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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Les sunnas négligées pendant ramadan (vidéo)

Question :
 

Le shaikh pourrait-il nous dire quelques mots des avantages du mois béni de Ramadan, à cette occasion.

 

Réponse :
 
Allah, le Glorifié et le Très-Haut, dit dans le Noble Quran (traduction rapprochée) :
 
« ô vous qui croyez! On vous a prescrit as-Syam comme on l'a presctit à ceux d'avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété.. »[Sourate Al-Baqara : 183]
 
Ainsi dans ce verset, comme il n'est pas inconnu à ceux qui sont présents, Allah, le Puissant et Majestueux, informe la Umma de Muhammad (salallahu 'alayhi wa sallam), par ce verset, qu'Il a fait du jeûne une obligation pour eux, de même qu'Il l'avait rendu obligatoire aux communauté avant nous. 

 

C'est une question qui est bien connue de tous les musulmans qui lisent ce verset et comprennent clairement sa signification. 
 
Mais ce dont je veux parler est autre chose, une question que très peu de gens remarquent- et c'est la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin de ce verset (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »  
 
Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, lorsqu'Il commande Ses serviteurs croyants, ou les obligent à une législation, d'habitude, mentionne seulement l'ordre, sans expliquer la sagesse derrière cela.

Ceci parce que la sagesse générale derrière le fait qu'Allah, le Puissant et Majestueux, impose des devoirs à Ses serviteurs est qu'Il doit les évaluer par cela, pour que devienne apparent, ceux qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent, le Glorifié et le Très-Haut.
 
Cependant dans ce verset, Il a mentionné quelque chose qui n'est pas trouvé fréquemment dans le Noble Quran, Il a mentionné la raison de l'ordre du jeûne, par Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
Donc la sagesse derrière la participation au jeûne n'est pas juste qu'ils doivent s'abstenir de bonnes choses agréables et permises, bien que ce soit une obligation sur la personne prenante part au jeûne - mais ce n'est pas la seule chose qui est exigée et visée par le jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu Son commandement du jeûne en disant (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est à dire : la sagesse derrière la prescription du jeûne est que le musulman doit augmenter dans l'obéissance à Allah, le Glorifié et le Très-Haut, le mois de jeûne et devenir plus obéissant qu'il ne l'était avant cela.
 
Aussi le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a clairement exposé et clarifié ce point de sagesse divine, par sa parole, comme il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1903), qu'il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Celui qui n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. » 

C'est à dire : Allah, le Puissant et Majestueux, n'a pas destiné et voulu, par l'obligation du jeûne- qui est de se retenir pendant un temps donné, bien connu tous - qu'ils s'abstiennent seulement de manger et de boire.

Plutôt ils doivent aussi s'abstenir de ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, leur a interdits en ce qui concerne les péchés et les actes de désobéissance; et parmi cela, le mensonge et sa pratique.
 
Donc le Messager (prières et bénédictions d'Allah sur lui)souligne le verset (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est-à-dire que vous devez, comme acte d'adoration pour vous rapprocher d'Allah, le Puissant et Majestueux, en plus de l'abstention de la nourriture et de la boisson, également vous abstenir des actes interdits comme la médisance, rapporter des histoires pour causer du mal aux gens, le faux témoignage, le mensonge, et d'autres parmi ces manières interdites dont nous sommes tous conscients.
 
Donc, il est obligatoire que tous les musulmans soient conscients que les actions qui rompent le jeûne, ne sont pas seulement les actes physiques, qui sont de notoriété publique, comme manger, boire et avoir des relations sexuelles.

Le jeûne ne consiste pas seulement à ce que vous vous absteniez de cela. Donc certains savants distinguent et divisent ces choses qui rompent le jeûne en deux catégories et c'est ce que je vise par mon allocution, en ce temps béni, si Allah le veut.
 
Il est particulièrement important que ceux qui font des sermons avertissent les gens pendant Ramadan, quand ils parlent de ces choses qui rompent le jeûne, alors ils parlent seulement des choses matérielles, que nous venons de mentionner - la nourriture, la boisson et les relations sexuelles.

Mais ce qu'ils devraient faire, en tant que conseillers sincères et personnes qui délivrent le rappel aux musulmans, c'est de se concentrer sur la deuxième catégorie de choses qui rompent le jeûne.

Ceci, parce que les gens se sont habitués à penser que le jeûne consiste juste à s'abstenir de la première catégorie, s'abstenir des choses matérielles.

Mais il y a une autre catégorie de choses, qui rompent le jeûne, que nous pouvons appeler les choses immatérielles qui rompent le jeûne.
 
Donc vous venez d'entendre sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) :

« Quiconque n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. »
 
Donc toute personne qui jeûne doit s'examiner et voir : s'abstient-il seulement des choses matérielles, ou s'abstient-il aussi de ces choses immatérielles ?

C'est à dire : a-t-il de bonnes manières et un bon comportement quand vient le mois béni de Ramadan ?

Si c'est le cas, il a accompli la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin du verset 
(traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
Mais quant à celui qui se limite dans son jeûne au seul refus de nourriture et de boisson, mais qui continue et persiste dans les mauvaises manières sur lesquelles il était précédemment, avant Ramadan, alors ce n'est pas le jeûne désiré et exigé par la sagesse derrière la législation de ce noble mois, que notre Seigneur, le Puissant et Majestueux indique dans Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est pourquoi nous conseillons et rappelons à nos frères musulmans qu'ils doivent se rappeler cette autre catégorie de choses, celles qui sont immatérielles, qui rompent le jeûne.

Et c'est quelque chose dont les prêcheurs, et ceux qui cherchent à diriger les gens vers la voie correcte, parlent rarement, sans parler des gens de la masse, qui ne sont pas conscients de cette catégorie de choses qui rompent le jeûne, c'est-à-dire les choses immatérielles.
 
C'est ce que j'ai voulu rappeler à nos frères qui sont présents dans cette assise bénie, insha Allah, pour que cela puisse être une cause de leur augmentation dans les actes d'adoration, en cherchant à se rapprocher d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, en ce mois béni, le mois du jeûne, qui est tel que nous espérons qu'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, nous guidera et nous accordera le succès d'accomplir le droit dû à ce mois béni. (Et ce droit) est que nous nous abstenions des choses matérielles et immatérielles qui rompent le jeûne.
 
En outre, j'espère que vous prêterez attention à quelques questions, qui ont été négligées par une majorité des musulmans de la masse, sans parler de ceux qui ont cette connaissance.
 
Il y a un hadith qui est très souvent négligé en raison d'un autre hadith, parce que la majorité des gens est incapable de concilier leur pratique et application. Ce hadith est sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : 

« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de se rompre le jeûne et retarderont le repas de l'aube. »
 
Donc, ici deux choses ont été mentionnées et sont négligées par la plupart des gens et elles sont : l'empressement de la rupture du jeûne et le retardement du repas de l'aube (Sahur).
 
