Complément sur les principes de la croyance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Complément sur les principes de la croyance

- Tout qui est en accord avec le Livre et la Sunna Authentique est accepté et tout qui est en opposition avec cela est rejeté.

 
La première chose qui distingue Ahl Sunna wal-Jama'a de tous les autres (groupes) est la méthodologie par laquelle ils acquièrent leurs sciences (de la religion) et la source de la Vérité dont ils tirent leurs croyances, concepts, actes d'adoration, affaires (avec les gens), leur mode de conduite et leurs manières. La source de Science et Vérité dans toutes les branches diverses de la science pour Ahl As-Sunnah est le Livre d'Allah et la Sunna de Son messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui). Aucune parole autre que la Parole d'Allah et aucune guidée autre que la guidée du messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) ne prévaut.
 
- Il n'y a personne qui est préservé  de faire des erreurs (dans la religion) sauf le messager d'Allah (sallallahu-alaihi-wasallam).
 
Ahl Sunna ne considère personne comme étant préservé de l'erreur en ce qui concerne la religion sauf le messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui). Les savants ne sont pas préservés de faire des erreurs, mais plutôt les paroles de chacun peuvent être acceptées ou rejetées sauf celles du messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui). Donc les paroles et les déclarations des savants de Ahl Sunna suivent nécessairement ou sont conformes à la Sunna du prophète (sallallahu-alaihi-wasallam) et ne la précèdent ou ne la devancent pas.
 
-  L'Ijma' (concensus) des Salaf As-Salih (Pieux Prédécesseurs) est considéré selon la Shari'a comme une preuve à laquelle il est nécessaire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux.
 
Et Ahl Sunna wal-Jama'a croit que les mieux informés de la création en ce qui concerne la religion d'Allah après le prophète (sallallahu-alaihi-wasallam) sont les Compagnons (qu'Allah les agrée) et les Salaf As-Salih. Quelles les affaires ou les questions religieuses sur lesquelles ils s'unissent/ sont d'accord, elles sont préservées d'être erronées et il n'est [permis] à personne de le délaisser. Leur Ijma' est une preuve de Shari'a à laquelle il est obligatoire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux. Tous ceux qui s'accrochent à leur Ijma' sont [donc] ceux qui adhèrent strictement à la Jama'a (le groupe).
 
- Ils n'acceptent ou n'affirment aucun discours ou Ijtihad qu'après l'avoir confronté à ces trois sources : le Livre, la Sunna Authentique et l'Ijma' des Salaf.
 
Ahl Sunna s'accroche [à la Sunna] avec laquelle le messager (sallallahu-alaihi-wasallam) est venue et adhérent [à la Jama'a] du prophète (sallallahu-alaihi-wasallam) qui sont les Compagnons (qu'Allah les agrée) et ceux qui suivent leur voie et adoptent leur méthodologie. Ils n'acceptent pas d'Ijtihad ou de discours de quiconque qu'après l'avoir confronté au Livre, à la Sunna Authentique et à  l'Ijma' des Salaf.
 
- Ils ne contredisent pas le Qur'an ou la Sunna avec leur 'Aql (Intellect) ou les avis ou l'analogie.
 
Et (donc) Ahl Sunna wal-Jama'a ne suivent ou ne s'accrochent qu'à la science et à la pratique des Salaf As-Salih et quiconque prend d'eux, persévère dans leur jama'a, voyage sur leur pas et se  limite à leurs principes/bases. Ceci parce que les Compagnons (qu'Allah les agrée) ont appris le tafsir (l'explication) du Qur'an et le Hadith du messager (sallallahu-alaihi-wasallam), et les ont ensuite appris au Tabi'in, mais n'ont pas devancé Allah et Son messager par un avis, sentiment ,un avis, une révélation soudaine (comme les soufis) ou d'autres choses.
 
- La Jama'a (le Groupe uni sur la Vérité, avec laquelle le messager (sallallahu-alaihi-wasallam) est venu, en termes de paroles et d'actions) est le moyen de délivrance dans cette vie et dans l'Autre.
 
Ahl Sunna s'accroche à la Jama'a du messager (sallallahu-alaihi-wasallam) se détournant des lieux de séparation et de différence, s'accrochant fermement à la totalité du Livre, de la Sunna et de l'Ijma' (accord unanime des compagnons), tandis qu'ils se tiennent loin des lieux obscurs et vagues (dans le Livre et la Sunna) qui séparent et rompent l'union. Ceci parce que la Jama'a (pour eux) est le moyens de Délivrance dans cette vie et l'Autre.
 
- Ils ne rendent pas obligatoire la connaissance d'un type particulier de science à celui qui en est incapable et qui convient à la personne capable seulement.
 
Ahl Sunna croit à tout ce avec quoi le prophète (sallallahu-alaihi-wasallam) est venu. Cependant, ils différencient entre celui qui est capable et celui qui ne l'est pas, en ce qui concerne la connaissance détaillée de ce avec quoi le messager (sallallahu-alaihi-wasallam) est venu. Et c'est un principe puissant : beaucoup d'épreuves sont arrivées (à la Umma) en raison de l'absence de sa compréhension.
 
Que la paix et les bénédictions soient sur le messager d'Allah, sur ses Compagnons et tous ceux qui suivent leurs pas jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Le texte en noir est un ésumé des paroles d'Ibn Taymia dans majmu' Al-Fatawa
Article tiré du site salafipublications.com
copié de salafs.com
 
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Concernant la prise de photos et celui qui les garde dans un endroit caché

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Concernant la prise de photos et celui qui les garde dans un endroit caché
Question :
 
Quel est le jugement de la prise d'images par un appareil photographique, et de celui qui garde certaines photographies, mais qui les laissent dans un endroit caché comme un sac ? 

Réponse :
 
Cette question est composée de 2 parties. 

La première concerne le jugement général de la réalisation d'image de ce qui possède une âme, que ce soit avec l'appareil photographique, ou la caméra vidéo, ou par le dessin manuel :
 
-Et tout cela entre dans ce que les textes ont cité, parce que les textes n'ont pas préciser d'exception en cela.
Il a dit, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : 
 
كل مصور في النار
 
"Tout faiseur d'images est en enfer"
 
Et il a dit, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur Lui :
 
إن أشد الناس عذابا يوم القيامة المصورون
 
" Les plus châtiés des gens le jours du jugement sont les faiseurs d'images"
 
et d'autres choses encore.

Et on peut restreindre de cela ce qui est obligatoire pour un besoin, comme la photographie de la carte d'identité, ou du passeport, ou le permis de conduire.

Et aussi pour la sécurité civile, si elle diffuse dans ses différents postes la photographie d'une personne ayant commis un acte répréhensible dans le but de l'appréhender, et de se méfier de lui, jusqu'à ce que son mal ne puisse plus se répandre.

Et sa photographie peut être présentée et diffusée à ceux qui peuvent le connaître ou le croiser afin qu'il soit arrêté.
 
Je pense que pour tout cela il n'y a aucun mal incha Allah Ta'ala. 
 
Et pour cela, voilà comme preuve, que celui qui a autorisé cela, prétend que cela est juste une image comme l'ombre.

Alors la réponse est tout d'abord que cela est une image, un dessin, dans la langue, et dans l'esprit des gens, et de même légalement dans le sens des textes.

Et cela est général, et il n'y a pas à restreindre une chose d'une autre, je veux dire dans le cas où ce qui est représenté possède une âme. 
 
-Deuxièmement, nous disons que votre parole se base sur un rapprochement entre deux opposés. 

Car celui qui regarde une ombre ne sait pas à qui elle appartient, alors que celui qui regarde une photographie il sait de qui il s'agit. Si c'est un homme ou une femme, jeune ou vieux, et il le reconnaît, et il dit c'est untel ou untel. 
 
-Troisièmement, si tu vas chez le photographe, et tu lui dis, prend l'image de mon ombre, il ne comprendra pas ce que tu veux lui dire, alors tu lui dis, que tu le veuilles ou non, fait mon portrait, prends une image de moi.

Et on n'a jamais entendu dire prend une image de mon ombre. 
 
-Quatrièmement, et c'est un point de vue, est que cette photographie ressemble à celui qu'elle représente plus qu'un simple dessin, les traits et les formes apparaissent plus. 
 
Cela pour la première question. 
 
Et la deuxième partie de la question concerne le fait de mettre ces photographies dans un endroit inaccessible, comme un sac :
 
Nous disons que :

 

-S'il y a une bonne raison pour garder ces photographies, car on peut nous en demander de temps à autre pour le travail, ou alors la sécurité civile parfois nous en demande, ou bien que l'obtention du permis de conduire soit proche, et qu'il ne veuille pas avoir besoin de réaliser plusieurs fois des photographies et donc il préfère en avoir en permanence sous la main en cas de besoin, dans ce cas là il est autorisé d'en garder, tout en les cachant comme tu l'as précisé dans ta question, dans un tiroir ou un sac. 
 
-Mais si c'est juste une question de garder des photographies, et qu'il sait qu'il n'en aura aucun besoin alors je lui recommande de les détruire, de peur que ses héritiers ne les trouvent après sa mort, et qu'ils ne les prennent pour se rappeler de lui quand il était vivant, et cela est une tentation.

Et cela est ce qu'il m'a été donné de voir à travers ta question, et Allah est plus savant. 
 
Publié par al.athar.free.fr

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - الشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

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Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Sache - qu'Allah nous facilite ainsi qu'à tous les musulmans la voie vers ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée - que le fait de donner des avis juridiques (Al-Futiyâ ou Al-Iftâ') est une chose de la plus grande importance. 

 
Les Pieux Prédécesseurs (As-Salaf) refusaient de donner des avis juridiques, ils étaient extrêmement stricts à ce sujet, et ils fuyaient cette responsabilité, contrairement à ce que font les savants à notre époque. 
 
-'Abdur-Rahmân ibn Abî Layla a dit : « J'ai connu cent vingt Compagnons du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, et lorsqu'on les interrogeait sur un sujet, ils se renvoyaient les uns vers les autres, jusqu'à ce que la personne revienne au premier Compagnon. »
 
Dans une autre version, ils ne citaient pas un hadith sans qu'ils n'aient souhaité que ce soit leur frère qui le cite à leur place, et ils ne prononçaient d'avis juridiques qu'en souhaitant que leur frère l'ait fait à leur place. 

