L'homme ne doit pas se coiffer tous les jours mais de temps en temps

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L'homme ne doit pas se coiffer tous les jours mais de temps en temps
-'Ali Ibn Houjr nous a informés : 'Issa Ibn Younous nous a informés d'après Hicham ibn Hassan d'après Hassan que 'Abdillah Ibn Moughafal a dit : 
 
 
نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الترجل إلا غبا
 
"Le messager d'Allah nous a interdit de nous coiffer sauf de temps en temps." 
[Authentifié par Cheikh Al Albani dans as-sahiha. Rapporté par Abu Dawud n°4159, An-nassaî n°5055, At-tirmidhi n°1720]
 
Cheikh Al Albani et Cheikh AbdelMouhssine Al Abbad mentionnent que : 
 
الترجل : Inclus le fait de les coiffer, d'en prendre soins, les embellir 
 
إلا غبا : C'est à dire de le faire un jour et de le délaisser un autre jour 
 
-Un d'entre les compagnons du prophète se trouvait en égypte, un homme entreprit un voyage vers lui. Une fois arrivé, il constata que le Sahabi avait les cheveux ébouriffés.
L'homme demanda donc à ce sahabi : 
 
Pourquoi as-tu les cheveux ébouriffés alors que tu es le Gouverneur de ce pays ? 
Le sahabi rétorqua : C'est parce que le messager d'Allah nous interdisait de trop pratiquer Al Irfah (الإرفاه). 
L'homme répondit : Qu-est ce que لإرفاه
Le sahabi : C'est le fait de se coiffer tous les jours " 
[Authentifié par Cheikh Al Albani As-sahiha n°502, Abou Dawoud n°4160 et An-nassaî n°5058 rapportent une autre version de ce récit elle aussi authentique]
 
Comme le mentionne Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad [Charh Sunnane Abu Dawoud Cours n°293] parmi les points à retenir de ces Ahadith :
 
  • Se coiffer et prendre soins de ses cheveux sont des choses légiferées.

Cependant, l'Homme ne doit pas le faire tous les jours.

Mais plutôt de temps en temps, c'est à dire des jours oui et d'autres non. 
 
  • Comme dans toute chose, ce qui est exigé c'est le juste milieu, c'est à dire d'éviter l'exagération, ne pas tout le temps être entrain de le coiffer.

(En effet, certains frères surtout ceux qui possèdent les cheveux longs, perdent tous les jours beaucoup de leur temps, à cause du fait qu'ils consacrent de longue minutes à se coiffer, mettre du gel et à embellir leur cheveux etc.. alors qu'ils pourraient consacrer ce temps précieux à d'autres oeuvres plus utiles.) 
 
Donc, Il ne faut pas exagérer en se coiffant tout le temps, mais il faut aussi ne pas tomber dans l'autre extrême qui est d'abandonner complètement ses cheveux et de ne jamais en prendre soins.

A ce propos le messager d'Allah à aussi dit :

"Que celui qui a des cheveux qu'il les honore"
[Authentifié par Cheikh Al Albani et Rapporté par Abu Dawoud n° 4163 ] 
 
  • Les femmes sont également concernées par ces Ahadith 

 

[c'est à dire que le juste millieu leur est également demandé], par contre comme cela est connu elles doivent s'embellir pour leur maris. 

 
Note : Propos de Cheikh Al Abbad résumé.
Question :

L'interdiction de se coiffer les cheveux sauf de temps en temps, est-elle générale [c'est à dire pour l'homme comme la femme] ou bien concerne t'elle uniquement l'homme ? 


Réponse de Cheikh An-najmi : 

Ce qui ressort [des textes] est que [cette interdiction] ne concerne que l'homme. A la femme il lui est demandé de s'embellir pour son mari à chaque moment. 

Fath Rab l-wadud fi fatawa Wa rassail wa roudoud de Cheikh Yahya An-najmi Vol 2 P 409
Pour terminer, se coiffer et prendre soins de ses cheveux sont des choses légiferées.
 
Cependant, l'Homme ne doit pas le faire tous les jours.
 
Mais plutôt de temps en temps, c'est à dire des jours oui et d'autres non. 

Ce qui est exigé c'est le juste milieu.
 
Il ne faut pas exagérer en se coiffant tout le temps et il ne faut pas aussi tomber dans l'autre extrême qui est d'abandonner complètement ses cheveux et de ne jamais en prendre soins. 

Le messager d'Allah sallallahou 'alaihi wa sallam à aussi dit :

"Que celui qui a des cheveux qui les honore"
[Authentifié par Cheikh Al Albani et Rapporté par Abu Dawoud n° 4163 ]
 

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Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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«Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture, de boisson, de vêtements et d'autres plaisirs de l'âme et le mérite de délaisser les désirs»

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«Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture, de boisson, de vêtements et d'autres plaisirs de l'âme et le mérite de délaisser les désirs»
Les versets
 
Traductions rapprochées :


« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, » (S19 /V59-60)

 
« Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux que aimaient la vie présente dirent : "Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d'une immense fortune". 
Tandis que ceux auxquels le savoir a été donné dirent : "Malheur à vous ! La récompense d'Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien » (S28/V79-80)
 
« Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices. » (S102/V8)
 
« Quiconque désire [la vie] immédiate Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons; à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l'Enfer où il brûlera méprisé et repoussé. » (S17 /18)
hjr
Et parmi les ahadith
 
Aïcha, qu'Allâh l'agrée a dit :

« la famille de Mouhamad (sallahou 'alayhi wa sallam) ne s'est jamais rassasiée de pain d'orge deux jours de suite jusqu'à la mort du Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam)»
(Al Boukhari et Mouslim) 
 
'Ourwa a rapporté que 'Aïsha disait :

« Par Allâh, ô mon neveu, il nous arrivait de voir la nouvelle lune, puis la suivante, puis la suivante, trois croissants dans une période de deux mois sans que ne soit allumé de feu dans les appartements du Messager d'Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) . J'ai '(c'est-à-dire 'Ourwa) demandé alors : « ô ma tante, quelle était donc votre nourriture ? » Elle me répondit : « les deux noirs : la datte et l'eau, si ce n'est que le Messager d'Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) avait des voisins parmi les Ansars qui avaient des brebis, et ils envoyaient au Messager d'Allâh  (sallahou 'alayhi wa sallam)de leurs lait et il nous en donnaient à boire. »
(Al Boukhari)
 
D'après Abi Sa'id Al Maqbouri , Abou Hourayra, qu'Allâh l'agrée, est passé par des gens qui avaient devant eux une brebis rôtie. Ils l'invitèrent donc mais il refusa de manger et dit :

« Le Messager d'Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) a quitté ce bas monde sans avoir jamais été rassasié de pain d'orge » 
(Al Boukhari)
hjr
L'explication
 
L'auteur a mentionné ce chapitre après celui du renoncement (zouhd) dans la dounia.

Il explique qu'il convient à l'homme de ne pas multiplier les désirs de la vie d'ici bas et à se limiter seulement au besoin, et c'est ainsi que faisait le Prophète  (sallahou 'alayhi wa sallam).

 
L'auteur a cité des versets dans lesquels nous est montré la fin de ceux qui suivent leurs désirs et qui délaissent la prière.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) :

« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, »
 
« Puis leur succédèrent des générations » c'est-à-dire ont succédé aux prophètes qui ont été cités avant ce verset. Et ces générations n'ont pas suivi leurs voie, mais seulement elles sont des « générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. »
 
Délaisser la prière c'est la négliger :
 
♦ dans ses conditions, comme la purification, couvrir la nudité, etc
♦ dans ses piliers, comme la quiétude dans l'inclinaison, la prosternation, la station debout et la station assise
♦ dans ses obligations, comme la demande du pardon entre les deux prosternations, la glorification dans l'inclinaison et la prosternation, le premier tashahoud, et autres obligations.
♦ Et plus grave que cela, ceux qui la négligent par rapport à son heure.


Ils ne l'accomplissent qu'après son temps légal.


Ceux là, ou bien ils ont une excuse comme le sommeil ou l'oubli, et dans ce cas leurs prière est acceptée ,même en dehors de son temps ; ou bien ils n'ont pas d'excuse, et alors leurs prière est rejetée, elle n'est pas acceptée, même s'ils la prient mille fois.
 
Concernant Sa parole : « et suivirent leurs passions », c'est-à-dire : ils n'ont d'autres préoccupations que leurs désirs, ce que désirent leurs ventres et leurs parties (génitales).

Ils octroient des plaisirs à leurs corps, suivent ce qui fait plaisir au corps et ils délaissent la prière. Et le refuge est auprès d'Allâh !

 
Ensuite, Allâh dit en exposant ce qu'ils récolteront (traduction rapprochée) :
 
« Ils se trouveront en perdition » .

Ceci est une menace contre eux car ils auront la perdition comme châtiment, ceci parce la sanction est du même type que l'oeuvre.
 
(traduction rapprochée) 
 
« sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, ».
 
Ensuite l'auteur mentionne le hadith de Aïsha, qu'Allâh l'agrée, qui montre comment était la vie du Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam).

Il ne s'est jamais rassasié de pain d'orge deux nuits de suite, ceci à cause de sa pauvreté.

Deux mois passaient avec trois croissants de lune (ndt : apparemment il faut comprendre que le troisième mois était entamé, Allâh a'lam) sans que le feu ne soit allumé dans sa maison.