Quant à la négligence de la première question, qui est de se presser pour rompre le jeûne, d'après certaines personnes il contredit autre hadith, qui est sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) : 

« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de prier la prière du Maghrib. »
 
Ainsi, ici nous avons deux commandements, nous presser dans les deux cas.

Donc il apparaît à certaines personnes que nous ne pouvons pas nous empresser d'exécuter les deux ensemble.
 
Mais concilier le commandement de se presser pour rompre le jeûne et le commandement de se presser pour prier la prière du Maghrib, est une chose très facile. Et c'est quelque chose que notre prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a fait comprendre par son action et sa pratique.

Il ( salallahu 'alayhi wa sallam) avait l'habitude de rompre le jeûne avec trois dattes.

Il mangeait trois dattes.

Puis il priait la prière du Maghrib, puis il mangeait de nouveau s'il trouvait qu'il avait besoin de manger le repas du soir.
 
Mais aujourd'hui nous tombons dans deux infractions :
 
Premièrement nous retardons l'Adhan de son temps légiféré.

Alors, après ce retard vient un autre retard, qui est que nous nous asseyons pour un repas - à part quelques personnes qui sont ardents et prient la prière du Maghrib à la mosquée.

Mais la majorité des gens attendent d'entendre l'Adhan, et ensuite s'assoient pour manger comme s'ils dînaient, ou prenaient leur repas du soir, et pas seulement rompre leur jeûne.
 
Ainsi l'Adhan de nos jours - dans la plupart des pays d'Islam, est malheureusement je dois le dire, et pas seulement en Jordanie, et je l'ai su après une enquête, dans la plupart des pays d'Islam - l'Adan  du Maghrib est fait après le temps qui est le sien.

Et la raison est que nous avons abandonné l'attachement et l'application des lois islamiques, et au lieu de cela nous en sommes venus à dépendre des calculs astronomiques.

Nous dépendons du calendrier.
 
Mais ces calendriers sont basés sur les calculs astronomiques qui considèrent la terre comme étant une simple étendue plate.

Donc ils donnent un temps pour cette étendue plate, tandis qu'en réalité la terre, en particulier la nôtre, varie, elle varie entre les dépression des vallées et l'élévation des montagnes.

Donc, il n'est pas correct qu'un temps simple soit donné, couvrant le rivage, les plaines et les montagnes.

Non, chaque partie de la terre a son propre temps. Donc quiconque est capable dans son domicile, sa ville ou village, de voir le coucher du soleil de ses propre yeux, quelle que soit l'heure indiquée, alors ( ce qu'il faut) c'est l'empressement que l'on nous a commandés dans sa parole ( salallahu 'alayhi wa sallam), que nous avons mentionnée :
 
« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. »

Donc le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) s'attachait à appliquer cette Sunna en l'apprenant et en la mettant en pratique.
 
Quant à son enseignement, il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit, dans le hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°1954) :

« Si la nuit tombe de ce côté, et il a indiqué vers l'est, et le jour disparaît d'ici, et il a indiqué vers l'ouest, et que le soleil se couche, alors le jeûneur rompt son jeûne. »
 
Que veut dire  « le jeûneur rompt son jeûne » ?

Cela signifie qu'il est entré sous l'ordre, qu'il doit rompre son jeûne.

Vient alors l'ordre précédent où le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a encouragé l'empressement de la rupture du jeûne et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) s'employait à appliquer cela, même quand il était en voyage.
 
Donc il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1955) que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un de ses compagnons de préparer l'Iftar.

Il a alors répondu : « ô messager d'Allah, c'est toujours jour devant nous. »

C'est à dire : la lumière du soleil, bien qu'il soit couché, sa lumière était toujours claire à l'ouest. Le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) n'a pas répondu à ce qu'il a dit, plutôt il lui a souligné, de nouveau, l'ordre de préparer l'Iftar.

Puis le narrateur du hadith a dit :

« On pouvait voir la lumière du jour devant nous »

C'est à dire : la lumière du jour, la lumière du soleil, Quand nous avons rompu notre jeûne.

Il dit : « si l'un d'entre nous était monté sur son chameau il aurait vu le soleil. »

Vu d'ici, le soleil était couché et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un des compagnons de préparer l'Iftar - Pourquoi ?

Pour s'empresser vers le bien. « Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. »

 

Ainsi l'important est que nous remarquons que l'Iftar, qui est légiféré pour être fait rapidement, doit être fait avec quelques dattes. Puis nous devons nous empresser d'exécuter la prière.

Seulement après cela, les gens peuvent s'asseoir et manger comme ils ont besoin.
 
C'est la première question, que j'ai voulu vous rappeler, qui est comment concilier les deux choses que le prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) nous a commandé de nous empresser d'exécuter.

Le premier étant l'ordre de se presser pour rompre le jeûne et le second étant l'ordre de se presser pour exécuter la prière du Maghrib.

Donc  l'Iftar doit être fait avec quelques dattes, comme rapporté dans la Sunna et si les dattes ne sont pas disponibles, alors avec quelques gorgées d'eau.

Puis on doit prier la prière en commun dans la mosquée.
 
L'autre question que je veux vous rappeler est ce qui apparaît dans hadith précédent : 

« Et retarderont le repas de l'aube ».

C'est à dire : ce qui est exigé ici, est l'opposé du cas de l'Iftar.

Donc il (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a commandé de nous empresser de faire l'Iftar.

Quant au Sahur, il doit être retardé.

Mais ce qui arrive aujourd'hui est totalement contraire à cela, puisque beaucoup de personnes mangent leur  Sahur peut-être une heure avant l'apparition du Fajr.

Cela ne convient pas.

C'est contraire à la Sunna indiquée par la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) et par sa pratique.

Ainsi, les compagnons du prophète ( salallahu 'alayhi wa sallam) s'employaient à laisser le Sahur si tard, que l'un d'entre eux entendait presque l'Adhan et il mangeait toujours parce qu'il avait retardé le Sahur.
 
En effet il y a hadith authentique rapporté du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) qui montre la facilité permise par l'islam, et qui doit être compté comme un des principes de l'islam, dont les musulmans sont fiers, particulièrement en ce qui concerne la question du jeûne.

Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu le verset concernant le jeûne avec Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous. » [sourate Al-Baqara :185]

Ainsi facilité est dans sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : 

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »
 
« Si un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main », le récipient contenant la nourriture, que ce soit du lait, de la boisson, de l'eau, tout ce qu'une personne peut prendre comme Sahur et il entend l'Adhan, alors il ne doit pas dire : « Maintenant la nourriture est interdite car on entend l'Adhan », pour la personne qui en a eu assez, il ne lui est pas permis d'en avoir encore, que ce soit une boisson, ou un fruit, quand il s'est repu de ce qu'il mangeait. 
 