 

-L'imam Ahmad et d'autres ont réprouvé ceux qui se précipitent pour donner leur avis sur une question en disant : « Le plus empressé de vous à donner des avis juridiques est le plus empressé à rentrer dans le Feu. » 
 
-L'imam Ahmad a dit aussi : « Il ne convient pas de répondre à tout ce sur quoi on est interrogé » ; il dit encore : « Il ne convient pas à quelqu'un de donner des avis juridiques tant qu'il ne possède pas cinq qualités :

 

La première : qu'il ait une intention pure, c'est-à-dire qu'il fasse cela pour Allah le Très-Haut uniquement, et qu'il ne le fasse pas pour qu'on lui confie une responsabilité ou autre, et s'il n'a pas une intention pure, il n'aura pas de lumière [pour se guider], et sa parole ne sera pas éclairée ;

 

La deuxième : qu'il soit sage et réfléchi (Halîm) (1), jouisse de respect (Waqqâr) et qu'il ait du sang-froid (Sakînah), sinon, il ne pourra pas assumer la tâche d'énoncer les avis juridiques ;

 

La troisième : qu'il soit fort dans son domaine et dans la connaissance, sinon, il s'expose à un grand danger ;

 

La quatrième : qu'il ne soit pas dans le besoin, auquel cas les gens le mépriseraient ; il aurait besoin d'eux et de ce qu'ils possèdent, et les gens subiraient de sa part un dommage (2) ;

 

La cinquième : qu'il connaisse la nature humaine, qu'il soit conscient des des ruses et des trahisons des gens, afin qu'il soit sur ses gardes, et qu'ils ne l'entraînent pas dans les actes interdits. » 


Prends donc bien ces choses en considération. 
 

-Al-Maymûnî rapporte que l'imam Ahmad, qu'Allah l'agrée, fut interrogé à propos d'un hadith, et il dit : « Demandez à ceux qui connaissent la signification des mots insolites (al-Gharîb), car pour ma part, je crains de me prononcer sur la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, sans être sûr et de commettre une erreur. » 
 
-Abû Dâwûd At-Tayâlissî a dit : « J'ai entendu Shu'ba dire : « J'ai interrogé Al-Asma'î à propos de la parole du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui : « ... Cela couvre mon cœur ». Que veut dire « cela couvre » ? » Il [Al-Asma'î] répondit : « C'est à moi que tu poses la question sur le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui ? » Je lui dis : « Oui. » Il me dit alors : « Si tu m'avais posé la question sur autre chose que la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, je te l'aurais expliqué, mais je n'ai pas l'audace de te répondre sur le Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui ». »  

 

-Al-Asma'î rapporte de Mu'tamir ibn Sulaymân, qui le tient de son père : « Ils (les savants ou les Salaf) craignaient d'expliquer le hadith du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, comme ils craignaient d'expliquer le Coran. » 
 
Al-Khallâl rapporte que l'imam Ahmad se rendait chez Abû 'Ubayd pour demander la signification de mots insolites (al-Gharîb). (3)
 
-Ibn 'Abbâs, qu'Allah l'agrée, a dit : « Lorsque le savant ne se prononce pas et dit : « Je ne sais pas », il est l'objet d'attaques, alors que, lorsque le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, le chef des musulmans et le meilleur des hommes était interrogé, il ne répondait qu'après que la révélation lui soit venue du ciel. » 
Ash-Sha'bî a dit : « Dire 'je ne sais' représente la moitié de la science. » 

-L'imam Ahmad a dit dans une version d'Al-Marwadhî : « [L'imam] Mâlik posait des questions, il changeait d'avis, s'assurait de la fiabilité des informations [avant de se prononcer], et ceux-là font des analogies par rapport à ce qu'il a dit et ils disent : « Mâlik a dit ». » 

-(L'imam) Ahmad a dit, dans une version d'Al-Marwadhî : « Il ne convient pas de se prononcer sur tout », et il a cité le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui disait lorsqu'il était interrogé : « Je ne sais pas, il faut que je demande à Jibrîl. » 

-'Abdullah (le fils de l'imam Ahmad) a dit : « J'ai entendu mon père dire : « Sufiyân (Ath-Thawrî) ne se prononçait presque jamais sur des affaires de divorce, et il demandait (aux gens de science de son entourage) : « Qui maîtrise cette question, qui maîtrise ce domaine ? ». » (4)

-Il a dit selon une version d'Al-Hârith : « J'aurais souhaité que personne ne me pose jamais aucune question », ou « Rien n'est plus pénible pour moi que ces questions [...]. » 

En particulier, les questions de divorce et d'adultère... Al-Athram rapporte de lui (Ahmad ou Thawrî ?) qu'il lui a posé une question, et il lui a dit : « Comment ? Tu connais bien cela ! » Il répondit : « Non, je ne connais pas cela, moi. » 

Je l'ai entendu dire : « Elle (il voulait dire la science) ne tombe pas du ciel. »  

-Et Sufiyân a dit : « Parmi les épreuves qui touchent la personne si elle est versée dans la science de la religion, est qu'elle aime parler plus que de se taire. » 


-Al-Marwadhî a dit : « J'ai dit à Abû 'Abdillah (l'imam Ahmad) : « Les gens croient que le savant sait tout. » et il m'a dit : « Ibn Mass'ûd, qu'Allah l'agrée, a dit : « Celui qui répond à toutes les questions que les gens lui posent est un fou. » et Abû 'Abdillah réprouva le fait de se précipiter dans les questions et les réponses. » 

-Et il (Al-Marwadhî) a dit : « J'ai entendu Abû 'Abdillah dire : « Que le serviteur (d'Allah) craigne Allah et qu'il fasse attention à ce qu'il dit et ce à propos de quoi il parle, car on lui demandera des comptes [le jour du Jugement]. »  

-Il (l'imam Ahmad) a dit : « Il ne convient pas que celui qui prononce des avis juridiques aux gens cherche à gagner les gens à ses opinions, et qu'il soit dur avec eux. » 

-Dans une version d'Al-Qâssim, il a dit : « Il convient plutôt qu'il leur recommande l'opinion claire, celle sur laquelle il n'y a aucun doute, et si seulement les gens, lorsqu'on leur recommande la chose authentique, [se contentaient de l'appliquer], sans en rajouter. » 

-Muhammad ibn Tâhir a rapporté que l'imam Ahmad fut interrogé sur une question de divorce, et il dit : « Demande à autre que moi, car je ne me prononce absolument pas sur les questions de divorce. » (5) 

-Dans une version d'Ibn Mansûr, (l'imam Ahmad a dit) : « Que l'humiliation et le rabaissement soit sur toi, le savant qui répond à tout ce sur quoi tu es interrogé. » 

-Il a dit aussi : « Celui qui informe les gens (ou se prononce) sur tout ce qu'il entend est un fou. » Ahmad a dit, dans une version d'Ahmad ibn 'Alî Al-Abâr : « Un homme dit à Ahmad : « Je te jure par Allah que je ne connais pas la réponse ! », et il lui répondit : « Si seulement, quand tu ne sais pas, moi, je savais ! »

-Dans une version d'Al-Marwadhî : « Celui qui prononce des avis juridiques aux gens endosse une responsabilité immense [...] Celui qui prononce des avis doit connaître les avis de ceux qui l'ont précédé, sinon qu'il s'abstienne d'émettre des décrets. » 

-Dans une version d'Al-Maymûnî, il a dit : « Celui qui parle dans une question dans laquelle personne ne l'a précédé, je crains qu'il tombe dans l'erreur. » 

-Ath-Thawrî a dit : « Nous continuerons d'apprendre tant que nous trouverons quelqu'un pour nous enseigner. »

-Ahmad a dit : « Jusqu'à présent, nous sommes en train d'apprendre. » Et Ishâq ibn Ibrâhîm lui a posé la question concernant la signification du hadith : « Le plus audacieux d'entre vous à prononcer des avis juridiques est celui qui craint le moins le Feu. », et Abû 'Abdillah a répondu : « Il se prononce sur une question qu'il n'a jamais entendu. » 

-Muhammad ibn Abî Harb a dit : « J'ai entendu que l'on a interrogé Abû 'Abdillah sur une personne qui prononce des avis sans science, et il a dit : « On rapporte d'Abû Mûssâ qu'il a dit : « Il sort de la religion. » 

-Al-Marwadhî a rapporté qu'un homme se prononça sur une chose et Abû 'Abdillah le désapprouva : « Ceci est dû à son amour pour ce bas monde : on l'interroge sur un domaine qu'il ne maîtrise pas et il répond quand même. » 

-Ibn Hammâd a dit : «  Je posais des questions à Ibrâhîm et il voyait à mon visage que je n'avais pas compris ; il recommençait son explication jusqu'à ce que je comprenne. » Rapporté par Al-Khallâl et d'autres. 

-Ibn Wahb a rapporté de Yûnus qui le rapporte d'Az-Zuhrî : « Abû Bakr As-Siddîq, qu'Allah l'agrée, cita un hadith à un homme ; celui-ci lui demanda plus d'explication. As-Siddîq dit alors : « Le hadith est tel que je te l'ai cité, et que je sois méprisé si je dis quelque chose à propos de quoi je ne sais rien. »

-On rapporte aussi d'Abû Hurayra de plusieurs sources, un hadith remontant au Prophète :

« Celui qui prononce des avis sans être sûr de ce qu'il dit, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. » (6) 

Et dans une autre version : « Celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. »

Ces deux hadiths sont rapportés par Ahmad. Le premier est rapporté par Ibn Mâjah, et le second par Abû Dâwûd, et c'est un hadith Jayyid dont les voies sont citées dans Hawâshîl-Muntaqâ. 


