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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Que faire lorsque l'aïd coïncide avec un vendredi ? (vidéo)

Question : 


Que faire si la fête coïncide avec le vendredi ?

 

Réponse de Cheikh ibn ‘Othaymine -Qu'Allah lui fasse Miséricorde :
 
Dans ce cas-là il faut effectuer la prière de la fête et celle du vendredi, comme le faisait le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

Puis ceux qui ont assisté à la prière de la fête peuvent être dispensés d’être présents à la prière du vendredi, par contre ils devront prier le Dhor, car c’est une prière prescrite à ce moment là, et on ne peut la délaisser.

         

Epître : « Questions & Réponses concernant La Prière des 2 fêtes » du cheikh Mouhammad ibn Saleh el 'Outhaymine.
copié de sounnah.free.fr

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Question :  

 
Si l'un des deux `Aïd coïncide avec le vendredi (Joumou'a), doit-on faire la prière de Joumou'a (prière du vendredi) et assister à sa Khotba (sermon du vendredi) ce jour ou non ? 
 
Réponse de Cheikh ibn Baz -Qu'Allah lui fasse Miséricorde- :
 
Ce qui est légiféré pour les musulmans si l`Aïd coïncide avec un vendredi est d’accomplir la prière de l'Aïd ainsi que la prière de Joumou'a dans les mosquées où est célébrée la prière de Joumou'a (habituellement).

Et, il est permis pour celui qui a assisté à la prière de l’Aïd de délaisser la prière de Joumou'a et de se contenter de la prière de Dhor, d’après les Hadiths suivants :
 
D’après Zayd ibn Arqam –qu’Allah l’agrée- :
Le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- a accompli la prière de l’Aïd puis a facilité le Joumou’a en disant : 

« Que celui qui veut accomplir la prière, l’accomplisse »
 Rapporté par les cinq cheikhs sauf at-Tirmidhi, et authentifié par ibn Khouzayma 
[…] 
 
Extrait de : « Majmou' Fatawa » de son éminence le cheikh ibn Baz - Volume 4, Page 504, Fatwa No. 556 
111

La question suivante fût posée au savantissime et mufti du Royaume d’Arabie Saoudite de son vivant son éminence Sheikh ‘Abdel-‘Azîz bin Bâz - qu’Allah lui fasse miséricorde :

 

Quel est le jugement de la prière du vendredi si elle rencontre (tombe) le jour du ‘Îd ?

 

Est-il obligatoire pour tous les musulmans de s’en acquitter ou pour un groupe spécifique ?

 

Cela car certains croient que si le ‘Îd rencontre (tombe) le vendredi qu’il n’y a donc pas de (prière du) vendredi .

 

La réponse du Sheikh :

 

Il est obligatoire à l’imam et khatîb de la prière du vendredi d’établir la prière du vendredi et d’être présent dans la mosquée et de prier avec ceux qui sont présents.

 

Le Prophète صلّى الله عليه و سلّم     l’établissait le jour du ‘Îd :

 

il priait la prière du ‘Îd et la prière du vendredi صلّى الله عليه و سلّم et il se peut qu’il lisait dans la prière du ‘Îd et celle du vendredi (la sourate) Sabbih et (la sourate) Al-Ghâchiyah dans les deux prières comme l’a dit An-Nou’mân bnou Bachîr –qu’Allah les agrée tous deux- comme cela a été rapporté de manière authentique dans l’Authentique mais ceux parmi les gens qui ont assisté à la prière du ‘Îd il leur est permis de délaisser la prière du vendredi et de prier (à la place) Adh-Dhohr dans leurs maisons ou avec certains de leurs frères s’ils ont assisté à la prière du ‘Îd.

 

Mais s’ils prient la prière du vendredi avec les gens c’est meilleur et plus complet et s’ils délaissent la prière du vendredi car ils ont assisté à la prière du ‘Îd et qu’ils ont prié la prière du ‘Îd il n’y a aucun mal mais ils se doivent de prier Adh-Dhohr seuls ou en congrégation. 

 

Qu’Allah vous bénisse.

 

copié de spfbirmingham.com


 
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les ruses d'Iblis dans les ablutions

-Certains adorateurs se font duper dans l'intention en disant :


"J'ôte la souillure."

Puis il dit :

"La prière m'est permise."

Puis il répète :

"j'ôte la souillure."

La cause de cette ruse est l'ignorance de la législation car l'intention est dans le coeur, et non pas par une expression.
 
Donc la surchage d'une prononciation n'est pas utile, et encore moins de répèter l'expression.

-D'autres se font duper en regardant l'eau par laquelle il vont accomplir leur ablution en disant : 

"Et d'ou te vient ta pureté ?"

S'interrogeant et émettant des suppositions lointaines.

Il lui suffit de savoir que pour la législation, l'eau dans son fondement est pure, qu'il ne délaisse, donc, pas le fondement pour une supposition. 

-D'autres se font duper en utilisant beaucoup d'eau et ils réunissent en cela quatre points répugnés :
 
  1. Le gaspillage d'eau, 
  2.  
  3. la perte du précieux temps dans ce qui n'est ni obligatoire ni recommandé, 
  4.  
  5. une pratique contre la législation, car il ne se contente pas de se que la législation lui a délimité comme petite quantité d'eau, 
  6.  
  7. l'entrée dans ce que la législation a interdit, à savoir, ne pas dépasser plus de trois fois

De même, il se peut qu'il s'attarde dans son ablution, perdant ainsi, son temps de prière, le premier temps le plus méritoire, ou le manquement du groupe (jamâ'a).
 
La ruse d'Iblîs concernant cela est que tu es dans une adoration qui n'est pas valable.

Donc la prière n'est pas valable.

S'il méditait sur son cas, il saurait qu'il est en divergence et commet un excés.

Assurément, nous en avons vu qui regardent ces insufflations mais ne ce soucient pas de leur nourriture, leur boisson, et ne préservent pas leur langue de la médisance. 


Ô malheur, le cas à été inversé ! 


D'aprés 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn 'AS , le Prophète صلى الله عليه وسلم passa à côté de Sa'd qui accomplisait ses ablutions , il lui dit صلى الله عليه وسلم :

"Quel est ce gaspillage, ô Sa'd?
Il dit: Y a t-il du gaspillage dans l'ablution?
Il dit: Oui, même si tu étais à proximité d'une rivière"
(Ibn Mâja n° 425.AL Albânî l'a déclaré faible dans Da'îf Ibn Mâja) 

D'aprés 'Ubay , le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Un démon nommé al-Wilhân accompagne la pratique de l'ablution, craignez le."Et dans une autre version:"Soyez-en averti"
(Tirmîdhî n° 57-421-94-419.Al-Albânî a dit dans Da'if Ibn Mâja"Trés faible".) 

Al-Hassan a dit : "Le démon de l'ablution est appellé Al-Wilhân, il rit des gens pendant l'ablution"
 
Dans une chaîne remontant à Abû Nu'âma, Abdullah Ibn Mughaffâl a entendu son fils dire :

"Ô ALLAH, je te demande al-firdaws et je te demande....
'Abdullah l'intérompit et lui dit : Demande à ALLAH le Paradis et cherche refuge auprés de Lui contre l'Enfer car j'ai certes entendu le Prophète dire: "Il viendra dans cette communauté des personnes qui trangresseront dans les invocations et la Purification."

(Abû Dâwûd n° 96, Ibn Mâja n° 3864.Al-Albânî la authentifié dans Al-irwâ n° 140.) 

Ibn Chawdhab a dit :

"Al-Hassan émit des critiques à Ibn Sirîn en lui disant: "L'un d'entre vous accomplit ses ablutions avec une outre et se lave avec une gibecière en versant, frottant, se nuisant à lui même et contredisant la tradition de leur Prophète". 