Mais quant à celui qui entend l'Adhan et qui n'a pas encore pris ce de dont il a besoin comme nourriture et boisson, alors le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) l'a rendu licite pour lui.

Donc il a clairement dit, en langue arabe claire et éloquente  « Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Et ce qui est signifié ici par l'appel est le deuxième appel, le second Adhan.

Ce n'est pas le premier Adhan, qu'ils appellent à tort l'Adhande l'abstention (Imsak).

Nous devons savoir qu'il n'y a aucune base pour appeler le premier Adhan l'Adhan de l'abstention (imsak).

Le second Adhan est le moment où nous devons nous abstenir et ceci est clairement exposé dans le Quran, lorsqu'Allah, le Puissant et Majestueux, dit (traduction rapprochée)  :

« mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l'aube, du fil noir de la nuit. » [sourate Al-Baqara :187]

Donc le repas devient interdit au début du temps de la prière du Fajr.

Il n'y a aucune séparation entre ces deux choses.

Il y a aucune abstention de nourriture et de boisson un quart d'heure, ou moins que cela, ou plus que cela, avant le début du temps de la prière du Fajr.

Pas du tout.

Parce que la prière est due quand la vraie aube apparaît, et la nourriture devient interdite pour la personne qui jeûne quand la vraie aube apparaît.

Ainsi il n'y a aucune séparation entre ces deux questions.

C'est pourquoi il apparaît dans le hadith authentifié par Al-Bukhari et Muslim, le hadith de 'Abdullah Ibn 'Umar Ibn Al-Khattab (radiallahu 'anhuma), que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Que ne vous trompe point l'Adhan de Bilal... » 

c'est à dire, le premier Adhan

« ... parce qu'il fait l'Adhan pour éveiller la personne qui dort et pour que la personne qui veut manger le repas de l'aube puisse le faire. Mangez donc et buvez jusqu'à ce qu'Ibn Oumm Maktoum fasse l'Adhan. »

Ibn Oumm Maktoum, dont le prénom était 'Amr, était un aveugle et il était celui pour qui la Parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, est descendu (traduction rapprochée) :

« Il s'est renfrogné et il s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui » [sourate Abasa :80]

Donc il avait l'habitude de faire le second Adhanl'Adhan qui signifie que le repas devient interdit et qu'il est maintenant temps pour la prière du Fajr.
 
Comment faisait-il l'Adhan alors qu'il était aveugle ?

C'est une question, qui arrive naturellement à l'esprit de certaines personnes. 'Amr Ibn Oumm Maktoum avait l'habitude de monter sur le toit de la mosquée, mais il ne pouvait pas voir l'aube, donc il attendait jusqu'à ce que quelqu'un passant par là ne voit l'aube.

Ainsi quand quelqu'un voyait que l'aube apparaissait et s'étendait à travers l'horizon, il lui disait : « C'est le matin. C'est le matin. » Alors il faisait l'Adhan.
 
Donc vous remarquerez ici que l'Adhan de 'Amr ibn Oumm Maktoum était après que le Fajr n'apparaisse et soit vu par les gens alors qu'ils marchaient dans les rues.

Ainsi quand on lui disait « C'est le matin. C'est le matin » il faisait l'Adhan.

Donc, il y a une certaine latitude dans la question, puisque le muadhdhin retarde l'Adhan jusqu'à ce qu'il entende les gens dire « C'est le matin, c'est le matin. »

Et le messager Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, a vraiment parlé quand Il a dit à la fin des versets liés au jeûne 
(traduction rapprochée) :

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté.
« ... afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. »

C'est pourquoi le Fiqh qui doit être critiqué et qui court contrairement à la Sunna, est qu'une personne dise : « si quelqu'un entend l'Adhan et a de la nourriture dans sa bouche, alors il doit la cracher. »

Ceci est au-delà de la sévérité et dépasse (ghuluww) les limites de la religion et le Seigneur de toute la création nous a avertis et nous a rappelé, dans Son Livre et dans la Sunna de Son prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) que nous ne devons pas dépasser les limites fixées dans notre religion. Donc Il a dit, dans le Noble Quran (traduction rapprochée) :
 
« ô Gens du Livre ! N'exagérez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Allah que la vérité. »

Et notre messager (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a dit : 

« Prenez garde (du ghuluww) à l'excès des limites dans la Religion. Parce que ceux qui sont venus avant vous ont été détruits par leur excès dans les limites de leur religion. »

Ainsi le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a précisé qu'il y a une latitude et une marge de facilité dans le fait qu'une personne prenne le sahur, dans la mesure de ce qu'il a dit :

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Donc c'est une opposition à Allah et au messager, qu'une personne dise que celui qui entend l'Adhan alors qu'il a de la nourriture dans sa bouche doit la cracher par terre.

Ce n'est pas la Sunna.

Plutôt c'est contraire à la Sunna et c'est contraire à l'ordre clair du messager (salallahu 'alayhi wa sallam).

Et j'ai été questionné plusieurs fois, donc je ne laisserai pas le besoin d'une telle question, mais plutôt je vous précéderai dans (la réponse) en cela, en déclarant que ce hadith se trouve dans certains des livres les plus célèbres de la Sunna.

Comme les Sunan d'Abû Dawud et c'est le troisième livre des six livres bien connus.

Le premier étant Sahih Al-Bukhari, le second étant Sahih Muslim et le troisième étant les Sunan d'Abû Dawud.

Ce hadith se trouve dedans, et il est aussi rapporté par Abû 'Abdillah Al-Hakim dans son Mustadrak, et il est aussi rapporté par l'imam de la Sunna, l'imam Ahmad Ibn Hanbal, rahimahullah, dans son livre excellent connu comme le Musnad de l'imam Ahmad.

Donc le hadith n'est pas un hadith étrange, plutôt c'est hadith bien connu et il a été rapporté par les imams de la Sunna dans les premiers temps et avec une chaîne de narration authentique.

Ainsi je dis, pour conclure cette allocution, car peut-être certains d'entre vous ont des questions, auxquelles nous répondrons, insha Allah, donc je le conclurai avec sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam« Allah aime qu'on prenne Ses faveurs, de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et dans une narration, « de même qu'Il déteste qu'on Lui désobéisse. »
 
Ainsi il y a deux narrations, « Allah aime qu'on prenne Ses faveurs de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et la deuxième narration est, « comme Il déteste qu'on Lui désobéisse. »
 
Donc le musulman ne doit pas pratiquer la fausse piété et s'abstenir (en conséquence) d'obéir au prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) sur ce qu'il nous a encouragés et ce qu'il a clarifié pour nous.

Et ce qui a été dit est suffisant et la louange est à Allah, le Seigneur de toute la création. 

