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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:12
Le boycott des produits danois
Question :
 
Si nous savons que le Détenteur de l’Autorité n’ordonne pas le boycott (muqâta’ah) des produits (muntadjât) danois [1] et qu’il ne nous l’interdit pas, pouvons-nous personnellement les boycotter, sachant que cela portera un coup [au Danemark, et ceci] pour le soutien (nusrah) de notre Prophète -Prière et Salut d’Allâh sur lui- ?
 
Réponse :
 
Ce sujet doit être détaillé (tafsîl) :
 
- Premièrement, si le Détenteur de l’Autorité ordonne le boycott d’un État parmi les États, alors, il est obligatoire à l’ensemble du [peuple] le boycotter car cela est de leur intérêt (maslahah) et [un moyen] de porter préjudice à l’ennemi (madarrah) et d’obéir au Détenteur de l’Autorité.
 
- [Deuxièmement], si le détenteur n’ordonne pas le boycott, alors, à la personne de choisir : si elle le souhaite, elle boycotte et si elle ne veut pas l’accomplir qu’elle le délaisse.
Elle a le choix dans cette affaire (amr).

[1] Suite aux caricatures provocantes et humiliantes sur la noble et chère personne de notre Prophète Bien-aimé Muhammad -Prière et Salut d’Allâh sur lui- publiées par un journal danois avec la complicité de leur gouvernement dans cette affaire ! Il est a signalé que la même chose s’est produite au cours du mois de février 2008. Qu’Allâh le Très-Haut s’occupe de ses ennemis comme il se doit.

 

tiré d’une conférence : « us ûlu talaqqî al-‘ilm wa dawâbituh »donnée par le Chaykh le jeudi 11 Muharram 1427 H. à 56 min et 53 s.
copié de mukhlisun.over-blog.com 
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:42
Les catégories d’indication des noms parfaits

Question :

 

De combien sont les catégories d`indication des noms parfaits ?

 

Le cheikh répond en citant trois catégories qui sont les suivantes :

 

-Les noms indiquent l’entité d’Allah par correspondance (مطابقةً) (Moutaabaqatane) (Allah possède une entité (une essence), des noms, des attributs et des actes et tout cela constitue la foi en Allah).


-Les noms indiquent des attributs extraits, dérivés de ces mêmes noms par inclusion (تضمناً) (Tadammounane).

-Les noms indiquent des attributs qui ne sont pas extraits de ces mêmes noms par implication (التزاماً) (Iltizaamane). Ces noms sont donc déduits de manière indirecte de ces derniers.

 

Exemple d’application de ces catégories à deux noms : الرحمن الرحيم (A-Rahmaane, A-Rahime), Le Tout Miséricordieux Le Très Miséricordieux


-Ces deux noms indiquent l’entité d’Allah par correspondance, contrairement à ce que croyaient les polythéistes : lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم invoquait Allah par ce nom "a-rahamane", ils pensaient qu’il invoquait une autre divinité en dehors d’Allah. 

Ce que l’on profite également à la lumière de cette règle, c’est que lorsqu’Allah dit dans son livre :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

"Le Tout Miséricordieux S’est établi ‹Istawa› sur le Trône" (1)

 

Ce verset a pour sens qu’Allah s’est élevé et établi sur son trône conformément au sens littéral du verbe "istawa" et qu’il s’est élevé et établi par son être, son entité car le nom ici "a-rahmane" indique donc l’entité d’Allah donc cela revient à dire qu’Allah, lui-même, de par son être s’est élevé et établi sur son trône.

 

-Ces deux noms incluent un attribut qui est "الرحمة" "a-rahmah" la miséricorde, donc ici on voit bien apparaître l’inclusion.

 

-Ces deux noms vont impliqués d’autres attributs de manière implicite, car Allah s’il est le tout miséricordieux il est par implication vivant, donc on extrait ici du nom Le Tout Miséricordieux la vie (الحياة) (al-hayah) par implication, de même on extrait de la même façon la puissance (القدرة) (al-qoudrah). Donc par conséquent Allah ne peut être "Le Tout Miséricordieux" que s’il possède vie et puissance, et cela est impératif.

 

Et ainsi on peut déduire de ce nom et d’autres noms des attributs qui sont inhérents les uns aux autres.

 

Autre exemple : Le savant (العليم) "al-’alim"

 

-Il indique l’entité d’Allah par correspondance

 

-Il inclut l’attribut de la science.

 

-Il implique l’attribut de la vie, de la puissance, de la vue, de l’ouie et autres, car Allah ne peut être savant s’il n’est pas vivant, s’il n’a pas de puissance, s’il ne voit pas, s’il n’entend pas.

 

La différence entre ces deux noms : "a-rahmaane" et "a-rahime"

 

L’attribut qui est inclus dans ces deux noms est la miséricorde.

 

Mais il faut savoir que dans le détail la miséricorde de "a-rahaame" est différente de la miséricorde de "a-rahime" et ceci de deux aspects :

 

-pour ce qui est du nom "a-rahmane" sa miséricorde englobe tous les êtres, qu’ils soient mécréants ou croyants, elle est donc générale, ne vois-tu pas qu’Allah, dans cette vie d’ici-bas, pourvoit les mécréants de nourritures, d’enfants et de toutes sortes de bien, ceci est de par la miséricorde de "a-rahmane". 

 

Par contre la miséricorde de "a-rahime" est uniquement pour les croyants et dans l’au-delà, lors du jour des comptes. Allah dit dans son livre :

وَكَانَ بِالْمُؤْمِنِينَ رَحِيماً

"Et Il est envers les croyants très miséricordieux (rahimane)" (2)

 

-Le nom "a-rahmane" inclut l’attribut de la miséricorde, cet attribut est propre à l’être divin (a-sifatou a-dhatiyah) par contre l’attribut de "a-rahime" est propre à l’acte divin. Nous allons voir dans ce qui suit la différence entre ces deux catégories d’attributs et nous reviendrons plus en détail sur cette différence insha Allah.

 

Ensuite le cheikh va donner une précision qui est la suivante

 

Ces trois catégories d’indication sont propres aux noms d’Allah uniquement, car dans le cas de l’homme, on s’aperçoit de manière claire qu’il peut être nommé par "le sage" alors qu’en réalité c’est un ignorant, ou par "le puissant" alors que c’est un faible, ou par le "vertueux" alors que c’est un pervers et ainsi de suite.

000-copie-2 

Question :

De combien sont les catégories d`indication des noms parfaits du point de vue de l`inclusion ?


