La correspondance entre les filles et les garçons

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La correspondance entre les filles et les garçons

Question :

 

Quel est l’avis de l’islam sur la correspondance entre les garçons et les jeunes filles, sachant qu’elle est loin de tout sujet d’amour, de passion et de perversité ?

 

Réponse :

 

Il n’est permis à aucun homme de correspondre avec une femme qui ne fait partie de ses Mahârim, en raison de toute la tentation qui peut avoir lieu.

 

Le correspondant pourrait penser qu’il n’y a pas de tentation, mais Satan ne cessera de l’inciter tant et si bien qu’il finira par les séduire l’un par l’autre.

 

D’ailleurs, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, nous a ordonnés de nous éloigner de l’Antéchrist lorsque nous l’entendrons arriver.

 

Il nous a informés que l’homme qui ira le voir en tant que croyant ne cessera d’être tenté par l’Antéchrist jusqu’à ce qu’il devienne mécréant. (1)

 

La correspondance entre les jeunes hommes et les jeunes femmes est une grande tentation et un danger immense même si la personne qui pose la question précise qu’elle ne contient pas de paroles sur l’amour et la passion.

 

Par contre, il n’y a aucun mal dans la correspondance des hommes entre eux, ou des femmes entre elles, sauf si elle contient des choses interdites.

 

(1) Rapporté par Abû Dâwûd dans les épopées (n° 4319), et par Ahmad ( 4/431,441).

 

Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), p.44

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'obligation de la dot

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L'obligation de la dot

La dot : c'est la somme d'argent (ou autre) donnée à l'épouse à l'occasion de l'acte de mariage.

On l'appelle dans le langage populaire, le trousseau (de la mariée).

La dot est un droit de la femme en vertu du mariage, qu'elle ait été citée comme condition du mariage ou que l'on ne l'ait pas évoquée.

 

Si la dot a été fixée, on prend en compte ce qui a été fixé, que ce soit peu ou beaucoup; si elle n'a pas été fixée et que le contrat de mariage a été conclu sans que l'époux n'ait donné quoi que ce soit (1), alors il doit donner l'équivalent de ce que les gens ont l'habitude d'offrir en dot dans pareil cas.

 

La dot peut être une somme d'argent, mais elle peut aussi être un avantage (en nature).

En effet, le Prophète a marié un homme et une femme en échange de quoi l'époux a dû apprendre à sa femme un passage du Coran. (2)

 

Ce qui est recommandée dans la religion, c'est que la dot soit modeste.

Au plus, elle est modeste et facile à payer, au mieux c'est, pour suivre ainsi l'exemple du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) et pour obtenir la bénédiction (dans le mariage).

 

Le mariage qui récolte le plus de bénédiction est celui qui a occasionné le moins de dépenses.

 

Muslim rapporte dans son Sahîh, qu'un homme a dit au Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) :

 

"Je viens d'épouser une femme."

Le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) lui demanda :"Combien as-tu convenu pour la dot ?"

Il répondit : "Quatre onces (c'est-à-dire cent soixante dirhams).

Le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) dit alors : "Quatre onces ?! On croirait que vous extrayez l'argent de cette montagne ! Je n'ai rien à te donner, mais il se peut que je t'envoie en expédition et que tu y récoltes un butin." (3)

 

'Umar (radhiâ ALLAHOU 'anhou) a dit :

 

"N'exagérez pas dans le montant des dots; si c'était une bonne action ici-bas ou un acte pieux pour l'au-delà, le Prophète l'aurait fait avant nous.

Mais il n'a pas donné en dot à une de ses femmes, ni il n'a réclamé en dot pour une de ses filles, plus de douze onces, et l'once équivaut à quarante dirhams."

 

L'augmentation du montant des dots ces dernières années a eu un effet néfaste et a empêché beaucoup d'hommes et de femmes de se marier.

 

L'homme doit attendre de longues années jusqu'à ce qu'il puisse réunir l'argent de la dot, ce qui a des conséquences néfastes :

 

- Beaucoup d'hommes et de femmes ont des problèmes pour se marier;

 

- La famille de la fille accorde maintenant de l'importance au montant de la dot, s'il est élevé ou pas.

La dot est devenue pour eux ce qu'ils pourront extorquer de l'homme en échange de leur fille.

S'il peut payer beaucoup, ils la marient sans regarder l'avenir.

S'il ne peut payer qu'une petite somme, ils refusent le prétendant, même s'il est convenable du point de vue de sa religion et de son comportement !

 

- Dans le cas où les relations entre les époux se dégradent, étant donné que la dot atteint un montant excessif, en général, l'homme ne se sépare pas de sa femme dans de bonnes conditions; au contraire, il la maltraite et lui cause du tort, en espérant qu'elle lui rendre une partie de ce qu'il lui a versé (comme dot).

Si la dot était modeste, ils se sépareraient facilement.

 

Si les gens pouvaient réduire le montant des dots, et s'entraider dans ce domaine, et si certains mettaient cela en application, il se produirait un grand bien pour la société, un soulagement, et cela préserverait la chasteté de beaucoup d'hommes et de femmes.

 

Mais, malheureusement, les gens sont rentrés en compétition : c'est à qui demandera la dot la plus élevée !

 

Chaque année, ils rajoutent des choses que l'on ne connaissait pas auparavant, et je ne sais pas où ils vont s'arrêter !

 

Certaines personnes, cependant, surtout chez les bédouins, ont adopté une méthode qui comporte une certaine souplesse : ils autorisent le marié à payer une partie de la dot plus tard.

 

Par exemple, ils marient leur fille en convenant d'une dot d'un montant quelconque, la moitié comptant et la moité payable dans un an, ou plus tôt ou plus tard.

 

Cela soulage un peu le mari. (4)

 

(1) "Si le mariage a été conclu sans que la dot n'ait été fixée, le mariage est valable, [...] mais on fait une estimation du montant de la dot (que le mari devra payer)..." Al-Mulakh-khas ul-Fiqhî, 2/360. [NdT]

(2) Rapporté par Al-Bukhârî, n°5086, livre du marige, chapitre du mariage du pauvre; Muslim, n°1425, livre du mariage, chapitre de la dot et de l'autorisation que ce soit l'apprentissage du Coran.

(3) Rapporté par Muslim, n°1424, livre du mariage, chapitre de l'importance de voir la femme (que l'on va épouser).

(4) "La dot est la propriété de la mariée, et son tuteur n'a pas le droit d'en prendre quoi que ce soit, sauf si elle le lui autorise, de son plein gré, selon la parole d'ALLAH (trad. approximative) :

"Et donnez aux épouses leur dot.." [Les Femmes, v.4].

Son père, seulement, peut en prendre une partie si elle n'en a pas besoin, et sans que cela ne lui porte préjudice, même sans son autorisation, en vertu de la parole du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) :

"Toi et ton argent appartenez à ton père."

Al-Mulakh-khas ul-fiqhî, 2/359. [NdT]

 

extrait de "Le mariage en Islam" page 58, 8ème partie "les conséquences du mariage"

copié de darwa.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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«L’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela, en vérité, on sera interrogé» (audio)

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«L’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela, en vérité, on sera interrogé» (audio)

 

Question :

 

Une personne demande l’explication de la parole d’Allah :

 

إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُوْلَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا

 

 « L’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [1]

 

Réponse :

 

Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

Louange à Allah, qu’Allah prie et salut Son messager ainsi que sa famille, ses compagnons et tout personne suivant sa guidée.

