est pas ?
C'est par leurs science que se fait la notoriété des savants, la connaissance étant ce qui les distingue des autres.
 
Lorsque les gens sont dans l'ignorance, ce sont eux qui s 'expriment par la connaissance héritée de l Imam des Messagers -Paix et benediction d'ALLAH sur eux;.

On les reconnaît à la profonde connaissance qu'ils ont des zones de doutes, zones ou les perspicacités échouent, zones dont n'échappe que celui qu'ALLAH a pourvu de connaissance ou celui qui suit les savants.

Les savants sont comme des montagnes solides, des gens de fermes convictions grâce à leur connaissance.

L'Imam Ibn Qayyim Al-Jawzi -qu ALLAH lui fasse miséricorde- a dit :

"Certes l'érudit dans la connaissance est celui dont la conviction n'est pas ébranlée fasse aux ambiguïtés (shahb) innombrables comme les vagues de la mer; l'enracinement de la connaissance le protège des ambiguïtés.
Au contraire, ce gardien de la connaissance et son armée les repoussent."
(Mouftah Dar-Sa'ada" 140/1)
 
Le jihad, leur rappel a ALLAH -le tres haut- (da'wa), la dépense de leurs temps et les efforts fournis dans la voie d ALLAH, permettent de distinguer les savants.

Ils sont reconnus pour leur pratique religieuse et leur crainte d' ALLAH, car ce sont ceux qui Le connaissent le mieux.

ALLAH - le très haut- dit:
 
إنما يخشى الله من عباده العلماء إن الله عزيز غفور 
 
"Parmi ses serviteurs, seuls les savants craignent ALLAH. ALLAH est certes, Puissant et Pardonneur" (35:28)

Ils se distinguent par leur délaissement de la vie d'ici bas et ses plaisirs. Les gens reconnaissent les savants par ces qualités et d autres que celles-ci.

Par conséquent, tout homme reconnu par les gens qui jouissent d'une considération et par les gens de vérité dans la communauté comme savants et guide, est un savant.

L'Imam cheikh al-islam Ibn Taymiya- qu'ALLAH Lui fasse miséricorde- a dit :

"Ceux qui sont reconnus dans la communauté pour leur sincérité, de telle sorte que la masse de la communauté fait d'eux l’éloge, ceux là donc font partie des guides vers la voie, et sont des lanternes dans l'obscurité."
(Al fatwa 43/11)

Et ceci est vrai car les musulmans sont les témoins d'ALLAH sur terres.

Anas Ibn Malik - qu'ALLAH soit satisfait de lui- rapporte :

"Un cortège funèbre passa, alors les gens firent l'éloge (du mort);
le Prophète -Paix et bénédictions d'ALLAH sur Lui- dit alors; " Cela a été mérité !"
Puis un second cortège funèbre passa, et les gens désavouèrent le mort ;
le prophète -Pais et bénédiction d'ALLAH sur lui- dit alors: cela a été mérité !"
'Umar lui demanda :" Qu'est ce qui a été mérité?" et le prophète -Paix et bénédictions d'ALLAH sur Lui- de répondre :"Celui dont vous avez fait l'éloge a mérité le paradis et celui que vous désavouez, a mérité l'enfer; Vous êtes certes les témoins d'ALLAH sur terre"

(rapporté par Boukhari...).

Dans une autre version : "Les croyants sont les temoins d'ALLAH sur terre".
( rapporté par Boukhari dans son sahih (185/5)

Le témoignage de ses maîtres quant à sa connaissance est également un des critères permettant de reconnaitre un savant.

Depuis longtemps, les savants de la communauté musulmane, ainsi que ceux qui les ont suivis avec bienveillance, devenus les guides de cette communauté. 

Naturellement, ces élèves n'occupaient ces places, que si leurs maîtres les reconnaissaient comme ayant de la connaissance et les autorisaient ainsi a prendre leur place, à délivrer des fatawa et à enseigner.

L'Imam Malik-qu'ALLAH lui fasse miséricorde- a dit :
"Il ne convient pas à un homme se voyant apte à faire une chose, (de la faire) avant de s’être renseigner auprès de celui qui a davantage de connaissance que lui.
Je n'ai délivré des fatawas qu’après m'être renseigné auprès de Rabi'a et Yahya Ibn Sa'id ; c'est alors qu'ils me l'ont recommandé.
S'ils me l'avaient interdit, je m'en serais abstenu."
( rapporté par Ibn hamdan dans son livre : "Siffat Af-Fatwa wa'l Moustafti.)

Les cours, les publications, et les fatawas qu'il délivre sont des preuves de la science du savant.

L'imam Abu Tahir al-Sifli a dit a propos de l'Imam Al-Khattabi :

"Lorsqu'une personne juste médite sur les publications de abu Soulayman, le commentateur du livre d'abu Dawud, et prend connaissance du merveilleux style de ses ouvrages, elle trouvera l'affirmation de sa prééminence, de son caractère religieux et du respect qu'il a du dépôt.
 
Il a en effet, effectué des voyages afin de rechercher des hadiths, a étudié de nombreuses sciences, s'est promener et a publié de nombreuses publications dans différents domaines du savoir".
 
Ce sont quelque preuves concernant la science d'un savant et son mérite.

Les postes qu'ils occupent ne sont pas des preuves de leur connaissances.
 
Les savants ne se sont pas désignés ou choisi par voie d’élection ou nommés par décret.

Il y a eut des savants dans l'histoire de la communauté, dont le nom est notoirement connu et qui sont devenus des imams de la communauté, sans occuper aucune fonctions.

L'imam Ahmad et le Cheikh Al-islam Ibn Taymiya, ne sont que deux exemples de la longue histoire de cette communauté. 
 
Le Cheikh Al-islam Ibn Taymiya -qu'ALLAH lui fasse misericorde- a dit : "la fonction et le pouvoir ne font pas de celui qui n'est pas un moujtahid, un savant moujtahid. Si la science et la religion dépendait du pouvoir et la fonction, alors le calife et le sultan seraient les plus dignes d'en parler, et les gens se tourneraient vers eux pour résoudre les difficultés religieuses. Or il es vrai que le calife et le sultan n'ont jamais eut cette prétention et n'ont pas obligé leur sujet à suivre une parole autre que celle du livre d'ALLAH et de la sounna de son Messager -Paix et bénédictions d'ALLAH sur Lui-. A plus forte raison, celui qui a une position inférieure au sultan ne doit pas dépassé ses limites."
(al-fatwa 296-297/27).
 
