La mort n’arrive pas qu’aux autres !

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La mort n’arrive pas qu’aux autres !
- Faire répéter l'attestation de l'unicité à un mourant
 
Il est légiféré de faire répéter « la ilâha illa lâh » au mourant conformément à la parole du Prophète - Prière et Salut sur lui - :

« Faites répéter « la ilâha illa lâh » à vos morts. »
Rapporté par Mouslim dans son recueil authentique.
 
« À vos morts » signifie : « aux mourants » ; ceux qui agonisent et dont les signes d'une mort proche sont percevables. 
 
- Lorsque l'on est assuré de sa mort
 
On lui ferme les yeux et on lui serre les mâchoires conformément à ce qui a été rapporté dans la sunnah.
 
- Il est obligatoire de laver le mort musulman sauf s'il est mort en plein champ de bataille
 
En effet, le martyre ne doit pas être lavé et on ne doit pas prier sur lui. On l'enterre dans ses habits.
Cela conformément aux actes du Prophète - Prière et Salut sur lui - lors de la bataille d'Ouhoud.
 
- Description du lavage du mort
 
On lui couvre ses parties intimes, on l'élève légèrement et on lui presse le ventre délicatement. 
 
Puis, celui qui est chargé de le laver s'enroule un tissu sur la main, ou quelque chose de semblable, et l'utilise pour lui nettoyer les parties intimes.
 
Puis, il lui fait les ablutions comme pour la Prière. Puis, il lui lave la tête et la barbe avec de l'eau et du jujubier (sidr), ou quelque chose de semblable. Puis il lui lave la partie droite du corps, puis la partie gauche, et répète ainsi l'opération une deuxième fois, puis une troisième fois en faisant passer à chaque fois sa main sur son ventre.
S'il en sort quelque chose, il le lave et bouche les orifices naturels avec du coton, ou autres.
S'il ne tient pas, on utilise de l'argile ou tout autre moyen médical moderne, tel un pansement adhésif, ou autre.
 
Ensuite, il lui refait les ablutions, si trois fois ne suffisent pas à le nettoyer, il le lave jusqu'à cinq ou sept fois.
Puis, il l'essuie avec une serviette et lui parfume les aisselles et les membres sur lesquels il se prosternait (visage, mains, genoux, pieds). Mais s'il lui parfume tout le corps, c'est encore mieux.
Il parfume également son linceul avec de l'encens. 
 
Si ses moustaches ou ses ongles sont trop longs, il les coupe. Il n'y a pas de mal s'il ne les coupe pas.
Il ne lui brosse pas les cheveux ni rase ses poils pubiens et ni le circoncit, car rien ne prouve ces actes. 
 
Quant à la femme, on lui noue les cheveux en trois tresses qu'on lui met ensuite derrière la tête.
 
L'enveloppement du corps dans un linceul
 
Il est préférable de l'envelopper dans trois pièces de tissu blanc dans lesquelles on l'enroule, sans chemise, ni turban conformément au linceul dans lequel a été enveloppé le Prophète - Prière et Salut sur lui.
Par ailleurs, s'il porte une chemise et un pagne, puis est enveloppé dans un grand drap, il n'y a pas de mal. 
 
Quant à la femme, elle est enveloppée dans cinq pièces de tissu : une chemise, un voile, un pagne et deux grands draps. Le petit garçon, lui, est enveloppé dans un linceul constitué d'un à trois tissus.
La petite fille, elle, est enveloppée dans une chemise et deux draps.
 
À tous, un linceul au minimum est obligatoire couvrant tout le corps. Par ailleurs, si le mort est en état de sacralisation, il sera lavé avec de l'eau et du jujubier (sidr), et sera enveloppé dans ses deux morceaux de tissus de l'ihram ou autres.
Sa tête et son visage ne seront pas couverts et il ne sera pas parfumé, car il sera ressuscité en prononçant la talbiya.
Ceci, conformément au hadith authentique rapporté du Prophète- Prière et Salut sur lui.
 
Quant à la femme en état de sacralisation, elle sera enroulée dans un linceul comme une femme ordinaire.
Toutefois, elle ne sera pas parfumée, son visage ne sera pas couvert d'un niqab et ses mains ne seront pas gantées.
Pour autant, son visage et ses mains seront entièrement couverts par son linceul comme il a été indiqué ci-dessus en parlant de l'enveloppement du corps d'une femme.
 
Les personnes prioritaires pour laver le défunt, prier sur lui et l'enterrer sont dans l'ordre :
 
Celui qu'il a recommandé dans son testament, puis son père, puis son grand-père, puis de proche en proche parmi les hommes agnats (parents qui descendent d'une même souche masculine).
 
- Les personnes prioritaires pour laver la défunte sont dans l'ordre :
 
Celle qu'elle a recommandée dans son testament, puis sa mère, puis sa grand-mère, puis de proche en proche parmi les femmes de sa famille.
 
Chacun des époux a le droit de laver son conjoint, car Abû Bakr El Siddîq - qu'Allah l'agrée - a été lavé par son épouse, et °Ali - qu'Allah l'agrée - a lavé son épouse Fâtima - qu'Allah l'agrée.
 
Description de la prière funéraire
 
Dire le Takbîr une première fois puis réciter la sourate « L'Ouverture » (El Fâtiha). Il est bon de la faire suivre par une courte sourate, ou un ou deux versets, car ceci est rapporté dans un hadith authentique d'Ibn °Abbâs - qu'Allah les agrée.
 
Puis dire le deuxième Takbîr puis réciter la prière sur le Prophète - Prière et Salut sur lui - comme dans le Tachahhoud.
 
 Puis dire le troisième Takbîr puis faire l'invocation suivante :
 
"Allah !
Pardonne à nos vivants et à nos morts, aux présents et aux absents, aux vieux et aux jeunes, aux hommes et aux femmes.
Ô Allah !
Celui d'entre nous que Tu maintiens en vie, fais-le vivre sur la voie de l'Islam, et celui d'entre nous dont Tu as pris l'âme, fais-le mourir dans la Foi.
Ô Allah !
Pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui le salut, efface-lui ses fautes, assure-lui une noble demeure et élargis-lui sa tombe.
Lave-le avec de l'eau, de la neige et de la grêle, et nettoie-le de ses péchés et de ses fautes, comme on nettoie le vêtement blanc des impuretés.
Donne-lui en échange une demeure meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne.
Fais-le entrer au Paradis, et protège-le du châtiment de la tombe et du châtiment de l'Enfer.
Élargis sa tombe et illumine-la-lui.
Ô Allah !
Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous égare pas après sa mort. »
 
Puis dire le quatrième Takbîr et saluer une seule fois sur sa droite.
 
Il est conseillé de lever les mains à chaque Takbîr.
 
Si le défunt est une femme, on dit : « Ô Allah ! Pardonne-lui (féminin)...  » 
[Lave-la, fais-la entrer, etc.]
 
S'ils sont deux, on dit :  « Ô Allah ! Pardonne-leur à tout deux (duel)... »
 
S'ils sont plusieurs, on dit : « Ô Allah ! Pardonne-leur (pluriel)... »
 
(C.-à-d. en accordant en genre et en nombre).
 
Mais s'il s'agit d'un enfant, en lieu et place de la demande de pardon, on dit :
 
« Ô Allah !
Fais qu'il soit un prédécesseur, une épargne et un intercesseur exaucé pour ses parents.
Ô Allah !
Alourdis par lui la balance de leurs bonnes actions et accrois leurs récompenses.
Réunis-le avec les croyants pieux et mets-le sous la tutelle d'Ibrâhîm - Prière et Salut sur lui - et protège-le par Ta miséricorde du châtiment de l'Enfer. »
 
Conformément à la Sunna, l'Imam se tient au niveau de la tête du défunt, si c'est un homme, et au niveau du milieu du corps, si c'est une femme.
 
S'il y a plusieurs défunts, on place le corps de l'homme juste devant l'Imam, et celui de la femme plus en avant en direction de la Qibla. 
 
S'il y a des enfants, on place le jeune garçon avant la femme, puis la femme, puis la jeune fille, en plaçant la tête du garçon au niveau de celle de l'homme, le milieu du corps de la femme au niveau de la tête de l'homme, puis la tête de la petite fille au niveau de la tête de la femme, et le milieu du corps de la petite fille au niveau de la tête de l'homme.
 
