Hûd et le peuple de ‘Âd

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Hûd et le peuple de ‘Âd

En substance, le peuple de ‘Âd était un peuple arabe rude et mécréant, rejetant la vérité et s’obstinant dans l’adoration des statues. 

 
Allah leur envoya alors un homme issu d’eux-mêmes qui les appela à l’adoration d’Allah, Seul en toute sincérité. 
 
Ils le traitèrent de menteur, le contredirent et le rabaissèrent, et c’est pourquoi Allah les saisit d’un châtiment émanant du Puissant et Omnipotent.
 
Hûd les appela à l’adoration d’Allah, les encouragea à Lui obéir et à demander Son pardon, et leur promit en échange le bien de ce monde et de l’au-delà. 
 
De même qu’il les avertit d’un châtiment en ce monde et dans l’au-delà s’ils s’opposaient à lui. 
 
Mais (traduction rapprochée), «Les notables de son peuple qui ne croyaient pas dirent : Certes, nous voyons que tu es stupide et nous pensons que tu es du nombre des menteurs.» [Al-A’râf, v.66]

 

C’est-à-dire que ce à quoi tu nous appelles n’est qu’une sottise par rapport à notre adoration des statues dont nous espérons aide et subsistance. 
 
De plus, nous pensons que tu mens lorsque tu prétends qu’Allah t’a envoyé.
 
(traduction rapprochée)
 
«Il dit : Ô mon peuple ! Je ne suis pas stupide mais je suis un messager de la part du Seigneur de l’univers. Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un conseiller honnête.» [Al-A’râf, v.67] 
 
C’est-à-dire : ce n’est pas ce que vous pensez, et la transmission d’un message implique l’absence de mensonge dans ce qui est transmis, sans ajouter ni retrancher quoi que ce soit.
 
Cela doit également se faire en toute clarté et éloquence, sans ambiguïté, divergence ou contradiction.

En plus de cette transmission claire, emprunte de douceur et de sincérité, avec la volonté de guider son peuple vers la voie droite. 
 
Hûd ne voulut d’eux aucun salaire et ne leur demanda rien.


Il était sincère envers Allah dans sa prédication et dans le conseil qu’il adressait à Ses créatures.


Il ne chercha de récompense qu’auprès de Celui qui l’a envoyé et qui tient dans Ses Mains les richesses de ce monde et de l’au-delà, et détient le Commandement. 

C’est pour cela qu’il a dit à son peuple (traduction rapprochée) 

«Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas de salaire pour cela. Ma récompense n’incombe qu’à Celui Qui m’a créé. Ne raisonnez-vous pas ?» [Hûd, v.51] 

C’est-à-dire : ne raisonnez-vous donc pas pour voir que je vous appelle à la vérité éclatante pour laquelle témoigne la nature sur laquelle vous avez été créés ?

C’est la religion de vérité avec laquelle fut envoyé Nûh, et pour laquelle Allah a exterminé ceux qui s’en écartaient. 

Je vous appelle vers cette religion et ne vous demande aucun salaire, car je ne cherche de récompense qu’auprès d’Allah qui seul peut amener le bien ou causer du tort. 

C’est pour cela que le croyant évoqué dans la sourate Yâ-Sin dit (traduction rapprochée) :

«Suivez ceux qui ne vous demandent aucun salaire et sont bien guidés. Pourquoi n’adorais-je pas Celui qui m’a créé ? Et c’est vers Lui que vous serez ramenés.» [Yâ-Sîn, v.21-22]


Le peuple de Hûd lui dit également (traduction rapprochée) :
 

«nous n’avons pas foi en toi. Nous dirons plutôt qu’une de nos divinités t’a affligé d’un mal.» [Hûd, v.53-54]

 

Ils disaient : tu n’as apporté aucune preuve extraordi naire qui montrerait la véracité de tes propos, et nous ne sommes pas prêts à délaisser l’adoration des statues en nous fiant uniquement à tes propos, sans aucune preuve pour les appuyer.

Nous pensons plutôt que tu es possédé, et que c’est une de nos divinités qui t’a affligé de ce mal car elle fut en colère contre toi.
 
(traduction rapprochée)

«Il dit : Je prends Allah à témoin - et vous aussi soyez témoins - qu’en vérité, je désavoue ce que vous associez, en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne m’accordez pas de répit.» [Hûd, v.54-55] 

C’est un défi qu’il leur lança, un désaveu et un mépris de leurs divinités, un exposé visant à montrer qu’elles ne possèdent ni bien ni mal, et qu’elles ne sont que des choses dénuées de toute volonté.

Même si, comme vous le prétendez, elles peuvent vous secourir ou amener un bien ou un mal, moi je me désavoue d’elles et les maudits, alors rusez contre moi de toutes vos forces et ne m’accordez aucun répit, serait-ce le temps d’un clin d’œil, je ne me soucie aucunement de vous.
 
(traduction rapprochée)

«Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n’y pas d’être vivant sans qu’Il ne soit soumis à Toi. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin.» [Hûd, v.56]

C’est-à-dire : Je place ma confiance en Allah, cherche assistance auprès de Lui et compte sur Lui car Mon Seigneur n’abandonne jamais ceux qui placent leur confiance en Lui et demandent Son assistance.

En dehors de Lui, je ne me soucie de personne, je ne place ma confiance en aucun autre et n’adore que Lui.

Ceci est une preuve irréfutable que Hûd était bien le Messager et le serviteur d’Allah et que son peuple s’était égaré dans l’adoration d’autres qu’Allah, car ils n’ont pu lui causer aucun tort.

Cela montre la véracité de son message et la fausseté sur laquelle se trouvait son peuple.

Et c’est ce même type d’argument que Nûh utilisa avant lui 
(traduction rapprochée) :

«Raconte-leur l’histoire de Nûh, quand il dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Si mon [long] séjour (parmi vous), et mon rappel des signes d’Allah vous pèsent trop, [sachez que] c’est en Allah que je place ma confiance. Concertez-vous avec vos associés, et ne cachez pas vos desseins. Puis, tranchez sur mon sort et ne m’accordez pas de répit.» [Yûnus, v.71]

Il en fut de même pour Ibrâhîm
(traductions rapprochées) 

«Son peuple polémiqua avec lui, mais il dit : « Polémiqueriez-vous avec moi au sujet d’Allah alors qu’Il m’a guidé ? Je n’ai pas peur des associés que vous Lui donnez. Je ne crains que ce que veut mon Seigneur ; Il est Celui شui embrasse tout de Sa science. Ne vous rappellerez-vous donc pas ? » Et comment craindrais-je les associés que vous Lui donnez, alors que vous ne craignez pas d’associer à Allah ce au sujet de quoi Il n’a fait descendre aucune preuve ? [Dites-moi] donc lequel des deux partis a le plus droit à la sécurité, si vous savez. Ceux qui ont cru et n’ont point entaché leur foi de quelque association, ceux-là ont la sécurité, et ce sont eux les bien guidés. » Tel est l’argument par lequel Nous donnâmes le dessus à Ibrâhîm sur son peuple. Nous élevons en degrés qui Nous voulons. Ton Seigneur est certes Sage et Il sait tout.» [Al-An’âm, v.80-83]

«Les notables de son peuple qui avaient mécru et traité de mensonge la rencontre de l’au-delà, et auxquels Nous avions accordé le luxe dans la vie présente, dirent : « Ce n’est qu’un homme comme vous, qui mange de ce que vous mangez et boit de ce que vous buvez. Si vous obéissez à un homme semblable à vous, vous serez perdants. Vous promet-il que, lorsque vous mourrez et que vous serez poussière et ossements, vous serez ressuscitez ?» [Al-Mu’minûn, v.33-35]

Ils trouvèrent invraisemblable qu’Allah envoie un Messager humain, et c’est un argument souvent utilisé de tout temps par les ignorants mécréants, comme Allah dit
(traductions rapprochées) 

«Est-il étonnant pour les gens, que Nous ayons révélé à un homme d’entre eux : « Avertis les gens »» [Yûnus, v.2]

«Qu’est-ce qui empêcha les gens de croire, quand les preuves claires leur furent parvenues, si ce n’est qu’ils se dirent : « Allah a-t-Il envoyé un être humain en tant que messager ? » Dis : « S’il y avait sur terre à votre place des anges marchant posément, Nous leur aurions fait descendre du ciel un ange en tant que messager.»» [Al-Isrâ’, v.94-95]

C’est pour cela que Hûd dit à son peuple
(traduction rapprochée) :

«Est-ce que vous vous étonnez qu’un rappel vous vienne de votre Seigneur à travers un homme parmi vous, pour qu’il vous avertisse ?» [Al-A’râf, v.23]

C’est-à-dire qu’il n’y a rien d’étonnant à cela, et Allah sait mieux que quiconque où placer Son message.
 
(traduction rapprochée)

«Vous promet-il que, lorsque vous mourrez et que vous serez poussière et ossements, vous serez ressuscitez ? Comme est loin, très loin, ce que l’on vous promet ! Il n’y a que notre vie présente : nous mourons et nous vivons, nous ne serons jamais ressuscités ! Ce n’est qu’un homme qui ment sur Allah et nous ne croirons pas en lui. » Le messager dit : « Seigneur ! Aide-moi contre eux, car ils me traitent de menteur. »» [Al-Mu’minûn, v.35-39]

Cela signifie qu’il leur était improbable que la Résurrection soit une réalité et que les corps se relèvent après avoir été poussière et ossements.

Pour eux, un peuple meurt et un autre le suit, et c’est une croyance de matérialistes.

Quant à ceux qui croient en la réincarnation, ils pensent  revenir sur terre tous les trente-six mille ans, et tout ceci est une ignorance, un mensonge, une mécréance, un égarement, une fausseté, une tromperie sans aucune preuve qui séduit la raison des débauchés mécréants qui ne réfléchissent pas et ne sont pas bien guidés, comme Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«Afin que le cœur de ceux qui ne croient pas en l’au-delà penchent vers [ces paroles], les agréent, et commettent ensuite ce qu’ils commettent.» [Al-An’âm, v.113]

Hûd exhorta son peuple en leur disant 
(traduction rapprochée) 

«Bâtissez-vous dans chaque vallée un monument par amusement ? Édifiez-vous des tours comme si vous alliez vivre éternellement ?» [As-Shu’arâ’, v.128-129]

Il leur dit : Bâtissez-vous sur chaque colline un monument gigantesque comme des palais ou d’autres constructions prestigieuses par frivolité alors que vous n’en avez aucun besoin ?


Il leur dit ceci car ils habitaient dans des tentes et Allah dit à leur sujet
(traduction rapprochée) :

«N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec [le peuple de] ‘Âd, avec Iram, [la cité] aux colonnes, dont jamais pareille ne fut construite parmi les villes.» [Al-Fajr, v.6-8]

Les ‘Âd d’Iram sont les premiers ‘Âd qui habitaient les colonnes qui soutenaient les tentes.

Celui qui prétend qu’Iram est une cité construite d’or et d’argent qui se déplace d’une région à une autre, est dans l’erreur et soutient ce qu’aucune preuve ne peut étayer.

On a dit que les tours évoquées dans le verset désignaient des palais, des volières ou des tours d’eau. Ils espéraient ainsi peupler longuement la terre.
 
(traduction rapprochée)

«Et lorsque vous attaquez violemment les gens, vous le faites avec tyrannie. Craignez donc Allah et obéissez-moi. Craignez Celui qui vous a attribués tous les bienfaits que vous connaissez, qui vous a attribués des bestiaux et des enfants, des jardins et des sources. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible.» [As-Shu’arâ’, v.130-135]

Et parmi ce qu’ils lui dirent
(traduction rapprochée) :

«Es-tu venu à nous pour que nous adorions Allah seul, et que nous délaissions ce que nos ancêtres adoraient ? Fais donc venir le châtiment promis, si tu fais partie des véridiques.» [Al-A’râf, v.70]

C’est-à-dire : Es-tu venu pour que nous adorions Allah Seul, et nous écartions de la voie de nos pères et de nos ancêtres ?
Si tu es véridique, fais venir ce dont tu nous mena ces comme malheur et châtiment, car nous ne te croyons pas et ne te suivrons pas.

Ils dirent également (traduction rapprochée) :

«Peu importe que tu nous exhortes ou non ! Ce n’est que ce qui arrivait habituellement à nos ancêtres. Nous ne serons jamais châtiés !» [As-Shu’arâ’, v.136-138]

Hûd leur répondit
(traduction rapprochée) :

«Vous voilà frappés de la part de votre Seigneur d’un tourment et d’une colère. Allez-vous polémiquer avec moi au sujet de noms que vous et vos ancêtres avez donnés à vos statues, sans qu’Allah ne fasse descendre à ce propos la moindre preuve ? Attendez donc l’arrivée du châtiment ! Moi aussi j’attends avec vous.» [Al-A’râf, v.71]

C’est-à-dire : vous avez mérité le tourment et la colère d’Allah.

Mettrez-vous sur un pied d’égalité l’adoration d’Allah, Seul, sans associé et l’adoration de statues que vous et vos ancêtres ont fabriquées et nommées divinités, alors qu’Allah n’a révélé aucune preuve à ce sujet.

Si vous refusez d’accepter la vérité et persistez dans le faux, il est égal que je vous avertisse ou non, attendez le châtiment d’Allah qui va vous saisir et ne peut être repoussé.


Allah dit
(traductions rapprochées) :

«Le messager dit : « Seigneur ! Aide-moi contre eux, car ils me traitent de menteur. » Allah dit : « Très bientôt, ils regretteront. » Le Cri les atteint en toute justice, puis Nous les rendîmes semblables à l’écume du torrent. Que la malédiction soit sur les injustes !» [Al-Mu’minûn, v.39-41]

«Ils dirent : « Es-tu venu pour nous détourner de nos divinités ? Apporte-nous ce que tu nous promets si tu es du nombre des véridiques. » Il dit : « La science n’est qu’auprès d’Allah. Je vous transmets le message avec lequel j’ai été envoyé. Mais je vois que vous êtes des gens ignorants. » Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. » Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout, par ordre de son Seigneur. » Le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi Nous rétribuons le peuple criminel.» [Al-Ahqâf, v.22-25]


Allah a mentionné la destruction du peuple de ‘Âd dans de nombreux versets comme nous l’avons vu plus tôt, et comme dans Sa Parole
(traductions rapprochées) :

«Or, Nous l’avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons fait périr jusqu’au dernier ceux qui traitaient de mensonges Nos signes et qui n’étaient pas croyants.» [Al-A’râf, v.72]

«Et quand vint Notre ordre, Nous sauvâmes par une miséricorde de Notre part, Hûd et ceux qui avaient cru avec lui. Et Nous les épargnâmes d’un terrible châtiment. Tels sont les ‘Âd ! Ils ont nié les signes de leur Seigneur, désobéi à Ses messagers et suivi le commandement de tout tyran entêté. Et ils furent poursuivis, ici-bas, d’une malédiction, ainsi qu’au Jour de la Résurrection. En vérité les ‘Âd n’ont pas cru en leur Seigneur. Que périssent les ‘Âd, peuple de Hûd !» [Hûd, v.58-60]

«Le Cri les atteint en toute justice, puis Nous les rendîmes semblables à l’écume du torrent. Que la malédiction soit sur les injustes !» [Al-Mu’minûn, v.41]

«Ils le traitèrent donc de menteur. Et nous les fîmes périr. Voilà un signe évident, mais la plupart d’entre eux ne croient pas. Ton Seigneur est vraiment le Puissant, le Très Miséricordieux.» [As-Shu’arâ’, v.139-140]


Allah dit
(traduction rapprochée) :

«Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. » Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout» [Al-Ahqâf, v.24]

Ce fut le premier châtiment qui les atteint, car ils souffraient de sécheresse et de disette.