Et cela ne signifie pas que les personnes ayant une fonction, ne sont pas savantes, mais plutôt que la fonction n'est pas une preuve de connaissance.

Car sous le règne d'un gouverneur juste, les juges et les mouftis ne le sont pas forcement, de même sous le règne d'un dirigeant injuste, des juges et des juges et des mouftis peuvent être justes.
 

extrait du livre : comment se comporter avec les savants

Publié par 3ilmchar3i.net

 
Chaykh 'Ibn Abd Ar-Rahmân Al-Mou'allâ Louwayhîq - الشيخ عبد الرحمن بن معلا اللويحق

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Le jugement de l’abandon de la prière en commun et celle du vendredi

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Le jugement de l’abandon de la prière en commun et celle du vendredi

Question :

 

Il nous est parvenu, dans un hadith, dans lequel Ibn Abâs a été questionné sur un homme qui se lève pour la prière de la nuit et jeûne le jour, mais qui n´assiste pas à la prière du vendredi ni à celle en commun (à la mosquée).

 

Il répondit : «Il est en enfer».

 

Quel est l´authenticité de ce hadith ?  

 

Réponse : 

 

Ce athar (vestige) d´Ibn Abâs رضي الله عنهما est reconnu comme véridique.

 

Il nous informe que le fait de délaisser la prière du vendredi et celle en commun fait partie des raisons qui mèneront l´homme en enfer (qu´Allâh nous en préserve).

 

Il a également été authentifié que le messager d´Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Que les gens cessent de rater la prière du vendredi de peur qu´Allâh ne scelle leur cœur et qu´ils ne soient du nombre des inconscients.»

Rapporté par Muslim 1432

 

Le messager d´Allâh عليه الصلاة والسلام a dit :

 

«celui qui a délaissé la prière du vendredi trois fois, Allâh scellera son cœur.»

Rapporté par Abou Daoud 888

 

Le messager d´Allâh عليه الصلاة والسلام a également dit : 

 

«Celui qui entend l´appel à la prière et ne s'y joint pas, sa prière ne sera pas acceptée sauf avec une excuse.»

Rapporté par Ibn Majâh 785

 

Il est donc obligatoire pour le musulman, de s´empresser de répondre à l´appel de la prière du vendredi et de celle en commun (à la mosquée ),et qu´il ne tarde pas.

 

Car s´il s´attarde sans aucune raison valable, il sera promis à l´enfer même s'il jeûne le jour et se lève pour prier la nuit.

 

Nous implorons Allâh de nous donner ainsi qu´à tous les musulmans la paix et la bonne santé de tout mal.

 

Tome 10 page 252

Publié par fatawaislam.com

ما صحة حديث ابن عباس عن رجل يقوم الليل ويصوم النهار ولا يشهد الجمعة والجماعة؟

ورد في الحديث: سُئِل ابن عباس رضي الله عنهما عن رجل يقوم الليل ويصوم النهار، ولكنه لا يشهد الجمعة والجماعة، فقال: هو في النار، ما صحة هذا الحديث الشريف؟

هذا الأثر معروف عن ابن عباس، وصحيح عنه رضي الله عنهما، وهو يدل على أن إضاعة الجمعة والجماعة من أسباب دخول النار، والعياذ بالله

وقد صح عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال

لينتهين أقوام عن تركهم الجُمُعات أو ليختمن على قلوبهم، ثم ليكونن من الغافلين

 أخرجه مسلم في كتاب الجمعة، باب التغليظ في ترك الجمعة برقم 1432

خرجه مسلم في صحيحه عن أبي هريرة وابن عمر رضي الله عنهم، وخرج أبو داود بإسناد  صحيح عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال عليه الصلاة والسلام

 من ترك ثلاث جمع تهاوناً بها طبع الله على قلبه

 أخرجه أبو داود في كتاب الصلاة، باب التشديد في ترك الجمعة برقم 888

 وقال عليه الصلاة والسلام

من سمع النداء ولم يأت فلا صلاة له إلا من عذر

أخرجه ابن ماجه في كتاب المساجد، باب التغليظ في التخلف عن الجماعة برقم 785

فالواجب على المسلم البدار بإجابة النداء للجمعة والجماعة، وأن لا يتأخر عن ذلك، ومتى تأخر عن ذلك بغير عذر شرعي - كالمرض والخوف - فهو متوعد بالنار ولو كان يصوم النهار ويقوم الليل. نسأل الله لنا ولجميع المسلمين السلامة والعافية من كل سوء

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La fête des mères ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La fête des mères ?

Question :

 

Quel est le statut religieux en ce qui concerne "la fête des mères" ?

 

Réponse de Cheikh Al-’Outheymine :

 

Certes, toutes les fêtes qui ne sont pas en conformité avec les fêtes légiférées par Allah relèvent des fêtes innovées.

 

Elles n'étaient pas connues à l'époque de nos pieux prédécesseurs (As-salaf Assâlih). 

 

Il se peut même que leurs origines proviennent des non-musulmans, auquel cas viendrait s'y ajouter l'innovation de la volonté de ressembler aux ennemis d'Allah, Exalté soit-Il. 

 

Les fêtes légiférées par Allah sont connues auprès des gens de l'Islam : 

 

« 'idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan). 

« 'idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête).

« 'idu-l-ousbou' » (fête hebdomadaire soit le vendredi). 

 

et en dehors de ces trois fêtes-là, il n’existe aucune autre fête. 

 

Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n'ont aucune valeur (fausses) dans la religion d'Allah, Exalté soit-Il, conformément à la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté" 

Bukhâri, 1297

 

rejeté signifiant non accepté auprès d'Allah et dans une autre version : 

 

"Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté". 

 

Suite à cela, il est donc interdit de célébrer la fête qui est mentionnée dans la question, à savoir la fête des mères.