Article tiré du site SalafiPublications. Com
Source : Silsilah Al-Huda wa-Nur, Cassette n°590
copié de salafs.com

 

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Les croissants de lune, les divergences dans leurs apparitions et le calcul astronomique

Question :

 

Comment se réalise la vision du croissant de lune du Ramadân, au Royaume d'Arabie Saoudite. 

 

Quelle est la façon dont elle s'effectue ?

 

Qu'est-ce qui s'en suit comme déclaration et quel est le comité responsable de diffuser le résultat de cette vision ?

 

La radio est-elle considérée comme l'un des moyens légiférés sur lequel on se base pour déterminer la vision du nouveau croissant de lune ? Est-ce qu'il y a des conditions nécessaires que doit remplir l'annonceur dans l'affirmation de la vue du croissant pour que l'on puisse jeûner d'après ses informations ?

 

Le téléphone et les télégrammes sont-ils parmi les moyens d'information légiférés sur lesquels on peut s'appuyer, bien que l'interlocuteur ou le télégraphiste nous soient inconnus ?


Réponse : 
 

Vu l'importance de connaître le premier jour du mois de Cha'bân pour déterminer le début du mois béni du Ramadân, le Ministère de la Justice ordonne, au mois de Radjab de chaque année aux tribunaux de charger les juges de confirmer aux gens la recherche de la vue du croissant du mois de Cha'bân et à la fin de ce mois la haute magistrature des juges se réunit avec le Ministère de la Justice pour s'informer de ce qui a été rapporté par les juges concernant la vision du croissant de lune de Cha'bân, ensuite après l'analyse de cela, la magistrature rend public une décision à propos du premier jour du mois de Cha`bân en fonction de ce qui lui a été rapporté.

Et en se basant sur cela, elle détermine la nuit durant laquelle s'effectuera l'étude de la vision du croissant de Ramadân parmi les jours de la semaine, et elle est la trentième nuit du mois de Cha'bân, et de ce fait se termine la mission des juges.

A la trentième nuit de Cha'bân, les juges sont prêts à accueillir celui qui se présentera à eux en ayant vu le croissant de lune de Ramâdan, après avoir vérifié sa déclaration, s'assurer de son honnêteté et avoir discuté avec lui, comment il a vu le croissant, à quel endroit et combien de temps entre sa vision et le soleil et d'autres questions, qui permettent de vérifier la crédibilité de sa vision.

Après cela, le juge envoie un télégramme, au Ministère de la Justice.

Dans la même nuit, la magistrature se réunit dans les bâtiments du Ministère de la Justice pour s'informer de ce qui a été rapporté par des juges, et lorsque l'entrée dans le mois de Ramadân, s'est confirmée auprès du comité, il élabore un décret en fonction de cette confirmation en vertu duquel sera déclaré l'entrée dans le mois béni de Ramâdan et après l'adoption de ce décret par la plus haute instance, les juges sont chargés de transmettre cela au peuple par l'intermédiaire de la radio, la presse et la télévision.

Et il suffit pour confirmer la vision du croissant du Ramâdan, qu'un musulman honnête en atteste; selon ce qu'a rapporté  Ibn 'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : 

"Les gens apercevaient le croissant, j'ai alors informé le Mesager (salla allah 'alaihi wa sallam) que je l'avais certes vu.
Il a alors jeuné et a ordonne aux gens de le faire."
Rapporté par Abou Dâwoudet Ad-Darqâttanî. 

En ce qui concerne l'annonce de la confirmation de la vision du croissant, par les radios ou les télégrammes, soit pour le début ou la fin du mois, étant donné qu'ils sont rattachés à l'Etat, il n'est pas possible qu'une personne prenne le risque de diffuser une information ou de la changer par des rajouts ou des diminutions et ce d'autant plus que leurs responsables ont pris l'habitude de les utiliser comme des moyens d'information privilégiant une précision totale dans la transmission.

Il n'apparaît donc pas d'obstacle qui s'oppose à l'acceptation de leur annonce, même si l'annonceur est inconnu.

Par contre, en ce qui concerne le téléphone, cela demande plus de vérification et de certitude par rapport à celui qui transmet la nouvelle, on doit connaître sa situation du point de vue de son honnêteté et de ses investigations concernant la diffusion d'informations.

Et ce, car le téléphone n'est pas pareil à la radio ou à la télévision, il est simplement un appareil utilisé par tout le monde.

Qu'Allah nous accorde la réussite et que la prière et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses compagnons.
 
La Fatwa numéro ( 256 )
(Numéro de la partie : 10, Numéro de la page: 89/90/91)
copié de alifta.com
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Est-il possible de faire rouqiya sur une personne qui ne prie pas ?
Question :

Est-ce-que la Roqya sur un mécréant est autorisée ?
 
Réponse :

Elle est autorisée.

Abou Sa3îd a fait la Roqya sur un mécréant, quand il est sortit dans une compagnie militaire (avec les Compagnons), et sont passés chez une tribu en leur demandant de les inviter , mais ils ont refusé de les inviter, ensuite leur chef ( de cette tribu ) a été piqué ( par un scorpion ), alors ils sont venus et leur ont dit :
 
Notre chef a été piqué !
 
Avez-vous quelqu'un qui fait la Roqya ?
 
Ils leur ont dit : wa Llahi qu'on ne lui fera pas de Roqya tant que vous ne nous donnez pas un salaire !
 
On vous a demandé de nous inviter, vous avez refusé !
 
Ils leur ont ( ensuite) donné un troupeau de mouton , et il lui a fait Roqya avec la ( sourate La Fâtiha , alors il a été guéri et s'est levé actif (libéré) de son entrave (qui l'empêcher de se mouvoir) !

( Cheikh dit : ) c'est-à-dire : Il en est ainsi lorsque le Râqi est sincère, qu'Allah fasse bénédiction sur vous, et le Messager d'Allah, salla Llahou 3alayhi wa sallem, l'a approuvé , Il l'a approuvé pour cette Roqya..
 
سؤال : هل تجوز رقية الكافر ؟
الجواب : تجوز. أبو سعيد رقى كافرًا، لما خرج في سرية ومَرُّوا بحيٍّ أو بماء فاستضافوهم فلم يضِيفوهم، فلُدغ سيدهم فجاءوا وقالوا: سيدنا قد لدغ؛ فهل فيكم من راقٍ ؟ قالوا: واللهِ لا نرقيه حتى تجعلوا لنا جعلا ؛ استضفناكم فلم تُضِيفونا! فأعطوهم قطيعًا من الغنم، ورقاه بالفاتحة؛ فشفي فكأنما نشط من عقال ! يعني الراقي مخلص -بارك الله فيكم-، وأقره رسول الله -عليه الصلاة والسلام- أقره على هذه الرقية

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Médecine prophétique - Exorcisme الطب النبوي
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le gaspillage lors du repas de rupture du jeûne

Question :

 

Est-ce que le gaspillage de nourriture pour le repas de rupture diminue la récompense du jeûne ?