Ensuite tous ceux qui prient se tiennent derrière l'Imam, sauf si quelqu'un ne trouve pas de place derrière l'Imam, dans ce cas, il se tient à sa droite.
 
- Description de l'enterrement
 
Creuser profondément dans le sol ; une profondeur égale à la mi-hauteur d'un homme.
 
Faire des tombes latérales -Lahd- du côté de la qibla, on introduit le mort dans ce creux latéral sur son côté droit, on dénoue les liens du linceul qu'on laisse sur place.
 
On ne découvre ni le visage de l'homme ni de la femme.
 
Puis on bouche la fosse de briques naturelles (non cuites au feu) qu'on cimente avec de l'argile pour que le sable ne puisse s'introduire. S'il n'y a pas de briques, on bouche la fosse avec des planches de bois ou des pierres ou tout autre matériau. Ensuite, on couvre le trou avec de la terre.
 
À ce moment, il est recommandé de dire : « Au nom d'Allah ! Et selon la religion de l'Envoyé d'Allah » - « Bismillah wa 'alâ millati Rassoûli-lah » -
 
On surélève la tombe de la surface du sol d'un empan. Si c'est possible, on entrepose des cailloux par dessus et on asperge le dessus d'eau.
 
Il est recommandé à ceux qui assistent à un enterrement de se tenir debout près de la tombe et d'invoquer Allah pour le mort.

En effet, le prophète - Prière et Salut sur lui -, à la fin de l'enterrement du musulman, se tenait debout devant sa tombe et disait : 

« Priez pour l'absolution des péchés de votre frère, et demandez Allah de le raffermir, car il est en ce moment en train d'être questionné (par les anges) ».
 
- L'autorisation de prier sur un mort déjà enterré sur qui personne n'a prié
 
Si une personne est morte et personne n'a accompli la prière mortuaire sur elle, il est recommandé de la faire sur elle après l'enterrement, parce que le prophète - Prière et Salut sur lui -,  l'a faite, à condition que ce soit dans le mois qui suit son enterrement.
 
Si cette période est supérieure à un mois, on n'accomplit pas cette prière, car on n'a pas de preuve que le prophète - Prière et Salut sur lui, a fait la prière mortuaire sur quelqu'un enterré plus d'un mois.
 
- Il n'est pas légiféré que la famille du défunt prépare le repas aux gens
 
Il n'est pas légiféré que la famille du défunt prépare le repas aux gens, car le célèbre compagnon Jarir Ibn Abd Allah al Bajali -qu'Allah l'agrée - a dit : 

« Nous considérions (au temps du Prophète) que les réunions dans la maison de la famille du défunt et la préparation du repas après l'enterrement font partie de la lamentation prohibée. » 
Rapporté par l'Imam Ahmad avec une bonne chaîne de rapporteurs.
 
Quant à la préparation du repas pour la famille du défunt et pour leurs hôtes, elle est autorisée.

Et il est recommandé que les proches et les voisins du mort préparent le repas parce que lorsque le prophète - Prière et Salut sur lui, fût informé de la mort de Jaafar Ibn Abu Tâlib au Chêm, il demanda à ses épouses de préparer un repas pour la famille de Jaafar puis il dit : « Ce qui leur est arrivé les préoccupe suffisamment. »
 
Nul grief à la famille du défunt, s'ils veulent inviter leurs voisins ou d'autres personnes pour partager avec eux le repas qui leur a été offert.

D'après la législation islamique, il n'existe pas de limite de temps à ces invitations.
 
- Il est interdit à une femme de porter le deuil d'une personne plus de trois jours, sauf pour son mari pour lequel elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.
 
Il est interdit à une femme de porter le deuil d'une personne plus de trois jours, sauf pour son époux pour lequel elle doit le porter durant quatre mois et dix jours.

Si la femme est enceinte, le deuil se termine à l'accouchement comme le prouvent les hadiths authentiques.
 
L'homme, quant à lui, n'a pas le droit de porter le deuil de quiconque, faisant partie de la famille ou pas.
 
- Il est autorisé aux hommes de visiter les cimetières, de temps à autre, pour invoquer en faveur du mort, pour implorer la miséricorde d'Allah et se rappeler de l'au-delà
 
Il est autorisé aux hommes de visiter les cimetières, de temps à autre, pour invoquer en faveur du mort, pour implorer la miséricorde d'Allah et se rappeler de l'au-delà.
 
Le prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Rendez visite aux morts, car cela vous rappelle l'au-delà. »
(Rapporté par l'Imam Mouslim).
 
Le prophète - Prière et Salut sur lui - a également appris aux compagnons, quand ils rendaient visite aux morts, de dire :

« Que le salut soit sur vous, habitants de ces demeures, croyants et musulmans. Bientôt, quand Allah le veut, nous vous rejoindrons. Nous implorons Allah de vous accorder, et à nous aussi, le Salut. Qu'Allah soit miséricordieux envers les premiers et les derniers d'entre nous. »
 
Les femmes, quant à elles, ne sont pas autorisées à visiter les cimetières, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - a maudit les femmes qui visitent les cimetières et parce qu'on craint pour elles le polythéisme (Fitna) et le manque de patience. De même, il leur est interdit d'accompagner le convoi funèbre jusqu'au cimetière, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - leur a interdit cela.
 
Cependant, elles sont autorisées à accomplir la prière mortuaire dans la mosquée ou dans un lieu de prière comme les hommes.
 
Remarque importante
 
L'avis authentique est que le lavage du mort n'annule pas les ablutions.

Ceci est l'avis de la majorité des savants, car il n'y a aucune preuve à ce sujet. Mais si celui qui lave un corps touche les parties intimes du mort, sans tissu, ni vêtement, il doit obligatoirement refaire les ablutions.
 
De même, toucher une femme n'annule jamais les ablutions, que ce soit avec plaisir ou non, d'après l'avis le plus authentique des savants, tant qu'aucun liquide n'est secrété, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - embrassait certaines de ses épouses, puis il priait sans refaire ses ablutions.
 
Quant à la parole d'Allah Le Très Haut, dans le verset de la sourate « Les Femmes » et de la sourate « La Table servie » : {Ou si vous avez touché les femmes}
Sourate « Les Femmes » verset 43, sourate « La Table servie » verset 6., le sens voulu est en fait l'acte sexuel, et ceci d'après l'avis le plus authentique des savants. C'est également l'avis d'Ibn °Abbâs - qu'Allah l'agrée - ainsi qu'un groupe de prédécesseurs et de ceux qui les ont suivis.
 
Tiré du livre intitulé : 
Les leçons importantes pour toute la communauté
Dix-huitième Leçon : La préparation du mort,
la prière funéraire et l'enterrement
copié de salat-janaza.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les 4 règles (القواعد الأربع)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les 4 règles (القواعد الأربع)

L'intérêt et l'importance de cet ouvrage réside dans la définition que l'auteur, Mouhammad ibn 'Abdel Wahhab, donne du Chirk (Association) ou plutôt des Mouchrikines (Associateurs) que le Prophète (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui) a combattus.

 

Il expose ici quatre règles, tirées bien évidement du Coran et de le Sounnah et de la connaissance de la situation dans laquelle se trouvaient les arabes à cette époque.

 

Celui qui apprend et comprend ces règles n'aura plus de doute sur les associateurs et sera convaincu que le culte doit être voué à Allah de manière exclusive. 

 

Extrait de l'Ouvrage et Explication

Au nom d'Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux
Je demande à Allah Seigneur du Trône Magnifique (1),  
de te prendre comme allié 
dans la vie d'ici bas et dans l'au-delà,  
et de faire en sorte que tu sois béni  
et de faire en sorte que tu fasses parti de :

- Ceux qui remercient quant on leur donne (2)
- Qui patiente lorsqu'ils sont éprouvées 
(3)
- Et qui demandent pardon lorsqu'ils commettent des péchés (4)
.

Car ces trois éléments font accéder au bonheur


(1) D'emblée l'auteur fait des invocations pour le lecteur en faisant cela il établit un lien avec le lecteur, et ceci est une chose coutumière chez Mouhammad ibn 'Abdil Wahhab. 
 
Rappelons que le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : "l'invocation c'est l'adoration".
 
Par conséquent elle doit être vouée à Allah exclusivement, et non pas à un mort, une pierre ou autre...