 

Il n'y est pas autorisé d'exprimer des sensations propres aux fêtes, tels que la joie, le fait d'offrir des cadeaux et tout ce qui ressemble à cela

 

Il est obligatoire à tout musulman d'être fier de sa religion, et de s'arrêter aux limites qu'Allah, le Très-Haut, ainsi que Son messager صلى الله عليه وسلم lui ont fixées.

 

Rien ne doit être ajouté, ni enlevé dans cette noble religion qui est agréée auprès d'Allah, le Très-Haut.

 

Il est également du devoir de tout musulman de ne pas se comporter comme une girouette qui se dirige en fonction du vent comme il est de son devoir de former sa propre personnalité en fonction de ce qu'implique la religion d'Allah, le Très-Haut, de sorte qu'il soit suivi et non pas un suiveur, qu'il soit un exemple et non pas un imitateur car la religion d'Allah, et la louange est à Lui, est parfaite à tous les égards. 

 

Allah, Exalté soit-Il, nous dit dans le Coran (traduction rapprochée) : 

 

«Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et j'agrée l'Islam comme religion pour vous» (Sourate Al-Mâidah, verset 3) 

 

S'il y a une personne qui mérite qu'on lui accorde plus qu'un seul jour de fête dans l'année, c'est bien la mère.

 

Plus encore, les mères ont des droits sur leurs enfants, notamment le fait qu'ils doivent prendre soin d'elles, se préoccuper d'elles et de leur obéir quand ceci ne mène pas à la désobéissance à Allah, et ceci quelque soient le temps ou le lieu.

 

Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174.

Traduit par Abou Abdillah.

Publié par sounna.com

ما حكم الاحتفال بما يسمى عيد الأم؟

السؤال: ما حكم الاحتفال بما يسمى عيد الأم؟

الإجابة: إن كل الأعياد التي تخالف الأعياد الشرعية كلها أعياد بدعٍ حادثة لم تكن معروفة في عهد السلف الصالح، وربما يكون منشؤوها من غير المسلمين أيضاً، فيكون فيها مع البدعة مشابهة أعداء الله سبحانه وتعالى. والأعياد الشرعية معروفة عند أهل الإسلام، وهي عيد الفطر، وعيد الأضحى، وعيد الأسبوع "يوم الجمعة" وليس في الإسلام أعياد سوى هذه الأعياد الثلاثة، وكل أعيادٍ أحدثت سوى ذلك فإنها مردودة على محدثيها وباطلة في شريعة الله سبحانه وتعالى، لقول النبي صلى الله عليه وسلم

"من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد"

، أي مردود عليه غير مقبول عند الله، وفي لفظ

"من عمل عملاً ليس عليه أمرنا فهو رد"

. وإذا تبين ذلك فإنه لا يجوز في العيد الذي ذكر في السؤال والمسمى عيد الأم، لا يجوز فيه إحداث شيء من شعائر العيد؛ كإظهار الفرح والسرور، وتقديم الهدايا وما أشبه ذلك، والواجب على المسلم أن يعتز بدينه ويفتخر به وأن يقتصر على ما حدَّه الله تعالى ورسوله صلى الله عليه وسلم، في هذا الدين القيم الذي ارتضاه الله تعالى لعباده فلا يزيد فيه ولا ينقص منه. والذي ينبغي للمسلم أيضاً أن لا يكون إمعة يتبع كل ناعق، بل ينبغي أن يكون شخصيته بمقتضى شريعة الله تعالى حتى يكون متبوعاً لا تابعاً، وحتى يكون أسوة لا متأسياً، لأن شريعة الله والحمد لله كاملة من جميع الوجوه كما قال الله تعالى

اليوم أكملت لكم دينكم وأتممت عليكم نعمتي ورضيت لكم الإسلام ديناً فمن اضطرّ في مخمصةٍ غير متجانفٍ لإثمٍ فإنّ اللّه غفورٌ رّحيمٌ

. والأم أحق من أن يحتفي بها يوماً واحداً في السنة، بل الأم لها الحق على أولادها أن يرعوها، وأن يعتنوا بها، وأن يقوموا بطاعتها في غير معصية الله عز وجل في كل زمان ومكان

 مجموع فتاوى و رسائل الشيخ محمد صالح العثيمين المجلد السادس عشر - باب صلاة العيدين

Le Comité permanent - qu'Allah honore ses membres - a dit : 

 

Il n'est pas permis de célébrer ce que l'on appelle la «fête des mères», ni d'autres (fêtes) semblables parmi les fêtes innovées selon la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : 

 

«Celui qui accomplit un acte non-conforme à notre commandement est rejeté»

Rapporté par Mouslim. 

 

Et célébrer la fête des mères ne fait pas partie de ses actes صلى الله عليه وسلم, ni de ceux de ses Compagnons, ni de ceux des prédécesseurs de la communauté.

 

Il s'agit plutôt d'une innovation et d'une ressemblance aux mécréants. 

 

Les fataawaa du comité permanent, 3/86. 

 Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath

‎لا يجوز الاحتفال بما يسمى: عيد الأم، ولا نحوه من الأعياد المبتدعة؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم

من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد

رواه مسلم

، وليس الاحتفال بعيد الأم من عمله صلى الله عليه وسلم ولا من عمل أصحابه رضي الله عنهم ولا من عمل سلف الأمة، وإنما هو بدعة وتشبه بالكفار

‎فتاوى اللجنة الدائمة 3/86

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le paradis est sous les pieds des parents

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le paradis est sous les pieds des parents

D'après Jahima رضي الله عنه, je me suis rendu vers le Prophète صلى الله عليه وسلم pour le consulter concernant le djihad.

 

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم m'a dit :

 

«As-tu tes parents ? (*)»

J'ai dit : «Oui».

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Accroche toi à eux car le paradis est sous leurs pieds».

Rapporté par At-Tabarânî et authentifié par Cheikh Al-Albani dans Sahih Targhib n°2485

 

(*) C'est à dire : "Sont-ils encore vivants ?"


عن جاهمة رضي الله عنه قال : أتيت النبي صلى الله عليه وسلم أستشيره في الجهاد

فقال النبي صلى الله عليه وسلم : ألك والدان ؟
قلت : نعم
قال النبي صلى الله عليه وسلم : الزمهما فإن الجنة تحت أرجلهما

رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٢٤٨٥

 Publié par hadithdujour.com

Publié dans Famille - أهل

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L'apparence intérieure et extérieure (vidéo)

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L'apparence intérieure et extérieure (vidéo)

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Faut-il renouveler l’intention de jeûner tous les jours durant le mois de ramadan ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Faut-il renouveler l’intention de jeûner tous les jours durant le mois de ramadan ?