 

En réponse :

 

Non, tout péché commis après le jeûne ne diminue pas sa valeur, bien qu’un verset met en garde contre le gaspillage :

 

وَڪُلُواْ وَٱشۡرَبُواْ وَلَا تُسۡرِفُوٓاْ‌ۚ إِنَّهُ ۥ لَا يُحِبُّ ٱلۡمُسۡرِفِينَ

 

« Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n'aime pas ceux qui commettent des excès. » (1)  

 

Le gaspillage est condamnable en lui-même, et la richesse repose à moitié sur l’économie.

 

La meilleure façon d’éviter le gaspillage, c’est de prévoir une partie du repas pour les pauvres, au lieu de la jeter à la poubelle.

 

(1) Al-A'râf, v. 31.

 

Fatâwâ As-Siyâm, page 25 

copié de ramadhan.af.org.sa

 
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Jeûne - ramadan - رمضان و الصيام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Mouqabalah ? (audio)
Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise... Mais on peut s'étonner d'une chose : ce mot n'apparaît pas dans les livres et les propos des savants. 
 
Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c'est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.
 
On parle de Mouqabalah ou encore Ta'ârouf, mais qu'est-ce que cela désigne ?

Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l'entretien, le fait de se présenter et faire connaissance. Dans l'application « religieuse » qu'on en fait, c'est quasiment une longue suite d'erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu'on cherche à se marier.
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Première grande erreur
ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard
en donnant comme argument qu'ils cherchent à voir celle qui va leur plaire

 

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât). 

Il répondit :

« Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d'Allah (traduction rapprochée) :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. » [An-Nûr : 30]

Allah a fait des yeux le miroir du cœur, ainsi si le regard est baissé, le cœur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le cœur libèrera ses désirs.

« Al-Fadl Ibn 'Abbâs rapporte qu'il partageait la monture du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu'une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa.
Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (
salallahu 'alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l'autre côté. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn Al-Qayyim dit dans  Rawdah Al-Muhibbîn :

« C'est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. »

Et s'il lui avait été permis de regarder, le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) l'aurait laissé faire.

Le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Chaque enfant d'Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l'écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le cœur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l'acte ou non). » 
(Al-Bukhârî)

Il a donc commencé par la fornication de l'œil car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du cœur et du sexe.

A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l'acte ou non.

Il dit :

« Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l'œil désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c'est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l'on veut. » (...)
[Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]
 
Il est donc totalement faux de prétendre que l'on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu'on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset (traduction rapprochée) :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31]

Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.
 
Le seul moment où il est permis à l'homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier.

Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :
 
Jâbir Ibn 'Abdillah rapporte que le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Lorsque l'un d'entre vous veut demander une femme en mariage et qu'il peut voir d'elle ce qui l'encouragera à l'épouser, qu'il le fasse. »

Jâbir dit :

« Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu'à voir ce qui m'a encouragé à la demander en mariage et à l'épouser. »
(Ahmad, Abû Dâwûd)

On peut lire dans ' Awn Al-Ma'bûd (l'explication des Sunan Abû Dâwûd) :

« An-Nawawî a dit : ce hadith montre l'encouragement à regarder celle que l'on veut épouser, c'est là l'avis de notre école (shaféite) ainsi que l'avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(...) Nos compagnons (de l'école shaféite) ont dit : il est préférable qu'il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n'est pas le cas s'il le fait après l'avoir demandé en mariage. »
 
Abû Hurayrah rapporte :

« J'étais aux côtés du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lorsqu'un homme vint et l'informa qu'il avait épousé une femme des Ansârs.
Le Prophète (
salallahu 'alayhi wasalam) lui dit : « L'as-tu regardée ? »
Il répondit non, il lui dit : « 
Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. »

(Muslim)

An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit : 

« Nos compagnons ont dit : et s'il ne peut pas la voir, qu'il envoie une femme en qui il a confiance pour qu'elle l'informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l'avons indiqué. »

Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu'il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l'avis le plus correct est qu'il s'agit du visage et des mains. 
 
Sahl Ibn Sa'd rapporte qu'une femme se présenta au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et dit :

« Ô Messager d'Allah ! Je suis venu m'offrir à toi. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. »

Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l'épouser. »
 
Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu'on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage.

De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant.

Mais cela ne peut se faire qu'à deux conditions :
 
- La première : La volonté ferme d'épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu'elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard.

Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu'elle ne l'épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s'il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n'est autorisé que s'il est un moyen d'amener à la conclusion du mariage. Et s'il sait pertinemment qu'on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l'interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).
 
- La deuxième : Dès lors qu'il voit ce qui l'encourage à l'épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu'à la conclusion de l'acte de mariage 'Aqd Az-Zawaj) et que le regard n'est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu'il est fermement décidé à l'épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l'interdiction), jusqu'à ce qu'il l'épouse et conclut l'acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« La vérité sur cette question est qu'il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu'on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n'est pas nécessaire... » (Sharh Al-Mumti' 5/125)
 
Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ? 

Wallahi il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les sœurs.

Au contraire, c'est un comportement de pervers qui ne fera qu'augmenter cette maladie qui s'est installée dans le cœur.

Allah ne dit-il pas (traduction rapprochée) : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ?

Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu'on sait qu'il y a une sœur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu'on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement.

Rien n'a changé depuis l'époque du Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :
 
Al-Mughîrah Ibn Shu'bah rapporte :

« J'ai été voir le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et je lui ai parlé d'une jeune fille que je voulais demander en mariage.
Il me dit : « V
as la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. »
J'ai donc été voir une femme des 
Ansars et je l'ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d'Allah, et ce fut comme s'ils désapprouvaient cette chose.
La jeune fille entendit cela alors qu'elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (
salallahu 'alayhi wasalam) t'a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t'implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce].
Je l'ai regardée puis je l'ai épousée, et aucune femme par la suite n'a atteint son rang [dans mon cœur] alors que j'ai épousé environ soixante-dix femmes. »

(At-Tirmidhî, An-Nasâ'î...)
 
Al-Mughîrah n'a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu'une jeune fille habitait à tel endroit et qu'il pouvait l'épouser.

Il n'a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa sœur s'il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage !

Il n'a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu'il n'y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s'ils se plaisent, etc, etc...

L'imagination et les ruses de Satan sont sans limite. 
 
La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l'obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu'il y a une sœur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu'il recherche, qu'il n'y a pas d'obstacle apparent à l'acceptation du mariage par le tuteur ou la sœur, alors s'il peut l'observer discrètement pour être sûr qu'elle lui plaise qu'il le fasse.