-Az-Zuhrî a rapporté de Khâlid ibn Aslam qui a dit : « Nous étions avec Ibn 'Umar lorsqu'un bédouin lui demanda : « Est-ce la tante paternelle hérite ? » Il lui répondit : « Je ne sais pas. » Le bédouin lui dit : « Toi ? Tu ne sais ? » Ibn 'Umar dit : « Non, va voir les savants et pose-leur la question. » Lorsque l'homme partit, Ibn 'Umar embrassa sa main et dit : « C'est bien vrai ce qu'a dit Abû 'Abdir-Rahmân (Ibn Mass'ûd) : on lui a posé une question sur une chose qu'il ne savait pas et il a dit : 'Je ne sais pas'. » 

-Abû Hussayyin 'Uthmân ibn 'Âssim le Successeur (Tâbi'î) a dit : « Vous vous prononcez sur des questions qui, si elles avaient été posées à 'Umar, il aurait réuni tous les gens qui ont participé à la bataille de Badr [pour statuer dessus]. » 

-Al-Qâssim et Ibn Sirîn ont dit : « Il vaut mieux qu'un homme meure ignorant plutôt qu'il dise des choses sur lesquelles il n'a aucune science. »

-Mâlik rapporte d'Al-Qâssim ibn Muhammad a dit : « C'est une faveur que l'homme se fait à lui-même que de ne parler que dans la limite de ce qu'il connaît. »  

-Mâlik (ibn Anas) a dit : « C'est une preuve de la compréhension de la personne qu'elle dise : « Je ne sais. » Il se peut que grâce à cela, Allah lui facilite la voie vers le bien. »

-'Abdur-Razzâq ibn Mu'ammar a dit : « Un homme interrogea 'Amr ibn Dinâr à propos d'une chose et il ne répondit pas. L'homme dit alors : « J'ai cette affaire sur la conscience, alors réponds-moi. » Il ('Amr) dit : « Je préfère encore que tu aies cette affaire aussi grosse qu'Abû Qubays sur la conscience plutôt que de l'avoir sur ma conscience, ne serait-ce que de l'épaisseur d'un cheveu. » 

-Ibn Mahdî a dit : « Un homme interrogea l'imam Mâlik ibn Anas, et il tarda à lui répondre. L'homme insista et Mâlik dit : « Mâsha Allah, un tel ! Je ne me prononce que ce sur quoi je pense est bien, et je ne maîtrise pas la question que tu m'as posée. » »

-Ibn Wahb a dit : « J'ai entendu Mâlik dire : « L'empressement à se prononcer sur des avis juridiques est une sorte d'ignorance et de stupidité. » » 

-Yahiya ibn Sa'îd a dit : « Sa'îd ibn ul-Mussayib ne prononçait presque jamais d'avis ni ne parlait, sans qu'il ne dise : « Ô Allah ! Epargne-moi et épargne-les de moi. » Rapporté par Al-Bayhaqî et d'autres.

... C'est d'autant plus vrai lorsque la personne qui prononce les avis juridiques se connaît elle-même et sait bien qu'elle n'est pas capable de se prononcer, car elle ne réunit pas toutes les conditions, ou une chose l'en empêche, mais que les gens ne le savent pas.

Dans ce cas, il lui est interdit de donner des avis aux gens, sans aucun doute ; il va au devant de commettre l'interdit, d'autant plus, s'il est motivé par un intérêt de ce bas monde.

Quant aux Pieux Prédécesseurs, il délaissait cela par peur, en espérant que quelqu'un d'autre pourrait répondre à leur place, car il se peut que quelqu'un soit mieux placé qu'eux pour prendre cette responsabilité.


-Ibn Ma'în a dit : « Celui qui enseigne les hadiths alors qu'il y a dans la région quelqu'un qui est plus savant que lui dans le hadith est un imbécile. » 

-Mâlik a dit : « Je n'ai commencé à donner des avis juridiques qu'après que soixante-dix savants aient témoigné que j'en étais capable. » 

-Ibn 'Uyayna et Sahnûn ont dit : «  Les plus courageux à prononcer des avis juridiques sont ceux qui ont le moins de science. » Et Sahnûn a dit : « Les pires des gens sont ceux qui vendent (leur place) dans l'au-delà pour (un intérêt de) ce bas-monde (pris) à un autre. »

-Il a dit : « L'épreuve de répondre correctement est pire que d'être éprouvé par l'argent. » 

-Sufiyân a dit : « J'ai connu les savants (jurisconsultes) qui détestaient répondre aux questions et prononcer des avis. Ils ne se prononçaient que s'ils n'avaient pas trouvé d'autre issue. »

-Il a dit aussi : « Les gens les plus savants sur les avis juridiques sont ceux qui en disent le moins, et les plus ignorants sont ceux qui parlent le plus. » 

-Rabî'a pleurait et on lui demanda pourquoi il pleurait. Il dit alors : « On a interrogé une personne qui n'a pas de science (c'est-à-dire lui-même). »

-Il a dit aussi : « Certains parmi ceux qui donnent des avis méritent plus la prison que les voleurs ! » 

-Certains savants ont dit à des muftis : « Si on t'interroge, que ton souci ne soit pas de dégager celui qui te pose la question, mais plutôt de te dégager toi-même (de cette responsabilité). » 

-Lorsque Qatâda s'assit pour donner des avis juridiques, on lui demanda : « Sais-tu dans quelle situation tu t'es mis ? Tu t'es mis, ô Qatâda, entre Allah et ses créatures, pour dire : « Ceci est correct et ceci ne l'est pas. » » 

-Certains ont dit : « Le savant s'interpose entre Allah et ses créatures (7) ; prenez donc garde à la manière dont vous vous interposez entre eux. » 

-Lorsque l'on posait une question dans le licite et l'illicite à Ibn Sirîn, son visage changeait de couleur, et il se transformait à tel point que l'on aurait cru que ce n'était plus lui. 

-Quand on interrogeait (Ibrâhîm) An-Nakha'î, on pouvait lire la désapprobation sur son visage et il disait : « Tu n'as trouvé personne d'autre que moi à qui poser la question ? » 

-Sa'îd Ibn Jubayr a dit : « Malheur à celui qui dit quand il ne sait pas : « Je sais. » » 

-On rapporte de Mâlik que lorsqu'il se prononçait sur une question, c'est comme s'il était debout, entre l'Enfer et le Paradis. 

-An-Nakha'î a dit : « Je me suis prononcé mais si j'avais trouvé la moindre échappatoire, je ne l'aurais pas fait. Et l'époque où je serais le savant des gens de Kûfa sera une mauvaise époque. »

-Ibn 'Uyayna a dit : « Cette responsabilité n'est pas pour ceux qui veulent que les gens aient besoin d'eux, mais elle est plutôt pour ceux qui voudraient qu'il se trouve quelqu'un pour s'en occuper à leur place. » 

-On interrogea 'Umar ibn 'Abdil-'Azîz sur une question et il dit : « Je n'ai pas le courage de me prononcer. » 

Allah est le Plus Savant et la prière et salut d'Allah sont sur le Prophète, sa famille et ses Compagnons.

(1) Le trait de caractère (al-Hilm) est très complet car il signifie tout à la fois : maîtrise de soi, patience, indulgence, clémence, bonté et sagesse. C'était une des qualités fortes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui.
(2) Car il leur donnerait l'avis juridique qui serait dans son intérêt matériel personnel.
(3) L'auteur veut dire par là que le savant qu'était l'imam Ahmad, malgré toute sa science, qui était certainement plus vaste que celle d'Abû 'Ubayd, n'hésitait pas à poser des questions et ne se fiait pas qu'à sa propre science. Cela montre aussi la modestie dont il faisait preuve.
(4) Alors qu'il était la référence de son époque dans le domaine de la science de la religion.
(5) J'ai entendu dire que cheikh 'Abdul-Muhsin Al-'Abbâd ne se prononce jamais sur des affaires de divorce. Le divorce est une question qui porte à conséquence car elle sépare des gens et brise des familles. Beaucoup de savants renvoient ces questions devant le juge qui tranche dans ce domaine, après avoir auditionné les deux parties.
(6) C'est-à-dire le péché qui va résulter de l'action qui est elle-même la conséquence de l'avis juridique erroné. Imaginez que quelqu'un dise à une personne de ne pas rattraper une prière ou un jour de jeûne, ou de ne pas rendre une somme d'argent, etc, alors que c'est le contraire qui est correct !
(7) C'est-à-dire qu'il explique la science d'Allah aux créatures.
(extraits de Îqâdh ul-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - rahimahullah)

 

copié de fatwas.online.fr

 

Cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - الشيخ عبد العزيز بن محمد السلمان

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Est-ce que la femme doit couvrir ses pieds et ses mains en prière ?

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Est-ce que la femme doit couvrir ses pieds et ses mains en prière ?

L'Imâm Mansoûr Ibn Yûnus al-Bahoûtî [dans « ar-Rawdh al-Mourbi'Charh Zâd al-Moustaqni' »] dit :

 

«Toute la femme libre est 'Awrah [partie à dissimuler] en dehors de son visage. »

 

-CHeikh Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) explique [de cette parole] :

 

Il est obligatoire pour elle [selon le sens de cette parole] de dissimuler l'ensemble de son corps en dehors de son visage.

 

Il n'y a pas de preuve claire sur cette question.

 

C'est pourquoi SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que la femme libre doit couvrir tout son corps à l'exception de ce qu'elle laisse apparaître habituellement dans sa maison, à savoir le visage, les paumes et les pieds.

 

Il dit : 

« Les femmes à l'époque du Messager d'Allâh (salllallahu 'alayhi wa sallam) avaient l'habitude dans leurs maisons de porter des chemises. Cependant toute femme ne possédait pas deux habits.

C'est pourquoi quand le sang des menstrues entachait l'habit, elle lavait le point souillé et priait vêtue du même habit ». [1] 

 

Aussi, les pieds et les paumes ne font pas partis de ce qui doit être couvert par la femme qui prie.

 

Ce qui ne veut pas dire qu'il est permis [à l'homme] de les regarder.

 

Sur cette base d'absence de preuve qui pourrait rassurer sur la question, j'adopte la position de SHeikh al-Islâm sur cette question et je dis : ce qu'il dit est apparemment juste même si nous ne pouvons assurément le qualifier comme tel.

 

Car, même quand la femme est vêtue d'un habit qui touche le sol, elle peut laisser l'intérieur de ses pieds se découvrir en cas de prosternation [...] [2]

 

-Question :

 

Quel est le jugement sur le fait de montrer les pieds et les mains pour la femme pendant la prière, sachant qu'elle n'est pas devant des hommes, mais dans sa maison ?

 

Réponse :

 

Ce qui est bien connu [sur la question] dans le Madhhab [dogme] Hanbalite - rahimahum Allâh - est que toute la femme adulte libre est « 'Awrah » [partie à dissimuler] dans la prière en dehors du visage ; et d'après cela, il n'est pas permis de découvrir ses mains et ses pieds, bien que de nombreux gens de science soutiennent qu'il est possible à la femme de découvrir ses mains et ses pieds.

 

Mais la chose la plus sûre pour une femme c'est d'y faire attention, et si une femme le fait, elle doit chercher un avis juridique sur le sujet, mais personne ne doit s'engager à lui ordonner de refaire ses prières. [3]

 

-SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) dit :

 

[...] Quant à la femme, tout son corps est à dissimuler sauf son visage.

 

Il y a une divergence des gens de science pour ce qui est de ses paumes.

 

Certes, certains d'entre eux jugent qu'il est obligatoire de les dissimuler, et pour d'autres, il est permis de les laisser découverts.

 

Il y a là dans cette affaire une grande permission - Inshâ-Allâh.

 

Ceci dit, les couvrir est meilleur afin de sortir de la divergence des savants sur cela.