 

Pourquoi est-ce si important de s'attarder sur cette invocation ?

 

Tout simplement, parce qu'aucun propos dans son invocation n'est anodin. Bien au contraire, le remerciement (ech Choukr) est intrinsèquement lié au Tawhid (unicité d'Allah). C'est comme si l'auteur s'était adressé au Mouwahhid (unificateur) en lui recommandant les différentes attitudes à adopter face à ces trois choses qui l'atteindront forcement :

 

Le Bienfait


(2) «...Ceux qui remercient quand on leur donne... »

Le serviteur doit savoir que toute subsistance ne provient que d'Allah et Allah aime ceux qui sont reconnaissants. La reconnaissance (ech Choukr) peut se refléter par les paroles ou par les actes. Lorsqu'Allah dit dans le Coran :

 

Traduction relative et approchée : « Ô famille de Daoud oeuvrez en signe de reconnaissance » S34 V13

Dans ce verset la reconnaissance qu'Allah demande est la reconnaissance par les actes ;  Tandis que dans ce verset : 

 

Traduction relative et approchée : « ...Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. » S31 V14

Dans ce verset la reconnaissance exigée se reflète par les actes et par les paroles. 
 

 

Mais quelle est donc la différence entre le remerciement (ech Choukr) et la louange (el Hamd) ?
 

ech Choukr  

- Remercier Allah suite à un bienfait.

- Il se reflète par des actes ou des paroles

el Hamd 

- Faire des éloges suite à un bienfait ou sans raison particulière.
- Elle se fait uniquement par des paroles  

 
  Comment être reconnaissant ?

Par les paroles

En reconnaissant que c'est Allah qui nous a accorder ce bienfait
En rendant hommage à Allah par ce bienfait. 
En n'attribuant pas la provenance de ce bienfait à autre qu'Allah

Par l'action

En utilisant ce bienfait dans ce qui satisfait Allah ; Et parmi les adoration qu'Allah aime, il y a le fait de Le  remercier.


Allah  dit :

 

Traduction relative et approchée : "Et  peu de Mes serviteurs sont reconnaissants" S34 V13

Et Allah  a dit :

 

Traduction relative et approchée : "Les descendants que Nous avons transporté dans l'arche avec Nouh. Celui-ci était un serviteur fort reconnaissant" S17 V3

C'est à dire : « Ô descendance...Nouh était un serviteur qui remerciait beaucoup Allah ».

Et les exégèses ont dit à propos de Nouh : « Lorsqu'il mangeait une nourriture il remerciait Allah, lorsqu'il buvait il remerciait Allah, lorsqu'il s'habillait il remerciait Allah et ne s'accordait aucune force et aucun mérite dans les bienfaits qu'Allah lui avait octroyés ». 

Le serviteur se doit donc d'être reconnaissant envers Allah lorsque Celui-ci lui octroie un de Ses bienfaits. Et le plus grand bienfait accordé au Mouwahhid, c'est l'Islam authentique, l'unicité pure (Tawhid) qui n'a pour récompense que le bonheur dans cette vie et dans l'au-delà. 

 

L'Epreuve


(3) « ...Qui patientent lorsqu'ils sont éprouvés ...»

Celui qui revendique avoir acquit et pratiqué le Tawhid, alors Allah l'éprouvera sûrement par : 


             - Les paroles qui lui seront adressées,
             - Les épreuves physiques, 
             - Les épreuves matérielles.   

 

L'épreuve (el Ibtila), si elle est inévitable, est vécue différemment par une personne qui a compris le Tawhid car celle-ci patiente.

 

Le Péché


(4) « ... Et qui demandent pardon lorsqu'ils commettent des péchés... »

Celui qui a compris le Tawhid n'est pas pour autant infaillible, il commettra forcément des péchés, grands ou petits. Mais parmi les noms d'Allah, il y a « El Ghafour » (Le Grand Pardonneur) ; et ce nom-là se manifestera dans la création d'Allah (1). L'attitude du Mouwahhid en cas de péché sera de faire el Istighfar (le fait de demander pardon). Et celui qui délaisse l'Istighfar sera vite imprégné par l'orgueil et l'orgueil rend caduque beaucoup de nos bonnes actions.

En Somme cette invocation renferme les caractéristiques de celui qui a appliqué le Tawhid, et plus l'individu connaîtra son Seigneur et le Tawhid, et plus ces trois caractéristiques seront développées chez lui, à tel point qu'il attribuera toutes ses œuvres, même les plus minimes à Allah. Le Mouwahhid doit craindre de se laisser distraire en pensant faire parti des gens du Tawhid, de ceux qui suivent les Salafs à la perfection, ou encore des savants, alors qu'il n'a dans le cœur ni humilité, ni soumission à Allah.

Pour conclure nous dirons qu'Allah nous a promis le bonheur éternel et ne nous demande en revanche qu'une chose infime : Le Tawhid ; et c'est pourquoi il est si important de l'assimiler pour pouvoir le pratiquer et aussi d'assimiler le Chirk pour pouvoir le combattre et le rejeter.


(1) Remarque importante :  Notons que les Noms qu'Allah possède ne sont ni un résultat, ni ne sont dépendants de Sa création. Ainsi Allah  se nome «Le Créateur  (al Khaliq)», «Celui qui pourvoit aux subsistances (ar-Razzaq)», «Le Grand Pardonneur (al Ghafour)»...etc. Et ces noms Allah les a toujours possédé avant même la création.
 

Références : «Charh el Qawa'id el Arba'a»

Publié par al.baida.online.fr

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Réplique à un takfiri (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Réplique à un takfiri (vidéo)

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Notre da’wa

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Notre da’wa

-Nous croyons en Allah Ses Noms et Attributs, , tels qu'ils sont mentionnés dans le Livre d'Allah et dans la Sunna du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam), sans tahrif (changement, déformation), ni ta'wil (interprétation figurative), ni tamthil (opérer une similitude), ni tashbih (ressemblance), ni ta'til (reniement).

 
-Nous croyons qu'invoquer les morts et chercher refuge auprès d'eux , et de même avec les vivants, en ce dont personne n'est capable sauf Allah, est un shirk  billah ( association à Allah). De même, croire que les sorts et les amulettes peuvent apporter un bien en même temps qu'Allah ou en dehors d'Allah , est un shirk, et les porter sans avoir cette croyance en eux est de la superstition.
 
-Nous prenons le Livre et la Sunna selon leur signification apparente, en nous ne faisons pas de ta'wil, excepté à travers une preuve qui nécessite le ta'wil ( interprétation) du Livre et de la Sunna.
 
-Nous croyons que les Croyants verrons leur Seigneur dans l'au-delà, sans que nous nous demandions le comment de cela. Et nous croyons en l'intercession ( As-Shafa'a) , et que les gens du tawhid seront sortis du Feu.
 
-Nous aimons les sahaba ( compagnons) (radiallu 'anhum) du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) , et nous détestons ceux qui parlent contre eux. Nous croyons que parler en mal d'eux revient à parler en mal de la Religion, car ils sont ceux qui nous l'ont transmise. Et nous aimons la famille du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) avec l'amour qui est permis dans la shari'a.
 
-Nous aimons les gens du Hadithahl al hadith) et tous les Salaf de la communauté faisant partie de Ahlus Sunna ( gens de la Sunna).
 
-Nous détestons al 'ilm al kalam ( la science de la rhétorique théologique) , et nous la considérons comme étant parmi les raisons majeures de la division de la Oumma (communauté).
 
-Nous n'acceptons rien des livres de fiqh ( jurisprudence) , ni des livres de tafsir ( exégèse du Qu'ran), ni des histoires anciennes , ni des Sira ( biographies) du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) , excepté ce qui a été confirmé par Allah ou son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) .Nous ne disons par pas là que nous les rejetons, ni ne prétendons que nous n'en avons pas besoin. Plutôt, nous tirons bénéfice de nos Savants et des juristes , et d'autres encore. Cependant, nous n'acceptons un jugement qu'avec une preuve  authentique.
 
-Nous n'écrivons pas dans nos livres , ni ne disons dans nos cours, ni ne donnons des sermons, avec autre chose que le Qur'an et les ahadith authentiques. Et nous détestons ce qui émane de biens des livres et des prêcheurs en termes d'histoires mensongères et de ahadith faibles et inventés.
 