Ensuite (ou même s'il n'a pas pu),  qu'il se rende chez le tuteur de cette sœur (donc s'il est vivant et musulman, son père et personne d'autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« S'il peut la voir en se mettant d'accord avec son tuteur en disant qu'il viendra et la regardera, qu'il le fasse, sinon il peut l'épier à un endroit où il sait qu'elle passe et la regarder... [Mais il ne doit le faire que s'il sait qu'il y a de forte probabilité qu'on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] (traduction rapprochée) : 

« C'est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32)

Ainsi si l'homme est pauvre et qu'il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande, ou si l'homme est vieux et sourd et qu'il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande. » (Sharh Al-Mumti' 5/126-127)
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Deuxième grande erreur
Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps
sans que le tuteur de la femme ne le sache
ou avant qu'il ne donne son accord pour le mariage


ce qui est une erreur comme nous l'avons vu.

Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d'aller voir des femmes avec « l'accord » d'un frère de cette femme ou d'une autre personne de sa famille.

Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s'il délègue volontairement cela.

Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s'applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n'est apte à le faire c'est le gouverneur qui s'en charge.

 
-On a demandé à shaykh Fawzân : 

Est-il permis à la jeune fille de se marier sans l'accord de son père ? 

 
Il répondit :

Il n'est pas permis à la femme de se marier sans l'accord de son père, car il est son tuteur, et qu'il est plus perspicace qu'elle sur ces questions.

Mais il n'est pas non plus permis au père d'empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne.

Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »... »

(Al-Muntaqâ 2/218-219)
 
On ne peut délaisser l'accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d'accord sur un mariage avant qu'il ne l'ait autorisé.

Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la sœur qui finalement refuse ce prétendant.

Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n'amène que remords et regrets.
 
Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l'ignorance du père, alors que cela n'est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur. 
 
-On a demandé à shaykh Sa'dî :

Quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l'absence de défauts apparents (al-'adâlah) ? 
 
Il répondit : 

Cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. »

(Al-Fatâwâ As-Sa'diyyah, 491-492)
 
Shaykh Al-'Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti' que s'il fallait appliquer les règles de al-'adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours.

Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s'il s'agit du père, mais il s'agit de cas bien spécifiques qui demandent d'être exposés à un homme de science.
gwf
Troisième grande erreur
le cas des sœurs converties ou de celles qui n'ont pas de tuteur


Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu'elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman.

Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n'en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur.

Shaykh Al-'Uthaymîn explique que l'on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti' 5/149).

Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n'a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d'appliquer la Législation d'Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

 
Mais qu'en est-il dans un pays non musulman ?

L'avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh 'Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale.

C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage.

Et shaykh 'Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l'on peut commettre en s'appuyant faussement sur ses propos.

Il ne dit pas que la sœur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu'ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d'autres choses encore, wallah-ul-musta'an
 
Ceci dit, il faut savoir que l'avis de shaykh 'Ubayd n'est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d'entre eux renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette sœur pour se charger du mariage.

Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu'on lui accorde ses droits.

Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s'il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question.

Notre but ici n'est pas d'exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes.

Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu'il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la sœur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l'imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d'autres possibilités encore.

Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu'un cas spécifique demande une réponse spécifique.
gwf
Quatrième grande erreur
l'exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales)
en ce sens qu'il va s'agir d'une vraie rencontre
et discussion entre les deux prétendants au mariage


Ceci, alors qu'aucun Texte ne le permet, bien au contraire ! 

 
Une fois de plus, on s'appuie faussement sur une parole d'un savant et en l'occurrence

-shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé :

S'il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu'il demande en mariage ? 

 
Il répondit en disant :

« Il n'y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu'il ait reçu l'accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l'on parle pour se mettre d'accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu'il n'y a aucune tentation en cela.

Et si cela se fait par l'intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion.

Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu'il n'y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta'âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude.
Allah dit (traduction rapprochée) :

« Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32)

La femme ne parle à un homme étranger que s'il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion.

Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix.

Comme il apparaît dans le hadith : 

« Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. »

Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence.

Et Allah est plus savant. »

(Al-Muntaqâ : 3/163-164)
 
En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ?

De discuter sur Internet ?

De se rencontrer avant la demande en mariage ?

De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ???

Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu'après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l'accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah).

Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s'adresser directement à la femme !
 
Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-'Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s'il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) :

« Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu'il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c'est pourquoi le Prophète dit :

« qu'il regarde ce qui va l'encourager à l'épouser. » et il n'a pas dit : « qu'il écoute ce qui va l'encourager à l'épouser »... (Sharh Al-Mumti' 5/126)

Il est donc bon de savoir que certains savants sont d'avis qu'il n'est pas permis de parler à la femme qu'on demande en mariage tant que le contrat de mariage ('aqd az-zawâj) n'est pas conclu. 
 
De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n'en connaît pas la teneur) en disant qu'elles servent : 
 
Premièrement à voir si on est compatible. C'est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu'il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d'ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta'ân.
 
Deuxièmement : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu'une condition n'a pas été remplie et que l'on demande pour cela l'annulation de ce mariage ?
gwf
Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu'ils peuvent représenter pour tous nos frères et sœurs :

 
Shaykh : Oui.
Questionneur : As-Salâm 'Alaykum
Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah
Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ?
Shaykh : Il est avec toi.
Questionneur : Si vous le permettez, j'aurais quelques questions.
Shaykh : Vas-y.
Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ?
Shaykh : Tu as conclu l'acte de mariage ('aqd) ou pas encore ?
Questionneur : Pas encore.
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : Cela n'est pas permis ?
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : Même si c'est pour la conseiller ?
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : D'accord, mais m'est-il permis de lui rendre visite et de m'asseoir avec elle en présence d'un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c'est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal)
Shaykh : Oui, en présence d'un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d'un jilbab (Ndt : long vêtement que l'on porte pour sortir) et d'un voile comme lorsqu'elle sort dans la rue, sinon non.
Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ?
Shaykh : Oui, si c'est seulement le visage.
Questionneur : Seulement le visage ?
Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d'autres choses de ce genre.
Questionneur : D'accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu'il nous est permis de tenir ?
Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).
Questionneur : D'accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ?
Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.
Questionneur : Oui ?
Shaykh : Si tu lui demandes une photo.
Questionneur : Et bien ?
Shaykh : Cela est-il permis ?
Questionneur : Non.
Shaykh : Donc ma réponse est non.
Questionneur : Votre réponse est non ?
Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?
Questionneur : Et pourquoi donc ?
Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n'as pas le droit de lui demander une photo.
Questionneur : D'accord.
Shaykh : Tu as compris ?
Questionneur : Oui, j'ai compris.
Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.
Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l'appeler par téléphone, cela est-il permis ?
Shaykh : Je ne pense pas qu'il y ait de nécessité à cela.
Questionneur : Par exemple, je peux l'appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ?
Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?
Questionneur : C'est-à-dire qu'il n'est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.
Questionneur : Mais son tuteur sera présent.
Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu'elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.
Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n'est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Après la demande en mariage ?
Questionneur : Oui.
Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n'as pas conclu le contrat de mariage ('aqd az-zawâj).
Questionneur : Merci. Qu'Allah vous récompense par un bien, Ô shaykh !
Shaykh : Toi de même.
Questionneur : Qu'Allah vous anoblisse.
Shaykh : Qu'Allah te préserve.. As-Salâm 'alaika
Questionneur : As-Salâm 'Alaykum
Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

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En résumé, les termes Muqabalah et Ta'âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d'un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal.

Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu'elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée.

On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n'est pas possible, envoyer une femme de confiance.

Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l'on nomme Al-Khitbah.

Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la sœur afin qu'on puisse la voir visage découvert et qu'elle puisse elle aussi voir son prétendant.

Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage ('aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l'un pour l'autre.

Certains savants sont d'avis que pendant cette période, il est permis qu'ils se parlent en présence d'unMahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l'illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions.

Et ce n'est qu'à partir de la conclusion de l'acte de mariage qu'ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.
 
Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et sœurs.
 
traduit par salafs.com
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Les limites à l'alliance avec les ennemis d’Allah

Question n°24 :
 

Quelles sont les limites à l'alliance avec les ennemis d'Allah et les transgresseurs, qui, une fois atteintes ou dépassées, excluent le musulman de la communauté [de l'Islam] ?
 
Et quelle est la frontière qu'il incombe au musulman de respecter dans ses relations avec les non-musulmans ?


Réponse :
 

L'alliance qu'Allah et son Prophète ont interdite est l'alliance avec les mécréants qui est l'expression d'un amour provenant du cœur.

Car on ne peut les aimer que si on estime [leurs croyances] fondées.

En revanche s'il les considère fausses, il les détestera pour Allah.

L'alliance interdite consiste à les aider et les secourir contre les musulmans, ou à prendre leur défense en justifiant leurs croyances ou en vantant les mérites de celles-ci.

Toutes ces choses sont des formes d'alliances illicites qui peuvent conduire à apostasier de l'Islam - qu'Allah nous en préserve.

Allah a dit (traduction rapprochée) 

« Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. » (1)

Quant à ce qui nous est permis dans nos relations avec les mécréants, ce sont les relations autorisées telles que les transactions commerciales, l'importation de marchandises, l'échange de choses utiles, l'utilisation de leurs compétences, l'appel à des employés que nous rémunérons en contrepartie d'un travail comme l'ingénierie ou tout autre type d'expertise licite.

Voilà les limites permises dans nos relations avec eux.

Il faut cependant rester vigilant afin qu'ils ne prennent aucun pouvoir dans les pays musulmans, si ce n'est dans les limites de leur travail, ni n'aient d'autorité sur aucun musulman, et que l'autorité tout entière reste aux mains des musulmans.


(1) Sourate La table servie (Al-Mâ'idah), v.51.

 

Al-muntaqâ min fatâwâ al-Fawzân, t.2, p.251.
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Le certificat de conversion : Une innovation ?

Question :

 

Les musulmans étrangers en Europe obtiennent souvent des certificats écrits prouvant leur conversion à l'Islam de la part des institutions islamiques là-bas.

 

A ma connaissance, jamais on n'a déjà accordé de tels certificats écrits, au fil de l'histoire islamique, aux musulmans pour prouver qu'ils sont de confession musulmane.

 

Le témoignage de deux musulmans fiables ainsi que l'attestation de foi prononcée par l'Européen déclarant ainsi sa conversion à l'Islam, ne suffisent-ils pas pour prouver cela au lieu de tels certificats 

 

N'est-ce pas une innovation en religion ?

 

Réponse :

 

Un musulman n'a pas besoin de tels certificats pour prouver son embrassement de l'Islam, ou sa relation entre lui et son Seigneur.

 

Cependant, un tel certificat peut lui garantir des droits ou lui imposer des devoirs vis-à-vis des gens en général ou des gouvernements des pays, et ce, au même titre que d'avoir une carte d'identité, un passeport, un acte de mariage,... etc..

 

De telles choses peuvent lui être indispensables dans certains cas comme le fait de partir en voyage dans un pays où personne ne le connaît ou de mourir dans un endroit très loin de son pays et de ses amis de sorte qu'on ne puisse le reconnaître que par le biais de son passeport ou de sa carte d'identité ou encore, en l'occurrence, par ce certificat.
 

Ainsi, il n'y a pas de mal à recourir à ce certificat, même s'il constitue une sorte d'innovation, puisqu'il n'est pas une innovation en religion qui est interdite en Islam conformément à la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :  

 

"Celui qui innovera dans notre religion des choses qui n'en font pas partie, qu'on les lui rejette."

 

Dans ce hadith, il a donc montré que le sens voulu par l'innovation est ce qui touche les points ayant trait à la religion.


Qu'Allâh vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La fatwa numéro (7212)

(Numéro de la partie: 3, Numéro de la page: 389)

 Publié par alifta.net

 

س: إن المسلمين الأجانب في أوربا يمنحون شهادات خطية تثبت إسلامهم وذلك من قبل المؤسسات الإِسلامية وما أعرفه أنه لم يكن قد تم إعطاء مثل هذه الوثائق الخطية تشهد للمسلمين بإسلامهم عبر التاريخ الإِسلامي، ألا تغني شهادة اثنين من العدول المسلمين وإقرار الأوربي نفسه بأنه مسلم عن هذه الوثيقة الخطية أليست هذه بدعة؟
ج: لا يحتاج المسلم إلى هذه الوثيقة لإِثبات إسلامه فيما بينه وبين ربه، ولكن قد تتعلق بها حقوق له أو عليه فيما بينه وبين الناس عمومًا أو بينه وبين الدول؛ ولذا احتيج إلى إثبات ديانته في البطاقة الشخصية وجواز السفر وحفيظة النفوس وشهادة الميلاد، وقد لا تسعفه البينة أحيانًا، كما لو كان مسافرًا في بلد لا يعرفه فيها أحد، وكما لو مات بعيدًا عن بلده وأصحابه فلا يتعرف عليه إلاَّ بجواز السفر أو البطاقة الشخصية أو الوثيقة التي ذكرت لتعذر البينة غالبًا في مثل هذه
وعلى هذا لا حرج في اتخاذ هذه الوثيقة وإن كانت بدعة، لكنها ليست بدعة في الدين، والممنوع إنما هو البدعة في الدين لقول النبي صلى الله عليه وسلم

 من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد

 ، فبين أن المردود من البدع ما كان في أمور الدين
وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

فتوى رقم - 7212

(الجزء رقم : 3، الصفحة رقم: 389)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

فتوى رقم ( 7212
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Reconverti(e) - للداخلين في الإسلام
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Dissiper l'équivoque - Kashf e-shubuhât (dossier)

Dans sharh kashf e-shubuhât, Sheïkh el 'Uthaïmîn donne une longue explication pour dissiper l'impression que Mohammed ibn 'Abd el Wahhâb taxe les musulmans d'apostasie (kaffar) sans faire de détail.