Ils virent un nuage dans le ciel et pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage porteur d’une pluie bénie, alors qu’il était porteur de châtiment.
 
C’est pour cela qu’Allah dit (traduction rapprochée) :

«C’est ce que vous cherchiez à hâter» lorsque vous vouliez voir le châtiment et que vous disiez : «Apporte-nous ce que tu nous promets si tu es du nombre des véridiques.» [Al-Ahqâf, v.22]

Les exégètes et d’autres rapportent ces propos de l’imam Muhammad Ibn Ishâq Ibn Yasâr qui dit :
 
«Lorsqu’ils s’obstinèrent dans la mécréance, Allah les priva de pluie durant trois ans jusqu’à les épuiser.
 
Or, à cette époque, lorsque les gens étaient confrontés à des malheurs, ils demandaient à Allah de les en délivrer, en s’adressant à Lui auprès de la Maison Sacrée.
 
Les ‘Âd envoyèrent une délégation de soixante-dix hommes afin de demander la pluie sur le territoire sacré.
 
Ils passèrent chez Mu’âwiyah Ibn Bikr aux alentours de la Mecque, il s’arrêtèrent chez lui pour un mois et burent du vin et deux esclaves de Mu’âwiyah chantèrent pour eux.
 
Lorsque le temps passa et que Mu’âwiyah fut gêné de leur demander de partir, il écrivit un poème dans lequel il leur suggérait de partir et il ordonna à ces deux esclaves de le leur réciter. […]

Ils se souvinrent alors de la raison de leur venue et se rendirent à la Maison Sacrée où ils invoquèrent pour leur peuple.
 
Ce fut Qayl Ibn ‘Unuz qui invoqua en leur nom.

Allah envoya alors trois nuages blanc, rouge et noir.

Une voix émanant du ciel dit à Qayl :

« Choisis pour toi (ou pour ton peuple) un nuage ! » 

Il répondit : « Je choisis le nuage noir car c’est celui qui porte le plus de pluie. »

On lui dit alors : « Tu as choisi un nuage de cendres et de feu. Rien ne restera de ‘Âd, ni parent ni enfant. Tous s’éteindront, à l’exception des Banû Al-Lûdhiyyah Al-Hamadâ ! »

Il s’agit d’une branche du peuple de ‘Âd qui habitait La Mecque et qui fut épargnée par le châtiment, et ceux qui survécurent formèrent les seconds ‘Âd.

Allah poussa le nuage noir porteur de châtiment choisi par Qayl Ibn ‘Unuz vers ‘Âd.


Ils le virent arriver depuis une vallée nommée Mughîth et ils se réjouirent en disant
(traduction rapprochée) :

«Voici un nuage qui nous apporte de la pluie.»

Mais Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux, détruisant tout, par ordre de son Seigneur. » Le lendemain on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi Nous rétribuons le peuple criminel.» [Al-Ahqâf, v.24-25]

On rapporte qu’une femme nommée Mahdad fut la première à voir le nuage.

Lorsqu’elle vit ce qu’il contenait elle cria et s’évanouit.

Lorsqu’elle reprit ses esprits, on lui demanda : « Qu’as-tu vu Mahdad ? »

Elle dit : « Un vent contenant des braises de feu tiré par des hommes. »

Allah fit souffler ce vent pendant sept nuits et huit jours continus, et il fit périr tous les ‘Âd. 

Hûd et ceux qui le suivirent parmi les croyants se réfugièrent dans une bergerie et ils ne furent atteints que par ce qui réjouit les âmes et les corps, alors que le vent détruisait tout entre ciel et terre et anéantissait ‘Âd par des pierres. » [ Tafsîr Ibn Kathîr (2/209)]

Ibn Yazîd rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

«
[…] Le peuple de ‘Âd subit une disette, et ils envoyèrent [vers la Mosquée Sacrée] un émissaire appelé Qayl. Il passa chez Mu’âwiyyah Ibn Bikr et resta chez lui un mois à boire du vin et à écouter les chants de ses deux esclaves. Après un mois, il se rendit sur les montagnes de Tihâmah et dit : « Ô Allah ! Tu sais que je ne suis pas venu à un malade pour le guérir et que je n’ai pas libéré d’esclave. Ô Allah ! Accorde aux ‘Âd la pluie que Tu leur accordais dans le passé. On lui présenta des nuages noirs, il en choisit un et on l’appela de ce nuage en disant : « Prends ce nuage de cendres et de feu ! Il ne restera rien de ‘Âd !» […]»
[Ahmad (482), qualifié de hasan par Al-Albânî et Al-Arnâ’ût]

Mais ces textes peuvent désigner les deuxième ‘Âd et non les premiers, car Ibn Ishâq et d’autres évoquent La Mecque qui n’a été bâtie qu’après Ibrâhîm, lorsqu’il y installa Hâjar et son fils Ismâ’îl, et que la tribu de Jurhum s’installa non loin d’eux.

Ceci, alors que les premiers ‘Âd ont vécu avant Ibrâhîm.
 
Les vers de poésie de Mu’âwiyyah sont également cités, alors qu’il s’agit d’une poésie qui ne ressemble pas aux propos des gens de l’époque des premiers ‘Âd.

Ces textes évoquent également un nuage de feu, alors que les premiers ‘Âd ont été détruits par un vent à propos duquel Ibn Mas’ûd et Ibn ‘Abbâs ainsi que de nombreux imams parmi les successeurs des Compagnons ont dit qu’il s’agissait d’un vent glacial et violent.
 
(traduction rapprochée)

«Qu’Allah déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs.» [Al-Hâqqah, v.7]

C’est-à-dire sans interruption des jours durant.

Certains ont dit que cela avait commencé un vendredi, et d’autres ont dit que c’était un mercredi.
 
(traduction rapprochée)

«Tu voyais alors les gens morts comme des troncs de palmiers évidés.» [Al-Hâqqah, v.7]

Allah les a comparés aux troncs de pamiers.


Ils ont été assimilés à des souches de palmiers évidés qui n’ont pas de tête, car le vent emportait les gens dans les airs avant de les faire retomber sur leur tête qui se fracassait sous la violence du choc, comme Allah dit
(traduction rapprochée) 

«Nous avons envoyé contre eux un vent violent et glacial, en un jour terrible et interminable. Il arrachait les gens comme des souches de palmiers déracinés.» [Al-Qamar, v.19-20]

C’est-à-dire en un jour terrible, pendant lequel le châtiment s’est abattu continuellement sur eux.


Quant à ceux qui pensent qu’il s’agit du mercredi [uniquement], c’est une erreur et une opposition au Coran, car Allah dit dans un autre verset 
(traduction rapprochée) :

«Nous déchaînâmes contre eux un vent violent et glacial en des jours néfastes.» [Fussilat, v.16]

Et il est connu qu’il s’agissait de huit jours consécutifs.

Si [seul le mercredi] était un jour néfaste, les sept autres jours auraient été des jours sinistres, ce que personne ne dit.

Ces jours furent néfastes en raison du châtiment qui les atteint.


Allah dit 
(traduction rapprochée) :

«De même pour les ‘Âd, quand Nous envoyâmes contre eux le vent dévastateur.» [Ad-Dhâriyât, v.41]

C’est-à-dire le vent qui n’amène aucun bien, n’amenant aucun nuage [porteur de pluie] et ne fécondant aucun arbre, il n’est que dévastateur.


C’est pour cela qu’Allah dit
(traduction rapprochée) : 

«Ne laissant rien sur son passage sans le réduire en poussière.» [Ad-Dhâriyât, v.42] en une chose insignifiante et dont on ne tire aucun profit.

Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 

«J’ai été secouru par As-Sabâ (le vent d’est) et cÂd a été détruit par Ad-Dabûr (le vent d’ouest).»
[Al-Bukhârî (1035) et Muslim (900)]


Quant à la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) 
 
«Et rappelle-toi le frère des cÂd (Hud) lorsqu’il avertit son peuple à Al-Ahqaf - alors qu’avant et après lui, des avertisseurs sont passés - [en disant]: « N’adorez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible. »» [Al-Ahqâf, v.21]

Ce qui apparaît est qu’il s’agit des premiers ‘Âd, car cela ressemble à la description du peuple de Hûd, mais cela peut également désigner les deuxième ‘Âd, comme cela apparaîtra dans le hadith de ‘Â’ishah.


Quant à la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) 

«Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie. »» [Al-Ahqâf, v.24]

Ils pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage chargé de pluie, alors qu’il ne contenait que le châtiment, ils crurent qu’il était une miséricorde, mais il n’était qu’une punition, ils en espéraient le bien, et n’en obtinrent que le mal.


C’est pourquoi Allah 
(traduction rapprochée) 

«Au contraire ! C’est ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux.» [Al-Ahqâf, v.25]

Ce châtiment peut être ce vent violent, dévastateur, glacial, qui souffla contre eux huit jours et sept nuits, n’épargnant personne, les poursuivants jusque dans les grottes dans les montagnes, les faisant sortir et les exterminant, détruisant également leurs demeures et leurs fortifications.
 
Ainsi, ils se vantaient de leur force en disant : «qui est plus fort que nous ?» et Allah leur envoya une chose plus puissante encore, un vent dévastateur.

On peut également penser que ce vent est la dernière chose qui les ait frappés.

Ceux qui vivaient encore pensèrent qu’il s’agissait d’un nuage de miséricorde leur amenant la pluie.

Mais Allah envoya ce nuage chargé de braises et de feu, comme cela a été rappelé par nombre [de savants].

Ce châtiment serait alors semblable à celui qui atteint le peuple de Madyan, qui fut atteint à la fois par le vent glacial et le châtiment du feu.
 
C’est là le pire des châtiments : être touché par des punitions différentes et opposées, ceci en plus du Cri qu’Allah a cité dans sourate Al-Mu’minûn.
 
Et Allah est plus savant.

[Ibn Kathîr rapporta ensuite deux hadiths très faibles (da’îf jiddan) et il signala lui-même les doutes sur l’authenticité du hadith.]

Il existe un hadith plus clair [dans son authenticité et son sens] dans ce que rapporte ‘Â’ishah :

«Lorsque le vent soufflait, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) disait : « Ô Allah ! Je Te demande le bien [de ce vent], le bien qu’il porte et le bien avec lequel il a été envoyé. Et je cherche protection auprès de Toi contre son mal, le mal qu’il porte et le mal avec lequel il a été envoyé. » Lorsque le ciel se chargeait de nuages, la couleur de son visage changeait et il ne cessait de rentrer et de sortir, et lorsqu’il pleuvait il s’en réjouissait. Je remarquai cela et l’interrogeai à ce sujet, il me dit : 
«Ô cÂ’ishah ! Il se peut que ce soit comme l’a dit le peuple de ‘Âd : «Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent : «Voici un nuage qui nous apporte de la pluie.»»»
[Al-Bukhârî (4829), Muslim (899)]

‘Â’ishah rapporte :

«Je n’ai jamais vu le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) rire au point de voir sa luette, il ne faisait que sourire. Lorsqu’il voyait un nuage ou un vent, cela se voyait sur son visage.
Je dis : «Ô Messager d’Allah ! Lorsque les gens voient un nuage, ils s’en réjouissent en espérant qu’il amène la pluie, mais lorsque qu’un nuage arrive je vois la réprobation sur ton visage ?
Il dit : «Ô ‘Â’ishah ! Qu’est-ce qui m’assure qu’il ne contient pas un châtiment ? Des peuples ont été châtiés par le vent, et d’autres ont subi un punition alors qu’ils disaient : voici un nuage qui nous apporte la pluie.» 
Al-Bukhârî (4829), Muslim (899)

Ce hadith et d’autres montre clairement la différence entre les deux récits que nous avons indiqués plus tôt.
 
Ainsi, le récit cité dans sourate Al-Ahqâf concerne les deuxième ‘Âd, alors que les autres récits dans le Coran concernent les premiers ‘Âd.
 
Et Allah est plus savant.

[Ibn Kathîr conclut ce récit en évoquant le pèlerinage et le lieu de sépulture de Hûd qui serait au Yémen ou à Damas, mais rien d’authentique n’est rapporté à ce sujet.]

