Les règles du salut

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Les règles du salut

Le Salut (السلام)


Nous allons nous intéresser à un autre comportement très important pour celui qui est invité et pour celui qui ne l’est pas, qui est : Le Salut.

Pour comprendre ce point, et bien sûr l’appliquer incha’Allah, nous expliquerons ce verset : Allah Le Très Haut dit :

«Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose ses versets, afin que vous compreniez » S24 V61. 

Quand donc vous entrez dans des maisons
 
Les maisons dont il est question sont aussi bien les maisons dans lesquelles on est invité que nos propres maisons.

Adressez-vous mutuellement des salutations.

C’est à dire, saluez-vous les uns les autres.

En fait, les musulmans ne forment qu’un seul individu de par l’affection, la compassion et la sympathie qu’ils éprouvent les uns envers les autres. 
 
Ces des salutations venant d’Allah.

C’est à dire qu’Allah les a légiférées pour nous, et Il en a fait notre salut. Ces salutations sont bénies.


Le fait de dire uniquement «Que la paix soit sur vous» est considéré comme un manque dans le salut.

Il est préférable d’y ajouter la "miséricorde et la bénédiction d’Allah".

Le salut fait partie des bonnes paroles qui sont aimées auprès d’Allah. Ces paroles contiennent en elles-mêmes une bonne chose ainsi qu’une incitation à la fraternité et à l’amitié. 

Faut-il saluer si la maison est inhabitée, ou s’il n’y a personne lorsqu’on y entre?
 
L’Imam an-Nawawi '  cite dans son livre Sahih al Adhkar wa da’ifouhou (vol.1 page 104) :

«Il nous est rapporté dans alMouwatta de l’Imam Malik, qu’il est préférable de dire quand on entre dans une Maison inhabitée: Traduction relative et approchée : « Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d’Allah » 

Quelques règles à savoir, relatives au salut
 
Il est interdit de parler avant d’avoir dit le salut.

D’après ibn ‘Omar (Radia Allah ‘anh) qui a dit : Le Messager (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas » 
Hadith Hassan. 
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :
 
«Ne donnez pas l’autorisation d’entrer à celui qui ne commence pas par le salut »
Hadith Hassan. 
 
Parmi les bienfaits de cette règle

1. Il est donc interdit de poser une question ou de demander l’autorisation d’entrer avant de saluer. 

2. On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer. 

3. On ne doit pas donner l’autorisation d’entrer à celui qui demande l’autorisation avant de saluer. 

Et il convient d’enseigner à cette personne la manière d’agir.

Un homme de Bani‘Amar demanda l’autorisation d’entrer chez le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) en disant : « Puis-je entrer ? »
Et le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)) dit : « Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l’autorisation d’entrer, et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ».
L’homme l’entendit et il dit : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ». Alors le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) l’autorisa et l’homme entra
»
Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari. 

La réprobation de saluer d’un mouvement de poignets ou un mouvement de doigts
 
D’après ‘Omar ibn Chou’aib, d’après son père, d’après son grand-père, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Ne fait pas partie de nous : Celui qui se donne une ressemblance à autre que nous, et ne ressemblez pas aux juifs ni aux chrétiens.
Le salut des juifs est un signe des doigts et le salut des chrétiens est un signe du poignet »

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
La réprobation de ressembler aux juifs et aux chrétiens dans le salut par le poignet ou les doigts.

Il faut préciser que le Hadith d’Asma bint Yazid (Radia Allah ‘anhouma) n’est pas en contradiction avec celui précédemment cité, à savoir que :

«Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) passa un jour par la mosquée alors qu’il y avait un groupe de femmes assises et il leur fit un signe de la main en les saluant. »

Ceci porte sur le fait que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a rassemblé la parole et le geste pour saluer. 

- La réprobation de dire, pour celui qui demande la permission d’entrer : « C’est moi »
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

« Je me rendis chez le Prophète (Paix et Salut d'Allah sur lui), dans la religion il était au-dessus de mon père.
Je frappais à la porte, et il dit : « Qui est là ? »
Je dis : « C’est moi. »
Et il dit : « Moi, moi », comme s’il les avait désapprouvés»

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
1. La réprobation pour celui qui demande la permission d’entrer de dire : «C’est moi» quand on lui demande «Qui est là ?».

Car cette réponse ne contient aucun éclaircissement et appelle plutôt à la confusion.

Et parmi les droits de l’hôte, est qu’il sache le nom de celui qui lui demande d’entrer chez lui. 
 