Abû al-Wafâ Ibn 'Aqîl disait :

"Le plus bel acquis pour les gens doués de raison est le temps, et la moindre adoration est celle à travers l'eau. 
Le Prophète disait, en effet :"Versez sur l'urine du bèdouin un sceau d'eau"
(Al-Bukhârî n° 220-6128 et Muslim n° 284-380-148-56-529.) 

Il صلى الله عليه وسلم a dit concernant le sperme :

"Lave les tâches qui se trouvent sur toi avec économie (d'eau)".
(Ahmad vol.6 p.243.Le décret a divergé selon qu'il remontait au Prophète ou qu'il était interrompu dans sa chaîne). 

Il صلى الله عليه وسلم a dit pour les chaussures :

"Leur purification est de les frotter dans la terre."
(Abû Dawûd n° 385-386-387-650.Al-Albânî l'a authentifié dans Sahîh Abû Dawûd.)

Et concernant la traîne de la femme :

" Elle se purifie par ce qui suit."
(Abû Dawûd n° 384, Ibn Mâja n° 531.Al-Albânî l'a authentifié dans Sahîh Abû Dawûd et Ibn Mâja)
 
Il صلى الله عليه وسلم a dit :

"On lave l'urine de la petite fille et on verse de l'eau sur l'urine du garçon."
(Abû Dawûd n° 376, Ibn Mâja n° 526.Al-Albânî l'a authentifié dans Sahîh Abû Dawûd n° 400-401 et Sahîh al-jâmi' n° 8117.) 

Il صلى الله عليه وسلم a interdit au berger d'annoncer, à celui qui l'avait intérrogé concernant l'eau, ce qui lui revenait en disant :

"Ce que tu nous a laissé est pur."Et Ô toi, détenteur de l'eau, ne l'imforme pas."
et le Messager d'ALLAH a réformé le bédouin.
(Al-Albânî l'a déclaré faible dans Tamâm al-minna.) 

Il a monté l'âne sans selle, et on ne connaissait pas de son comportement une adoration avec l'utilisation de baucoup d'eau.
Il fesait ses ablutions aux abrevoirs de la mosquée.Il est bien connu que les bédouins qui venaient à lui, de la campagne, étaient rustres.N'as-tu pas su que l'un d'entre eux a uriné dans la mosquée.Tout ceci est pour notre enseignement et notre apprentissage afin que l'on sache que l'eau dans son origine est pure.

(Al_Albânî la déclaré faible dans Da'if al-Jâmi n° 5549) 

Il a accompli ses ablutions dans une flaque dont l'eau était comme le hénné en macération.
(Hadith sans fondement).
 
Quant à sa parole صلى الله عليه وسلم :

"Purifiez-vous de l'urine"
(Al-Albânî l'a authentifié dans Sahîh al-Jâmi' n° 3002 avec l'expression :"Purifiez-vous de l'urine car le châtiment de la tombe, en général, est dû à l'urine").
 
Cette purification a une prescription bien connue, à savoir que la personne ne doit pas négliger le lieu qu'elle a atteint sans qu'elle ne le nettoie à l'eau.

Quant à la dissémination lorsque l'on s'y attache, cela s'accroît et de consacré du temps à ce qui ne sied pas (dans la lègislation). 
 
L'auteur a dit : Aswad Ibn Sâlim, qui était parmis les grands pieux, utilisait beaucoup d'eau dans son ablution, puis il delaissa cela.

Une personne l'interroga concernant la cause de son délaissement, il répondit صلى الله عليه وسلم :

"Je dormis une nuit lorsqu'on m'interpella : Ô Aswad, quel est cela ?!
"Yahya Ibn Sa'îd al-Ansâri m'a rapporté d'aprés Sâ'id Ibn al-Mussayib : "Lorsqu'on dépasse trois fois dans les ablutions, cela ne s'éléve pas au cieux !
Puis il a dit : Je ne recommencerais pas, je ne recommencerais pas.
Aujourd'hui, le creux de la main remplie d'eau me suffit." 

Tablîs Iblis, les ruses de Satan de Ibn al-Jawzi, chapitre VIII: Les ruses d'Iblis chez les serviteurs et les adorateurs dans leurs adorations
 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Purification - طهارة
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
L'avis juridique pour le jeûne du jour de arafat

Question : 

 
Quel est l’avis juridique concernant le jeûne du jour de Arafat pour celui qui accomplit le pèlerinage et celui qui ne l’accomplit pas ?
 
Réponse : 
 
Jeûner le jour de Arafat (9ème jour du mois de dhoul-hijja) est une tradition prophétique fortement conseillée.

En effet, on interrogea le Prophète (Que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui) au sujet du jeûne le jour de Arafat, il répondit :

«Je compte sur Allâh pour qu’il expie les péchés de l’année antérieure et l’année à venir» 

et on trouve dans une autre version : «Qu’il expie l’année passée et celle qui reste à venir.»

Par contre, le pèlerin n’a pas à jeûner ce jour-là, car le Prophète (Que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui) n’a pas jeûné le jour de 'arafat lors du pèlerinage d’adieu.

À ce sujet, on trouve dans le recueil authentique de Boukhâry selon Maïmouna (qu’Allâh l’agréée) qui raconte le doute qui s’est emparé des gens au sujet du jeûne du Prophète (Que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui) le jour de 'arafat.

(Pour fermer la porte à d’éventuels doutes) elle lui fit parvenir un verre de lait pendant qu’il se tenait debout dans Arafat, il le but sous la contemplation de tous les gens.

Tome 20, page 46, question 404.
Publié par fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mois de l'hégire et mois sacrés - الشهر
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Le boycott collectif, prérogative du gouvernant
Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.
Ceci dit : 
 
Le fondement établi, en général, en ce qui concerne les transactions avec les mécréants, est l’autorisation absolue quel que soit leur statut : reliés à un Etat musulman par un pacte, sous sa protection, ou en guerre contre lui.

Cependant, sont exceptés les produits dont l’interdiction est inhérente à leur substance tels que le vin, la viande de porc et la chair d’une bête morte.

Font partie aussi, les bénéfices illicites comme les intérêts usuraires et les biens [à usage non autorisé], comme le fait d’utiliser les raisins pour fabriquer du vin ; la possession de ces biens ainsi que de les louer pour des fins interdites.

De même, il est prohibé d’effectuer des transactions qui pourraient être des moyens que les pays combattants utiliseront contre les pays musulmans, ou sur lesquels ils s’appuieront dans l’établissement de leur religion et leurs fêtes.

Il est aussi absolument interdit de vendre une copie du Coran ou un esclave musulman à un incroyant.

En dehors de ces choses, il demeure autorisé, par unanimité, d’entreprendre des affaires avec les mécréants  [1].

La preuve de cela est le fait que le Messager صلى الله عليه وسلم et ses Compagnons  ont effectué des transactions commerciales avec les habitants de la Mecque ainsi que les groupes de mécréants qui s’y rendirent, et ce avant la  Hidjra (l’émigration vers Médine).

Il a également accompli des transactions avec les bédouins qui venaient à Médine alors qu’ils persistaient dans le polythéisme.

Puis, après sa Hidjra, le Prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que ses Compagnons, ont fait des échanges avec les juifs qui résidaient à Médine, et avec les bédouins qui se situaient dans les alentours.

De plus, les Compagnons  effectu­aient des transactions avec eux au vu et au su du Prophète صلى الله عليه وسلم, et bien que les Compagnons  ont établi des transactions commer ciales et monétaires multiples et durables avec les mécréants, il n’a jamais été rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم leur interdisait de traiter avec eux, quel que soit le type de leur mécréance ; par obstination, par ignorance ou par hypocrisie.

Par contre, de nombreux hadiths confirment que le Prophète صلى الله عليه وسلم ainsi que ses Compagnons  effectuaient des transactions avec les juifs de Médine par la vente, l’achat, le prêt, le gage et d’autres affaires financières et commerciales qui sont autorisées dans notre religion.