Il ne se nourrissait que des deux noirs : la datte et l'eau, malgré le fait que s'il le voulait les montagnes se seraient transformées en or pour lui.

Mais il voulait se limiter à la vie d'ici bas selon ce qu'elle vaut, selon le besoin uniquement."

 

Tiré de Ryad As Salihine avec l'explication de cheikh Al Outhaymin 
copié de alminhadj.fr
 

 

56- باب فضل الجوع وخشونة العيش
والاقتصار على القليل من المأكول والمشروب والملبوس
وغيرها من حظوظ النفس وترك الشهوات
قال الله تعالى : (فَخَلَفَ مِنْ بَعْدِهِمْ خَلْفٌ أَضَاعُوا الصَّلاةَ وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ فَسَوْفَ يَلْقَوْنَ غَيّاً) (59) (إِلَّا مَنْ تَابَ وَآمَنَ وَعَمِلَ صَالِحاً فَأُولَئِكَ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ وَلا يُظْلَمُونَ شَيْئاً) (مريم:59،60)
وقال تعالى: (فَخَرَجَ عَلَى قَوْمِهِ فِي زِينَتِهِ قَالَ الَّذِينَ يُرِيدُونَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا يَا لَيْتَ لَنَا مِثْلَ مَا أُوتِيَ قَارُونُ إِنَّهُ لَذُو حَظٍّ عَظِيمٍ) (79)( وَقَالَ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَيْلَكُمْ ثَوَابُ اللَّهِ خَيْرٌ لِمَنْ آمَنَ وَعَمِلَ صَالِحاً ) (القصص:79،80)
وقال تعالى: (ثُمَّ لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ) (التكاثر:8) وقال تعالى: (مَنْ كَانَ يُرِيدُ الْعَاجِلَةَ عَجَّلْنَا لَهُ فِيهَا مَا نَشَاءُ لِمَنْ نُرِيدُ ثُمَّ جَعَلْنَا لَهُ جَهَنَّمَ يَصْلاهَا مَذْمُوماً مَدْحُوراً) (الاسراء:18)
والآيات في الباب كثيرة معلومة
1/491- وعن عائشة رضي الله عنها قالت: ما شبع آل محمد صلى الله عليه وسلم من خبز شعير يومين متتابعين حتى قبض" متفق عليه
وفي رواية : ما شبع آل محمد صلى الله عليه وسلم منذ قدم المدينة من طعام البر ثلاث ليال تباعاً حتى قبض
2/492- وعن عُروة عن عائشة رضى الله عنها، أنها كانت تقولُ: ((والله يا ابن أختي إن كنا لننظرُ إلى الهلال، ثم الهلال، ثم الهلال، ثم  : ثلاثة أهلة في شهرين، وما أوقد في أبيات رسول الله صلى الله عليه وسمل نار. قلتُ: يا خالة،  فما كان يعيشكم: قالت: الأسودان: التمر والماء، إلا أنهُ قد كان لرسول الله صلى الله عليه وسلم جيران من الأنصار، وكانت لهم منائحُ وكانوا يرسلون إلى رسول الله من ألبانها فيسقينا )) متفق عليه
3/493- وعن أبي سعيد المقبري عن أبي هُريرة رضي الله عنه، أنه مرَّ بقومٍ بين أيديهم شاة مصلية، فدعوهُ فأبى أن يأكل، وقال : خرج رسول الله صلى الله عليه وسلم من الدنيا ولم يشبع من خبز الشعير . رواه البخاري
الشرح
هذا الباب ذكره المؤلف رحمه الله بعد باب الزهد في الدنيا، يبين فيه أنه ينبغي للإنسان ألا يكثر من الشهوات في أمور الدنيا، وأن يتقصر على قدر الحاجة فقط، كما كان النبي صلى الله عليه وسلم يفعل ذلك، وذكر آيات فيها بيان عاقبة الذين يتبعون الشهوات ويضيعون الصلوات، فقال: وقول الله تعالى : (فَخَلَفَ مِنْ بَعْدِهِمْ خَلْفٌ أَضَاعُوا الصَّلاةَ وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ فَسَوْفَ يَلْقَوْنَ غَيّاً) (59) (إِلَّا مَنْ تَابَ وَآمَنَ وَعَمِلَ صَالِحاً فَأُولَئِكَ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ وَلا يُظْلَمُونَ شَيْئاً) (مريم:59،60) .قوله تعالى : (فَخَلَفَ مِنْ بَعْدِهِمْ خَلْفٌ) أي من بعد الأنبياء الذين ذكروا قبل هذه الآية، خلف من بعدهم خلف لم يتبعوا طريقتهم وإنما

( خَلْفٌ أَضَاعُوا الصَّلاةَ وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ )
وإضاعة الصلاة تعني التفريط فيها
في شروطها: كالطهارة، وستر العورة، واستقبال القبلة
وفي أركانها: كالطمأنينة في الركوع، والسجود، والقيام والقعود
وفي واجباتها: كسؤال المغفرة بين السجدتين، والتسبيح في الركوع، والسجود، والتشهد الأول، وما أشبه ذلك
وأشد من هذا الذين يضيعونها عن وقتها؛ فلا يصلون إلا بعد خروج الوقت، فإن هؤلاء إما أن يكون لهم عذر من نوم أو نسيان، فصلاتهم مقبولة ولو بعد الوقت، وإما ألا يكون لهم عذر فصلاتهم مردودة لا تقبل منهم، ولو صلوا ألف مرة
وقوله :( وَاتَّبَعُوا الشَّهَوَاتِ ): يعني ليس لهم همٌّ إلا الشهوات ؛ ما تشتهيه بطونهم وفروجهم، فهم ينعمون أبدانهم ويتبعون ما تنعم به الأبدان، ويضيعون الصلاة والعياذ بالله
ثم قال تعالى مبيناً جزاءهم (ِ فَسَوْفَ يَلْقَوْنَ غَيّاً)(59)( إِلَّا مَنْ تَاب)(مريم: 59،60)، وهذا وعيد لهم؛ لأنهم والعياذ بالله يلقون الغي لأن الجزاء من جنس العمل (إِلَّا مَنْ تَابَ وَآمَنَ وَعَمِلَ صَالِحاً فَأُولَئِكَ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ وَلا يُظْلَمُونَ شَيْئاً).
ثم ذكر المؤلف حديث عائشة رضي الله عنها في بيان عيش النبي صلى الله عليه وسلم وأنه ما شبع من خبز الشعير ليلتين تباعاً؛ لقلة ذات يده عليه الصلاة والسلام، وأنه كان يمضي عليه الشهران في ثلاثة أهلة ما يوقد في بيته نار، وإنما هو الأسودان: التمر والماء، مع أنه صلى الله عليه وسلم لو شاء لصارت الجبال معه ذهباً، ولكنه صلى الله عليه وسلم يريد أن يقتصر على الدنيا بما يسوي الدنيا من الحاجة فقط، والله الموفق
347 رواه البخاري، كتاب الأطعمة، باب إذا حمل جارية صغيرة على عنقه في الصلاة، رقم (5416)، ومسلم، كتاب الزهد ، باب منه، رقم (2970
348 رواه البخاري، كتاب الهبة، باب منه، رقم (2567)، ومسلم، كتاب الزهد، باب من، رقم (2972
349 رواه  البخاري، كتاب الأطعمة، باب ما كان النبي صلى الله عليه وسلم وأصحابه، رقم (5414

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Où se place la femme dans la prière en commun ?

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Où se place la femme dans la prière en commun ?
-Lorsque la femme prie avec son mari ou bien son fils

Dans ce cas l'homme se mettra devant afin de diriger la prière et la femme se mettra juste derrière lui.

Cela signifie que la femme devra former un rang à elle toute seule.

Sources : Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz vol 12 p 198

-Si la femme dirige la priere pour une autre femme

Lorsqu'une une femme prie avec une autre, dans ce cas celle qui ne dirige pas la prière se mettra à la droite de celle qui dirige la salat.

Sources : Majmou Fatawa Lajna Da Ima Vol 7 p 394

-Si une femme dirige la prière pour d'autres femmes

Si une femme dirige la prière pour d'autres femmes, dans ce cas celle-ci devra s'inserer au millieu du premier rang.

C'est ainsi que faisait la mère des croyantes Aîcha lorsqu'elle dirigeait la prière pour les autres femmes.
 
Sources : Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz Vol 12 p 130

-S'il y' a 3 hommes et une femme
 
Dans ce cas l'imam se met devant, puis les deux autres hommes forment un rang juste derrière l'imam, quant à la femme elle se placera toute seule derrière.
 
Sources : Charh Sounnane An-Nassaî De Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad

-S'il y a 2 hommes et une femme
 
 
Dans ce cas le prieur se place à la droite de l'Imam ( sur la même ligne). Quant à la femme elle se placera toute seule derrière.
 
Sources : Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad

-S'il y 'a 2 hommes et 2 femmes 
 
Dans ce cas là, le prieur devra se placer à la droite de l'Imam ( sur la même ligne) quant aux deux autres femmes elles formeront un rang derrière.
 
Sources : Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad 
 
copié de darwa.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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La purification et la prière du malade

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La purification et la prière du malade
- Il est obligatoire pour le malade de se purifier avec de l'eau.
 
Ainsi, il doit faire al-wodhou [ablutions] pour les impuretés mineures [urine, fèces, pus, etc.] et le ghousl [bain rituel] pour les impuretés majeures [menstrues, rapport sexuel...]. 
 
