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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:21
Ta vie intérieure

Enrichie -qu'Allâh te fasse miséricorde- ta vie intérieure, et préserve ton temps précieux, et sache que la durée de ta vie est limitée, que tes respirations sont comptées, chaque respiration diminue une partie de toi, et l'ensemble de la vie est courte, et ce qu'il en reste est aisé, et chaque partie d'elle est un bijou vital sans pareille, sans fausse promesse.

 

Donc par cette vie aisée (s'en suivra) l'éternelle pérennité dans la subsistance ou le châtiment douloureux.

 

Si tu compenses cette vie par l'éternelle pérennité, tu auras donc compris que chaque respiration vaut plus que des milliers d'années dans une l'aisance, sans danger, ou autre que cela, et ce qui diffère de cela n'a donc aucune valeur.

 

Ne gaspille donc pas les bijoux de ta vie intérieure sans œuvrer, ne la fait donc pas partir sans contre partie, et veille à se qu'aucune respiration ne s'échappe de toi si ce n'est dans une obéissance ou un acte par lequel tu te rapproches (d'Allâh), car s'il y avait avec toi un bijou parmi les bijoux de la vie, son départ t'aurait nuit !

 

Alors comment peux-tu exagérer (dans la perte) de tes heures et de ton temps ?

 

Et comment ne t'attristes tu pas sur ta vie qui part sans contre partie ?

 

"Ghidâ' al-albâb" explication de "Mandhoumato al-adâb" 2-351

Groupe de traductions et rappels Cheikh Fawaz Al-Madkhali

وقال الإمام الموفَّقُ محمَّدٌ السفَّاريني -طيب الله روحه- في وصيَّته

  فاغتنم رحمك الله حياتك النَّفيسة، واحتفظ بأوقاتك العزيزة، واعلم أن مدَّة حياتِك محدودةٌ، وأنفاسك معدودةٌ، فكلُّ نفسٍ ينقص به جزء منك، والعمر كله قصير، والباقي منه هو اليسير، وكل جزءٍ منه جوهرةٌ
نفيسةٌ لا عدل لها، ولا خُلف منها، فإنَّ بهذه الحياة اليسيرة خلودُ الأبد في النَّعيم، أو العذاب الأليم
وإذا عادلتَ هذه الحياة بخلود الأبد علمتَ أنَّ كلَّ نَفَسٍ يعدلُ أكثر من ألف ألف ألف عام في نعيم لا
خطر له، أو خلاف ذلك، وما كان هكذا فلا قيمة له
فلا تُضَيِّع جواهرَ عُمركَ النَّفيسة بغير عملٍ، ولا تذهبهَا بغير عوضٍ، واجتهد أن لا يخلو نَفسٌ من أنفاسك
إلاَّ في عَمَلِ طاعةٍ أو قربةٍ تتقرب بها
فإنَّك لو كانت معك جوهرةٌ من جواهر الدُّنيا لَسَاءَكَ ذهابها فكيف تُفَرِّطُ في ساعاتك وأوقاتك، وكيف لا تحزن على عُمرك الذَّاهب بغير عوض
غذاء الألباب شرح منظومة الآداب - 
2/ 351

Imam Mohamed Ibn Ahmed Al-Safâriny - الإمام محمد بن أحمد السفاريني

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Rappels - تذكر
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:18
La recherche de la science pour un but mondain (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est le jugement de celui qui apprend afin d'obtenir un diplôme ou de devenir savant, et autre que cela ?

 

Réponse :

 

S'il apprend pour le bas-monde, afin de trouver un emploi, ou qu'on dise qu'il est savant, alors il est perdant, il n'aura pas tiré de la science le bénéfice qui lui aurait été utile dans l'au-delà.

 

Quant à ce qu'il apprenne afin de tirer profits et de connaître le jugement d'Allâh, de connaître ce qu'Allâh lui a légiféré, et de trouver un emploi aussi et qu'il tire bénéfices dans les affaires de son bas-monde alors il n'y a pas de mal.

 

Car la science le tire vers l'un et l'autre.

 

Mais il se peut qu'il s'instruise afin de trouver un emploi, ou qu'on dise qu'il est savant, puis Allâh le guide et il revient à la vérité.

 

Tel que l'ont dit certains salafs : Nous avons appris la science afin qu'elle soit pour autre qu'Allâh, elle refusa alors d'être si ce n'est que pour Allâh.

 

Il lui incombe donc d'apprendre et même si son intention est mauvaise, il ne doit pas délaisser la science.

 

Il apprend et il s'efforce, il s’assoit avec les savants et il demande à son Seigneur d'améliorer son intention, qu'il implore Allâh de l'aider dans la réforme de l'intention et d'avoir pour but à travers sa science le Visage d'Allâh عز وجل.

 

Et Allâh سبحانه وتعالى est bon et généreux, s'il est sincère dans l'invocation,

 

IL exaucera son invocation et améliorera sa situation.

 

Après cela l'intention sera bonne, qu'il ne désespère pas et qu'il ne délaisse pas la science.

 

Traduit par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net

حكم طلب العلم لغرض دنيوي

ما حكم من يتعلم لكي يأخذ الشهادة أو يصير عالماً، إلى غير ذلك؟

إذا كان يتعلم للدنيا ليتوظف أو ليقال إنه عالم، فهذا خاسر ما يستفيد من العلم الفائدة التي تنفعه في الآخرة، أما إذا تعلم ليستفيد ويعرف حكم الله، ويعرف ما شرع الله له، وليتوظف أيضاً وينتفع في أمور دنياه فلا بأس، فإن العلم يجره إلى هذا وهذا، ولكن قد يتعلم ليتوظف ، أو ليقال له عالم، ثم يهديه الله ويرجع إلى الصواب، مثلما قال بعض السلف: تعلمنا من العلم ليكون لغير الله فأبى أن يكون إلا لله. فينبغي له أن يتعلم ولو ساءت نيته، لا يترك العلم يتعلم ويجتهد ويحضر مع العلماء ويسأل ربه أن يحسن نيته، يتضرع إلى الله أن الله يعينه على إصلاح النية، وأن يقصد بعلمه وجه الله - عز وجل -، والله - سبحانه وتعالى - جواد كريم إذا صدق في الدعاء يجيب دعوته ، ويحسن حاله، فتكون النية بعد ذلك صالحة ، لا ييأس، ولا يترك العلم

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Apprentissage - طلب العلم
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:17
L'histoire affligeante de la communauté musulmane, ses racines et ses solutions

Lorsque la oumma islamique se cramponna à sa religion et se soumit à ses jugements, lorsqu'elle se contenta de son propre enseignement et de ses propres objectifs et lorsqu'elle appliquait ses propres lois et sa propre législation dans tous les domaines de la vie, elle fut assistée par le secours et l'aide d'Allâh de manière évidente.

 

C'est ici qu'elle vainquit les plus grands pays du monde de son époque et que la peur s'empara des cœurs des ennemis qui s'opposaient à l'Islam.