A cet effet, El-Boukhâri رحمه الله a conçu dans un chapitre un passage intitulé :
« Concernant la transaction, par l’achat et la vente, avec les polythéistes et les mécréants en combat avec les musulmans » [2].

Ceci dit, le fait qu’il est licite d’avoir des liens commerciaux avec les mécréants ne fait point partie de l’attirance (vers eux) qui nous est interdite.

En effet, cela est excepté par le hadith rapporté par Aïcha رضي الله عنها que :

« Le Messager 
صلى الله عليه وسلم a acheté de la nourriture contre laquelle il a déposé comme gage un bouclier en fer » [3].

Mais ce hadith ne veut pas dire qu’il est autorisé de vendre des armes aux mécréants, car le bouclier ne fait pas partie des armes, et le nantissement n’est pas une sorte de vente non plus.

De plus, le juif en question était du nombre des sujets mis sous protection et surveillance, chose qui ne suscite de craindre aucune attaque de sa part.

Tandis que le fait d’aider les ennemis d’Allah  avec les armes, nous avons cité précédemment l’unanimité des savants sur son interdiction.

C’est plutôt considéré comme une trahison majeure.

Ainsi, tenir au principe de l’autorisation d’effectuer des trans actions avec les incroyants, particulièrement en ce qui concerne les produits que les musulmans ont beaucoup besoin, n’affecte pas du tout le dogme d’ El-Welê' Wel-Barâ' (l’allégeance et le désaveu) qui est l’une des anses de l’Islam les plus solides.

Cela, tant que le musulman qui opère ces échanges déteste le polythéisme et l’incroyance ainsi que leurs partisans, n’accepte pas la mécréance et la condamne, ne prend pas les mécréants pour alliés en leur témoignant de l’amour, ne les soutient pas, ne les loue pas et ne leur apporte pas son aide contre les musulmans, ne cherche pas à leur ressembler dans leurs spécificités mondaines et religieuses, ne les prend pas pour confidents, en leur confiant ses secrets et ses affaires importantes, ne les prend pas pour juge et n’agrée pas leur jugement (droit positif) en abandonnant celui d’Allah  et de Son Messager صلى الله عليه وسلم, ne vénère point le mécréant, ni par la parole ni par l’acte, n’assiste pas à leurs festivités et ne les en félicite pas, ne les prend point pour alliés ni intérieurement ni extérieurement et ne les courtise pas non plus au détriment de la religion.

Voilà quelques aspects qu’implique le désaveu dans la pratique desquels le musulman s’applique avec la croyance et l’acte.

C’est en fait par ces aspects que sera réalisée l’opposition aux gens de l’enfer, et sera concrétisée une personnalité originale et indépendante, suivant la conduite correcte et le droit chemin.

En vérité, c’en est bien meilleur que de boycotter les marchandises et les articles commerciaux, car cela fait partie des corollaires de l’attestation de l’Islam et des comp léments de la foi, vu le hadith du Prophète  صلى الله عليه وسلم :

« Quiconque aime en Allah, déteste en Allah, fait don pour Allah et s’abstient [de donner] pour Allah a donc accompli sa foi » [4].

Ceci dit, le jugement concernant le boycott des marchandises de certains Etats mécréants varie selon la situation de la société musulmane, de sa puissance et des répercutions du boycott sur elle.

Cela parce qu’un Etat dont l’économie et l’industrie reposent sur l’importation des produits commerciaux et des matières indus trielles des pays mécréants est un Etat dépendant ; sa faiblesse en est la cause. La mécréance, par contre, appartient à une même voie.

Les incroyants, en se réunissant contre les musulmans, forment un seul corps.

Donc, même si certains pays mécréants sont boycottés, la dépendance à d’autres demeurerait constamment car la nation musulmane n’est par autarcique.

De plus, même si cette rupture contraindra les pays en question à se soumettre, cela ne sera, malgré tout, pas dans l’intérêt de l’Islam et des musulmans.

La défaillance des musulmans en est à l’origine.

Cette vision sur l’aboutissement des choses est estimative. Toutefois – en tenant compte des intérêts des musulmans et l’estimation des inconvénients – si le gouvernant musulman applique son autorité discrétionnaire et opte pour le boycott comme solution adéquate contre n’importe quel pays mécréant, et ce, après avoir consulté les gens doués de droiture et de bonne opinion ; élevant ainsi le rang de l’Islam, secourant les musulmans et avilissant les incroyants : dans ce cas, l’obéissance quant à sa décision devient obligatoire du fait qu’elle est reliée aux affaires sécuritaires et militaires de l’Etat, dont le gouvernant détient seul la prérogative.

Cela suivant la règle qui stipule  « Les prises de position du gouvernant sont liées à l’intérêt », car : « Le statut du gouvernant par rapport à ses sujets est pareil à celui du tuteur par rapport à l’orphe lin » comme dit Ech-Châfi`i [5].

En effet, c’est dans ce sens que s’interprètent les hadiths authentiques relatés au sujet du siège de Banou En-Nadhîr par le Prophète 
صلى الله عليه وسلم, et sur le fait d’avoir incendié leurs palmeraies, ainsi qu’au sujet du blocus effectué par Thoumâma Ibn Outhâl.

Il a dit aux habitants de la Mecque :

« Par Allah ! Aucune graine de froment ne vous parviendra d’El-Yamâma jusqu’à ce que le Messager d’Allah 
صلى الله عليه وسلم donnera son autorisation » [6].

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’autres événements renvoyant au djihad par les biens et autres types de djihad.

Ces événements sont basés sur le fait de repousser les nuisances et d’amener les intérêts, selon l’estimation et l’autorisation du dirigeant des musulmans.

A partir des dispositions précédentes, on pourra classer ce qui en résulte comme suit :

 

 -Premièrement : le fondement arrêté quant aux transactions avec les mécréants est qu’elles sont tout à fait licites tant qu’elles ne touchent pas à un interdit.

L’interdiction peut comprendre un bien en soi-même, un contre-valeur, un intérêt ou une location.

De même, ces transactions ne doivent aucunement constituer une aide contre les musulmans, ni être un moyen sur lequel les mécréants s’appuieront pour l’établissement de leur religion.

-Deuxièmement : il n’y a aucun mal de s’attacher au fondement précédent, car il ne transgresse point la croyance de l’allégeance et du désaveu, du moment qu’il y a observance aux exigences démontrées antérieurement.

Cela est conditionné aussi par le fait de ne pas cesser d’acheter les [produits] du musulman d’une manière absolue en y favorisant le mécréant sans justification sincère.

-Troisièmement : également, il n’y a point de mal pour celui qui effectue un boycott individuel, en ayant l’intention d’affaiblir l’économie des incroyants, de montrer son désaveu et son désagrément à eux.

Mais, sous condition qu’il n’émanent pas de lui des attitudes corrompues ni corruptrices.

Celles-ci peuvent se manifester par : le fait d’accuser d’égarement celui qui s’en oppose ; de le calomnier d’être en alliance avec les ennemis d’Allah  et de les aider dans leur égarement.

Aussi, à condition que cela n’entraîne pas la ruine des biens, et la détérioration des marchandises et des produits en les détruisant par le feu ou le stockage.

En effet, cela présente une nuisance pour le musulman et une agression contre ses biens et son honneur.

Allah  dit :

﴿وَاللَّهُ لاَ يُحِبُّ الْفَسَادَ﴾ [البقرة: 205

Le sens du verset :

 

﴾Et Allah n’aime pas le désordre﴿ [El-Baqara (La Vache) : 205]

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

« Tout musulman est sacré pour tout autre musulman : son sang, ses biens et son honneur » [7]

Il a dit aussi :  « Votre sang, vos biens et votre réputation (honneur) vous sont sacrés comme est sacré ce jour-ci dans votre cité-ci, en votre mois-ci » [8]. 

Il a dit aussi  : « Pas de nuisance ni à soi-même, ni à autrui » [9]


D’autre part, il est interdit de porter atteinte à un mécréant : dans son sang, ses biens et son honneur s’il n’est pas en combat avec les musulmans.