Ensuite :

 

Ce noble verset est un avertissement contre le fait que tu écoutes ce qui ne t’est pas licite, que tu regardes ce qui ne t’est pas licite ou que tu crois en ce qui ne t’est pas licite, car tu seras interrogé sur ce que tu as entendu ainsi que sur ce que tu as regardé et sur ta croyance.

 

Al fouad (الفؤاد) c’est le cœur.

 

L’homme est responsable de son ouïe, son regard, et son cœur.

 

Le croyant doit donc craindre Allah en son ouïe, son regard et son cœur.

 

Il ne doit pas écouter des choses qu’Allah lui a interdit d’écouter comme la musique, les chants et les instruments, la médisance et la calomnie, car ces deux là renferme un mal immense, ou d’autres choses semblables qui peuvent nuire à son ouïe.

 

Le croyant doit veiller à n’écouter que le bien, comme le Coran et la Sunna purifiée, des hadiths bénéfiques, ou les paroles de se famille, de ses frères ou autres tant qu’ils parlent de choses permises.

 

Il doit être prudent face à l’illicite, comme le fait d’écouter les conversations des gens alors qu’ils détestent cela et n’agréent pas qu’il les écoute. Il ne lui est pas permis de faire cela.

 

En effet le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

« Celui qui écoute les conversations des autres contre leur gré, du plomb fondu lui sera versé dans ses deux oreilles le jour de la Résurrection » [2]

 

Ceci est un avertissement contre le fait d’écouter les conversations des gens contre leur gré, comme le fait que tu les écoutes secrètement derrière une porte ou par téléphone et ce qui est semblable à cela.

 

Tu n’as pas le droit d’écouter les conversations des gens contre leur gré, comme le démontre cet effroyable  hadith où le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

« Celui qui écoute les conversations des autres contre leur gré, du plomb fondu lui sera versé dans ses deux oreilles le jour de la Résurrection » [3]

 

Nous demandons à Allah de nous en préserver.

 

De même concernant la vue, il t’a été ordonné de baisser le regard face à ce qu’Allah a interdit, baisse donc le regard face aux femmes afin que tu ne sois pas tenté par elles, comme Allah a dit :

 

قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ

 « Dis au croyants de baisser leurs regards » [4]

 

Baisses donc le regard face aux femmes qu’Allah a rendu illicite pour toi parmi les femmes étrangères [5] comme l’épouse de ton frère ou l’épouse de ton oncle et ce qui est semblable a cela parmi les femmes qui ne font pas partie de tes maharims.

 

Tu dois également baisser le regard face aux imberbes si tu crains la tentation ainsi que face à ce qui est semblable et tout ce qu’Allah t’a interdit de regarder comme les ‘awra [6] des gens.

 

Tu n’a pas le droit de regarder les ‘awra des gens, ni de regarder dans leurs maisons, car tout ceci est interdit.

 

Tu dois également te méfier des fausses croyances infondées.

 

Plutôt, il est obligatoire que tu éloignes ton cœur et ta raison de tout ce qu’Allah a rendu illicite.

 

Tu ne dois donc pas croire en la licité de ce qu’Allah a interdit ni croire que ce qu’Allah a rendu obligatoire ne l’est pas, comme, par exemple, le fait de croire que la fornication ou boire du vin est licite, ceci fait partie des maladies du cœur et c’est de la mécréance, nous demandons à Allah de nous préserver.

 

Avoir une mauvaise opinion d’Allah ou penser du mal de tes frères sans aucune preuve, ceci fait également partie des maladies du cœur.

 

De même que désespérer de la miséricorde d’Allah ou se croire à l’abri du stratagème d’Allah, tout ceci fait partie des œuvres du cœur, dangereuses et blâmables, qui font partie des grands péchés.

 

De même que l’hypocrisie, c’est une maladie du cœur qui correspond à afficher l’Islam extérieurement alors que le cœur est rempli de mécréance et d’hypocrisie comme le fait de croire que le Prophète   n’est pas sincère, que la religion n’est pas vérité ou ce qui est semblable à cela parmi les croyances des gens de l’hypocrisie.

 

En résumé : l’ouïe, la vue et le cœur doivent tous être préservés de ce qu’Allah a interdit.

 

Tu dois préserver ton ouïe, ton regard et ton cœur de ce qu’Allah a interdit. 

 

Tu ne dois donc regarder et écouter que ce qui est profitable pour toi et qui mène à l’agrément d’Allah ainsi que ce qu’Allah a permis. Tu ne dois croire par ton cœur que ce qu’Allah a légifère et permis et tu dois le mettre en pratique comme le fait d’aimer Allah et Son Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) , craindre Allah, avoir de l’espoir en Allah…

 

Tout ceci sont des œuvres du cœur qui sont demandées, tout comme le fait d’avoir une bonne pensée d’Allah, de croire qu’Il est L’Unique, Le Seul méritant l’adoration, de croire en l’obligation de ce qu’Allah  rendu obligatoire, comme la prière et le jeûne.

 

Tu dois croire du fond du cœur qu’Allah a rendu la prière obligatoire à tout musulman pubère et doué de raison.

 

Tu dois croire qu’Il a rendu la zakat obligatoire à tout musulman possédant la somme minimale sur laquelle la zakat doit être versée.

 

Tu dois croire qu’Il a rendu le jeûne du mois de Ramadan obligatoire ainsi que le pèlerinage pour toute personne pouvant l’accomplir…

 

Tu seras interrogé sur tout cela le jour de la résurrection.

 

Si tu les as préservés et protégés, tu seras sauvé et tu loueras Allah pour cette bonne issue.

 

Mais si tu t’es mal comporté et que tu ne les as pas préservés de ce qu’Allah a interdit, alors tu es en danger, un danger immense, comme nous l’avons détaillé précédemment.

 

[1] Al Isra (le voyage nocturne), verset 36.

[2] Rapporté par Al Boukhary.

[3] Rapporté par Al Boukhary.

[4] An-Nour (la lumière), verset 30.

[5] C’est-à-dire qui ne font pas partie des maharim (pluriel de mahram)

[6] Parties du corps qui doivent être couvertes.

 

traduit par daralhadith-sh.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Se friser les cheveux

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Se friser les cheveux

Question :

 

Est-il permis de se friser les cheveux ?

 

Réponse :

 

Il est permis à la femme de se friser les cheveux à condition qu’elle ne ressemble pas aux mécréantes, qu’elle ne montre pas ses cheveux hormis à ses Maharims et qu’elle s’occupe elle-même de se les friser, ou bien une femme.

 

Et ce, que le frisage soit pour une durée courte ou longue et que cela se fasse par le biais d’un produit permis sur les cheveux ou par un autre moyen.

 

Et qu’elle n’aille pas chez les coiffeurs pour se le faire faire.

 

Car en s’y rendant, elle s’exposera à la Fitna et tombera dans l’interdit car les coiffeuses sont ou des femmes non pratiquantes ou des hommes devant qui il n’est donc pas permis de se dévoiler.