 

Puis, lorsque la oumma se divisa dû aux passions des gens et que les objectifs et les opinions s'effritèrent, la crainte sortit des coeurs de leurs ennemis qui se mirent à s'emparer d'eux de tous les côtés ; Ils déclenchèrent des guerres armées, commirent des génocides et s'emparèrent des musulmans en transformant leurs systèmes de gouvernance et en corrompant leur culture.

 

Les guerres armées et les massacres ont eu lieu lors des croisades et même avant cela, et elles n'ont, jusqu'à ce jour, jamais cessé.

 

En ce qui concerne leur volonté de changer nos systèmes et nos lois, ils ont tenté et tentent toujours de contrôler les musulmans dans leur circuit et de les soumettre à leurs lois et législations qu'ils ont conçues avec leur raison déficiente et leurs opinions corrompues...

 

Les ennemis de l'Islam nous ont conquis avec leurs lois et s'attendent à ce que nous délaissions les jugements du Coran et de la Sounna qui sont issus du Seigneur de l'Univers et qui servent entièrement l'intérêt des serviteurs...

 

Si nos ennemis réussissent à nous vaincre dans ce domaine, ils auront remporté une double victoire :

 

Premièrement, nous serons devenus leurs instruments.

Nous serons entièrement dépendants d'eux, car nous serons imprégnés de leurs idées et nous réfléchirons avec leurs pensées.

 

Deuxièmement, c'est ainsi que nous délaisserons l'application des jugements de notre religion dont la mise en pratique et l'engagement qu'on y porte - intérieurement et extérieurement - sont indispensables pour être victorieux.

 

Quant à la corruption de notre culture, alors sachez qu'ils ont introduit dans la culture islamique des éléments qui la détachent de ses objectifs et de sa raison d'être de manière à ce qu'elle soit aujourd'hui devenue une culture sèche qui n'a plus que sa peau et ses os, une culture dans laquelle on ne reconnait plus la vivacité de la religion ni sa richesse. 

 

Voici comment la faiblesse s'est emparée des musulmans et que les nations (occidentales) se sont invitées chez eux et qu'ils sont devenus à l'image de l'écume des flots, emportés de force par le courant, incapables d'avancer ou de reculer.

 

Si le vent souffle, il les déchire, si une branche les cogne, ils se divisent et les dernières générations de cette communauté ne seront rectifiées que par ce qui a rectifié les premières générations.

 

Si les musulmans contemplaient le Livre de leur Seigneur et la Sounna de leur Prophète, s'ils mettaient en pratique leur contenu et l'appliquaient au niveau individuel, sociétal et dans l'ensemble des adorations, relations et transactions, Allâh leur accorderait les bénédictions du ciel et de la terre, Il les ferait triompher et placera la peur dans les coeurs de leurs ennemis.

 

Allâh ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.

 

(traduction rapprochée)

 

"Allâh soutient, certes ceux qui soutiennent (Sa religion). Allâh est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la salat, acquittent la zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allâh" (sourate Al-Hajj versets 40-41)

 

الضياء اللامع من الخطب الجوامع - vol 2 p 167

Extrait du livre "L'acculturation des musulmans de France, la dernière conquête coloniale" p.16-18 aux éditions al farouq

Retranscrit par Ummu Isma3il 

Publié par 3ilmchar3i.net

 ولما كانت الأمة الإسلامية متمسكة بدينها خاضعة لأحكامه مقتنعة بتعاليمه وأهدافه مطبقة لشرائعه في جميع الميادين كانت منصورة بنصر الله المبين فقهرت أعظم دول العالم في ذلك الحين واستولى الرعب على قلوب الأعداء المخالفين ثم لما تفرقت بها الأهواء وتشتت منها الأهداف والآراء ارتفعت الهيبة من أعدائهم فسلطوا عليهم من كل جانب سلطوا عليهم بحرب السلاح والإبادة وسلطوا بتغيير النظم وإفساد الثقافة أما حرب السلاح والإبادة فهناك الحروب الصليبية وما قبلها وما بعدها إلى يومنا هذا وأما تسلط أعدائنا بتغيير النظم والقوانين فإنهم حاولوا وما زالوا يحاولون أن يسير المسلمون في فلكهم في قوانينهم وتشريعاتهم التي بنوها على عقولهم القاصرة وآرائهم الفاسدة فإن كل رأي خالف الكتاب والسنة فإنه رأي فاسد لا خير فيه وإن قدر أن فيه خيرا فإن ضرره وشره فوق خيره أضعافا مضاعفة إن الأعداء غزونا بقوانينهم يريدون منا أن ندع أحكام الكتاب والسنة التي صدرت من الرب العليم بمصالح العباد الحكيم في شرعه فلم يشرع إلا ما فيه الخير والرشد والعدل والسداد
الرحيم بخلقه فلم يشرع لهم إلا ما فيه مصلحتهم في الحال والمآل ولم ينههم إلا عما فيه مضرتهم في الحال والمآل إن أعداءنا إذا نجحوا من هذه الناحية فقد حازوا نصرا مبينا وذلك من وجهين

الأول: أننا نصير عالة عليهم وتابعين لهم نتشبع بآرائهم ونتروى بأفكارهم

الثاني: أننا بذلك نترك تطبيق أحكام ديننا التي لا انتصار لنا عليهم إلا بتطبيقها والتزامها ظاهرا وباطنا وأما إفساد الثقافة فإنهم أدخلوا على الثقافة الإسلامية ما يبعدها عن أهدافها وأغراضها حتى أصبحت جافة هزيلة لا ترى فيها حياة الدين ودسومته وبذلك استولى الضعف على المسلمين وتداعت عليهم الأمم وصاروا غثاء كغثاء السيل يجري بهم التيار قهرا لا يملكون تقدما ولا تأخرا لو هبت الريح لمزقتهم ولو استقبلهم أصغر العيدان لفرقهم ولن يصلح آخر هذه الأمة إلا ما أصلح أولها فلو أن المسلمين تدبروا كتاب ربهم وسنة نبيهم وعملوا بما فيهما وطبقوا ذلك على الأفراد والجماعات في جميع العبادات والمعاملات لفتح الله عليهم بركات من السماء والأرض ولنصرهم وألقى في قلوب أعدائهم الرعب فإن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم

أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

وَلَيَنصُرَنَّ ٱللَّهُ مَن يَنصُرُهُ ۥۤ‌ۗ إِنَّ ٱللَّهَ لَقَوِىٌّ عَزِيزٌ (٤٠) ٱلَّذِينَ إِن مَّكَّنَّـٰهُمۡ فِى ٱلۡأَرۡضِ أَقَامُواْ ٱلصَّلَوٰةَ وَءَاتَوُاْ ٱلزَّڪَوٰةَ وَأَمَرُواْ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَنَهَوۡاْ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ‌ۗ وَلِلَّهِ عَـٰقِبَةُ ٱلۡأُمُورِ

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:16
Les mosquées ne sont pas bâties pour discuter des mondanités (audio)

"À la mosquée, Abou Ddardâ' entendit un homme dire à son compagnon : "J'ai acheté une charge de bois pour tel prix".

Abou Ddardâ' dit alors: "Certes, les mosquées ne furent pas bâties pour cela"."