 

Quant aux pieds, il est obligatoire de les couvrir quand on est en prière, selon la majorité des gens de science [...]  [4]

 

[1] Voir pour plus de détails Madjmu'al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-22 p.109-120

[2] Kitâb « ach-Charh al-Moumti' 'ala Zâd al-Moustaqni' » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 2/160-161

[3] Madjmu' Fatâwa de Ibn Uthaymîn, 12/295

[4] Madjmu'Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 10/410-411

 

copié de manhajulhaqq.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié dans Prière - الصلاة

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La réalité sur Al-Koursy (الكرسي) et Al-'Arch (العرش) et la différence entre les deux

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La réalité sur Al-Koursy (الكرسي) et Al-'Arch (العرش) et la différence entre les deux
Avant propos de Cheikh Outhemine :
 
On a soutenu que le Trône (Al-'Arch - العرش) était identique au Siège (Al-Kursy - الكرسي) compte tenu du hadith qui dit :
 
«Certes, Allâh installera Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) au jour de la Résurrection».
 
C'est pourquoi l'on a cru que le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) était le 'Arch (العرش - Trône).
 
D'autres ont cru que le 'Arch (العرش - Trône) désignait la connaissance et ont interprété la parole du Très Haut (traduction rapprochée) :
 
«Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) est plus vaste que les cieux et la terre» en disant qu'il s'agit de Ses connaissances. 
 
L'avis juste est que le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) abrite les deux pieds et le 'Arch (العرش - Trône) est le lieu où le Clément et Transcendant S'est installé.
 
La science est une qualité du savant qui lui permet de saisir l'objet des connaissances.
 
Allâh le sait mieux.
 
Al-qawl al-moufid, Sarh Kitab At-Tawhid, 3/393-394
Question :
   
Une personne souhaite vous questionner au sujet du 'Arch (العرش - Trône) et du Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), forment-ils un seul ensemble, ou alors le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) se distingue du 'Arch (العرش - Trône)... ?
 
Quelle est la réalité à leur sujet et la différence entre les deux ?
   
Réponse de Cheikh 'Abd Allah Ibn 'Abd al 'aziz ibn 'Uqayil :
 
-Pour ce qui est du 'Arch (العرش - Trône)
 
c'est celui du Tout Miséricordieux, le bien connu, qu'Il a mentionné dans Son Livre, Allah (ta'ala) a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Le Tout Miséricordieux S'est établi "'istawâ", sur le 'Arch (العرش - Trône).}[Sourate Ta ha -verset 5]

- on retrouve ce verset dans sept versets du Saint Coran
   
Allah Soubhanah nous a révélé aussi qu'il y a des anges qui porteront Son 'Arch (العرش - Trône) et qu'ils seront au nombre de huit, le jour dernier ; Allah - Ta'ala - a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Et sur ses côtés (se tiendront) les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le 'Arch (العرش - Trône) de ton Seigneur.} [Sourate Al Haqa -verset 17]

... Il est donc obligatoire de croire en cela dans sa totalité.
 
Et dans l'invocation lors d'une affliction rapporté dans le Sahih

"Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Grand, le Patient. Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Maître du 'Arch (العرش - Trône) Suprême. Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Maître des cieux et de la terre, le Maître du 'Arch (العرش - Trône) Magnifique ".
(Rapporté par Al Boukhari - 6345 ، 6346، 7426، 7431 - et Mouslim - 2730)
 
Et dans le Sahih de Boukhari on rapporte que le prophète (صلى الله عليه وسلم ) a dit : 
 
« ...Ainsi, lorsque vous demandez à Allah le Paradis, demandez "Al Firdaws" qui est le meilleur et la partie la plus haute du Paradis. Et au-dessus de cela se trouve le 'Arch (العرش - Trône) du Miséricordieux (Allah)»
(Boukhari 2790 & 7423/ p. 391, vol 1).

On trouve le commentaire suivant dans « Charh At-Tahawiya » (p270 - 278) : Il a été rapporté de façon sûre dans le dogme [char'] que le 'Arch (العرش - Trône) possède des piliers [qawaim], que les anges porteront comme cela a été rapporté par prophète (صلى الله عليه وسلم ) : 
 
"Lorsque les hommes seront foudroyés, je serai le premier à sortir de la terre qui se fendra, et je verrai Moïse tenant un des piliers du 'Arch (العرش - Trône) (d'Allâh). Je ne saurais dire s'il a été parmi ceux qui ont été foudroyés et qu'il s'est réveillé avant moi, ou si Allah a tenu compte de son foudroiement ici-bas, au Mont Sinaï."
{Boukhari 2411 - Mouslim 2373 - Ahmad 264/2 - dans une version semblable d'après le hadith d'Abou Hurayra}
 
-Et en ce qui concerne le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) 
 
Allah -ta'ala- a dit (traduction rapprochée) :
 
{... Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), déborde les cieux et la terre,...} [Al Baqara - verset 255]

Il a été dit que (Koursy) signifie le Trône mais le plus vrai est que c'est en autre (Koursy (الكرسي - Chaise, Siège)), ces paroles ont été rapporté d'Ibn 'Abass رضي الله عنه et d'autres.
 
On rapporte d'après Ibn Abi Chayba dans le livre «la description du 'Arch (العرش - Trône)» et selon Al Hakim dans le «Moustadrak», il dit : ce hadith est - Sahih - authentique selon les critères adoptés par les Deux Cheikh (Boukhari et Mouslim) même s'ils ne l'ont pas cité eux-mêmes.

On rapporte de Sa'id Ibn Jabir, selon Ibn 'Abass concernant la parole d'Allah ta'ala :

{... Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), déborde les cieux et la terre,...} [Al Baqara - verset 255]

qui dit : «Le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège)  est le lieu ou sont posés les pieds [du Tout Miséricordieux], et pour ce qui est du 'Arch (العرش - Trône) Seul Allah en connaît sa grandeur».

Le hadith est hautement attribué (au Prophète) selon une version. En vérité, sa chaîne de rapporteurs s'arrête à Ibn Abbas. 
 
le livre «la description du 'Arch (العرش - Trône)» de Mohammad Ibn 'Othmane Ibn Abi Chayba (n°61) - 'Abd Allah Ibn Ahmad dans « As-Sounna » (586) - Ibn Khouzayma dans « At-Tawhid » (154/156) - At-Tabari dans son Tafsir (3/10) selon Mouslim - Al Hakim dans son Moustadrak 282/2 et d'autres mawqoufan. Ad-Dhahabi a dit au sujet du 'oulou, les rapporteurs sont dignes de confiance, et Al Albani a authentifié son isnad dans " résumé sur Al 'Oulou " n°45 
 
As-Sadi a dit :
 
«Les cieux et la Terre intègre le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) entre les piliers du 'Arch (العرش - Trône) (comme une échelle)».
 
Ibn Jarir quant à lui dit : «Abou dhar رضي الله عنه dit : j'ai entendu le prophète (صلى الله عليه وسلم ) dire :

"Le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) n'est pas le Trône, si ce n'est qu'il ressemble à un anneau de fer jeté au milieu d'une terre déserte".  
 
Le livre «la description du Trône» de Mohammad Ibn 'Othmane Ibn Abi Chayba (n°58) - «les Noms et Attributs d'Allah» d'Al Bayhaqi (148/149-2) - At-Tabari dans son Tafsir (5/399) et toutes les sources de ce hadith ne suffisent pas pour être une preuve et pour la plupart, elles sont imaginées.
 
Fin des commentaires provenant de «Sarh At-Tahhawiyya»
Fatawas - La Foi - Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de l'Appel et de l'Orientation
 الفتاوى‏ - الإيمان -  وزارة الشؤون الإسلامية والأوقاف والدعوة والإرشاد
Traduit par Ibn Hamza
  Publié par alminhadj.fr
نص السؤال  : سائل يسأل عن العرش والكرسي: هل هما شيء واحد ، أم أن الكرسي غير العرش ، وما حقيقة كل منهما ، وما الفرق بينهما ؟
الجواب  : أما العرش: فهو عرش الرحمن المعروف الذي ذكره الله في كتابه ، فقال تعالى
الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى - طـه: 5
في سبع آيات من القرآن الكريم ، وأخبر سبحانه أن له حَمَلة من الملائكة ، وأنهم يكونون يوم القيامة ثمانية ، فقال تعالى: وَيَحْمِلُ عَرْشَ رَبِّكَ فَوْقَهُمْ يَوْمَئِذٍ ثَمَانِيَةٌ - الحاقة: 1
، فيجب على العبد الإيمان بذلك كله 
وفي دعاء الكرب المروي في الصحيح
لا إله إلا الله العظيم الحليم ، لا إله إلا الله رب العرش العظيم ، لا إله إلا الله رب السموات ورب الأرض ورب العرش الكريم
- رواه البخاري 6345 ومسلم 2730 
وفي "صحيح البخاري" عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال 
إذا سألتم الله الجنة فاسألوه الفردوس ، فإنه أعلى الجنة ، وأوسط الجنة ، وفوقه عرش الرحمن
البخاري 2790 و7423
قال في "شرح الطحاوية" 270 – 278 :وقد ثبت في الشرع أن له قوائم ، تحمله الملائكة كما قال صلى الله عليه وسلم
فإن الناس يصعقون ، فأكون أول من يُفيق ، فإذا أنا بموسى أخذٌ بقائمة من قوائم العرش فلا أدري أفاق قبلي ، أم جوزي بصعقة الطور؟
البخاري 2411 ومسلم 2373 وأحمد 2/ 264 بنحوه من حديث أبي هريرة 
وأما الكرسي ، فقال تعالى
وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْض - البقرة: 255
وقد قيل: هو العرش ، والصحيح أنه غيره ، نُقل ذلك عن ابن عباس ـ رضي الله عنهما ـ وغيره
روى ابن أبي شيبة في كتاب "صفة العرش" والحاكم في "مستدركه" ، وقال: هذا حديث صحيح على شرط الشيخين ولم يخرجاه ، عن سعيد بن جبير عن ابن عباس في قوله تعالى {وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْض} أنه قال: الكرسي موضع القدمين ، والعرش لا يقدر قدره إلا الله تعالى 
وقد روي مرفوعًا ، والصواب أنه موقوف على ابن عباس 
« كتاب العرش» لمحمد ابن عثمان بن أبي شيبة رقم 61 وعبد اللَّه بن أحمد في «السنة» 586 وابن خزيمة في «التوحيد» 154- 156 والطبري في «تفسيره» 3/ 10 من قول مسلم البطين، والحاكم في «المستدرك » 2/282 وغيرهم موقوفا، وقال الذهبي في «العلو»: رواته ثقات، وصحح الشيخ الألباني إسناده في «مختصر العلو» رقم 45 
وقال السدي: السموات والأرض في جوف الكرسي بين يدي العرش 
وقال ابن جرير: قال أبو ذر ـ رضي الله عنه ـ: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول
ما الكرسي في العرش إلا كحلقة من حديد ألقيت بين ظهري فلاة من الأرض
[ «كتاب العرش» رقم 58، و«الأسماء والصفات» للبيهقي 2/ 148-149 و«تفسير الطبري» 5/399 وطرقه كلها لا تقوم بها حجة، وأغلبها واهية .] 
انتهى من "شرح الطحاوية"
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abd Allah Ibn 'Abd al 'aziz ibn 'Uqayil - الشيخ عبدالله بن عبدالعزيز بن عقيل

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La protection de la femme (vidéo)

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La protection de la femme (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

 Cheikh Houssein Ali Ach-Cheikh - الشيخ حسین بن عبد العزیز آل الشیخ

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Conseils concernant l’utilisation du temps

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Conseils concernant l’utilisation du temps

On interrogea Cheikh :

 

Quelle est votre directive quant à l'utilisation du temps et la préservation contre son gaspillage ?