- S'il est INCAPABLE de se purifier avec de l'eau à cause de l'impossibilité de bouger ou la peur d'empirer sa condition, ou de retarder sa guérison, dans ce cas, il fait at-tayamoum [purification avec du sable/terre pure] : 
 
« Mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allâh ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait » [1]
 
- Le tayamoum se fait en frappant la terre pure ou propre avec ses deux mains en même temps, puis en frottant son visage en entier, puis en frottant les paumes de ses mains, chacune frottant l'autre. 
 
- Si la personne est incapable de se purifier elle-même, quelqu'un peut l'aider à faire le tayamoum.

L'autre personne frappe la terre avec ses propres mains, et les frotte sur le visage et les mains du malade. 
 
- S'il y a une blessure sur une quelconque partie du corps qui doit être lavée, il doit la laver avec de l'eau.

Mais si le lavage avec de l'eau l'affecte, alors il peut tremper ses mains dans l'eau et simplement passer sa main sur la blessure.

Et si même simplement passer dessus l'affecterait, alors il peut faire le tayamoum. 
 
- S'il y a un membre cassé qui a été enserré fortement par un bandage ou un plâtre et qui doit être lavé, alors il doit passer sur le bandage ou le plâtre avec de l'eau, plutôt que de le laver.

Il n'y a pas à faire tayamoum dans ce cas car le passage dessus est fait à la place du lavage. 
 
- Il est permis de faire tayamoum sur un mur ou toute chose propre qui a de la poussière dessus.

Si le mur a été recouvert par autre chose que de la poussière [saleté], ou du sable - s'il a été peint par exemple - alors il ne doit pas faire tayamoum dessus, sauf si de la poussière le recouvre à son tour. 
 
- S'il lui est impossible de faire tayamoum sur le sol ou le mur ou quelque chose qui a de la poussière le recouvrant, alors il n'y a pas de mal s'il met de la poussière ou du sable dans un récipient ou un mouchoir et qu'il fait avec cela le tayamoum. 
 
- S'il fait le tayamoum pour la salat et qu'il garde son état de purification jusqu'au temps de la prière suivante, alors il fait sa salat avec le premier tayamoum et il n'a pas à répéter le tayamoum pour la salat suivante.

Ceci car il est resté pur et rien n'est venu invalider son état de purification. 
 
- Il est obligatoire pour la personne malade de laver son corps de toutes les impuretés.

Mais s'il en est incapable alors il peut prier dans cette condition et la prière est correcte et il n'a pas à la refaire (traduction rapprochée) : 
 
« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez » [2] 
 
- Il est obligatoire aussi pour le malade de faire la salat [prière] dans ses vêtements propres et si son habit a été touché par des impuretés alors il est obligatoire de le laver ou de le changer par des vêtements propres. S'il en est incapable, alors il peut prier dans cet état et sa salat est valide et il n'a pas à la répéter. 
 
- Il est obligatoire pour le malade de prier sur quelque chose de propre et si son endroit de salat a été souillé, il doit le laver ou le changer, ou poser dessus quelque chose de propre.

S'il en est incapable, alors il peut prier dessus dans cette condition, et sa salat est correcte et il n'a pas à la répéter. 
 
- Il n'est pas permis au malade de retarder sa salat jusqu'après son temps légiféré à cause de son incapacité à se purifier.

Plutôt, il doit se purifier autant qu'il le peut afin qu'il puisse faire sa salat à l'heure même s'il subsiste des impuretés sur son corps, ou son vêtement, ou son endroit de salat, qu'il est incapable d'ôter. 
La prière du malade
 
- Il est obligatoire au malade de prier ses salat obligatoires en étant debout, même s'il ne peut être debout droit, ou même s'il s'appuie sur un mur ou un bâton pour le soulever.
 
- S'il est incapable d'être debout, il peut prier assis et il est meilleur s'il s'asseoit les jambes collées l'une à l'autre durant le qiyam ou le roukou'. 
 
- S'il est incapable de prier assis alors il doit prier allongé sur son côté en faisant face à la Qiblah, préférablement sur son côté droit.

S'il est incapable de faire face à la Qiblah,il peut prier dans quelque direction que ce soit à laquelle il fait face, et la salat est correcte et il n'a pas à la refaire. 
 
- S'il est incapable de prier sur son côté il prie allongé à plat avec ses pieds face à la Qiblah, et il est préférable qu'il relève sa tête un peu afin de la diriger vers la Qiblah.

S'il est incapable de pointer ses pieds en direction de la Qiblah, il peut prier tel qu'il est, et il n'a pas à refaire sa salat. 
 
- Il est obligatoire pour le malade de faire le roukou' [inclinaison] et la prosternation dans sa salat.

S'il en est capable, il doit faire un geste pour chacun d'eux en inclinant sa tête plus bas pour la prosternation que pour le roukou'. S'il est capable de faire le roukou' mais pas la prosternation, alors il fait son roukou' lorsqu'il doit le faire et il fait un geste pour la sajda.

Et s'il capable de faire la prosternation mais pas le roukou', alors il fait la sajda lorsqu'il doit la faire et fait un geste pour le roukou'. 
 
- S'il est incapable de faire un geste en inclinant la tête pour le roukou' et la sajda, alors s'il fait un signal en fermant ses yeux un peu pour le roukou' et en les fermant totalement pour la sajda.

Quant au fait de pointer le doigt comme certains malades le font, ceci n'est pas correct et je ne sais pas si cela a une quelconque base dans le Qor'ân et la Sounnah ou dans la parole des Gens de Science. 
 
- S'il est incapable de faire un geste de sa tête ou un signal de ses membres, il doit prier avec son cœur en faisant le takbir, la récitation du Qor'an et en ayant l'intention pour le roukou', la sajda, le qiyam, le qou'oud [assis] avec son cœur, sachant que chacun sera rétribué selon son intention. 
 
- Il est obligatoire pour le malade de faire chaque salat en son temps propre, et de faire tout ce qu' il est capable de faire parmi les obligations de la salat.

S'il lui est difficile pour lui de faire les salat en leur temps propre, il doit combiner alors le dhohr avec le 'asr, et le maghreb avec la 'isha, en les groupant soit au temps le plus tôt, soit au temps le plus tard - faire le dhohor au temps du 'asr et le maghreb au temps de la 'isha - selon ce qui sera le plus facile pour lui.

Quant au fajr, il n'est combiné ni avec la salat précédente, ni avec la suivante. 
 
- La personne malade, si elle voyage, recherchant un traitement dans un autre pays, alors elle peut raccourcir les quatre rak'ât de la salat, ainsi elle priera le dhohr le 'asr, et la 'isha en deux rak'a chacune, jusqu'à ce qu'il retourne dans son pays.

Ceci est bon, que son voyage soit de longue ou de courte période. 
 
Et Allâh est Celui qui donne le succès. [3]
 
[1] sourate Al-Ma-ida v.6 
[2] sourate At-Taghaboun v.16 
[3] Ecrit par : SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-'Uthaymîne (rahimahoullâh) en 1400H. Traduit de l'arabe par Abû Mohammad , Al-Madinah an-Nabawiyyah, 1413H.

 

Tiré de fatwa-online.com

Publié par darwa.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Vivre avec des gens qui ne prient pas

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Vivre avec des gens qui ne prient pas
Question :
 
Que doit faire un homme qui commande à sa famille d'accomplir la prière, mais ils refusent de l'écouter ?

Doit-il continuer à vivre avec eux et se mélanger avec eux ou doit-il quitter cette maison (c'est-à-dire cesser de vivre avec eux) ?
 
Réponse :
 
Si ces gens ne font jamais la prière, ils sont sans aucun doute kuffar (mécréants) et/ou des apostats (de la religion de l'islam) et ils sont en dehors de la protection de l'islam.

Il ne lui est pas permis de vivre avec eux, plutôt il lui est obligatoire de leur faire da'wa (c'est-à-dire de les appeler à l'islam) et qu'il soit persistant et continu dans l'appel à accomplir la prière, pour que peut-être Allah les guide.

Parce que celui qui délaisse la prière (les cinq prières quotidiennes) est un kafir (mécréant) - et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre cela - et ce d'après les preuves du Qur'an et de la Sunna et les paroles des compagnons et ceci est l'avis correct.
 
Par exemple, dans le Noble Qur'an il y a la Parole d'Allah, le Très-Haut, à propos des polythéistes (mushrikun(traduction rapprochée) :
 
« Mais s'ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, ils deviendront vos frères en religion » [sourate At-Tawba  :11]
 
La compréhension qui est impliquée par ce verset est que s'ils ne font pas ces choses (se repentir, faire la prière et payer la Zakat), alors ils ne sont pas vos frères (dans l'islam). Et l'obligation islamique de fraternité n'est pas niée par un péché même si c'est un grand péché, mais elle (l'obligation de fraternité) est niée par la sortie de la protection de l'islam.
 
Un exemple de la Sunna est la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam),

« Entre l'homme et la mécréance et l'association, il y a l'abandon de la prière. » 
(Rapporté par Muslim, At-Tirmidhi et d'autres)
 
Et aussi il y a sa parole (sallallahu 'alayhi wa sallam) rapportée par Burayda dans les Sunan :

« Ce qui nous sépare nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière, quiconque abandonne la prière, a certes mécru. »
(An-Nawawi dit qu'il est rapporté par At-Tirmidhi dans le Chapitre de la foi avec une narration authentique. Ahmad l'a aussi rapporté dans son Musnad et il est Sahih (authentique)).
 