 

Az-zouhd de l'Imam Ahmed page 119

 أَبَا الدَّرْدَاءِ، سَمِعَ رَجُلًا، يَقُولُ لِصَاحِبِهِ فِي الْمَسْجِدِ: اشْتَرَيْتُ وَسَقَ حَطَبٍ بِكَذَا

فَقَالَ أَبُو الدَّرْدَاءِ: إِنَّ الْمَسَاجِدَ لَمْ تُعَمَّرْ لِهَذَا

الزهد للإمام أحمد ص ١١٩

Cheikh ibn Bâz رحمه الله a dit :

 

Si, dans les mosquées, la discussion, entre frères et amis, portant sur les affaires mondaines et sur les affaires de la vie de chacun est minime, il n'y a alors pas de mal in châ a Allâh. 

 

Par contre, ce sera détestable si cela se multiplie.

 

En effet, il est détestable de faire des mosquées des lieux de discussions mondaines ; Elles ont certes été bâties pour l'évocation d'Allâh, la récitation du Coran, les cinq prières et autres que cela parmi les différentes causes de bienfaisance; comme les actes surérogatoires, la retraite spirituelle et les assises de science. 

 

Mais les utiliser pour discuter sur des affaires mondaines, alors cela est détestable. 

 

Cependant, il n'y a pas de mal au peu (de bavardage) dont le besoin est avéré ; Comme lorsqu'il (ndt : l'homme) rencontre son frère et qu'il l'interroge sur son état et celui de ses enfants ou d'autres choses se rapportant à cela, ou à d'autres (choses) semblables, d'une manière non longue mais plutôt courte. 

 

Fatâwâ nour 3alâ ddarb tome 1 page 345

Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath

قال الشيخ ابن باز رحمه الله

التحدث في المساجد إذا كان في أمور الدنيا والتحدث بين الإخوان والأصحاب في أمور دنياهم إذا كان قليلاً لا حرج فيه إن شاء الله، أما إذا كثر يكره، يكره اتخاذ المساجد محل أحاديث الدنيا، فإنها بنيت لذكر الله وقراءة القرآن والصلوات 
 الخمس وغير هذا من وجوه الخير كالتنفل والاعتكاف وحلقات العلم أما اتخاذها للسواليف في أمور الدنيا فيكره ذلك، لكن الشيء القليل الذي تبدو له الحاجة عند السلام على أخيه الذي اجتمع به، وسؤاله عن حاله وأولاده، أو أشياء تتعلق بهذا أو بمثله، لكن بصفة غير طويلة، بل بصفة قليلة فلا بأس بذلك

فتاوى نور على الدرب ج١١ ص٣٤٥

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mosquée - appel à la prière - مسجد و الاذان
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:15
Réfléchis avant de parler et d'agir (audio-vidéo)

Réfléchis à ce que tu vas dire avant de le dire et examine ce que tu vas faire avant de le faire : S’il s’agit d’une parole bonne, utile ou permise au moment de sa nécessité alors dis la.

 

Si non alors retiens-toi.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans le hadîth authentique :

 

«Et l’homme peut également prononcer un mot sans en mesurer la gravité, et qui lui vaudra le Courroux divin jusqu’au jour où il Le rencontrera»

 

Et dans une autre version :

 

«En vérité, le serviteur peut, sans y prendre garde, prononcer une parole qui le fera tomber en enfer et l’y précipiter sur une distance supérieure à celle qui sépare l’Orient de l’Occident». 

 

C’est une affaire énorme !

 

Et il a dit à Mu’adh qu’Allâh l’agréé :

 

«Ô Mu’adh, retiens donc celle-ci» et il montra sa langue.

 

(Mu’adh lui demanda) : «Nous fera-t-on grief de nos paroles ?».

 

Il صلى الله عليه وسلم répondit :

 

«Qu’est-ce qui précipite les gens dans le feu la tête la première – ou il dit le nez le premier, si ce n’est ce que leur langue a récolté ?».

 

Qu’est-il obligatoire au croyant et à la croyante ?

 

La réserve et la circonspection de paroles ou actes qui te nuiront.  

 

Il سبحانه a dit (traduction rapprochée) :

 

{par ton Seigneur ! Nous les interrogerons tous sur ce qu’ils œuvraient} 

 

Traduit et publié par cerclesciences.fr

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:14
L'invocation est de quatre manières

1) La personne invoque pour elle-même
 

Exemple : "Ô Allâh, pardonne (moi)".

 

2) La personne invoque pour autrui
 

Exemple : "Ô Allâh, pardonne (le, la, lui, leurs)".

 

3) La personne invoque pour elle et autrui avec un pronom au pluriel attacher
 

Exemple : "Ô Allâh, pardonne (nous)".

 

4 ) La personne invoque pour elle et autrui, en commençant par elle puis autrui
 

Exemple : "Ô Allâh, pardonne-moi ainsi qu'à mes parents".

C'est de cette manière que les invocations sont venues dans le coran. Parmi elle la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Seigneur, pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont devancés dans la Foi".

 

Donc, il ne fait pas partie des manières d'invoquer, que la personne invoque pour autrui puis pour elle.

 

C'est pourquoi lorsque Ibn Salâh à dit dans l'introduction de son ouvrage : "Sache qu'Allâh te pardonne ainsi qu'à moi-même."

Les savants ont dit qu'il lui incombe de dire : "Qu'Allâh m'enseigne ainsi qu'à toi". 

 

Mou'djam al manaahy al-lafdhiyah. (108)

Les principaux avantages des quatre regles. Du savant cheikh zayd ibn Hâdi al madkhli رحمه الله.

Vérification et commentaire de : Cheikh Fawaz ibn 'Ali Al-Madkhali.

Groupe de traductions et rappels Cheikh Fawaz Al-Madkhali

الدعاء على أربعة أوجه

1- أن يدعو الإنسان لنفسه
2- أن يدعو لغيره
3- أن يدعو لنفسه ولغيره بضمير الجمع
4- أن يدعو لنفسه ولغيره فيبدأ بنفسه ثُمَّ لغيره

ومن هذا الوجه جاءت الأدعية في آيات القرآن الكريم, منها قول الله تعالى

رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا وَلإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا بِالإِيْمَانِ

الآية

فليس من آداب الدعاء أن يدعو الإنسان لغيره ثُمَّ يدعو لنفسه ولذا تعقب العلماء ابن الصلاح لَمَّا قال في مقدمته: اعلم علمك الله وإياي. فكان ينبغي أن يقول: علمني الله وإياك

معجم المناهي اللفظية  - ص108
المصدر: أبرز الفوائد من الأربع القواعد للشيخ العلامة زيد بن هادي المدخلي رحمه الله  - 
ص7

تحقيق وتعليق: الشيخ فـواز بن علي المدخلي

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Ibn Hâdy Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Cheikh Fawaz Ibn 'Ali Al-Madkhali - الشيخ فواز بن علي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Invocation دعاء - Evocation ذكر الله
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:13
Interroger plusieurs savants dans le but d’obtenir une permission

Question :

 

Qu’Allâh soit bon envers toi.

 

Si j’interroge l’un des savants et qu’il me donne une fatwa puis que j’en interroge un autre au sujet de la même question.