-Le nom propre d’Allah : Allah (الله) – Ce nom inclut toutes les autres significations des noms parfaits, donc ce nom est le nom regroupant tous les attributs parfaits, la preuve de cela est que tous les noms cités dans le coran en même temps que le nom d’Allah viennent à chaque fois à la suite de ce dernier, il devance donc tout autre nom. 

Les exemples dans le coran sont très nombreux, à titre d`exemple :

هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ هُوَ الرَّحْمَنُ الرَّحِيمُ (22) هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلامُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُونَ (23) هُوَ اللَّهُ الْخَالِقُ الْبَارِئُ الْمُصَوِّرُ

22. C’est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l’Invisible tout comme du visible. C’est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 23. C’est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui ; Le Souverain, le Pur, L’Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allah ! Il transcende ce qu’ils Lui associent. 24. C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur" (3)

Ici, tous les noms cités viennent à la suite du nom "Allah" ce qui prouve que leur sens est compris dans le nom propre d’Allah 
(4) 

-Les noms qui incluent un attribut propre à l’être divin "الصفة الذاتية" (a-sifatou a-thaatiya), la définition est la suivante :

" Ce sont les attributs dont Allah n’a cessé d’être et ne cesse d’être caractérisé comme l’audition et la vue"
(5) 

Exemples :

 
  • السميع (a-sami’) : celui qui entend, ce nom inclut l’attribut de l’audition ou l’ouie, cette audition est absolue et parfaite, Allah entend les voix hautes et basses, toutes à la fois. Cette attribut est directement lié à l’entité divine car cet attribut Allah en est qualifié de manière continuelle et éternelle et nullement lié à sa volonté.
 
  • البصير (al-bassir) : celui qui voit, Le Voyant, ce nom inclut l’attribut de la vue, Allah voit tout, ce qui est minuscule comme ce qui est grandiose, rien n’échappe à sa vue, sa vue est absolue et parfaite contrairement à celle de ses créatures.
C’est également un attribut propre à l’être divin.
 
  • العليم (al-’alim) : Le Savant, le verset suivant traduit l’attribut absolu et parfait qu’est la science  
لا يَعْزُبُ عَنْهُ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ فِي السَّمَوَاتِ وَلا فِي الأَرْضِ وَلا أَصْغَرُ مِنْ ذَلِكَ وَلا أَكْبَرُ
"Rien ne Lui échappe fût-il du poids d’un atome dans les cieux, comme sur la terre" (6) 
 
  • القدير (al-Qadir) : Le Tout Capable, Allah a une capacité parfaite et absolue, cet attribut compris dans ce nom par inclusion n’est pas lié à la volonté d’Allah, Allah est capable de toute chose, de tout ce que l’on peut s’imaginer et de ce qui sort de notre imagination, Il est capable absolument de tout, pas de limite à sa capacité. Allah est donc qualifié par cet attribut de manière continuelle, Pureté à Lui.

Remarque : 

La différence fondamentale entre ces deux catégories d’attributs, c’est la volonté divine, l’une y est subordonnée, dépendantes (attribut propre à l’acte divin), l’autre indépendante d’elle (attribut propre à l’acte divin).

-Les noms qui incluent un attribut propre à l’acte divin "الصفة الفعلية" (a-sifatou al-fi`liyah), la définition est la suivante :

"Ce sont les attributs qui se rattachent à la volonté divine, s’il veut il les accomplit, et s’il veut il ne les accomplit pas comme l’élévation sur le trône, la venue (d’Allah le jour du jugement)" (7) 

Exemples :

 
  • الخالق (Al-khaliq) : le créateur, l’attribut extrait par inclusion de ce nom est la création, Allah crée quand il veut, cet attribut est donc subordonné à sa volonté, donc il est propre à l’acte divin, et sans doute, la création représente un des actes d`Allah.
 
  • الرازق (a-Raziq) : celui qui pourvoit, il donne la subsistance à ses créatures : croyantes et mécréantes, humaines, animales et végétales. Cette subsistance est octroyée selon sa volonté, c’est un acte divin, donc sa catégorie est celle des attributs propres à l’acte divin.

-Les noms qui comprennent son éloignement, son exemption et son élévation de toutes imperfections, défauts et faiblesses.

Exemples : Le cheikh en cite deux qui sont les suivants :

 
  • القدوس (al-Qouddous), Le Très sanctifié : ce nom parfait que l’on peut également traduire par Le Pur, vient du terme al-qoudss (القدس) qui a pour signification au niveau de la langue a-taharah (الطهارة), la pureté. 

Donc Allah, Le Très Haut, est pur de toutes imperfections et défauts.
 
  • السلام (a-salam), le pacifique, l’apaisant c’est ainsi que ce nom est habituellement traduit en langue française, son sens est : 

Celui qui est sain de toutes imperfections dans son entité, dans ses attributs et dans ces noms. 

L’imam, l’exégète du coran Al-Qourtoubi, nous informe dans son tafsir (8) , de la parole de Ibn al-’Arabi al-maliki, qu’Allah leur fasse miséricorde : 

"Les savants, qu’Allah leur fasse miséricorde, sont d’accord pour dire que le sens de notre parole en rapport à Allah "a-salam" est relatif au salut dont le sous-entendu est : "thou a-salam" (ذو السلام) (celui qui possède le salut), ensuite ils ont divergé quant au sens de ce qui est relatif à Allah (c’est à dire le sens du terme : "le salut" qui provient d’Allah, Le Très Haut) en trois avis :

Celui qui est sain de toutes imperfections et de toutes faiblesses.
Celui qui annonce la paix (a-salem), c’est à dire qui annonce la paix à ses créatures dans le paradis :
سَلامٌ قَوْلاً مِنْ رَبٍّ رَحِيمٍ
"Paix : Parole d’un Seigneur très Miséricordieux" (9) 

Celui qui a épargné ses créatures de son injustice  (10) 

Je (al-Qourtoubi) dis : "ceci est la parole de al-Khattaabi, et donc cet avis et celui d’avant l’attribut (a-salam : la paix) est propre à l’acte (divin). Et d’après l’avis disant qu’il est sain de toutes imperfections et de toutes faiblesses (le premier avis), l’attribut (a-salam : la paix) est propre à l’entité divine"  (11) 

A titre de complément, nous citons le hadith suivant, qui est rapporté par al-Bazzar (hadith 1999)et a-Tabarani (hadith 10392) avec une chaîne de transmission authentique (sahih)  (12)  dans son livre intitulé al-mou`djam al-kabir : d’après Abdallah Ibn Massou’d, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : "a-Salam est un des noms d’Allah, il l’a placé sur la terre, alors passez vous le salam, le musulman lorsqu’il passe devant des gens puis leur passe le salam (il leur souhaite la paix" et qu’ils lui répondent, il a le mérite d’un degré sur eux et s’ils ne lui rendent pas le salam alors le lui rendra celui qui est meilleur qu’eux  (13)  ". 