Un exemple des paroles des compagnons (radhiyallahu 'anhum) est la parole du commandeur des croyants, ' Umar ibn Al-Khattab (radhiyallahu 'anhu) :

« Il n'y a aucune partie de l'islam pour celui qui abandonne la prière. »

Et ce mot "partie" comme employé ici (par 'Umar) est indéfini dans la signification linguistique de la négation.

Donc cela signifie en général que la personne n'a aucune part de l'islam, petite ou grande.

Et 'Abdullah ibn Shaqiq a dit :
« Les compagnons du prophète (sallallaahu 'alayhi wa sallam) n'ont considéré le refus d'aucun acte comme de la mécréance, sauf la prière. »
 
Ainsi, il est dit de cet avis correct (que quiconque délaisse la prière n'est pas musulman), « Est-il raisonnable qu'un homme qui a ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi dans son cœur, connaissant la position importante de la prière et l'attention qu'Allah a donné à l'ordre de l'accomplir (dans le Qur'an), continue à la négliger et l'abandonne (la prière) ?...

C'est quelque chose qui n'est pas possible. 

Et en vérité j'ai profondément examiné les preuves qui sont employées par ceux qui disent que l'abandon de la prière n'est pas une mécréance et j'ai constaté que ces preuves ne viennent pas des quatre principes légaux (qui pourrait justifier leur argument) :
 
-S'il n'y a aucune preuve textuelle pour le soutenir (le jugement que l'abandon de la prière est une mécréance).
 
-Ou qu'il y a quelque autre aspect qui limite l'abandon de prière de la déclaration d'incrédulité.
 
-Ou qu'il y a quelque condition d'excuse (dans la Shari'a) pour celui qui abandonne intentionnellement la prière.
 
-Ou que l'abandon de la prière est quelque chose de général, tandis que les ahadith concernant la mécréance de la personne qui abandonne la prière étaient des cas spécifiques (c'est-à-dire seulement applicable dans une certaine situation ou avec certaines personnes).
 
Donc, quand il devient clair que cette personne qui a abandonné la prière est un kafir, alors certaines règles s'appliquent à lui :
 
-D'abord : Il n'est pas correct de le marier à une femme musulmane
et si un contrat de mariage est fait avec lui et qu'il ne prie pas, alors ce mariage est annulé et sa femme ne lui est plus permise, d'après la Parole d'Allah concernant les femmes des Muhajirun (des immigrants de Makkah à Madinah(traduction rapprochée) :
 
« si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. » [sourate Al-Mumtahana :10]
 
Aussi, s'il abandonne la prière après que le mariage ait eu lieu, alors en vérité ce mariage est abrogé et sa femme ne lui est plus licite.
Et ceci d'après le verset que nous avons précédemment mentionné.
 
-Deuxièmement : Cet homme qui ne prie pas, s'il sacrifie ou abat un animal, cette viande ne doit pas être mangée.
Pourquoi ?

Parce que c'est haram (illicite).
Et si un Juif ou Chrétien sacrifie (un animal), cette viande nous est permise.
Ainsi en réalité (et nous cherchons refuge auprès Allah), cet homme qui ne prie pas, sa viande qu'il abat est plus sale que l'abattage d'un Juif ou d'un Chrétien (à cause de son abandon de la prière).
 
-Troisièmement : Il ne lui est pas permis d'entrer dans la ville bénie de Makkah ou les sanctuaires de la mosquée sacré.
Ceci d'après la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :
 
« Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. » [sourate At-Tawba :28]
 
-Quatrièmement : Si quelqu'un meurt dans sa famille, il n'a aucun droit d'hériter d'eux.
Ainsi si un homme meurt et qu'il a un fils qui ne prie pas (l'homme est un musulman qui a prié mais son fils n'a pas prié) et que l'homme a aussi un cousin éloigné (qui est musulman), qui obtiendra sa succession ?

Le cousin éloigné obtiendra sa succession et pas son fils, ceci en raison de la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dans le hadith rapporté par Usama (radhiyallahu 'anhu) :

 « Le musulman n'hérite pas du mécréant et le mécréant n'hérite pas non plus du musulman." 
(Al-Bukhari et Muslim)
 
-Cinquièmement : Quand il meurt, son corps n'est pas lavé
il doit être enveloppé et on ne doit pas faire la prière mortuaire sur lui.

Aussi, il ne doit pas être enterré avec les musulmans (c'est-à-dire dans un cimetière musulman).

Ainsi que devons-nous faire avec lui ?

Nous mettons son corps dans le désert, dans une fosse creusée pour lui, nous l'y enterrons avec ses vêtements sur lui et il n'y a rien de sacré à son enterrement.

Ainsi, il n'est permis à personne qui est avec lui lors de sa mort et qui sait qu'il n'a pas fait la prière, de l'envoyer aux musulmans pour qu'ils fassent la prière mortuaire sur lui.
 
-Sixièmement : Il sera réuni le jour de jugement avec Pharaon, Haman, Qarun et Ubay ibn Khalf, qui sont les imams (leaders) de la mécréance- et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre cela -
et on ne lui permettra pas d'entrer au Paradis et il n'est permis à personne de sa famille de faire du'a (invocation ) pour lui, en demandant qu'il reçoive la miséricorde d'Allah et Son pardon, parce qu'il est un kafir qui ne mérite pas ces choses.
 
Ainsi cette question, ô mes frères musulmans, est très dangereuse, et avec beaucoup de regret et de douleur, certaines personnes ont pris cela pour une question légère et ils résident dans des maisons avec ceux qui ne font pas la prière.
Et ceci n'est pas permis.
Et Allah est plus savant et que les bénédictions d'Allah soient sur notre prophète Muhammad, sur sa famille et tous ses compagnons.
 
Article tiré du site assalafi.com
Traduit par Abu Sumaya
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié dans Prière - الصلاة

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Le fait de maudire quelqu’un

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le fait de maudire quelqu’un

Question :

 
Une femme maudit et insulte souvent ses enfants.
 
Elle leur fait mal parfois par les paroles et parfois en les frappant pour des choses importantes ou non.
 
Je l'ai conseillée maintes fois de cesser, mais sa réponse est : « Tu les gâtes alors que ce sont des bandits. » 
 
Le résultat est que les enfants détestent leur mère, ignorent ce qu'elle dit, et sont habitués à ses insultes et ses punitions.
 

Quel est le regard de la religion sur mon attitude vis-à-vis de cette épouse ?
Dois-je la quitter sachant que les enfants iraient avec elle, ou que dois-je faire ?
Qu'Allah vous aide.


Réponse :

Maudire les enfants, ou quelqu'un qui ne mérite pas d'être maudit, fait partie des grands péchés. En effet, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :

 

« Maudire un croyant est comparable au fait de le tuer. » (1)


Dans un autre hadith, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, dit :

 

« Insulter un musulman est une perversion et le tuer est une mécréance. » (2)

 

Il dit encore :

 

« Ceux qui maudissent ne seront point témoins, ni intercesseurs le Jour du Jugement. » (3)
 

Elle doit donc se repentir à Allah Exalté, préserver sa langue des insultes et multiplier les invocations pour ses enfants, afin qu'Allah les guide et les réforme.

Tu dois la conseiller continuellement et la mettre en garde contre le fait d'insulter ses enfants, et te séparer d'elle momentanément, si le conseil ne donne pas de résultats satisfaisants.

Il faut choisir la séparation si on pense que cela donnera des résultats et il faut être patient pour l'amour d'Allah et ne pas se précipiter dans le divorce.

Nous implorons d'Allah pour elle et pour nous, la guidée... sans oublier d'éduquer les enfants et de les orienter vers le bien pour que leur comportement s'améliore.

 

(1) Al-Bukhârî dans le chapitre du comportement (6105), Muslim dans le chapitre de la foi (110).

(2) Al-Bukhârî dans le chapitre de la foi (48), Muslim dans le chapitre de la foi (64). Ma mécréance est une mécréance mineure, car on sait que le meurtre est certainement le plus grand péché après le Shirk, mais il ne fait pas sortir de l'islam.

(3) Muslim dans le chapitre du comportement et des liens (2598).

 

Kitâb ud-Dacwa

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Ceux qui disent que le minhaj as-salafi est un minhaj at-talafi !... (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ceux qui disent que le minhaj as-salafi est un minhaj at-talafi !... (vidéo)

 

Question :

 
[...] Sheikh, quel est le jugement de celui qui nomme le Minhadj As-Salafi par Minhadj At-Talafi ? 

Oua al 'iyadou bi Allah...
 
Réponse : 
 
[Houkmouhou houwa at-Talafi] Son jugement est que c'est lui (cette personne) qui est « Talafi » (égaré).
 
Tu ne dois pas t'étonner (de ce genre de commentaires)... non tu ne dois être étonné d'entendre une telle appellation provenant de gens calomnieux envers les gens de bien...
 
Ne sais-tu pas que les prophètes ont été [accusés à tord] de sorciers ?... et de fous... (Puis le Sheikh s'adresse à celui qui a posé la question en lui disant de répondre par l'affirmatif ou la négation)... Oui ?
 
Donc, la réponse la plus juste est « balâ » (tout à fait)...
 