 

Il répondit en disant :

 

Il incombe à l'étudiant en science de préserver son temps du gaspillage.

 

La perte de temps est de divers aspects :

 

-Le premier : en abandonnant la mémorisation et la révision de ce qu'il a lu.

 

-Le deuxième : en s'asseyant auprès de ses amis et en tenant des conversations vaines dans lesquelles il n'y a aucun bénéfice.

 

-Et le troisième et c'est le plus nuisible d'entre eux pour un étudiant en science : que son souci ne soit que de poursuivre les paroles des gens, les on-dit, et ce qui s'est produit et ce qui arrive dans une affaire qui ne le concerne pas.

 

Nul doute que cela provient d'un islam faible, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Fait partie du bon islam de l'homme de délaisser ce qui ne le regarde pas.» [1]

 

Et s'occuper avec les on-dit est une perte de temps.

 

En réalité c'est une maladie qui, si elle se répand en l'homme - nous demandons à Allâh le salut - elle devient son plus grand intérêt.

 

Et probablement qu'il sera hostile envers celui qui ne mérite pas l'hostilité, ou s'alliera avec celui qui ne mérite pas l'alliance, en raison de sa préoccupation pour ces choses, qui le détournent de la quête de la science, sous prétexte que cela soit du domaine de faire triompher la vérité, or ce n'est pas le cas.

 

Cela fait plutôt partie d'occuper l'âme avec ce qui ne concerne pas l'individu.

 

Quant à ce que l'information te vienne sans que tu l'aies saisie au vol ou que tu l'aies cherchée, alors chaque individu reçoit des informations.

 

Mais il ne s'affaire pas avec, et elles ne sont pas sa plus grande préoccupation.

 

Car cela occupe l'étudiant en science, lui corrompt son affaire et ouvre dans la communauté la porte du partisanisme (hizbiya) et ainsi la communauté se divisera.

 

[1] Rapporté par l'imam Ahmad (1/201) et Tirmidthi (2318). An-Nawawi l'a déclaré Hasan dans 'Riyadhus-Salihin' (p. 73). Ahmad Shakir l'a déclaré 'Sahih' dans 'Al-Musnad' (1737).

 

Kitabul-'Ilm

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Contrôle des naissances

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Contrôle des naissances

Question :

 
Quel est le jugement sur le contrôle des naissances ?
 
Réponse de Cheikh Al-Albany :
 
Ce contrôle des naissances est quelque chose que les musulmans ont essayé aujourd'hui dans les pays d'islam.

Il a différentes formes qui reviennent toutes à ce qui est en cause, le contrôle des naissances.

Par exemple, si le contrôle des naissances est la suggestion de docteurs musulmans sincères et un conseil de leur part aux deux conjoints de pratiquer ce contrôle des naissances, dans le but de sauvegarder la santé de la femme dont la santé a évolué en raison de la naissance de nombreux enfants, si ce conseil vient d'un docteur musulman fiable, c'est une excuse valable.

C'est un exemple de ce qu'est permis dans la question du contrôle des naissances.

Un autre exemple, opposé à cela, est si ce qui contraint les gens à employer le contrôle des naissances est la pauvreté.

Quand les considérations sont des considérations matérialistes par lesquelles les mécréants sont habituellement concernés.

Un d'entre eux dira : « Ma femme et moi, sommes deux et j'ai deux fils. »
Et le cinquième est leur chien, comme ce qui est mentionné dans Noble Qur'an (c'est-à-dire Sourate Al-Kahf : 22).

Ainsi chacun mettra au point pour lui une somme de dépenses qu'il exige.

Puis ils diront que cette somme que nous avons pour notre vie nous suffit seulement, donc nous nous arrêterons ici (d'avoir des enfants).

Cinq membres de famille seulement, comme nous avons dit.

Ceci n'est pas permis en islam, parce que ce qui les contraint au contrôle des naissances vient d'une parole d'ignorance dont ils ont été avertis dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :

« Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c'est Nous qui attribuons leur subsistance; tout comme à vous. Les tuer, c'est vraiment, un énorme pêché. » [sourate Al-Isra :31]

Ceci est particulièrement adressé aux croyants musulmans.

Le fait que l'enfant vient avec sa subsistance avec lui, parce qu'avant qu'il ne vienne en ce monde, sa subsistance est déjà enregistrée alors qu'il est dans le ventre de sa mère, comme il est bien connu.

Donc, ce genre de contrôle des naissances et cette raison (la crainte de pauvreté) qui contraint les gens à le faire, ne sont pas permis et cela ne doit jamais être considéré quelque chose de bon.

Cette question est longue à développer et maintenant le temps est limité, donc nous suffirons de ceci pour réponse.
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Question : 

La prévention des naissance - ou comme ils disent « le contrôle des naissances » - par nécessité, comme la préservation de la santé de la mère, ou l'éducation des enfants; est-elle licite ou illicite ?

Particulièrement dans la situation d'une femme qui tombe souvent enceinte et qui a beaucoup (déjà) d'enfants.

Réponse de 
Cheikh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi'i :

Ceci (le contrôle des naissances) n'est pas permis et s'il est absolument nécessaire (d'essayer d'empêcher la grossesse) alors Al-'Azl (le retrait de l'organe sexuel mâle avant l'éjaculation pour empêcher le sperme d'atteindre l'utérus) doit être pratiqué.

Si l'homme approche de l'éjaculation, il exécute Al-'Azl, ce qui signifie qu'il éjacule à l'extérieur du vagin de la femme.

Si non, concernant ce qui est appelé contrôle des naissance et autre que cela, Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux » [sourate Al-An'am  :151]

Et le messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit : 

« Mariez-vous et augmentez votre nombre, car en vérité je rivaliserai avec les autres nations par vous tous (c'est-à-dire votre nombre) le Jour de la Résurrection. ».

Et il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit, ou plutôt il a invoqué pour qu'Allah donne à Anas ibn Malik une abondance de richesse et d'enfants.


Article tiré du site assalafi.com
Source : Ijabatus-Sa'il 'ala Ahim Al-Masa'il, p. 589, question n°346.
Traduit par Abu Sumaya

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Les houris aux grands yeux

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Les houris aux grands yeux
«Des Houris aux grands yeux au Paradis, et les filles d'Adam :
leur mérites et leurs noblesse»

Le Très Haut dit (traductions rapprochées) : 
 
« Ils seront accoudés sur des tapis doublés de brocart. Et les fruits des deux jardins seront à leur portée pour être cueillis. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? Ils y trouveront les hours aux regards chastes, qu'avant eux aucun homme ou génie n'aura déflorées. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? » Surat 55 - Verset 54-57
 
« Des houris cloitrées dans les tentes, - lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? - qu'avant eux aucun homme ou génie n'a déflorées . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? »
Surat 55 - Verset 72 - 75
 
« Là, il y aura des vertueuses et des belles . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? »
Surat 55 - Verset 70 - 71
 
« Ils seront accooudes sur des coussins verts et des tapis épais et jolis . Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez vous ? Béni soit le Nom de ton Seigneur, Plein de Majesté et de Munificience ! »
Surat 55 - Verset 76 - 78
 
« Ils auront là des épouses pures » Surat 2 - Verset 25
 
Cela explique par le fait qu'elles n'ont ni menstrues ni lochies, qu'elles n'urinent pas, ne vont pas à la selle, ne crachent pas et ne se mouchent pas.

Elles sont également pures dans leurs mœurs, leur language, leurs habits et leur nature.
 
3Abullah Ibn al Mubârak rapporte d'après Abu sa3id que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit au sujet du verset 25 de la surat 2 :

« elles sont purifiées des menstrues, des lochies, de la souillure et du crachat »
(Ibn Al Mubârak : « Zawâid az zuhd »)

 
Abu al ahwas dit au sujet du verset (traduction rapprochée) : Des houris cloitrées dans leurs tentes (55/72),

« qu'une nuée venant du trône plut. Les houris furent crées à partir des gouttes de la miséricorde.
 
Puis on dressa pour chacune d'entre elles une tente, au bord des fleuves, ayant pour superficie quarante miles et dépourvue d'entrée.
 
Quand l'ami de Allah arrive auprès de la tente, celle ci s'entrouve pour que cet ami sache que cette tente est à l'abri des créatures qu'il s'agisses des Anges ou des serviteur.
 
Ces Houris sont chastes et très éloignées des regards des créatures »
 
Le Très Haut dit (traductions rapprochées) : 
 
« Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux, pareilles à des perles en coquille, en récompense pour ce qu'il faisaient. » Surat 56 - Verset 22 - 24
 
« Semblable au blanc bien préservé de l'œuf » Surat 37 - Verset 49
 
On dit qu'il s'agit des oeufs des autruches, enfouis dans le sable et dont la blancheur constitue aux yeux des Arabes la meilleur blancheur qui puisse exister.
 
Certains l'expliquent comme étant les perles avant qu'on les sorte de leur coquille.
 
Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
 
« Sur des lits surélevés, c'est Nous qui les avons créées à la perfection, et Nous les avont faites vierges, gracieuses, toute de même âge pour les gens de la droite » Surat 56 - Surat 34 - 38)
 
Allah les a recréées ; de vieilles et de faibles qu'elles étaient devenues dans la vie ic-bas, Il les a faites, au Paradis, jeunes, vierges, aimantes pour leurs maris et du même âge qu'eux.
 