Question :

 
Est-ce qu'il est nécessaire de renouveler tous les jours l'intention de jeûner pendant le mois de Ramadhan ou est-ce qu'une seule intention suffit ?
 
Réponse :

Une seule intention au début du mois du Ramadhan suffit en ce sens qu'il était dans l'intention de celui qui jeûne, au début du mois, de jeuner tout le mois même s'il ne formule pas son intention au jour le jour.

Par contre, s'il arrête son jeûne pendant le mois du Ramadhan en raison d'un voyage, d'une maladie ou toute autre raison valable, il lui est obligatoire de renouveler son intention car il l'a arrêtée en délaissant le jeûne pour un voyage, une maladie ou toute autre raison valable.
 

Fatawi arkan al islam (Chapître : Fatawi As-Syaam, question 408, page 466)

Traduction : Abu Abdillah

Publié par sounna.com

 

س 408: هل كل يوم يُصام في رمضان يحتاج إلى نية أم تكفي نية صيام الشهر كله ؟

الجواب: يكفي في رمضان نية واحدة من أوله، لأن الصائم وإن لم ينو كل يوم بيومه في ليلته فقد كان ذلك في نيته من أول

الشهر، ولكن لو قطع الصوم في أثناء الشهر لسفر، أو مرض، أو نحوه وجب عليه استئناف النية؛ لأنه قطعها بترك الصيام

للسفر والمرض ونحوهما

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Parmi les innovations de la prière de tarawih

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Parmi les innovations de la prière de tarawih

Dans son excellent livre Salât Al-Jama'a, shaikh Sadlân expose quelques innovations courantes pendant la prière de tarawih.


Nous en rapportons quelques unes, sans citer celles qui ne sont pas répandues chez nous.
 
Parmi les innovations répandues dans de nombreux pays, la parole 
 
« ô vous qui êtes présents priez sur le prophète élu » ( Sallu ya hadhar 'ala an-nabi al-mukhtar) ou la parole « la prière de la nuit, qu'Allah vous récompense » (Salat al-qyam athabakumullah). Le fait de faire le tahlîl, le takbîr , la prière sur le prophète à voix haute toutes les deux raka'at.

Lire le qur'an en chantant (al-hân wa tatrîb) :
 
ce qui signifie allonger exagérément les allongements et transformer les voyelles en lettres (comme font les muezzins lors d'appel à la prière, exemple : « Allah, ah, ah ah u akbar » cela transforme une voyelle en lettre et c'est interdit).

L'imam Malik dit :
« je n'aime pas que l'on récite en chantant, pendant Ramadhan et en dehors, car cela ressemble à la musique et amène à se moquer du Qur'an ».

Abu Dhar rapporte,

« j'ai entendu le prophète (salallahu' alayhi wasalam) mettre en garde sa communauté contre des gens qui prendront le Qur'an comme de la musique, et ils feront avancer un homme pour qu'il les dirige dans la prière, il ne sera pas le plus savant d'entre eux mais celui qui chante le mieux ».

En faisant cela, ils ne cherchent pas à comprendre les sens du Qur'an, les ordres et interdictions, les promesses et les avertissements, les exemples (des peuples précédents) l'application des règles...

Tout ce qu'ils cherchent c'est la douceur de la musique, la vibration de la voix, comme Allah dit en blâmant Quraysh (traduction rapprochée) : 

« Leur prière auprès de la maison Sacrée n'est que sifflements et battements de mains ».

Le Qur'an a été révélé pour qu'on médite sur ses versets et comprenne ses sens, Allah dit (traduction rapprochée) : 

« Un Livre béni que Nous t'avons révélé, afin qu'ils méditent sur ses versets ».

Il est interdit qu'il soit récité en chantant, d'une manière qui ressemble à la musique, car cela empêche le (vrai) recueillement et diminue la crainte.

L'imitation de certains lecteurs, si bien que sa préoccupation principale est d'embellir sa voix (afin de ressembler à ce lecteur connu) et d'attirer les gens vers lui.

L'utilisation de micros et haut-parleurs afin d'attirer les prieurs dans cette mosquée.

Si bien que les gens s'y pressent et qu'ils parcourent longues distances afin de pouvoir y prier, délaissant leurs moquées et la prière avec leurs voisins et les gens de leurs quartiers.

Les pleurs et le recueillement forcés (exagérés) pendant la récitation.

Parmi les choses étonnantes qui se répandent dans les mosquées sont les pleurs des imams et des prieurs derrière lui, au point que certains pleurent juste en entendant la voix de l'imam, même s'il ne sait pas ce qui est récité.

Tout cela fait partie des ruses de shaytan (le shaikh n'interdit pas les pleurs dans la prière,  hâsha, mais il met en garde contre ces pleurs qui ressemblent aux lamentations, où l'on entend les pleurs, alors que les salafs rapportent que les gens pleuraient parfois dans les rangs sans que leur voisin ne le sache).

Se déplacer pour les mosquées pendant ramadhan.

Si les musulmans réfléchissaient à ce que cela implique comme choses mauvaises et comme délaissement de bonnes choses, une seule de ces raisons leur suffirait, parmi lesquelles :

 

certains vont dans des mosquées très éloignées perdant ainsi beaucoup de temps qu'il aurait pu consacrer à se rendre tôt dans sa mosquée, à être au premier rang, cela aurait meilleur pour lui.

 

(Comme tous se rendent au même endroit), il y a de la foule, et il peut lui arriver des choses (mauvaises) ou être en retard pour la prière.

 

En faisant cela il perd l'occasion de rencontrer ses voisins et les gens de sa mosquée.

 

En se réunissant dans une seule mosquée, cela peut amener l'ostentation et atteindre même l'imam qui voit tous ces gens se rassembler autour de lui.