2. Faisait partie de la voie des Salafs, le fait de dire leur nom lorsqu’ils demandaient la permission d’entrer.

Et d’après ibn ‘Abbas (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

«‘Omar demanda la permission d’entrer chez le Prophète (P. S. d'Allah sur lui) et il a dit : « Que la paix soit sur le Messager d’Allah, que la paix soit sur vous, ‘Omar peut-il entrer ?»
Hadith authentique. 
 

Référence: Tafsir as-Sa’di - Tafsir ibn Kathir 

copié de al.baida.online.fr

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Les maladies du coeur sont de 2 sortes

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Les maladies du coeur sont de 2 sortes
Les maladies du corps [organiques] sont connues, mais ceux du cœur [spirituel] sont de deux sortes : 

 

-Les maladies des désirs qui proviennent de la passion [Al Hawâ] 

-Les maladies des ambiguïtés qui proviennent de l’ignorance [Al Jahl] 

 

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-Les maladies des désirs (الشهوات) qui proviennent de nos passions, ainsi la personne connait la vérité mais n'en veut pas, car cela ne correspond pas à nos passions (propre penchant) et contraire à la Sounna du prophète 'صلى الله عليه وسلّم' . 
 
-Les maladies des ambiguïtés (الشبهات) qui proviennent de notre ignorance, car l'ignorant lui arrive de commettre des actes qui sont incorrect [Al batil] et pense que cela est vérité [Al Haq] et donc, ce comportement s’avère très dangereux. 

Nous demandons à Allah de nous préserver, de préserver nos corps et nos cœurs des maladies (qui sont la passion et l’ignorance)
 
أمراض الأبدان معروفة لكن أمراض القلوب. تعود إلى شيئين
الأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى
الثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل
فالأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى، أن يعرف الإنسان الحق، لكن لا يريده؛ لأن له هوًى مخالفًا لما جاء به النبي صلى الله عليه وسلّم
والثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل؛ لأن الجاهل يفعل الباطل يظنه حقًّا وهذا مرض خطير جدًّا. فأنت تسأل الله المعافاة والعافية من أمراض الأبدان، ومن أمراض القلوب، التي هي أمراض الشبهات، وأمراض الشهوات

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'invocation de clôture du coran - دعاء ختم القرآن

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L'invocation de clôture du coran - دعاء ختم القرآن
Question :
 
Je suis en train de terminer la lecture du Coran.
Louange et grâce à Allah !

Et j’ai envie de réunir les gens de ma famille lorsque j’aurai fini, afin d’invoquer Allah avec ce que l’on connaît comme invocations.

Est-ce un acte permis ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah.

Il est permis de réunir sa famille et des frères lors de l’invocation de clôture du Coran car c’est une occasion propice à l’exaucement.

C’était également une habitude de plusieurs compagnons.

L’invocation de clôture du Coran est donc une chose héritée des pieux prédécesseurs dans la prière et en dehors, et est propice à l’exaucement.
 

Fatwa de cheikh Fawzen

Tirée de son site, Fatwa n° 16032

copié de fatawaislam.com 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

 
Question :

 

Quel est votre avis sur ceux qui disent que les livres de critiques (koutoub roudoud) durcissent les coeurs ?


 

Réponse :  

 

 

Non.

 

C'est le fait de laisser les critiques (roudoud) qui durcit les coeurs.

 

C'est-à-dire, les gens vivent dans l'erreur et dans l'égarement et leurs coeurs se durcissent.

 

Mais, quand on honore la vérité et qu'on réponde aux faux

 

Et bien ceci fait partie des choses qui rendent les coeurs tendres.
 
 
Il n'y a pas de doute là-dessus. 
 

السؤال : ما رأيكم في من يقول أن كتُب الردود تُقسي القلوب ؟
لا ترك الردود هو الذي يُقسي القلوب ، يعني الناس يعيشون على الخطأ وغلى الظلال وتقسوا قلوبهم
أما إذا بُجِل الحق ورُدَ الباطل فهذا مما يلين القلوب ، لا شك
 
نعم

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Rester ferme après ramadan

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Rester ferme après ramadan

Sufyan Ibn 'Abdillah (radiallahu ‘anhu) a dit :

 
«Ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi.
Il  dit : « Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela). » [1]

 

Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits.

 

Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.

 

Si un musulman a vécu pendant Ramadan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela).
 
Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.
 
En effet, le fait d'être ferme après Ramadan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadan et qu'elle a lutté dans l'obéissance.
 
Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.

En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). » [sourate Al-Hijr : 99]
 
Si le jeûne de Ramadan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah.

Etre debout dans la prière la nuit pendant Ramadan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit.


Et si  Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat  obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière.

De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment.

 

Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions.

 

Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.

 

Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le  masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône.


Mais quand Ramadan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration.

Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du  Fajr !

 

Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du  'Id !


L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah.

Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi.

C'est une indication de privation et un signe de perdition.

Nous demandons à Allah Sa protection !

 

En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadan.


Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête.

Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadan et pas par crainte d'Allah !

Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadan !

Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadan.

Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction.

Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur.

 

Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne (traduction rapprochée) :
 
« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants » [sourate Al-Baqara : 185]
 
Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.
 
En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le  qiyam (la prière de nuit).
 
Sa condition après Ramadan est meilleure que celle avant Ramadan.

Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires.

Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadan).

Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la  taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).
 
Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés.
 
Des narrations de 'Ali ( radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit : « Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :
 
« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa » [sourate Al-Ma'ida : 27] [2]


'Aisha a dit :


« J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset:
« Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte. »
Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? »
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, Ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire. »
 
Donc prenez garde, prenez garde... de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance !
 
Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions.
 
Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadan.


[1] Sahih Muslim (n°38)
[2] Lata'if-ul-Ma'arif (pg. 246)

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 155-157)

traduit par salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Visite de la mosquée Al-Aqsa

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de ramadan ?

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de ramadan ?

Question :

 
Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?

 

Réponse :

Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... » [1]

Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.
 
Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi elle aura la récompense. [2]
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Question :
 
Est-ce que le jeûne des six jours de Chawwâl après le Ramadhân pour celui qui n’a pas complété son Ramadhân est permis.

Sachant que la personne n’a pas jeûné 10 jours de Ramadhân pour une raison valable, aura t’elle la récompense de celui qui a complété son jeûne de Ramadhân, puis fait suivre les six jours de Chawwâl ?

Sera t’elle comme une personne qui a jeûné tout le temps ?

Puisse Allâh vous récompenser par le bien.

Réponse :

Il appartient Seul à Allâh de déterminer la récompense des œuvres accomplies par Ses adorateurs.
 
Cela est un domaine réservé à Allâh - Djalla Wa ‘Alâ. Allâh ne prive point la récompense de Son serviteur qui s’évertue à faire de bonnes oeuvres. 

Comme Allâh - Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
« Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien. » [3]
 
Il est du devoir de celui qui a un jeûne à rattraper de l’effectuer d’abord avant de s’engager dans le jeûne des six jours de Chawwâl, car la personne ne peut faire succéder le jeûne des six jours à celui du Ramadhân que si elle a complété le Ramadhân. [4]
      

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Madjmu’ Fatâwa Ibn ‘Uthaymîn, 20/19
[3] Coran, 18/30
[4] Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 10/392-393

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les bienfaits de la nuit du mérite

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Les bienfaits de la nuit du mérite

Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée):
 

  • Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
  • Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
  • La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
  • Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
  • Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » [1]

 

Dans cette noble sourate, les bienfaits de la nuit du mérite sont nombreux :
 
-Le premier bienfait : Allâh a fait descendre lors de cette nuit le Qor’ân qui est la source de la guidance des gens et de leur bonheur aussi bien dans ce bas monde que dans l’au-delà.
 
-Le deuxième bienfait : L’indication que nous devons comprendre de la chose vénérable et grandiose dans Sa Parole (traduciton rapprochée) : « Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr »
 
-Le troisième bienfait : Cette nuit est meilleure que mille mois.
 
-Le quatrième bienfait : Les anges descendent en cette nuit, et les anges ne descendent qu’avec la bénédiction, le bien et la miséricorde.
 
-Le cinquième bienfait : Elle est paix, de par les nombreuses protections qu’elle contient contre les supplices et châtiments, et ce, grâce aux actes d’obéissance d’Allâh – ‘Azza wa Djal – qu’effectuent les serviteurs.
 
-Le sixième bienfait : Allâh a fait descendre au sujet de son mérite une sourate entière qu’on récite jusqu’au Jour de la Résurrection.
 
Parmi les bienfaits de la nuit du destin, il y a ce qui a été authentifié dans les deux Sahîh, d’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ‘anu), que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque passe la nuit du destin en prière, avec foi et espérance, se verra pardonner ses péchés antérieurs. » 

Et quand il est dit : « avec foi et espérance » cela veut dire : « avec foi en Allâh et comptant sur Allâh pour l’en récompenser » 

Et cela est bénéfique pour celui qui la connait comme pour celui qui ne la connaît pas. Car, certes le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a pas conditionné l’obtention de la récompense à la connaissance de cette nuit. 
[2]


[1] Coran, 97/1-5
[2] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm djuz ‘Amma » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.278-279 

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les vertus de Laylatul-Qadr

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Les vertus de Laylatul-Qadr

Abû Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :


« Quiconque accomplit la prière de nuit la nuit d'Al-Qadr avec Iman (la croyance ferme) et en cherchant la récompense aura tous ses péchés passés pardonnés. » [1]

Ce hadith est la preuve de la vertu de la nuit d’Al-Qadr et d’y accomplir le qiyam.