Allah ta'ala dit :
 
كَذَلِكَ مَا أَتَى الَّذِينَ مِن قَبْلِهِم مِّن رَّسُولٍ إِلَّا قَالُوا سَاحِرٌ أَوْ مَجْنُونٌ
« Ainsi, aucun Messager n'est venu à leurs prédécesseurs sans qu'ils n'aient dit: "C'est un magicien ou un possédé!" » (Sourate Ad-Dhariyat - 52)

...Est-ce que les prophètes ont loué cette appellation ? La réponse est [évidemment] : Non !
 
Et la fin (heureuse) pour eux, al hamdou li Allah...

Tu ne dois être étonné d'entendre ce genre d'appellation provenant de gens calomnieux envers les gens de bien...

Ne sais-tu pas que ceux qui renient les Attributs d'Allah 'aza ou jal, taxent ceux qui affirment le contraire [attribuent à Allah ce qu'Il lui-même attribué à Lui-même] de [moujasîd], de [hachawiyâ] de [nawabîd]...ceci, na'am, si on suppose que As-Salafiya se trouve dans une voie contraire à celle des Salafs [Minhadj], dans ce cas, nous pouvons dire qu'il est « Talif » mais on ne doit pas faire le rapprochement avec le Madhab (Madhab des Salafs)...
 
Car on entend par là, que parmi ceux qui sont sur la voie (Madhab) des Salafs, ou qui veulent suivre Madhab As-Salaf, il y a ceux qui s'opposent aux Salafs...dans leur comportement...et font du tort [préjudice] à l'Islam, et les gens de l'Islam, plus qu'il ne devrait savoir sur sa religion [son niveau dans la science]...
 
Il se peut que la personne en question [celle qui dit Talafi], constate [quelques erreurs] dans le Minhadj et le comportement de l'un d'entres les as-salafiyin et le critique [sur le moment]...c'est-à-dire [sur le moment]...
 
Mais si cette personne [celle qui dit Talafi] vise [par cette appellation] la vrai Salafiya, alors nous dirons que c'est lui le « Talif » et non pas la vrai Salafiya...

Note importante du traducteur:

Ceci est un fait, la personne qui suit le Minhadj As-Salafi se doit d'être attentive à cette remarque concernant le Minhadj et le comportement à suivre car si on lui impute une appellation (du genre "Talafi"), ce n'est pas la Salafiya qui est en cause mais lui.

Source : sahab.net
Article tiré de la réponse audio de Sheikh Muhammad ibn Salih Al 'Outhaymine (rahimahou Allah
Traduction rapprochée : par Ibn Hamza Al Djazairy.
 Publié par alghourabaa.free.fr
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Au paradis, il y a une porte dite "ar-rayyân" - باب الريان (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Au paradis, il y a une porte dite "ar-rayyân" - باب الريان (audio)
 
معنى حديث : في الجنة باب يقال له الريان لا يدخله إلا الصائمون

« Au Paradis, il y a une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs... »

 

Question :


D'après ce qui a été rapporté dans le hadith suivant sur le fait « qu'il y a une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs »*, cela signifierait-il que « les jeûneurs » désignés ici sont ceux qui jeûnent le mois de ramadan uniquement ou alors se sont ceux qui jeûnent les journées par actes méritoires (sounan) tel le que lundi et le jeudi, ainsi que trois jours consécutifs par mois [ayam al bayd], pouvez-vous nous éclairer [à ce sujet] et qu'Allah vous en récompense!
 
Réponse :
 
On désigne par " les jeûneurs " [dans ce récit] ceux qui jeûnent l'obligation [Al Farida], ceux qui tentent de jeûner...l'obligation [Al Farida], tel le ramadan et bien entendu les autres jours qu'Allah nous à imposé en rattrapage des journées de jeûne manquées et ceux qui sont dues.
 
Ces gens là, auront à leur disposition une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle ils entreront.
 
S'ils entrent [par cette porte], ce ne sera que par priorité mais s'il s'avère qu'ils disposent d'autres bonnes œuvres [à leur actif], alors ils seront appelés à entrer par de nombreuses autres portes...
 
Malgré cela, ils entreront tout de même par cette porte « dite du jeûne » et le croyant qui accomplit la prière, s'acquitte de la Zakat, qui jeûne [le mois] de ramadan et qui craint Allah, il sera appelé à entrer par toutes les portes.

Par contre, ne rentreront par cette porte (Ar-Rayyân), seulement les jeûneurs qui ont été assidus dans l'accomplissement du jeûne qui est obligatoire.
 
Source : binbaz.org.sa
Fatawa Nour 'ala Ad-Darb 
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy -  04 Ramadan, 1428 / 16-09-2007
 Publié par alghourabaa.free.fr
 

باب الريان هل يدخل منه من صام الواجب والمستحب؟
ما روي في حديث بأن في الجنة باب يقال له: الريان لا يدخله إلا الصائمون، هل معنى ذلك، هل الصائمون يقصد بهم الذين يصومون شهر رمضان فقط، أم الذين يصومون السنن مثل الاثنين والخميس وأيام البيض؟
المراد بذلك الصائمون صوم الفريضة، الذين يحافظون على الصوم صوم الفريضة رمضان، وهكذا ما أوجبه الله عليه من صوم الكفارات، والنذور، هؤلاء لهم باب، باب الريان يدخلون معه، فإذا دخلوا أغلق، وإذا كان عندهم أعمال أخرى يدعون من أبواب كثيرة، لكن يدخلون من هذا الباب باب الصيام، والمؤمن الذي يقيم الصلاة يؤدي الزكاة ويصوم رمضان ويتقي الله يدعى من الأبواب كلها، لكن هذا الباب ما يدخل معه إلا الصائمون الذين حافظوا على الصوم الواجب

 
D'après Sahl ibn Sa'd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit:

« Au Paradis, il y a une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs, au Jour de la Résurrection et nul à part eux n'entrera. On dira: " Où sont les jeûneurs? ". Et ceux-ci d'entrer. Dès le passage de leur dernier, cette porte se fermera et nul autre n'entrera plus. »
[Al Boukhari (4/111) et Mouslim (1152)]
 
D'après Abou Hurayra, l'Envoyé de Allah (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

"A celui qui aura dépensé une paire de quelque chose dans la voie de Allah, on criera des portes du paradis : "Ô adorateur de Allah, ceci est bien." Celui qui aura beaucoup prié, on l'appellera par la porte de la prière ; celui qui aura beaucoup fait la guerre sainte sera appelé par la porte de la guerre sainte ; celui qui aura beaucoup jeûné sera appelé par la porte de « Ar-Rayyân »; celui qui aura fait souvent l'aumône sera appelé par la porte de l'aumône. 
 
- Je donnerais pour toi la vie de mon père et de ma mère, Ô Envoyé de Allah, dit Abou Bakr ; certes aucun préjudice ne sera causé à ceux qui seront appelés par une de ces portes, mais y aura-t-il quelqu'un qui sera appelé par toutes ces portes à la fois ?
 
- Oui, répondit le Prophète, et j'espère que tu seras un ceux-là." 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le paiement échelonné

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le paiement échelonné

Question : 

 
Quel est le jugement concernant l'achat en plusieurs versements ?
 
Réponse : 
 
Tout d'abord, acheter en plusieurs versements est une innovation parmi les actions qui n'étaient pas connues des musulmans des générations précédentes.

Plutôt, c'est quelque chose qui leur est venu des mécréants, ceux qui, dans le passé, ont pris leurs pays, les ont colonisés et les ont gouvernés avec leurs lois de mécréance.

Puis, lorsqu'ils sont partis, ils ont laissé derrière eux leurs traditions mauvaises et égarées.

Et, aujourd'hui, les musulmans leur vivent sur ces pratiques et actes que les mécréants leur ont imposés.

Il y a autre chose - qui est plus important - et qui est comme le prophète
صلى الله عليه وسلم a dit : 

«Je n'ai rien laissé qui vous rapproche d'Allah, sans vous avoir ordonné de le faire.
Et je n'ai rien laissé qui vous éloigne d'Allah, et vous rapproche du Feu de l'enfer, sauf  vous avoir interdit de le faire.»

Nous voyons qu'il صلى الله عليه وسلم a interdit ce qui est aujourd'hui appelé "le paiement échelonné".

Donc, cette sorte de transaction d'affaires est une innovation, que les musulmans du passé n'ont pas connue.

Je veux aussi dire que ce nom est une innovation (en soi), et on ne trouve rien dans les livres de  Fiqh portant le nom "paiement échelonné".

Plutôt, on trouve cela dans les livres Musulmans, dans ce qui est appelé  Ad-Dain (la dette) et ce qui est appelé Al-Qard-ul-Hassan (le prêt gracieux).

Ceci est devenu, dans les affaires quotidiennes des musulmans, juste un nom sans aucune forme et réalité.

Ceci, malgré le fait que le prophète
صلى الله عليه وسلم a incité à l'octroi de prêts gracieux et que cela atteignait de grandes mesures, au point qu'il a considérée le prêt de deux (euros) comme si vous aviez donné un (euro) en aumône.

Cela signifie : si vous prêtez à votre frère musulman deux (euros), c'est comme si vous aviez pris un (euro) de votre poche et l'aviez donné en aumône.

De même qu'il
صلى الله عليه وسلم a encouragé ces prêts gracieux, il a interdit de prendre l'argent supplémentaire en échange du délai de paiement de votre frère jusqu'au terme de son affaire.