L'imam Ibnul-Qayim a rappelé parmi les preuves de la règle qui dit :

« qu'il faut interdire toutes les choses qui peuvent amener à quelque chose d'illicite même si cette chose est permise en soi »

Il dit : « point 54 : le Législateur a interdit à l'homme de délaisser la mosquée proche de lui pour se rendre à une autre, comme il est rapporté du prophète : 

« Priez dans la mosquée qui vous est proche et ne la délaissez pas pour une autre plus éloignée ».

L'imam Ibnul-Qayim dit aussi dans Al-'Ilâm :

« Cela pour empêcher de s'éloigner des mosquées proches et préserver l'imam, mais si cet imam ne complète pas la prière ou est connu pour ses innovations ou sa perversité, alors il n'y a aucun mal à prier plus loin ».

Muhammad ibn Bahr rapporte :

« j'ai vu Abu 'Abdillah (l'imam Ahmad) pendant le mois de Ramadan, et Fadhl ibn Zyad est venu et il a prié devant l'imam Ahmad la prière de tarawih, et il avait une très belle voix. Alors les gens se sont rassemblés au point que la mosquée soit pleine. Alors l'imam Ahmad est sorti, il a monté les escaliers de la mosquée et il a regardé cet attroupement en disant : qu'est ce que cela !
Vous laissez vos mosquées pour d'autres... celui qui est voisin d'une mosquée doit y prier. »


Al-Hafidh Ibn Kathir dit :

« Ce qui est voulu par la législation est l'embellissement de la voix dans la méditation du Qur'an, sa compréhension, la concentration, le recueillement, la soumission et l'obéissance.
Quant aux voix des chansons innovées, qui sont là pour l'amusement et suivent les règles de la musique, le Qur'an en est loin et il est trop majestueux et important pour être récité ainsi. »


L'invocation de la fin de la récitation du Qur'an dans la prière.


Certains imams exagèrent en cela, et écrivent des invocations comme des chansons ou de la prose, en pleurant, faisant pleurer, se recueillant, changeant leur voix d'une manière qui n'était pas la leur dans la récitation du Qur'an qui si il avait été révélé sur une montagne elle se serait effondrée par crainte d'Allah (c'est-à-dire que tout ce qu'ils font comme pleurs et crainte dans la du'a ils ne le font pas en lisant le Qur'an).

Alors qu'il n'y a aucune preuve authentique sur le fait de faire du'a à la fin de la récitation du Qur'an dans la prière, ni du prophète (salallahu' alayhi wasalam), ni des califes bien guidés.

Ils ont pris cela des actes des salafs qui le faisaient en dehors la prière, et du fait que l'on peut invoquer de manière générale...

(En plus) ces invocations sont très longues, alors que s'ils avaient fait dans la prière quelques invocations courtes et générales et qu'ils avaient invoquaient en dehors de la prière comme l'ont fait certains salafs cela aurait été mieux.

Encore qu'il est meilleur de laisser ces deux choses et de rester sur ce sur quoi étaient les salafs de cette communauté parmi les compagnons et ceux qui les ont suivi dans l'excellence.

Source :  Salât Al-Jamâ'a : hukmuha wa ahkâmuha (p.86-92) - صلاة الجماعة حكمها وأحكامها 

Publié par salafs.com

 
Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان

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Poisson d'avril (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Poisson d'avril (audio-vidéo)

Question :

 

Votre Éminence Cheikh, l’auteur de la question dit, nous aimerions que vous conseillez l’ensemble de la communauté concernant le mensonge d’avril (poisson), qui se répète de temps en temps ?

 

Réponse de Cheikh Al-Fawzan :

 

Cela a été importé parmi les fausses coutumes et ne fait pas partie des pratiques des mouslimins.

 

El le mensonge n’est pas permis ni en avril, ni dans les autres mois.

 

Le mensonge est interdit !

 

Le mensonge sur Allâh, le mensonge sur Son Messager, le mensonge sur les gens, c'est illicite, c'est un des péchés majeurs.

 

Allâh a rendu illicite le mensonge, l’a interdit et a menacé les menteurs.

 

Il n’est pas permis de mentir quel que soit le moment.

 

Na’am.

 

Publié par 3ilmchar3i.net

السؤال : نرجو توجيه عامة الأمة بخصوص كذبة إبريل التي تتردد بين الفينة والأخرى ؟

الجواب : هذه مستوردة من جملة العادات الباطلة وليست من أعمال المسلمين ، والكذب لا يجوز لا في إبريل ولا في غيره ، الكذب حرام ، الكذب على الله ، الكذب على رسوله ، الكذب على الناس ، حرام ، كبيرة من كبائر الذنوب ، الله حرم الكذب ونهى عنه وتوعد الكاذبين ، فلا يجوز الكذب في أي وقت

Question :

 

Il est répandu de célébrer dans les pays non musulmans ce que l'on appelle le poisson d'avril, le 1er jour du mois d'avril.

 

Certains musulmans les imitent vu qu'ils estiment qu'il est permis de mentir ce jour-là.

 

Que pensez-vous de cette croyance et de cette imitation ?

 

Réponse de Cheikh Al-Fawzan :

 

Louange à Allâh,

 

Le mensonge est absolument interdit en tout temps.

 

Et il n'est pas permis d'imiter les incrédules et de s'assimiler à eux dans ce domaine ou dans un autre, compte tenu des propos du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

من تشبه بقومٍ فهومنهم

«Quiconque imite un peuple fait partie d'eux»

 

Publié dans la revue Ash-shaqaiq, n° 32 du mois de safar.

Publié par alminhadj.com

كذبة إبريل
يشتهر بين بعض الناس في الخارج - الدول الكافرة - كذبة إبريل في أول يوم من شهر إبريل الميلادي ويقلدهم بعض المسلمين في ذلك حيث يرون جواز الكذب في هذا اليوم .. كيف ترون هذا الاعتقاد وهذا التقليد ؟
الحمد لله
الكذب لا يجوز مطلقاً في كل الأوقات
ولا يجوز تقليد الكفار والتشبه بهم في هذا وغيره لقول النبي صلى الله عليه وسلم
من تشبه بقوم فهو منهم
من فتاوى الشيخ صالح الفوزان لمجلة الشقائق العدد 32 لشهر صفر

Cheikh Al 'Outheymin :

 

Je mets en garde mes frères les musulmans sur ce que font certaines personnes stupides comme poisson d'avril (litt: le mensonge d'avril).