 

[1] Sourate Taha – verset 5
[2] Sourate les coalisés – verset 43

[3] Sourate l’exode – verset 22 à 24
[4] L’avis le plus authentique est celui désignant le nom d’Allah comme étant dérivé du terme "الإله " qui veut dire divinité puis après avoir été défini par la particule correspondante "ال" (al), al-ilah est devenu alors Allah (al[-i]lah = allah).
[5] Définition de cheikh Mohammed Al-’Otheimine dans son livre "charh loum’ati al-’itiqade" (page 25).
[6] Sourate Saba – verset 3
[7] Définition de cheikh Mohammed Al-’Otheimine dans son livre "charh loum’ati al-’itiqade" (page 25).
[8] Al-djami’ li-ahkam al-qour ane
[9] Sourate Yassin - verset 58
[10] C’est à dire qu’Allah, s’il voulait, il sera capable de faire injustice à ses créatures, mais comme il est juste, Pureté à lui, il ne commet d’injustice fut-ce le poids d’un atome à l’une de ses créatures.
[11] En regroupant ces différents avis qui ne sont aucunement contradictoires entre eux, nous pouvons affirmer que cet attribut (a-salam) est à la fois propre à l’entité divine et propre à l’acte divin à la fois, et on va voir a la suite des cours, que certains attributs ont la caractéristique d’appartenir aux deux catégories en même temps à l’exemple de la parole (al-kalam).
[12] Voir a-silsilatou a-sahihah (4/578 – hadith 1894) et également al-djami’ a-sahih (hadith 3697) de cheikh al-Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde.

[13] C’est à dire les anges.
 

Source :  أعلام السنة المنشورة لاعتقاد الطائفة المنصورة

Traduction : Cours dispensés par le frère Abdelmalik Abou Adam Al-fransi

copié de sounna.com

 
Cheikh Hâfidh bnou Ahmad al Hakamî - الشيخ حافظ أحمـد بن علي الحكمي
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:00
Les repas caritatifs

Question :

 
Que pensez-vous des repas caritatifs que l'on prépare à domicile et que l'on vend dans les écoles ou les institus de Mémorisation du Qur'an, en sachant que cet argent sert à financer les oeuvres de bien et soutenir les écoles de Qur'an réservées aux femmes ?
 
Qu'Allah vous récompense
 
Réponse du Cheikh : 
 
Je dis que celui qui veut faire du bien aux pauvres , qu'il le fasse directement sans passer par ces diners caritatifs ou toute autre imitation de ce genre .
 
Donc, que celui qui possede un bien , qui veut faire une sadaqa, le fasse directement auprès des pauvres !

Donne leur de l'argent directement à eux !

Pourquoi aller acheter - lors de ces diners - avec ce même argent qui par la suite deviendra sadaqa ?

Donnes directement cet argent car au départ il s'agit bien d'une sadaqa que tu veux faire, et affranchis toi de ces détours !
 
(166) السؤال : ما رأيكم فيما يسمى بالطبق الخيري ، بحيث يعد في المنزل ويباع في المدارس أو في مدارس التحفيظ وريعه يصرف في أعمال البر ودعم مدارس التحفيظ النسائية وجزاكم الله خيراً
الجواب: أنا أقول من أراد أن يحسن إلى الفقراء والمساكين فإنه يتصدق عليهم مباشرة بدون طبق خيري وبدون هذه التقاليد ، وهذه التعسفات
فالذي عنده خير وعنده صدقة وعنده هذه الطرق تصدق عليهم مباشرة ، ادفع المال مباشرة لماذا تذهب وتشتري بها والثمن يصبح صدقة لماذا؟ ادفعها من الأول على أنها صدقة واسترح من هذه الالتواءات والملفات
المرجع (الإجابات المهمة في المشاكل المدلهمة لمعالي الشيخ/ صالح بن فوزان الفوزان ،ص202-وهو السؤال رقم (166) ، قام بإعدادها وجمها محمد بن فهد الحصين - الجزء الأول ط1-1425هـ - مطابع الحميضي )
 
copié de sahab
"Les réponses importantes sur les points obscurs" du Cheikh çâîh Ibn Fawzân al Fawzân , P.202 , question n° 166 . Préparé et compilé par Mohamed ibn Fahd al Houçayn . Première partie . L'an 1425 de l'Hégire
Traduction : Oum Mohamed
 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 02:12
Ecouter le coran pendant que l'on fait autre chose
Question :
 
Parfois je passe quelques heures dans la cuisine pour préparer à manger à mon mari et pour profiter de ce temps j’écoute le Qur’an.

Donc, mon acte est-il correct ou faire cela est-il incorrect si l’on se réfère à la Parole d’Allâh
تعالى (traduction rapprochée) :

« Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l'oreille attentivement, et observez le silence » (al-A’râf, 204)
 
Réponse :
 
Il n’y a aucun mal dans le fait d’écouter le Qur’an tout en faisant autre chose et cela ne contredit pas la parole d’Allâh (traduction rapprochée) :
 
« …prêtez-lui l'oreille attentivement, et observez le silence» (al-A’râf, 204)
 
(...)

 

Kitâb al-Muntaqa Min Fatawâ (3/298)

Publié par darwa.com

 

السؤال: أقضي بعض الأوقات الساعات الطوال في المطبخ، وذلك لإعداد الطعام لزوجي، وحرصًا مني على الاستفادة من وقتي؛ فإنني أستمع إلى القرآن الكريم، سواء كان من الإذاعة، أو من المسجل؛ فهل عملي هذا صحيح أم أنه لا ينبغي لي فعل ذلك؛ لأن الله تعالى يقول ‏

‏وَإِذَا قُرِىءَ الْقُرْآنُ فَاسْتَمِعُواْ لَهُ وَأَنصِتُواْ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ‏ - ‏‏سورة الأعراف‏:‏ آية 204‏ ‏‏؟‏

الإجابة: لا بأس باستماع القرآن الكريم من المذياع أو من المسجل والإنسان يشتغل، ولا يتعارض هذا مع قوله‏:‏

‏فَاسْتَمِعُواْ لَهُ وَأَنصِتُواْ‏ -‏ ‏‏سورة الأعراف‏:‏ آية 204‏

لأن الإنصات مطلوب حسب الإمكان، والذي يشتغل ينصت للقرآن حسب استطاعته‏.‏

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Coran - القرآن الكريم
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 00:00
Les origines du polythéisme (الشرك بالله)

D’après ce qui a été établi dans la Shari’a (loi prescrite), l'humanité était – au début – une seule nation reposant sur le vrai Tawhid (unicité d’Allah), puis le Shirk (orientant toute partie ou forme de culte, ou toute autre chose qui est strictement réservé à Allah vers autre qu'Allah) a graduellement touché cette nation.