Il s'inspire notamment des paroles d'ibn 'Abd el Wahhâb lui-même, d'ibn Taïmiya, et de plusieurs passages d'el mughnî d'ibn Qudâma.

copié de alminhadj.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Unicité - التوحيد
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
L'avis de Cheikh Albany concernant celui qui abandonne la prière

L'avis de Cheikh Albany est que

celui qui délaisse la prière totalement est un mécréant

 
Cheikh Bazmoul dit :

 

«Cheikh Albany dit que celui qui délaisse la prière par paresse et fainéantise ne devient pas mécréant et il ne vise pas par cela celui qui la délaisse totalement, quelqu'un qui n'a pas prié un seul jour jusqu'à ce qu'Allah le fasse mourir et qui avait pourtant la capacité et rien ne l'empêchait de le faire.
Mais le Cheikh vise plutôt celui qui prie de temps en temps et est paresseux et néglige de temps en temps jusqu'à ce que le temps de la prière sorte sans qu'il n'ait prié sans excuse.»

Et le Cheikh a une parole énonçant cela.

Tu le vois qui commente la parole de Ibn Taymiya qui dit :
 
«Et par cela est levé l'ambigüité dans ce chapitre, car il y a certes beaucoup de gens et même la plupart d'entre-eux dans beaucoup de régions qui ne sont pas assidus aux cinq prières mais ne les délaissent pas totalement.
Plutôt ils prient de temps à autre et délaissent la prière à d'autres moments ; Ceux-ci ont eu de la foi et de l'hypocrisie et il leur est appliqué les règles de l'islam apparentes sur les héritages et ce qui y ressemblent comme règles.
En effet, si ces règles sont appliquées à l'hypocrite pur comme Ibnu Ubay et d'autres parmisles hypocrites, ceux-ci sont plus en droit qu'elle leur soit appliquée.»
(Majmu' Fatawa - Volume 7 - p 615,617)

Cheikh Albany fait une remarque à cette parole de Ibn Taymiya :
 
«Ceci est une parole de justesse de Cheikh Al-Islam qui nie (infirme) l'avis de ceux qui rendent mécréant de croyance (font le takfir) celui qui délaisse la prière ne serait-ce qu'une fois en la laissant sortir de son temps.
Ceci nous montre que celui qui devient mécréant (de croyance) est celui qui la refuse comme celui qu'on a menacé de l'épée pour qu'il prie et qu'il refuse.»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 133,134)
 
Cheikh Bazmoul dit et lorsque le Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, a dit concernant la rissala (petit livre) de Cheikh Albany concernant le jugement de celui qui délaisse la prière :
 
«Lorsqu'il a écrit (Cheikh Albany) que celui qui délaisse totalement la prière comme étant un croyant faisant partie des gens profitant de l'intercession et a construit toute sa rissala sur cela.»
 
Cheikh Albany répliqua en disant :


«Les choses ne sont pas comme cela, la rissala est basée sur celui qui délaisse la prière par fainéantise.» 

(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 126)
 
Cheikh Albany dit dans une autre remarque :
 
«Parmi les choses nécessaires et fondamentales du travail d'investigation (Tahqik) est que l'auteur montre clairement son avis : Quel est l'opinion des pieux prédecesseurs ?
Est-ce le Takfir (rendre mécréant de croyance) pour une seule prière ?
Ou est-ce le fait de persister dans son délaissement total de manière à ce qu'il meure en étant devenu vieux ?
Ou est-ce celui dont le cas a été rapporté aux dirigeants qui lui ordonnent la prière, il a alors refusé et a été tué ?» 
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 151)

Cheikh Bazmoul dit : Et lorsque Safar Al Hawali, qu'Allah le pardonne, dit :

 

«Celui qui délaisse la prière totalement fait partie de ces mécréants ;
Celui qui la délaisse la plupart du temps est très proche d'eux et sa situation leur ressemble,
Celui qui prie de temps en temps et délaisse la prière de temps en temps, est en hésitation entre la mécréance et la foi et ce qui est important est ce sur quoi il va finir.
De plus, le fait de délaisser l'assiduité est différent du délaissement total qui est de la mécréance.»

Cheikh Albany fait la remarque suivante:

«Ceci est une explication que nous voyons très bonne mais est-ce que la cause de la mécréance dans cette situation est le délaissement en lui-même ?
Ou bien car il montre en apparence le refus et l'orgueil qui est une mécréance du cœur ?
Ceci est ce qui est apparent et qui est la cause du jugement de la mécréance, et la cause n'est pas le délaissement en lui-même.
Ceci est le sens de ce que j'ai cité dans ma rissala de Ibn Taymiya page 44-46, c'est celui qui persiste au délaissement malgré le fait qu'on l'ai appelé à œuvrer comme je l'ai expliquer ici, et les paroles de l'auteur (Safar Al Hawali) ne sorte pas de cela et a plutôt éclairci et expliquer la chose »
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 127,128).

 

"Explication du livre de la description de la prière de Cheikh Albany" page 22 à 24 

Publié par darwa.com

 

  

 

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:00
Jugement sur celui qui abandonne la prière

Question :

 

La personne qui abandonne la prière est-elle considérée comme mécréante ?

 

Réponse :

 

Celui qui abandonne la prière est considéré comme un mécréant (Kafir) en raison de ce que l'imam Ahmad a rapporté dans son Musnad et aussi Muslim dans son Sahih, d'après Jabir (radhiyallahu 'anhu) qui rapporte que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 

« Il y a entre le serviteur (d'Allah) et la mécréance (Al-Kufr) ou le polythéisme (As-Shirk) la prière (As-Salat). ».

Aussi en raison de ce que Abû Dawûd a rapporté dans ses Sunan d'après Burayda (radhiyallahu 'anhu) qui rapporte que le messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Le pacte entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière (As-Salat), quiconque l'abandonne a certes mécru. »

 

Et le Seigneur Tout-Puissant dit dans Son Noble Livre (traduction rapprochée) : 

 

« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition,. » [Sourate Maryam : 59]

 

Donc, l'avis correct parmi les avis des gens de science est que la personne qui abandonne la prière est considérée comme mécréante (Kafir), qu'il l'ait abandonné par rejet de son obligation ou sans rejeter son obligation.

 

C'est l'avis de l'imam Ahmad Ibn Hanbal et c'est aussi l'avis d'un groupe parmi les compagnons.

 

Plutôt Abû Muhammad ibn Hazm a mentionné un groupe parmi eux (qui a tenu cet avis) et a ensuite dit :

 

« Je ne connais personne qui n'ait pas été d'accord avec ces compagnons. »

 

Article tiré du site assalafi.com

Source : Ijabatus-Sa'il, pp. 41-42

Traduit par Aqil Walker

copié de salafs.com

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Prière - الصلاة