قصص الانبياء - L’authentique des récits des prophètes
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Version originale et complète

 

والمقصود أن عاداً كانوا جفاة كافرين، عتاة متمردين في عبادة الأصنام، فأرسل الله فيهم رجلاً منهم يدعوهم إلى الله وإلى إفراده بالعبادة والإخلاص له، فكذبوه وخالفوه وتنقصوه، فأخذهم الله أخذ عزيز مقتدر

فلما أمرهم بعبادة الله ورغبهم في طاعته واستغفاره، ووعدهم على ذلك خير الدنيا والآخرة، وتوعدهم على مخالفة ذلك عقوبة الدنيا والآخرة

قَالَ الْمَلأُ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَوْمِهِ إِنَّا لَنَرَاكَ فِي سَفَاهَةٍ

أي هذا الأمر الذي تدعونا إليه سفه بالنسبة إلى ما نحن عليه من عبادة هذه الأصنام التي يرتجى منها النصر والرزق، ومع هذا نظن أنك تكذب في دعواك أن الله أرسلك

قَالَ يَا قَوْمِ لَيْسَ بِي سَفَاهَةٌ وَلَكِنِّي رَسُولٌ مِنْ رَبِّ الْعَالَمِينَ

 أي ليس الأمر كما تظنون ولا ما تعتقدون

أُبَلِّغُكُمْ رِسَالاَتِ رَبِّي وَأَنَا لَكُمْ نَاصِحٌ أَمِينٌ

. والبلاغ يستلزم عدم الكذب في أصل المبلغ، وعدم الزيادة فيه والنقص منه، ويستلزم أداءه بعبارة فصيحة وجيزة جامعة مانعة لا لبس فيها ولا اختلاف ولا اضطراب
وهو مع هذا البلاغ على هذه الصفة في غاية النصح لقومه والشفقة عليهم، والحرص على هدايتهم، لا يبتغي منهم أجراً، ولا يطلب منهم جعلاً، بل هو مخلص لله عز وجل في الدعوة إليه، والنصح لخلقه، لا يطلب أجره إلا من الذي أرسله، فإن خير الدنيا والآخرة كله في يديه، وأمره إليه، ولهذا قال

يَا قَوْمِ لاَ أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ أَجْراً إِنْ أَجْرِي إِلاَّ عَلَى الَّذِي فَطَرَنِي أَفَلاَ تَعْقِلُونَ

أي أما لكم عقل تميزون به وتفهمون أني أدعوكم إلى الحق المبين الذي تشهد به فطركم التي خلقتم عليها، وهو دين الحق الذي بعث الله به نوحاً وهلك من خالفه من الخلق. وها أنا أدعوكم إليه ولا أسألكم أجراً عليه، بل أبتغي ذلك عند الله مالك الضر والنفع. ولهذا قال مؤمن - يس

اتَّبِعُوا مَنْ لاَ يَسْأَلُكُمْ أَجْراً وَهُمْ مُهْتَدُونَ، وَمَا لِي لاَ أَعْبُدُ الَّذِي فَطَرَنِي وَإِلَيْهِ تُرْجَعُونَ

وقال قوم هود له فيما قالوا

يَا هُودُ مَا جِئْتَنَا بِبَيِّنَةٍ وَمَا نَحْنُ بِتَارِكِي آلِهَتِنَا عَنْ قَوْلِكَ وَمَا نَحْنُ لَكَ بِمُؤْمِنِينَ، إِنْ نَقُولُ إِلاَّ اعْتَرَاكَ بَعْضُ آلِهَتِنَا بِسُوءٍ

يقولون ما جئتنا بخارق يشهد لك بصدق ما جئت به، وما نحن بالذين نترك عبادة أصنامنا عن مجرد قولك؛ بلا دليل أقمته ولا برهان نصبته، وما نظن إلا أنك مجنون فيما تزعمه. وعندنا أنه إنما أصابك هذا لأن بعض آلهتنا غضب عليك فأصابك في عقلك فاعتراك جنون بسبب ذلك. وهو قولهم

إِنْ نَقُولُ إِلاَّ اعْتَرَاكَ بَعْضُ آلِهَتِنَا بِسُوءٍ

قَالَ إِنِّي أُشْهِدُ اللَّهَ وَاشْهَدُوا أَنِّي بَرِيءٌ مِمَّا تُشْرِكُونَ، مِنْ دُونِهِ فَكِيدُونِي جَمِيعاً ثُمَّ لاَ تُنْظِرُونِي

وهذا تحد منه لهم، وتبرأ من آلهتهم وتنقص منه لها، وبيان أنها لا تنفع شيئاً ولا تضر، وأنها جماد حكمها حكمه وفعلها فعله. فإن كانت كما تزعمون من أنها تنصر وتنفع وتضر فها أنا بريء منها لاعن لها

فكيدوني جميعاً ثم لا تنظرون

أنتم جميعاً بجميع ما يمكنكم أن تصلوا إليه وتقدروا عليه، ولا تؤخروني ساعة واحدة ولا طرفة عين فإني لا أبالي بكم ولا أفكر فيكم، ولا أنظر إليكم

إِنِّي تَوَكَّلْتُ عَلَى اللَّهِ رَبِّي وَرَبِّكُمْ مَا مِنْ دَابَّةٍ إِلاَّ هُوَ آخِذٌ بِنَاصِيَتِهَا إِنَّ رَبِّي عَلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ

أي أنا متوكل على الله ومتأيد به، وواثق بجنابه الذي لا يضيع من لاذ به واستند إليه، فلست أبالي مخلوقاً سواه، لست أتوكل إلا عليه ولا أعبد إلا إياه
وهذا وحده برهان قاطع على أن هوداً عبد الله ورسوله، وأنهم على جهل وضلال في عبادتهم غير الله؛ لأنهم لم يصلوا إليه بسوء ولا نالوا منه مكروهاً. فدل على صدقه فيما جاءهم به، وبطلان ما هم عليه وفساد ما ذهبوا إليه
وهذا الدليل بعينه قد استدل به نوح عليه السلام قبله في قوله

يَا قَوْمِ إِنْ كَانَ كَبُرَ عَلَيْكُمْ مَقَامِي وَتَذْكِيرِي بِآيَاتِ اللَّهِ فَعَلَى اللَّهِ تَوَكَّلْتُ فَأَجْمِعُوا أَمْرَكُمْ وَشُرَكَاءَكُمْ ثُمَّ لاَ يَكُنْ أَمْرُكُمْ عَلَيْكُمْ غُمَّةً ثُمَّ اقْضُوا إِلَيَّ وَلاَ تُنْظِرُونِي

وهكذا قال الخليل عليه السلام

وَلاَ أَخَافُ مَا تُشْرِكُونَ بِهِ إِلاَّ أَنْ يَشَاءَ رَبِّي شَيْئاً وَسِعَ رَبِّي كُلَّ شَيْءٍ عِلْماً أَفَلا تَتَذَكَّرُون، وَكَيْفَ أَخَافُ مَا أَشْرَكْتُمْ وَلا تَخَافُونَ أَنَّكُمْ أَشْرَكْتُمْ بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ عَلَيْكُمْ سُلْطَاناً فَأَيُّ الْفَرِيقَيْنِ أَحَقُّ بِالأَمْنِ إِنْ كُنتُمْ تَعْلَمُون، الَّذِينَ آمَنُوا وَلَمْ يَلْبِسُوا إِيمَانَهُمْ بِظُلْمٍ أُوْلَئِكَ لَهُمْ الأَمْنُ وَهُمْ مُهْتَدُونَ وَتِلْكَ حُجَّتُنَا آتَيْنَاهَا إِبْرَاهِيمَ عَلَى قَوْمِهِ نَرْفَعُ دَرَجَاتٍ مَنْ نَشَاءُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ
وَقَالَ الْمَلأُ مِنْ قَوْمِهِ الَّذِينَ كَفَرُوا وَكَذَّبُوا بِلِقَاءِ الآخِرَةِ وَأَتْرَفْنَاهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا مَا هَذَا إِلا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يَأْكُلُ مِمَّا تَأْكُلُونَ مِنْهُ وَيَشْرَبُ مِمَّا تَشْرَبُون، وَلَئِنْ أَطَعْتُمْ بَشَراً مِثْلَكُمْ إِنَّكُمْ إِذاً لَخَاسِرُون، أَيَعِدُكُمْ أَنَّكُمْ إِذَا مِتُّمْ وَكُنتُمْ تُرَاباً وَعِظَاماً أَنَّكُمْ مُخْرَجُونَ

استبعدوا أن يبعث الله رسولاً بشرياً. وهذه الشبهة أدلى بها كثير من جهلة الكفرة قديماً وحديثاً، كما قال تعالى

أَكَانَ لِلنَّاسِ عَجَباً أَنْ أَوْحَيْنَا إِلَى رَجُلٍ مِنْهُمْ أَنْ أَنْذِرْ النَّاسَ

وقال تعالى

وَمَا مَنَعَ النَّاسَ أَنْ يُؤْمِنُوا إِذْ جَاءَهُمْ الْهُدَى إِلاَّ أَنْ قَالُوا أَبَعَثَ اللَّهُ بَشَراً رَسُولاً، قُلْ لَوْ كَانَ فِي الأَرْضِ مَلائِكَةٌ يَمْشُونَ مُطْمَئِنِّينَ لَنَزَّلْنَا عَلَيْهِمْ مِنْ السَّمَاءِ مَلَكاً رَسُولاً
ولهذا قال لهم هود عليه السلام

أَوَعَجِبْتُمْ أَنْ جَاءَكُمْ ذِكْرٌ مِنْ رَبِّكُمْ عَلَى رَجُلٍ مِنْكُمْ لِيُنذِرَكُمْ

أي ليس هذا بعجيب: فإن الله أعلم حيث يجعل رسالته
وقوله

أَيَعِدُكُمْ أَنَّكُمْ إِذَا مِتُّمْ وَكُنتُمْ تُرَاباً وَعِظَاماً أَنَّكُمْ مُخْرَجُون، هَيْهَاتَ هَيْهَاتَ لِمَا تُوعَدُونَ، إِنْ هِيَ إِلاّ حَيَاتُنَا الدُّنْيَا نَمُوتُ وَنَحْيَا وَمَا نَحْنُ بِمَبْعُوثِينَ، إِنْ هُوَ إِلاَّ رَجُلٌ افْتَرَى عَلَى اللَّهِ كَذِباً وَمَا نَحْنُ لَهُ بِمُؤْمِنِينَ، قَالَ رَبِّ انصُرْنِي بما كذبون

استبعدوا الميعاد وأنكروا قيام الأجساد بعد صيرورتها تراباً وعظاماً، وقالوا: {هَيْهَاتَ هَيْهَاتَ}، أي بعيد بعيد هذا الوعد

إِنْ هِيَ إِلاّ حَيَاتُنَا الدُّنْيَا نَمُوتُ وَنَحْيَا وَمَا نَحْنُ بِمَبْعُوثِينَ

أي يموت قوم ويحيا آخرون. وهذا هو اعتقاد الدهرية، كما يقول بعض الجهلة من الزنادقة: أرحام تدفع وأرض تبلع
وأما الدورية فهم الذين يعتقدون أنهم يعودون إلى هذه الدار بعد كل ستة وثلاثين ألف سنة
وهذا كله كذب وكفر وجهل وضلال، وأقوال باطلة وخيال فاسد بلا برهان ولا دليل، يستميل عقل الفجرة الكفرة من بني آدم الذين لا يعقلون ولا يهتدون، كما قال تعالى

وَلِتَصْغَى إِلَيْهِ أَفْئِدَةُ الَّذِينَ لاَ يُؤْمِنُونَ بِالآخِرَةِ وَلِيَرْضَوْهُ وَلِيَقْتَرِفُوا مَا هُمْ مُقْتَرِفُونَ

وقال لهم فيما وعظهم به

أَتَبْنُونَ بِكُلِّ رِيعٍ آيَةً تَعْبَثُون، وَتَتَّخِذُونَ مَصَانِعَ لَعَلَّكُمْ تَخْلُدُونَ

. يقول لهم: أتبنون بكل مكان مرتفع بناء عظيماً هائلاً كالقصور ونحوها، تعبثون ببنائها لأنه لا حاجة لكم فيه، وما ذاك إلا لأنهم كانوا يسكنون الخيام، كما قال تعالى

ألم تَرَى كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِعَادٍ، ارَمَ ذَاتِ الْعِمَادِ، الَّتِي لَمْ يُخْلَقْ مِثْلُهَا فِي الْبِلاَدِ

فعاد ارم هم عاد الأولى الذين كانوا يسكنون الأعمدة التي تحمل الخيام
ومن زعم أن "ارم" مدينة من ذهب وفضة وهي تنتقل في البلاد، فقد غلط وأخطأ، وقال ما لا دليل عليه
وقوله: {وَتَتَّخِذُونَ مَصَانِعَ} قيل هي القصور، وقيل بروج الحمام وقيل مآخذ الماء {لَعَلَّكُمْ تَخْلُدُونَ} أي رجاء منكم أن تعمروا في هذه الدار أعماراً طويلة

وَإِذَا بَطَشْتُمْ بَطَشْتُمْ جَبَّارِينَ، فَاتَّقُوا اللَّهَ وَأَطِيعُونِي، وَاتَّقُوا الَّذِي أَمَدَّكُمْ بِمَا تَعْلَمُون، أَمَدَّكُمْ بِأَنْعَامٍ وَبَنِينَ، وَجَنَّاتٍ وَعُيُونٍ، إِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ عَظِيمٍ
وقالوا له مما قالوا

أَجِئْتَنَا لِنَعْبُدَ اللَّهَ وَحْدَهُ وَنَذَرَ مَا كَانَ يَعْبُدُ آبَاؤُنَا فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنتَ مِنْ الصَّادِقِينَ

أي جئتنا لنعبد الله وحده، ونخالف آباءنا وأسلافنا وما كانوا عليه؟ فإن كنت صادقاً فيما جئت به فأتنا بما تعدنا من العذاب والنكال، فإنا لا نؤمن بك ولا نتبعك ولا نصدقك
كما قالوا

سَوَاءٌ عَلَيْنَا أَوَعَظْتَ أَمْ لَمْ تَكُنْ مِنْ الْوَاعِظِينَ، إِنْ هَذَا إِلا خُلُقُ الأَوَّلِينَ، وَمَا نَحْنُ بِمُعَذَّبِينَ

. أما على قراءة فتح الخاء، فالمراد به اختلاق الأولين، أي أن هذا الذي جئت به إلا اختلاق منك، أخذته من كتب الأولين. هكذا فسره غير واحد من الصحابة والتابعين. وأما على قراءة ضم الخاء واللام - فالمراد به الدين، أي أن هذا الدين الذي نحن عليه إلا دين الأباء والأجداد من الأسلاف، ولن نتحول عنه ولا نتغير، ولا نزال متمسكين به
ويناسب كلا القراءتين الأولى والثانية قولهم: {وَمَا نَحْنُ بِمُعَذَّبِينَ}. قال

قَدْ وَقَعَ عَلَيْكُمْ مِنْ رَبِّكُمْ رِجْسٌ وَغَضَبٌ أَتُجَادِلُونَنِي فِي أَسْمَاءٍ سَمَّيْتُمُوهَا أَنْتُمْ وَآبَاؤُكُمْ مَا نَزَّلَ اللَّهُ بِهَا مِنْ سُلْطَانٍ فَانتَظِرُوا إِنِّي مَعَكُمْ مِنْ الْمُنتَظِرِينَ

أي قد استحققتم بهذه المقالة الرجس والغضب من الله، أتعارضون عبادة الله وحده لا شريك له بعبادة أصنام أنتم نحتموها وسميتموها آلهة من تلقاء أنفسكم؟ اصطلحتم عليها أنتم وآباؤكم، ما نزل الله بها من سلطان. أي لم ينزل على ما ذهبتم إليه دليلاً ولا برهاناً. وإذ أبيتم قبول الحق وتماديتم في الباطل، وسواء عليكم أنهيتكم عما أنتم فيه أم لا، فانتظروا الآن عذاب الله الواقع بكم، وبأسه الذي لا يرد ونكاله الذي لا يصد
وقال تعالى