Allah  dit dans un hadith  Qoudoussi (divin) :

« Ô Mes servi teurs ! Je me suis interdit d’être injuste et J’ai rendu l’injustice interdite entre vous également. Alors, ne vous portez pas injustes les uns les autres! » [10].

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

« Je serais, le Jour Dernier, l’adversaire de celui qui opprime un pactiseur, amenuise son droit, lui impose une charge qu’il ne supporte pas ou prend quelque chose de lui sans qu’il accepte » [11].

Il est donc obligatoire de se comporter justement avec eux, car l’erreur de l’un d’entre eux n’implique pas tous les autres, vu la Parole d’Allah  :

 ﴿وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى﴾ [الأنعام: 164

Le sens du verset :

﴾Personne ne portera la responsabilité d’autrui﴿. [El-An`âme (Les Bestiaux) : 164]

Ainsi que Sa Parole  :

﴿وَلاَ يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآنُ قَوْمٍ عَلَى أَلاَّ تَعْدِلُوا اعْدِلُوا هُوَ أَقْرَبُ لِلتَّقْوَى وَاتَّقُوا اللَّهَ﴾  [المائدة: 8

Le sens du verset :

﴾Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété﴿. [El-Mê'ida (La Table Servie) : 8].

Par ailleurs, si les mécréants sont reliés avec les musulmans par des pactes ou que ceux-ci leur doivent des dettes, dans ce cas il est interdit aux boycotteurs de ne pas accomplir leurs pactes ou de les frustrer de leurs créances.

Il est une obligation de s’acquitter de leurs dûs, vu la Parole d’Allah  :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَوْفُوا بِالْعُقُودِ﴾ [المائدة: 1

Le sens du verset :

﴾Ô les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements﴿ [El-Mê'ida (La Table Servie) : 1].

Allah  dit aussi :

﴿وَأَوْفُوا بِالْعَهْدِ إِنَّ الْعَهْدَ كَانَ مَسْئُولاً﴾ [الإسراء: 34

﴾Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements﴿ [El-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 34].

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit dans ce sens :

 

« Rends le dépôt à celui qui te l’a confié, et ne trahis pas celui qui t’a trahit » [12].

 

-Quatrièmement : dans le cas où le gouvernant se charge de la responsabilité de rompre les transactions avec un pays mécréant afin de réaliser l’intérêt des musulmans, il est alors un devoir de lui obéir dans ce boycott collectif.

 

Les règles générales [de la charia] décrètent cet état de fait.

De même, c’est dans ce sens que s’interprètent les hadiths traitant de ce sujet.

 

Voilà ce que nous vouons comme religion à Allah, le Seigneur des Mondes concernant cette affaire. Nous demandons à Allah  d’honorer Sa religion, d’élever Sa Parole, et de triompher pour Son Prophète صلى الله عليه وسلم et Sa religion, de nous montrer la vérité telle qu’elle est et de nous aider à y adhérer et de nous montrer la voie fausse telle qu’elle est et de nous aider à la délaisser.

Ô Allah !

Assiste cette  Oumma (la nation musulmane) pour qu’elle s’accroche à la croyance en Toi, afin qu’elle revienne à Ta religion et qu’elle en soit fière. Tu exauces certes les invocations ; Tu es Audient et Proche.

Le savoir parfait appartient à Allah , et notre dernière invocation est qu’Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.
 
[1]   Voir : « El-Medjmoû` » d’En-Nawawi (11/40).
[2]   Voir : « Sahîh El-Boukhâri » (4/410) (hadith 2216).
[3]   Rapporté unanimement par El-Boukhâri (4/302) (hadith 2068) et Mouslim (11/40) d’après Aïcha .
[4]   Rapporté par Abou Dawoûd dans le chapitre de « la Sounna » (hadith 4683) et Ibn `Assâkir dans son œuvre « Târîkh Dimachq » (6/16/2, 9/396/2), d’après le hadith rapporté par Abou Oumâma . Ce hadith est authentifié par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 380) et dans « Sahîh El-Djâmi`» (hadith 5965).
[5]   Voir : « El-Manthoûr » d’Ez-Zerkachi (1/ 183).
[6]   Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « conquêtes » (hadith 4372), Mouslim dans le chapitre du « djihad et biographies » (hadith 4688), Ahmed (hadith 10088) et El-Beyhaqi (hadith 13215), d’après Abou Hourayra .
[7]   Rapporté par Mouslim dans le chapitre de « bonté, lien et de bienséances » (hadith 6706), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 4884) et par Et-Tirmidhi dans le chapitre du « bien et du lien » (hadith 2052), d’après Abou Hourayra .
[8]   Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre du « savoir » (hadith 67), par Mouslim dans le chapitre du « Serment (de la part des accusés pour avoir tué quelqu’un » (4477), par Ahmed (hadith 2923), par Ed-Dârimi (hadith 1968) et par El-Beyhaqi (hadith 9894), d’après Abou Bakra .
[9]   Rapporté par Ibn Mâdjah dans le chapitre des « jugements » (hadith 2430), par Ahmed (hadith 23462) et par El-Beyhaqi (hadith 12224), par l’intermédiaire d’`Oubâda Ibn Es-Sâmit . En-Nawawi en parlant du hadith (32) de son œuvre «El-Arba`îne En-Nawawiyya » a dit : «Ce hadith a d’autres chaînes de transmission dont l’une renforce l’autre » ; Ibn Radjeb a dit dans « Djâmi` El-`Ouloûm Wel-Hikem » (hadith 378) : « c’est tout à fait comme a dit En-Nawawi ». D’autre part, El-Albâni l’a jugé authentique dans « El-Irwâ' » (hadith 896), dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 250) et dans « Ghâyat El-Marâm » (hadith 254).
[10] Rapporté par Mouslim dans le chapitre les « bienséances et le lien » (hadith 6737), par Ibn Hibbâne (hadith 621), par Ahmed (hadith 20960), par El-Beyhaqi (hadith 11837) et par El-Bazzâr (hadith 885), d’après Abou Dhar .
[11]  Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « El-Kharâdj » (tribut) (hadith 3054), et par El-Beyhaqi (hadith 19201), d’après Safwêne Ibn Souleym qui le rapporta de plusieurs Compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم. Ce hadith est jugé bon par Ibn Hadjar dans son œuvre « Mouwâfaqat El-Khabar El-Khabar » (2/184). Es-Sakhâwi a dit dans « El-Maqâssid El-Hassana » (p.459) que sa chaîne de transmission est acceptable et El-Albâni l’a authentifié dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (1/807) et dans « Michkât El-Massâbîh » (hadith 4047).
[12]  Rapporté par Et-Tirmidhi dans le chapitre des « transactions » (hadith 1264), par Abou Dâwoûd dans le chapitre du « louage » (hadith 3535), par Ed-Dârimi dans le chapitre des « transactions » (hadith 2652), d’après Abou Hourayra . Ce hadith est authentifié par Es-Sakhâwi dans « El-Maqâssid El-Hassana » (51) et El-Albâni dans « Silsilat El-Ahâdîth Es-Sahîha » (hadith 424).