 

source : Fatawa al Mar-a al Mouslima  page 526.

copié de al.baida.online.fr

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Méthode pour apprendre à nos enfants l'alphabet arabe (dossier)

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Méthode pour apprendre à nos enfants l'alphabet arabe (dossier)

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Réponses de savants et étudiants sur la marque «Nike» (vidéo)

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Réponses de savants et étudiants sur la marque «Nike» (vidéo)

Question :

 

Est-il permis d’acheter des vêtements qui ont pour base un Dieu et sur lesquels il est écrit "Nike" ?

 

Il s'agit du nom du Dieu.

 

Réponse de Cheikh Yahya An-Najmi:

 

Qu'est-ce ?

 

Questionneur :

 

"Nike" ! C'est en anglais...

 

Réponse :

 

Je cherche refuge auprès d'Allâh.

 

Questionneur :

 

En outre, il faut savoir que ce Dieu n'est pas adoré.

 

Réponse :

 

Pourquoi ils écrivent le nom s'il n'est pas adoré ?

 

Questionneur :

 

C'est la façon dont il est prononcé chez eux ; ça n'est pas en arabe.

 

Réponse :

 

Il est obligatoire que de telles choses soient rejetées.

 

Il est obligatoire de mettre en valeur et rappeler à ceux qui importent ces produits que c'est quelque chose que les musulmans condamnent.

 

Traduit par Abdelmaleek de Metz

هل يجوز شراء نوع من اللباس التي أصلها إله، ويقول بين القوسين، يعني كأنه ( نايك) أو كذا اسم هذا الإله

 إيش ؟

نايك هو بالانجليزي يا شيخ

أعوذ بالله

علما بأن هذا الإله ليس بمعبود الآن بارك الله فيك

 لو كان ليس بمعبود، لم يكتبونه بهذه الكتابة ؟

 هذه لفظة ياشيخ، عندهم هذا بالعربية

 بس يجب أنه ما، مثل هذا ينبغي أن يرفض، نعم

ينبغي أن يحتج عليهم وينبهون من الجهات التي تستقبل هذه البضاعة مثلا، لأن هذا الشيء ينكر عند المسلمين، نعم

La question :

 

Notre honorable Cheikh, nous avons un produit turc qui est une barre de chocolat appelée «Jupiter».

 

On dit que ce nom désigne un Dieu grec.

 

Est-il permis, alors, de vendre ou d'acheter ce produit ?

 

Qu'Allâh bénisse votre savoir.

 

Réponse de Cheikh Mohammed Ali Ferkous :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :

 

Sachez - qu'Allâh vous fasse miséricorde - que la règle générale concernant ce genre de marque commerciale consiste à distinguer entre la simple marque commerciale et celle qui représente un certain symbole, qu'il soit un symbole religieux, ethnique, sectaire ou relatif à un parti.

 

Donc, si cette marque commerciale est établie par le propriétaire d'une usine d'un certain pays afin que son produit soit connu par sa qualité; visiblement, il n' y aurait aucune gène - si Allâh le veut - d'acheter ou de vendre ce produit.

 

Cependant, si la marque commerciale représente un certain symbole ou une certaine idéologie qui s'oppose à la Charia islamique; que ce symbole soit celui d'un principe, d'un credo, d'une civilisation, d'une secte, d'une ethnie ou d'un parti, tels que le communisme qui est symbolisé par la faucille et le marteau, ou l'étoile de David qui est l'emblème des juifs, ou la croix qui est le symbole des chrétiens; il est, alors, interdit et prohibé par la Charia de vendre, d'acheter ou de porter un produit contenant une marque de la sorte, que celle-ci soit une marque de nourriture, de boisson ou de vêtement; vu que le fait de porter une marque de ce genre démontre le soutien, le consentement et la loyauté, dans l'apparence, à l'égard des idéologies susdites; même si la personne ne les approuvent pas par son cœur, car il est interdit d'éprouver de la loyauté pour d'autres que les gens qui sont de croyance musulmane.

 

De plus, le Prophète a interdit de porter les vêtements des mécréants, étant donné qu'ils sont propres à eux.

 

Donc, ces vêtements sont, à plus forte raison, interdits s'ils portent des symboles ou représentent des idéologies qui s'opposent à la croyance musulmane.

 

Sur ce, si la marque « Jupiter » ou n’importe qu’elle autre marque - telle que « Nike » qui désigne la déesse de la victoire chez les grecs - représentent un slogan ou un credo et non pas une simple marque commerciale, elle serait interdite par la Charia, ainsi que les vêtements et les chaussures qui portent la marque de l'arbre El-Gharqad (Nitraria retusa ou nitraire à feuilles rétuses).

 

Du reste, la règle générale est celle que nous avons mentionnée au début.

 

Donc, il reste à confirmer si la marque représente ou pas un symbole, afin que le jugement soit appliqué. 

 

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 8 Djoumâda El-Oûla 1427 H, correspondant au 4 Juin 2006 G

Publié par ferkous.com

في التعامل مع علامةٍ تجاريةٍ ذات شعارٍ معيَّنٍ

السؤال : شيخنا الفاضل عندنا منتوج تركي هو عبارة عن قطعة شوكولاطة اسمه

"JUPITER"  يقال: إنه  إله من آلهة الإغريق، فهل يجوز بيعه وشراؤه؟ وبارك الله في علمكم

الجواب: الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله الله رحمة للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فاعلم- رحمك الله- أن القاعدة العامة في التعامل مع مثل هذه العلامات والأسماء التجارية أنه يفرق فيها بين ما إذا كانت مجردَ علامةٍ تجارية، أو كانت تحمل شعارا معينا، سواء كانت هذه العلامة تعبّر عن شعار ديني أو عرقي أو حزبي أو طائفي
فإن كانت هذه العلامات تجارية وضعها صاحب المصنع أو البلد لتعرف سلعته وتميز جودتها عن غيرها، فالظاهر أنه لا حرج في ذلك إن شاء الله تعالى بيعا وشراء
وأما إن كانت هذه العلامة تعبِّر عن شعار أو فكر يناهض مبادئ الشريعة الإسلامية سواء كان الشعار لمبدأ معين، أو عقيدة، أو حضارة، أو طائفة، أو عرق، أو حزب، وذلك مثل شعار الشيوعية المتمثل في المِنجل والمطرقة، وشعار اليهود المتمثل في نجمة داوود، وشعار الصليب بالنسبة للنصارى، فإنه يمنع منه شرعا ولا يجوز أينما كانت  سواء في المأكولات أو المشروبات أو الملبوسات بيعا وشراء واتخاذا، وذلك لأن اتخاذه يدل على المساندة والموافقة والموالاة لتلك الأفكار ظاهرا، وإن كان لا يوافقهم بقلبه لعدم جواز الموالاة إلا لأهل الإيمان والجماعة، والنبي صلى الله عليه وسلم نهى عن ألبسة الكفار لكونها من خصوصياتهم، فمن باب أولى إذا كانت تحمل شعارا فاسدا، أو فكرا كاسدا
وبناء على ماسبق فإن كانت علامة "jupiter" أو غيرها من العلامات مثل"nike" ترمز إلى آلهة النصر عند الإغريق فهي  تعبر عن شعار وعقيدة، لا عن علامة تجارية، فتكون ممنوعة شرعا، ومثلها الألبسة والأحذية المشتملة على علامة شجرة الغرقد
هذا، والقاعدة العامة هي ماذكرته ابتداء، ويبقى تحقيق المناط في كون العلامة شعارا أم لا؟
والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أن الحمد لله رب العالمين، وصلى الله على محمد وآله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلم تسليما

الجزائر في: ٨ جمادى الأولى ١٤٢٧ﻫ

الموافق ﻟ: ٤ جوان ٢٠٠٦م

الفتوى رقم: ٤٤٥

الصنف: فتاوى المعاملات المالية - البيوع

Question : 

 

Est-il permis d’acheter des vêtements qui ont pour origine une divinité (NIKE) sachant que cette divinité n’est plus adorée de nos jours?