 

Mon but derrière le fait de reposer la même question est de me dire que peut être je trouverais une permission.

 

Y a t- il un mal en cela ?

 

Et est-ce que la parole des salafs s’applique à mon sujet : «Celui qui court après les permissions recherche le libertinage» ?

 

Réponse :  

 

Il y a un mal en cela, car tu cherches après les permissions.

 

Ce qu’il t’incombe est d’interroger celui envers qui tu es confiant vis à vis de sa religion, sa science et son scrupule et que lorsqu’il te donne une fatwa, tu la prends en compte et tu t’y soumets, tu n’as dans ce cas pas le choix et tu n’interroges pas une tierce personne, voilà ce qui est obligatoire.

 

Mais que tu cours après les permissions, ceci t’est interdit, il ne t’appartient d’agir ainsi.

 

Traduit et publié par salafislam.fr

السؤال : يقول -أحسن الله إليك-: إذا سألتُ أحد العلماء سؤالا وأفتاني، ثم سألت عالما آخر قال عن نفس السؤال، يعني: لو قال عن نفس السؤال، وهدفي من تكرار السؤال لعلي أجد رخصة، فهل في ذلك بأس، وهل ينطبق عليه قول السلف

من تتبع الرخص فقد تزندق ؟

الجواب : في هذا بأس؛ لأنك تبحث عن الرخص، الواجب عليك أن تسأل من تثق بدينه وعلمه وورعه، وإذا أفتاك تأخذ بفتواه، يلزمك لزوما وليس لك الخيار ولا تسأل غيره، هذا هو الواجب، أما أن تتبع الرُّخَصَ هذا حرام عليك، ليس لك ذلك، تبحث عن الأسهل لك 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:12
20 choses permettant de supporter les torts causés par les gens

La première :

 

Est qu'il prenne conscience qu'Allâh est le Créateur des actes des serviteurs, de leurs mouvements, de leurs immobilités et de leurs volontés.

 

Ce qu'Allâh veut est et ce qu'Il ne veut pas n'est pas.

 

Rien ne bouge dans le monde des cieux et de la terre sans Sa permission et Sa volonté.

 

Les serviteurs ne sont que des instruments, observe plutôt Celui qui leur à donner du pouvoir sur toi et ne prête pas attention à leurs agissements contre toi.

 

Tu trouveras ainsi le repos contre les soucis et la tristesse. 

La deuxième :

 

Qu'il prenne conscience de ses péchés et qu'Allâh ne leur a donné du pouvoir sur lui qu'en raison de ses péchés.


Comme le dit Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup." (sourate Ach-Chourâ verset 30 )

 

A partir du moment ou le serviteur prend conscience que tout les problèmes qu'il rencontre sont causés par ses péchés, il se concentrera alors sur le repentir et la demande de pardon de ses péchés - qui sont la cause ayant permis à certains d'avoir du pouvoir sur lui - plutôt que des les critiquer, les blâmer ou d'attenter à leur honneur.


Et si tu vois un individu s'en prendre aux gens lorsqu'ils lui causent du tort, sans se préoccuper de lui, sans se blâmer et avoir recours à la demande pardon, alors sache que la calamité qui l'a touché est une vraie calamité.


Mais si au contraire il se repent, demande pardon et dit «Ceci est dû à mes péchés» alors cela devient en réalité un véritable bienfait pour lui.

 

'Ali ibn Abi Tâlib رضي الله عنه prononça une parole qu'on peut compter parmi les joyaux et dit :

 

"Certes un serviteur n'a à espérer que de Son Seigneur et certes un serviteur n'a à craindre que de ses péchés."

 

Et il fut rapporté de lui et d'autres :

 

"Aucune épreuve ne s'est abattue si ce n'est en raison d'un péché et elle n'est dissipée que la par le repentir."

La troisième :

 

Qu'il prenne conscience de la grande valeur de la récompense qu'Allâh a promise à celui qui fait preuve d'indulgence et d'endurance.

 

Comme Allâh le dit (traduction raprochée) :

 

"La sanction d’une mauvaise action est une sentence équivalente. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allâh. Il n’aime point les injustes." (sourate Ach-Chourâ verset 40)

 

Et comme les gens se divisent en trois catégories dans la manière de répondre aux torts causés par les gens - un injuste qui prend plus que son droit, un modéré qui prend juste son droit et un bienfaisant qui fait preuve d'indulgence et abandonne son droit - Allâh a donc évoqué les trois catégories dans le verset.

 

Le début concerne les justes, le milieu les bienfaisants et la fin les injustes.

 

Et qu'il sache aussi que celui qui fera l'appel le jour du jugement dernier dira :

 

"Que ne se lève que celui à qui Allâh a fait obligatoire sa récompense."

Rapporté par Abi Hâtim, Ibn Mardawayh et d'autres par voie de Ibn 'Abbas et Anas, voir "dar al-manthouwr 7/359"

 

Et ne se lèvera que celui qui a été indulgent et aura réformé.

 

Lorsqu'il prend conscience, avec cela, de la récompense qu'il perd en se vengeant et en réclamant son droit.

 

Alors il lui sera plus facile de patienter et de pardonner.

La quatrième :

 

Qu'il sache qu'en pardonnant et en étant bienfaisant il héritera de la paix du cœur vis-à-vis de ses frères, il sera purifié de toutes félonies, rancœurs, désirs de vengeance et mauvaises intentions.

 

Et la douceur du pardon lui procurera plus de plaisir et de profit, dans l'immédiat et sur le long terme, que le profit obtenu par la vengeance et de loin !

 

Et ceci rentre dans la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Et Il aime les bienfaisants" (sourate Âl-'Imran verset 134)

 

Il devient aimé d'Allâh et sa situation est celle d'un individu à qui on a enlevé quelques pièces pour lui en donner des milliers en échange.

 

Il se réjouit donc de ce qu'Allâh lui a donné de la plus grande joie qui soit. 

La cinquième :

 

Qu'il sache que nul ne s'est vengé pour sa propre personne sans hériter d'une humiliation au plus profond de lui même.

 

Alors que s'il pardonne, Allâh le couvrira de dignité.

 

Et c'est à ce sujet que le véridique reconnu pour sa véracité (Le prophète صلى الله عليه وسلم) dit :

 

"Allâh n'ajoute que de la dignité à un serviteur qui pardonne."

Rapporté par mouslim (2588) par voie de Abi Hourayrah.

 

La dignité qui résulte du pardon est plus aimée et bénéfique que la dignité qui résulte de la vengeance.

 

Car celle-ci n'est qu'une dignité en apparence qui laisse place à une humiliation à l'intérieur alors que le pardon est une humiliation en apparence qui laisse place à la dignité à l'intérieur et en apparence.

La sixième :

 

Et ceci compte parmi les enseignements les plus bénéfiques : qu'il sache que la récompense est de la même nature que l'acte, qu'il est lui même injuste et pécheur.

 

Et que donc, s'il fait preuve d'indulgence envers les gens, Allâh fera preuve d'indulgence avec lui et s'il leur pardonne, Allâh lui pardonnera également.