 

Alger : le 14 Mouharram 1427H, Correspondant au : 13 Février 2006G.

copié de ferkous.com

 

الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله الله رحمة للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أما بعد

فالأصل المقرر في عموم التعامل مع الكفار جوازه مطلقًا سواء كانوا أهل ذمة أو مستأمنين أو محاربين، ويستثنى من ذلك ما كان الحرام في ذات المتعامل فيه كالعوض المحرم مثل: الخمر ولحم الخنزير والميتة، أو كالمنفعة غير المباحة مثل: الفوائد الربوية، والعين غير المباحة مثل: العنب يتخذ خمرًا، أو ملك العين، أو إجارتها لغاية محرمة، وكذلك يحرم التعامل في الوسائل التي يستعين بها أهل الحرب على أهل الإسلام أو يستعينون بها في إقامة دينهم، وأعيادهم، ولا بيع مصحف ولا العبد المسلم للكافر مطلقًا، فما عدا هذا فمعاملتهم جائزة إجماعًا(١)، ويدل عليه ما ثبت وقوع معاملة الرسول صلى الله عليه وآله وسلم وأصحابه أهل مكة قبل الهجرة، ومن يرد عليها من طوائف الكفار، كما عامل مع من وفد إلى المدينة من الأعراب الباقين على الشرك، وبعد هجرته صلى الله عليه وآله وسلم إلى المدينة عامل هو صلى الله عليه وآله وسلم وأصحابه اليهود من أهل المدينة وممن حولها من الأعراب، وكانت معاملة الصحابة لهم -أيضا- بمرأى منه ومسمع، ولم ينقل على كثرة معاملاتهم التجارية والمالية، وطول مدتها، أن النبي صلى الله عليه وآله وسلم منع معاملة الكافر مهما كانت صفة كفره عنادًا أو جهلاً أو نفاقًا، بل أحاديث كثيرة ثبت فيها تعامل النبي صلى الله عليه وآله وسلم وأصحابه مع يهود المدينة بالبيع، والشراء، والقرض، والرهن، وغير ذلك من المعاملات المالية والتجارية المباحة في ملتنا، وقد بوَّبَ البخاري- رحمه الله- لهذا المعنى" باب الشراء والبيع مع المشركين وأهل الحرب"(٢

هذا، وليس جواز معاملة الكفار من الركون المنهى عنه، فقد انتفى بما ثبت من حديث عائشة رضي الله عنها "أن رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم اشترى من يهودي طعامًا ورهن درعًا من حديد"(٣)، ولا يستفاد من الحديث جواز بيع السلاح للكفار، لأنَّ الدرع ليس من السلاح، والرهن ليس بيعًا، واليهودي كان من المستأمنين تحت الحماية والحراسة فلا يخشى منه سطوة، أما إعانة أعداء الله بالأسلحة فقد تقدم تحريم التعامل فيها إجماعًا، بل هي معدودة من الخيانة العظمى

      وعليه فمن تمسك بمبدأ جواز معاملة الكفار، وخاصة ما للمسلمين فيه حاجة، فإنه لا يقدح أصلاً في عقيدة الولاء والبراء التي هي من أوثق عرى الإسلام، ما دام يبغض الشرك والكفر وأهله، ولا يرضى به ولا يقر عليه، ولا يتخذ الكفار أولياء يلقي إليهم بالمودة، ولا يناصرهم ويمدحهم، ولا يعينهم على المسلمين، ولا يتشبه بهم فيما هو من خصائصهم دنيا ودينًا، ولا يتخذهم بطانة له يحفظون سره، ويتولون أهم أعماله، ولا يتحاكم لهم، أو يرضى بحكمهم، ويترك حكم الله ورسوله، ولا يعظم الكافر بلفظ، أو فعل، ولا يشاركهم في أعيادهم، وأفراحهم، ولا يهنئهم عليها، ولا يواليهم في كل شيء في الظاهر والباطن، ولا يداهنهم ويجاملهم على حساب الدين، تلك هي بعض حقوق البراء التي يلتزم بها المسلم عقيدة وعملاً، وبها تحصل مخالفة أصحاب الجحيم، وتتحقق له الشخصية الذاتية المستقلة، سيرًا على الهدي القويم، والصراط المستقيم، وهي أعظم من مقاطعة السلع والبضائع، إذ هي من لوازم الشهادة، ومكملات الإيمان لقوله صلى الله عليه وآله وسلم:" مَنْ أَحَبَّ فِي اللهِ، وَأَبْغَضَ فِي اللهِ، وَأَعْطَى للهِ، وَمَنَعَ للهِ، فَقَدِ اسْتَكْمَلَ الإِيمَانَ"(٤

هذا، وأما مقاطعة البضائع والمنتجات لبعض الدول الكافرة فإن حكمها يختلف باختلاف طبيعة المجتمع المسلم، وقوة شوكته، وانعكاسات المقاطعة عليه، ذلك لأن المعلوم أن الدولة التي يعتمد اقتصادها وصناعتها على استيراد المنتوجات التجارية، والمواد المصنعة من الدول الكافرة، فهي مرهونة بها لضعفها، والكفر ملة واحدة، والكفار على قلب رجل واحد على أهل الإسلام، فلو قوطعت بعض البلدان الكافرة، فإنَّ الارتباط بغيرها يبقى مستمرًّا على الدوام لانتفاء قيام الأمة بنفسها، ولو تنازلت هذه الدول لحساب المقاطعين، فإنها لا تعود على مصلحة الإسلام ومنافعهم لهوانهم وضعف شوكتهم

      وهذه النظرة المآلية تقديرية، غير أنَّ ولي الأمر المسلم -في مراعاته لمصالح المسلمين وتقديره للمفاسد- إنْ حكَّم سلطته التقديرية، بمشورة أهل الرأي والسداد، واختار المقاطعة الجماعية لأي بلد كافر، كحل مناسب، يعلي به راية الدين، وينصر به المسلمين، ويخزي به الكافرين، فإن طاعته فيما حكَّم لازمة لارتباط هذا الاختيار بالشئون الأمنية والعسكرية للبلاد التي تناط مهامها بولي الأمر دونما سواه، جريًا على قاعدة: "تصرف الحاكم يناط بالمصلحة" إذ أنَّ: "منزلة الإمام من الرعية منزلة الولي من اليتيم" كما قال الشافعي رحمه الله(٥)، وعلى هذا المعنى تحمل الأحاديث الصحيحة الواردة في حصاره صلى الله عليه وآله وسلم لبني النضير، وتحريق نخيلهم، وفي منع ثمامة بن أثال، فقال لأهل مكة:" وَاللهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ اليَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ"(٦) وغيرها من الوقائع الكثيرة الدالة على الجهاد بالمال وغيره من أنواع الجهاد، المبنية على درء المفاسد وجلب المصالح فهي محمولة على تقدير إمام المسلمين وإذنه

  ومما تقدم تقريره، فيمكن ترتيب الحاصل منه على الوجه التالي:

أولا: إنَّ الأصل في التعامل التجاري والمالي مع الكفار جائز مطلقًا مالم يكن التعامل فيه محرما سواء كان عينًا أو عوضًا أو منفعة أو إجارة، كما لا يجوز أن يكون فيه إعانة على أهل الإسلام، أو ما يستعينون به على إقامة دينهم.

ثانيا: لاحرج فيمن يتمسك بالأصل السابق، فإنه لا يقدح أبدًا في عقيدة الولاء والبراء ما دام يلتزم بحقوق البراء السالفة البيان، وبشرط أن لا يتعمد ترك الشراء من المسلم مطلقًا بإيثار الكافر عليه من غير تبرير صادق.