قَالَ رَبِّ انصُرْنِي بِمَا كَذَّبُونِي، قَالَ عَمَّا قَلِيلٍ لَيُصْبِحُنَّ نَادِمِينَ، فَأَخَذَتْهُمْ الصَّيْحَةُ بِالْحَقِّ فَجَعَلْنَاهُمْ غُثَاءً فَبُعْداً لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

 وقال تعالى

قَالُوا أَجِئْتَنَا لِتَأْفِكَنَا عَنْ آلِهَتِنَا فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنْتَ مِنْ الصَّادِقِينَ، قَالَ إِنَّمَا الْعِلْمُ عِنْدَ اللَّهِ وَأُبَلِّغُكُمْ مَا أُرْسِلْتُ بِهِ وَلَكِنِّي أَرَاكُمْ قَوْماً تَجْهَلُونَ، فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ، تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ بِأَمْرِ رَبِّهَا فَأَصْبَحُوا لَا يُرَى إِلا مَسَاكِنُهُمْ كَذَلِكَ نَجْزِي الْقَوْمَ الْمُجْرِمِينَ

وقد ذكر الله تعالى خبر إهلاكهم في غير آية كما تقدم مجملاً ومفصلاً، كقوله

فَأَنجَيْنَاهُ وَالَّذِينَ مَعَهُ بِرَحْمَةٍ مِنَّا وَقَطَعْنَا دَابِرَ الَّذِينَ كَذَّبُوا بِآيَاتِنَا وَمَا كَانُوا مُؤْمِنِينَ

وكقوله

وَلَمَّا جَاءَ أَمْرُنَا نَجَّيْنَا هُوداً وَالَّذِينَ آمَنُوا مَعَهُ بِرَحْمَةٍ مِنَّا وَنَجَّيْنَاهُمْ مِنْ عَذَابٍ غَلِيظٍ، وَتِلْكَ عَادٌ جَحَدُوا بِآيَاتِ رَبِّهِمْ وَعَصَوْا رُسُلَهُ وَاتَّبَعُوا أَمْرَ كُلِّ جَبَّارٍ عَنِيدٍ، وَأُتْبِعُوا فِي هَذِهِ الدُّنْيَا لَعْنَةً وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ أَلا إِنَّ عَاداً كَفَرُوا رَبَّهُمْ أَلا بُعْداً لِعَادٍ قَوْمِ هُودٍ

 وكقوله

فَأَخَذَتْهُمْ الصَّيْحَةُ بِالْحَقِّ فَجَعَلْنَاهُمْ غُثَاءً فَبُعْداً لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

وقال تعالى

فَكَذَّبُوهُ فَأَهْلَكْنَاهُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَةً وَمَا كَانَ أَكْثَرُهُمْ مُؤْمِنِينَ، وَإِنَّ رَبَّكَ لَهُوَ الْعَزِيزُ الرَّحِيمُ

وأما تفصيل إهلاكهم فلما قال تعالى

فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيم

كان هذا أول ما ابتدأهم العذاب، أنهم كانوا ممحلين مسنتين، فطلبوا السقيا فرأوا عارضاً في السماء وظنوه سقيا رحمة، فإذا هو سقيا عذاب. ولهذا قال تعالى: {بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ} أي من وقوع العذاب وهو قولهم

{فَأْتِنَا بِمَا تَعِدُنَا إِنْ كُنْتَ مِنْ الصَّادِقِينَ}

ومثلها في الأعراف
وقد ذكر المفسرون وغيرهم هاهنا الخبر الذي ذكره الإمام مُحَمْد بن إسحاق بن يسار قال: فلما أبوا إلا الكفر بالله عز وجل، أمسك عنهم القطر ثلاث سنين، حتى جهدهم ذلك قال: وكان الناس إذا جهدهم أمر في ذلك الزمان فطلبوا من الله الفرج منه إنما يطلبونه بحرمة ومكان بيته. وكان معروفاً عند أهل ذلك الزمان، وبه العماليق مقيمون، وهم من سلالة عمليق بن لاوذ بن سام بن نوح، وكان سيدهم إذ ذاك رجلاً يقال إنه معاوية بن بكر، وكانت أمه من قوم عاد واسمها جلهدة ابنة الخيبري. قال: فبعث عاد وفداً قريباً من سبعين رجلاً ليستسقوا لهم عند الحرم، فمروا بمعاوية بن بكر بظاهر مكة، فنزلوا عليه فأقاموا عنده شهراً، يشربون الخمر، وتغنيهم الجرادتان، قينتان لمعاوية وكانوا قد وصلوا إليه في شهر. فلما طال مقامهم عنده، وأخذته شفقة على قومه، واستحيا منهم أن يأمرهم بالانصراف - عمل شعراً يعرض لهم فيه بالانصراف، وأمر القينتين أن تغنيهم به، فقال
ألا يا قيل ويحك قم فهينم ** لعل الله يمنحنا غماما
فيسقي أرض عاد إن عادا ** قد أمسوا لا يبينون الكلاما
من العطش الشديد فليس نرجو * به الشيخ الكبير ولا الغلاما
وقد كانت نساؤهم بخير ** فقد أمست نساؤهم أيامى
وإن الوحش يأتيهم جهارا ** ولا يخشى لعادي سهاما
وأنتم ها هنا فيما اشتهيتم ** نهاركم وليلكم تماما
فقبح وفدكم من وفد قوم ** ولا لقوا التحية والسلاما
قال: فعند ذلك تنبه القوم لما جاءوا له، فنهضوا إلى الحرم ودعوا لقومهم، فدعا داعيهم وهو قيل بن عنز، فأنشأ الله سحابات ثلاثاً: بيضاء وحمراء وسوداء، ثم ناداه مناد من السماء: اختر لنفسك أو لقومك من هذا السحاب، فقال: اخترت السحابة السوداء فإنها أكثر السحاب ماء، فناداه مناد: اخترت رماد رمددا، لا تبقي من عاد أحداً، لا والداً يترك ولا ولداً إلا جعلته همداً إلا بني اللوذية الهمدا. قال وهم من بطن عاد كانوا مقيمين بمكة، فلم يصبهم ما أصاب قومهم. قال: ومن بقي من أنسابهم وأعقابهم هم عاد الآخرة
قال: وساق الله السحابة السوداء التي اختارها قيل بن عنز بما فيها من النقمة إلى عاد، حتى تخرج عليهم من واد يقال له المغيث، فلما رأوها استبشروا، وقالوا هذا عارض ممطرنا، فيقول تعالى

بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ، تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ بِأَمْرِ رَبِّهَا

أي تهلك كل شيء أمرت به
فكان أول من أبصر ما فيها وعرف أنها ريح فيما يذكرون امرأة من عاد يقال لها "مهد" فلما تبينت ما فيها صاحت ثم صعقت. فلما أفاقت قالوا ما رأيت يا مهد؟ قالت رأيت ريحاً فيها شبه النار أمامها رجال يقودونها، فسخرها الله عليهم سبع ليال وثمانية أيام حسوماً، والحسوم الدائمة؛ فلم تدع من عاد أحداً إلا هلك
قال: واعتزل هود عليه السلام - فيما ذكر لي - في حظيرة هو ومن معه من المؤمنين، ما يصيبهم إلا ما تلين عليه الجلود، وتلذ الأنفس، وإنها لتمر على عاد بالظعن فيما بين السماء والأرض، وتدمغهم بالحجارة. وذكر تمام القصة
وقد روى الإمام أحمد حديثاً في "مسنده" يشبه هذه القصة فقال: حَدَّثَنا زيد بن الحباب، حدثني أبو المنذر سلام بن سليمان النحوي، حَدَّثَنا عاصم بن أبي النجود، عن أبي وائل، عن الحارث - وهو ابن حسان - ويقال ابن زيد البكري، قال: خرجت أشكو العلاء بن الحضرمي إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فمررت بالربذة، فإذا عجوز من بني تميم منقطع بها، فقالت لي: يا عبد الله إن لي إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم حاجة، فهل أنت مبلغي إليه؟ قال: فحملتها فأتيت المدينة، فإذا المسجد غاص بأهله، وإذا راية سوداء تخفق، وإذا بلال متقلد السيف بين يدي رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فقلت: ما شأن الناس؟ قالوا: يريد أن يبعث عمرو بن العاص وجهاً
قال: فجلست، قال: فدخل منزله - أو قال رحله - فاستأذنت عليه فأذن لي، فدخلت فسلمت فقال: "هل كان بينكم وبين بني تميم شيء"؟ فقلت: نعم. وكانت لنا الدائرة عليهم ومررت بعجوز من بني تميم منقطع بها، فسألتني أن أحملها إليك، وها هي بالباب. فأذن لها فدخلت، فقلت يا رسول الله: إن رأيت أن تجعل بيننا وبين بني تميم حاجزاً، فاجعل الدهناء، فإنها كانت لنا، قال: فحميت العجوز واستوفزت وقالت: يا رسول الله، فإلى أين يضطر مضطرك؟ قال: فقلت: إن مثلي ما قال الأول: "معزى حملت حتفها" حملت هذه الأمة ولا أشعر أنها كانت لي خصماً، أعوذ بالله ورسوله أن أكون كوافد عاد، قال: هيه وما وافد عاد؟ وهو أعلم بالحديث مني ولكن يستطعمه. قلت: إن عاداً قحطوا فبعثوا وافداً لهم يقال له قيل، فمر بمعاوية بن بكر فأقام عنده شهراً يسقيه الخمر، وتغنيه جاريتان يقال لهما الجرادتان، فلما مضى الشهر خرج إلى جبال تهامة، فقال: اللهم إنك تعلم أني لم أجئ إلى مريض فأداويه، ولا إلى أسير فأفاديه، اللهم اسق عاداً ما كنت تسقيه. فمرت به سحابات سود، فنودي: منها اختر. فأومأ إلى سحابة منها سوداء، فنودي منها: خذها رماداً رمدداً، لا تبقي من عاد أحداً. قال: فلما بلغني أنه بعث عليهم من الريح إلا كقدر ما يجري في خاتمي هذا من الريح حتى هلكوا
قال أبو وائل: وصدق، وكانت المرأة والرجل إذا بعثوا وافداً لهم قالوا: لا تكن كوافد عاد
وهكذا رواه الترمذي عن عبد بن حميد، عن زيد بن الحباب به. ورواه النسائي من حديث سلام أبي المنذر عن عاصم بن بهدلة، ومن طريقه رواه ابن ماجة. وهكذا أورد هذا الحديث وهذه القصة عند تفسير هذه القصة غير واحد من المفسرين كابن جرير
وغيره
وقد يكون هذا السياق لإهلاك عاد الآخرة؛ فإن فيما ذكره ابن إسحاق وغيره ذكر لمكة، ولم تبن إلا بعد إبراهيم الخليل، حين أسكن فيها هاجر وابنه إسماعيل، فنزلت جرهم عندهم كما سيأتي، وعاد الأولى قبل الخليل، وفيه ذكر معاوية بن بكر وشعره، وهو من الشعر المتأخر عن زمان عاد الأولى، ولا يشبه كلام المتقدمين. وفيه أن في تلك السحابة شرر نار، وعاد الأولى إنما أهلكوا بريح صرصر. وقد قال ابن مسعود وابن عبَّاس وغير واحد من أئمة التابعين: هي الباردة، والعاتية الشديد الهبوب

سَخَّرَهَا عَلَيْهِمْ سَبْعَ لَيَالٍ وَثَمَانِيَةَ أَيَّامٍ حُسُوماً

أي كوامل متتابعات. قيل كان أولها الجمعة، وقيل الأربعاء

فَتَرَى الْقَوْمَ فِيهَا صَرْعَى كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ خَاوِيَةٍ

شبههم بأعجاز النخل التي لا رؤوس لها، وذلك لأن الريح كانت تجيء إلى أحدهم فتحمله فترفعه في الهواء؛ ثم تنكسه على أم رأسه فتشدخه فيبقى جثة بلا رأس، كما قال

إِنَّا أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحاً صَرْصَراً فِي يَوْمِ نَحْسٍ مُسْتَمِرٍّ

أي في يوم نحس عليهم، مستمر عذابه عليهم

تَنزِعُ النَّاسَ كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ مُنْقَعِرٍ

ومن قال أن اليوم النحس المستمر هو يوم الأربعاء وتشاءم به لهذا الفهم، فقد أخطأ وخالف القرآن؛ فإنه قال في الآية الأخرى

فَأَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحاً صَرْصَراً فِي أَيَّامٍ نَحِسَاتٍ

ومعلوم أنها ثمانية أيام متتابعات، فلو كانت نحسات في أنفسها لكانت جميع الأيام السبعة المندرجة فيها مشئومة، وهذا لا يقوله أحد، وإنما المراد في أيام نحسات، أي عليهم
وقال تعالى

وَفِي عَادٍ إِذْ أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ الرِّيحَ الْعَقِيمَ

أي التي لا تنتج خيراً، فإن الريح المفردة لا تثير سحاباً ولا تلقح شجراً، بل هي عقيم لا نتيجة خير لها، ولهذا قال

مَا تَذَرُ مِنْ شَيْءٍ أَتَتْ عَلَيْهِ إِلاَّ جَعَلَتْهُ كَالرَّمِيمِ

أي كالشيء البالي الفاني الذي لا ينتفع به بالكلية
وقد ثبت في "الصحيحين" من حديث شعبة عن الحكم عن مجاهد عن ابن عبَّاس عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال

نصرت بالصبا، وأهلكت عاد بالدبور

وأما قوله تعالى

وَاذْكُرْ أَخَا عَادٍ إِذْ أَنْذَرَ قَوْمَهُ بِالأَحْقَافِ وَقَدْ خَلَتْ النُّذُرُ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ وَمِنْ خَلْفِهِ أَلا تَعْبُدُوا إِلا اللَّهَ إِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُمْ عَذَابَ يَوْمٍ عَظِيمٍ

فالظاهر أن عاداً هذه هي عاد الأولى؛ فإن سياقها شبيه بسياق قوم هود وهم الأولى. ويحتمل أن يكون المذكورون في هذه القصة هم عاد الثانية. ويدل على ما ذكرنا وما سيأتي من الحديث عن عائشة رضي الله عنها
وأما قوله

فَلَمَّا رَأَوْهُ عَارِضاً مُسْتَقْبِلَ أَوْدِيَتِهِمْ قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا

فإن عاداً لما رأوا هذا العارض وهو الناشئ في الجو كالسحاب ظنوه سحاب مطر، فإذا هو سحاب عذاب. اعتقدوه رحمة فإذا هو نقمة رجوا فيه الخير فنالوا منه غاية الشر. قال تعالى: {بَلْ هُوَ مَا اسْتَعْجَلْتُمْ بِهِ} أي من العذاب، ثم فسره بقوله: {رِيحٌ فِيهَا عَذَابٌ أَلِيمٌ} يحتمل أن ذلك العذاب هو ما أصابهم من الريح الصرصر العاتية الباردة الشديدة الهبوط، التي استمرت عليهم سبع ليال بأيامها الثمانية فلم تبق منهم أحداً، بل تتبعتهم حتى كانت تدخل عليهم كهوف الجبال والغيران فتلفهم وتخرجهم وتهلكهم، وتدمر عليهم البيوت المحكمة والقصور المشيدة، فكما منوا بشدتهم وبقوتهم وقالوا: من أشد منا قوة؟ سلط الله عليهم ما هو أشد منهم قوة، وأقدر عليهم، وهو الريح العقيم
ويحتمل أن هذه الريح أثارت في آخر الأمر سحابة، ظن من بقي منهم أنها سحابة فيها رحمة بهم وغياث لمن بقي منهم، فأرسلها الله عليهم شرراً وناراً. كما ذكره غير واحد. ويكون هذا كما أصاب أصحاب الظلة من أهل مدين، وجمع لهم بين الريح الباردة وعذاب النار، وهو أشد ما يكون من العذاب بالأشياء المختلفة المتضادة، مع الصيحة التي ذكرها في سورة قد أفلح المؤمنون. والله أعلم
وقد قال ابن أبي حاتم: حَدَّثَنا أبي، حَدَّثَنا مُحَمْد بن يحيى بن الضريس، حَدَّثَنا ابن فضيل عن مسلم، عن مجاهد، عن ابن عمر قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

ما فتح الله على عاد من الريح التي أهلكوا بها إلا مثل موضع الخاتم، فمرت بأهل البادية فحملتهم ومواشيهم وأموالهم بين السماء والأرض، فلما رأى ذلك أهل الحاضرة من عاد، الريح وما فيها

قَالُوا هَذَا عَارِضٌ مُمْطِرُنَا

فألقت أهل البادية ومواشيهم على أهل الحاضرة
وقد رواه الطبراني عن عبدان بن أحمد، عن إسماعيل بن زكريا الكوفي، عن أبي مالك، عن مسلم الملائي، عن مجاهد وسعيد بن جبير، عن ابن عبَّاس قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

"ما فتح الله على عاد من الريح إلا مثل موضع الخاتم، ثم أرسلت عليهم البدو إلى الحضر، فلما رآها أهل الحضر قالوا هذا عارض ممطرنا مستقبل أوديتنا. وكان أهل البوادي فيها، فألقي أهل البادية على أهل الحاضرة حتى هلكوا

قال: عتت على خزائنها حتى خرجت من خلال الأبواب. قلت: وقال غيره: خرجت بغير حساب

والمقصود أن هذا الحديث في رفعه نظر. ثم اختلف فيه على مسلم الملائي، وفيه نوع اضطراب والله أعلم
وظاهر الآية أنهم رأوا عارضاً والمفهوم منه لغة السحاب، كما دل عليه حديث الحارث بن حسان البكري، إن جعلناه مفسراً لهذه القصة
وأصرح منه في ذلك ما رواه مسلم في "صحيحه" حيث قال: حَدَّثَنا أبو بكر الطاهر، حَدَّثَنا ابن وهب قال: سمعت ابن جُرَيْج حَدَّثَنا عن عطاء بن أبي رباح، عن عائشة رضي الله عنها قالت: كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا عصفت الريح قال

اللهم إني أسألك خيرها وخير ما فيها وخير ما أرسلت به، وأعوذ بك من شرها وشر ما فيها وشر ما أرسلت به" قالت: "وإذا غيبت السماء تغير لونه، وخرج ودخل، وأقبل وأدبر. فإذا أمطرت سرى عنه، فعرفت ذلك عائشة فسألته فقال: "لعله يا عائشة كما قال قوم عاد

{فلما رأوه عارضاً مستقبل أوديتهم قالوا هذا عارض ممطرنا}

رواه الترمذي والنسائي وابن ماجة، من حديث ابن جُرَيْج

طريق أخرى: قال الإمام أحمد: حَدَّثَنا هارون بن معروف، أنبأنا عبد الله بن وهب، أنبأنا عمرو - وهو ابن الحارث - أن أبا النضر حدثه عن سليمان بن يسار، عن عائشة أنها قالت: ما رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم مستجمعاً ضاحكاً قط حتى أرى منه لهواته، إنما كانت يبتسم وقالت: كان إذا رأى غيماً أو ريحاً عرف ذلك في وجهه، قالت يا رسول الله: إن الناس إذا رأوا الغيم فرحوا رجاء أن يكون فيه المطر، وأراك إذا رأيته عرف في وجهك الكراهية؟ فقال: "يا عائشة ما يؤمنني أن يكون فيه عذاب! قد عذب قوم نوح بالريح، وقد رأى قوم العذاب فقالوا: هذا عارض ممطرنا" فهذا الحديث كالصريح في تغاير القصتين كما أشرنا إليه أولاً. فعلى هذا تكون القصة المذكورة في سورة الأحقاف خبراً عن قوم عاد الثانية وتكون بقية السياقات في القرآن خبراً عن عاد الأولى، والله أعلم بالصواب
وهكذا رواه مسلم عن هارون بن معروف، وأخرجه البُخَاريّ وأبو داود من حديث ابن وهب
وقدمنا حج هود عليه السلام عند ذكر حج نوح عليه السلام. وروي عن أمير المؤمنين علي بن أبي طالب أنه ذكر صفة قبر هود عليه السلام في بلاد اليمن. وذكر آخرون أنه بدمشق، وبجامعها مكان في حائطه القبلي يزعم بعض الناس أنه قبر هود عليه السلام

والله أعلم

Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

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La règle dans l'imitation des mécréants

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La règle dans l'imitation des mécréants

Question :
 

Quelle est la règle générale dans le fait d’imiter les mécréants?


Réponse : 
 

L’imitation des mécréants se fait par l’apparence, les vêtements et la nourriture et d’autres choses aussi.

Elle consiste à ce que l’individu fasse une chose qui est un signe distinctif des mécréants de manière que celui qui le voit le considère automatiquement comme un mécréant.

Ceci est la règle générale.
 
Cependant, si une chose est répandue et qu’elle est commune entre les musulmans et les mécréants, dans ce cas-là, l’imitation est permise, même si, à l’origine, cette chose vient des mécréants.

Mais ceci ne s’applique pas s’il s’agit de choses illicites, comme par exemple, le fait de porter des vêtements de soie [pour les hommes].
 
« Majmû’ Durûs wa Fatâwâ Al-Haram Al-Makki »

Tome 3 page 367

copié de fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Qu’est-ce que « al-wahhâbîyyah » ou le « wahhabisme » ?

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Qu’est-ce que « al-wahhâbîyyah » ou le « wahhabisme » ?

Question :

 

Y a-t-il là, une secte religieuse appelée le « wahhabisme » – « al-wahhâbîyyah » [1] ?

Réponse :

Il n’y a pas de secte surnommée par cette appellation mais c’est plutôt un surnom [péjoratif] dont se servent les partisans du faux (ahlu-lbâtil) pour rendre abominable les gens de la Vérité et du [pure] Monothéisme (ansâru-lhaqqi wa-ttawhîd) de par leur lien avec le Chaykh Muhammad bn ‘Abd-lWahhâb [2] – qu’Allâh lui fasse miséricorde – qui est un grand Imâm parmi les imâms de la Réforme Religieuse (a immatu-lish).

Il fit son apparition dans la Région du Nadjd  [3] et appela à la purification du Monothéisme (tadjrîdu-ttawhîd), à la revivification de la Croyance (madhhab) des [Pieux] Prédécesseurs…

[En cela,] lui porta aide, la Famille des Sa’ûd [4] dans son Appel (da’wah) jusqu’à ce qu’ils vinrent à bout de toutes les innovations polythéistes (al-bida’u-chchirkîyyah) comme l’invocation des habitants des tombes (al-maqbûrîn), l’exagération (ghulûww) dans la glorification des créatures (al-makhlûqîn)… et [c’est ainsi, que] la zone habitée du Nadjd revint dans l’enclos (hazîrah) du Pure Monothéisme (at-tawhîdu-lkhâlis).

Qu’Allâh lui fasse miséricorde et soit large dans sa rétribution.

[1] : A l’origine cette appellation désignait une secte des khawâridj. Plus tard, le surnom fut appliqué par les innovateurs et les mécréants aux salafis, suiveurs des Pieux Prédécesseurs et au Royaume d’Arabie Saoudite en entier ! Combien de fois entendons-nous l’expression : Le Royaume wahhabite ?
[2] : Le Chaykh – qu’Allâh lui fasse miséricorde – naquit en 1703 et mourut en 1792 E.C.. Originaire de la région du Nadjd et membre de la tribu « Banû Tamîm ». Eduqué à Al-Madînah, plus tard il voyagera (Irak, Iran). Conscient de la gravité de l’état dans laquelle se trouve la Communauté, il écrivit son livre connu de tous : « Le Livre du Monothéisme » – « kitâbu-ttawhîd ». Il rencontra sur son chemin beaucoup de détracteurs à l’slâm des Premiers jusqu’à ce qu’Allâh le Très-Haut mit à sa disposition Muhammad Ibn Sa’ûd – qu’Allâh lui fasse miséricorde –, chef d’une grande fédération de tribus. Pour fortifier leur union politico-religieuse, le Chaykh se maria avec la fille de ce dernier. Ils combattirent jusqu’à ce qu’Allâh fit triompher leur cause.
[3] : C’est « … une région du centre de l’Arabie Saoudite et comprend, en particulier, la capitale de cet État, Riyad. Le Nejd est un plateau situé entre 762 et 1525 mètres. La partie orientale comprend plusieurs villages établis sur des oasis, alors que le reste du plateau est occupé par des bédouins nomades. … » (Source : fr.wikipedia).
[4] : C’est au 18ième siècle E.C. que Sa’ûd I donna son nom à la Dynastie Saoudienne et son fils Muhammad bn Sa’ûd (lié à Muhammad bn ‘Abd-lWahhâb) sera le premier Emir du Nadjd et ce ne sera que sous l’autorité de ‘Abd-l’Azîz II Ibn Sa’ûd né en 1880 et décédé en 1953 E.C. après avoir conquis le Hidjâz (région des deux « haramayn ») et d’autres régions que le Royaume d’Arabie Saoudite voit enfin le jour.


Source : « an-nibrâsu min fatâwâ al-imâm al-‘allâmah muhammad bn khalîl harrâs ». La seule édition légiférée : « dâru-chcharî’ah » du Caire. Page : 63.
copié de mukhlisun.com

 
Cheikh Mohamad ibn Khalil Harâs - الشيخ محمد خليل حارس

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La déviance des jeunes

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La déviance des jeunes

Question :

 
Quelles sont les causes de l’éloignement de beaucoup de jeunes de la religion ?
 
Réponse : 
 
Les causes de la déviance sont nombreuses.

Parmi les plus importantes, il y a de manque de science, l’ignorance de la réalité de l’islam et de ses bienfaits, la négligence du Saint Coran, le manque d’éducateurs compétents, capables d’expliquer la réalité de l’islam aux jeunes, de montrer ses bienfaits, d’expliciter ses objectifs et tout ce qui en résulte dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.
 
Il y a aussi d’autres causes comme l’environnement, les médias, les voyages à l’étranger, la fréquentation de personnes dont la croyance est fausse et la moralité corrompue, en plus des facteurs qui les éloignent de l’islam et les incitent à la mécréance et à la permissivité.
 
Par conséquent, beaucoup de jeunes se retrouvent avec des cœurs vides de science bénéfique, de la croyance authentique, pleins de doutes, d’incertitudes, d’invitations à l’égarement et d’instincts de séduction.

Ceci produit évidemment ce dont vous avez parlé dans la question : la déviance et le détournement de beaucoup de jeunes des choses qui ont rapport avec l’islam.
 
Et quelle bonne parole que celle du poète :
 
Sa passion m’a approché avant de connaître la passion
Elle a donc rencontré un cœur vide et s’est installée.
 
Meilleure et plus véridique est la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) :
 
« Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité ? Est-ce à toi d’être un garant pour lui ? * Ou bien penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier. » [1]
 
Je pense que le remède varie en fonction du mal.

Le plus important est d’accorder une grande importance au Coran et à la vie du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, enseigné par le professeur pieux, le conseiller d’orientation pieux ; il faut un programme adéquat, réformer les mass médias des pays musulmans, censurer tout ce qui incite au laxisme, au comportement contraire à l’islam et à tous les types d’athéisme et de corruptions, si ceux qui s’en occupent sont sincères dans leur prétention de prêcher l’islam, et leur volonté d’orienter le peuple et les jeunes dans sa direction.

Il faut pas oublier d’améliorer l’environnement et de le purifier de tous les fléaux.

Un autre remède aussi, consiste à interdire les voyages vers l’étranger, sauf en cas de nécessité, de propager la culture islamique pure et appropriée, au moyen des médias, du corps éducatif, des prêcheurs et des imams.

Je demande à Allah de nous accorder cela, d’orienter les gouverneurs vers le bien, de les aider à comprendre parfaitement leur religion et à l’observer, et de combattre tout ce qui y est contraire, avec dévouement et efforts continus.

Il est certes Audient et Proche.

[1] Le Discernement, v. 43-44.

 
Recueil de Fatwas et d‘Articles Divers, tome 5, pages 253 et 254


Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les annulations de l'islam - النواقض اســلام (dossier)

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Les annulations de l'islam - النواقض اســلام (dossier)
"Les Annulations de l’Islam" de l’Imam Mouhammad bnou ‘Abdel wahhâb (rahimahoullah)

"Développement du traité" par son éminence l’honorable savant ‘Abdel ‘Aziz bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî (hafizhahoullah)

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

Le mauvais oeil se présente sous deux formes :

 

-Le mauvais œil d’un humain

-Le mauvais œil des Djinns

 
Oum Salamah a rapporté que :
 
le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a vu dans sa maison une jeune servante atteinte d’une tâche brune sur le visage. Il dit : « Exorcisez-là, car elle est frappée d’un mauvais œil. » [1]
 
Al-Hussain Ibn Mass’oûd al-Farrâ a expliqué sur la « tâche brune » [de cette servante] que ce qui est entendu par cela, c’est que cela provient des Djinns. 
 