 

Que la bénédiction d’Allâh soit sur vous.

 

Réponse de Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Al-Aziz Ibn 'Ali Redâ : 

 

Tant que les faits sont comme mentionnés dans la question, alors il n’est ni autorisé d’acheter ce vêtement ni de le porter.

 

Traduit par Abdelmaleek de Metz

هل يجوز شراء نوع من لباس التي أصلها إله (نايك) علما أن هذا الإله ليس بمعبود الآن بارك الله فيكم ؟

ما دام الواقع كما في السؤال فلا يجوز شراء هذا اللباس ولا لبسه

Réponse de Cheikh Oubeyd Al-Djabiri :

 

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Cheikh 'Ali Redâ Ibn 'Abd Al-Aziz Ibn 'Ali Redâ - الشيخ علي رضا بن عبد الله بن علي رضا

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Choisis ton camp !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Choisis ton camp !

Si Allah et Son prophète sont dans un camp, prends garde à ne pas te trouver dans l’autre camp, car cela te conduira à t’opposer et à te dresser contre eux.

 

En effet, c’est de là que viennent les termes « s’opposer à » (Mushâqqah) et « se dresser contre » (Muhâddah).

 

- Le terme Mushâqqah signifie être du côté opposé (shiqq) à celui de son antagoniste.

 

- Le terme Muhâddah désigne le fait d’être d’un bord (hadd) alors que l’opposant est de l’autre bord. 

 

Ne néglige pas cet enseignement, car les prémices de l’opposition mènent à sa réalisation complète, et s’opposer à Allah et Son prophète en certaines choses conduit à s’opposer à eux en toute chose.

 

Sois donc du côté d’Allah et de Son prophète, même si tous les hommes sont du côté opposé, car ceci présente les conséquences les plus louables et les plus méritoires, et rien n’est plus bénéfique au serviteur que cela, dans ce bas monde avant même l’au-delà.

 

La plupart des créatures choisissent le camp opposé à celui d’Allah et Son prophète, surtout lorsqu’elles se retrouvent dans des situations de peur intense ou de grande espérance, et dans ce cas, le camp d’Allah et de Son prophète est littéralement déserté.

 

Si une personne persiste à y rester, elle est tout de suite taxée de débilité et d’irresponsabilité, voire accusée de folie, comportement hérité des ennemis des messagers.

 

En effet, ces derniers ont accusé les messagers de folie quand ils les ont vus prendre un autre parti que celui de la majorité des gens.

 

Quiconque décide de s’installer dans le camp d’Allah et de Son prophète aura besoin de s’armer de solides connaissances concernant la révélation faite au Prophète et être certain de ses convictions sans qu’aucun doute ne l’assaille.

 

Il aura aussi besoin de patience pour faire face à l’animosité et aux blâmes de ses adversaires.

 

Tout ceci ne pourra se réaliser pour lui qu’à condition de nourrir un profond espoir en Allah et en la demeure dernière, de manière à ce que l’au-delà lui soit plus cher que ce bas monde, et qu’Allah et Son prophète lui soient plus chers que quiconque.

 

Or, dans les débuts, rien n’est plus difficile à supporter pour le serviteur, car son âme, ses passions, sa nature, ses démons, ses frères et ses compagnons de l’autre bord l’invitent à profiter de ce bas monde.

 

S’il décline leur invitation, ils lui déclarent alors la guerre.

 

S’il patiente et fait preuve de fermeté, le secours d’Allah lui parviendra et ce qui lui paraissait difficile deviendra facile, tout comme ce qui lui paraissait douloureux se muera en un vrai plaisir.

 

En effet, le Seigneur étant Reconnaissant, Il fera nécessairement goûter à Son serviteur des plaisirs qui l’attireront vers le camp d’Allah et Son prophète.

 

Il lui montrera les honneurs découlant du choix que le serviteur a fait, ce qui augmentera sa joie et son allégresse, épanouira son cœur qui trouvera alors sa force, son exaltation et son bonheur.

 

Tous ceux qui lui ont déclaré la guerre pour le choix qu’il a fait éprouveront alors soit une certaine crainte révérencielle à son égard, soit feront la paix avec lui, soit le soutiendront, soit le laisseront tranquille.

 

Les rangs de ses alliés se renforceront et ceux de ses ennemis faibliront.

 

Ne crois pas qu’il est si difficile de se ranger du côté d’Allah et de Son prophète, même si tu te retrouves seul, car Allah 3azza wa djal est avec toi.

 

Tu es sous Ses yeux, sous Sa garde et Sa protection.

 

Cependant, Il éprouve ta certitude et ta patience.

 

La meilleure des aides à ce sujet – après l’aide d’Allah – est de se délester de toute convoitise et de toute anxiété.

 

Si tu te délestes de ces deux caractères, se ranger du côté d’Allah et de Son prophète te paraîtra alors aisé, et tu te tiendras toujours de leur côté.

 

Si par contre tu es touché par la convoitise et l’anxiété, n’espère même pas rejoindre leur camp et chasse cette idée de ton esprit. 

 

Si tu te demandes : Qu’est-ce qui pourrait m’aider à me délester de la convoitise et de l’anxiété ? 

Je te réponds : En réalisant l’unicité d’Allah, en t’en remettant à Lui, en Lui faisant confiance, et en gardant à l’esprit qu’aucun bien n’arrive si ce n’est par Sa volonté, et qu’aucun mal ne se dissipe si ce n’est par Sa volonté, et que toute chose dépend de Lui et de personne d’autre.

 

Kitab Al-Fawâ’id, p.175-176

Publié par salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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شرح كتاب حلية طالب العلم (audio en arabe)

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le moment de la journée du vendredi où les invocations sont acceptées

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Le moment de la journée du vendredi où les invocations sont acceptées

Question :

 

L’heure où les invocations sont exaucées est-elle la dernière heure de l’après-midi du vendredi ?

 

Est-il obligatoire pour le musulman d’être à la mosquée à ce moment-là ?

 

De même pour les femmes dans leur foyer ?

 

Réponse :

 

Les avis les plus prépondérants concernant l’heure d’acceptation des invocations le jour du vendredi sont au nombre de deux :

 

-Elle s’étend de la prière du ‘Asr jusqu’au coucher du soleil, pour celui qui est resté assis attendant la prière du Maghrib, en invoquant son Seigneur, qu’il soit à la mosquée ou chez lui, qu’il soit homme ou femme.