Et cela indique que c'est une grande nuit, qu'Allah a honoré et a rendu meilleure que mille mois en ce qui concerne sa bénédiction et les bénédictions des actes pieux qui y sont exécutés.

Ainsi elle est meilleure que l'adoration de mille mois et c'est équivalent à quatre-vingt-trois ans et quatre mois.

C’est pourquoi, quiconque accomplit le qiyam (la prière de nuit) avec la vraie foi et en cherchant la récompense, sera pardonné de ses péchés passés.

Il y a certains versets concernant cette vertu (traduction rapprochée) :

« Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, durant laquelle est décidé tout ordre sage » [sourate Ad-Dukhan : 3-4]

Donc, c'est "une nuit bénie", cela signifie qu’elle possède beaucoup de bien et de bénédiction en raison de son mérite et la grande récompense qui attend celui qui y fait des bonnes actions.

Parmi ses bénédictions, est qu'Allah y a révélé le Qur'an. Allah dit (traduction rapprochée) :

« Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit,par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » [sourate Al-Qadr : 1-5]

Ibn Kathir  a dit concernant la Parole d'Allah (traduction rapprochée) : « descendent les Anges ainsi que l’Esprit » :

« Cela signifie que la descente des anges augmente pendant cette nuit en raison de la quantité énorme de ses bénédictions.
Et les anges descendent avec la descente de bénédiction et miséricorde, de même qu'ils descendent quand le  Qur'an est récité et entourent les assises dans lesquelles Allah est évoqué et étendent leurs ailes sur le vrai chercheur de science, montrant du respect pour lui. »
[2]

Cette nuit arrive seulement pendant Ramadan, puisqu'Allah y a révélé le Qur'an.

Il nous informe que sa révélation est arrivée pendant le mois de Ramadan dans Sa Parole (traduction rapprochée) : 

« Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr »

Et Sa Parole 
(traduction rapprochée) : 

« (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été révélé» [sourate Al-Baqara : 185]

Cela signifie que la révélation d'Allah à Son prophète Muhammad  a commencé (pendant ce mois).

La Parole d'Allah : "Laylatul-Qadr" est une indication de l'honneur et de la position de cette nuit, comme il est dit : « Telle personne a un grand Qadr ».

La conjonction "de la nuit" à Al-Qadr est la jonction d'une particularité descriptive, ainsi cela signifie "une nuit honorable".

Le mot " Al-Qadr" peut aussi faire référence à l’ordonnancement et à la disposition des affaires.

Ainsi, sa jonction au mot "la nuit"  dénoterait un lieu ou un temps.

Donc cela signifierait « la nuit dans laquelle tout ce qui arrivera l’année suivante est décrété. ».

Comme dans la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :

« durant laquelle est décidé tout ordre sage » [sourate Ad-Dukhan : 4]

Qatada a dit à ce sujet : « En cela (la nuit d’Al-Qadr) est là décrété toute chose de l'année (prochaine) »
[3] et Ibn Al-Qayim dit que c'est l'avis correct. [4]

Ce qui semble le plus correct est qu'il n'y a rien qui limite la possibilité de ces deux compréhensions et Allah est plus savant.

Sa parole: « avec Iman » signifie avec la conviction ferme dans ce qu'Allah a préparé pour ceux qui sont debout dans la prière pendant cette nuit magnifique.

Et  « cherchant la récompense » signifie chercher la récompense et l'accomplissement de la récompense.

Ainsi, c'est une grande nuit, qu'Allah a choisi pour commencer la révélation du Qur'an.

Donc le musulman doit reconnaître sa grande valeur, en la préservant et en la passant dans l'adoration, en ayant une ferme conviction et en recherchant la récompense d'Allah, afin qu'Allah puisse pardonner tous ses péchés précédents.

C'est pourquoi le prophète ( salallahu ‘alayhi wa salam) nous a avertis contre le fait de ne pas tenir compte cette nuit et d’être négligent dans le fait de la passer dans l'adoration, car le musulman serait privé de son bien.

Abu Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Ramadan vous est venu - un mois béni. Allah vous a rendu obligatoire son jeûne.
Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés.
À Allah appartient une nuit (de ce mois), qui est meilleure que mille mois.
Quiconque est privé de son bien, a été privé (de tout le bien). »
[5]

Le musulman doit invoquer beaucoup pendants les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée.