Il dit : « Elle est atteinte d’un mauvais œil provenant des Djinns, qui est plus pénétrant que les pointes des lances. » [2]
 
Il a été cité par Djâbir [un hadîth] remontant jusqu’au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui dit : 
 
« Le mauvais œil fait entrer l’homme dans la tombe et fait pénétrer le chameau dans la marmite. » [3]
 
Et d’après Abî Sa’îd, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) se réfugiait auprès d’Allâh contre les Djinns et contre le mauvais œil des humains. [4]
 
-Une catégorie de personnes, celles qui souffrent de lacune d’audition et de raison, ont réfuté la question du mauvais œil en déclarant : il ne s’agit que d’illusions qui n’ont aucun trait de vérité
 
Ces gens sont touchés d’ignorance quant à ce qui est lié à l’audition et la raison.

La véracité [du mauvais œil] leur est voilée, elles, dotées d’un caractère primitif, alors que des distances les séparent de la connaissance des âmes et des esprits, de leurs caractéristiques, de leurs actes et de leurs influences.

Les gens raisonnables, malgré leurs divergences religieuses et dogmatiques, ne repoussent pas l’affaire dumauvais œil et ils ne blâment pas cela, bien que des divergences pourraient se déclarer quant à ses causes et effets.

Il est une catégorie de personnes qui ont dit : l’âme de celui qui a un mauvais œil s’adapte à la mauvaise condition.

Emanera de son œil une force venimeuse qui se joint à l’homme atteint de ce [mauvais] œil, lui causant ainsi du tort.

 

-Une autre catégorie ont dit : ce fait n’est pas renié, de même que n’est pas reniée l’émanation de la force venimeuse du serpent qui atteint l’homme et le laisse périr
 
Ce phénomène est connu chez un genre de serpent qui, en enveloppant un homme de son regard, lui cause la mort inévitable.

Cette situation est analogue à celle de l’être aumauvais œil.
 
-Une autre catégorie a dit : certes Allâh a pris l’habitude de créer le dégât qu’Il désire lors de la rencontre entre le mauvais œil et la personne qui en est atteinte, et cela sans que de son œil n’émane ni une force, ni une cause, ni une influence
 
Telle est le dogme de ceux qui renient les causes et effets dans le monde.

Ceux-là ont bloqué sur eux la porte des calamités, des effets et des causes.

Et ils contredisent ainsi l’ensemble des gens de raison.

Il n’y a pas de doute qu’Allâh - Subhânahu - a crée dans les corps et les âmes des forces et des caractères différents [...]

Il n’est pas possible à la personne douée de raison de rejeter l’influence de âmes dans les corps.

Et tu vois sûrement comment le visage se teint de rouge par pudeur ou timidité, et pâlir de peur.

On a souvent observé des personnes tomber malades et s’affaiblir suite à un regard.

Tout cela se produit grâce à l’influence des esprits qui sont étroitement liés à l’œil.

A partir de là, on attribue l’acte à cet œil alors que ce n’est pas [l’acte] qui agit, mais ce qui est influent [dans cela], c’est l’esprit. 

Les esprits sont munis de caractéristiques, de forces, de conditions et de spécificités différentes.

Et l’esprit de l’envieux est assurément nuisible.

Et c’est la raison pour laquelle, Allâh - Subhânahu - a ordonné à Son Prophète de se réfugier auprès de Lui contre le mal de l’envieux [...]  [5]


[1] Rapporté par Muslim
[2] Rapporté dans « Charh as-Sounnah vol-13 p.123 » avec vérification de SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût
[3] Hadîth qualifié de bon par SHeikh al-Albânî dans « Silsilat as-Sahîha » n°1249 et considéré comme faible par SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût dans la vérification de cet ouvrage de Ibn al-Qayyîm - voir : « vol-4 p.151-152 »
[4] Hadîth condidéré comme authentique [Sahîh] par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh at-Tirmidhî »
[5] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/151-153

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Lire le coran en direction de la qibla

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Lire le coran en direction de la qibla
Question :

Est-il obligatoire de s'orienter en direction de la Ka'abah lorsque l'on récite le Coran ?

Réponse :

Il convient de s'orienter en direction de la Ka'bah car la récitation du Coran est une adoration.

Or il est conseillé pour les adorations de s'orienter en direction de la Ka'bah.

Si la personne concernée peut s'orienter vers la Ka'bah, cela parfaira son adoration.

 

Et si il ne s'oriente pas vers la qibla (la kaaba) il n'y a pas de mal en cela.
 
15 هل يجب استقبال القبلة عند التلاوة‏ ؟‏
ينبغي استقبال القبلة، لأن تلاوة القرآن عبادة، والعبادة يستحب فيها استقبال القبلة فإذا تيسر هذا فهو من المكملات، وإذا لم يستقبل القبلة فلا حرج في ذلك‏

 

Tiré d'el mountaqa min fatawas cheikh el fawzan volume 2 chapitre el quran el kariim, adab at-tilawa
copié de darwa.com
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Un très grand menteur

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Un très grand menteur

Abou Hourayra رضي الله عنه a dit :


"Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم m'a confié la garde des aumônes du mois du jeûne (Ramadan).

 

Un voleur vint en prendre quelque chose.

Je mis la main sur lui et lui dis : "Je vais certainement te livrer a la justice du Messager d'Allâh  صلى الله عليه وسلم".


Il dit : "Je suis dans le besoin, j'ai une famille a nourrir et je souffre d'une grande indigence".


Je le laissai partir et le lendemain matin le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit : "Ô Abou Hourayra! Qu'a fait hier ton prisonnier?"
 

Je lui dis: "Ô Messager d'Allâh ! Il s'est plaint d'une grande indigence et d'une famille à sa charge, si bien que j'eus pitié de lui et le laissai partir".
 

Il dit : "En réalité il t'a menti et il reviendra".

Je sus de l'affirmation du Messager d'Allâh  صلى الله عليه وسلم qu'il allait effectivement revenir.

Je me suis mis aux aguets et il vint encore une fois voler de la nourriture"

Je lui dis: "Cette fois je vais certainement te soumettre à la justice du Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم".

Il me dit: "Laisse-moi en liberté car je suis dans le besoin et j'ai une famille a nourrir. Je te promets de ne plus revenir".

J'eus pitié de lui et le laissai partir.

Le lendemain matin le Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit "Ô Abou Hourayra ! Qu'a fait hier ton prisonnier ?"

Je dis: "Ô Messager
 d'Allâh ! Il s'est plaint d'un grand besoin et d'une famille à nourrir. J'eus pitié de lui et le laissai partir".

Il dit: "Il t'a menti et il reviendra".

Je me mis pour la troisième fois aux aguets et il revint voler de la nourriture.

Je le saisis et lui dis: "Cette fois je vais bien te livrer à la justice du Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم. C'est la troisième fois que je t'y prends. A chaque fois tu promets de ne plus revenir et tu reviens !".

Il dit : "Laisse-moi partir cette fois encore et je t'apprendrai des paroles qui t'attirent la bonté 
d'Allâh".

Je lui dis: "Que sont donc ces paroles?"

Il dit: "Quand tu entres dans ton lit, récite le  verset du
Koursy (Chaise, Siège) (Chapitre 2 - verset 255). Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre  d'Allâh et le Diable ne t'approchera pas jusqu'au lendemain matin".

Je le lâchai comme convenu et le lendemain matin le Messager 
d'Allâh صلى الله عليه وسلم me dit : "Qu'a fait hier ton prisonnier?".

Je dis: "Ô Messager 
d'Allâh ! Il a prétendu m'apprendre des paroles qui m'attirent la bonté d'Allâh et je le lâchai". 

Il dit : "Et que sont ces paroles ?"

Je dis: "Il m'a dit : "Quand tu entres dans ton lit récite le verset du repose-pied du début à la fin et il ajouta : "Ce verset ne cessera pas de te protéger par ordre d'Allâh et le Diable ne t'approchera pas jusqu'au matin".

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : "Il t'a effectivement dit la vérité bien que ce soit un très grand menteur. Sais-tu, Ô Abou Hourayra !, a qui tu avais affaire durant ces trois nuits?".

Je dis: "Non".

Il dit : "Cet homme est un démon".

 

(Rapporté par Al Boukhari)

 

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux) de l'Imam Mohieddine Annawawi 631 - 676
Hadith : Chapitre du devoir de recommander la lecture des sourates et des versets précis.

Publié par 3ilmchar3i.net

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Les demandes de mariage via internet

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Les demandes de mariage via internet

Question :

 
Cher Sheykh, qu'Allah vous accompagne tout au long de votre vie et vous préserve de tout mal, qu'Il vous accorde la science utile ici bas et dans l'au delà et vous récompense pour les réponses et l'éclaircissement que vous nous apportez dans nos situations.
 
Qu'Il vous préserve du shaytan et de ses fitan et vous apporte la quiétude dans votre tombe, qu'Il en écarte les parois et vous accorde la douceur et le délice du Jannah.
 
Qu'Il vous place à l'ombre de Son Trône et vous protège vous et votre famille et vos proches.
 
Voila, actuellement nous sommes emprois à une nouvelle pratique qui tend à se répandre rapidement au sein de la ummah.
 
Les soeurs et les frères font circulé des mails dans lesquels il y a un frère ou une soeur qui annonce qu'il/elle cherche à se marier, il expose rapidement sa 'aquida, son minhaj parfois, et ses attentes concernant le frère/la soeur recherché et il y laisse ses coordonnées.
 
Que pensez-vous de cela selon l'avis islamique ?

Est-il permis de répandre ce genre de mail étant donné la responsabilité qu'il y a sachant qu'on ne connaît rien du comportement, du dinn du frére/de la soeur qui pourrait y répondre, cela peut engendrer des fitan aussi et d'autres part nous trouvons qu'il y a une imitation des kufr avec leur annonce dans les journaux, sur internet,etc...
 
D'autre par nous ne trouvons aucune preuve de cette pratique dans la sunnah et le coran, et surtout des polémiques apparaissent sur la légitimité de cette pratique ou pas.
 
Certains se basent sur la régle qu'en Islam tout est interdit jusqu'à preuve du contraire et d'autre se base sur le fait que tout est permis jusqu'à preuve du contraire.
 
Wa Allah wa3alam...
 
Merci de prêter attention urgemment à ce mail cher Sheykh, avec tout notre respect, nous aimerions savoir qui se trouve dans le haqq, vous avez certes beaucoup plus de conaissances que nous pour pouvoir répondre et nous dire qui est dans le haqq et qui se trompe.
 
Et surtout stopper cette pratique si elle n'est pas bonne.


Wa Allah ta3ala wa3alam.
 

Que la paix et la bénédiction soit sur notre Prophète sallalahu alayhi wa salam, sa famille et ses compagnons.
 
Salam 3aleyka wa Rahmatu l-Lâhi wa Barakatuh


Réponse :

Wa Aleykom Assalam wa Rahmatoullahi wa Barakatouh,
Bismillehi Wassalato Wassalamo 3ala Rassoulillah

 

Je trouve personnellement que cette pratique est loin du Sentier des salefs salihs, ensuite on ne connait pas vraiment qui est derrière ces demandes, sans parler des énormes fitnas qu'engendrent cette procédure dans beaucoup de cas.

Ensuite le mariage rentre dans la religion comme a dit le messager aleyhi salam que lorsque le serviteur se marie il a parachevé la moitié de sa religion, qu'il craigne ALlah dans l'autre moitié. hadith hassan voir Sahih al Djami3 n 430.

Donc si le mariage rentre dans la religion, la base est que on ne doit rien faire dans la religion sans avoir un dalil que cette chose en fait partie.

Je donne conseil à ces frères et soeurs de s'éloigner de cette procédure héritée de gens loin de la guidée de l'islam et de la sounna du prophete aleyhi salam, et de revenir vers ALlah en faisant des dou3as pour qu'il nous rapproche Tout Bien et éloigne de nous Tout Mal. 

 

Wallaho A'lem

Assalam aleykom

Question Réponse par e-mail reçu le 29 décembre 2009 

Retranscription par une soeur de l’équipe du site 3ilmchar3i.net
 

Cheikh Abou Abdillah Mohamed Tchalabi Al Djazairy - الشيخ أبو عبد الله محمد تشلابي

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Comment et dans quel cas la femme peut sortir de chez elle ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment et dans quel cas la femme peut sortir de chez elle ? (audio)

Par la grâce d’Allah, beaucoup de jeunes filles et de femmes reviennent à la religion d’Allah, et nombre d’entre elles choisissent de porter le jilbab, voire même le sitar

 
C’est là un bienfait d’Allah pour lequel elles doivent Le remercier, et quant à nous, nous demandons à Allah qu’Il leur accorde la meilleure des récompenses pour leur obéissance sur ce point.
 
Seulement, le jilbab est le premier pas (extérieur) sur le chemin de la pudeur, et si c’est un premier pas conséquent, il n’est pas encore suffisant.
 
Le jilbab n’est pas une « cape d’invincibilité » que l’on enfile et qui permet par la suite d’être considérée comme chaste et de faire ce que l’on veut, au contraire cela réclame encore plus d’efforts et de retenue car à travers le jilbab c’est l’image de la femme musulmane que l’on renvoie [de même pour les frères qui portent la barbe et le qamîs]. 
 
La pudeur est avant tout un acte du cœur qui rayonne ensuite sur l’ensemble de la vie du musulman.

 

Tout s’apprend, et de la même manière qu’on apprend la foi, on apprend ce qu’est la pudeur, car le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit :
 
« La pudeur fait partie de la foi. »
 
Apprendre la pudeur demande du temps et des efforts sur soi, surtout lorsqu’on a vécu la plus grande partie de sa vie dans une société qui a levé une à une toutes les barrières de la pudeur, au point de la voir souvent comme une tare.

Beaucoup de nos mères qui n’ont pas eu l’opportunité d’apprendre la religion d’Allah n’en gardent pas moins une grande pudeur héritée de la société musulmane dans laquelle elles ont grandi.

Ainsi, on les voit rarement dehors, elles n’élèvent pas la voix devant des étrangers et sont gênées de s’adresser à un homme.

A l’inverse, on voit de nombreuses sœurs voilées (quel que soit le type de voile) marcher dehors comme si elles allaient fendre la terre, sans baisser les yeux, en marchant au milieu des chemins alors que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a bien dit aux femmes :
 
« N’empruntez pas le milieu du chemin mais marchez sur le côté. »

Et Umm Salamah dit : 
 
« Elles marchaient donc sur le côté au point que leur vêtement se colle au mur. »
(Abû Dâwûd)

D’autres se rencontrent dehors, « zonent » en voiture, ou fréquentent assidûment les magasins et marchés sans raison valable.