 

Qu'il prenne conscience que l'indulgence, le pardon et la bienfaisance envers eux - malgré le tort qu'ils aient pu lui causer - lui permettra d'en obtenir en rétribution de ses actes l'équivalent de la part d'Allâh, qui lui pardonnera, sera Indulgent envers lui, ne lui tiendra par rigueur pour ses fautes et lui facilitera le fait de pardonner et d'endurer.

 

Et cet enseignement suffit à la personne dotée de raison.

La septième :

 

Qu'il réalise le temps précieux qu'il va perdre en se focalisant sur l'accomplissement de sa vengeance et l'obtention de la sentence, alors qu'un grand nombre de bénéfices lui échapperont au même moment, sans qu'il ne puisse les recouvrer par la suite.

 

Et il est probable que cette calamité soit plus importante que celle qui s'est abattue sur lui par le biais de ceux qui lui ont causé du tort.

 

Mais s'il pardonne et fait preuve d'indulgence, son cœur et son corps seront alors parfaitement disponibles pour servir ses intérêts, chose nettement plus importante que cette vengeance.

La huitième :

 

Qu'il réalise qu'il ne veut se venger, obtenir son droit et gagner ce combat, que dans l'unique but de satisfaire sa propre personne et d'obtenir la victoire.

 

Alors que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Si le meilleur serviteur d'Allâh et du plus noble d'entre eux était ainsi, ne voulant jamais se venger pour lui même.

 

Même si lui causer du tort revient à causer du tort à Allâh et que ceci est directement rattaché au droit religieux.

 

En effet, c'était le plus noble, le plus pur, celui qui était empreint de la plus grande des bontés et il était le plus éloigné de tous comportement vil, il mérite donc la plus grande révérence et le plus grand des respects.

 

Pourtant, il ne s'est jamais vengé pour lui même.

 

Comment se pourrait-il dès lors qu'un seul d'entre nous veuille se venger pour lui même alors qu'il sait parfaitement ce que son âme recèle comme mal et comme manquement ?!

 

Au contraire, l'être doté de clairvoyance réalise que son âme n'a pas assez de valeur pour qu'il cherche à la venger et qu'elle ne mérite pas qu'il s'impose cela. 

La neuvième :

 

Si on lui cause du tort, soit lors d'une chose qu'il fait pour Allâh, ou en Lui obéissant ou en s'abstenant de commettre ce qu'Il lui a interdit, alors il doit patienter.

 

Il ne doit pas se venger, car il a subit un préjudice pour Allâh et sa récompense Lui incombe.

 

C'est pour cela que lorsque les croyants luttent dans le sentier d'Allâh, leur sang et leurs biens sont dédiés à Allâh et ne sont point garantis, car Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens. 

 

La récompense incombe donc à Allâh et non à la créature.

 

Et celui qui réclame une récompense aux créatures n'aura rien de la part d'Allâh. Allâh se charge de dédommager celui qui se sacrifie pour lui.

 

Par contre, s'il subit du tort dans l'accomplissement d'un péché, alors il ne pourra s'en prendre qu'à lui même et se remettre en question.

 

Ceci aura au moins le mérite de l'occuper et de l'empêcher de blâmer ceux qui lui ont causé du tort.

 

Et s'il subit un tort alors qu'il cherche à acquérir un bien matériel alors qu'il redouble de patience.

 

Car la possibilité d'acquérir d'autres biens matériels se présentera bien plus souvent que ces moments de patience. 

 

Celui qui n'est pas capable de patienter sous la chaleur, la pluie, la neige, les difficultés du voyage et les bandits de grand chemin, qu'il abandonne le commerce.

 

Il est connu que celui qui veut vraiment obtenir une chose, déploie une quantité de patience proportionnelle à son degré de véracité dans l'acquisition de l'objet de ses désirs. 

La dixième :

 

Qu'il sache qu'il bénéficie de la compagnie d'Allâh, de Son amour et de Sa satisfaction tant qu'il patiente.

 

Et lorsque Allâh offre sa compagnie à quelqu'un, Il écarte de lui toutes formes de torts et de nuisances, ce que nul n'est capable de faire parmi Ses créature.

 

Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

"Patientez ! Certes Allâh est avec les patients" (sourate Al-Anfal verset 46)

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

"Allâh aime les patients" (sourate Al-Imran verset 146)

La onzième :

 

Qu'il sache que la patience équivaut à la moitié de la foi et qu'il ne doit pas troquer sa foi pour obtenir une victoire personnelle. 

 

En patientant il conservera sa foi et la sauvegardera de tous manquements.

 

Et Allâh se fait Défenseur de ceux qui ont la foi.  

La douzième :

 

Qu'il prenne conscience que la patience relève du contrôle de soi, de sa capacité à se dominer et à prendre le dessus sur son âme. 

 

Et que lorsque l'âme est dominée et sous contrôle, il n'y a pas de risque qu'elle réduise son propriétaire à l'esclavage, l'emprisonne, ou l'expose aux dangers qui pourraient causer sa perte. 

 

Mais s'il lui obéit, lui prête l'oreille et se laisse dominer par celle-ci, elle ne laissera pas en paix jusqu'à ce qu'il périsse ou qu'une miséricorde de Son Seigneur l'atteigne.

 

Même si à travers la patience il n'obtient que le bénéfice de prendre le dessus sur son âme et son démon, cela révélera le pouvoir de son cœur et la fermeté de ses armées (les membres), il s'épanouira donc, se renforcera et repoussera naturellement ses ennemis. 

La treizième :

 

Qu'il sache que s'il patiente, Allâh lui donnera la victoire inéluctablement et Allâh est garant de celui qui patiente.

 

Qu'il confie donc le cas de son oppresseur à Allâh. 

 

Quant à celui qui cherche à se venger, Allâh le confie à lui même et il sera considéré comme celui qui s'est donné la victoire.

 

Est-ce qu'il y a une comparaison possible entre celui dont Allâh est le Secoureur, et Il est le meilleur Secoureur, et celui qui cherche lui-même à se secourir tout en étant faible et impuissant par nature ?

La quatorzième :

 

Qu'il sache que s'il patiente et supporte ses torts, ceci poussera son opposant à cesser d'être injuste, à éprouver des regrets et à s'excuser.

 

Les gens le blâmeront aussi.

 

Il fera preuve de honte et de regrets - après lui avoir causé du tort - pour ce qu'il a fait.

 

Il deviendra même un amis pour lui et c'est le sens de la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

"Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie." (sourate Fusilat verset 34-35)

 La quinzième :

 

Il se peut que le fait de se venger et de confronter l'injuste provoque chez celui-ci un désir de faire plus de mal et décuple sa motivation.

 

Il va dès lors se mettre à élaborer des plans pour pouvoir atteindre et nuire, comme nous pouvons souvent le constater.

 

Alors que s'il avait fait preuve d'indulgence et d'endurance, il aurait été en sécurité de ce mal.

 

Et la personne dotée d'intelligence ne choisit pas un mal plus grand pour en repousser en moindre.

 

Combien de fois la vengeance et la confrontation ont engendré un mal dont la personne fut incapable de se prémunir.

 

Et combien de vies, de pouvoirs et de biens furent perdu par leur détenteur, alors que s'ils avaient pardonné, ils les auraient conservés.