 
La preuve de ceci est l'énonciation d'Allah le très haut (traduction rapprochée) :
 
« L'humanité était une Oumma (nation), puis Allah a envoyé les prophètes apportant de bonnes nouvelles et des avertissements. » (Sourate Baqara 2- verset 213)
 
Ibn 'Abbas – radya Allah ‘an hou- dit :
 
Entre Nouh (Noé) et Adam il y eut dix générations, toutes étaient sur la Shari’a (loi) de la vérité, puis elles ont différé. Ainsi Allah a envoyé des prophètes comme messagers de bonnes nouvelles et en tant qu’avertisseurs"  
[Tahdhir As-Saajid min Ittikhadh Al-Qoubour Masaajid (pp.101-106)]
 
Ibn 'Urwah Al-Hanbali (d.837 H) a indiqué :
 
"Cette énonciation réfute ces historiens des Gens du livre qui affirment que Qabil (Caïn) et ses fils étaient des adorateurs du feu" (rapporté par Ibn DJarir -Tabari dans à son Tafsir (4/275) et à Al-Hakim (2/546) qui a indiqué : "il est authentique selon le critère d'Al Boukhari." Adh-Dhahabi a agrée également). 
 
Je dis : En cela se trouve également une réfutation de la théorie de certains philosophes athées qui réclament que la base (naturelle) de l'homme est le Shirk, et que le Tawhid est apparu chez l'homme ! Le verset précédant réfute cette affirmation, de même que les deux hadiths authentiques suivants :
 
Premièrement : 
 
Son (le Prophète sallallahou 'alaihi wa sallam) affirmation qu’il tient de son seigneur (Allah) : 
 
" j'ai créé tous mes serviteurs sur la religion vraie (sur le Tawhid, exempt de Shirk). Puis les diables sont venus à eux et les ont égarés de leur vraie religion. Ils ont rendu illicite aux gens ce que j'avais rendu licite pour eux, et ils leur ont ordonné de M’associer dans le culte, ceux là même que j'avais envoyé ici bas sans aucune autorité. " 
(Al Khawakib Ad-Dourari fi Tartib Mousnad Al Imam Ahmad 'ala Abwab Al Boukhari (6/212/1).
 
Deuxièmement : 
 
Son (le Prophète ) affirmation : 
 
" chaque enfant naît sur la Fitrah mais ses parents en font un juif ou un chrétien ou un mazdéen. C’est comme la manière dont un animal donne naissance à une progéniture normale. As-tu déjà assisté à une (progéniture) née mutilée avant que vous ne la mutiliez. " 
[Rapporté par Mouslim (8/159) et Ahmad (4/162) de 'Iyaadh ibn Himar Al-Mujaashi'ee radya Allah 'an hou]
 
Abou Hurayra a indiqué : Récite si tu le souhaite (traduction rapprochée) :
 
"la fitrah d'Allah selon laquelle il a créé l'humanité. Il n’y a aucun changement à la création (la religion) d'Allah. " (Ar-Roum Surah 30 – verset 30)
 
Note :
 
[Des rédacteurs]  Ibn-Al-Athir a indiqué dans An-Nihaayah (3/457) : 
 
"Al-Fitr : signifie commencer et créer, et Al-Fitrah est la condition résultant d'elle. 
La signification est que l'humanité était née selon une nature qui la rendait prête à accepter la religion vraie. 
Ainsi si elle avait été laissée sur ces bases, alors elle aurait continué dessus. 
Cependant, ceux qui dévièrent de ceci le firent en raison des faiblesses humaines et du suivi aveugle des autres....."
 
Al-Hafidh Ibn Hajar a indiqué en Al Fath (3/248) : 
 
"le peuple diffère au sujet de ce qui est signifié par Al Fitrah et l'énonciation la plus connue est qu'elle signifie l'Islam."
 
Ibn ‘Abd Al Bar l’a indiqué : 
 
"C'est ce qui était bien connu de la majeure partie des Salafs (prédécesseurs pieux), et les disciples du Tafsir conviennent que ce qui est signifié par l'énonciation d'Allah - Le Plus Haut - la "Fitrah d'Allah selon laquelle il a créé l'humanité." est l'Islam)."
 
Après cette explication claire, il est de la plus grande importance que les musulmans sachent que le Shirk s’est répandu parmi les croyants, après qu'ils étaient mouwahhidine (des gens du Tawhid)
 
A propos de l'énonciation d'Allah - le plus parfait - au sujet du peuple de Nouh (traduction rapprochée) :
 
"Et ils ont dit : Vous n'abandonnerez pas vos dieux, ni n’abandonnerez Wadd, ni Suwaa ', ni Yaghooth, ni Ya'ooq, ni Nasr. " (Sourate Nouh 71 – verset 23)
 
Il a été rapporté par un groupe du Salafs (prédécesseurs pieux), dans beaucoup de récits, que ces cinq divinités étaient des adorateurs vertueux.
 
Cependant, quand ils sont morts, Shaytan (Satan) a inspiré leurs peuple afin qu’ils fassent retraite et se recueillent devant leurs tombes.
 
Puis Ash-Shaytan (Satan) a inspiré ceux des générations suivantes qu' ils devraient les prendre comme idoles, leur embellissant l'idée qu’ils se rappelleraient ainsi d’eux et qu’ils les suivraient de ce fait dans leur vertueuse conduite. 
 
Puis Shaytan (Satan) suggéra à la troisième génération qu'ils devraient adorer ces idoles en dehors d'Allah - Le Plus Haut - et leur inspira que c’était ce que leurs ancêtres avaient l’habitude de faire. 
 
Ainsi Allah leur a envoyé Nouh (‘ alayhi Salam), leur ordonnant d’adorer Allah Seul. 
 
Cependant aucun n'a répondu à son appel excepté quelques uns. 
 
Allah - le puissant et majestueux - a relaté cet incident entier dans la Sourate Nouh.
 
Ibn 'Abbas relate :
 
" En effet ces cinq noms des hommes vertueux du peuple de Nouh. 
Quand ils sont morts Shaytan (Satan) a inspiré à leur peuple de faire des statues qui les représentent et de placer ces statues dans leurs lieux de rencontres comme rappel d'eux, et ainsi firent-elles.
Cependant, aucun parmi eux n'a adoré ces statues, jusqu’à ce que cette génération soit morte et le but des statues a alors été oublié.
Puis (la génération suivante) a commencé à les adorer. "
(Rapporté par Al Boukhari (11/418) et Mouslim (18/52)).
 