-Nous ne faisons de takfir ( anathème - faire sortir de l'islam ) sur aucun musulman à cause de ses péchés, excepté l'association, ou l'abandon de la prière, ou l'apostasie ( renier l'Islam). Nous cherchons refuge auprès d'Allah contre cela.
 
-Nous croyons que le Qur'an est la Parole d'Allah , il n'est pas créé.
 
-Nous tenons obligatoire la coopération sur la vérité avec tout musulman, et nous nous déclarons innocents devant Allah des appels de la Jahiliya.
 
-Nous ne jugeons pas correcte la révolte contre les gouverneurs musulmans, tant qu'ils sont musulmans, ni ne pensons que les révolutions apportent la réconciliation. Plutôt, elles corrompent la communauté. En ce qui concerne les gouverneurs de Aden , alors nous pensons que les combattre est une obligation, jusqu'à ce qu'ils se repentent de leur hérésie , du Socialisme, et d'appeler les gens à l'adoration de Lénine et de Marx et d'autres que ces deux-là  qui ont professé le Kufr (mécréance).
 
-Nous soutenons que la multiplicité des partis (groupes) d'aujourd'hui est la cause de la division des musulmans et de leur faiblesse.
 
-Nous soutenons que la da'wa ( prêche) des Ikhwan al muslimin n'est pas une da'wa probe et droite qui apporte la rectification de la communauté. Certes, leur da'wa est politique, pas religieuse. Elle est également une da'wa de l'innovation , car elle est un appel en vue de faire des pactes d'allégeance inconnus et elle est une da'wa de fitna (discorde, trouble) fondée sur l'innovation, et tout ceci est basé sur l'innovation.
 
-Nous conseillons les frères qui travaillent parmi eux de les abandonner, jusqu'à ce que rien de leur temps ne soit accordé à ce qui ne profite ni à l'Islam, ni aux musulmans. Et il est du devoir du musulman que sa priorité soit à Allah en aidant l'Islam, et les musulmans qui sont sous l'emprise d'un musulman quel qu'il soit ou d'une jama'a.
 
-Nous restreignons notre compréhension du Livre d'Allah et de la Sunna du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) à la compréhension des Salaf de la Oumma parmi les savants du hadith, et non ceux qui les suivent aveuglément. Plutôt, nous prenons la vérité d'où qu'elle vienne. Et nous savons que certains se prétendent de la Salafiya , pourtant la Salafiya est innocente d'eux, car ils apportent à la société ce qu'Allah a rendu illicite.
 
-Nous croyons que la politique fait partie de la religion, et ceux qui essaient de séparer la religion de la politique essaient seulement de détruire la Religion et de propager le désordre. De même, ce qui s'est répandu dans certains pays islamiques , que : " la Religion est pour Allah, mais l'Etat est pour le peuple" est un appel de la jahiliya. Plutôt, tout doit être pour Allah.
 
-Nous croyons qu'il n'y aura ni honneur ni victoire pour les musulmans tant qu'ils ne retourneront pas au Livre d'Allah et à la Sunna du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
-Nous détestons les partis (groupes) d'aujourd'hui : le Parti Communiste mécréant, et le parti Ba'thi mécréant, le parti Nasiri mécréant, et le parti Socialiste mécréant, et le parti Rafidite mécréant. Et nous croyons que les gens sont divisés en deux groupes: le parti d'Allah , et ce sont ceux qui établissent les piliers de l'Islam et les piliers de la Foi. Et il y a le parti de Shaytan , et ce sont ceux qui engagent la guerre contre la Shari'a d'Allah.
 
-Nous nous opposons à ceux qui divisent la religion en choses d'un coté triviales , secondaires, et d'un autre coté, en choses importantes. Et nous savons combien est destructive cette da'wa.
 
-Nous nous opposons à ceux qui délaissent (méprisent) la science de la Sunna et qui disent qu'ils n'ont pas de temps pour cela . De même, nous nous opposons à ceux qui délaissent le fait d 'agir selon la Sunna du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
-Nous affirmons que les affaires les plus importantes doivent avoir la préséance sur les autres. Ainsi, il est obligatoire aux musulmans qu'ils donnent l'importance à la 'aqida, puis de déjouer les efforts des Communistes et du parti Ba'thi. Donc cela ne peut arriver excepté en tenant ferme au Livre et à la Sunna.
 
-Nous soutenons qu'aucune jama'a n'a la capacité de faire face à l'ennemi, que ce soit les Rafidites, les Shi'ites, ou les Sourouri ou les Sunnites jusqu'à  ce qu'ils gagnent la véritable fraternité et l'unité sur cette 'aqida.
 
-Nous nous opposons à ceux qui sont arrogants et qui clament que les prêcheurs à Allah sont des agents Wahabites. Et nous savons que leurs détestable intention est qu'ils désirent créer une coupure entre les gens de la masse et les gens de science.
 
-Notre da'wa et notre 'aqida est plus chère à nos yeux que nous-mêmes, nos biens et nos progénitures. Ainsi nous ne sommes pas prêts à la laisser tomber pour de l'or ni pour de l'argent. Nous disons que cela est tel qu'aucun ne peut espérer nous désintéresser de notre da'wa , ni penser qu'il lui est possible de nous l'acheter pour des dinar ou des dirham. Car les politiques savent déjà cela de nous, et ils ont désespéré de nous l'acheter par des hautes positions sociales ou des biens matériels.
 
-Nous aimons les gouvernements pour ce qu'ils ont de bien, et nous les détestons pour ce qu'ils ont de mal. Et nous n'autorisons pas la révolte contre eux, excepté si nous voyons une mécréance claire de leur part sur laquelle il y a une preuve d'Allah , à la condition que nous en soyons capables, et qu'il n'y aura aucune guerre civile entre les musulmans et leurs opposants. Car les gouverneurs dépeignent ceux qui se révoltent contre eux comme des gens causant la corruption. Et par ailleurs, d'autres conditions interviennent, référez-vous pour cela à nos autres livres. Et le pire des gouvernements est le gouvernement Communiste de Aden. Qu'Allah précipite son déclin et en purifie les pays musulmans.
 
-Nous acceptons la guidée et les conseils d'où qu'ils viennent et nous savons que nous sommes des étudiants en science , nous tombons juste certaines fois et nous trompons à d'autres. Nous sommes ignorants à certains moments et savants à d'autres.
 
-Nous aimons les savants de la sunna d'aujourd'hui et espérons tirer bénéfice d'eux , et nous regrettons la mort de beaucoup d'entre eux.
 
-Nous refusons une fatwa sauf si elle émane du Livre d'Allah et de la Sunna du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
-Nous combattons ceux qui visitent les tombes et d'autres choses qui sont parmi ceux qui font l'éloge du kufr.
 
-Nous nous opposons aux leaders musulmans dans leurs alliances avec les ennemis de l'Islam, que ce soient les américains ou les Communistes.
 
-Nous nous opposons aux appels de la jahiliya comme le nationalisme et le nationalisme arabe. Nous nous y opposons et les désignons comme appels de la jahiliya et nous les tenons responsables du déclin des musulmans.
 
-Nous attendons le revivificateur avec lequel Allah revivifie Sa Religion. Abû dawud ( m.257H) rapporte dans ses Sunan  d'après Abû Hourayra (radiallahu 'anhu) que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit: 
 
« certes Allah envoie à la tête de chaque siècle un revivificateur de cette Communauté  afin de revivifier Sa religion » 
( Sahih: Rapporté par Abû Dawud (no. 4291), Al-Hakim (4/522), al-Khatib al-Baghdadi dans  Tarikh Baghdad (2/61), Ibn 'Adi in al-Kamil (1/123), al-Bayhaqi dans Ma'rifatus-Sunan wal-Aathaar (1/137). 
Et nous espérons que cet homme apportera un réveil islamique très largement répandu.
 