La seizième :

 

Celui qui projette de se venger et de ne pas patienter tombera certainement dans l'injustice.
 

En effet, l'âme n'est pas capable de s'arrêter à la limite obligatoire en terme de justice, que ça soit par manque de science ou de volonté.
 

Il est donc fort probable qu'elle soit incapable de se limiter au simple fait de prendre son droit.
 

La colère s'empare de l'individu et lui fait perdre la raison au point de ne plus savoir ce qu'il dit ou fait.
 

Après avoir été l'oppressé qui attendait de recouvrer sa dignité et d'être secouru, il devient à son tour l'oppresseur attendant les représailles et les conséquences.

 La dix-septième :

 

Qu'il sache que l'injustice dont il fut victime aura pour effet de lui effacer des mauvaises actions ou de l'élever en degré.

 

Mais s'il se venge, alors elle ne sera ni une cause d'expiation, ni d'élévation.

La dix-huitième :

 

Sa patience et son indulgence sont ses plus grandes armes contre son opposant.

 

En effet, celui qui endure et pardonne, sa patience et son indulgence seront une cause d'affaiblissement de son ennemi qui se mettra alors à éprouver de la peur et de la crainte, envers lui d'une part, mais aussi envers les gens plus généralement.

 

C'est d'ailleurs pour cela que les gens aiment en général, lorsqu'ils insultent quelqu'un ou lui causent du tort, que celui-ci riposte et leur rende, ainsi ils peuvent trouver le repos et se sentir délivrer de la gêne qui les habitait. 

La dix-neuvième :

 

S'il pardonne, son opposant aura l'impression que l'auteur du pardon est au dessus de lui et qu'il l'a emporté.

 

Il ne cessera donc de se trouver inférieur à lui.

 

Et ceci suffit comme mérite au pardon.

La vingtième :

 

S'il pardonne et fait preuve d'indulgence, ceci est une bonne action, et la bonne action engendre une bonne action, qui engendre une bonne action et ainsi de suite. Ses bonnes actions ne cessent ainsi de s'accumuler.

 

En effet, la récompense d'une bonne action est une bonne action, comme la rétribution d'une mauvaise action est une mauvaise action.

 

Il se peut donc que ceci soit la cause de son salut et de son bonheur éternels, alors que s'il se venge et cherche à vaincre il n'en sera rien. 

Jâmi' al-masâil - 1/168-174

Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Publié par la page Al-Firqatou An-Najiyatou

 يُعِينُ العبدَ على هذا الصبر عدّةُ أشياءَ

[ أحدها ]

: أن يشهدَ أن الله سبحانه وتعالى خالقُ أفعالِ العباد، حركاتِهم وسَكَناتِهم وإراداتِهم، فما شاءَ الله كان، ومالم يشأ لم يكن، فلا يتحرك في العالم العُلْوِيّ والسّفليّ ذرَّة إلاّ بإذنه ومشيئتِه، فالعباد آلة، فانظر إلى الذي سَلَّطَهم عليك، ولا تَنظُرْ إلى فِعلِهم بكَ، تَسْتَرِحْ من الهمّ والغَمِّ

[ الثاني ]

: أن يَشْهَد ذُنُوبَه، وأنّ الله إنما سلَّطهم عليه بذنبه، كما قال تعالى

 وَمَا أَصَابَكُمْ مِنْ مُصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَنْ كَثِيرٍ - سورة الشورى: 30

فإذا شهد العبدُ أن جميع ما يناله منْ المكروه فسببُه ذنوبُه، اشتغلَ بالتوبة والاستغفار من الذنوب التي سلَّطهم عليه بسببها ، عن ذَمِّهم ولَومِهم والوقيعةِ فيهم. وإذا رأيتَ العبدَ يقع في الناس إذا آذَوْه، ولا يَرجع إلى نفسِه باللوم والاستغفار، فاعلمْ أن مصيبتَه مصيبةٌ حقيقية، وإذا تاب واستغفر وقال: هذا بذنوبي، صارتْ في حقّهِ نعمةً. قال علي بن أبي طالب – رضي الله عنه – كلمةً من جواهرِ الكلام

لا يَرجُوَنَّ عبدٌ إلاّ ربَّه، ولا يَخافَنَّ عبدٌ إلاّ ذنبَه

   ورُوِي عنه وعن غيرِه

ما نزلَ بلاءٌ إلاّ بذنبٍ، ولا رُفِع إلاّ بتوبة

[ الثالث ]

: أن يشهد العبدُ حُسْنَ الثواب الذي وعده الله لمن عَفَا وصَبَر، كما قال تعالى

 وَجَزَاءُ سَيِّئَةٍ سَيِّئَةٌ مِثْلُهَا فَمَنْ عَفَا وَأَصْلَحَ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ إِنَّهُ لا يُحِبُّ الظَّالِمِينَ - سورة الشورى: 40

ولمّا كان الناسُ عند مقابلة الأذى ثلاثة أقسام: ظالم يأخذ فوق حقّه، ومقتصدٌ يأخذ بقدرِ حقِّه، ومحسنٌ يعفو ويترك حقَّه، ذَكَر الأقسامَ الثلاثة في هذه الآية، فأولها للمقتصدين، ووسطها للسابقين، وآخرها للظالمين
ويشهد نداءَ المنادي يوم القيامة

“إلاَ لِيَقُم مَن وَجَب أجرُه على الله”

 أخرجه ابن أبي حاتم وابن مردويه وغيرهما عن ابن عباس وأنس. انظر “الدر المنثور” 7/359

، فلا يَقُمْ إلاّ من عفا وأصلح. وإذا شهِدَ مع ذلك فوتَ الأجر بالانتقام والاستيفاء، سَهُلَ عليه الصبر والعفو

[ الرابع ]

: أن يشهد أنه إذا عَفا وأحسنَ أورثَه ذلك من سلامةِ القلب لإخوانه، ونَقائِه من الغِشّ والغِلّ وطلبِ الانتقام وإرادةِ الشرّ، وحصَلَ له من حلاوة العفو ما يزيد لذّتَه ومنفعتَه عاجلاً وآجلاً، على المنفعة الحاصلة له بالانتقام أضعافًا مضاعفةً، ويدخل في قوله تعالى

والله يُحِبُّ اَلْمُحْسِنِينَ - سورة آل عمران: 134

، فيصير محبوبًا لله، ويصير حالُه حالَ من أُخِذَ منه درهمٌ فعُوضَ عليه ألوفًا من الدنانير، فحينئذٍ يَفرحُ بما منَّ الله عليه أعظمَ فرحًا يكون

[ الخامس ]

: أن يعلم أنه ما انتقم أحد قَطُّ لنفسه إلاّ أورثَه ذلك ذُلاًّ يجده في نفسه، فإذا عَفا أعزَّه الله تعالى، وهذا مما أخبر به الصادق المصدوق حيث يقول:

“ما زاد الله عبدًا بعَفْوٍ إلاّ عزًّا”