Il y a une forte probabilité qu’à ce moment-là l’invocation soit exaucée.

Cependant, il ne convient pas à l’homme d’accomplir la prière du Maghrib, ou une autre, chez lui, sauf pour une excuse valable, comme cela est connue des preuves religieuses.

 

-Elle s’étend du moment où l’imam monte sur la chaire (Minbar) afin de faire le prêche le jour de vendredi, jusqu’à la fin de la prière.

 

C’est donc à ces deux moments que l’invocation a le plus de probabilité d’être acceptée, en raison des hadiths authentiques qui l’indiquent.

 

Mais il est possible que ce soit aussi à un autre moment de la journée et le bienfait d’Allâh سبحانه وتعالى est vaste.

 

L’invocation est aussi acceptée durant la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, pendant la prosternation, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

أقرب ما يكون العبد من ربه وهو ساجد فأكثروا الدعاء

 

«C’est prosterné que le serviteur est le plus proche de son Seigneur.

Multipliez-y donc les invocations.»

Rapporté par Muslim dans son Sahîh d’après Abû Hurayra رضي الله عنه chapitre de la prière, n°482.

 

Muslim رحمه الله a rapporté dans son Sahîh d’après Ibn ‘Abbâs رضي الله عنه ainsi que son père, d’après le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

أما الركوع فعظم فيه الرب، وأما السجود فاجتهدوا في الدعاء فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

 

«Lors de l’inclinaison, glorifiez le Seigneur. Mais lors de la prosternation, faites des efforts dans l’invocation, car il est très possible qu’Allâh réponde à vos invocations.» 

Rapporté par Muslim, chapitre de la prière, n°479.

 

Revue des Recherches n°34, page 142 à 143

 Traduit et publié par fatawaislam.com

 

تحديد ساعة الإجابة في يوم الجمعة وهل يشترط أن يكون الداعي في المسجد؟

آخر ساعة من عصر الجمعة هل هي ساعة الإجابة، وهل يلزم المسلم أن يكون في المسجد في هذه الساعة، وكذلك النساء في المنازل؟

أرجح الأقوال في ساعة الإجابة يوم الجمعة قولان
أحدها : أنها بعد العصر إلى غروب الشمس في حق من جلس ينتظر صلاة المغرب، سواء كان في المسجد أو في بيته يدعو ربه وسواء كان رجلا أو امرأة، فهو حري بالإجابة، لكن ليس للرجل أن يصلي في البيت صلاة المغرب ولا غيرها إلا بعذر شرعي، كما هو معلوم من الأدلة الشرعية
الثاني : أنها من حين يجلس الإمام على المنبر للخطبة يوم الجمعة، إلى أن تقضى الصلاة، فالدعاء في هذين الوقتين حري بالإجابة. وهذان الوقتان هما أحرى ساعات الإجابة يوم الجمعة لما ورد فيهما من الأحاديث الصحيحة الدالة على ذلك، وترجى هذه الساعة في بقية ساعات اليوم، وفضل الله واسع سبحانه وتعالى
ومن أوقات الإجابة في جميع الصلوات فرضها ونفلها: حال السجود. لقوله صلى الله عليه وسلم

أقرب ما يكون العبد من ربه وهو ساجد فأكثروا الدعاء

خرجه مسلم في صحيحه من حديث أبي هريرة رضي الله عنه، وروى مسلم رحمه الله في صحيحه عن ابن عباس رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

أما الركوع فعظم فيه الرب، وأما السجود فاجتهدوا في الدعاء فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

، ومعنى قوله صلى الله عليه وسلم

فقَمِنٌ أن يستجاب لكم

أي حريّ

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La hijama, une thérapeutique remarquable

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La hijama, une thérapeutique remarquable

La hijama est une technique thérapeutique très ancienne, elle a été décrite sur des papyrus datant de -1500 AC dont le fameux papyrus d’Ebers (Curtis,2005).

 

Mais sa particularité est aussi le fait qu’elle fasse partie intégrante de la médecine dite « divine » ou plus communément « prophétique ».

 

On peut citer ici la parole de l’imam Ibn Qayim :

 

« Sa médecine n’est pas semblable à la médecine pratiquée par les médecins.

En effet, la médecine du prophète(prières et salutations d’Allah sur lui) est une médecine certaine, divine, issue de la révélation, fruit de la prophétie et d’une raison parfaite.

Tandis que la médecine des autres(que lui) n’est que présomption, supposition et expérimentation ».

Zad al ma’ad (36/4).

 

Cheikh Ahmed ibn Omar Bazmoul ajoute :

 

« Il est obligatoire pour le musulman qu’il ne doute pas au sujet de la parole du prophète(prières et salutations d’Allah sur lui) et il n’a nul besoin de confirmation par des découvertes récentes ».

Voir « Hujiatul ahadith an-nabawiya al warida fi t-tib wal ‘ilaj ».

 

Il existe ensuite de nombreux récits prophétiques traitant de la hijama et qui viennent légitimer et encourager son recours.

 

Il est rapporté de Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« La meilleure des choses par lesquelles vous vous traitez est la hijama et le costus marin ».

Rapporté par Boukhari (Al fath 150/10) et Muslim (n°1577).

 

A ce sujet, l’imam Ibn Hajar dit:

 

« Ce hadith montre que le recours à la hijama est légiféré et aussi l’encouragement à se traiter par celle-ci, plus particulièrement, lorsque l’on éprouve un besoin en cela ».

Voir Al fath (151/10).

 

Il est aussi rapporté de Ibn Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui) que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« La nuit du voyage nocturne, aucun groupe d’anges ne m’a approché sans qu’ils m’aient tous dit: il t’incombe ô Muhammed de recourir à la hijama »

 

et dans une version de Anas (qu’Allah soit satisfait de lui):

 

« Ordonne à ta communauté la pratique de la hijama ».

Hadith authentique rapporté par Ibn Majah (n°3477-3479), cité dans as-sahiha (n°2263) de cheikh Al Albani.

 

Cheikh Abou abdulbari abdulhamid al ‘arabi dit:

 

« Ce hadith est l’une des preuves les plus grandioses sur le fait que la hijama est un remède divin. Elle renferme, à ce jour, des bienfaits qui échappent encore aux spécialistes de la médecine ». Voir son ouvrage « Iblagh al fahama bi fawaidil hijama ».

 

De nos jours, la hijama ou cupping therapy fait l’objet de nombreuses études cliniques internationales visant à objectiver son potentiel thérapeutique.

 

Les résultats sont probants.

 

Pour exemple, voici une étude concernant l’indication de la hijama dans le traitement des céphalées ou maux de tête (il est, néanmoins, nécessaire d’établir la cause de ces céphalées car elles sont très nombreuses: névralgie, migraine, maladie de Horton, tumeur cérébrale mais aussi hypertension artérielle, sinusite, trouble visuel, stress…).

 

On s’intéresse ici à une étude, réalisée en Iran, étudiant l’intérêt de la hijama dans les migraines et les céphalées de tension(liées au stress) : « The efficacity of wet-cupping in the treatment of tension and migraine headache » de A Ahmadi et al, publiée en 2008 dans la revue « The American Journal of Chinese Medicine » Vol.36, n°1, p37-44.