-Nous croyons fermement en l'égarement de celui qui rejette les ahadith se rapportant au Mahdi, au Dajjal, et à le descente de Issa Ibn Maryam ('alayhi salam). Et nous ne désignons pas par là le Mahdi des Rafida. Plutôt, nous désignons le leader issu de la famille du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) , faisant partie des gens de la Sunna , remplissant la terre de justice et de bienfaisance, de même qu'elle était remplie d'oppression et d'injustice auparavant. Et nous disons qu'il fait partie des Ahl As-Sunna, car maudire les nobles Compagnons ne fait pas partie de la justice ( ndt: à l'instar de ce que font les Rafida cités auparavant).
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Ce qui vient de suivre est un aperçu de notre 'aqida et de notre da'wa.
Et les mentionner avec leurs preuves aurait largement allongé ce livre.
Certes, j'ai mentionné leurs preuves dans  Al makhraj minal fitna . Ainsi, s'il y a quelque objection à cela, alors nous sommes prêts à accepter le conseil s'il est sincère, et à le réfuter s'il est erroné, et à l'éviter si c'est une opposition têtue. Et Allah est plus Savant.
 
Sachons que cela n'a pas entièrement couvert notre  da'wa et notre 'aqida, car notre da'wa émane du Livre et de la Sunna, pour revenir au Livre et à la Sunna, et de même en ce qui concerne notre 'aqida.
Et Allah nous suffit, et Il est Le Meilleur de ceux en qui l'on place notre confiance. Et il n'y a ni force ni puissance qu'en Allah.
 
Article tiré du site troid.org
Source :  Tarjuma Abi 'Abdur-Rahman Muqbil Ibn Hadi al-Wadi'i (p. 135-142), légèrement adapté.
Traduit par Oum Souleimen
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ أبي عبد الرحمن مقبل بن هادي الوادعي

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Les miracles du prophète mohamed صلى الله عليه وسلم

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Les miracles du prophète mohamed صلى الله عليه وسلم

Allah (le seigneur des cieux et de la terre) a octroyé au Prophète Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) beaucoup de miracles dont nous citons quelques-uns :

 

-Le Saint Coran

 

Le livre d'Allah, est un miracle permanent octroyé par Allah au Prophète Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il lui a été révélé à travers Rouh-oul-Kodos (l'archange Gabriel). 

 

Jusqu'à nos jours, soit environ 1400 années après sa révélation, personne n'a pu l'imiter, comme cela est cité dans le Coran (traduction rapprochée) :
 
« En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardiens »
Sourate 15 : 'Al-Hijr'- verset 10
 
et affirmé par le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : 
 
« Avant moi, à chaque Prophète fut donné un miracle qu'il pratiquait pendant sa vie : Issa (Jésus) guérissait le malade et ressuscitait le mort, à Moussâ (Moïse) fut octroyé le miracle du bâton, etc. Quant à moi, j'ai reçu le Saint-Coran, le miracle permanent qui demeure jusqu'à ce que l'heure soit établie. Ainsi, j'espère que mes fidèles seront plus nombreux que ceux de tous les autres messagers, puisque mon miracle demeurera jusqu'au jour de la Résurrection. Ainsi, le Coran est un livre glorieux; quiconque le lit, même s'il est un païen, sera convaincu qu'il n'est produit que par le Créateur des cieux et de la terre.»
 
-La fente de la lune
 
Anas (Qu'Allah l'agrée) rapporta que les gens de Makka (La Mecque) demandèrent au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de leur montrer un miracle. Alors, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur montra la fente de la lune. (Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 831)
 
-Les pleurs du tronc de palmier dans la Mosquée du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

 

Ibn Omar (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait l'habitude de prononcer sa «khoutba» (sermon) en s'appuyant sur un tronc de palmier. 
 
Quand il utilisa une tribune au lieu de ce tronc, ce dernier commença à pleurer. 
 
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se dirigea vers lui, mit sa main sur lui pour qu'il cesse de pleurer. 
(Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 783)
 
-L'écoulement de l'eau d'entre les doigts du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

 

(Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 779)
 
Jâbir ibn Abdillah (qu'Allah les agrée) rapporta:
 
J'étais avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) au moment de la prière du Asr. 
Nous n'avions pas d'eau avec nous qu'un peu dans une tasse qui fut apportée au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il mit sa main dans la tasse, écarta ses doigts et dit:
« Avancez ! Dépêchez-vous ceux qui veulent faire les ablutions. C'est la bénédiction d'Allah ».
Je vis l'eau jaillir entre ses doigts. Ainsi, les gens firent leurs ablutions et burent à leur soif, et j'essayai de boire plus (au-delà de ma soif et de ma capacité), car je sus que c'était une bénédiction. Le sous-narrateur dit: Je demandai à Jâbir: « Combien de personnes étiez-vous ? » Il répondit: « Nous étions mille quatre cents hommes ».
 (Salim dit: Jâbir a dit -1500), (sahîh al-Boukhârî, vol.7, Hadîth n° 543)
 
-Le repas du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

 

glorifiait Allah chaque fois qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mangeait, et les compagnons entendaient cette glorification.
( Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 779 )
 
-Les pierres saluaient le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

 

toutes les fois qu'il passait à côté d'elles dans les chemins de Makka (La Mecque).
 
-Le rejet du corps d'un mort chrétien par la terre
 
Anas (qu'Allah l'agrée) rapporta: 
 
Un chrétien qui avait embrassé l'Islam, récita les deux sourates al-Baqarah (La vache) et Al-Imran (La famille d'Imran) et écrivit la révélation pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Puis, ce chrétien se reconvertit au Christianisme et commença à dire : « Muhammad ne sait rien sauf ce que je lui écrivais. » Puis, Allah causa sa mort et les gens l'enterrèrent. Mais le matin, ils trouvèrent son corps en dessus de la tombe. Ils dirent : « C'est une des actions de Muhammad et ses compagnons ; ils ont ouvert la tombe de notre compagnon et exhumé son corps parce qu'il les a quittés ». Alors, ils creusèrent la tombe de nouveau, cette fois-ci plus profondément, mais le matin, ils trouvèrent le corps en dehors de la tombe. Ils dirent : « C'est une des actions de Muhammad et ses compagnons ». Alors, ils creusèrent la tombe une troisième fois aussi profondément qu'ils pouvaient, mais le matin ils trouvèrent le corps en dehors de la tombe. Alors, ils crurent que ce qui s'était passé, n'était pas fait par un être humain, et ils laissèrent le corps en dehors de la tombe.
( Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 814 )
 
-Les arbres couvraient le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

 

pendant qu'il faisait ses toilettes.
 
-Le jaillissement de l'eau dans un puits à al-Houdaybia après qu'il était asséché
 
( Voir sahîh Al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 777 )
 
-L'augmentation de la quantité des dattes

 

dans le jardin de Jâbir ibn Abdallah lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se mit devant des tas de dattes et invoqua les bénédictions d'Allah.
(Voir sahîh al-Boukhârî, vol.4, Hadîth n° 780)
 
-Le propos du loup 
 
il a été écrit qu'un loup avait parlé à un des Compagnons du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) près d'al-Madîna, comme cela est rapporté dans le mousnad d'Ahmad, vol.3, page 83, mousnad Abi Saîd al-Khoudri ( qu'Allah l'agrée ) rapporta :
Pendant qu'un berger était entre ses moutons, un loup attaqua soudainement un mouton et le prit avec lui avant de fuir.
Le berger chassa le loup et reprit le mouton. Alors, le loup s'assit sur sa queue et s'adressa au berger : « Aies crainte d'Allah, tu as pris la provision qu'Allah m'a donnée ».
Le berger dit : « Que c'est étonnant ! Un loup qui s'assied sur sa queue et me parle en langage humain ! »
Le loup dit : « Te dirai-je quelque chose de plus étonnant ? Il y a Muhammad, (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le Messager d'Allah, à Yathrib (al-Madîna) en train d'informer les gens des récits du passé.»
Alors le berger partit à al-Madîna avec son mouton.
Quand il y arriva, il attacha son mouton et se rendit au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et lui raconta toute l'histoire.
Le Messager d'Allah ordonna qu'on appelle au rassemblement d'une prière en commun, puis il sortit et demanda à l'homme de raconter aux gens toute l'histoire, ce qui fut fait.
Ensuite le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :
 
« Il dit la vérité. Par Allah qui détient mon âme entre Ses Mains, le jour de la Résurrection ne sera établi que jusqu'à ce que les bêtes féroces parlent avec les êtres humains, le bâton frappe, les lacets d'une personne lui parlent et sa cuisse l'informe de ce qui s'est passé à sa famille en son absence. »
 
-L'ascension du Prophète
 
(que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aux cieux. 
(Voir sahîh al-Boukhârî, vol.1 Hadîth n° 345 et vol.5 Hadîth n° 227)
 
Extrait du livre "sahîh al- Boukhârî"

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Sur le fait de jurer par autre qu’Allah et par le coran

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Sur le fait de jurer par autre qu’Allah et par le coran

-Le fait de jurer par autre qu'Allah, le Très Haut, par exemple : "par ta vie, par ma vie ou encore je jure par le peuple ou autre que cela..." est interdit, plus grave, ceci fait partie du « Shirk » (attribuer un associé à Allah).