 أخرجه مسلم (2588) عن أبي هريرة

. فالعزّ الحاصل له بالعفو أحبّ إليه وأنفع له من الَعزّ الحاصل له بالانتقام، فإنّ هذا عِزٌّ في الظاهر، وهو يُورِث في الباطن ذُلاًّ، والعفوُ ذُلٌّ في الباطن، وهو يورث العزَّ باطنًا وظاهرًا

[ السادس ]

– وهي من أعظم الفوائد – : أن يَشهدَ أن الجزاء من جنس العمل، وأنه نفسه ظالمٌ مذنب، وأنّ من عَفا عن الناس عَفَا الله عنه، ومن غَفَر لهم غَفَر الله له. فإذا شَهِدَ أن عفوه عنهم وصفحَه وإحسانَه مع إساءتِهم إليه سببٌ لأن يجزيه الله كذلك من جنس عمله، فيعفو عنه ويصفح، ويُحسِن إليه على ذنوبه، ويَسْهُل عليه عفوُه وصبرُه، ويكفي العاقلَ هذه الفائدةُ

[ السابع ]

: أن يَعلم أنه إذا اشتغلتْ نفسُه بالانتقام وطلب المقابلة ضاعَ عليه زمانُه، وتفرَّقَ عليه قلبُه، وفاتَه من مصالحِه مالا يُمَكِن استدراكُهُ، ولعلّ هذا أعظم عليه من المصيبة التي نالتْه من جهتهم، فإذا عفا وصَفحَ فَرغَ قلبُه وجسمُه لمصالحه التي هي أهمُّ عنده من الانتقام

[ الثامن ]

: أن انتقامَه واستيفاءَه وانتصارَه لنفسِه، وانتصارَه لها، فإن رسول الله صلى الله عليه وسلم ما انتقمَ لنفسِه قَطُّ، فإذا كان هذا خيرَ خلق الله وأكرمَهم على الله لم يَنتقِمْ لنفسِه، مع أن أَذَاه أَذَى الله، ويتعلّقُ به حقوق الدين، ونفسه أشرف الأنفُس وأزكاها وأبرُّها، وأبعدُها من كلّ خُلُقٍ مذمومٍ، وأحقُّها بكل خُلُقٍ جميلٍ، ومع هذا فلم يكن يَنتقِم لها، فكيف يَنتقِمُ أحدنا لنفسِه التي هو أعلم بها وبما فيها من الشرور والعيوب، بل الرجل العارف لا تُساوِي نفسُه عنده أن ينتقم لها، ولا قدرَ لها عنده يُوجِبُ عليه انتصارَه لها

[ التاسع ]

: إن أُوذِيَ على ما فعلَه لله، أو على ما أُمِرَ به من طاعتِه ونُهِي عنه من معصيتِه، وجبَ عليه الصبرُ، ولم يكن له الانتقام، فإنّه قد أوذِي في الله فأجرُه على الله. ولهذا لمّا كان المجاهدون في سبيل الله ذهبتْ دماؤهم وأموالُهم في الله لم تكن مضمونةً، فإن الله اشترى منهم أنفسهم وأموالهم، فالثمن على الله لا على الخلق، فمن طلبَ الثمنَ منهم لم يكن له على الله ثمنٌ، فإنه من كان في الله تَلَفُه كان على الله خَلَفُه، وإن كان قد أُوذِي على مصيبة فليَرجعْ باللومِ على نفسِه، ويكون في لَومِه لها شُغْلٌ عن لَومِه لمن آذاه، وإن كان قد أُوذِي على حظّ فليُوطِّن نفسَه على الصبر، فإنّ نيلَ الحُظوظِ دونَه أمرٌ أَمَرُّ من الصَّبر، فمن لم يصبر على حرِّ الهَوَاجر والأمطارِ والثلوج ومشقةِ الأسفارِ ولصوصِ الطريقِ، وإلاّ فلا حاجةَ له في المتاجر
وهذا أمر معلوم عند الناس أنّ مَن صدَقَ في طلب شيء من الأشياء بُدِّل من الصبر في تحصيله بقدر صدقِه في طلبِه

[ العاشر ]

: أن يَشهدَ معيَّهَ الله معه إذا صَبَر، ومحبَّهَ الله له إذا صَبَر، ورِضاه. ومن كان الله معه دَفَع عنه أنواعَ الأذى والمضرَّات مالا يَدفعُه عنه أحدٌ من خلقِه، قال تعالى

 وَاصْبِرُوا إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ - سورة الأنفال: 46

وقال تعالى

 وَاللَّهُ يُحِبُّ الصَّابِرِينَ - سورة آل عمران: 146

[ الحادي عشر ]

: أن يَشهد أن الصبرَ نِصفُ الإيمان، فلا يبدّل من إيمانه جَزاءً في نُصرةِ نفسِه، فإذا صَبَر فقد أَحرزَ إيمانَه، وصانَه من النقص، والله يدفع عن الذين آمنوا

[ الثاني عشر ]

: أن يشهد أنّ صبرَه حكمٌ منه على نفسِه، وقَهرٌ لها وغَلَبةٌ لها، فمتَى كانتِ النفسُ مقهورةً معَه مغلوبةً، لم تطمعْ في استرقاقِه وأَسْرِه وإلقائِه في المهالك، ومتى كان مطيعًا لها سامعًا منها مقهورًا معها، لم تزَلْ به حتَّى تُهلِكَه، أو تتداركَه رحمةٌ من ربِّه. فلو لم يكن في الصبر إلاّ قَهرُه لنفسِه ولشيطانِه، فحينئذٍ يَظهرُ سلطانُ القلبِ، وتَثبُتُ جنودُه، ويَفرَحُ ويَقوَى، ويَطْرُد العدوَّ عنه

[ الثالث عشر ]

: أن يعلم أنه إن صبرَ فاللهُ ناصرُه ولابُدَّ، فاللهُ وكيلُ من صَبر، وأحالَ ظالمَه على الله، ومن انتصَر لنفسِه وكلَهُ اللهُ إلى نفسِه، فكان هو الناصر لها. فأينَ مَن ناصرُه اللهُ خيرُ الناصرين إلى مَن ناصِرُه نفسُه أعجز الناصرين وأضعفُه؟

[ الرابع عشر ]

: أن صَبْرَه على من آذاه واحتمالَه له يُوجِبُ رجوعَ خَصْمِه عن ظُلمِه، ونَدامتَه واعتذارَه، ولومَ الناسِ له، فيعودُ بعد إيذائِه له مستحييًا منه نادمًا على ما فعلَه، بل يَصيرُ مواليًا له. وهذا معنى قوله تعالى

 ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا الَّذِينَ صَبَرُوا وَمَا يُلَقَّاهَا إِلَّا ذُو حَظٍّ عَظِيمٍ - سورة فصلت: 34-35

[ الخامس عشر ]

: ربّما كان انتقامُه ومقابلتُه سببًا لزيادة شرِّ خصمِه، وقوّةِ نفسِه، وفكرته في أنواع الأذى التي يُوصِلُها إليه، كما هو المشاهَد. فإذا صبر وعفا أَمِنَ من هذا الضرر، والعاقلُ لا يختارُ أعظمَ الضررين بدَفْعِ أدناهما. وكم قد جلبَ الانتقامُ والمقابلةُ من شرٍّ عَجَزَ صاحبُه عن دفعِه، وكم قد ذهبتْ نفوس ورِئاسَات وأموال لَو عفا المظلومُ لبقيتْ عليه