Le prophète
صلى الله عليه وسلم a dit : 

«Quiconque fait deux transactions d'affaires en une, alors il obtient le plus bas des deux ou l'intérêt.»

Et dans autre hadith, il
صلى الله عليه وسلم :
 
«a interdit que deux transactions d'affaires soient faites en une (transaction).» 

On a demandé au rapporteur de ce hadith la signification de cette interdiction, il a répondu : 


«C'est ce que vous dites : Je te vends cette chose à tel prix comptant et à tel prix (plus important) en paiement retardé.»

Je vous vends cet appareil 100 (euros) comptant et 105 (euros) en plusieurs versements, c'est à dire comme une dette.

Il
صلى الله عليه وسلم a dit :

 «Quiconque fait deux transactions d'affaires en une, alors il obtient le plus bas des deux ou l'intérêt.» 

Cela signifie que s'il prend l'argent en plus, alors c'est de l'usure, comme dans l'exemple de l'appareil qui a été vendu 105 (euros), cinq (euros) en plus en échange du retard.

S'il y avait une jugement islamique pour les individus et les gouverneurs, cet acheteur qui a été trompé et a qui on a pris cinq (euros) supplémentaires en échange de l'attente du vendeur, aurait le droit de le prendre et de se plaindre de lui auprès des gens de science.

Voilà la compréhension de ce hadith.
 
La chose vendue est une, cependant l'offre est en deux transactions : comptant à ce prix et en différé à ce prix.

Donc l'augmentation du prix pour le retard de paiement a immédiatement été étiquetée comme étant de l'intérêt par le messager d'Allah
صلى الله عليه وسلم.

Al-Asalah (n°6)
Traducteur : Isma'il alarcon

Publié par salafs.com

 

السؤال : ما حكمُ الشرع في بيع التقسيط؟

الجواب : البيع بالتقسيط أولا بدعة عملية لم يعرفها المسلمون في كل القرون الماضية، وإنما هو من الأمور التي وفدت إليهم من الكفار الذين كانوا من قبل يحتلون بلادهم ويستعمرونها ويحكمونها بقوانينهم الكافرة، ثم لما رحلوا عن القسم الأكبر منها خلفوا آثارهم السيئة فيها، والمسلمون يعيشون اليوم على تلك المعاملات التي طبعهم الكافر عليها

وأمر آخر -وهو الأهم- أن النبي صلى الله عليه وسلم كما قال

" ما تركت شيئا يقربكم إلى الله إلا أمرتكم به وما تركت شيئا يبعدكم عن الله ويقربكم إلى النار إلا نهيتكم عنه"

من ذلك أنه نهى عما يسمى اليوم ب(بيع التقسيط)، فهذا البيع بدعة لم يعرفها المسلمون من قبل، وأريد أن أقول أيضا: إن اسم بدعة لا يوجد في كتب الفقه شئ يسمى بيع التقسيط، فهناك في كتب المسلمين ما يسمى بالدين، ويسمى بالقرض الحسن الذي أصبح في معاملات المسلمين اسما بدون جسم لا حقيقة له، مع أن النبي صلى الله عليه وسلم كما حض على القرض الحسن وبالغ فيه إلى درجة أنه اعتبر قرض دينارين كما لو تصدقت بدينار، أي: إذا أقرضت أخاك المسلم دينارين كأنك أخرجت من جيبك صدقة دينار، كما حض عل القرض الحسن نهى عن أخذ الزيادة مقابل الصبر على أخيك المسلم في الوفاء
قال صلى الله عليه وسلم

" من باع بيعتين في بيعة فله أو كسهما أو الربا"

وفي آخر

"نهى عن بيعتين في بيعة"

، وقد سئل الراوي لهذا الحديث عن معنى هذا النهى؟ وقال:أن تقول أبيعك هذا نقدا بكذا، ونسيئه بكذا وكذا
أبيعك هذا الجهاز ب(100)دينار نقدا، و(105)دينار تقسيطا؛ أي: بالدين
قال صلى الله عليه وسلم

"من باع بيعتين في بيعة فله أوكسهما"

أي: أنقصهما،"أو الربا"، أي:إذا أخذ زيادة فهو ربا، كمثل هذا الجهاز الذي بعته ب(105)خمسة مقابل الصبر.
ولو كان هناك حكم إسلامي عند الأفراد والحكام لكان هذا الشاري المغبون المأخوذ منه(5) دنانير مقابل الصبر من التاجر، له الحق أن يستعلي عليه ويشتكيه إلى أهل العلم
فهدا معنى الحديث، المباع واحد ولك المعروض بيعتان: نقدا بكذا، ونسيئة بكذا، فيسمي الرسول صلى الله عليه وسلم الزيادة من أجل النسيئة ربا

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Le beau frère, c'est la mort !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le beau frère, c'est la mort !
D'après 'Uqba Ibn 'Âmir le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
«Evitez d'entrer chez les femmes».
Et un homme issu des Ansar lui dit : 
«Qu'en est-il du beau-frère de la femme ?» 
«Le beau-frère, c'est la mort.» 
Rapporté par al-Bukhârî - n° 4934 et par Muslim - n° 2172
L'Imâm An-Nawawî رحمه الله dit :
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : «Le beau-frère, c'est la mort.» 
 
Al-Layth Ibn Sa'd dit : 
 
Le beau-frère [al-Hamoû] c'est le frère du mari et ce qui fait partie des proches du mari comme les fils de l'oncle et ce qui y ressemble. 
 
Il y a unanimité des linguistes [Ahl al-Lougha] sur le fait que : «al-Ahmâ» sont les proches parents du mari [al-Aqârib], comme son père, son frère, son neveu, son cousin, et autres qu'eux. 
 
Quant à la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : «Le beau-frère, c'est la mort.» 
 
Elle signifie : que [dans la fréquentation de la femme de son frère] cela devrait lui inspirer une plus grande peur pour le potentiel mal que cela peut lui causer.
 
En effet, la tentation qui risque de résulter de sa présence est plus grande en raison de la possibilité qui lui est donnée de s'approcher de la femme de son frère et de rester seul avec elle sans susciter de répréhension.
 
Ce qui n'est pas le cas pour une personne étrangère [à la famille]. 
 
Et ce qui est voulu à travers le terme «al-Hamoû» ici, c'est les proches parents du mari autres que ses parents et ses enfants.
 
Car assurément, ses parents et ses enfants sont des «Mouhâram» [personnes avec qui le mariage est interdit] pour son épouse.
 
Et il leur est donc permis de rester seuls avec elle ; ils ne peuvent pas être qualifiés de cause «de mort» [al-Mawt]. 
 
Quant aux frères, neveux, oncles, cousins et autres qu'eux, ils ne sont pas des «Mahrâm».
 
Les gens ont l'habitude de faire preuve d'indulgence à leur égard et de les laisser seuls avec les femmes de leurs frères.
 
Ce qui constitue «la mort» [comme mentionnée dans le hadîth].
 
La présence du beau-frère mérite plus d'être interdite que celle d'un étranger à cause de ce que nous avons rappelé, et ce que je viens de mentionner est ce qui est le plus juste [as-Sawâb] du sens voulu du hadîth. 
 
Et ce qui est rappelé par al-Mâzarî [sur ce hadîth] qui fait mention du fait que ce qui est voulu [dans ce hadîth] à travers «al-Hamoû» [le beau-frère], c'est le père du mari, et il dit : «l'interdiction est liée au père du mari.»

Mais c'est un «Mahram», comme peut il être étranger ?
 
Cette parole est caduque [Fâssid] et rejetée [Mardoûd]. 
 
Il n'est pas permis de prendre le hadîth dans ce sens.

Il est dit de al-Qâdhî d'après Abî 'Ubayd que le sens voulu dans «Le beau-frère, c'est la mort.» est qu'il meurt et qu'il ne fasse pas cela.

C'est aussi une parole caduque [Fâssid]. 
 
Plutôt, ce qui est le plus juste [as-Sawâb], c'est ce qui a été avancé précédemment [dans l'explication du hadîth]. 
 
Ibn Al-'Arabî dit : c'est une expression utilisée par les Arabes dans le même sens qu'ils disent : «Le lion, c'est la mort !» c'est-à-dire que sa rencontre est à l'exemple de la mort. 
 
Al-Qâdhî dit : le sens voulu dans l'isolation avec le beau-frère [al-Ahmâ] est que le fait de rester seuls peut provoquer la tentation [Fitnah] et la perdition dans la religion, d'où la comparaison de cette situation à la mort [al-Mawt].
 
Cette tournure [le beau-frère, c'est la mort] souligne la gravité de la chose .[...]
 