 
En effet, le fait de juger par une personne est un symbole de glorification, de ce fait, ceci ne revient qu'à Allah, le Très Haut. Donc, glorifier autre qu'Allah relève du « Shirk ».


Par contre, celui qui jure par autre qu'Allah tout en étant conscient que la chose par laquelle il a jurée est moins importante qu'Allah ne commet pas de «  Shirk akbar  » mais plutôt du « Shirk asghar  » .

Le prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, a dit :

« Ne jurez pas par vos pères, celui qui veut jurer, qu'il jure par Allah ou bien qu'il se taise »
comme ceci a été rapporté de façon authentique dans Bukhari.

Il, sala Allah 'alayhi wa salam, a également dit :

« Celui qui a juré par autre qu'Allah a mécru ou a associé ».

Donc, ne jure pas par autre qu'Allah, le Très Haut, même si c'était le prophète, Jibril ou d'autres parmi les messagers, les anges ou les êtres humains.

Sache que Cheikh Al-Islam (Ibn Taymiya, rahimahou Allah) a dit :

« le « Shirk » n'est pas pardonné par Allah, fut-il petit ».

-Quant au fait de jurer par le coran, il n'y a pas de mal, car le coran est la parole d'Allah, qui est une de Ses caractéristiques, il est, donc, permis de jurer par le coran.
 
Fatawa Al-'Aqîda, page 348.
copié de sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Hadith Nawawi 35 : La vraie fraternité (audio)

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Hadith Nawawi 35 : La vraie fraternité (audio)

 
أخوة اﻹسلام
عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قال : قال رسول الله صلي الله عليه وسلم
: ( لا تحاسدوا ، ولا تناجشوا ، ولا تباغضوا ، ولا تدابروا ، ولا يبع بعضكم على بيع بعض ، وكونوا عباد الله إخوانا ، المسلم خوالمسلم ، لا يظلمه ولا يخذله ، ولا يكذبه ، ولا يحقره ، التقوى ها هنا ) ويشير صلى الله عليه وسلم إلى صدره ثلاث مرات – بحسب امرىء أن يحقر أخاه المسلم ، كل المسلم على المسلم حرام : دمه وماله وعرضه
رواه مسلم - رقم : 2564

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Les moyens utiles pour une vie heureuse (dossier-vidéo)

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Les moyens utiles pour une vie heureuse (dossier-vidéo)

Ce message béni dénommé :
 
« Les Moyens Utiles pour une Vie Heureuse »
 
éclaircit la définition du vrai bonheur qui est l'objectif primordial de tout être humain dans cette vie.
 
Certes ces idées se divergent avec le contexte du bonheur et de la manière de le réaliser.
 
Il y a ceux qui pensent que sa réalisation nécessite à amasser des fortunes et les faire croître.
D'autres pensent qu'il est cerné par la santé et la sécurité.
Il y a ceux qui l'observent sur la subsistance licite et l'acquisition d'une science utile.
Tandis que d'autres le trouvent dans la vraie Foi, les bonnes œuvres et la fidélité à ses principes... 

Les moyens utiles pour une vie heureuse (dossier-vidéo)

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي

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Règles de coiffure

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Règles de coiffure

Est-il permis de se teindre les cheveux ?

 

Cheikh 'Othaymine ( rahimahoullah ) a dit :

 

« Les teintures, si le but de leur application est de ressembler aux mécréantes, alors sont illicites, car ressembler aux mécréants revient à leur accorder l'amour, et l'amitié proche or ceci est illicite.
 
Et le fait de ressembler aux mécréants est une forme de mecréance, car le Prophète ( ' alayhi salat wa salam ) a dit :
 
«Celui qui ressemble à un peuple en fait partie»
 
Liqa al Bab al Maftouha (34/15)
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Qu'en est-il de s'attacher les cheveux sur la tête en forme de chignon

 

Cheikh 'Otheymine répond :

 

« Si le chignon est positionné en haut de la tête, alors pour les savants, ceci rentre dans l'interdiction et la mise en garde du Prophète ( ' alayhi salat wa salam ) a dit : 
 
« Il y a deux catégories des gens de l'enfer que je n'ai pas encore vu [...] : 
des femmes habillées, nues, penchées, se dandinant, 
leurs têtes semblables à des bosses de chameau penchées ».
 
Donc quand les cheveux se trouvent au-dessus de la tête, alors il y a interdiction.
 
Par contre, s'ils se trouvent au niveau de la nuque, par exemple, alors il n'y a pas de mal.
 
Sauf dans le cas où la femme s'apprête à sortir, alors dans ce cas, cela devient du Tabarouj (exhibition). 
 
Car il sera visible même en dessous du voile et comme cela rentre dans l'exhibition et dans les causes de la tentation, alors cela est interdit ».
 
Fatawa al Mar-a al Mouslima page 526.
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Est-il permis de se friser les cheveux

 

Cheikh Fawzan répond 

 

 
« Il est permis à la femme de se friser les cheveux à condition qu'elle ne ressemble pas aux mécréantes, qu'elle ne montre pas ses cheveux hormis à ses Maharims et qu'elle s'occupe elle-même de se les friser, ou bien une femme.
 
Et ce, que le frisage soit pour une durée courte ou longue et que cela se fasse par le biais d'un produit permis sur les cheveux ou par un autre moyen.
 
Et qu'elle n'aille pas chez les coiffeurs pour se le faire faire.
 
Car en s'y rendant, elle s'exposera à la Fitna et tombera dans l'interdit car les coiffeuses sont ou des femmes non pratiquantes ou des hommes devant qui il n'est donc pas permis de se dévoiler ».
 
Fatawa al Mar-a al Mouslima page 526.

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Qu'en est-il d'avoir une raie sur le coté

 

Cheikh 'Otheymine répond :
 
« La Sounnah veut que la raie soit faite au milieu, en partant du front jusqu'au milieu de la tête.
 
Car les cheveux ont plusieurs directions : vers l'avant, vers l'arrière, vers la droite, vers la gauche.
 
Et la séparation légiférée est celle effectuée au milieu de la tête. Quant à la séparation effectuée sur le côté, elle n'est pas légiférée et peut même être considérée comme une ressemblance aux non musulmans, ou encore entrer dans le Hadith dans lequel le Prophète ( ' alayhi salat wa salam ) stipule :
 
« Il y a deux catégories des gens de l'enfer que je n'ai pas encore vu : des gens possédant des martinets comme des queues de vaches avec lesquels ils taperaient les gens, et des femmes habillées, nues, penchées, se dandinant, ayant sur leurs têtes comme des bosses de chameau penchées. Elles n'entreront pas au paradis et n'en sentiront pas l'odeur » .
 
Et certains savants ont expliqué « penchées, se dandinant », comme étant celles qui ont une coiffure penchée et qui coiffent les autres par cette même coiffure. Mais ce qui est juste c'est que les « penchées » sont celles qui se détournent de leurs obligations dans la religion et la pudeur. Et Allah est plus savant »
 
Fatawa al Mar-a al Mouslima page 530.

Et il dit également
 
« La Sounnah est d'avoir une raie au milieu et d'avoir une quantité égale de cheveux de part et d'autre de la raie, donc du côté droit et du côté gauche.

 

Voilà ce qui est demandé à la femme de faire. Quant au fait d'avoir une raie sur le côté, ceci n'est pas bon, d'autant plus si le but est de ressembler aux femmes non-musulmanes, alors cela devient illicite ».

      

Fatawa al Mar-a al Mouslima page 531.
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Comment la femme ainsi que l'homme doivent-ils se coiffer les cheveux

 

Mouhammad ibn Ibrahim Al Cheikh a dit  :

 

En ce qui concerne les hommes

 

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait pour habitude d'avoir des nattes comme le mentionne oummou Hani dans un Hadith rapporté par Tirmidhi et ibn Maja dans leur Sounane, lorsque le Prophète ( ' alayhi salat wa salam ) arriva à Mekka, il avait quatre nattes.