Et il doit invoquer avec ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a enseigné à 'Aisha (radiallahu ‘anha), quand elle lui a demandé :

« Et si je sais sur quelle nuit la nuit d'Al-Qadr arrive, que dois-je dire ? »
Donc il a dit : 
« Dis : ô Allah, en effet Tu es le Tout-Pardonneur. Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. » [6]

Ibn Kathir a dit :

« Il est recommandé d’invoquer beaucoup à tout moment et plus que cela pendant le mois de Ramadan, les dix derniers jours et les jours impairs. Et on recommande fortement d'augmenter l'invocation avec cette supplication : 
« Ô Allah tu es certes Celui qui efface les péchés, tu aimes effacer les péchés alors efface mes péchés» [7]

[1] Al-Bukhari (4/2550 et Muslim (759)
[2] Tafsir Ibn Kathir : (8/465)
[3] Rapporté par At-Tabari dans son Tafsir (25/65) et par Al-Baihaqi dans son livre Fada'il-ul-Awqat (pg. 216). Sa chaîne de narration estsahih.
[4] Voir Shifa'-ul-'Alil d'Ibn Qayim (p. 42)
[5] Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Sakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhibde shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamam-ul-Manna (395)
[6] Rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Maja avec une chaîne authentique. [Note du traducteur: la supplication translittérée de l'arabe est: « Allahumma Innaka 'Afuwwun Tuhibbul-'Afwa Fa'affu 'anni »]
[7] Tafsir Ibn Kathir : 8/472

Article tiré du site al-manhaj.com
Source: Ahadith As-Siyam (pg. 141-143)
Traduit par : Abu maryam
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le jeûne des six jours de « chawâl » ainsi que sa récompense

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Le jeûne des six jours de « chawâl » ainsi que sa récompense

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 


«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.» 
Rapporté par l’Imâm Muslim dans son Sahîh
Question :
 
Qu’en est-il de la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl ?

Et qu’en est-il si une personne ne jeûne pas ces jours, alors que le mois est passé ?

Réponse :

Le Jeûne des six jours de Chawwâl n’est pas un jeûne obligatoire, selon les dires du Prophète صلى الله عليه وسلم :

«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.» 
Rapporté par l’Imâm Muslim dans son Sahîh.

Le hadîth cité [plus haut] prouve qu’il n’y a pas de mal à ce que le jeûne soit accompli de manière continue ou de manière discontinue.

Seulement, il est recommandé de les jeûner rapidement, selon les paroles d’Allâh - Subhânahu (traduction rapprochée) :

« [...] Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait » (
Coran, 20/84)

Et il y a des preuves Coraniques et des traditions prophétiques qui prouvent les bienfaits dans la concurrence, et l’empressement à bien faire.

Il n’est pas obligatoire d’accomplir le jeûne des six jours du mois de Chawwâl de manière continue, seulement cela est meilleur, selon les dires du Prophète صلى الله عليه وسلم :

«L’œuvre la plus aimée par Allâh, c’est celle pratiquée avec régularité, minime soit-elle.»

Et il n’est pas prescrit de compenser les six jours de mois de Chawwâl, une fois ce mois passé la Sounnah n’a plus lieu d’être, que la raison pour laquelle [cette Sounnah] n’a pas été accomplie soit valable ou pas. 
 
Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 15/388-389

Question :

Le jeûne des six jours doit-il se faire immédiatement après la fête de «’Aîd al-Fitr» du mois de Ramadhân, ou est-il permis de les jeûner plusieurs jours après, tant qu’on les fait dans le mois de Chawwâl ?


Réponse :

Il n’est pas demandé de jeûner immédiatement après la fête «’Aîd al-Fitr» car il permis de commencer un ou plusieurs jours après la fête.

On peut aussi jeûner des jours de manière continue ou discontinue dans le mois de «Chawwâl» dans la mesure de ses possibilités.

Et l’action dans cela est facilitée, car il n’est pas obligatoire, mais plutôt une Sounnah. 

 

Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 10/391

Question :

Que voyez-vous dans le jeûne des six jours après le Ramadhân, durant le mois de Chawwâl, car il est souligné de l’Imâm Mâlik, que l’Imâm Mâlik Ibn Anas a dit sur les six jours de Chawwâl, que celui-ci n’a jamais vu une personne des gens de science et des jurisconsultes les jeûner ?

et que ces jours n’ont pas été recommandés par les anciens, et que les gens de science y trouvaient un blâme [quant au fait de les jeûner], de peur que cela soit une innovation, et qu’ils soient liés au Ramadhân alors qu’ils n’en font pas partie.

Et ceci est la parole [tirée] de « al-Mouwatta » au n°228 vol-1 ?


Réponse :

Il a été rapporté de façon sûre d’Abû Ayûb رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.» 
Rapporté par Ahmad, Muslim, Abû Dâwoud, et at-Tirmidhî.