 

Ainsi, 70 patients présentant une céphalée chronique de type migraine ou de tension ont bénéficié d’une hijama humide à 3 reprises : J1, J14 et J28.

 

Puis, ces patients ont été suivis durant 3 mois en évaluant l’intensité des douleurs au moyen d’une échelle visuelle ainsi que la durée des épisodes douloureux.

 

Le point choisi est «  الكاهل - al kâhil », en regard de la 7e vertèbre cervicale.

 

Résultats : dans 95% des cas, les patients ont décrit une amélioration des symptômes et dans 66% des cas, la douleur, la fréquence des épisodes douloureux et le recours aux médicaments ont diminué de manière significative.

 

Il est ainsi compréhensible de voir l’engouement suscitée par cette thérapeutique à travers le monde que ce soit auprès des professionnels de santé que des gens du commun et plus particulièrement au sein de la communauté musulmane.

 

Revivifier la hijama est donc un projet honorable mais ceci est une responsabilité dont tout le monde ne peux pas se charger.

 

En effet, le praticien de la hijama nécessite d’être formé aux principes fondamentaux de la médecine tels que la physiologie, la physiopathologie et l’anatomie.

 

D’autre part, le praticien désirant pratiquer la hijama se doit de maîtriser la technique d’extraction du sang mais aussi les règles d’asepsie liées à la manipulation du sang.

 

Dans ce sens, il apparaît que les professionnels de santé présentent une plus grande légitimité dans la pratique de la hijama.

 

Je rappelle enfin ce hadith de ‘amru bnu chu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:

 

« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes »

hadith bon rapporté par Abu Dawud, Ibn Majah et d’autres, cité par cheikh Al-albani dans As-sahiha(635).

 

Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah

copié de muslim.sante.free.fr

 

Dr Ait M’hammed Moloud

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La prononciation de l'attestation de foi suffit pour être musulman

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La prononciation de l'attestation de foi suffit pour être musulman

Question :

 

Est-ce que prononcer le premier pilier, l’attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, suffit-elle ou faut-il d’autres choses pour que l’islam d’une personne soit complet ? 

 

Réponse :

 

Si le non-musulman atteste qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah avec sincérité, conviction, sachant ce que cela signifie, et en la mettant en pratique, il devient ainsi musulman à part entière.

 

Puis, on lui demandera de faire la prière et les autres recommandations de l’islam.

 

C’est pour cela que, lorsque le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, envoya Mu‘âdh au Yémen, il lui dit : 

 

« Invite-les à attester qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ; s’ils font cela, informe-les qu’Allah leur a enjoint cinq prières de jour et de nuit.

S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a ordonné une aumône sur leurs biens qui est prise des riches pour être rendue aux pauvres. »

 

Nous remarquons dans ce hadith que, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne leur a ordonné d’accomplir la prière et de s’acquitter de l’aumône légale, qu’après leur avoir enseigné l’unicité (at-Tawhîd) et la croyance au Messager, prière et salut d’Allah sur lui.

 

Par conséquent, si le mécréant prononce l’attestation, il fait partie des musulmans, et par la suite, on lui ordonnera de faire la prière et les autres recommandations de la religion

 

S’il refuse donc de les mettre en pratique, par exemple s’il délaisse la prière, il revient au gouverneur musulman de lui accorder une période durant laquelle il peut se repentir et recommencer à faire la prière ; s’il se repent, il est libre, et sinon, il sera exécuté. 

 

De même, pour les autres obligations de l’islam, il sera traité conformément à la loi islamique. 

 

tiré de « Revue des Recherches Islamiques » 

Tome n°42 page 141 à 142

copié de ajurry.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La garde de l’enfant

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La garde de l’enfant

Lorsqu’après avoir mis tout en œuvre pour établir l’entente entre les époux, on n’y parvient toujours pas, ils sont séparés, soit par une répudiation (Talaq) soit par une dissolution des liens du mariage (Faskh).

Si un enfant est né de cette union, se pose alors la question de la garde.

Il est malheureux de constater que lors de la période « trouble » que représente bien souvent la séparation, les valeurs de l’islam sont trop souvent oubliées, au profit de lois satisfaisant aux passions de l’un ou de l’autre des époux.

On peut s’étonner, une fois encore – et cet étonnement est sans fin, louange à Allah – de la « modernité » de l’islam et des principes clairs et limpides qu’il établit en matière de garde.

Pour en exposer les principales règles, nous suivrons, de nouveau, le cheminement du commentaire de Bulûgh Al-Marâm, en ne retenant que l’essentiel, par souci de concision.

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Le terme Al-Hadânah est dérivé de Al-Hidn qui désigne le giron (ou le flanc), car l’éducateur garde l’enfant dans son giron (à ses côtés).

 

Dans la terminologie religieuse, il désigne le fait de protéger l’enfant, le simple d’esprit ou le fou de ce qui lui est nuisible, de l’élever, et d’agir dans son intérêt.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« Son Seigneur l’agréa alors d’un bon agrément, la fit grandir de la plus belle manière, et Il en confia la garde à Zakariyyâ » [Sourate Âl cImrân, v.37]

 

c’est-à-dire qu’Allah en a fait un responsable, s’attachant à son intérêt, elle était donc sous sa garde et sa protection.

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit à la mère :

 

« Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde, lorsqu’elle est disputée est un droit de l’enfant, mais lorsqu’il y a abandon, c’est une obligation collective (Fard Kifâyah) qui repose sur les proches parents qui doivent prendre en charge l’enfant, le simple d’esprit ou le fou, et si l’un d’eux s’en charge, l’obligation cesse pour les autres.

 

(NdT : C’est là un principe absolu, établi il y a plus de quinze siècles, et dont on distingue à peine les contours aujourd’hui en Occident : l’enfant est au centre de la question de la garde, et c’est son intérêt qui prime. L’enfant n’appartient à aucun des parents, il n’est pas l’objet d’un chantage, d’une vengeance, il est un être à part entière, quel que soit son âge, et l’islam protège ses intérêts. Celui qui agit contrairement à cela commet une injustice dont il aura à répondre devant Allah, et l’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection.)

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit : « Il faut savoir que le Législateur n’a pas fait mention d’un Texte général dans la priorité et le choix de l’un des deux parents.

Les savants sont unanimes pour dire qu’on ne donne pas priorité à l’un des deux parents de manière systématique, mais on donne priorité à celui qui permettra de réaliser l’intérêt de la garde et saura en repousser les méfaits.

Et si l’un des deux parents présente une perversion, l’autre est prioritaire, sans aucun doute. »

 

La vérité est que la garde est une responsabilité qui n’est accordée qu’à celui qui y convient le mieux, et cette aptitude consiste à s’occuper de tout ce qui touche à l’enfant.

 

La Législation ne donne priorité à personne en raison de la parenté, mais elle donne priorité à celui qui en est le plus en droit, le plus capable, le plus apte.

 

C’est ce que veulent signifier les savants, quelle que soit la manière dont ils l’expriment, et l’ordre qu’ils donnent.