ثالثا: ولا حرج- أيضا- فيمن سلك سبيل المقاطعة الفردية إن أراد سبيل إضعاف اقتصاد أهل الكفر، وإظهار براءته منهم، وعدم الرضا عنهم، لكن بشرط أن لا تصدر منه تصرفات الفساد والإفساد: إما بتضليل المخالف فيها، ورميه بموالاة أعداء الله، والتعاون معهم على باطلهم، وإتلاف الأموال، وإضاعة السلع والمنتجات بتحريقها وتكسيدها، فإنَّ ذلك ضرر بالمسلم وعدوان على ماله وعرضه:  ﴿وَاللّهُ لاَ يُحِبُّ الفَسَادَ﴾ [البقرة: 205]، قال صلى الله عليه وآله وسلم:" كُلُّ المُسْلِمِ عَلىَ المُسْلِمِ حَرَامٌ دَمُهُ وَمَالُهُ وَعِرْضُهُ"(٧) وقال صلى الله عليه وآله وسلم: "إِنَّ دِمَاءَكُمْ وَأَمْوَالَكُمْ وَأَعْرَاضَكُمْ حَرَامٌ عَلَيكْمْ كَحُرْمَةِ يَوْمِكُمْ هَذَا فِي بَلَدِكُمْ هَذَا"(٨)، وقال صلى الله عليه وآله وسلم: "لاَضَرَرَ وَلاَضِرَارٍ"(٩

ومن جهة أخرى لا يجوز أذية الكافر في دمه وماله وعرضه إن لم يكن محاربًا لقوله صلى الله عليه وآله وسلم يقول الله تعالى:"يَاعِبَادِي إِنِّي حَرَّمْتُ الظُّلْمَ عَلىَ نَفْسِي وَجَعَلْتُهُ بَيْنَكُمْ مُحَرَّمًا فَلاَ تَظَالَمُواْ"(١٠)، وقوله صلى الله عليه وآله وسلم‏:‏ "‏أَلاَ مَنْ ظَلَمَ مُعَاهَدًا أَوْ انْتَقَصَهُ حَقَّهُ أَوْ كَلَّفَهُ فَوْقَ طَاقَتِهُ أَوْ أَخَذَ مِنْهُ شَيْئًا بِغَيْرِ طِيبِ نَفْسٍ‏.‏ فَأَنَا حَجِيجُهُ يَوْمَ القِيَامَةِ‏‏‏‏‏"(١١) فالواجب التعامل معهم بالعدل، وخطأ الواحد منهم لايلزم به الجميع لقوله تعالى: ﴿وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى﴾ [الأنعام: 164]، ولقوله تعالى:﴿ وَلاَ يَجْرِمَنَّكُمْ شَنَآنُ قَوْمٍ عَلَى أَلاَّ تَعْدِلُواْ اعْدِلُواْ هُوَ أَقْرَبُ لِلتَّقْوَى﴾ [المائدة: 8]، وإذا كان لهم مع أهل الإسلام عهود، أو كان لهم على المسلمين ديون، فلا يجوز لمن اتخذ من المقاطعة سبيلا أن لا يفي بعهدهم، أو يحرمهم من ديونهم، فالواجب الوفاء بها إليهم لقوله تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ أَوْفُواْ بِالْعُقُودِ﴾[المائدة: 1]، ولقوله تعالى: ﴿وَأَوْفُواْ بِالْعَهْدِ إِنَّ الْعَهْدَ كَانَ مَسْؤُولاً﴾ الإسراء: 34]، وقوله صلى الله عليه وآله وسلم: "أَدِّ الأَمَانَةَ إِلىَ مَنْ ائْتَمَنَكَ وَلاَ تَخُنْ مَنْ خَانَكَ(١٢

رابعا: في حالة ما إذا تولى ولي الأمر أو الحاكم مسؤلية اختيار منع التعامل مع بلد كافر، تحقيقا لمصلحة المسلمين، فإنه تجب طاعته في المقاطعة الجماعية بما تقرر في القواعد العامة، وتحمل الأحاديث الواردة في هذا الشأن على هذا المعنى.

هذا ما ندين به الله ربَّ العالمين في هذه المسألة، نسأل الله أن يعزَّ دينه، ويعلي كلمته، وينتصر لنبيه ودينه، وأن يرينا الحق حقا ويرزقنا اتباعه، والباطل باطلاً، ويرزقنا اجتنابه، اللهم وفِّق هذه الأمة للتمسك بالعقيدة فيك، والرجوع إلى دينك، والاعتزاز به، إنَّك سميع قريب مجيب

وآخر دعوانا أن الحمد لله رب العالمين، وصلى الله على محمد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين وسلم تسليما كثيرًا

الجزائر في: 14 محرم 1427ﻫ

الموافقﻟ: 13 فبراير 2006م

١- المجموع للنووي: (11/ 40)

٢- صحيح البخاري: 4/ 410 (2216)

٣- متفق عليه: أخرجه البخاري: (4/ 302)  رقم: (2068)، ومسلم: (11/ 40)  من حديث عائشة رضي الله عنها

٤- أخرجه أبو داود في السنة: (4683)، وابن عساكر في "تاريخ دمشق" (6/ 16/ 2، 9/ 396/ 2)، من حديث أبي أمامة رضي الله عنه. وصححه الألباني في السلسلة الصحيحة: (380)، وفي صحيح الجامع: (5965)

٥- انظر: المنثور للزركشي: (1/ 183)

٦- أخرجه البخاري في المغازي: (4372)، ومسلم في الجهاد والسير: (4688)، وأحمد: (10088)، والبيهقي: (13215)، من حديث أبي هريرة رضي الله

٧- أخرجه مسلم في البر والصلة والآداب: (6706)، وأبو داود في الأدب: (4884)، والترمذي في البر والصلة: (2052)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه

٨- أخرجه البخاري في العلم: (67)، ومسلم في القسامة: (4477)، وأحمد: (2923)، والدارمي: (1968)، والبيهقي: (9894)، من حديث أبي بكرة رضي الله عنه

٩- أخرجه ابن ماجه في الأحكام: (2341)، وأحمد: (3/ 267)، وصححه الألباني في الإرواء: (3/ 408) رقم: (896)، وفي غاية المرام: (68)

١٠- أخرجه مسلم في الآداب والصلة: (6737)، وابن حبان: (621)، وأحمد: (20960)، والبيهقي: (11837)، والبزار: (885)، من حديث أبي ذر رضي الله عنه

١١- أخرجه أبو داود في الخراج: (3054) والبيهقي: (19201)، من حديث صفوان بن سليم عن عدة من أصحاب النبي صلى الله عليه وآله وسلم، والحديث حسنه ابن حجر في موافقة الخبر الخبر: (2/ 184)، وقال السخاوي في المقاصد الحسنة: (459) "إسناده لا بأس به"، وصححه الألباني في الصحيحة: (1/ 807) ومشكاة المصابيح: (4047)

١٢- أخرجه الترمذي في البيوع: (1264) و أبو داود في الإجارة: (3535) ، والدارمي في البيوع: (2652). من حديث أبي هريرة رضي الله عنه. والحديث صححه السخاوي في المقاصد الحسنة: (51)، والألباني في سلسلة الأحاديث الصحيحة رقم: (424)

 

Cheikh Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Actualités - أخبار
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Placer sa main droite sous sa joue avant de dormir

-Hafsah – l’Agrément d’Allâh sur elle – a dit :

 

«Quand le Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui – se couchait, il plaçait sa main droite sous sa joue droite.»
 
 
(Rapporté par At-Tabarani et cité dans : « sahîh al-djâmi’ », n° 4523).

-Hafsah – l’Agrément d’Allâh sur elle – a dit :

« Quand le Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui – se couchait, il plaçait sa main droite sous sa joue et disait :

 

 

 

«Maître, protège-moi contre Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs.»

 

اللهم قني عذابك يوم تبعث عبادك

 

«Allâhumma qînî ‘adhâbaka yawma tab’athu ‘ibâdak »

 

 

(Rapporté par Abû Dâwûd et cité dans : « sahîh al-djâmi’ », n°4532).

copié de mukhlisun.com
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Correspondre avec des femmes étrangères par internet en vue de se marier

La question :

Est-ce qu’il est permis de correspondre avec des femmes étrangères par Internet pour se connaître et se marier ?

 
La réponse :
 
Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
Ceci dit :
 
Il n’est pas permis par la charia de correspondre avec une femme étrangère ou d’entretenir une communication avec elle, même sous prétexte de se connaître ou de se marier, que ce soit par les moyens ordinaires ou par Internet ; vu la tentation à laquelle cela ouvre voie et les impulsions d’instinct que cela crée chez la personne, lui inspirant de rechercher les issues qui mènent à la rencontre et au contact.