Les récits semblables à ceux-ci ont été également rapportés par  Ibn DJarir At-TabarI et d'autres selon les récits d’un certain nombre de Salafs (prédécesseurs pieux) – radya Allah ‘an hum.
 
Dans l'annonce Dou’a Al-Manthour (6/269):
 
Abdullah Ibn Humaid rapporte d’après Abu Muttahar, qui a dit :
 
"(le nom de) Yazid Ibn Al- Muhallab a été évoqué à Abu Ja'far Al- Baaqir(d.11H), et il a dit : Il a été tué à l'endroit où l’on adorait autrefois une autre divinité qu’Allah.
 
Alors il a mentionné  Wadd et a dit :
 
Wadd était un homme musulman qui était aimé par son peuple.
 
Quand il est mort, le peuple a commencé à se réunir autour de sa tombe dans la terre de Baabil (Babel), le déplorant et pleurant. 
 
Ainsi quand Iblis (Satan) les a vu pleurer et le déplorer, il a pris la forme d'un homme et est venu auprès d’eux pour leur dire : Je vois que vous le pleurez et le déplorez.
 
Ainsi pourquoi ne faites vous pas une image de lui (c.-à-d. une statue) et ne la placez vous pas dans vos endroits de rassemblement de sorte que vous puissiez vous rappeler de lui.
 
Ils dirent : Oui, et firent une image de lui et la mirent dans leurs lieux de rassemblement ; ce qui les rappela de lui.
 
Quand Iblis vit comment ils se rappelaient (excessivement) de lui, il leur dit :
 
"pourquoi chaque homme parmi vous ne fait il pas une image semblable pour la placer dans sa propre maison, de sorte que vous puissiez (constamment) vous rappeler de lui."
 
Ainsi ils dirent tous "oui". Ainsi chaque ménage fit une image de lui, qu'ils adorèrent et vénérèrent et qui les rappela constamment de lui.
 
Abu Dja'far a indiqué : " ceux de la génération postérieure ont vu ce que (la génération d’avant) avait fait et considérèrent cela....d’une telle ampleur qu'ils le prirent pour divinité en dehors d’Allah. Il dit alors: " C'était la première idole adorée en dehors d’Allah, et ils ont appelé cet idole Wadd"
(Rapporté par Al Boukhari (8/534))
 

Ainsi la sagesse d'Allah - Le Plus Haut - était accomplie, quand il a envoyé Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en tant que prophète final et a fait de sa Shari’a l'accomplissement de toutes les lois divinement prescrites, du fait qu’il a interdit tous les moyens et toues voies par lesquels les gens peuvent tomber dans le Shirk (l’association – le polythéisme) - qui est le plus grand des péchés.


Pour cette raison, la construction de châsse tombales au-dessus des tombes et prévoir de voyager spécifiquement vers ces lieux comme endroits de festivité et de recueil en prêtant serment à l’occupant d’une tombe ; a complètement été interdit .

(Rapporté par Ibn Abi Haatim également, de même que dans Khawakib Ad-Dourari (6/112/2) d’Ibn ‘Ourwah Al-Hanbali, avec un isnad qui est Hasan, jusqu'à Abu Muttahar.

Cependant, aucune biographie n'a pu être trouvée de lui, pas plus que dans Ad-Dawlabi's  al-Kounaa wal-Asmaa, ni Al-Kounaa de Mouslim, ni quiconque.

Et le défaut caché est qu’il est des Chi’a (Chiites) mais sa biographie n’est pas incluse dans Tawsi’at el Kounaa de l’index des narrateurs chiites.)

Tout ceci mène à l’excès et au culte d’autres divinités qu'Allah - Le Plus Haut.

Ceci est encore plus le cas dans une époque dans laquelle la connaissance diminue, l’ignorance augmente, il n’y a que peu de conseillers sincères (à la vérité) et Shaytan coopère avec les hommes et les djinns afin d’égarer l'humanité et les éloigner du culte d'Allah l’Unique – Le Plus Haut.

www.alalbany.net   
Cette traduction est tirée du livre :
" Tahdhir As-Saajid min Ittikhadh Al-Qoubour Masaajid" - La mise en garde contre le fait de prendre les tombes comme mosquées.
Traduction rapprochée : Mahmoud Abou Abderahman ibn Ali 
revu par Ibn Hamza Al Djazairy 
28 dhoul al qui’da 1426 – 30/12/05
 
copié de alghourabaa.free.fr

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:40
Les Noms et Attributs divins (أسماء الله وصفاته) et la différence entre les deux

Le noble Chaykh Muhammad bn Sâlih Al-‘Uthaymîn – qu’Allâh lui fasse miséricorde – questionné au sujet de la Croyance (‘aqîdah) des Gens de la Sunnah et de l’Unité (ahlu-ssunnati wa-ldjamâ’ah) sur les Noms et Attributs [divin], à savoir s’il existe une différence entre le Nom et l’Attribut [divin] et s’il est nécessaire (yalzamu) d’affirmer (thubût) le Nom pour pouvoir affirmer l’Attribut [divin] et l’inverse ?


Il répondit :
 

La croyance des Gens de la Sunnah et de l’Unité sur les Noms d’Allâh, est l’affirmation de ce qu’Allâh a affirmé sur Lui-même (Son Être / nafsihi) parmi [Ses] Noms et Attributs sans [tombé dans] :

 

 l’altération (at-tahrîf)
 la négation (at-ta’tîl)
 l’interrogation du comment (at-takyîf)
 l’anthropomorphisme (assimilation / at-tamthîl)
 
 
Quant à la différence entre le Nom et l’Attribut, c’est que : 
le Nom est ce par quoi Allâh S’est nommé et l’Attribut est ce par quoi Allâh S’est décrit et entre les deux il y a une dissimilitude claire car le Nom (al-ism) fait cas de [nom] propre (‘alaman) d’Allâh – à Lui la Puissance et la Gloire – englobant (mutadammin) l’Attribut.


Et il est indispensable pour affirmer [correctement] le Nom, d’affirmer [aussi] l’Attribut.

En exemple (traduction rapprochée) :

(… Allâh est Pardonneur (ghafûrun) et Miséricordieux (rahîmun).) (2/173)

 

(ghafûrun) : un Nom impliquant [l’Attribut du] pardon (al-maghfirah) et (rahîmun) ; l’affirmation (ithbât) [de l’attribut de] la miséricorde (ar-rahmah).
 