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Ceci dit, la mère est plus en droit de garder son enfant, en raison  du hadith de ‘Abd Allah Ibn ‘Amr qui rapporte qu’une femme dit :

 

« Ô Messager d’Allah ! Cet enfant, mon ventre l’a porté, mon sein l’a nourri et mon giron l’a protégé. Son père m’a répudiée et il veut me l’enlever. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder tant que tu ne te remaries pas. »  

[Abû Dâwud (2276)]

 

Enseignements du hadith

 

-La mère est plus en droit que le père d’obtenir la garde de l’enfant, tant que celui-ci est dans le stade de la garde, et ce tant qu’elle ne se remarie pas, et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

-Si la mère se remarie et que le mariage est consommé, son droit de garde cesse, car elle est désormais occupée par son mari qui est plus en droit qu’elle se consacre à lui ; et cette règle fait l’unanimité parmi les savants.

 

Shaykh Ar-Râjihî dit : Ceci, si son nouvel époux n’accepte pas la garde, mais s’il l’accepte, le droit de garde de la mère perdure, ainsi qu’en a décidé le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant la fille de Hamzah, en accordant la garde à sa tante maternelle, lorsque son mari Ja’fâr Ibn Abî Tâlib l’accepta et en demanda la garde.

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Cet exposé détaillé du législateur sage vise à préserver le droit de l’enfant et celui du nouvel époux.

Avant le mariage, la mère se consacre à l’enfant et au fait d’agir dans son intérêt, son droit sur elle perdure donc.

Mais après le mariage, elle négligera un des deux droits : soit celui de son époux, qui est le plus établi ; soit elle se consacre à son époux en négligeant l’enfant qui demande une attention constante.

 

-La priorité donnée à la mère sur le père dans la garde de l’enfant, tant qu’elle s’y consacre exclusivement, est d’une grande sagesse et d’un grand intérêt, car les connaissances de la mère, son expérience, et sa patience sur ses enfants sont des choses qu’on ne trouvera à ce point chez aucun des proches de l’enfant, au premier desquels, le père.

 

As-Shawkânî a dit : « Le hadith est la preuve que la mère a plus de droit sur l’enfant que le père, tant qu’aucun obstacle ne vient s’y opposer, comme le mariage, et Ibn Al-Mundhir a rapporté l’unanimité des savants sur ce point. » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : La garde est conditionnée par le fait qu’elle réalise le but pour lequel elle existe qui est de protéger l’enfant de ce qui lui est nuisible et d’agir dans son intérêt.

Ainsi, si celui à qui la garde est confiée néglige l’enfant, et ne se soucie pas de savoir s’il s’égare ou suit la voie droite, alors son droit de garde cesse.

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si la mère se remarie, la garde revient au père, ceci tant que le transfert de garde n’est pas une cause de perte pour l’enfant, par exemple si le père le confie à une des anciennes coépouses de sa mère, et on connaît la jalousie entre épouses et l’inimitié à laquelle elle peut conduire, et en ce cas l’épouse du père n’agira pas dans l’intérêt de l’enfant.

Dans cette situation, il n’est pas permis d’accorder la garde au père, même si la mère se remarie, mais la mère en est toujours plus en droit.

Et si on craint que tous deux ne perdent l’enfant, la garde est confiée à des proches plus éloignés, car il n’est pas permis de confier l’enfant à celui qui ne le protègera pas et ne l’éduquera pas convenablement.

Donc, si le fait de renvoyer l’enfant chez son père, après le remariage de sa mère, peut amener à sa perte et son manque d’éducation, la garde revient à la mère si elle peut s’acquitter des obligations de la garde, ou alors il est confié à d’autres.

 

-Al-Buhûtî a dit : « Celui qui renonce à son droit de garde, ce droit cesse par le fait qu’il s’en soit détourné, mais il peut le reprendre quand il le souhaite, car il se renouvelle avec le temps, de la même manière que les dépenses. »

 

(NdT : Lorsqu’on étudie le détail de la question à travers les propos des savants, on s’aperçoit donc que c’est l’intérêt de l’enfant qui est privilégié, et avant tout son intérêt religieux, comme nous le verrons plus tard. Ensuite, plus l’enfant est jeune, plus c’est la stabilité affective qui est privilégiée, ainsi Abû Bakr dit au père de l’enfant confié à sa mère : « Son parfum et son toucher sont meilleurs que le miel qu’il trouvera auprès de toi. » Ibn cAbbâs dit : « Le parfum, le lit, et le giron de la mère sont meilleurs que le père pour l’enfant, jusqu’à ce qu’il grandisse et choisisse de lui-même. » Ensuite, il faut considérer là où se situe l’intérêt de l’enfant du point de vue de l’éducation, quel est celui de ses parents qui sera le plus à même de lui apporter ce qui lui sera profitable. Ainsi que l’a énoncé Shaykh Al-Islâm, il n’y a pas d’ordre préétabli s’appliquant en toute situation, une décision spécifique est donc rendue pour chaque cas, et en cas de désaccord, c’est au juge de statuer en fonction de l’intérêt de l’enfant.)

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À l’âge du discernement, l’enfant a le choix, en raison  du hadith de Abû Hurayrah qui rapporte :

 

« Une femme dit : « Ô Messager d’Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m’est utile et qu’il me puise de l’eau du puits d’Abû cInabah. »

Lorsque son mari vint, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère. Prends la main de celui avec lequel tu veux rester. »

L’enfant prit la main de sa mère, et elle partit avec lui. »  

[Abû Dâwud (2277)]

 

Enseignements du hadith

 

Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Lorsque l’enfant parvient à l’âge du discernement, il devient autonome en de nombreuses choses, et ainsi le droit de garde devient similaire entre la mère et le père.

Donc, on lui donne le choix entre son père et sa mère, et celui vers lequel il se dirige le prendra.

[Les savants ont divergé quant à l’âge auquel l’enfant parvient au discernement, certains ont été d’avis qu’il s’agissait de l’âge de sept ans, en raison du hadith :

« Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans » [Abû Dâwud (495)],

alors que d’autres savants sont d’avis que ce sont les aptitudes qui doivent être prises en compte, ainsi l’enfant qui discerne les choses est considéré comme tel, même s’il a moins de sept ans, et la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ne désignerait en ce cas que ce qui est le plus courant.

Concernant l’aptitude recherchée, elle consiste à ce que l’enfant comprenne la situation et ce qu’on lui dit et sache répondre].

 

-La volonté de l’enfant doué de raison de choisir l’un de ses parents est prise en compte, mais Ibn Al-Qayyim dit : « Le choix n’est donné que s’il comporte un intérêt pour l’enfant, ainsi si la mère préserve mieux l’enfant que le père, elle a priorité sur lui. On ne doit pas considérer le choix de l’enfant en ce cas, car il est faible d’esprit et préfère l’oisiveté et le jeu, et s’il choisit celui qui l’aidera en cela, il ne faut pas prendre en considération son choix, et il doit rester avec celui qui lui sera le plus utile, et c’est la seule chose que veut signifier la Législation. »

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Si l’enfant choisit un parent, cela implique-t-il qu’il s’écarte de l’autre ? Non, s’il choisit son père, il reste auprès de lui, mais ce dernier ne doit pas lui interdire de rendre visite à sa mère, sauf s’il craint que cela ne cause un préjudice à l’enfant, en quel cas il sait mieux ce qui convient. Et en l’absence de tout préjudice, il lui est obligatoire de lui permettre de rendre visite à sa mère.