Vu, aussi, les interdits qu’engendre cet acte et par lesquels on ne préserve ni honneur ni religion.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

«Je ne laisserai pas après moi une tentation plus nuisible aux hommes que celle des femmes» [1]

Il صلى الله عليه وسلم dit aussi   :

«Alors évitez d’être séduits par la vie d’ici-bas, et évitez d’être séduits par les femmes ; car la première tentation des fils d’Israël était celle des femmes» 
[2]

Car, quoique la personne fasse pour se méfier (des ruses) de Satan et son inimitié dans l’acte de corruption, celui-là la conduit sûrement à commettre le péché en fascinant l’homme par la femme et la femme par l’homme.

Allâh
 تعالى dit :

إِنَّ الشَّيْطَانَ لَكُمْ عَدُوٌّ فَاتَّخِذُوهُ عَدُوًّا إِنَّمَا يَدْعُو حِزْبَهُ لِيَكُونُوا مِنْ أَصْحَابِ السَّعِيرِ - فاطر: 6

Le sens du verset :

 

﴾Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu’appeler ses partisans pour qu’ils soient des gens de la Fournaise﴿ [Fâtir (Le Créateur) : 6]   

Allâh
 تعالى dit aussi :

 

أَفَتَتَّخِذُونَهُ وَذُرِّيَّتَهُ أَوْلِيَاءَ مِنْ دُونِي وَهُمْ لَكُمْ عَدُوٌّ بِئْسَ لِلظَّالِمِينَ بَدَلاً - الكهف: 50

Le sens du verset :

 

﴾Allez-vous cependant le prendre, ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi, alors qu’ils vous sont ennemis ? Quel mauvais échange pour les injustes ! ﴿ [El-Kahf (La Caverne) : 50]

De là, il est, en principe, obligatoire d’éloigner la corruption que représentent la séduction et la tentation ; De même que l’empêchement de cette corruption passe avant l’avantage de se connaître et de se marier, appliquant ainsi la règle suivante :

 

«L’empêchement des méfaits passe avant l’obtention des bienfaits»        
 
Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

[1] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre du «mariage» (hadith 4706), par Mouslim dans le chapitre de «l’adoucissement des cœurs» (hadith 7121), par Et-Tirmidhi dans le chapitre de «la bienséance» (hadith 3007), par Ibn Mâdjah dans le chapitre des «épreuves» (hadith 4133), par Ahmed (hadith 22463), par El-Houmaydi dans son «Mousnad» (hadith 574) et par El-Beyhaqi (hadith 13905), par l’intermédiaire d’Oussâma Ibn Zeyd.
[2] Rapporté par Mouslim dans le chapitre de «l’évocation et l’invocation» (hadith 6948), par Et-Tirmidhi dans le chapitre des «épreuves» (hadith 2191), par Ibn Hibbâne (hadith 321), par Ahmed (hadith 10785) et par El-Beyhaqi (hadith 6746), par l’intermédiaire d’Abou Saïd El-Khoudri .

 

Alger, le 14 Dhou El-Qa`dah 1427 H, correspondant au 5 décembre 2006 G. 

 Traduit et publié par ferkous.com

 

في حكم مراسلة الأجنبيات عبر الإنترنت للزواج
السؤال : هل يجوز مراسَلةُ الأجنبيات عن طريق الإنترنت للتعرُّف والزواج؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب : الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد
فمراسَلةُ المرأةِ الأجنبيةِ وتكليمُها ولو بحُجَّةِ التعرُّف أو دعوى الزواجِ غيرُ جائزةٍ شرعًا، سواءٌ بالوسائل العاديَّة أو عبر الإنترنت؛ لِمَا في ذلك مِن فتحِ باب الفتنة، وتوليدِ دوافعَ غريزيةٍ تبعث في النفس حُبَّ الْتِمَاسِ سُبُلِ اللقاءِ والاتِّصال، وما يترتَّب على ذلك مِن محاذيرَ لا يُصان فيها العِرْضُ ولا يُحفظ بها الدِّين، لقوله صلَّى الله عليه وسلَّم

«مَا تَرَكْتُ بَعْدِي فِتْنَةً أَضَرَّ عَلَى الرِّجَالِ مِنَ النِّسَاءِ»

(١)

 وقولِه صلَّى الله عليه وسلَّم

«فَاتَّقُوا الدُّنْيَا وَاتَّقُوا النِّسَاءَ؛ فَإِنَّ أَوَّلَ فِتْنَةِ بَنِي إِسْرَائِيلَ كَانَتْ فِي النِّسَاءِ»

(٢)

ذلك لأنه مهما احترز مِن الشيطان وعداوتِه له في موضعِ المفسدة فإنه يُوقِعه في المحظور بإغرائه بها وإغرائها به، قال تعالى

إِنَّ ٱلشَّيۡطَٰنَ لَكُمۡ عَدُوّٞ فَٱتَّخِذُوهُ عَدُوًّاۚ إِنَّمَا يَدۡعُواْ حِزۡبَهُۥ لِيَكُونُواْ مِنۡ أَصۡحَٰبِ ٱلسَّعِيرِ -  فاطر: 6

 وقال تعالى

أَفَتَتَّخِذُونَهُۥ وَذُرِّيَّتَهُۥٓ أَوۡلِيَآءَ مِن دُونِي وَهُمۡ لَكُمۡ عَدُوُّۢۚ بِئۡسَ لِلظَّٰلِمِينَ بَدَلٗا - الكهف: 50

هذا، والأصلُ وجوبُ إبعادِ مفسدةِ الفتنة والإثارة، ودرؤُها مقدَّمٌ على مصلحةِ التعرُّف والزواج؛ عملًا بقاعدة

«دَرْءُ المَفَاسِدِ أَوْلَى مِنْ جَلْبِ المَصَالِحِ»
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا
١) أخرجه البخاريُّ في «النكاح» بابُ ما يُتَّقى مِن شؤم المرأة (٥٠٩٦)، ومسلمٌ في «الرقاق» (٢/ ١٢٥٦) رقم: (٢٧٤٠)، والترمذيُّ في «الأدب» بابُ ما جاء في تحذير فتنة النساء (٢٧٨٠)، وابن ماجه في «الفتن» باب فتنة النساء (٣٩٩٨)، وأحمد (٢١٧٤٦)، مِن حديث أسامة بن زيدٍ رضي الله عنهما، وأخرجه الترمذيُّ ـ أيضًا ـ في «الأدب» بابُ ما جاء في تحذير فتنة النساء (٢٧٨٠)، مِن حديث سعيد بن زيدٍ رضي الله عنه.
٢) أخرجه مسلمٌ في «الرقاق» (٢/ ١٢٥٦) رقم: (٢٧٤٢)، والترمذيُّ في «الفتن» بابُ ما جاء ما أخبر النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم أصحابَه بما هو كائنٌ إلى يوم القيامة (٢١٩١)، وابن حبَّان (٣٢٢١)، وأحمد (١١١٤٣)، والبيهقيُّ (٦٧٤٦)، مِن حديث أبي سعيدٍ الخُدْرِيِّ رضي الله عنه

الجزائر في: ١٤ مِن ذي القعدة ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ٥ ديسمبر ٢٠٠٦م

الفتوى رقم: ٥٦٨
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - الخِطبة

الفتوى رقم: ٥٦٨
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - الخِطبة

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les coeurs brisés par amour pour leur Seigneur

Les amoureux d’Allâh préfèrent l’humanité à la paresse et la noblesse d’âme à la notoriété.

 

Moukhlîd Ibn Hussein disait : 

 

«Jamais Allâh n’a aimé un serviteur qui aime que les gens reconnaissent son rang et sa notoriété.»

 

Ahmad Ibn Abî al-Hawârî disait : 

 

«Celui qui sert Allâh dans l’amour n’aime pas qu’un autre en dehors de son Bien-aimé puisse voir son service.»

 

Dhul-Nûn al-Misrî disait :

 

«Tout amant est humilié.

Tout craintif est en fuite et tout homme vivant dans l’espérance est un chercheur.»