 

Et dans un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, ibn 'Abbas dit :

 
« Les gens du Livre avaient pour habitude de laisser flotter librement la chevelure [*] alors que les associateurs séparaient leurs cheveux en deux et le Prophète aimait être en conformité avec les gens du Livre tant que rien ne lui avait été ordonné.
 
[*] « ...laisser flotter librement la chevelure... » : C'est à dire en arrière, comme l'explique ibn al Qayyim

 

Donc il lâchait sa mèche et plus tard, il fit une raie» .

 

« ...il lâchait sa mèche... » : C'est à dire en arrière, comme l'explique Ibn al Qayyim
« ...une raie.. » : C'est le fait de laisser sa mèche en avant et de la diviser en deux, comme l'explique Ibn al Qayyim

Et le Prophète a ordonné d'honorer les cheveux comme le rapporte abou Daoud dans son Sounan, d'après abou Horeyra, le Prophète a dit : « Celui qui a des cheveux, qu'il les honore » [...]
 
Quant aux femmes, l'imam Boukhari dit :

 

« Chapitre : les cheveux de la femme doivent être coiffés de trois nattes » ; Puis il rapporte d'après Oummou 'Attia :

 
« Nous avons natté les cheveux de la fille du Messager d'Allah ».
Elle sous-entendait trois nattes.

Waki' et Soufiane ont dit : sa mèche en deux nattes » [...] 

Ibn Daqiq al 'Id a dit : 

« On en déduit qu'il est recommandé à la femme de se coiffer les cheveux et de se faire des nattes »

Fatawa al Mar-a al Mouslima pages 523 à 525
copié de al-mumtahanah.over-blog.com

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Le mariage avec les proches

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le mariage avec les proches

Question :

 

L'un de mes proches a demandé ma main, mais j'ai entendu que le mariage avec des personnes éloignées est meilleur pour, entre autres, l'avenir des enfants.

 

Que pensez-vous de cela ?

 

Réponse : 

 

Cette règle a été citée par certains savants qui ont mentionné que l'hérédité a une influence sur l'enfant. 

 

Il n'y a pas de doute que celle-ci a une influence sur le comportement de l'homme et sur son physique. 

 

D'ailleurs, un homme était venu voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui a dit : 

 

«Ô Messager d'Allâh ! Ma femme a accouché d'un garçon noir.» 

Il suspectait par là sa femme d'adultère, car comment se faisait-il que l'enfant soit noir alors que ses parents étaient tous les deux blancs ?

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit : «As-tu des chameaux ?» 

Il répondit : «Oui». 

«De quelle couleur ?», lui demanda-t-il. 

Il répondit «Roux». 

Il lui demanda encore : «Y a-t-il parmi eux un chameau gris ?». 

Il répondit : «Oui». 

Il répliqua : «Et comment cela se fait-il ?». 

Il dit : « Il se peut qu'il ait hérité cela de l'un de ses ascendants.» 

Le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, dit aussitôt : «Alors, il se peut aussi que ton fils ait hérité sa couleur de l'un de ses ascendants.»

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du divorce (n°5305), et par Muslim dans la demande de malédiction (n°1500).

 

Ce hadith est une preuve que l'hérédité a une influence, et il n'y a aucun doute concernant cela.

 

D'autre part, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«On épouse la femme pour quatre raisons : pour son argent, pour ses origines, pour sa beauté et pour sa religion.

Choisis celle qui a la religion, puissent tes mains se couvrir de poussière.»

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5090), et par Muslim dans le chapitre de l'allaitement (n°1466).

 

On doit donc revenir à la religion comme critère de choix de l'épouse.

 

Plus celle-ci respecte la religion et au plus elle sera belle, et au plus on devrait la convoiter, qu'elle soit de la famille proche ou éloignée.

 

En effet, la femme respectueuse de la religion préserve l'argent, les enfants et le foyer de son mari, et la femme belle lui permet de satisfaire ses besoins et par conséquent, de baisser son regard et de ne pas chercher ailleurs.

 

Et Allâh est le Plus Savant.

 

Kitâb ud-Dacwa (5), chap. 2, page 83 et 84.

Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Comment la personne ordinaire peut faire prévaloir l'avis d'un savant par rapport à un autre ?

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Comment la personne ordinaire peut faire prévaloir l'avis d'un savant par rapport à un autre ?
Question :

Que doit faire la personne ordinaire à propos d'un sujet sur lequel les savants ont divergés, et sur lequel il lui est difficile de trancher, par exemple : le Chaykh Ibnu Bâaz dit une chose et l'argumente par ses preuves, et le Chaykh al-Albânî émet un avis juridique opposé en l'argumentant aussi par ses preuves ; cette personne [ordinaire] doit-elle faire le choix de la précaution ou plutôt choisir le plus facile ? 
 
Réponse :

Bismi LLÂHi r-Rahmâni r-Rahîm

 
Les savants ont plusieurs opinions à ce sujet, et cette divergence concerne le cas où la personne ne peut faire prévaloir un avis par aucun des moyens utilisés pour cet effet : comme le fait d'examiner les arguments, ou d'observer le degré du Mufti en terme de science, de dévotion, etc.

Et les savants ont à ce sujet, en résumé, trois avis :

 
- le premier : que la personne choisisse l'avis le plus contraignant ;
le second : qu'elle choisisse le plus aisé ;
- le troisième : qu'elle sélectionne parmi les deux avis ou les opinions celui qui lui convient.
 
Et ce qui me paraît le plus juste, c'est :

que si la situation est telle qu'elle est décrite, la personne du commun/ordinaire peut choisir l'avis le plus aisé, car l'aisance est la base de la législation, ALLÂH le Très Haut dit (traduction rapprochée) :

 
{ALLÂH veut pour vous la facilité, IL ne veut pas la difficulté pour vous} [S.2/V.185] 

et le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam- a dit :
 
"j'ai été envoyé avec la droiture aisée" 

comme cela a été rapporté dans le recueil "Masnad" de l'imâm Ahmad d'après le hadîth de 'Â-ichah (radiya LLÂHu 'anhâ) avec une chaîne de transmission convenable.

Et il a été rapporté aussi dans le "Masnad" avec une chaîne authentique, le hadîth du bédouin -anonyme- qui affirme avoir entendu le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam- dire :

"la meilleure de vos qualités religieuses est son aisance"

De même que le Prophète -çalla LLÂHu 'alayhi wa sallam-, à chaque fois qu'il était amené à choisir entre deux options, choisissait la plus facile des deux comme cela est cité dans les deux recueils "Sahîhs" d'après 'Â-ichah (radiya LLÂHu 'anhâ.
 
TOUTEFOIS, il est important d'observer :

que cela concerne uniquement le cas où lui parviennent deux avis émis par des GENS DOUÉS DE SCIENCE, et qu'il n'arrive pas à trancher parmi ces deux opinions en appliquant les causes qui permettent d'en faire prévaloir un, comme nous venons de l'indiquer ; ceci afin qu'il ne commette pas l'erreur de la permissivité, au sujet de laquelle les savant sont unanimes sur son interdiction. Son devoir est plutôt de se conformer à la vérité autant que faire se peut. 
wa LLÂHu a'lam
 
Votre frère
Khâlid bnu 'Abdi LLÂH al-Muslih (1)
4/9/1424 H.
 