At Tabarani rapporte qu'Umm Salama a dit :

« j'ai entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم :

« explique moi ce que Allah le Très Haut veut dire par : « houris aux grand yeux. ».
Il صلى الله عليه وسلم répondit : « des Houris blanches, aux grands yeux. La paupière d'une Houri ressemble à l'aile d'un aigle. »
Je lui demandai une nouvelle fois : « explique moi ce que le Très Haut veut dire par : « comme des œufs cachés »
Il répondit : « leur pureté est celle des perles qui sont encore dans leur coquillage et que les mains n'ont pas touchées. ».

Elle demanda aussi : « explique moi ce que Allah veut dire par : « semblables au blanc cacheté de l'œuf ».
Il répondit : « elles sont aussi fines que la peau intérieure de l'œuf »

Elle demanda encore : « Ô Messager d'
Allah, explique moi ce que Allah veut dire par : « aimantes et d'égale jeunesse ».
Il répondit : « elles trouvèrent la mort, dans la vie ici-bàs, vieilles, aux yeux chassieux et aux cheveux grisonnants. Il les a récréées après la vieillesse et les a faites vierges, aimantes, désirantes, d'un même âge et d'un même jour de naissance. »

Elle demanda : « Ô Messager d'
Allah, qui sont meilleures : les femmes de la vie ici bas ou les Houris aux grands yeux ? »
Il répondit : « les femmes de la vie ici bas sont meilleures que celles du Paradis, comme l'est l'extérieur d'un habit par rapport à sa doublure »

Elle demanda : « Ô Messager d'Allah, par quoi (mais de quelle façon) ?
Il répondit : « grâce à leur prière, à leur jeûne et à leur adoration, Allah a couvert leur visage de lumière et leur corps de soie. Elles ont le teint blanc, les habits verts, les bijoux tressés. Leur encensoirs sont faits de perles et leur peignes en or. Elles disent : « nous sommes éternelles et nous ne mourrons pas, nous sommes les heureuses et nous ne connaissont pas la misère, nous sommes celles qui demeurent et nous ne partons pas, nous sommes les satisfaites et ne nous mettons pas en colère. Bienheureux celui à qui nous appartiendrons et qui nous appartiendra »

Elle dit : « Ô Messager de 
d'Allah, la femme d'entre nous se marie deux fois, trois fois, quatre fois, puis elle meurt. Elle entre au paradis et ses maris aussi. Qui y sera son mari ?
Il répondit : « Ô Umm Salama, on lui demandera de choisir et elle choisira celui qui a le meilleur caractères » Elle dira : « Ô Seigneur, celui ci s'est le mieux comporté à mon égard dans la vie ici bas, fais qu'il soit mon mari »
Ô umm Salama, le bon caractère l'emporte sur tout le bien de la vie ici bas et de la vie dans l'au delà »

(Rapporté par At Tabarani et Al Haythami en a dit dans « Majma3 Az Zawâid » 7/119 : « parmi ses transmetteurs, il y a Sulayman Ibn Kurayma qu'Abu Hatim et Ibn Udayy tiennent pour faible »)
 
Abû Bakr Ibn Abû Chayba rapporte d'après 3Aicha, qu'une vieille femme des Ansars vint trouver le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et lui dit :

« Ô Messager d'Allah, prie Allah de me faire entrer au Paradis.
Il dit : « les vieilles femmes n'entrent pas au Paradis » Le Messager 
d'Allah s'en alla, fit la prière puis revint auprès de 3Aicha.
Elle lui dit : « J'ai eu de la peine à supporter ce que tu viens de dire »
Il répondit : « Les choses sont ainsi. Quand Allah les fait entrer au Paradis, il les transforme en jeunes filles »

(Ibn Al Qayyim dans « Hâdi al-Arwah » page 155
 
Il a été relaté dans le hadith du « Cor », concernant l'entrée des croyants au Paradis que le le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« L'un d'entre eux couche avec 72 épouses que Allah crée et avec deux épouses de la descendances d'Adam qui sont meilleures que les première grace à l'adoration qu'elles consacraient à Allah dans la vie ici bas.
Il couche avec la première de ces deux dans une chambre faite d'un seul rubis, sur un lit en or, couronné de perles, couvert de 70 paires de matelas de brocart et de soie.
Il pose sa main entre ses deux épaules, puis il regarde l'emplacement de sa mains sur sa poitrine à travers ses vêtements, sa peau et sa chair.
Il voit la moelle de ses jambes comme chacun de vous regarde le fil à travers le roseau des rubis.
Chacun d'eux trouve son miroir dans le foie de l'autre.
Pendant qu'il est avec elle aucun ennui ne s'empare ni de lui ni d'elle.
A chaque relation charnelle, elle est toujours vierge et ne se plaint pas de ses étreintes, et lui demeure en érection.
Cependant il ne connaît pas d'éjaculation.
Alors qu'il est dans cet état, on l'appelle en ces termes : « Nous savons que tes relations ne souffrent pas d'ennui mais tu as d'autres épouses »
Il sort et rend visite à chacune d'elles successivement.
Chacune d'entre elles dit après son passage : « je jure par Allah que personne, au Paradis n'est, pour moi meilleur et plus digne de mon amour que toi »

(Abû Ya3lâ dans son Musnad). 
Le contenu de ce hadith est confirmé par différents autres hadiths que nous avons rapporté plus haut
 
Nous avons déjà souligné le hadith de l'imam Ahmad, d'après Abû Hurayra ou le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Il a, en plus des épouses de la vie ici bas, 72 épouses, des Houris aux grand yeux. La demeure de chacune d'entre elles s'étend sur une surface d'un mile »
(Ahmad 2/573)
 
Harmala rapporte, d'aprsè Abu Sa3id que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« le dernier des hôtes du Paradis est celui qui a à son service 80 000 serviteurs, qui a 72 épouses, à qui on dresse un dôme de perles, démeraudes et de rubis, aussi grand que la distance qui sépare Al Jabiyya de Sana. »
Ahmad et Tirmidhi rapporte aussi eux aussi ce hadtih (Ahmad 3/76), At Tirmidhi (2562) dans « Siffat al Janna »)

 
Muhammad Ibn Jafar Al Firyabi rapporte, d'après Abu Umama que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

« pas un seul serviteur n'entre au paradis sans qu'on le marie à 72 épouses : deux Houris aux grand yeux et 70 femme de la vie ici bas.
Chacune d'entre elles est désirable et lui ne manque jamais de vigueur sexuelle »
(Ibn Maja 4337, « Az Zuhd » ; Al Bayhaqi 367 « Al Bath wan nuchûr » ; Abu Nu'aym 370 « Siffat al Janna »

 
C'est un Hadith très isolé, et nous avons mentionné au autre hadith sûr où il est dit que le bienheureux aura au Paradis deux femmes de la descendance d'Adam et 70 houris aux grands yeux et non le contraire.
 
Allah est le Plus Savant !
 
En outre l'un des transmetteurs de ce hadith Khâlid ibn Yazid a été qualifié notamment par l'Iman Ahmad et Yahya ibn Ma'in de faible.
 
Il est susceptible de se tromper et de manquer d'application.
 
Ahmad rapporte un hadith que rapporte également en l'authentifiant At Tirmidhi ainsi qu'Ibn Mâja, d'après Al Miqdâm Ibn Ma'di Karib, où le Messager de Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

« le Martyr a certes auprès d'Allah six récompenses :

il lui sera pardonné dès que coulent les première gouttes de son sang ;
il verra sa place au Paradis ;
il portera la parure de la foi ;
les souffrances du tombeau lui seront épargnées ;
il sera à l'abri de la grande épouvante le jour de la Résurrection ;
on posera sur sa tête le diadème de la dignité où chaque rubis est préférable à la vie ici bas et tout ce qu'elle contient.
On le mariera à 72 houris aux grands yeux et il intercédera pour 70 personne de sa Famille »
(Ahmad 4/131 ; At Tirmidhi 1663 qui le qualifie de hadith bon, authentique et isolé ; Ibn Mâja 2799)
 
Muslim rapporte dan son Sahih d'après Amru An Naqid, d'après Ya3qub Ibn Ibrahim ad Dawraqi, d'après Ibn 'Ulayya, d'après Ayyub que Muhammad (ibn sirin) a dit :

« de deux choses l'une : ou bien rivalisez de gloire ou bien débattez pour savoir qui sont les plus nombreux au Paradis : les hommes ou les femmes ? »
Abu Hurayra répondit : Abu Al Qasim n'a til pas dit : « le premier groupe d'hommes qui entreront au Paradis auront la splendeur de la pleine lune ; ceux qui suivront auront l'éclat de la plus brillante étoile du firmament.
Chacun d'eux aura deux épouses ; on voit la moelle des os de leurs jambes de derrière la chair.
Au Paradis il n'y pa pas de célibataires »
(Muslim 2834 « Al Janna wa Sifatu na'imiha wa ahlihâ »)
 
On trouve dans les deux Sahih des hadiths qui vont dans le même sens que ce dernier.
 
Ce qu'on veut dire c'est que ces deux dernières épouses appartiennent à la descendance d'Adam.
 
En plus d'elles, Allah accorde, à l'homme autant qu'il veut, des Houris aux grand yeux.
 
C'est ce que nous avons développé plus haut.
 
Allah est plus Savant !
 
Ahmad rapporte, d'après Abu Hurayra que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« l'homme au Paradis a deux épouses parmi les houris aux grands yeux. Chacune porte 70 habits. On voit la moelle des os de leurs jambes à travers ces habits. »
(Ahmad 2/345)
 
Nous avons déjà consigné le hadith rapporté par Ahmad, d'après Abu Hurayra et ou le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

« Le Croyant a deux épouses. On voit la moelle des os de leur jambes à travers leurs habits » 
(Ahmad 2/385)
 
Ces hadith ne contredisent pas ce qui a été confirmé dans les deux Sahih :

« On m'a motnré l'enfer et j'ai vu que le plus grand nombre de ses habitants étaient des femmes »
(Al Bukhari 11/273 « Ar Riqâq » ; Muslim 2737 « Ar Riqâq »)

En effet, il se peut qu'elles soient les plus nombreuses parmi les hotes du Paradis ainsi que parmi les habitants du feu.
 
Certaines, par les intercessions, sortent du feu et parviennent au Paradis jusqu'à fomer ses hôtes les plus nombreux.
 
Allah est plus savant !
 