[Mais parfois,] il n’est pas nécessaire, [à partir] de l’affirmation de l’Attribut, l’affirmation du Nom comme par exemple [l’attribut] de la parole (al-kalâm) : nous ne devons pas affirmer à Allâh le Nom de Locuteur (al-mutakallim) [1].
 
Par conséquent, l’Attribut est [bien] plus vaste car chaque Nom englobe un Attribut alors que chaque Attribut n’englobe [forcément] pas, un Nom.
 
[1] : Car le nom « Locuteur » n’a pas été rapporté dans le Coran et la Sunnah.
C’est seulement l’Attribut qui a été confirmé.


Tiré de « madjmû’ fatâwâ wa rasâ il ac-chaykh ibn ‘uthaymîn » tome 1, question 51
copié de mukhlisun.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:21
Algérie : terre d’islam ?
Question : 
 
Quel est votre avis concernant la personne qui ne fait pas de différence entre l’Algérie, l’Angleterre ou tout autre pays européen mécréant ?

Et lorsqu’on lui demande s’il est permis de voyager vers un pays mécréant, elle répond : où penses-tu être maintenant ?
 
Réponse : 

Louange à Allâh et que les éloges et le salut d’Allâh soient sur celui après qui il n’y aura plus de prophète, ainsi que sur sa famille et sur ses compagnons, jusqu’au Jour de la Rétribution.

Ceci dit :

Comparer l’Algérie à un pays mécréant, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne, revient à comparer un pays qui gouverne avec l’islam et d’autres qui ne gouvernent qu’avec la mécréance.

C’est donc une manière de rendre mécréant l’ensemble des gens ou l’ensemble de la société, et personne n’ignore que cela est contraire à la croyance et aux fondements de  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah.

C’est là la croyance des Khawârij qui déclarent mécréants les musulmans (les gens de Qiblah) par le simple fait de commettre des péchés, mineurs ou majeurs.

Ceci car ils considèrent que les œuvres font partie de la foi et sont une condition de pérennité de la foi, ainsi celui qui commet un grand péché sort de ce qu’ils nomment la foi.

Quant à  Ahl As-Sunnah wal-Jamâ’ah, ils nomment ceux qui se dirigent vers la Qiblah : musulmans et croyants, même s’ils sont désobéissants, tant qu’ils reconnaissent ce avec quoi est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, d’après sa parole rapporté par Anas Ibn Mâlik :

«Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est musulman et il a des droits et des devoirs équivalents aux nôtres.»

et dans une autre version :

«
Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices,  est le musulman qui est sous la protection d’Allâh et de Son Messager, ne trahissez donc pas Allâh dans Sa protection.»
(Al-Bukhârî : 1/496)

C’est-à-dire : ne trahissez pas dans le pacte qu’Allâh a scellé, et n’approchez pas des biens, du sang et de l’honneur (du musulman).

Ce hadith montre l’interdiction de rendre mécréant l’ensemble de la société, et on doit considérer les gens en fonction des apparences : celui qui montre les signes de l’islam, ses règles s’appliquent à lui, tant que rien de contraire n’émane de lui, comme renier une chose authentique avec laquelle est venu le Prophète
صلى الله عليه وسلم, ou rendre licite ce qu’Allâh a rendu illicite.

C’est pourquoi fait partie de la croyance de Ahl As-Sunnah de ne pas témoigner de la mécréance ou de l’hypocrisie d’une personne parmi les musulmans tant que cela n’apparaît pas clairement, et nous devons confier ce qu’ils cachent à Allâh (qui les jugera pour cela).

Ceci car il nous a été ordonné de juger en fonction des apparences, et qu’on nous a interdit les supputations et la recherche de ce sont nous n’avons aucune science.

Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Ô vous les croyants ! Evitez de faire trop de suppositions sur autrui car beaucoup de suppositions sont en fait péché. » et Il dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.»

Parmi les défauts des gens de l’innovation est qu’ils se déclarent mécréants les uns les autres.

Et parmi les mérites de Ahl As-Sunnah est qu’ils déclarent pécheurs (celui qui commet un péché) mais ne le déclarent pas mécréant pour tout péché commis, au contraire la fraternité dans la foi se poursuit même avec les péchés.

Ainsi, si on voit dans le pays les signes de la religion comme la double attestation de foi, l’appel à la prière, l’accomplissement de la prière, la direction vers la  Qiblah et qu’on permet à ses habitants de les accomplir en toute sécurité, et non par pacte engagement ou suivi, alors ce pays sera considéré comme un pays musulman pour Ahl As-Sunnah, et non comme une terre de mécréance, comme c’est l’avis de la secte de Al-Mu’tazilah.

Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allâh 
صلى الله عليه وسلم a dit :

«On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh.
S’ils le disent, prient comme nous, se dirigent vers notre Qiblah, et sacrifient comme nous, alors leur sang et leur bien nous sont interdits, sauf de bon droit, et leur sort est auprès d’Allâh.
»
(Abû Dâwûd 3/101)

Ainsi, on voit clairement l’erreur de celui qui ne fait pas la différence entre les deux pays, de même que s’effondre l’argumentation de celui qui autorise l’émigration vers les pays de mécréance et d’égarement en prétendant qu’il n’existe aucune terre d’islam, pensant s’appuyer sur un argument religieux en la première émigration des musulmans vers l’Abyssinie puisque la Mecque n’était pas en ce temps une terre d’islam.

Il est étonnant de voir que ceux qui prétendent vouloir s’attacher à cette étape de la Mecque où résidaient les musulmans avec le Prophète 
صلى الله عليه وسلم, en état de faiblesse au début de l’islam, et ont ainsi émigrer vers l’Abyssinie en l’absence de terre d’islam à cette époque.

Ces gens ont malgré tout délaissé la pratique des règles en vigueur en cette période, (parmi lesquelles) la préservation originelle du sang du mécréant, car le sang de l’être humain est préservé et ne doit être versé que de plein droit.

Et on interdisait aux musulmans avant l’émigration de débuter le combat, et il était illicite d’engager des combats contre les mécréants dont la mécréance ne faisait pourtant aucun doute.

Les combattre était donc considéré comme un meurtre sans aucun droit.

Cette règle doit donc a fortiori s’appliquer sur le croyant pécheur, ou sur la personne dont la mécréance n’est pas claire !

Pourquoi ont-ils délaissé la mise en pratique des versets exhortant à la patience vis-à-vis de ceux qui nuisent à Allâh et Son messager lorsqu’ils sont en état de faiblesse, et les versets exhortant au combat lorsqu’ils sont en état de force, afin de réunir l’ensemble des versets plutôt que de prétendre l’abrogation de ce qui porte plusieurs sens ou de choisir un avis, puisqu’il n’y a plus d’opposition entre les versets (si on agit de la sorte).