D’autres encore s’adressent sans aucune gêne aux vendeurs ou aux hommes.
 

Comme cela est loin de la description que donne Allah des croyantes, lorsqu’Il nous parle des filles de Shu’ayb, Il dit (traduction rapprochée) :
 
« L’une des deux femmes vint alors le trouver en marchant pudiquement et lui dit : « Mon père t’invite pour te remercier d’avoir abreuvé nos bêtes. »

mais aussi (traduction rapprochée) :
 
« Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leur beauté que leurs vêtements extérieurs. […]Qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds pour que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs bijoux. Et repentez-vous tous devant Allah, vous les croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
 
Si l’on revient aux Textes avec la compréhension des pieux prédécesseurs, on s’aperçoit encore que la Législation d’Allah est sage et qu’en ce qui concerne les sorties de la femme en dehors de son foyer, l’islam se place toujours entre la négligence et l’exagération.

Voici donc une série de questions posées à shaykh Al-‘Uthaymîn qui nous expose comment et dans quel cas la femme peut sortir de chez elle.

Ce n’est là qu’un court rappel sur ce sujet, et nous conseillons à toutes nos sœurs de revenir vers les livres qui nous exposent comment se comporter les femmes pieuses des premières générations afin d’en tirer des leçons et un modèle de vie. 
 
Wallahu ‘alam.

 

Question :


Pourriez-vous conseiller les femmes qui considèrent que la maison est une prison ?

Réponse :

Oui.

Ce que nous disons aux femmes est que Celui qui a fait de la maison une prison, si on peut utiliser cette expression, est Allah le Tout Puissant.

Allah dit 
(traduction rapprochée) : « 
Et restez dans vos foyers. »
 

Et dans le hadith rapporté du Prophète ( salallahu ) à propos des femmes : 

« Et leurs maisons sont meilleures pour elles. »


Et la femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères, mais aussi pour elle-même.

En quoi cela est-il une prison ?

Oui, c’est une prison pour celle qui veut s’émanciper et être comme un homme.

Et il est connu qu’Allah a accordé des spécificités aux hommes et des spécificités aux femmes, et Il a différencié les hommes et les femmes dans leur création, comportement, raisonnement et religion, en fonction de ce qu’implique la sagesse d’Allah.

La femme qui dit que rester chez elle est une prison, nous lui disons qu’elle est en opposition avec la Parole d’Allah 
(traduction rapprochée) « Et restez dans vos foyers. »

Comment pouvons-nous faire de l’ordre d’Allah une prison ?

Mais comme nous l’avons dit, c’est une prison pour celle qui cherche à s’émanciper et à rejoindre les hommes.

 

Sinon (pour les autres), rester à la maison est bonheur, pudeur, décence, éloignement des tentations, et du fait de voir les hommes, car lorsque la femme sort elle voit les hommes (et dit) : « c’est un beau jeune garçon…c’est un bel homme… il porte de beau vêtements… » et d’autres choses encore.


Elle est tentée par les hommes de la même manière que les hommes sont tentés par les femmes.

Les femmes doivent craindre Allah et revenir à ce que leur Seigneur et Créateur, ainsi que le messager du Seigneur de l’univers leur ont dit à elles, et à d’autres qu’elles.

 

Qu’elles sachent qu’elles rencontreront Allah et qu’Il leur demandera : « Qu’avez-vous répondu aux messagers ? »


Et elles ne savent pas quand elles rencontreront Allah.

La femme peut se lever au matin chez elle et être enterrée au soir, ou inversement.

Que ces femmes craignent Allah !

Qu’elles délaissent les propagandes occidentales corruptrices, car lorsque les occidentaux ont mangé la chair de la perversion, ils nous ont donné les nerfs et les os (de la charogne de la perversion) que nous engloutissons après que les occidentaux l’aient dépouillée de tout profit.

Et aujourd’hui, ils espèreraient que leurs femmes soient comme la femme musulmane, chez elle, pudique et éloignée des lieux de tentations, mais comment le pourraient-ils ?

Qu’avons-nous, alors que nous sommes musulmans, nous avons notre religion, notre existence, notre comportement, à courir derrière eux et à les suivre dans la perversion ?

Gloire et pureté à Allah !
Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah !

 
Question :

Certains frères sont d’avis qu’il ne convient pas que la femme se rende au marché avec son  Mahram (mari, père, fils, frère…) quelle que soit la situation, même si il n’y a aucune tentation.

Ceci, car même si la femme a une certaine piété et droiture, elle peut tout de même voir les hommes et subir un tort de certains d’entre eux.

Ainsi, sa sortie entraînera de grands maux.

Quelles sont donc les conditions religieuses pour que la femme puisse sortir de chez elle, accompagnée d’un 
 Mahram ou non, pour une nécessité.

Je demande un éclaircissement pour moi et mes frères sur ce point ?

Réponse :

Nul doute qu’il est meilleur que la femme reste chez elle, cela est plus éloigné de la tentation et du mal.

Et nul d’entre nous n’ignore quelles sont les grandes tentations découlant du fait que les femmes se rendent au marché, tentations pour elles, mais aussi provoquées par elles. S’il lui est possible de ne pas sortir, c’est ce qui est demandé. 

Mais si elle est contrainte à sortir, qu’elle le fasse comme l’a dit le Prophète : sans exposer aucune partie de son corps devant être cachée et sans être parfumée.

Mais elle ne doit sortir que par nécessité : pour acheter une chose que son tuteur ne peut acheter seul, car les marchandises diffèrent et qu’elle en désire une bien spécifique.

Bien qu’il me semble que ce cas soit facile à résoudre : le tuteur peut acheter la marchandise qu’elle lui a indiquée et qu’il dise au vendeur qu’il doit la montrer à son épouse, soit cela convient, soit il la rend, et cela est possible.

Mon avis sur cette question est que la femme reste chez elle, en toute situation, et qu’elle ne sorte que par nécessité.

Et si elle sort par nécessité, qu’elle ne soit pas parfumée et n’expose pas une partie de son corps qui doit être cachée.

Quant au fait qu’un de ses  Mahram l’accompagne, nul doute que cela est meilleur et prioritaire, mais cela n’est pas obligatoire tant qu’il ne s’agit pas d’un voyage.

Il est triste de constater que certaines personnes amènent leur épouse chez le couturier ou le commerçant, qu’ils restent dans la voiture et que ce soit sa femme qui y aille et parle aux hommes, et que cela puisse amener des tentations.

L’homme doit avoir de la poigne et être jaloux pour son épouse et ne pas faire cela.

Si vraiment cela est nécessaire (la venue de son épouse), qu’il se mette à ses côtés et qu’elle parle au vendeur, ou qu’il parle à son épouse et transmette au vendeur .

 
Question :

Comment répondre à ceux qui appellent les femmes à sortir (de chez elles) en disant (que la femme) est une capacité inexploitée ?

Réponse :

Nous disons qu’en disant cette parole ce sont eux qui veulent la neutraliser.

La fonction et le travail de la femme se fait chez elle, et si elle sort pour le marché (le travail), la maison est désorganisée, et c’est là l’inexploitation de sa capacité. Si la femme est chez elle et l’homme dans son magasin (au travail), chacun se contente de ce qu’il a et l’homme trouve le repos, ainsi que la femme.

Gloire et pureté à Allah !

Où est la douceur de la maternité si une femme part au travail en laissant ces jeunes enfants, filles ou garçons, qui seront élevés par une femme dont la religion, la raison, le comportement peuvent être déficients.

(La nourrice) ne connaît pas les spécificités de cette société et ainsi les enfants sont élevés comme l’a été cette servante et toute la société change.

Il est même possible que cette servante ne soit pas musulmane et qu’elle les éduque sur la mécréance.

 
Question :

Est-il licite que la femme sorte travailler ?

Car j’ai dû sortir travailler après certaines difficultés, mais je me pose beaucoup de questions sur moi-même en me demandant si mon Seigneur est satisfait de moi ou non ?

Répondez-moi et conseillez-moi, qu’Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse :

La louange est à Allah Seigneur de l’univers et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, l’imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bienfaisance jusqu’au Jour de la Rétribution.

Il n’y a aucun mal à ce que la femme sorte de chez elle, si c’est par nécessité.

Surtout si elle sort pour combler le besoin d’autres, comme celle qui sort pour enseigner aux jeunes filles musulmanes, elle sera récompensée pour être sortie de chez elle, car elle est sortie pour combler leur besoin et réaliser un bienfait pour elles.

Mais lorsqu’elle sort, elle ne doit pas exposer une partie de son corps devant être caché, elle ne doit pas s’embellir ou se parfumer.

Elle doit également porter le hijab légal qui consiste à recouvrir (l’ensemble du corps, dont) le visage et tout ce qui peut amener à la tentation.

Elle ne doit pas se mélanger aux hommes, car la mixité est une cause de tentation, et c’est pourquoi le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le pire est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le pire est le premier. »

Le meilleur rang pour les femmes est le dernier car il est le plus éloigné des hommes.

Ainsi, le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) nous montre que plus la femme est éloignée des hommes, meilleur cela est pour elle.

Ô toi la femme, si tu dois sortir de chez toi, sors pour enseigner à l’école ou pour d’autres fonctions, mais sans mixité, dévoilement d’une partie du corps devant être cachée, et sans te parfumer.

 
Question :

Quel est le jugement sur le fait que la femme sorte régulièrement de chez elle pour se rendre aux conférences et colloques.

Par exemple, participer à un cercle d’apprentissage du Coran après le ‘
 Asr et un peu après le ‘Ishâ participer à la conférence d’un savant.

Cela est-il permis, si cela est fait avec l’accord de son tuteur ?

Est-ce une forme de ressemblance aux hommes, en raison des nombreuses sorties ?

Et est-ce en contradiction avec le verset 
(traduction rapprochée) « Et restez dans vos foyers » ?

Réponse :

Il n’y a aucun mal à ce que la femme sorte pour participer aux cercles d’apprentissage du Coran réservés aux femmes, car cela est un bien.

De même, il n’y a aucun mal à ce qu’elle participe aux conférences si elle en tire profit, même si ces cours et conférences se répètent chaque soir, si il n’y a aucune tentation (ou mal) et que son tuteur est d’accord. Cela n’est pas en opposition avec le verset (traduction rapprochée) : « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d’avant l’islam. »

Car la femme n’est sortie que pour réaliser un bienfait supérieur au fait qu’elle reste chez elle.

Bien qu’a notre époque, et la louange est à Allah, il est possible de profiter de ces cours par le biais des cassettes.

Mais certains conférenciers ne veulent pas que l’on enregistre leurs conférences, ainsi il est nécessaire d’assister en personne pour celui qui veut l’entendre.

 
Question :

L’auditrice (aux initiales) «  Alif, Sin » Umm Juwayriyah du Koweït pose également la question suivante :

Je suis une jeune fille portant le 
niqâb, et la louange est à Allah, mais ma mère refuse de sortir avec moi pour visiter la famille et les proches, car elle pense que je vais lui causer du tort.

Elle n’est pas contente du fait que je porte le 
niqâb, que je ne sers pas la main aux hommes et d’autres choses encore faisant partie de la religion.

Comment dois-je agir vis-à-vis d’elle et que me conseillez-vous, qu’Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse :

La réponse à cette question comprend deux versants.
 

Premièrement : concernant ta mère, je lui conseille de cesser de te rendre la situation difficile en raison du fait que tu t’accroches à ta religion.

Et je lui dis qu’il lui est obligatoire de t’aider sur l’obéissance et la piété, et qu’elle loue Allah de lui avoir accordé une descendance pieuse.

Toute personne est heureuse de voir que ses enfants sont pieux, filles ou garçons, et l’enfant pieux est celui qui profite à ses parents après leur mort.

Le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Lorsque l’homme meurt, ses actions cessent sauf pour trois choses : une aumône continue, une science profitable, ou un enfant pieux invoquant pour lui. »

Il ne lui est aucunement permis de te rendre la situation difficile pour avoir accompli le bien et délaisser le mal. 

 

Deuxièmement : en ce qui te concerne, respecte les limites d’Allah et ne prête attention à personne, ni à ta mère ni à personne d’autre.

Si tu fais ce qui amène l’agrément d’Allah, ne prête aucune attention (à ce que disent les gens) même s’ils sont tous en colère contre toi, même ta mère.

Celui qui se met en colère contre toi en raison du fait que tu obéis à Allah, qu’il se mette en colère, mais n’y prête aucune attention.

Quant au fait qu’elle ne veuille pas sortir avec toi en prétextant que cela va lui causer du tort, cela vient de son manque de clairvoyance.

Il n’y a aucun tort dans le fait de porter le  niqâb ou de ne pas serrer la main des hommes, au contraire cela fait partie des bienfaits d’Allah, on doit se réjouir de cela et Le louer pour l’avoir aidé à l’accomplir, car cela fait partie de l’obéissance à Allah.


 copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Aux femmes qui agissent comme des hommes... (dossier-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Aux femmes qui agissent comme des hommes... (dossier-vidéo)
La question :
 
Noble Sheikh !
 
On entend que les femmes qui sont dans les universités ou dans les écoles et les facultés ou ces femmes qui donnent des conférences ou des cours ou qui récitent le Qor’an à la radio, en particulier le matin.
 
On entend que les maris de ces femmes ne jouissent jamais d’elles, car elles sont masculinisées.
 
Nous voulons une clarification à ce sujet de votre part.
 
Réponse :
 
La base de ce problème est la mauvaise éducation.
 
Parmi les causes de la mauvaise éducation, il y a la dégradation (Fasaad) morale de la société. 
 
Ainsi que la dégradation du système sur lequel est établit l’éducation des hommes et des femmes ou des jeunes garçons et des jeunes filles. 
 
Parce que je suis presque certain que ces femmes n’ont jamais entendu des Hadiths comme celui‐ci, où le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : 
 
«Allah maudit la femme masculinisée.» 
 
De même que l’autre Hadith rapporté selon ‘Abdullah Ibnou ‘Abbaas (qu'Allah soit satisfait de lui) qui dit: 
 
" Le messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a maudit les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes, et les femmes qui cherchent à ressembler aux hommes." 
 
Je crois fermement, que les femmes qui sont graduées des écoles secondaires, ou avec des diplômes plus élevés encore, n’ont jamais entendu de Hadiths comme le premier ou comme le second. 
 
Et si un jour elles l’ont entendus, alors c’est entré par une oreille et sorti par l’autre. 
 
Car les programmes qui sont enseignés ou les bases sur lesquels sont basés ces programmes ne  permettent pas aux enseignantes (même si elles sont religieuses) d’approfondir sur ce genre de question. 
 