Dans le Hadith, élevé jusqu'au Prophète صلى الله عليه وسلم d'après Darrâj, d'après Abu Haytham d'après Abû Sa3id, on lit :

« l'homme au paradis s'appuie sur un coussin pendant 70 ans avant qu'il ne se retourne. Une femme s'approche, ensuite, de lui et lui donne une tape sur l'épaule.
Il voit son propre visage, dans sa joue, plus pur que dans un miroir.
La plus petite des perles qu'elle porte, éclairerait tout l'espace existant entre l'orient et l'occident.
Elle le salu.
Il lui rend le salut et lui dit : « qui es tu ? »
elle répond : « c'est moi qui suis ce qui se donne en plus. »
Elle porte 70 habits dont le dernier est aussi beau que les anémones qui poussent sous l'arbre Tuba ; il voit la moelle des os de ses jambes à travers tou cela »
(Ahmad 3/75) ce hadith est également rapporté par Ahmad dans le Musnad.
 
L'imam Ahmad rapporte, d'après Anas, que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

«au service d'Allah, que l'on parte ou que l'on revienne, c'est meilleur que la vie ici bas et ce qu'elle contient. L'espace de la longeur de l'arc de l'un d'entre vous ou de son fouet, dans le Paradis, vaut mieux que la vie ici bas.
Sil l'une des femmes du Paradis se montrait à la terre, elle emplirait l'espace qui existe entre la terre et le ciel de son parfum.
Son voile est certes meilleur que la vie ici bas et ce qu'elle comporte »
(Ahmad 3/141)
 
Ce Hadith a été rapporté par Al Bukhari d'après Anas.
 
Il a déjà été cité en entier au début du descriptif du Paradis.
 
Chez Al Bukhari il est dit :

« si une femme du Paradis se montrait à la terre, elle illuminerait l'espace qu'il y a entre la terre et le ciel et l'emplirait de parfum.
Son voile est meilleur que la vie ici bas et tout ce qui s'y trouve »
(Al Bukhari 11/418 « Al Riqaq »
 
Abu Bakr Ibn Abu ad Dunya rapporte qu'Ibn Abbas a dit :

« si une Houri montrait sa main entre le ciel et la terre, les créatures seraient éblouies par sa beauté. Sil elle montrait son voile, le soleil serait en face de sa beauté comme la lumière qui se dégage d'une mèche (par rapport à la lumière du soleil). Sil elle montrait son visage, sa beauté illuminerait ce qu'il y a entre le ciel et la terre »

 
Ibn Wahb raconte que Muhammad Ibn Ka'b al Qurazi a dit :

« Par Allah en dehors de qui il n'y a pas d'autre divinité, si une houri se trouvant près du Trône, montrait son bracelet, il éteindrait par sa lumière celle du soleil et celle de la lune.
Que dire alors de la beauté de celle qui le porte. »
Al Qurtubi « At tadhkira » page 476
 
Abu Hurayra a dit :

« Au paradis se trouve une Houri, appelée « Al Qayna », qui se déplace, accompagnée par 70000 valets, en proclamant : « où sont ceux qui ordonnent de faire le bien et qui interdisent le mal. ? »
Ce hadith a été rapporté par Al Qurtubi
 
At Tabarani rapporte d'après Mujahid, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Les houris aux grands yeux ont été créées de safran »
c'est un hadith très étrange
 
Ce Hadith a été rapporté par Ibn Abbas ainsi que d'autre compagnons et leurs successeur.
 
Ikrima rapporte un hadith détaché, dans lequel on lit que les Houris prient pour leurs époux alors qu'il sont encore dans cette vie ici bas.
 
Elles disent :

« O Seigneur, aide le dans la voie de ta religion, fais que son cœur t'obéisse et qu'il parvienne jusqu'à nous. Ô Toi le plus Miséricordieux des Miséricordieux »
 
Dans le Musnad de l'imam Ahmad on lit dans un hadith élevé jusqu'àau Prophète صلى الله عليه وسلم d'après Kathîr ibn Murra que :

« Toutes les fois qu'une épouses ici bas fait du mal à son mari, son épouse parmi les Houris lui dit : « ne lui faits pas de mal.
Qu'Allah te combatte !
Il n'est aurpès de toi que comme un passant sur le point de te quitter pour venir chez nous »

(Ahmad 5/242)
 
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«Du chant des Houris aux grands yeux»
 
At Tirmidhi rapporte ainsi que l'autre d'après 3ali, ces paroles du Messager d'Allah, صلى الله عليه وسلم :

« Il existe au Paradis une assemblée de houris dont émanent des voix telles que jamais la création n'en entendit de pareilles et qui disent : « Nous sommes les immortelles et nous ne périssons point, les bienheureuses et nous ne nous tourmentons point, les satisfaites et nous ne nous emportons point. Heureux qui nous appartient et à qui nous appartenons »
(At Tirmidhi)
 
At Tirmidhi dit :

« Il existe d'autre hadiths rapporté d'après Abu Hurayra, Abu Sa3id et Anas ; le hadit de 3ali étant quant à lui isolé »
 
Ibn Abu Dhib rapporte, d'après Anas Ibn Malik, que le Messager صلى الله عليه وسلم a dit :

« les houris chantent au paradis : « Nous, les jeunes beautés, nous avons été créées pour d'honorables époux »
(Rapproté par Ibn Abhu Chahiba et par At Tabarani dans al Awsat)
 
At Tabarani raporte d'après Ibn Umar, ces paroles de l'Envoyé صلى الله عليه وسلم :

« Les épouses au Paradis chantent à l'attention de leurs époux avec les plus belles voix jamais entendues, et de leur chants : « nous sommes les bonnes, les belles, aux honorables époux, à l'oeir rasséréné » ; et : « Nous sommes les immortelles qui ne connaissent nulle mort, les sereines qui ne connaissent nulle peur, les installées (Fixées) qui ne connaissent nul départ »
(At Tabaranî dans as Saghir et al Awsat ; ses transmetteurs comptent parmi les sûrs)
 
Al Layth Ibn Sa3d rapporte, d'après Al Walid Ibn 3abda que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit à Gabriel :

« Arrête toi aurpès des Houris aux grands yeux ! » Il le fit et le Prophète alayhi salam de leur demander : « qui êtes vous ? » Elles répondirent : « Nous sommes les jeunes beautés de gens, qui s'établirent et guère ne partirent qui rajeunirent et guère ne vieillirent et qui, purifiées, guère ne se salirent »
(Ibn Al Qayyim dans « hâdi al Arwah » page 162)
 
Al Qurtubi dit : après avoir rapporté le précédent Hadith relatif au chant des houris aux grands yeux : »3Aicha a dit :

« A ses paroles des houris aux grands yeux, les croyantes parmi les femmes d'ici bas répondirent :
« nous sommes celles qui font la prière et vous ne la faite point, celles qui font le jeûne et vous ne le faites points, celles qui font les ablutions mineures et vous ne les faites point, celles qui font l'aumône et vous ne la faites point »
3Aicha a ajouté : « Alors elles eurent le dessus ; et Allah est Omniscient »
 
Ainsi le mentionne t-il dans At Tadhkira, dans plus de référence (Al Qurtubi dans « At Tadhkira » page 476) ; et Allah est plus savant !
 
Tiré du livre : « Les délices du Paradis » d'Ibn Kathîr
copié de darwa.com
 
Imam Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr - الإمام ابن كثير

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Le croyant peut-il avoir des troubles psychologiques ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le croyant peut-il avoir des troubles psychologiques ? (audio)

Question :

 

Le croyant peut-il avoir des troubles ou maladies psychologiques ?

 

Comment doit-on le traiter selon la religion, sachant que la médecine contemporaine  traite ces troubles uniquement avec les médicaments modernes ?

 

Réponse : 

 

Nul doute que l'être humain peut être la cible de troubles et de maladies psychologiques résultant de l'angoisse de l'avenir, ou des regrets et des remords du passé. 

 

Les troubles psychologiques ont une influence plus importante sur le corps que les maladies physiques et le traitement de ces troubles se fait par des moyens autorisés : la Ruqiya (1) est plus efficace que le traitement par les médicaments chimiques.  

 

Un des traitements de ces troubles ou maladies a été rapporté dans le hadith authentique, selon Ibn Masscûd, qu'Allah l'agrée : 

 

«Tout croyant atteint de tristesse, de déprime ou de chagrin qui dit cette formule, Allah le soulagera : 

 

«Ô Allah, je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils d'une esclave à Toi. Certes, je Te suis soumis, Ta décision est prise et Ton jugement est juste, je Te demande par chacun des Noms que Tu T'es donnés, ou que Tu as révélés dans ton Livre, ou que tu as enseignés à l'une de tes créatures, ou que Tu T'es réservés dans ta science secrète, (je Te demande) de faire en sorte que le Coran soit le printemps de mon cœur, la lumière de ma vue, la cause qui dissipe ma tristesse et qui éloigne mes soucis et mes chagrins.»» (2)  

 

Un autre traitement aussi peut être que la personne dise :

 

«Nulle de divinité en dehors de Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes.»  

 

Celui qui veut en savoir plus peut consulter les livres écrits par les savants dans le domaine des invocations, tels :  

 

-Al-Wâbil us-Sayyib d'Ibn ul-Qayyim,

-Al-Kalim ut-Tayyib de Cheikh ul-Islam Ibn Taymiyya,

-les invocations Al-Adhkâr d'An-Nawawî,

-ainsi que Zâd ul-Macâd d'Ibn ul-Qayyim.  

 

Cependant, lorsque la foi s'affaiblit, les gens acceptent de moins en moins les traitements «islamiques». 

 

De nos jours, les gens comptent plus sur les traitements médicamenteux que sur les traitements islamiques. 

 

Plus la foi est grande plus les traitements islamiques sont efficaces. 

 

Ceux-là peuvent même s'avérer plus efficaces que les médicaments. 

 

Tout le monde connaît l'histoire de l'homme envoyé par le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, avec une délégation. 

 

Ce groupe se rendit chez une tribu arabe, mais ses membres ne leur offrirent pas l'hospitalité. 

 

Allah, le Tout-Puissant, voulut que le chef de la tribu ait été mordu (par un scorpion). 

 

Les membres de sa tribu se dirent : «Allons voir ce groupe (les Compagnons) qui sont venus chez nous, peut-être trouverons-nous une personne qui pratique la Ruqiya.» 

 

Les Compagnons leur répondirent : «Nous ne pratiquerons la Ruqiya à votre chef que si vous nous donnez tant et tant de moutons.» 

 

Ils acceptèrent, alors un des Compagnons pratiqua la Ruqiya au chef de la tribu en lisant juste la Fâtiha, et l'homme mordu se leva comme s'il avait été libéré de prison. 

 

C'est donc l'effet qu'a produit la lecture de la Fâtiha sur cet homme, car elle a été lue par un cœur rempli de foi. 

 

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, leur dit après leur retour :  

 

«Comment avez-vous su que la Fâtiha est une  Ruqiya ?» (3)  

 

Mais de nos jours, la piété et la foi des gens se sont affaiblies.