Ces propos viennent de la croyance des  Khawârij qui ont fait de Al-Hâkimiyyah (l’application de la loi d’Allâh) une condition de validité de la foi et le sens même du Tawhîd.

C’est-à-dire que pour eux le sens de «Lâ ilâha IllaLlâh » est : La souveraineté (la législation) n’appartient qu’à Allâh.

Cette appellation et compréhension erronées ont été répandues par celui qui les a innovés : Sayyid Qutb.

Et nul doute qu’expliquer «Lâ ilâha IllaLlâh» par la souveraineté d’Allâh est contraire à l’explication donnée par les pieux prédécesseurs, car pour eux le sens en est : «Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh», et ce d’après la Parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

«C’est ainsi qu’Allâh est le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; c’est Allâh qui est le Très-Haut, le Très Grand

L’unicité d’Allâh est le fondement de la législation et c’est la priorité dans l’appel à Allâh, ainsi Allâh dit (traduction rapprochée) :

«Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il a ordonné à Nûh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons ordonné à Ibrâhîm, Mûsâ et ‘Îsâ : «établissez la religion en vouant un culte exclusif à Allâh et ne divergez pas à son sujet.» Ce à quoi tu appelles (l’unicité dans l’adoration) parait énorme aux polythéistes. Allâh choisit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.» 

Il n’échappe pas à l’homme doué d’intelligence que l’ordre d’adorer Allâh Seul sans associé est une application de la Loi d’Allâh, et c’est la première chose qu’ont ordonné les messagers et les prophètes pour défaire les liens du polythéisme noués dans les poitrines de ceux qui s’y attachaient, ainsi que la purification de la terre et des mosquées d’Allâh de la souillure des statues et des mausolées.

Ainsi le chemin de l’appel à Allâh commence par l’unicité avant toute autre chose (traduction rapprochée) :

«Dis : «Voici ma voie, j’appelle (les gens) à Allâh, avec science, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Allâh ! Et je ne suis point du nombre des polythéistes.»

Ce verset porte donc le sens de l’appel à l’unicité d’Allâh, Son adoration seul et sans associé.
De même que cela apparaît dans le hadith de Mu’âdh Ibn Jabal :

«Tu vas te rendre vers un peuple des Gens du Livre.
Que la première chose à laquelle tu les appelles soit d’attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh et que je suis le Messager d’Allâh.
S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de nuit et de jour…»
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ainsi, faire de  Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi amène à déclarer mécréant en toute situation le gouverneur qui s’oppose à ce qu’Allâh a révélé, de même que ses administrés, même si ces derniers réprouvent ce qu’il fait par leur cœur ou leur langue.

Nul doute que cela est une fausse croyance, puisque faire de Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi conduit à nier que l’unicité de l’adoration et de nombreux fondements et règles comme la prière et d’autres choses encore fassent partie de l’application de ce qu’Allâh a révélé et des liens de la religion institués par Allâh.

Et toutes ces formes de condition sont fausses et contraires à la religion d’Allâh en raison de la parole du Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

«Les liens de l’islam seront défaits les uns après les autres, et chaque fois qu’un lien sera défait, les gens s’attacheront au suivant. Le premier à être défait sera le lien de la Loi (d’Allâh), et le dernier sera le lien de la prière.»
(Sahîh At-Targhîb : 1/369).

Majâlis Tadhkiriyyah ‘alâ Masâ’il Manhajiyyah, p.58-64.
Publié par salafs.com
 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Emigration - الهجرة
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:11
Jugement sur la poignée de main entre hommes et femmes

Question :
 

« Il est devenu très commun parmi nous, de nos jours, quand un homme part en voyage et revient ensuite, un groupe de femmes de son "entourage" vient, le salue et l’embrasse, de même pendant les jours de fête, comme ’Id-ul-Fitr et ‘Id-ul-Adha.


Cela est-il permis ? »

Réponse :

 

Il est bien connu d’après des preuves du Quran et de la Sunna, [1] qu’une femme ne doit pas serrer la main ou embrasser un homme qui n’est pas un mahram pour elle, que ce soit à l’occasion d’une célébration ou au retour d’un voyage ou pour toute autre raison.

Ceci parce que la femme est awra (c’est-à-dire elle doit être couverte) et une fitna (c’est-à-dire une source de tentation).

Donc elle ne doit pas toucher un homme qui n’est pas considéré comme un  mahram pour elle [2], qu’il soit son cousin ou quelqu’un éloigné d’elle.

Et elle ne doit pas l’embrasser ou il ne doit pas l’embrasser.

Nous ne connaissons pas de différence d’avis parmi les savants quant à la prohibition et le rejet de cette question.

Ceci parce que c’est parmi les choses qui causent la fitna (tentations et épreuves) et c’est un des moyens qui mènent à ce qu’Allah a interdit des actes obscènes et impudiques et des coutumes qui s’opposent à la Législation Divine.

Il n’est pas permis aux musulmans de rester sur ces coutumes et de leur rester attaché.

Plutôt ils doivent les abandonner et les combattre.

Et ils doivent remercier Allah de les avoir bénis de la connaissance de Ses Lois et de leur avoir permis d’abandonner ce qui L’irrite.

Allah a envoyé les messagers – à la tête desquels était notre prophète Muhammad - pour appeler les gens à Allah seul dans l’adoration, obéir à Ses commandements et abandonner ce qu’Il a interdit et combattre les mauvaises pratiques (des anciens).

Donc il est obligatoire d’abandonner une telle pratique (la poignée de main).

Et il est suffisant de saluer par la voix, sans toucher ou embrasser.

Et nous est suffisant ce qu’Allah a légiféré et a nous permis sur ce qu’Il a interdit et rejeté.

Aussi, la salutation doit être faite tandis que la femme porte le  Hijab, particulièrement les jeunes femmes, car il n’est pas permis de découvrir le visage.

Ceci parce qu’elle est la plus grande partie de la beauté dune femme qu’Allah lui a interdit d’exposer, lorsqu’Il dit (traduction rapprochée)  :

"et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris ou à leurs pères ou aux pères de leurs maris …" [Sourate Nur : 31]

Et Allah dit dans Sourate Al-Ahzab (traduction rapprochée)  : 

"Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un voile (Hijab). C’est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs." [Sourate Ahzab : 53]

Et Il dit (traduction rapprochée)  : 

"ô prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux."[Sourate Al-Ahzab : 59]

Et Il dit (traduction rapprochée)  : 

"Et quant aux femmes atteintes par la ménopause (qawa’id) qui n’espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c’est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient" [Sourate Nur : 60]

"Qawa’id" fait ici référence aux vieilles femmes stériles.