 

Et je pense qu'il va bientôt arriver (en terme de date).

 

Questionneur :

 

Oui.

 

Cheikh :

 

Ce mensonge qu'ils ont reçu des juifs, les nazaréens, les adorateurs du feu (majous) et les adeptes de la mécréance.


Ensuite, de par sa nature mensongère, et le mensonge est lui-même interdit religieusement, et de par sa nature à être une imitation des non musulmans, et la ressemblance aux non musulmans est interdite.

 

Certes le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

من تشبه بقومٍ فهو منهم

"Quiconque imite un peuple fait partie d'eux"

 

Cheikh al-islam ibn Taymiyah, qu'Allâh lui fasse miséricorde, a dit :

 

"Sa chaîne de transmission est bonne".

 

Son cas est au minimum l'interdiction, même si en apparence c'est de la mécréance due au fait de leur ressembler.

 

Cela comporte deux interdictions.

 

Cela est également une humiliation du musulman devant son ennemi car il est connu dans la nature humaine que celui qui est imité se vante devant son imitateur et se voit meilleur que lui.

 

C'est pourquoi l'imitateur se sent faible jusqu'à l'imiter.

 

Il y en cela une dégradation du croyant de par son assujettissement et de son suivi des mécréants.

 

La quatrième interdiction est que la plupart de ce sournois mensonge comporte le fait de prendre l'argent injustement ou d'effrayer le musulman : il se peut alors qu'il mente en s'adressant aux gens de sa maison pour leur dire qu'ils vont avoir un groupe (d'invités) ce jour afin qu'ils cuisinent un repas copieux, de la viande et ce qui y est similaire.

 

Ou peut être les informer de choses qui les effraiera comme dire que votre tuteur a été écrasé par une voiture ou d'autres choses qui ne sont pas permises en dehors même de ce cas.

 

Fatâwâ nour 'alâ ad-darb 34

Publié par 3ilmchar3i.net

أُحذِّر إخواني المسلمين مما يصنعه بعض السفهاء من كذبة إبريل، هذه الكذبة التي تلقوها عن اليهود، والنصارى، والمجوس، وأصحاب الكفر، فهي مع كونها كذبٌ، والكذب محرم شرعًا؛ ففيها تشبه بغير المسلمين، والتشبه بغير المسلمين محرم، وقد قال النَّبي صلى الله عليه وسلم

من تشبه بقومٍ فهو منهم

قال شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله

إسناده جيد

وأقل أحواله التحريم، وإن كان ظاهره يقتضي كفر المتشبه بهم، وهي مع تضمنها لهذين المحظورين فيها إذلالٌ للمسلم أمام عدوه؛ لأنَّ من المعلوم بطبيعة البشر أن المقلد يفخر على من قلده، ويرى أنه أقدر منه، ولذلك ضعف مقلده حتى قلده فهي فيها إذلالٌ للمؤمن بكونه ذليلًا، وتبعًا للكفار، المحظور الرابع: أن غالب هذه الكذبة الخبيثة تتضمن أكلًا للمال بالباطل، أو ترويعًا للمسلم، فإنه ربما يكذب فيكلم أهل البيت ويقول: إن فلانًا يقول: ترى عندنا جماعة اليوم فيطبخون غداءً كثيرًا ولحمًا وما أشبه ذلك، أو ربما يخبرهم بأمرٍ يروعهم، كأن يقول: قيِّمكم دعسته سيارة. وما أشبه ذلك من الأمور التي لا تجوز بدون أن تكون بهذه الحال

فتاوى نور على الدرب 34

Question :

 

Il dit : Il y a ce qui est répandu auprès des gens comme étant "poisson d'avril" (le mensonge) d'avril, y a-t-il une remarque ?

 

Réponse de Cheikh ‘Abdel Mouhsin Al 'Abbâd Al Badr :

 

Le mensonge de manière générale et illicite (harâm) et non permis et s'il se produit lors d'un événement particulier, surtout si cela provient des mécréants, il s'agit d'un mal (annexé) à un autre mal.

 

 Traduit et publié par sahihofislam

Poisson d'avril (audio-vidéo)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Les images contenues dans les livres

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les images contenues dans les livres

Question :

 

Le Cheikh a été interrogé :

 

Est-il obligatoire de cacher ou d'effacer toutes les images contenues dans les livres ?

 

Est-ce que l'interdiction de l'image est levée si on met une séparation entre la tête et le corps sans effacer la tête ?

 

Le Cheikh a répondu en disant :

 

Je pense qu'il n'est pas obligatoire d'effacer ou de cacher ces images en raison de la grande difficulté de la chose.

 

De plus, on ne recherche pas dans ces livres les images qu'ils contiennent, mais la science qui s'y trouve.

 

Le fait de mettre un trait entre la tête et le reste du corps ne change rien à l'image.

 

Majmou Fatawa wa Rasail - vol 2 n°251

Publié par fatawaislam.com

 سئل فضيلة الشيخ : هل يلزم الإنسان طمس الصورة التي في الكتب؟ وهل وضع خط بين الرقبة والجسم يزيل الحرمة؟

فأجاب حفظه الله تعالى بقوله : لا أرى أنه يلزم طمسها لأن في ذلك مشقة كبيرة، ولأنها أي هذه الكتب ما قصد بها هذه الصورة إنما قصد ما فيها من العلم

ووضع خط بين الرقبة والجسم هذا لا يغير الصورة عما هي عليه

مجموع فتاوى ورسالئل - المجلد الثاني - 251 - محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Fatwas sur le ramadan (dossier)

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Fatwas sur le ramadan (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

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Celui qui jeûne le mois de ramadan et néglige la prière par pure fainéantise

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Celui qui jeûne le mois de ramadan et néglige la prière par pure fainéantise

Question :


Certains jeunes, qu’Allah les guide, présentent de la paresse quand à l’accomplissement de la prière pendant et en dehors du mois de ramadan, néanmoins demeurent assidus quant à l’observation du jeûne pendant le mois de ramadan en supportant la soif et la faim.

Quel conseil pouvez-vous leur promulguer et signifiez-nous [votre avis] sur le statut de leur jeûne ?