(1) Nommé (parmi ses élèves) par ach-Chaykh as-Sâlih al-'Uthaymîn -rahimahu LLÂH- pour lui succéder dans l'imamat et les sermons, ainsi que l'enseignement à la mosquée de 'Unayzah.
Qu'ALLÂH le préserve et l'assiste, et nous fasse profiter de sa science, âmîn
 
كيف يرجح العامي بين أقول العلماء
السؤال: ماذا يعمل الإنسان العادي في أمر اختلف فيه العلماء، وصعب فيه الترجيح، فمثلاً يقول الشيخ ابن باز شيئاً ويعلله بأدلته، ويفتي الشيخ الألباني بالعكس ويعلله بأدلته أيضاً، هل يختار الإنسان الأحوط أم الأيسر؟
 
الجواب: بسم الله الرحمن الرحيم
للعلماء في ذلك أقوال متعددة، ومحل الخلاف فيما إذا لم يتمكن من الترجيح بأي وجه من أوجه الترجيح، كالنظر إلى الأدلة، أو النظر إلى حال المفتي من العلم و الورع أو غير ذلك. وحاصل ما للعلماء في هذه المسألة ثلاثة أقوال:
الأول: يأخذ بالأشد.
الثاني: يأخذ بالأيسر.
الثالث: يتخير بين القولين أو الأقوال
والذي يظهر لي : أنه إذا كان الحال كما ذكر فإن للعامي أن يأخذ الأيسر من الأقوال؛ لأنه بناء الشريعة قال الله تعالى: ﴿يُرِيدُ اللَّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسَْر﴾ (البقرة: 185) وقال النبي صلى الله عليه وسلم: (بعثت بالحنيفية السمحة) كما في مسند الإمام أحمد من حديث عائشة رضي الله عنها بسند لا بأس به. وروى في المسند أيضاً بسند صحيح حديث أعرابي لم يسمه أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم يقول: ((خير دينكم أيسره)). كما أن النبي صلى الله عليه وسلم لم يخير بين أمرين إلا اختار أيسرهما كما في الصحيحين من حديث عائشة
لكن ينبغي أن يلاحظ أن هذا فيما إذا بلغه قولان عن أهل العلم ولم يتمكن من الترجيح بينهما بنوع من المرجحات كما ذكرنا؛ لئلا يقع في مسألة تتبع الرخص التي أجمع أهل العلم على عدم جوازها، بل الواجب اتباع الحق حسب الإمكان. والله أعلم
أخوكم
خالد بن عبدالله المصلح
4/9/1424هـ
copié de alminhadj.fr
 
Khâlid bnu 'Abdi LLÂH al-Muslih - خالد بن عبدالله المصلح

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Ceux qui insultent et dénigrent le prophète صلى الله عليه وسلم (vidéo)

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Ceux qui insultent et dénigrent le prophète صلى الله عليه وسلم (vidéo)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La hijra est obligatoire ou simplement une sounnah ? Quelles sont les conditions afin de résider dans un pays non musulman ?

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La hijra est obligatoire ou simplement une sounnah ? Quelles sont les conditions afin de résider dans un pays non musulman ?
67018787 p
Question :
 
Est-ce que la Hijrah est obligatoire ou simplement une Sounnah ?
 
Réponse :
 
Certes la « Hijrah »  [1] est une obligation sur tout croyant qui n'a pas la capacité de manifester sa religion dans un pays non musulman. 
 
Et son Islâm n'est pas complet tant qu'il est dans l'impossibilité de manifester [sa religion], et cela jusqu'à ce que [la personne] accomplisse la « Hijrah ». 

Et la chose qui rend [la Hijrah] obligatoire et elle-même obligatoire. Et cela est comme la « Hijrah » des musulmans de la Mecque vers l'Abyssinie, ou de la Mecque vers Médine [...] [2]
 
67018787 p
Question :
 
Qu'en est-il de résider dans un pays non musulman ?
 
Réponse :
 
S'installer un pays non musulman est un grand danger quant à la religion du Musulman, pour sa moralité, sa conduite et son éthique.

Nous avons pu témoigner ainsi que d'autres de ceux qui sont partit [dans ces pays], ils sont revenus comme pervertis, et d'autres parmi eux sont revenus en ayant apostasié leur religion et en ayant mécru en celle-ci comme en toute autre religion - Et nous cherchons refuge auprès d'Allâh - jusqu'à nier complètement et à se moquer de la religion et de leurs gens, passés et présents.

Et c'est la raison pour laquelle nous devons prendre des mesures afin de protéger contre de telles choses, et poser des conditions afin d'empêcher les gens de suivre ce chemin de passions qui mène à la destruction.

 
Afin de résider dans un pays non musulman, il faut impérativement respecter deux conditions :
 
- La première condition :
 
Que le résident soit ferme dans sa religion, afin qu'il ait assez de science, de foi et de pouvoir pour adhérer fermement à sa religion tout en se méfiant de dévier ou d'aller hors du droit chemin, et qu'il ait une attitude d'aversion et de ressentiment à l'égard du mécréant [et de la mécréance en générale] en n'éprouvant pas d'amitié à leur égard, ni d'amour, car les considérer comme alliés et les aimer sont des choses qui contredisent la foi.
 
Allâh - Ta'âla - dit :
 
« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allâh et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. » [3]
 
Et Il - Ta'âla - dit :
 
« O vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes. Tu verras, d'ailleurs, que ceux qui ont la maladie au cœur se précipitent vers eux et disent : « Nous craignons qu'un revers de fortune ne nous frappe. » Mais peut-être qu'Allâh fera venir la victoire ou un ordre émanant de Lui. Alors ceux-là regretteront leurs pensées secrètes. » [4]
 
Et il est authentiquement rapporté dans le « Sahîh » que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Quiconque aime un peuple, en fait partie, et l'homme sera avec celui qu'il aime. »
 
Aimer les ennemis d'Allâh est un des dangers les plus graves pour le musulman, parce que les aimer implique d'être en accord avec eux et les suivre, et à être moins engagé dans le fait de ne pas les dénoncer, d'où le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :« Quiconque aime un peuple, en fait partie »
 
- La deuxième condition :
 
Qu'il soit capable de pratiquer sa religion ouvertement, afin qu'il puisse observer les rituels de l'Islâm sans interdiction.

Qu'il n'ait pas de gêne à pratiquer la prière en groupe, de prier la prière du vendredi et de faire les prières en groupes s'il y a là d'autres personnes avec qui il peut prier en groupe et célébrer la prière du vendredi ; Et qu'il n'est pas d'interdiction à donner l'impôt obligatoire, à pratiquer le jeûne, à faire le Hadj [Le pèlerinage] et autres rituels de l'Islâm.

S'il n'est pas capable de pratiquer cela, alors il ne lui est pas permis de rester [dans ce pays], et il devient obligatoire pour lui d'émigrer [Hijrah] dans ce cas.

Il est dit dans « al-Moughnî »  [5] vol-8 p.457 une parole sur le sujet, que les gens sont de trois catégories pour la « Hijrah » : « Et que la première [de ces catégories] est qu'il est obligatoire [pour la personne] d'appliquer [l'émigration] lorsqu'elle n'a pas la capacité de pratiquer sa religion ouvertement, et qu'il ne lui est pas possible ainsi d'accomplir ses obligations religieuses quand celle-ci réside parmi les non musulmans. Cela est donc obligatoire [pour la personne] de faire la « Hijrah » selon la parole d'Allâh - Ta'âla :
 
« Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez-vous ? » [À propos de votre religion] - « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d'Allâh n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? » Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » [6]
 
Et cela est un dur châtiment qui indique l'obligation. Et certes l'obligation dans l'accomplissement de sa religion et une obligation qui s'impose à qui en est capable. La « Hijrah » fait partit des nécessités obligatoire et de ce qui le complète. » [...] [7]
 
67018787 p
Question :
 
Quand une personne est dans l'incapacité d'assurer sa propre sécurité et celle de sa foi devant les dissensions qu'elle rencontre dans son propre pays, est-ce que cela est une raison qui oblige l'émigration pour le musulman ?

Et où doit-elle émigrer ?
 
Réponse :
 
Si la réalité est telle que vous l'avez rappelé et que le musulman n'a plus la possibilité d'assurer la sécurité de sa propre personne et celle de sa religion face aux dissensions qui agitent son pays, la Loi lui permet de faire l'émigration, quant il en a la possibilité, pour un pays où [cette personne] se trouve en sécurité pour sa personne et sa religion. [8]
 
[1] La « Hijrah » [l'émigration] dans la Loi Islamique, c'est le fait de se déplacer d'un pays non musulman [Balad al-Kufr] pour un pays musulman.
[2] Kitâb « Charh al-Arba'în an-Nawawiyyah » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.16
[3] Coran, 58/22
[4] Coran, 5/51-52
[5] Ouvrage « al-Moughnî » de grande référence dans la jurisprudence de rite hanbalite, de l'Imâm Ahmad Ibn Muhammad Ibn 'Abder-Rahmân Ibn Qoudâma al-Maqdissî.
[6] Coran, 4/97
[7] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 3/25
[8] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 12/51

 

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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