Kitâb « al-Minhâdj Charh Sahîh Muslim » de L'Imâm An-Nawawî, vol-14 p.378-379
 Publié par manhajulhaqq.com

شرح حديث : الحمو الموت
عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ رَضِيَ الله عَنْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ

إِيَّاكُمْ وَالدُّخُولَ عَلَى النِّسَاءِ فَقَالَ  رَجُلٌ مِنْ الْأَنْصَارِ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَرَأَيْتَ الْحَمْوَ قَالَ الْحَمْوُ الْمَوْتُ
أخرجه البخاري 
5/2005 ، رقم 4934، ومسلم 4/1711 ، رقم 2172

 قال الإمام النووي رحمه الله

قوله صلى الله عليه وسلم ( الحمو الموت ) قال الليث بن سعد : الحمو أخو الزوج ، وما أشبهه من أقارب الزوج : ابن العم ونحوه . اتفق أهل اللغة على أن الأحماء أقارب زوج المرأة كأبيه ، وأخيه ، وابن أخيه ، وابن عمه ، ونحوهم . والأختان أقارب زوجة الرجل . والأصهار يقع على النوعين
وأما قوله صلى الله عليه وسلم ( الحمو الموت ) فمعناه أن الخوف منه أكثر من غيره ، والشر يتوقع منه ، والفتنة أكثر لتمكنه من الوصول إلى المرأة والخلوة من غير أن ينكر عليه ، بخلاف الأجنبي . والمراد بالحمو هنا أقارب الزوج غير آبائه وأبنائه . فأما الآباء والأبناء فمحارم لزوجته تجوز لهم الخلوة بها ، ولا يوصفون بالموت ، وإنما المراد الأخ ، وابن الأخ ، والعم ، وابنه ، ونحوهم ممن ليس بمحرم . وعادة الناس المساهلة فيه ، ويخلو بامرأة أخيه ، فهذا هو الموت ، وهو أولى بالمنع من الأجنبي لما ذكرناه
فهذا الذي ذكرته هو صواب معنى الحديث . وأما ما ذكره المازري ، وحكاه أن المراد بالحمو أبو الزوج ، وقال : إذا نهي عن أبي الزوج ، وهو محرم ، فكيف بالغريب ؟ فهذا كلام فاسد مردود ، ولا يجوز حمل الحديث عليه فكذا ما نقله القاضي عن أبي عبيد أن معنى الحمو الموت فليمت ولا يفعل هذا هو أيضا كلام فاسد ، بل الصواب ما قدمناه . وقال ابن الأعرابي هي كلمة تقولها العرب ، كما يقال

الأسد الموت

 أي لقاؤه مثل الموت . وقال القاضي : معناه الخلوة بالأحماء مؤدية إلى الفتنة والهلاك في الدين ، فجعله كهلاك الموت فورد الكلام مورد التغليظ . قال : وفي الحم أربع لغات إحداها هذا حموك بضم الميم في الرفع ، ورأيت حماك ، ومررت [ ص: 330 ] بحميك ، والثانية هذا حمؤك بإسكان الميم وهمزة مرفوعة ، ورأيت حمأك ، ومررت بحمئك . والثالثة حما هذا حماك ورأيت حماك ومررت بحماك كقفا وقفاك . والرابعة حم كأب . وأصله حمو بفتح الحاء والميم . وحماة المرأة أم زوجها . لا يقال فيها غير هذا

المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج - الإمام النووي

Imam an-Nawawî - الإمام محيى الدين ابى زكريا بن يحيى بن شرف النووى

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Il y aura quarante...

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Il y aura quarante...

D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), 

 
Le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit :

"Entre les deux souffles (de la Trompette), il y aura quarante".

Le transmetteur ajoute :

On me demanda alors: "O 'Abû Hurayra S'agit-il de quarante jours?".

Mais je ne leur répondit point.

- "S'agit-il de quarante mois ?", reprit-on.

Or je garda le silence.

- "S'agit-il donc de quarante ans?".

Je ne dis rien, puis, je poursuivis, en disant :

"Puis, Allah fera descendre une eau du ciel, grâce à laquelle les gens pousseront comme poussent les légumes.

Tout le corps de l'homme disparaîtra sauf les os du coccyx (de l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale), car c'est sur ces os qu'il sera ressuscité au Jour du Jugement".

 

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 5253
copié de hadith.al-islam.com

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Attentats et assassinats dans des pays non-croyants

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Attentats et assassinats dans des pays non-croyants

Question :

 

[Sheikh], qu'Allah vous accorde la félicité :
 
Est-ce que le fait de commettre des assassinats et des actes de terrorisme (explosions) contre les édifices gouvernementaux dans des pays de non croyants est considéré comme étant une nécessité et un acte dans la lutte dans le sentier d'Allah. 

Qu'Allah vous récompense ?

 

Réponse :


Non, Ceci n'est pas autorisé !

Les assassinats et les sabotages sont des actes condamnables, parce que cela n'engendrerait que plus de mal pour les musulmans et provoquerait leur tuerie et leur bannissement.

Ceci est une chose condamnable et ce qui est légiféré avec les mécréants, c'est de lutter dans le sentier d'Allah et de se confronter à eux lors des batailles si cela est dans la capacité des musulmans.

Qu'ils équipent leurs armées et qu'ils attaquent les mécréants et les combattent à la manière du Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui), mais organiser des sabotages et perpétrer des assassinats, ceci n'engendrerait que plus de mal pour les musulmans.

Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui), quand il était encore à la Mecque, avant l'Hégire, il avait pour ordre de s'abstenir de combattre (traduction rapprochée) : 

« N'as-tu pas vu ceux auxquels on avait dit: "Abstenez-vous de combattre, accomplissez la Salâ et acquittez la Zakâ !" » [Sourate An-Nissa - 77] 

c'est-à-dire de s'abstenir de combattre les mécréants parce qu'à ce moment là, ils n'avaient la capacité de le faire et s'ils avaient tué ne serait-ce qu'un seul d'entres eux, les mécréants les auraient tué et confiné jusqu'au dernier.

Car Ils étaient incontestablement plus puissants qu'eux mais aussi parce qu'ils étaient sur leur terre et sous leur domination.

Donc, perpétrer des assassinats n'engendrera que l'assassinat des musulmans qui vivent dans la même région comme vous pouvez l'observer et l'entendre actuellement.

Ce genre d'acte, n'est certainement pas un appel [vers Allah], ni une lutte dans le sentier d'Allah et cela n'engendrera que plus de mal pour les musulmans.

Ceci est aussi valable pour les actes de sabotages et de terrorisme (explosions), qui n'engendre que plus de mal pour les musulmans comme cela se déroule [actuellement].

Donc, ce n'est que lorsque le Messager (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) eu quitté la Mecque et qu'il disposait d'une armée et des Auxiliaires [Al Ansar], qu'il ordonna la lutte dans le sentier d'Allah contre les mécréants.   

 

أحسن الله إليكم: هل القيام بالاغتيالات وعمل التفجيرات في المنشآت الحكومية في بلاد الكفار ضرورة وعمل جهادي . جزاكم الله خيرا ؟

الجواب :  لا ، هذا لا يجوز ، الاغتيالات والتخريب هذا أمر لا يجوز ، لأنه يجر على المسلمين شرا ويجر على المسلمين تقتيلا وتشريدا ، هذا أمر لا يجوز إنما المشروع مع الكفار الجهاد في سبيل الله ومقابلتهم في المعارك إذا كان عند المسلمين استطاعة ، يجهزون الجيوش ويغزون الكفار ويقاتلوهم كما فعل النبي صلى الله عليه وسلم أما التخريب والاغتيالات ، فهذا يجر على المسلمين شرا ، الرسول صلى الله عليه وسلم يوم كان في مكة قبل الهجرة كان مأمورا بكف اليد ، ﴿أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ قِيلَ لَهُمْ كُفُّوا أَيْدِيَكُمْ وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ ﴾مأمورا بكف اليد عن قتال الكفار ، لأنه ما عندهم استطاعة لقتال الكفار ، ولو قتلوا أحدا من الكفار ، لقتلهم الكفار عن آخرهم ، واستأصلوهم عن آخرهم ، لأنهم أقوى منهم ، وهم تحت وطأتهم وشوكتهم

فالاغتيال يسبب قتل المسلمين الموجودين في البلد مثل ما تشاهدون الآن وتسمعون ، هذا ليس من أمور الدعوة ، ولا هو من الجهاد في سبيل الله ، هذا يجر على المسلمين شرا ، كذلك التخريب والتفجيرات ، هذه تجر على المسلمين شرا كما هو حاصل ، فلما هاجر الرسول صلى الله عليه وسلم ، وكان عنده جيش وعنده الأنصار حينئذ أمر بالجهاد ، أمر بجهاد الكفار .

Question :


Est-ce qu'il est arrivé que le Messager (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) et que les compagnons combattent les mécréants à la Mecque ?

 

Réponse :


Jamais, ils en avaient plutôt l'interdiction.

 

هل كان الرسول صلى الله عليه وسلم والصحابة يقتلون الكفار في مكة ؟
أبدا ، بل كانوا منهيين عن ذلك

Question :


Est-ce qu'ils démolissaient leurs biens, alors qu'ils étaient encore à la Mecque ?

 

Réponse :

 

Jamais, ils en avaient plutôt l'interdiction, ils avaient pour ordre de prêcher [la religion] et la transmission (du message) uniquement. En ce qui concerne le devoir et le combat, cela a eu lieu à Médine, après la création de l'Etat Islamique.
 

  هل كانوا يخربون أموال الكفار وهم في مكة ؟

أبدا كانوا منهيين عن ذلك ، مأمورين بالدعوة والبلاغ فقط . أما الإلزام والقتال هذا إنما كان في المدينة لما صار للإسلام دولة .