Ce hadîth est authentique et prouve que le jeûne des six jours de Chawwâl est une Sounnah ; celle-ci a été de plus, pratiquée par les Imâms ach-Châfi’î et Ahmad et un ensemble des Imâms parmi les savants.

Il n’est pas véridique de comparer ce hadîth avec la pensée faite de certains savants qui trouvaient blâmable le fait de jeûner [ces six jours], de peur que l’ignorant ne les considèrent comme faisant partie du mois de Ramadhân, ou de peur qu’il pense que cela soit obligatoire [de jeûner les six jours], ou parce qu’il ne leur pas été recommandé par un des prédécesseurs parmi les gens de science.

Certes cela n’est que supposition.

Cela [ce jeûne] ne contredit pas la Sounnah authentique, et celui qui sait est une preuve contre celui qui ne sait pas. 

 

Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 10/389-390

 

Publié par manhajulhaqq.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Donner sa zakât aux proches

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Donner sa zakât aux proches

Question :

 

De la part de Idriss Salih Muhammad et des réfugiés Erythréens au Soudan.
Cette question nous est parvenue et elle concerne l'acquittement de la Zakat.

Elle dit :

 

"Aux frères en Allâh responsables du programme Nour 'ala Ad-Darb :

Assalamu 'alaykum wa rahmatullâhi wa barakatuh.

J'espère que vous me serez utile.

Est-il permis de verser la Zakât aux proches parents, sachant qu'il existe dans la région une association islamique chargée de collecter la Zakât ?

Merci." 

 

Réponse : 

 

Le versement de la Zakât aux proches parents, si ils font partie de ceux qui ont le droit de percevoir la Zakât, est préférable que de la donner à d'autres personnes.

 

En effet, le fait de s'en acquitter auprès des proches parents aura pour conséquence d'être à la fois une aumône, mais permettra également d'entretenir les liens de parenté.

 

Cependant, si ces proches parents sont parmi ceux que la personne - c'est-à-dire celle qui s'acquitte de la Zakât - doit obligatoirement entretenir, et si il a les moyens de leur donner de l'argent, alors il ne lui est pas permis de leur verser la Zakât dans ce cas, car cela représenterait une économie réalisée sur son argent dans la mesure où il aura cette somme en moins (la somme qu'il leur a versée en Zakât) à s'acquitter sur ce qu'il doit normalement leur verser en dépenses d'entretien. 

 

Mais si ses finances ne lui permettent pas de leur venir en aide, dans ce cas il ne lui est pas obligatoire de les entretenir, et il lui est permis de leur verser sa Zakât pour les aider à subvenir à leurs besoins.

 

De même, il lui est permis de régler les dettes de sa proche famille par l'intermédiaire de sa Zakât, et ce même si il s'agit de ses parents, de ses enfants, de ses frères et sœurs de sang ou des autres membres de sa famille.

 

Il a effectivement le droit dans tous les cas de régler leurs dettes à partir de sa Zakat. 

 

Fatawa Nour 'ala Ad-Darb

 Publié par 3ilmchar3i.net

السؤال: من إدريس صالح محمد من اللاجئين الارتريين في السودان وردتنا هذا الرسالة يسأل عن إعطاء الزكاة أو صرف الزكاة تقول إلى الأخوة في الله المسؤوليين في برنامج نور على الدرب السلام عليكم ورحمة الله وبركاته أرجو الإفادة هل يجوز إعطاء الزكاة للأقارب مع العلم أن في المحل جماعة إسلامية ومخصصة عمّال لجمع الزكاة وشكراً؟

     الجواب الشيخ: دفع الزكاة للأقارب إذا كانوا من أهل الزكاة أفضل من دفعها إلى غيرهم لأنه يحصل له بدفعها إلى أقاربه صدقة وصلة، إلا إذا كان الأقارب ممن تجب نفقتهم عليه - أي على المزكي - وكان عنده مال يتسع للإنفاق عليهم فإنه لايجوز له أن يدفع الزكاة إليهم في هذه الحال لأن دفعها إليهم توفير لماله حيث يسقط عنه من الإنفاق عليهم بمقدار ما أخرج من الزكاة، أما إذا كان ماله لايتسع للإنفاق عليهم فهم في هذه الحال لاتجب عليه نفقتهم ويجوز أن يدفع الزكاة إليهم لدفع حاجتهم وكذلك أيضاً يجوز أن يقضي عن أقاربه الدين من زكاته حتى وإن كانوا والديه أو أولاده أو إخوته الأشقاء أو غيرهم من الأقارب فإنه يجوز أن يقضي عنهم الدين من زكاته بكل حال

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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«Zakât al-Fitr - زكاة الفطــر» à la lumière des gens de science

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«Zakât al-Fitr - زكاة الفطــر» à la lumière des gens de science

Question :

 
Est-il permis de sortir en espèce la Zakât al-Fitr ? 