C’est une chose bien connue dans la révélation et chez les savants de l’Islam, que la base pour l’homme est qu’il sort de chez lui pour travailler, pour son bien et le bien de sa famille. 
 
Tandis que pour la femme, c’est le contraire; la base pour elle est qu’elle reste à la maison et qu’elle n’en sort pas. 
 
Car la femme agit selon le verset (traduction rapprochée) : 
 
(Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah).) Al‐Ahzaab : 33. 
 
Donc étant donné que la femme est devenue comme l’homme, elle sort de chez elle le matin et entre le soir, elle a ressemblée à l’homme en cela, qu’elle le sache ou non et qu’elle en soit consciente ou non. 
 
C’est bien pour cette raison qu’on ne voit pratiquement plus, à notre époque très éloignée de l’époque du prophète (صلى الله عليه وسلم), de jeune fille vierge et timide, ayant peur de croiser le regard d’un homme et qui – à cause de sa grande pudeur – jette son regard sur le sol pour regarder ses pas lorsqu’elle marche. 
 
On ne voit plus de ce type de jeune fille qui était si bien connue à l’époque préislamique, sans parler des premiers siècles purs et illuminés de l’Islam. 
 
C’est pour cela qu’on retrouve qu’il est rapporté dans le recueil de Hadith authentique des descriptions du prophète (صلى الله عليه وسلم) «qu’il était plus pudique qu’une jeune vierge dans sa chambre.» 
 
Cette jeune vierge, dont on compare la pudeur à celle du prophète, le meilleur des hommes (صلى الله عليه وسلم), on n’en entend presque plus parler à notre époque. 
 
Car la masculinisation à prit le dessus sur les femmes.
 
 Il n’y a pas de doute qu’il existe à cela de nombreuses raisons. 
 
Parmi celles‐ci, l’une des plus importantes pour commencer, est : le pouvoir qu’ont les dirigeants Kouffars sur plusieurs des pays musulmans et qu’ils utilisent pour répandre leurs coutumes, leurs traditions, leurs goûts, leurs comportements déviants par rapport à la Fitrah saine. 
 
Une génération en a hérités. 
 
Des enseignants et enseignantes, soi‐disant orienteurs, ont adoptés ces idées des Kouffars, qu’ils ont tous propagés parmi les garçons et les filles de cette génération grandissante, comme ce qu’ils appellent «l’égalité entre les femmes et les hommes». 
 
Cela est donc une des causes de la propagation de l’impudeur chez les femmes, qui a rendu plusieurs d’entre elles masculinisées. 
 
Et il n’y a pas de doute que la masculinisation de la femme a comme conséquence qu’elle transgresse, par son comportement, les limites du respect qu’elle doit à son mari. 
 
Il se peut également qu’elle cherche à lever la voix sur lui et même à tenter de l’humilier devant certains des proches, de sa famille ou de la famille de son mari, dans le but de s’élever au‐dessus de son mari. 
 
Où en sommes-nous à ce sujet, en comparaisons avec le conseil que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a donné aux hommes musulmans du bon comportement à adopter envers les femmes? 
 
Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a donner comme motif à ce conseil une raison qui vient totalement contradiction avec l’éducation que nous voyons à l’époque actuel. 
 
C'est‐à‐dire, l’exemple dans les paroles du prophète (صلى الله عليه وسلم) : 
 
«Je vous enjoins de bien agir avec les femmes, car elles sont des captives (‘Awaan) chez vous.» 
 
Ce que nous citons dans ce Hadith du prophète (صلى الله عليه وسلم) de l’ordre d’être bon dans notre comportement avec les femmes, c’est en fait pour démontrer que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a mentionné le motif de cet ordre en disant : 
 
«Car elles sont des captives chez vous.» 
 
Ce qui signifie : qu’elles sont comme des prisonnières. 
 
Et le prisonnier ne peut rien contre son maître. 
 
C’est ainsi que la femme musulmane qui a un vrai comportement Islamique restera comme une prisonnière face à son mari. 
 
C’est pourquoi le prophète (صلى الله عليه وسلم) eu peur que les hommes profitent de ce caractère qui est propre à la femme pour prendre le dessus sur elle, l’opprimer et lui faire de l’injustice. 
 
C’est pourquoi il a ordonné d’être bon envers la femme, en mentionnant ce motif, c'est-à‐dire : en disant (صلى الله عليه وسلم) 
 
«Car elles sont des captives chez vous.» 
 
Aujourd’hui ce n’est plus les hommes qui doivent être commandés d’être bons envers les femmes, elles n’en ont plus besoin. 
 
 C’est aujourd’hui aux femmes d’être commandé d’être bonnes envers les hommes. 
 
Car elles sont devenues indépendantes dans leur travail et dans leur façon de disposer d’elles même.
 
On les entend même souvent dire : Il n’y a pas de différence entre moi et mon mari, il est le mari et je suis l’épouse! Et il est partenaire et je suis partenaire avec lui dans la vie ! 
 
Les femmes musulmanes doivent donc rester fermement accrochées à leur religion si elles ont étés testées par une relation avec cette société. 
 
Qu’elles essaient de se sauver des effets de la déviation qui a atteint beaucoup de femmes, à cause des facteurs que nous avons mentionnés; la dégradation dans l’éducation, la dégradation de la société. 
 
Ceci est un rappel, et le rappel profite certes aux croyants.
As‐Salamou ‘Alaikoum.
 
نصيحة من الشيخ الألباني رحمه الله للنساء المترجلات
بسم الله الرحمن الرحيم 
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته
نصيحة من الشيخ الألباني رحمه الله للنساء المسترجلات
(السائل : شيخنا ، كنا سمعنا إنه من هؤلاء النساء الموجودات في بعض الجامعات أو المدارس أو الكليات أو بعض النساء المحُاضِرات - يعنى - عندما يلقون المُحاضرَة أو الدرس أو يقرؤون حتى القرءان في السمّاعة خصوصًا عند الصباح ، سمعنا أن هؤلاء النساء لم يستمتع أزواجهم أبدًا في هؤلاء النساء ، لأنهم مترجلات ، فنريد منك - يعني - توضيح حول هذا السؤال
الشيخ : الأصل في هذه المسألة هو سوء التربية ، ومن أسباب سوء التربية فساد المجتمع ، وفساد المناهج التي يُقام على أساسها تدريس الرجال والنساء ، أو الشبّان والشابات ، ذلك لأن الطالبات في المدارس أنا على مثل اليقين أنهن لا يسمعن مثل قوله عليه السلام: ((لعن الله الرَجُلة من النساء)) ، وكذلك الحديث الآخر الذي يرويه عبد الله بن عباس رضي الله عنه قال:"لعن رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم المتشبهين من الرجال بالنساء ، والمتشبهات من النساء بالرجال" في اعتقادي أن الطالبات اللاتي يتخرجن من المدارس الثانوية أو مما فوقها ، لم يطرق سمعهن مثل هذا الحديث أو ذاك - الحديث الأول - ولئن طرق شيء منهما مسامعهن يومًا ما ، فذلك مما يدخل من أذنٍ ويخرج من الأذن الأخرى ، لأن المناهج التي تدرّس - أو تُلقى الدروس على أساسها - لا تسمح للمدرّسة - حتى ولو كانت متدينة - أن تتوسع في مثل هذا الموضوع . 
ومعلوم في الشرع وعند أهل العلم به ، أن الأصل في الرجل أن يخرج من داره ليعمل لصالح أهله وذويه ، وعلى العكس من ذلك ، فالأصل للمرأة أن تظّل في بيتها ، وألاّ تخرج عنه ، عملاً بقول ربها - تبارك وتعالى – ((وقرن في بيوتكن ولا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى)) فلما صارت المرأة كالرجل ، تخرج صباحًا ، وتعود مساءًا ، صارت في ذلك متشبهة بالرجل من حيث تدرى أو لا تدرى ، من حيث تشعر أو لا تشعر .
ولذلك فنحن لم نعد في هذه الأزمنة المتأخرة نرى الفتاة العذراء التي تخجل أن يقع بصرها على رجل ، بل هي - من شدة حيائها - ترمي ببصرها إلى الأرض لترى خطواتها وهى تمشي ، لم نعد نرى هذه الفتاة التي كان أمثالها معروفًا حتى في عهد الجاهلية فضلاً عن عهد الإسلام الأول الأنور الأطهر ، من أجل ذلك جاء في الصحيح في شمائل النبي صلى الله عليه وآله وسلم: "أنه كان أشد حياءًا من البكر في خِدرها" هذه البكر التي شُبه سيد البشر عليه الصلاة والسلام في حيائه بها ، لم نعد نسمع بها في زمننا هذا ، ذلك لأنه غلب على النساء التشبه بالرجال ، ولا شك أن لهذا أسبابًا كثيرة ، من أهمها - ابتداءًا - سيطرة الحكام الكفار على كثير من البلاد الإسلامية ، فنشروا فيها عاداتهم ، وتقاليدهم ، وأذواقهم ، وأخلاقهم المنحرفة عن الفطرة السليمة ، فورثها جيل من الناس ، وتلقاها أساتذة موجهون - زعموا - وأساتذات ، ونشر هؤلاء جميعًا بين هذا الجيل الناشيء من فتيان وفتيات ما يسمونه [بالمساواة بين النساء والرجال] ، فكان هذا من أسباب انتشار قلة الحياء في النساء ، الذي جعل الكثيرات منهن مترجلات .ومما لا شك فيه أن ترجل المرأة يجعلها تعتد بشخصيتها أمام زوجها ، وقد تعلو عليه بصوتها ، وربما تذله أمام بعض أقاربه وأقاربها ، استعلاءًا منها على زوجها .
أين هذا مما جاء في وصية الرسول صلى الله عليه وآله وسلم الرجال بالنساء ؟ وعلل ذلك بقوله عليه السلام .. بعلة تنافى تمامًا هذه التربية التي نراها في العصر الحاضر ، ألا وهو قوله عليه السلام ((استوصوا بالنساء خيرًا ، فإنهن عوانٍ عندكم))الشاهد أن النبي صلى الله عليه وآله وسلم لما أمر بالاستيصاء بالنساء خيرًا في هذا الحديث ، علل ذلك عليه السلام بقوله((فإنهن عوانٍ عندكم)) أي: إنهن كالأسارى ، الأسير لا يستطيع أن يعمل شيئًا مع سيده ، كذلك المرأة المسلمة ، المتخلقة بأخلاق الإسلام الصحيحة ، هي أمام زوجها كالأسير . 
ولذلك خشي عليه السلام على الرجال أن يستغلوا هذا الوصف اللائق بالنساء ، فيستعلون عليهن، ويتجبرون عليهن ، ويظلمونهن ، ولذلك أمر بالاستيصاء بالنساء خيرًا ، وعلل بهذه العلة .. ألا وهى قوله عليه السلام
((فإنهن عوانٍ عندكم))
أصحبت النساء اليوم لسن بحاجه إلى توصية الرجال بهن ، بل انقلبت الآية ، فأصبحت النساء بحاجة إلى أن يوصين بالرجال خيرًا لأنهن أصبحن مستقلاتٍ في أعمالهن ، في تصرفاتهن ، وكثيرًا ما نسمع من بعضهن: أنه ما فيه فرق بيني وبين زوجي ، فهو زوج وأنا زوجة ! وهو شريك وأنا شريك معه في الحياة !
فعلى المسلمات المتمسكات بدينهن إذا كنّ قد ابتلين بشيء من المخالطة لهذا المجتمع ، أن يحاولن أن ينجون بأنفسهن من أن تتأثرن بشيء من هذا الانجراف الذي وقعت فيه كثيرات من النساء ، بسبب ما ذكرناه من فساد التربية ، وفساد المجتمع ، وهذه ذكرى ، والذكرى تنفع المؤمنين ، والسلام عليكم.
السائل : الله يجزيك الخير ، وعليكم السلام ورحمة الله وبركاته) اهـ
المصدر: سلسلة الهدى والنور ، شريط رقم 19 ,الدقيقة47
 
Tiré de Silsilatoul‐houda wan‐Nour, la cassette 19, 53ième minute. (en arabe) 
Traduit par le frère Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al‐Hayiti 
Le Samedi 1er novembre 2008, Montréal, Québec, Canada.
copié de salafidemontreal.com

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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les femmes et la da'wa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les femmes et la da'wa

Question : 

 
Quelle est la meilleure voie pour les femmes pour faire da'wa ?
 
Réponse : 

Je dis aux femmes : restez dans vos maisons et ne vous occupez pas de la da'wa.

Je réprimande l'utilisation du mot  Ad-Da'wa, particulièrement par le jeune homme qui dit :

« ceux-là sont des gens de Da'wa » comme si da'wa était devenu la mode des derniers temps.

Maintenant toute personne qui a une petite connaissance devient un da'iya (prêcheur).

La question ne s'est pas arrêtée aux jeunes hommes, mais est arrivée aux jeunes femmes et aux ménagères, au point qu'elles aient abandonné leurs obligations dans leurs maisons et envers leurs maris et leurs enfants.

Elles se sont détournés des choses obligatoires vers ce qui ne leur est pas obligatoire, comme de faire da'wa.

La règle générale pour la femme est de rester dans sa maison comme il été légiféré pour elle et de ne sortir qu’en cas de besoin.

Ceci d’après la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
 
« …et leurs maisons sont meilleures pour elles. »
 
Par opposition à la prière à la mosquée.

De nos jours, nous voyons une manie répandue chez les femmes qui fréquent les mosquées pour les prières en commun en plus de la prière du vendredi.

Cependant, leurs maisons sont meilleures pour elles, sauf s'il y a une mosquée près de chez elles et que l'imam est un savant et qu’il enseigne la science aux présents.

Alors, les femmes peuvent sortir pour la prière à la mosquée, écouter la science; il n'y a rien pour les en empêcher.

Quant à la femme excessivement impliquée dans la da'wa, elle doit rester dans sa maison et lire des livres que lui fournissent son mari, son frère, ou ses maharim (parents masculins qu'elle ne peut épouser).

Alors, il n'y a rien pour l'empêcher de prendre un jour où elle invite certaines femmes à venir chez elle, ou qu'elle les rejoigne dans la maison d'une femme pour partager la science religieuse.

Et cela est mieux que si un groupe de femmes se rend chez elle.
 
Quant au fait qu’elle s'engage dans un voyage, qui pourrait être un voyage sans mahram, alors qu’on dit qu'elle est sortie pour da'wa.

Ceci est une des innovations des temps modernes et ce n'est pas spécifique aux seules femmes.

Même certains jeunes hommes parlent excessivement de da'wa alors qu’ils ont très peu de connaissance.


Article tiré du site troid.org
Source : Al-Asalah (n°°19)
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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