 [من شريط أسئلة مهمة في الدعوة . تسجيلات منهاج السنة]

 
Extrait d'une conférence audio intitulé : « questions importantes concernant le prêche »
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy

 Publié par alminbar.al-islam.com
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les bienfaits de la foi en l'unicité d'Allah, tawhid (dossier)

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Les bienfaits de la foi en l'unicité d'Allah, tawhid (dossier)

Voici un très bon article du grand savant, Shaykh As Sa'dî, l'un des professeur de shaykh al uthaymîn rahimahoumâ Allah, spécialiste en fiqh (jurisprudence) et dans l'explication des versets du noble qur-ân, le sujet de cet article porte sur les bénéfices d'une foi ferme en l'unicité d'Allah.

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي

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L'usage de la particule : «لو - law» (si)

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L'usage de la particule : «لو - law» (si)
Question :
 
Quelqu'un a entendu une personne dire : «Si tu avais fait ceci, tu n'aurais pas subi cela».
 
Quelqu'un qui écoutait la conversation dit : «L'usage de ce mot (law) a été interdit par le Prophète صلى الله عليه وسلم car il peut entraîner son auteur vers la mécréance.
 
Un autre dit : «Le Prophète a dit à propos du récit relatif à la rencontre entre Moïse et Khidr : 
 
«Puisse Allâh accorder Sa miséricorde à Moïse ! Si seulement (law) il avait su rester patient jusqu'à ce qu'Allâh eût raconté leur affaire.»
 
Le deuxième intervenant a utilisé comme argument la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :
 
«Le croyant fort est plus aimé d'Allâh que le croyant faible (...) «law» ouvre (le terrain) pour l'action de Satan».
 
Est-ce que ce dernier hadith abroge le premier ou pas ?
 
Réponse :
 
Louange à Allâh.
 
Tout ce qu'Allâh et son messager ont dit est vrai.

En effet, «law» s'emploie de deux manières.
 
Dans la première, elle exprime tristesse et chagrin inspirés par le déroulement du destin
 
Voilà ce qui est interdit en vertu de la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) : 
 
«Ô les croyants ! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre "S' ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n' auraient pas été tués . » (sourate 3 verset 156 )
 
Voilà ce qu'interdit le Prophète صلى الله عليه وسلم quand il a dit : 
 
«Si une chose (malheureuse) t'atteint ne dis pas : «Si seulement, j'avais fait ceci on cela» ; Mais dis : «قدر الله وما شاء فعل - Allâh a décrété et fait ce qu'Il a voulu.»»
 
C'est-à-dire que cela inspire tristesse et chagrin, et cause nuisance et n'apporte rien d'utile.
 
Bien au contraire, sache que ce qui t'atteint n'aurait pu te rater et ce qui t'a épargné n'aurait pu t'atteindre comme le dit le Très-Haut (traduction rapprochée) : 
 
«Nul malheur n' atteint (l'homme) que par la permission d'Allâh. Et quiconque croit en Allâh, (Allâh) guide son cœur. Allâh est Omniscient. » (sourate 64 verset 11 )
 
Ils (les exégètes) disent que ce verset concerne l'homme qu'un malheur atteint et qui reste satisfait et soumis parce qu'il sait que cela provient d'Allâh.
 
La deuxième manière consiste à employer «law» pour enseigner un savoir utile
 
C'est le cas dans ce verset (traduction rapprochée) : 
 
«Si il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres qu'Allâh, tous deux seraient certes dans le désordre.» (sourate 22 verset 22 )
 
ou pour expliquer (l'importance) d'aimer le bien et le vouloir.
 
Ce qui est le cas dans des propos comme : «Si je disposais d'une fortune égale à celle d'untel, je ferais comme lui». 
 
Ceci est bien permis.
 
Les propos du Prophète صلى الله عليه وسلم : «Si seulement Moïse avait su être patient pour qu'Allâh nous eût raconté leur affaire» relève de ce chapitre. 
 
C'est comme la parole du Très-Haut (traduction rapprochée) : 
 
«ils souhaitent que tu adoucisses (ta position à leur égard) afin qu'ils puissent en faire de même.»
 
En effet, notre Prophète a aimé qu'Allâh eût raconté l'intégralité du récit.
 
Il n'a donc employé «law» que pour exprimer son amour pour la patience qui l'aurait entraîné. 
 
Il a fait connaître ce qui est utile, mais n'entendait pas exprimer la tristesse ou le chagrin et ne voulait surtout pas manquer au devoir de rester ferme devant le destin.
 
Et Allâh sait le mieux.
 
Madjmu' Fatawal-kubra d'Ibn Taymiyyah, 1033
Publié par al-bayan.fr

وسئل شيخ الإسلام ابن تيمية : عمن سمع رجلا يقول لو كنت فعلت كذا لم يجر عليك شيء من هذا فقال له رجل آخر سمعه هذه الكلمة قد نهى النبي صلى الله عليه وسلم عنها وهي كلمة تؤدي قائلها إلى الكفر فقال رجل آخر قال النبي صلى الله عليه وسلم في قصة موسى مع الخضر " يرحم الله موسى وددنا لو كان صبر حتى يقص الله علينا من أمرهما " واستدل الآخر بقوله صلى الله عليه وسلم

 المؤمن القوي خير وأحب إلى الله من المؤمن الضعيف

 إلى أن قال

 فإن كلمة لو تفتح عمل الشيطان

فهل هذا ناسخ لهذا أم لا ؟

فأجاب:  الحمد لله جميع ما قاله الله ورسوله حق و لو تستعمل على وجهين
أحدهما على وجه الحزن على الماضي والجزع من المقدور فهذا هو الذي نهى عنه كما قال تعالى

 يا أيها الذين آمنوا لا تكونوا كالذين كفروا وقالوا لإخوانهم إذا ضربوا في الأرض أو كانوا غزى لو كانوا عندنا ما ماتوا وما قتلوا ليجعل الله ذلك حسرة في قلوبهم

وهذا هو الذي نهى عنه النبي صلى الله عليه وسلم حيث قال

 وإن أصابك شيء فلا تقل لو أني فعلت لكان كذا وكذا ولكن قل : قدر الله وما شاء فعل

فإن لو تفتح عمل الشيطان " أي تفتح عليك الحزن والجزع وذلك بضر ولا ينفع بل اعلم أن ما أصابك لم يكن ليخطئك وما أخطأك لم يكن ليصيبك كما قال تعالى

 ما أصاب من مصيبة إلا بإذن الله ومن يؤمن بالله يهد قلبه

قالوا : هو الرجل تصيبه المصيبة فيعلم أنها من عند الله فيرضى ويسلم

والوجه الثاني أن يقال لو لبيان علم نافع كقوله تعالى

 لو كان فيهما آلهة إلا الله لفسدتا

ولبيان محبة الخير وإرادته كقوله : " لو أن لي مثل ما لفلان لعملت مثل ما يعمل " ونحوه جائز . وقول النبي صلى الله عليه وسلم

 وددت لو أن موسى صبر ليقص الله علينا من خبرهما

هو من هذا الباب كقوله

 ودوا لو تدهن فيدهنون

فإن نبينا صلى الله عليه وسلم أحب أن يقص الله خبرهما فذكرهما لبيان محبته للصبر المترتب عليه فعرفه ما يكون لما في ذلك من المنفعة ولم يكن في ذلك جزع ولا حزن ولا ترك لما يحب من الصبر على المقدور . وقوله : " وددت لو أن موسى صبر " قال النحاة : تقدير وددت أن موسى صبر . وكذلك قوله

ودوا لو تدهن فيدهنون

تقديره ودوا أن تدهن وقال بعضهم : بل هي لو شرطية وجوابها محذوف والمعنى على التقديرين معلوم وهو محبة ذلك الفعل وإرادته ومحبة الخير وإرادته محمود والحزن والجزع وترك الصبر مذموم والله أعلم

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Marcher dans la prière

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Marcher dans la prière
Question :
 
Est-il permis à une femme de marcher quelques pas en avant dans sa prière pour prendre un bébé qui pleure ?
 
Réponse :
 
Oui, il est permis à une femme, ou un homme, d'avancer de quelques pas en priant tant qu'il existe raison pour ce mouvement.
 
Cela est établi dans la Sunna.

Il a été rapporté que le messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) priait dans sa maison tout seul.

Puis, 'Aisha (radhiallahu 'anha) est arrivée à la porte, donc il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a marché en avant quelques pas et lui a ouvert la porte et ensuite elle est entrée. [1]
 
Il est aussi établi que le messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) a prié sur le minbar pour apprendre aux compagnons la façon correcte de prier.

Ainsi quand il a voulu se prosterner, il a reculé et a descendu les trois marches du minbar.

Puis, il s'est prosterné en bas du minbar et est ensuite retourné à sa position (sur le minbar) pour que les musulmans puissent voir sa prière. [2]
 
Il est aussi authentiquement rapporté qu'il (sallallahu 'alayh wa sallam) priait en tenant Umamah.

Il l'a posée lorsqu'il se prosternait et la reprenait lorsqu'il se relevait. [3]
 
Tout cela montre qu'il n'y a aucun problème à faire des mouvements légers dans sa prière, même s'ils sont répétitifs dans chaque rak'a.

Il n'y a aucun problème en cela, insha Allah.
 
[1] Sunan At-Tirmidhi *601, Al-Albani l'authentifié dans Sahih Sunan At-Tirmidhi (1/330)
[2] Voir Sifat Salat An-Nabi de shaikh Al-Albani
[3] Sahih Al-Bukhari *516 (1/735 de Fathul-Bari)
 
Article tiré du site bakkah.net
Source : cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AAMB026, daté 1423/7/25.
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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