Réponse de Cheikh Ibn 'Uthaymine :
 
Ce qui est authentique, c’est qu’il n’est pas permis de sortir la Zakât al-Fitr autrement qu’en nourriture [at-Ta’âm]. [1] 
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Question :
 
Quel est votre point de vue sur le dire de l’Imâm Mâlik (rahimahullâh) :
 
« La Zakât al-Fitr ne doit-être versée si ce n’est en nourriture, et elle ne doit pas être versée en espèce »

Réponse de Cheikh Ibn 'Uthaymine : 

Le dire de l’Imâm Mâlik (rahimahullâh) :
 
« La Zakât al-Fitr ne doit-être versée si ce n’est en nourriture, et elle ne doit pas être versée en espèce »
 
est un dire authentique [sahîh], et cela est aussi le Madhhâb de l’Imâm Ahmad et de ach-Châfi’î, et certes la Sounnah prouve cela.

’Abdullâh Ibn ’Umar (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné pour la Zakât al-Fitr de donner un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge. » [2]

Abû Sa’îd al-Khudrî (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Au temps du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) nous sortions la Zakât al-Fitr à un taux d’un Sâ’ de nourriture, ou un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, ou un Sâ’ de fromage, ou un Sâ’ de raisins secs. » 

[...] 

Certes, sortir la Zakât al-Fitr autrement qu’en nourriture [at-Ta’âm] est en contradiction avec l’ordre du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et le faire [les actions] des Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhu), cette façon [de faire] sera rejetée et ne sera pas acceptée, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, cela sera rejeté ».

c’est-à-dire, qu’il sera renvoyé à son auteur. [3] 
 
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Question :
    
Il y a beaucoup de questions quant à savoir si la « Zakât al-Fitr » peut-être donnée en argent, ou bien en nourriture ou riz ? 

Réponse de Cheikh Ibn Baz : 

Il a été rapporté de façon sûre que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné pour les Musulmans de verser la Zakât al-fitr à un taux d’un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, et il a ordonné qu’elle soit versée avant que les gens sortent pour prier [la prière de al-’Aid].

Dans « as-Sahîhayn » [al-Bukhârî et Muslim] il est rapporté que Abû Sa’îd al-Khudrî (radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Au temps du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) nous sortions la Zakât al-Fitr à un taux d’un Sâ’ de nourriture, ou un Sâ’ de dattes, ou un Sâ’ d’orge, ou un Sâ’ de fromage, ou un Sâ’ de raisins secs. »

Plusieurs des gens de science [ahl al-’ilm] ont expliqué le « ta’âm » [nourriture] dans ce hadîth comme étant en référence au blé, et d’autres l’ont expliqué comme étant en référence à la nourriture principale des gens de la localité, peu importe si cela est du blé, maïs ou quelque chose d’autre.

C’est le point de vue le plus correct, car la Zakât est ce qui est pris du riche pour le donner au pauvre, et il est obligatoire pour le Musulman qu’il ne donne pas une chose différente de la nourriture principale de son pays. 

[...] 

Et l’obligation aussi, et qu’il sorte la Zakât avant la prière de « al-’Aîd », et il n’est pas permis de le retarder jusque après la prière de « al-’Aîd ».

Et il n’est pas interdit de la sortir [la Zakât al-Fitr] un jour ou deux avant la prière [de « al-’Aîd »]. 

[...] 

Il n’est pas permis de sortir la Zakât en espèce selon l’avis majoritaire des gens de science [ahl al-’ilm], bien au contraire, il est obligatoire de la sortir [la Zakât] en nourriture, comme l’ont fait le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et ses Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhum), et cela [est basé] sur les dires de la majorité de la Communauté [djamhûr al-Ummah]. [4] 

 

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Question :
 
Est-il permis de sortir Zakât al-Fitr en argent ? 

Réponse de Cheikh Ibn Baz : 

Il n’est pas permis de la sortir [la Zakât al-Fitr] en espèce selon la majorité des gens de science [ahl al-’ilm], et il est certes obligatoire de la sortir en nourriture [at-Ta’âm], comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et ses Compagnons [as-Sahâbah] (radhiallâhu ’anhum) l’ont fait, et celle-ci est d’un Sâ’ de la nourriture principale de la localité [de la personne], que ce soit de dattes, ou de riz ou autre que cela, tel le Sâ’ du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), que la personne soit un homme ou une femme, vieux ou jeune, libre ou esclave parmi les musulmans [...] [5] 
 
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Question :

Est-ce que la Zakât al-fitr est limitée à un Sâ’ pour chaque membre de ma famille sans y ajouter quoique ce soit en plus ?