 

Bîshr al-Hâfî disait dans son invocation : 

 

«Ô Mon Seigneur !

Tu sais que l’humilité m’est préférable à la gloire, que la pauvreté m’est préférable à la richesse et que je ne préfère rien à Ton amour !» 

Un homme l’ayant entendu dire cela se mit pleurer.

Bîshr dit alors : Ô Mon Seigneur ! Tu sais que si je savais que cet homme était là je ne parlerai pas !»

 

Dja’far Ibn Soulaymân rapporte ceci d’après Mâlik Ibn Dinâr : Mûssa (’alayhi wa-sallam) ayant demandé :

 

«Ô Mon Seigneur !

Où dois-je Te chercher ?

Allâh Lui révéla ceci : Ô Mûssa ! Cherche-moi auprès de ceux qui ont des cœurs brisés car Je ne cesse chaque jour de M’approcher d’eux d’un empan, sans cela ils s’écrouleraient :

Dja’far Ibn Soulaymân ajoute :

J’ai dis à Mâlik : Comment sont ceux qui ont des cœurs brisés ?

Mâlik a dit : J’ai interrogé quelqu’un qui lisait dans les Livres et il m’a dit :

J’ai interrogé celui qui a interrogé Abdullâh Ibn Sallâm sur la signification de l’expression :

Ce sont ceux qui ont des coeurs brisés d’amour pour Allâh - Subhânahu wa ta’âla - par rapport à l’amour d’autrui [...]»

 

Kitâb : استنشاق نسيم الأُنس من نفحات رياض القدس

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Zayn ud-Deen Ibn Rajab al-Hanbali - الإمام زين الدين ابن رجب الحنبلي

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Porter un évangile ou une bible pour un musulman
Question :
 
Le cheikh Muhammad As-Sâlih Al-`Uthaymîn (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a été interrogé s'il était permis au musulman d'avoir en sa possession un exemplaire de l'Evangile pour avoir connaissance des paroles adressées par Allah à Son serviteur et Son envoyé, Jésus (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ?
 
Réponse :
 

Son excellence a répondu en disant : il n'est pas permis d'avoir en sa possession aucun des livres révélés avant le Coran, comme l'Evangile, la Torah ou autres, pour deux raisons:

 

La première : Tout ce qui peut porter un profit, Allah, qu'Il soit Loué et Exalté, l'a bien montré dans le Saint Coran.

 

La deuxième : Le Coran contient tout ce qui dispense de recourir à tous ces livres, conformément à ces versets (traduction rapprochée) :

 

"Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui". [Al-`Imrân: 3]

et  (traduction rapprochée) :

"Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre". [Al-Mâ'ida: 48]  

Donc, tout le bien que comporte les Livres précédemment révélés, est contenu dans le Coran.

Quant aux dires de celui qui a posé la question, qui veut savoir les paroles qu'Allah a adressées à Son serviteur et Son prophète Jésus, Allah nous a mentionné dans le Coran ce qui pouvait nous profiter de ces entretiens, donc, aucune utilité à rechercher ailleurs.

De plus, l'Evangile qui existe de nos jours est altéré.

La preuve en est qu'il y a quatre évangiles dont les uns contredisent les autres et ne forment pas un seul évangile.

Alors, on ne peut pas s'y référer.

Seul l'étudiant qui dispose d'un savoir lui permettant de distinguer le vrai du faux, peut chercher à connaître ces paroles entretenues entre Allah et Jésus, pour pouvoir réfuter les fausses parmi elles et avancer des arguments massues à ceux qui y croient.

Sujet de Fatwa : Le jugement porté sur le fait de porter un Evangile ou un Bible pour un musulman
Numéro de Fatwa : 29
Date : Mardi 8 Rajab  1422 Hâ' Le 25 Septembre 2001 Mîm
Source de Fatwa : Fatawa le Cheikh Muhammad Ibn Salih Al-`Uthaymin, member de la comité des grands ulémas
Référence de Fatwa : [Question numéro: 5, premier volume, page: 32]

copié de qurancomplex.org

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Comportement - أخلاق و آداب
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les takfiris (audio)

Voici un cours Arabe - français du shaykh 'Abdoullah Al-Boukhâri (Qu'Allah le préserve) de Médine au sujet des Khawâridj (les prédécesseurs de tekfiris de notre époque).


Tel ceux qu'on retrouve sur internet, paltalk etc...

Le shaykh met en lumière leur manhaj qui est le même que celui de leur prédécesseurs qui se sont permis de rendre mécréants les compagnons du prophète salallahou 'alayhi wa sallam ! 

Alors ne vous étonnez pas de les entendre dire que Shaykh Al Fawzân ou Shaykh Al Râjihi ou Shaykh Al Albâni ou Shaykh ibn Bâz ou Shaykh Al 'Outhaymîn sont des mécréants.

Ne soyez pas étonnés de tant d'ignorance...

Leurs prédécesseurs ont dit la même chose des nobles compagnons du prophète salallahou 'alayhi wa sallam et nous demandons sincèrement à Allah Seigneur de l'univers de guider ceux parmi eux qui sont sincères et qui se sont fait tromper et duper quant aux autres...

Allah est leur juge et quel excellent juge !

cours arabe - français durée 82 minutes traduction simultanée du frère Abdoullah étudiant du merkez de la ville de fiyouch au Yemen.
 

 
copié de ahloul-hadith.fr
 
Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:00
Les animaux jusqu'aux poissons dans la mer invoquent pour celui qui recherche la science

Selon Abou Oumâma رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«La supériorité du savant sur le dévot est comparable à la mienne par rapport au plus petit d'entre vous.»

Puis le Prophète صلى الله عليه وسلم ajouta :

«Allâh, Ses anges, les habitants des Cieux et de la Terre - jusqu'à la fourmi dans son trou et au poisson dans la mer - prient en faveur de celui qui enseigne le bien aux gens »

Rapporté par At-tirmidhi 2686 et authentifié par Cheikh Al Albani

 وعن أبي أُمامة، رضي الله عنه، أن رسول الله قال

فضلُ العالم على العابد كفضلي على أدناكم

ثم قال رسول الله

إن الله وملائكته وأهل السماوات والأرض حتى النملة في جُحرها وحتى الحوت ليصلون على مُعلمي الناس الخير

 رواه الترمذي (2686) وقال: حديث حسن

وهو صحيح

Abou Darda' رضي الله عنه a dit :

 

«Celui qui emprunte une voie en quête d'un savoir, Allâh lui facilite l'accès au Paradis.

Les anges recouvrent de leurs ailes celui qui recherche le savoir en signe de satisfaction pour ce qu'il fait.

Ceux qui se trouvent dans les Cieux et sur la Terre ainsi que les poissons dans l'eau demandent pardon pour le savant.

La supériorité du savant sur le dévot est comparable à la supériorité de la lune par rapport aux autres astres.

Les savants sont les héritiers des prophètes.

Or, les prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar ni dirham, ils n'ont légué que la science.

Celui donc qui s'empare (de cet héritage) recueille une part (de bien) considérable.»

Rapporté par Abu Dawud n°3641 et authentifié par Cheikh Al Albani

 وعن أبي الدرداء، رضي الله عنه، قال: سمعت رسول الله  يقول

"من سلك طريقاً يبتغي فيه علماً سهل الله له طريقاً إلى الجنة، وإن الملائكة لتضعُ أجنحتها لطالب العلم رضىً بما يصنعُ، وإن العالم ليستغفرُ له من في السماوات ومن في الأرض حتى الحيتان في الماء، وفضلُ العالم على العابد كفضل القمر على سائر الكواكب، وإن العلماء ورثةُ الأنبياء، وإن الأنبياء لم يُورثوا ديناراً ولا درهماً وإنما ورثوا العلم. فمن أخذهُ أخذ بحظٍ وافرٍ

 2683 رواه أبو داود 3641/3642 والترمذي

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