 

-Shaykh Al-Fawzân dit : Si l’enfant ne veut pas choisir [et qu’ils sont tous deux autant dignes d’obtenir la garde], on tire au sort entre les deux parents, et celui qui est désigné obtiendra le droit de garde.

 

-La garde est accordée au parent résident, ainsi si le père réside dans un pays et la mère dans un autre, la garde est accordée au père, de crainte que la lignée de l’enfant ne se perde, en raison de son éloignement vis-à-vis de son père.

Ibn Al-Qayyim dit : « Mais si le père veut porter un préjudice, ruse pour lever la garde de la mère, et voyage afin que l’enfant le suive, cette ruse s’oppose à ce qu’a visé le législateur, et ces formes de ruse ne sont pas permises pour séparer la mère de son enfant de manière à lui rendre difficile le fait de le voir, le rencontrer, et de patienter sur sa perte, et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Quiconque sépare une mère de son enfant [lors d’une vente d’esclaves], Allah le séparera de ceux qu’il aime au Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî (1283)] » 

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : Le hadith concerne un garçon, mais qu’en est-il de fille ?

C’est une question sur laquelle les savants ont divergé : certains ont dit qu’on lui donnait le choix au même titre que le garçon ; d’autres ont dit que le père la prenait, car on peut craindre qu’une jeune fille reste avec sa mère qui ne pourra pas la protéger si un homme violent l’agresse ; et d’autres encore ont dit qu’elle restait avec sa mère jusqu’à la puberté […]

Ce qui est correct est qu’elle reste auprès de sa mère jusqu’à ce qu’elle se marie, sauf si on craint un préjudice, si la mère habite dans une maison qui n’est pas protégée et que les pervers qui escaladent les maisons y sont nombreux, en ce cas, la jeune fille doit être chez son père qui la protègera.

 

(NdT : C’est là un passage très important qui met encore en lumière la sagesse de la Loi d’Allah. L’intérêt de l’enfant est ce qui prime, mais il n’existe pas en islam (sauf cas exceptionnels et motivés) ce qui est malheureusement trop pratiqué de nos jours, de « garde exclusive » qui consiste à ce que la garde soit confiée à l’un des parents, alors que l’autre ne dispose que de « droits de visite » souvent limités à quelques jours dans le mois. C’est là une injustice faite à l’enfant et au parent lésé. Les jurisconsultes ont donné de nombreux exemples des modalités de la garde d’enfant, et bien souvent ils mentionnent que l’enfant passe la journée chez l’un et la nuit chez l’autre, par exemple dans le cas du jeune garçon qui doit faire son éducation ou apprendre un métier avec son père, ou inversement avec la petite fille. Quoi qu’il en soit, tout s’organise autour de l’intérêt de l’enfant, et la permission qui lui est accordée de jouir, quotidiennement ou très régulièrement, de ses deux parents.)

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Concernant la garde de la mécréante ou de la débauchée, Râfic Ibn Sinân rapporte

 

« qu’il a embrassé l’islam alors que sa femme refusa.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) fit asseoir la mère d’un côté, le père de l’autre, et il plaça l’enfant au milieu.

Celui-ci pencha vers sa mère.

Alors le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Ô Allah ! Guide-le. »

L’enfant pencha alors vers son père qui l’emmena avec lui. »  

[Abû Dâwud (2244)]

 

Enseignements du hadith

 

-Shaykh Al-‘Uthaymin dit : L’enfant ne doit pas être laissé au parent mécréant, même si l’enfant le choisit, car cet enfant a penché vers sa mère mécréante, mais le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a invoqué afin qu’Allah le guide, et il a finalement penché vers son père. Si on objecte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas interdit à l’enfant de pencher vers sa mère, mais qu’il a uniquement invoqué Allah, on peut répondre que l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée et qu’elle tient lieu d’interdiction. Ainsi, si le cas se présente aujourd’hui devant le juge, devons-nous simplement invoquer pour l’enfant ou l’empêcher de pencher vers le parent mécréant ? Nous devons l’en empêcher, car l’invocation du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est exaucée, et elle indique que le choix de l’enfant pour sa mère mécréante n’était pas la guidée mais l’égarement et le fourvoiement.

 

-Le but de la garde est d’éduquer l’enfant et le protéger de tout ce qui peut lui nuire, et la plus grande forme d’éducation consiste à préserver sa religion, et la plus grande protection consiste à l’éloigner de la mécréance.

Si la garde est confiée au mécréant, il l’éprouvera dans sa religion, le sortira de l’islam en lui enseignant la mécréance et en l’éduquant sur cela.

C’est là le plus grand préjudice, car la garde de l’enfant n’est établie que pour préserver l’enfant, et aucunement d’une manière qui causera sa perte, et celle de sa religion.

 

-Le responsable doit être musulman si celui dont il assume la garde est musulman, mais si ce dernier est mécréant, et que son père est mécréant, nous ne nous opposons pas à son choix, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen »

[Al-Bukhârî (4775) et Muslim (2658)]

Le mécréant a donc autorité sur ses enfants mécréants, garçons ou filles, mais pas sur l’enfant musulman.

 

(NdT : Nous l’avons-vu plus tôt, c’est avant tout la religion de l’enfant qui doit être préservée. C’est une chose que les parents doivent clairement mettre au centre de leur réflexion, au-delà des querelles, de la rancœur, de l’attachement à l’enfant ; car on parle ici du Paradis ou de l’Enfer, de l’islam ou de la mécréance, de la droiture ou de la perversité, et celui qui aime réellement son enfant veut pour lui ce qui est de meilleur, même si cela lui est difficile. Lorsque les années auront passé, quel bien, le parent qui a gardé l’enfant au détriment de son intérêt religieux, tirera-t-il d’un enfant qui se sera égaré et sera peut-être pour lui source de calamités et malheurs ? Et que dira-t-il lorsqu’Allah l’interrogera sur sa responsabilité ? A l’inverse, quelle joie plus grande que de voir son choix et sa patience récompensée, son enfant devenu grand, suivre la voie droite, faire preuve de piété et de bonté envers ses deux parents ? La garde de l’enfant est une responsabilité, un dépôt, et comme toute responsabilité, elle ne doit être recherchée que si on sait qu’on s’en montrera digne et capable.)

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Reste de nombreuses autres questions annexes, et néanmoins importantes, que nous ne pouvons aborder ici par souci de concision, mais nous voudrions conclure par un point très important qui est : quelle soit la situation, et quel que soit le parent auquel la garde est attribuée, c’est sur le père que repose l’obligation de pourvoir aux besoins de l’enfant, c’est lui qui doit s’acquitter des dépenses nécessaires à son éducation et son développement.

 

Ainsi, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  

« Commence par ceux qui sont à ta charge » [Al-Irwâ’ (834)] ;

et il dit également : « Suffit pour péché d’abandonner celui dont on a la charge. »  [Al-Irwâ’ (894)]

 

La question des moyens financiers, même si elle est prise en compte, n’est donc pas l’élément principal dans le choix du parent, et le père ne peut pas non plus se substituer à cette obligation et faire selon son bon vouloir, car c’est le droit de l’enfant sur lui.

 

Wallahu ‘alam.

 

Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

traduit par salafs.com

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