Ce que j’entends par quoique ce soit en plus, c’est d’y ajouter quelques charités [suppléméntaires] afin de m’assurer que mon Sâ’ est suffisant, sans préciser à la personne pauvre à qui je le donne que c’est une charité.

Par exemple, j’ai dix personnes dans ma famille, donc j’achète un sac de riz qui pèse cinquante kilogrammes, je donne tout comme Zakât al-fitr de la part de ces dix personnes, sans compter le Sâ’ pour eux, sachant que ces vingt kilos ou plus supplémentaires soit donnés comme charité, mais je ne dis pas que ce supplément est une aumône, plutôt je dis : « Prenez notre Zakât » la personne ne sait donc pas que ce sac contient plus de zakât, elle le prend avec lui et en est satisfaite.

Quelle est l’avis sur cela ? 

Réponse des savants de Lajnah ad-Dâ-ima : 

Zakât al-Fitr est d’un Sâ’ de blé ou de dattes ou de riz ou de ce qui ressemble à cela, de la nourriture principale de la localité [de la personne] pour une personne, qui soit un homme ou une femme, vieux ou jeune.

Il n’y a rien de mal à donner plus comme Zakât al-fitr comme ce que vous avez fait, avec l’intention de donner l’aumône, même si vous ne dites pas à la personne pauvre ce qu’il en est réellement. [6] 
 
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Question : 
 
Beaucoup de personnes ont chez eux [dans leur maison] des domestiques mécréants.

Devraient-elles payer la Zakât al-fitr pour eux, ou peuvent-elles leur donner quelque chose de la Zakât ?
 
Réponse des savants de Lajnah ad-Dâ-ima :  

Zakât al-Fitr ne devrait pas être payée pour eux, il n’est pas permis de leur donner quoique ce soit de la Zakât.

Si une personne leur donne de la Zakât, elle n’en est pas pour autant déchargée [c.a.d qu’elle se doit toujours de la donner].

Mais elle peut les considérer avec bonté et leur donner quelque chose qui ne vient pas de la Zakât obligatoire.

Il est important de noter aussi que nous devrions faire sans eux [les mécréants], et employer seulement des Musulmans [...] [7] 

[1] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-18 p.280 
[2] Rapporté par al-Bukhârî 
[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-18 p.279 
[4] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-14 p.200-202 
[5] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-14 p.213 
[6] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 9/370 
[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, vol-9 p.375 

 

copié de manhajulhaqq.com 

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Zakat el fitr, à qui donner ?

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Zakat el fitr, à qui donner ?

Question :


Je réside dans ce pays pour le travail, est ce qu'il m'est permis de donner ma zakat el fitr ici ou de la donner dans le pays d'où je viens ?
 
Réponse: 
 
AlhamdouliLlah

Il est légiféré de donner sa zakat elfitr à l'endroit dans lequel tu es lorsque se termine le ramadhan. 

Elle suit le lieu, donc où que se trouve le musulman lors de la fin du mois de ramadhan, il donne sa zakat el fitr aux pauvres de cet endroit.

Mais si il a déjà chargé quelqu'un de la donner pour lui dans sa cité d'origine, cela lui suffit.

Mais ceci diverge de ce qui est prioritaire.

Wa Llahou A'lam


Mais si tu es dans un endroit dans lequel il n'y a pas de musulmans, ou s’il y a des musulmans mais qu'ils ne sont pas dans le besoin de la zakat elfitr car ils sont fortunés.

Alors tu la donnes dans le plus proche endroit dans lequel se trouvent des musulmans pauvres. 
 
نص السؤال : أنا مقيم في هذا البلد للعمل، فهل يجوز لي إخراج زكاة الفطر هنا أم في بلدي الذي قدمت منه ؟
نص الفتوى : الحمد لله
يشرع إخراج صدقة الفطر في البلد الذي ينتهي شهر رمضان وأنت فيه؛ لأنها تابعة للبلد فحيث وجد المسلم في بلد وحان انتهاء شهر رمضان فإنه يخرج زكاة الفطر عن نفسه في فقراء ذلك البلد.. وإن وَكَّل من يخرجها عنه في بلده أجزأه ذلك، لكنه خلاف الأولى – والله أعلم – وإذا كنت في بلد ليس فيه مسلمون، أو فيه مسلمون لكنهم لا يستحقون صدقة الفطر لأنهم أغنياء، فإنها تخرج في أقرب بلد فيه فقراء من المسلمين
 

copié de darwa.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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