 

Réponse :


Le conseil que j’adresse à ces gens-là, est qu’ils réfléchissent sans cesse à leur situation, qu’ils sachent également que la prière [As-Salat] est le pilier le plus important de l’Islam après les deux attestations [Ash-Shahadatayn], celui qui ne prie pas et délaisse donc la prière [As Salat] par pure fainéantise, est alors considéré comme étant mécréant et sort de l’Islam selon ma propre opinion (Ar-rajih) qui repose sur des preuves tirées du Livre [Coran] et de la Sounna. 

Il est considéré comme ayant renié son Islam, c’est que le sujet n’est pas aussi simple qu’il ne parait car celui qui devient mécréant et sort de l’Islam, ni son jeûne, ni son aumône, ni aucunes autres adorations ne peuvent être agréés [par Allah] selon La parole du Très Haut (traduction rapprochée) :

« Ce qui empêche leurs dons d'être agréés, c'est le fait qu'ils n'ont pas cru en Allah et Son messager, qu'ils ne se rendent à la Salâ que paresseusement, et qu'ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu'à contrecœur. » [Sourate At-Tawba – v 54].

 

Allah – soubhanahou oua ta’ala – nous montre [dans ce verset] que leurs dons, bien que cela puisse apporter un bien quelconque à autrui, ne sont pas agréés [par Allah] compte tenu de leur mécréance et Allah – soubhanahou oua ta’ala – dit dans un autre verset (traduction rapprochée) :


« Nous avons considéré l'œuvre qu'ils ont accomplie et Nous l'avons réduite en poussière éparpillée. » [Sourate Al Fourqane – v 23].

Quant aux gens qui jeûnent sans accomplir la prière [As-Salat], leur jeûne ne sera nullement agréé mais sera plutôt utilisé à leur désavantage, si nous les considérons [toujours] comme étant des mécréants et conformément à ce qui est apporté à ce sujet dans Livre d’Allah [Coran] et la Sounna du Prophète – la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui -.

Ainsi le conseil que j’adresse à ces gens-là, c’est qu’ils craignent Allah – ‘aza oua djal – et qu’ils soit  assidus quant à l’accomplissement de la prière [As-Salat], qu’ils la fasse aux heures prescrites et en commun [djama’a].

S’ils l’accomplissent aux heures prescrites et en commun [djama’a], je leur assure s’il plait à Allah, qu’apparaîtra en eux (dans leur cœur) la véritable dévotion quant à l’exécution de cette prière [As-Salat], aux heures prescrites et en commun [djama’a], pendant le ramadan et après.

L’homme, s'il se repent à Allah et se retourne vers Lui, puis se repent à Allah d'un repentir sincère, de cette repentance, il ne s’en dégagera qu’un bien qui suivra une situation meilleure qu’auparavant. 

Aussi Allah – soubhanahou oua ta’ala – à fait l’énoncé d’Adam – prière et salut sur lui – et après s’être déroulé ce qui s’est déroulé quant au fait d’avoir mangé du fruit de l’arbre [défendu], Allah le Très Haut dit (traduction rapprochée) :


« Son Seigneur l'a ensuite élu, agréé son repentir et l'a guidé. » [Sourate Taha – v 122].

 

Article publié dans le Journal « Al Balad » - n° 15378 
Majmou' Fatawas et maqalat moutanayi'a - volume 29 – Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah) 
Traduction rapprochée par Abuamza Al Djazairy -  16 Ramadan, 1428 / 28-09-2007
Publié par alghourabaa.free.fr 
 
السؤال : بعض الشباب هداهم الله يتكاسلون عن الصلاة في رمضان وغيره، ولكنهم يحافظون على صيام رمضان ويتحملون العطش والجوع. فبماذا تنصحهم وما حكم صيامهم ؟

الجواب : نصيحتي لهؤلاء أن يفكروا ملياً في أمرهم، وأن يعلموا أن الصلاة أهم أركان الإسلام بعد الشهادتين، وأن من لم يصل وترك الصلاة متهاوناً فإنه على القول الراجح عندي الذي تؤيده دلالة الكتاب والسنة أن يكون كافراً كفراً مخرجاً عن الملة، ومرتداً عن الإسلام، فالأمر ليس بالهين؛ لأن من كان كافراً مرتداً عن الإسلام لا يقبل منه لا صيام ولا صدقة ولا يقبل منه أي عمل؛ لقوله تعالى: {وَمَا مَنَعَهُمْ أَن تُقْبَلَ مِنْهُمْ نَفَقَاتُهُمْ إِلاَّ أَنَّهُمْ كَفَرُواْ بِاللّهِ وَبِرَسُولِهِ وَلاَ يَأْتُونَ الصَّلاَةَ إِلاَّ وَهُمْ كُسَالَى وَلاَ يُنفِقُونَ إِلاَّ وَهُمْ كَارِهُونَ} سورة التوبة، الآية 54

 فبين الله سبحانه وتعالى أن نفقاتهم مع أنها ذات نفع متعد للغير لا تقبل منهم مع كفرهم، وقال سبحانه وتعالى: {وَقَدِمْنَا إِلَى مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاء مَّنثُورًا} سورة الفرقان، الآية 23 ، وهؤلاء الذين يصومون ولا يصلون لا يقبل صيامهم بل هو مردود عليهم ما دمنا نقول إنهم كفار، كما يدل على ذلك كتاب الله وسنة رسوله صلى الله عليه وسلم، فنصيحتي لهم أن يتقوا الله عز وجل، وأن يحافظوا على الصلاة ويقوموا بها في أوقاتها ومع جماعة المسلمين، وأنا ضامن لهم بحول الله أنهم إذا فعلوا ذلك فسوف يجدون في قلوبهم الرغبة الأكيدة في رمضان وفيما بعد رمضان على أداء الصلاة في أوقاتها مع جماعة المسلمين، إن الإنسان إذا تاب إلى ربه وأقبل عليه وتاب إليه توبةً نصوحاً، فإنه قد يكون بعد التوبة خيراً منه قبلها، وقد ذكر الله سبحانه وتعالى عن آدم عليه الصلاة والسلام أنه بعد أن حصل ما حصل منه من أكل الشجرة، قال الله تعالى: {ثُمَّ اجْتَبَاهُ رَبُّهُ فَتَابَ عَلَيْهِ وَهَدَى} سورة طه، الآية 122

المصدر : نشر في جريدة البلاد العدد (15378) وتاريخ 20/4/1419هـ. مجموع فتاوى ومقالات متنوعة المجلد التاسع والعشرون
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le jeûne de celui qui ne prie pas

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jeûne de celui qui ne prie pas

Question :


Certains savants critiquent ceux qui jeûnent sans prier : qu’a la prière à voir avec le jeûne ? 