[ السادس عشر ]

: أنّ من اعتادَ الانتقام ولم يَصبِرْ لابُدَّ أن يقعَ في الظلم، فإنّ النفس لا تَقتصِرُ على قدرِ العَدْل الواجب لها، لا علمًا ولا إرادةً، وربما عجزت عن الاقتصار على قدرِ الحقَّ، فإنّ الغضبَ يَخرُجُ بصاحبه إلى حدٍّ لا يَعقِلُ ما يقول ويفعل، فبينما هو مظلوم يَنتظِرُ النَّصْرَ وَالعِز، إذ انقلبَ ظالمًا يَنتظِرُ المقتَ والعقوبةَ

[ السابع عشر ]

: أنّ هذه المَظْلَمةَ التي ظُلِمَها هي سبب إمّا لتكفيرِ سيئتِه، أو رَفْعِ درجتِه، فإذا انتقمَ ولم يَصبِرْ لم تكنْ مُكفِّرةً لسيئتِه ولا رافعةً لدرجتِه

[ الثامن عشر ]

: أنّ عفوَه وصبرَه من أكبر الجُنْدِ له على خَصْمِه، فإنّ من صَبَر وعفا كان صبرُه وعفوه مُوجِبًا لذُل عدوِّه وخوفِه وخَشيتِه منه ومن الناس، فإنّ الناس لا يسكتون عن خصمِه، وإن سَكتَ هو، فإذا انتقمَ زالَ ذلك كلُّه. ولهذا تَجِدُ كثيرًا من الناس إذا شَتَم غيرَه أو آذاه يُحِبُّ أن يَستوفيَ منه، فإذا قابله استراحَ وألقَى عنه ثِقلاً كان يجده

[ التاسع عشر ]

: أنه إذا عفا عن خصمِه استشعرتْ نفسُ خصمِه أنه فوقَه، وأنه قد رَبِحَ عليه، فلا يزال يرى نفسَه دونَه، وكفى بهذا فضلاً وشرفًا للعفو

[ العشرون ]

: أنه إذا عفا وصَفَحَ كانت هذه حسنةً، فتُوَلِّدُ له حسنةً أخرى، وتلك الأخرى تُولِّدُ له أخرى، وهَلُمَّ جَرًّا، فلا تزال حسناتُه في مزيد، فإنّ من ثواب الحسنةِ الحسنة، كما أنّ من عقاب السيئةِ السيئة بعدها. وربَّما كان هذا سببًا لنجاتِه وسعادتِه الأبدية، فإذَا انتقم وانتصرَ زال ذلك ” انتهى

جامع المسائل لشيخ الإسلام ابن تيمية - 1/ 168 – 174

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:11
Choisir soigneusement ses mots lorsqu'on s'adresse à autrui

Un excellente exemple : Celui du prophète Ibrâhîm عليه السلام 

 

Allâh جل وعلا dit dans la sourate Maryam versets 42 et 43 : 

 

إِذۡ قَالَ لِأَبِيهِ يَـٰٓأَبَتِ لِمَ تَعۡبُدُ مَا لَا يَسۡمَعُ وَلَا يُبۡصِرُ وَلَا يُغۡنِى عَنكَ شَيۡـًٔ۬ا - ٤٢

 يَـٰٓأَبَتِ إِنِّى قَدۡ جَآءَنِى مِنَ ٱلۡعِلۡمِ مَا لَمۡ يَأۡتِكَ ٤٣

 

traduction relative et rapprochée :

 

"Lorsqu’il dit à son père : Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ?

Ô mon père, il m’est venu de la science ce que tu n’as pas reçu"

 

L'Imâm Sa'di رحمه الله a dit :

 

Regardez ce discours qui est attrayant pour les cœurs.

 

Il (Ibrâhîm عليه السلام) n'a pas dit à son père : ''En effet, tu es un jâhil (une personne ignorante)" de peur que son père se détourne en raison de la parole dure.

 

Plutôt, (Allâh dit que Ibrahim a dit) :

 

فَٱتَّبِعۡنِىٓ أَهۡدِكَ صِرَٲطً۬ا سَوِيًّ۬ا  - ٤٣

يَـٰٓأَبَتِ لَا تَعۡبُدِ ٱلشَّيۡطَـٰنَ‌ۖ إِنَّ ٱلشَّيۡطَـٰنَ كَانَ لِلرَّحۡمَـٰنِ عَصِيًّ۬ا - ٤٤

يَـٰٓأَبَتِ إِنِّىٓ أَخَافُ أَن يَمَسَّكَ عَذَابٌ۬ مِّنَ ٱلرَّحۡمَـٰنِ فَتَكُونَ لِلشَّيۡطَـٰنِ وَلِيًّ۬ا - ٤٥ 

traduction relative et rapprochée :


"Suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie droite.

Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux

Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable." (sourate Maryam verset 43 à 45)

 

Référence : قصص الانبياء - Qisas Al-Anbiyâ’ page 45 par  l'Imâm Sa'di رحمه الله

 

Une faïdah de l'Imâm Ash-Chanqîtî رحمه الله

en ce qui concerne la dureté et la douceur à des moments appropriés

 

Il رحمه الله dit :

 

C'est une idiotie et une offense que d'appliquer la dureté là où l'indulgence doit l'être ;

Et c'est une faiblesse et un manque d'indolence que d'appliquer l'indulgence là où la dureté doit l'être.

 

Il est dit : L'indulgence doit être mise à sa place, car l'indulgence d'un jeune homme (appliquée) ailleurs qu'à sa place, est de l'ignorance.

 

Référence : الإسلام دين كامل - Al-islâm dînu kâmilu’ par l'Imâm Ach-Chanqîtî رحمه الله page 12

 

Traduit de l'anglais par une sœur de l'équipe du site 3ilmchar3i.net, revu et corrigé par Umm Noor

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي

Cheikh Mohammad Al Âmîn Ach Chanqitî - الشيخ محمد الأمين الشنقيطي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Expression - التعبير
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:10
Le port au cou des chaînes en argent par les hommes

Question 4 :

 

Est-il permis aux jeunes de porter au cou des chaînes en argent, ou bien cela revient à ressembler aux femmes ?

 

Réponse 4 :

 

Cela n'est pas permis, conformément à l'interdiction du Prophète صلى الله عليه وسلم aux hommes d'en porter et aussi de ressembler aux femmes.

 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 4 de la fatwa numéro (7903)

Publié par alifta.net

 

 لبس الرجل للسلسلة من فضة

س 4: هل يجوز للشاب لبس سلسلة فضية في عنقه أو يعتبر هذا من التشبه بالنساء؟

ج 4: لا يجوز لبسه ذلك؛ لنهي النبي صلى الله عليه وسلم الرجال عن لبسه، ونهيه أيضًا عن تشبه الرجال بالنساء
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

السؤال الرابع من الفتوى رقم 7903

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Homme musulman - رجل مسلم