 

Les gens ne croient qu'aux phénomènes matériels visibles, mais en réalité, c'est une épreuve pour eux. 

 

A l'inverse, est apparue une catégorie de charlatans qui profitent de la détresse des gens pour leur extorquer de l'argent, en prétendant qu'ils sont des lecteurs du Coran pieux. 

 

Cependant, ce sont de véritables escrocs. 

 

Les gens se sont partagés entre deux extrêmes : ceux qui disent que la lecture (du Coran) n'a aucun effet, et ceux qui profitent des gens avec des lectures trompeuses. 

 

Enfin, d'autres sont dans le juste milieu.

 

(1) Ruqiya : exorcisme qui se pratique en lisant sur le malade des versets coraniques et des invocations tirées de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui. 

(2) Rapporté par Ahmad (n°1/391, 452). 

(3) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l'embauche (n°2276) et Muslim, chapitre de la paix (n°2201).

 

فتاوى العلاج بالقرآن والسنة - الرقى وما يتعلق بها، ص 22 - 24

Publié par fatawaislam.com

علاج الأمراض النفسية

السؤال هل المؤمن يمرض نفسيّاً ، وما هو المرض النفسي في الشرع ، وكيفية علاجه  مثل القلق ،وهل النفس اللوامة تسبب القلق علماً بأن الأطباء يعالجون  هذه الأمراض بالأدوية العصرية  على طريقة أمريكا وأوروبا ؟

الجواب : لا شك أن الإنسان يصاب بالأمراض النفسية بالهم للمستقبل والحزن على الماضي، وتفعل الأمراض النفسية بالبدن أكثر مما تفعله الأمراض الحسية البدنية، ودواء هذه الأمراض بالأمور الشرعية؛
أي: الرقية أنجح من علاجها بالأدوية الحسية كما هو معروف
ومن أدويتها: الحديث الصحيح عن ابن مسعود رضي الله عنه

إنه ما من مؤمن يصيبه هَمٌّ أو غمّ أو حزن فيقول

"اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ أَوْ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ: أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْآنَ رَبِيعَ قَلْبِي وَنُورَ صَدْرِي وَجِلاءَ حُزْنِي وَذَهَابَ هَمِّي

إلا فرج الله عنه -رواه أحمد

فهذا من الأدوية الشرعية، وكذلك أيضًا أن يقول الإنسان

لا إِلَهَ إِلا أَنْتَ سُبْحَانَكَ إِنِّي كُنْتُ مِنْ الظَّالِمِينَ

رواه احمد والترمذي 

ومن أراد مزيدًا من ذلك فليرجع إلى ما كتبه العلماء في باب الأذكار

كـ«الوابل الصيب» لابن القيم

و«الكلم الطيب» لشيخ الإسلام ابن تيمية

و«الأذكار» للنووي

وكذلك «زاد المعاد» لابن القيم

لكن لما ضعف الإيمان ضعف قبول النفس للأدوية الشرعية، وصار الناس الآن يعتمدون على الأدوية الحسية أكثر من اعتمادهم على الأدوية الشرعية، ولما كان الإيمان قويًا كانت الأدوية الشرعية مؤثرة تمامًا؛ بل إن تأثيرها أسرع من تأثير الأدوية الحسية

ولا يخفى علينا جميعًا قصة الرجل الذي بعثه النبي صلى الله عليه وسلم في سرية فنزلوا على قوم من العرب، ولكن هؤلاء القوم الذين نزلوا عليهم لم يضيفوهم، فشاء الله عز وجل أن لُدِغ سيد القوم - لدغته حية - فقال بعضهم لبعض: اذهبوا إلى هؤلاء القوم الذين نزلوا لعلكم تجدون عندهم راقيًا، فقال الصحابة لهم: لا نرقي على سيدكم إلا إذا أعطيتمونا كذا وكذا من الغنم، فقالوا: لا بأس، فذهب أحد الصحابة يقرأ على هذا الذي لُدِغَ، فقرأ سورة الفاتحة فقط، فقام هذا اللديغ كأنما نشط من عقال، وهكذا أثرت قراءة الفاتحة على هذا الرجل؛ لأنها صدرت من قلب مملوء إيمانًا، فقال النبي صلى الله عليه وسلم بعد أن رجعوا إليه

وَمَا أَدْرَاكَ أَنَّهَا رُقْيَةٌ

رواه البخاري ومسلم من حديث أبي سعيد الخدري رضي الله عنه

لكن في زماننا هذا ضعف الدين والإيمان، وصار الناس يعتمدون على الأمور الحسية الظاهرة، وابتلوا فيها في الواقع . ولكن ظهر في مقابل هؤلاء القوم أهل شعوذة ولعب بعقول الناس ومقدراتهم وأموالهم يزعمون أنهم قراء بررة، ولكنهم أكلة مال بالباطل، والناس بين طرفي نقيض منهم من تطرف ولم ير للقراءة أثرًا إطلاقًا، ومنهم من تطرف ولعب بعقول الناس بالقراءة الكاذبة الخادعة، ومنهم الوسط

المصدر: فتاوى العلاج بالقرآن والسنة - الرقى وما يتعلق بها، ص 22 - 24
تاريخ الإضافة : 20/1/2007 ميلادي - 1/1/1428 هجري زيارة: 132

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le fait de dessiner !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le fait de dessiner !
Question : 
 
Une personne de France demande :

Est-ce que la représentation de l'intégralité du visage est comprise dans l'interdiction, ou est-elle limitée aux yeux ?

Et quel est le jugement de la représentation d'ombres d'êtres humains et d'animaux ?
 
Réponse : 
 
La représentation résultant de la réflexion ou des actes de l'homme est totalement interdite.

Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a informé du fait que ceux qui subiront le pire des châtiments au Jour du Jugement seront ceux qui représentent des images (al moussawiroun), et qu'on ordonnera au Jour du Jugement à celui qui a représenté une image d'y insuffler une âme, mais il en sera incapable.

Ceci est un autre hadith.

Et dans un autre hadith encore, (il est évoqué que) les Anges n'entrent pas dans une maison dans laquelle se trouvent un chien ou une image.
 
De mon point de vue, le sens voulu ici dans le terme "images" est : une chose issue de la réflexion humaine, comme la représentation à l'aide d'une plume ou d'un crayon, le dessin avec des teintures, la sculpture, le cisèlement du bois, la joaillerie,...
 
Toutes ces choses font partie de la représentation interdite.

Mais concernant les photographies accrochées sur murs, ou les photographies représentant Al Masjid Al Haram (à Makkah), sur lesquelles figurent des gens faisant le Tawaf - et ces photographies sont conservées par la suite - il ne m'apparaît pas que ces représentations sont celles dont les auteurs subiront le pire des châtiments au Jour du Jugement.

Il en est de même pour les images se trouvant dans les livres : avec la permission d'Allâh, il ne s'agit pas des images qui ont pour conséquence de ne pas faire entrer les Anges dans une maison.
 
En effet, Allâh (جل وعلا) ne nous a pas instauré de complication dans notre religion, et il est très rare de trouver une maison dans laquelle il n'y a pas de revues ou de livres contenant des images.

J'espère donc que toutes ces choses ne sont pas comprises dans l'interdiction absolue (de la représentation).

Il ne fait cependant aucun doute que l'utilisation d'appareils photographiques dans le but de conserver les photographies chez soi fait partie du gaspillage d'argent sans raison.
 
Et le Prophète (عليه الصلاة والسلام) a dit :
 
"Je vous ai interdit les "on dit", le fait de poser trop de questions et le gaspillage d'argent", comme cela est mentionné dans le hadith.
 
Traduit par ibn muhammad - @soualjawab1
Publié par darwa.com

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

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La personnalité réelle d’e Iblis - إبليس (ach-chaytan)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La personnalité réelle d’e Iblis - إبليس (ach-chaytan)

Question :

 
Allâh le Très-haut dit (traduction rapprochée) :
 
(Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Âdam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblîs qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles.) (1/34)
 
[Peut-on affirmer par ce verset qu'] Iblîs fait partie des anges ?
 
Réponse :
 
Ceci [est un thème] sujet à la divergence entre Gens de Science : il est dit qu'[Iblîs] fait partie des anges d'après l'exception apparente dans Sa Parole -le Très-haut- (traduction rapprochée) :
 
(Alors tous les Anges se prosternèrent, 73 à l'exception d'Iblîs qui s'enfla d'orgueil et fut du nombre des infidèles.) (38/73-74)
 
Puis lorsque se produit de lui ce qui devait avoir lieu ; [son] orgueil face l'Obéissance d'Allâh, Allâh -subhânahu wa ta'âlâ- le châtia et établit en lui Sa malédiction (ahalla bihi la'natahu) mais ceci est une parole faible (sans fondement : l'avis qu'il soit un ange).
 
L'exactitude est qu'Iblîs n'est pas un ange d'après Sa Parole -le Très-Haut- (traduction rapprochée) :
 
(Et lorsque nous dîmes aux Anges : « Prosternez-vous devant Âdam », ils se prosternèrent, excepté Iblîs [Satan] qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le Commandement de son Seigneur. ...) (18/50)
 
Egalement il ne peut être un ange car ces derniers sont créés de lumière comme mentionné dans le hadîth tandis que Chaytân est créé de feu comme [le dit Allâh subhânahu wa ta'âlâ en citant la parole d'Iblîs] (traduction rapprochée) :
 
(... « Tu m'as créé de feu, alors que Tu l'as créé d'argile (Âdam). ») (7/12).
 
copié de mukhlisun.over-blog.com
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le jugement sur un homme portant un collier

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jugement sur un homme portant un collier

Question :

 

Quel est le jugement sur le port des colliers tel que certains hommes font ?

 

Réponse :

 

Porter un collier comme ornement est interdit parce que cela est une pratique spécifique aux femmes.

 

Alors les hommes imitent les femmes lorsqu'ils portent une chaîne et le Prophète صلى الله عليه وسلم a maudit les hommes qui imitent les femmes.

 

Cela devient même un plus grand péché et plus interdit si cette chaîne est faite à partir d'or, parce que alors cela est interdit de deux manières.

 

Cela devient même un plus grand péché si le pendentif est gravé avec la photo d'un humain, un animal ou un oiseau.

 

Pire, bien pire si cela est gravé avec une croix ou l'est avec la forme d'une croix.

 

Les deux derniers cas - la photo d'un humain ou d'un animal et en la forme d'une croix - sont interdits pour les hommes et pour les femmes.

 

Et Allâh est plus Savant. 

 

Fatawa islamiyah, Vol. 7 page 399

Publié par darwa.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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