Je veux jeûner pour entrer au Paradis par la porte (Rayyân) des personnes qui jeûnaient fréquemment. 

D’autre part, on sait que le fait de jeûner le mois du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan précédent... 

Veuillez m’éclaircir les choses, puisse Allah vous accorder le succès.

Réponse :

Ceux qui ont critiqué le fait que tu jeûnes sans prier ont raison, car la prière est le pilier principal de l’islam (après l’attestation de foi) sans lequel l’islam d’une personne n’est pas valable. 


Celui qui l’abandonne devient mécréant et sort de l’islam.

 
Allah n’accepte ni le jeûne des mécréants, ni leurs aumônes, ni leurs pèlerinages, ni quoi que ce soit de leurs bonnes œuvres. 
 
Allah a dit (traduction rapprochée) : 
 
« Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière que paresseusement, et qu’ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu’à contrecœur. » (1)
 
Donc, le fait de jeûner sans prier entraîne la nullité de ton jeûne : il ne sera pas accepté par Allah, et le fait de jeûner alors ne saurait te rapprocher de Lui.
 
Quant au fait que le jeûne du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan passé, c’est vrai mais pas de la façon que tu l’as comprise.
 
Tu devrais prendre en compte le hadith selon lequel le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :
 
« D’une prière à l’autre, de la prière du vendredi à l’autre, du jeûne du Ramadan au prochain jeûne du Ramadan, les péchés sont effacés, sauf les grands péchés (al-Kabâ’ir). » (2) 
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a donc cité comme condition pour que soient effacés les péchés d’un Ramadan à l’autre, le fait d’éviter les grands péchés. 
 
Or, abandonner la prière, ô toi qui jeûne sans prier, tu n’as pas évité les grands péchés : car quel péché y a-t-il de plus grave que l’abandon de la prière ?
 
Mais plus que cela : l’abandon de la prière est un acte de mécréance, donc, comment ton jeûne pourrait-il effacer tes péchés ?
 
De plus, ton jeûne n’est pas accepté.
 
Tu dois, mon frère, te repentir et pratiquer la prière qu’Allah t’a ordonné d’accomplir, et après cela, pratiquer le jeûne, selon la recommandation du Prophète, prière et salut sur lui, à Mu’âdh, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : 
 
« Que la première chose à laquelle tu les invites soit le témoignage qu’aucune divinité ne mérite d’être adorée en dehors d’Allah, et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah. S’ils répondent à ton appel, informe-les alors qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit […]. » (3)
 
Il a donc cité en premier lieu, le témoignage de foi, puis la prière et ensuite l’aumône légale (Zakât). (4) 
Question :
 
Une personne ne pratique la prière que pendant le mois de Ramadan, et dès que le mois est terminé, elle s’arrête de prier ; son jeûne est-il valable ? 
 
Réponse :
 
La prière est un des piliers de l’islam et c’est même son pilier le plus important après le témoignage de foi. C’est une obligation individuelle de l’accomplir.

Quiconque l’abandonne, que ce soit en la reniant, ou en refusant de la pratiquer, ou seulement par paresse et négligence, devient mécréant.
 
Quant à ceux qui jeûnent le mois du Ramadan et ne prient que pendant ce mois, leur acte équivaut à une tentative de tromper Allah !

Et bien vils sont ceux qui ne connaissent Allah que pendant le Ramadan : leur jeûne n’est pas valable tant qu’ils délaissent la prière hors du Ramadan (5). 
Question :
 
Quel est le jugement de celui qui jeûne tout en délaissant la prière ?
Son jeûne est-il valable ?
 
Réponse :
 
L’avis correct est que celui qui délaisse la prière volontairement devient mécréant par son acte.

Son jeûne, et  toute autre adoration, n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il se repente.

La preuve de ceci est le verset suivant (traduction rapprochée) : 

« Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors tout ce qu’ils auraient fait eût été vain. » (6)

D’autres versets et hadiths témoignent aussi de cela.
 
Certains savants optent pour un autre avis.

Ils disent qu’une personne qui abandonne la prière par négligence ou par paresse ne devient pas mécréante et que ni son jeûne, ni le reste des adorations qu’il accomplit ne s’annulent tant qu’il ne les renie pas et qu’il les reconnaît comme étant obligatoires.

Mais l’avis le plus juste est qu’une telle personne devient mécréante, ainsi que le prouve les nombreux hadiths, parmi lesquels on peut citer :
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« Ce qui sépare le musulman de la mécréance et de l’associationnisme est l’abandon de la prière. » (7) 
 
Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« Le pacte qu’il y a entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants), c’est la prière. Et quiconque l’abandonne tombe dans la mécréance. » (8)
 
L’éminent savant Ibn ul-Qayyim, qu’Allah lui soit clément, a détaillé la question dans son livre intitulé Ahkam us-Salât wa Târikiha (Les rites de la prière et la question de son abandon).

Ce livre est intéressant et utile à consulter.  (9)
 
(1) Le Désaveu ou le Repentir, v. 54.
(2) Rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (n°233).
(3) Rapporté et authentifié par At-Tirmidhî dans le chapitre de la Zakât (n°625).
(4) Ibn ‘Uthaymîn, Fatâwâ as-Siyâm (Fatwas relatives au jeûne rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 69.
(5) Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan), p. 14.
(6) Les Bestiaux, v. 88.
(7) Hadith rapporté par l’imam Muslim dans son recueil de hadiths authentiques selon Jâbir ibn ‘Abdillah, qu’Allah l’agrée lui et son père.
(8) Hadith rapporté par l’imam Ahmad et les quatre compilateurs de hadiths selon Burayda ibn ul-Hussayn, qu’Allah l’agrée.

(9) Ibn-Bâz, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan)p. 15.

 

 Publié par fatwas.online.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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