Allah explique qu’il n’y a aucun péché sur elles, si elles décident d’enlever leurs vêtements extérieurs de leurs visages et ce qui s’y rapporte, tant quelles ne le font pas dans une façon par laquelle elles exposeraient à tort leur beauté.

Mais continuer à porter le voile est meilleur pour elles, en raison de ce qu’il offre d’éloignement de la fitna.

Et si elles exposent à tort leur beauté, alors elles ne doivent pas enlever leur vêtement extérieur, mais au contraire continuer à se voiler, même si elles sont de vieilles femmes stériles.

De cela, nous savons que les jeunes femmes sont obligées de porter le Hijab, par le voile, dans toutes les situations, qu’elles s’exposent incorrectement ou non.

Ceci parce que la fitna qui peut être causée par elles et le danger de leur dévoilement est plus grand.

Et puisqu’Allah a interdit aux femmes de se dévoiler, alors l’interdiction de toucher et d’embrasser (des étrangers masculins) a préséance sur cela.

Donc il est obligatoire d’abandonner et d’avertir contre cela et de se conseiller de l’abandonner.

Qu’Allah nous dirige tous vers ce qui Lui plaît et qu’Il nous protège des choses qui provoquent Sa Colère.

En vérité, Il est le plus Magnanime, le plus Généreux.

[1] note du traducteur : Parmi les ahadith interdisant clairement la poignée de main entre hommes et femmes non liées l’un à l’autre (c’est-à-dire pas maharim) : le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit :
"Qu’un homme soit frappé à la tête avec une aiguille de fer est meilleur pour lui que de toucher une femme qu’il ne lui est pas permis (de toucher)." 
[Rapporté par At-Tabarani, Al-Bayhaqi et dautres et l’imam Al-Albani l’a authentifié dans Silsilat As-Sahiha (1/447-448)]
Et le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : 
"En effet, je ne touche pas les mains des femmes." 
[At-Tabarani dans Al-Mujam-ul-Kabir (24/342) et authentifié dans Sahih Al-Jami (n° 8054)]
Et ‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit du prophète : 
"je jure par Allah! La main dune femme n’a jamais touché la main du messager d’Allah - plutôt il prenait le serment d’allégeance des femmes verbalement." 
[Sahih Muslim (3/1489)]
[2] note du traducteur : un mahram est un homme devant lequel la femme peut se découvrir, comme son mari, son frère, son père et tous les autres mâles mentionnés dans Sourate Nur (24 : 31).

Article tiré du site al-manhaj.com
Source : magazine de l’université islamique, n°2, 1390 H
Traducteur Isma’il Alarcon
copié de salafs.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Concernant l'ijtihad en islam

Question :
 

Qu’en est-il de l’Ijtihâd dans l’islam ?
Quelles sont les conditions du Mujtahid ?
 
Réponse :
 
L’Ijtihâd en islam est le fait de fournir un effort afin d’en extraire l’avis juridique (Hukm Shar’î) à partir des textes révélés.
 
Ceci est obligatoire pour quiconque en a la capacité, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :
 
« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas » [1]
 
Et celui qui a la capacité de faire un Ijtihâd peut par ce moyen atteindre la vérité seul.
 
Cependant, il faut qu’il soit doué de science, qu’il ait une grande connaissance des textes, des règles à respecter et des paroles des autres savants, afin de ne pas tomber dans ce qui contredit tout cela.

En effet, il y a certains étudiants – qui ne possèdent que très peu de science – qui s’auto-proclament Mujtahid.

Ils mettent alors en pratique des hadiths généraux qui sont en fait spécifiques à une situation donnée, ou des hadiths dont ils ne savent pas qu’ils ont été abrogés, ou encore, des hadiths sur lesquels les savants sont unanimes quant au fait de ne pas les comprendre dans leur sens apparent ; ils sont ignorants de ce consensus.
 
Ces personnes sont en grand danger.

Ainsi, le Mujtahid doit nécessairement avoir connaissance des preuves religieuses et des règles qui, s’il les connaît, lui permettront de déduire l’avis juridique.

Il doit aussi avoir connaissance du consensus des savants afin de ne pas le contredire sans le savoir.

Si ces conditions sont réunies et présentes chez la personne en question, alors celle-ci est en droit de pratiquer l’Ijtihâd.
 
Il se peut aussi que l’Ijtihâd soit restreint, c’est-à-dire qu’une personne pratique l’Ijtihâd au sujet d’une question parmi d’autres.

Il fait ainsi des recherches minutieuses et précises à ce sujet, au point de devenir Mujtahid au sujet de la question, ou au sujet d’un domaine de la science précis comme le domaine de la purification (at-Tahâra), par exemple : il peut faire des recherches et l’étudier à fond au point de devenir Mujtahid dans ce domaine.
 

(1) Les Abeilles v.43.

 

Fatwa de cheikh Otheimine signée de sa main.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
La mendicité
Le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
«Le (vrai) pauvre n'est pas celui qui s'en va quand on lui donne une datte ou deux, une bouchée ou deux. 
Le vrai pauvre est celui qui ne se rabaisse pas à la mendicité». 
Muslim et Boukhâri 
 
Dans une autre version :

«Le (vrai) pauvre n'est pas celui qui fait le tour de la ville à mendier et que les gens font partir avec une ou deux bouchées, une ou deux dattes. 

Mais le pauvre est celui qui n'a rien pour répondre à ses besoins, mais qui cache si bien sa pauvreté que personne ne la remarque pour lui faire quelques aumônes et qui ne va pas tendre la main aux gens» 

Muslim et Boukhâri 
Fawaids et leçons de ces Hadiths
 

Résumé des propos du Sheikh Al Abbad :
 
Le sens de ces Hadiths est que ces deux individus sont pauvres et sont dans le besoin, toutefois celui qu'il faut aider en priorité est celui qui ne tend pas la main et qui ne demande pas l'aumône.

Ceci car celui qui tend la main ou qui frappe à la porte des gens, verra généralement des bienfaisants lui venir en aide et qui l'aiderons à subvenir à ses besoins et à améliorer sa situation. 

Par contre celui qui patiente, qui ne demande rien au gens (malgré sa situation extrêmement difficile) et qui n'ose pas demander de l'aide, ne verra personne l'aider ou lui porter assistance.

Du fait que personne ne l'aide sa situation peut même s'aggraver, celui-ci mérite donc d'être soutenue en priorité. 

Sharh Sunan Abi Dawud K7 198 1h13 min 
 
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badrالشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار