Explication du principe de al-wala wa al-bara - الولاء والبراء - et la réfutation des extrémismes (dossier)

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Explication du principe de al-wala wa al-bara - الولاء والبراء - et la réfutation des extrémismes (dossier)

Un des plus importants principes de la foi en Islam, qui est directement relié avec le premier pilier de la foi, le Tawhid, est le principe d’Al-Walaa wal-Baraa.

 

Aimer pour Allah et détester pour Allah est un des plus grands principes de la foi.

 

C’est malheureusement un des principes les moins compris par les musulmans d’aujourd’hui dans les pays musulmans et par les musulmans qui vivent en occident parmi les Kouffars et les Moushrikines.

 

Comprendre ce principe est donc essentiel, car la mauvaise compréhension de ce principe peut les faire tomber dans de graves formes d’erreurs, d’extrémisme et de déviations.

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

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La règle générale au fait d’ordonner ou d’interdire

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La règle générale au fait d’ordonner ou d’interdire

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah a expliqué une règle essentielle dans le fait de commander le bien et d’interdire le mal, avec ce qui doit être pris en compte dans les différentes situations qui se présentent avant un jugement.

 

Il dit (rahimahullâh) que d’un point de vue général, on doit de manière absolue commander le bien et interdire le mal, et pour ce qui est d’un individu ou groupe spécifique, on doit ordonner le bien qu’il pratique et interdire le mal qu’il commet, louer ce qu’il fait de bien et blâmer ce qu’il commet de blâmable si ce commandement du bien n’implique pas la perte d’un bien plus grand ou l’apparition d’un mal plus grand, et que l’interdiction du mal n’implique pas l’apparition d’un mal plus grand ou la perte d’un bien prépondérant.

 

Si la situation est équivoque (ambiguë), le croyant doit vérifier (examiner) jusqu’à ce que la vérité lui apparaisse clairement et n’agir qu’avec science et (bonne) intention.

 

Et s’il délaisse cela, il sera désobéissant, car le délaissement du commandement du bien est une désobéissance et la pratique de ce qui a été interdit est une désobéissance.

 

Et c’est là un vaste sujet - et il n’y a de force et de puissance qu’en Allâh !

 

A ce sujet, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a laissé ‘Abdullâh Ibn Oubay et ses semblables parmi les imâms de l’hypocrisie et de la perversité en raison de leurs soutiens, et du fait que s’il avait mis fin à leur mal en les punissant, cela aurait impliqué la disparition d’un bien plus grand par la colère de son clan et leurs soutiens, et la fuite des gens s’ils avaient entendu que Muhammad tuait ses compagnons.

 

Tout cela est inclus dans la règle générale (ou absolue) lorsque les bienfaits et méfaits bonnes et mauvaises actions s’opposent et se pressent, il faut donc adopter ce qui est prédominant.

 

Ainsi, si on trouve à la fois des bienfaits et méfaits et qu’ils s’opposent, le commandement du bien et l’interdiction du mal – même s’ils impliquent la réalisation d’un bienfait et le repoussement d’un méfait – il faut tout de même en étudier les conséquences.

 

Si les bienfaits perdus ou les méfaits provoqués sont plus nombreux, cela n’est pas demandé, et plus encore cela est illicite si les méfaits sont plus nombreux que les bienfaits.

 

Mais c’est sur la balance de la Législation qu’il faut peser les degrés des bienfaits et méfaits. Lorsqu’un individu peut suivre les textes, il ne doit pas s’en écarter, sinon il doit faire un effort d’interprétation pour connaître les cas similaires et semblables, et les textes en sont rarement dépourvus, si du moins il connaît les textes et les règles qu’ils impliquent.

 

Car Allâh n’impose à une âme une chose qu’elle ne pourrait supporter, et c’est pourquoi Il dit (traduction rapprochée) :

 

« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez » [1] [2]

 

Les gens sont à ce sujet de trois sortes

 

des gens qui ne s’occupent que de leurs passions, n’acceptent que ce qu’ils donnent et ne se courroucent que pour ce qu’ils interdisent.

 

Si on accorde à l’un d’eux ce qu’il désire dans le licite et l’illicite, sa colère disparaît, survient son agrément, et ce sur quoi il était devient un mal qu’il interdit et pour lequel il châtie, il blâme celui qui le pratique et se courrouce contre lui.

 

Il agrée cette chose, la pratique, y participe, y aide, et prend pour ennemi celui qui l’interdit et le lui reproche.

 

C’est ce qui prédomine chez les fils d’Âdam : l’homme voit et entend des choses que seul Allâh peut cerner, et la cause en est que l’homme est très injuste et ignorant, ainsi il n’est pas équitable, et plus encore, peut être injuste dans les deux cas.

 

Il voit des gens réprouver le gouverneur qu’il oppresse donc et châtie pour son peuple, ainsi ces opposants se contentent d’un poste ou d’argent, et ils deviennent des soutiens, il améliore leur situation afin de faire taire leur contestation.

 

De même, on les voit réprimander celui qui consomme de l’alcool, fornique et écoute de la musique, jusqu’à ce qu’ils fassent entrer l’un d’eux en cela ou en accepte une partie, ils peuvent tomber dans une situation plus infâme que celle dans laquelle ils étaient, ou revenir à un état moindre ou similaire.

 

D’autres des gens qui mènent un soulèvement religieux authentique, en étant sincères envers Allâh dans ce qu’ils font, avec droiture jusqu’à patienter sur les torts qu’on leur cause.

 

Ce sont eux qui ont cru et pratiqué de bonnes œuvres et font partie de la meilleure Communauté qu’on ait suscité pour les gens : ils ordonnent le bien, interdisent le mal et croient en Allâh.

 

Ces trois groupes représentent, comme il a été dit les trois âmes :

 

- celle qui ordonne,

- celle qui est sereine,

- et celle qui blâme.

 

Les premiers sont les adeptes de l’âme qui ordonne le mal.

 

Les deuxièmes sont les adeptes de l’âme sereine à propos de laquelle il a été dit (traduction rapprochée) :

 

«Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs,et entre dans Mon Paradis».». [3]

 

Les derniers sont les adeptes de l’âme qui blâme, celle qui pratique le péché puis blâme pour cela, parfois ainsi et parfois comme cela, mélangeant œuvres pieuses et d’autres mauvaises actions.

 

On espère pour eux qu’on leur pardonnera s’ils reconnaissent leurs péchés – dit Ibn Taymiyyah. [4] [5]

 

Si la mécréance, la perversité et la désobéissance sont des causes du mal et de l’animosité, un individu ou un groupe peut commettre un péché et que d’autres délaissent le commandement du bien et l’interdiction du mal, et cela leur sera compté parmi leurs péchés, et d’autres encore peuvent leur adresser des reproches d’une manière interdite, et cela sera aussi compté parmi leurs péchés.

 

Ainsi surviennent la division, la divergence et le mal, et cela compte parmi les plus grands troubles et maux, dans le passé comme à notre époque.

 

L’homme est très injuste et ignorant, et l’injustice et l’ignorance sont de plusieurs types.

 

Ainsi, l’injustice et l’ignorance d’un premier seront de deux types différents.

 

Celui qui médite sur les troubles qui surviennent constatera que ce sont là les causes, et que c’est également le fondement des troubles qui se sont produits entre les émirs de cette Communauté, ses savants et ceux qui y sont compris comme rois et enseignants et ceux qui les suivent parmi les gens de la masse. [6] [7]

 

[1] Coran, 64/16

[2] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.456-458

[3] Coran, 89/27-30

[4] Coran, 64/16

[5] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.475-477

[6] Coran, 64/16

[7] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.471

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Réciter à partir du livre du coran ou par coeur ?

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Réciter à partir du livre du coran ou par coeur ?

Question :

 

Est-ce que lire à partir du livre du Coran est meilleur que la lecture par cœur ?

 

Réponse :

 

-Concernant la lecture du Coran en dehors de la Salat

 

Alors réciter à partir du livre du Coran est meilleur car cela est plus proche de la précision et de l’apprentissage sauf si la récitation par cœur est mieux préservée par son cœur et engendre plus de crainte, alors qu’il lise par cœur.

 

-Mais pendant la prière

 

Le mieux est de lire par cœur car s’il lit avec le livre du Coran alors cela entraînera des gestes répétitifs en portant livre du Coran, en le posant, en tournant les pages, en lisant les lettres…

 

Et par cela, il manquera le fait de poser sa main droite sur sa main gauche sur sa poitrine lorsqu’il sera debout, et peut-être qu’il ne sera pas à l’aise lors du rukoo’ et du soujoûd (prosternation) s’il pose le livre du Coran sous son aisselle.

 

C’est pourquoi, nous avons jugé meilleur que le prieur récite par cœur au lieu de réciter à partir du livre du Coran.

 

Pourtant je vois des croyants qui prient derrière l’imâm en tenant un livre du Coran pour suivre la lecture avec lui, et ceci est une chose qui n’est pas permise car elle contient ce que nous avons mentionné précédemment, et parce qu’il n’en ont besoin uniquement pour suivre avec l’imâm.

 

Et s’il arrive que l’imâm n’a pas une très bonne mémoire et qu’il demande à un des croyants « Prie derrière-moi et suis avec moi dans le livre du Coran, si je me trompe corrige-moi », alors il n’y a pas de mal à cela.

 

Fatwa de cheikh Fawzen - Volume 2

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Questions Réponses traduites en français, avec le grand savant Cheikh Salih Al-Fawzan (vidéo)

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Questions Réponses traduites en français, avec le grand savant Cheikh Salih Al-Fawzan (vidéo)

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La langue arabe au coeur de la religion

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La langue arabe au coeur de la religion

Certes Allah -Subhânahu wa ta‘âlâ- a honoré la langue arabe en deux choses grandioses :

 

Lorsqu’Il a descendu Son livre (le coran) en arabe et a choisi Son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- d’un peuple de langue arabe et par cela Allah -Ta‘âlâ- a institué la source originelle de l’Islam en arabe : 

 

Le Coran et la Sounna.

 

Par la langue arabe, on comprend le Coran, et par elle on connait les règles islamiques, celui qui ignore la langue arabe est ignorant de l’islam.

 

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-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

 

« Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre - Et l'Esprit fidèle est descendu avec cela - Sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs - En une langue arabe très claire. » [Les poètes, 192 à 195].

 

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) : 

 

« Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez. » [L’Ornement, verset 3].

 

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

 

« Un Livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un Coran arabe pour des gens qui savent. » [Les versets détaillés, verset 3].

 

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) : 

 

« Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité, afin qu'ils soient pieux. » [Les groupes, verset 28].

 

-‘Omar Ibn Al-Khattab -qu’Allâh l’agrée- a dit :

 

« Apprenez la langue arabe car elle fait parti de votre religion ».

[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

 

-Il -qu’Allâh l’agrée- a dit aussi : 

 

« Faites l’analyse grammatical du coran car il est en arabe ».

[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

 

-Oubay Ibn Ka‘b -qu’Allâh l’agrée- a dit : 

 

« Apprenez l’arabe comme vous apprenez le coran ».

[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

 

-Cheikh Al Islam Ibn Taymiya -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :

 

« Certes la langue arabe fait parti de la religion, et sa connaissance est une obligation, car la compréhension du Coran et de la Sounna est obligatoire, et ils ne peuvent être compris qu’avec l’arabe, et lorsqu’on ne peut effectuer une obligation que par une chose alors cette chose devient obligatoire. »

 

-Il a dit aussi -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- : 

 

« Achafi’i -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :

« La langue qu’Allah a choisi est la langue arabe, Il a faire descendre Son précieux livre (le coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des prophètes.

Et pour cela on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre car elle est la première langue. »

[Source : Iktidha As-Sirata Al-Moustaqim, tome 1, page 464].

 

-Souyouti -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : 

 

« Celui qui interprète le coran doit avant de commencer son interprétation connaitre 15 sciences, premièrement : la science de la langue arabe, deuxièmement : la science grammaticale (nahou), troisièmement : la conjugaison (sarf)... »

[Source : Alïtkan Fi ‘Ouloum Al-Qor’an].

 

-Cheikh Outheymine 'rahimahullah' a dit :

 

« Les non arabophones n’ont pas d’excuse du fait que le coran n’est pas dans leur langue mais il est de leur devoir d’apprendre la langue du coran si la compréhension du coran et de la sounna du prophète ne peut être qu’avec l’apprentissage de l’arabe alors l’apprentissage de l’arabe devient donc obligatoire »

[Majmou’ alfatawa wa risaïl ibn otheymine]

 

-Cheikh Moqbel 'rahimahullah' a dit :

 

« Nos conseils à l’ensemble est d’apprendre ce qu’ils peuvent du Coran et de connaitre quelque chose de la sounna du prophète et aussi le grand intérêt pour la langue arabe car elle est la langue du coran... »

[Tahfatoul majed ‘ala asïla alhadhir walgharib, question 178].

 

-Il a dit aussi :

 

« On conseille l’étudiant en science et celui qui aime la sounna du prophète de prendre de la langue arabe ce qui permettra d’habituer sa langue et d’en connaitre le sens car le coran comme l’a décrit Allah :

« Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité », et la sounna du prophète est en arabe. »

[Almoukatarahou fi ajwiba asïla almoustarah].

 

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De plus, si vous cherchez la science utile, les livres importants de base (des Salafs) sont tous en arabe, malgré les grands efforts déployer de nos jours par les traducteurs afin de nous rendre accessible cette science (en français).

 

Toutes ces raisons font que l’apprentissage et la compréhension de l’arabe est une obligation individuelle et que le musulman n’a pas d’excuse pour être ignorant de cette langue.

 

Et c’est Allâh qui accorde la réussite.

 

copié de albidayah.forum-actif.net

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La croyance islamique et son histoire - العقيدة إسلامية و تأريخها (dossier)

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La croyance islamique et son histoire - العقيدة إسلامية و تأريخها (dossier)

Certes, il est clair que le Tawhid (la foi en l’Unicité d’Allah dans l’adoration, Ses Noms et ses attributs et dans Sa Souveraineté et le monothéisme pur de l’Islam) est un fondement important qui est nécessaire pour que nos actes soient valables et pour qu’Allah les acceptent de notre part.

 

Le Tawhid est donc le point central de la religion, et c’est pour transmettre le message du Tawhid qu’Allah a envoyé tous les messagers...

Cheikh Mouhammad Âman bnou 'Alî al Jâmî - الشيخ محمد أمان بن علي الجامي

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Le temps est la vie

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Le temps est la vie

Ô Hommes !

 

Craignez Allah (qu'Il soit exalté) ; craignez votre Seigneur qui connaît ce qui est caché et ce qui se trouve dans vos cœurs, et Il connaît et voit les péchés que commettent Ses serviteurs (traduction rapprochée) :

 

{Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission} [Aali Imraane : 102].

 

Dans ce monde, le serviteur se trouve entre deux peurs :

entre un temps qui est passé et il ne sait pas ce qu'Allah va en faire,

et un temps qui reste et il ne sait pas ce qu'Allah y a décrété ;

donc, que celui qui est doué d'intelligence prenne de lui-même pour lui-même, de sa vie dans ce monde avant l'au-delà et de son temps libre avant qu'il ne soit occupé, car je jure par celui qui détient mon âme dans Sa main qu'il n'y a pas de prétexte [de ruse] après la mort et qu'il n'y a après ce monde que le Paradis ou l'Enfer.

 

Ô Musulmans !

 

Les situations de l'homme dans ce monde changent entre la santé et la maladie, l'occupation et le temps libre, la fatigue et le repos, et l'effort et langueur [la nonchalance].

 

Et la fin de l'année scolaire a amené le temps libre ces jours-ci, et beaucoup de gens sont habitués à prendre leurs congés annuels pendant la période d'été, et ceci n'était pas connu dans le passé ; et plus exactement, c'est parmi les choses que la civilisation moderne a produites, et qui épuisent l'homme comme une machine pendant toute l'année dans un travail dur, un effort et un désir ardent d'obtenir les biens de ce monde, en étant éloigné de nourrir l'âme de la foi qui est le repos des corps et la tranquillité des cœurs et des âmes ; et la contagion des vacances s'est propagée jusqu'à ce qu'elle soit devenue un caractère de l'été dans le monde entier.

 

En partant du réalisme de l'Islam et de son universalité, de l'équilibre et de la modération de ses lois, il a donc reconnu le droit de l'âme et du corps concernant le fait de prendre leur part de repos et de relaxation [de récupérations des forces], et le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

(Ton corps a un droit sur toi, ta famille a un droit sur toi, et ta femme a un droit sur toi, donne donc à chacun son droit)

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Et il se peut que l'âme se lasse de la longueur de l'effort, et les cœurs se fatiguent comme les corps, et Ali (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

(Reposez les cœurs de temps à autre, car si le cœur est contraint de faire quelque chose, il devient aveugle).

 

Mais ce repos ne sort pas du cercle des choses permises, et il est rapporté authentiquement que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) plaisantait, et il ne disait que la vérité.

 

Et il fit une course avec Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), il joua avec les enfants, il exhorta à jouer avec l'épouse, et il approuva les gens d'Abyssinie pour leur jeu de lances, et il dit :

 

(Lancez, fils d'Ismaël, car votre père était un lanceur).

 

Ce sont quelques aspects permis des distractions permises et de l'amusement qui ne prend pas tout le temps, qui n'est pas l'habitude de l'homme et ne sort pas du cercle de ce qui est permis.

 

Faire entrer la joie dans le cœur et renouveler son énergie font partie des choses prises en considération dans la législation islamique ; et la distraction permise dans l'Islam est ce qui ne s'oppose pas à ses règles et à sa législation, elle n'est donc pas une chose interdite ou une cause qui conduit à ce qui est interdit, et elle n'empêche pas d'accomplir ce qui est obligatoire.

 

Serviteurs d'Allah ! 

 

Si les vacances sont une affaire présente, le musulman éveillé ne doit pas oublier deux choses importantes :

 

La première : le temps des vacances est une partie de sa vie et que le temps est la vie, et les vacances ne signifient pas le temps libre et l'oisiveté.

 

La deuxième : les devoirs religieux ne lui sont pas enlevés, car l'homme doit passer tout son temps dans l'adoration d'Allah (qu'Il soit exalté), et c'est le but pour lequel il a été créé (traduction rapprochée) :

 

{Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent} [Qui éparpillent: 56].

 

Et cela ne signifie pas qu'il faut remplir les heures avec la prière, le jeûne et le combat dans le sentier d'Allah sans relâchement et sans s'arrêter ; mais cela signifie qu'il ne sort pas de l'obéissance de son Seigneur quelles que soient les conditions, et il ne sors pas des obligations religieuses car il doit obéir à des ordres et à des interdictions ; et à aucun moment où il ne sort des obligations religieuses et agit de la façon qui lui plaît, il tourne autour des obligations religieuses, des Sounanes et des choses permises ; et dans le moindre des cas, il doit s'éloigner de l'endroit qui est interdit qu'il soit éloigné ou proche.

 

Les vacances ne sont pas un moment coupé en marge de la vie, mais elles sont une partie de la vie que l'homme ne possède pas, mais qui est la possession d'Allah qui l'a créé, afin que l'homme l'utilise dans l'obéissance de son Seigneur.

 

C'est la raison pour laquelle Il lui a interdit d'anéantir sa vie et son temps de n'importe quelle façon et pour n'importe quelle raison, et la Vérité Absolue (qu'Il soit glorifié) a dit (traduction rapprochée) :

 

{Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous. Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu} [Les femmes : 29-30].

 

Bien que celui qui se suicide n'aie tué que sa vie et son temps ; et ceci confirme la responsabilité de l'homme vis-à-vis de sa vie devant son Créateur, comme dans le hadith rapporté par Tirmidhi, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

(L'homme n'avancera pas le jour du jugement avant qu'il ne soit interrogé au sujet de quatre choses : au sujet de sa vie, comment il l'a épuisée ; de sa jeunesse, comment il l'a passée ; de sa science et ce qu'il en a fait ; et de son argent, où l'a-t-il gagné et comment il l'a dépensé).

 

Et les voyages sont une partie de la vie, et chaque personne est responsable et sera interrogé au sujet des heures de sa vie et comment il les a passées.

 

Par conséquent, nous comprenons que la compréhension de la jurisprudence islamique de l'heure [du temps] ne donne pas à l'homme le droit de perdre son temps ; et nous comprenons aussi la grandeur du temps parce qu'Allah (qu'Il soit exalté) a juré par le temps et ses parties (traduction rapprochée) :

 

{Par le Temps ! L'homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance} [Le temps : 1-3].

 

Et lorsqu'Allah a juré par la nuit quand elle enveloppe tout, par le jour quand il éclaire, et par le mâle et la femelle, Il a dit (qu'Il soit exalté) (traduction rapprochée) :

 

{Vos efforts sont divergents} [La nuit : 4].

 

Et lorsqu'Il a juré par le soleil et par sa clarté, par la lune, le jour, la nuit et l'âme ; Il a dit (qu'Il soit exalté) (traduction rapprochée)  :

 

{A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt} [Le soleil : 9-10].

 

Ces versets montrent que le temps est l'élément de la vie, et que l'effort des gens dans la vie est différent, certains purifient leur âme et la font s'élever, et certains la font descendre dans les abîmes les plus bas à cause de leur négligence et de leur désobéissance.

 

Ô Musulmans !

 

Celui qui est doué d'intelligence est celui qui réfléchit à sa situation [à ses affaires], et voit que les jours qui s'écoulent, annoncent l'approche de sa mort que sa vie soit longue ou courte ; il est alors prudent, il fait des efforts tous les jours et se prépare pour la vie de l'au-delà.

 

Le temps n'est que la vie de l'homme qui correspond à des souffles qui se répètent, et à des souhaits qui ne se réaliseront pas s'ils ne sont pas déterminés ; le temps est précieux, ce qui est passé ne retourne pas, nous devons donc penser à nos désirs, car combien d'insouciants vendent ce qu'ils possèdent de plus précieux - et c'est le temps - à de vils prix.

 

Donc, le temps passe et se termine, et celui qui n'en profite pas, ses jours et ses heures s'en iront et ses regrets augmenteront ; la vie se termine avec ce qu'elle contient et ce sont ses traces seulement qui retournent ; choisis donc ce qui te sera utile ; c'est la raison pour laquelle on dira aux bienheureux (traduction rapprochée) :

 

{«Mangez et buvez agréablement pour ce que vous avez avancé dans les jours passés»} [Celle qui montre la vérité : 24].

 

Et on dira aux malheureux qui seront châtiés (traduction rapprochée) :

 

{Voilà le prix de votre exultation sur terre, sans raison, ainsi que de votre joie immodérée. Franchissez les portes de l'Enfer pour y demeurer éternellement. Qu'il est mauvais le lieu de séjour des orgueilleux !} [Le Pardonneur : 75-76].

 

Et il y a deux jours durant lesquels l'homme regrettera le temps perdu, et demandera un délai ; le premier jour : au moment de la mort, lorsqu'il dira (traduction rapprochée) :

 

{« Seigneur ! Si seulement Tu m'accordais un court délai : je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien »} [Les hypocrites : 10]. 

 

Et la réponse sera (traduction rapprochée) :

 

{Allah cependant n'accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites} [Les hypocrites : 11].

 

Et le deuxième : dans l'au-delà lorsque les habitants de l'Enfer entreront en Enfer (traduction rapprochée) :

 

{Et là, ils hurleront : "Seigneur, fais-nous sortir ; nous ferons le bien, contrairement à ce que nous faisions"} [Le Créateur : 37].

 

Et la réponse sera (traduction rapprochée) :

 

{"Ne vous avons-Nous pas donné une vie assez longue pour que celui qui réfléchit réfléchisse ? L'avertisseur, cependant, vous était venu. Et bien, goûtez (votre punition). Car pour les injustes, il n'y a pas de secoureur"} [Le Créateur : 37].

 

Ô Musulmans !

 

La protection des heures et l'exploitation de la vie ont besoin de détermination, de fermeté, de résolution et de la force de volonté.

 

Tandis que l'oisiveté et la paresse sont une maladie pernicieuse et dangereuse, ses mauvais effets se retournent contre les individus et les sociétés, sont la cause de la lenteur, de la pauvreté et du retard matériel et moral, et ils engendrent les immoralités et les choses blâmables.

 

Et même si le travail est fatiguant, rester oisif est la cause des corruptions ; et celui qui reste toujours coucher, n'aura aucun désir d'agir, et celui qui est toujours paresseux, ses souhaits ne se réaliseront pas ; et dites à celui qui jouent pour passer le temps : "Je vois que tu penses que la vie est une distraction, alors penses-tu que la mort est une distraction ?".

 

Et dites à celui qui passe les jours entre les illusions et les rêves : "Si tu ignores le temps que tu perds, alors arrête-toi devant les tombes pour obtenir de ses habitants un laps de temps afin que tu saches que c'est la chose aimé qui n'est pas possédée et la chose manquée qui ne peut être rattrapée ; et combien de personnes disent : "Seigneur fais-moi revenir afin que j'accomplisse de bonnes œuvres dans ce que je délaissais", alors on lui dit : "Non, la vie ne revient pas".

 

Le temps libre ne reste pas toujours un vide, il faut absolu qu'il soit rempli soit par le bien ou le mal, et celui qui ne fait pas que son âme soit occupée dans le bien, elle fera qu'il soit occupé dans ce qui est faux. Et les pieux prédécesseurs détestaient que l'homme reste oisif sans être dans les affaires de sa religion ni dans les affaires de sa vie dans ce monde.

 

Et si la bonne santé et l'argent se rassemblent au temps libre, il devient alors un danger s'il n'est pas utilisé dans le bien ; et il est rapporté dans le recueil de hadiths authentiques d'Al-Boukhari que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

(Il y a deux bienfaits dont beaucoup de gens sont privés : la bonne santé et le temps libre).

 

Serviteurs d'Allah !

 

Si l'homme n'a pas un but correct qu'il veut réaliser et obtenir, il perd son temps ; et ceux qui marchent sans aucun but sont très fatigués !

 

L'homme sans but est comme un bateau sans capitaine, il est ballotté par les vagues jusqu'à ce qu'il soit détruit. Et les jours sont les pages de la vie, éternisez-les donc en accomplissant de bonnes œuvres.

 

Les occasions passent très rapidement, et la lenteur fait partie des qualités de ceux qui sont toujours en retard ; et celui qui s'installe sur la monture de l'incapacité, elle le fera tomber ; et si la négligence se rassemble à la paresse, elles engendrent la perte.

 

Un homme parmi les pieux pleura lors de sa mort, on lui dit alors :

 

-"Pourquoi pleures-tu alors que tu es le serviteur pieux ?". Il dit :

 -"Je pleure à cause des jours que je n'ai pas jeûné et des nuits durant lesquelles je n'ai pas prié".

 

Et la réalité est que tous ceux qui sont proches de la mort, regrettent chaque instant qui est passé sans qu'ils n'accomplissent de bonnes œuvres, qu'ils aient accompli le bien ou qu'ils aient été négligents.

 

Donc, rattrapons notre vie !

 

Nous voyons dans les premières générations de l'Islam qui sont les meilleures générations, qu'ils faisaient très attention à leurs heures [leur temps], une attention qui a dépassé celle des avares pour leurs dinars et leurs dirhams;  et le résultat fut une science utile, de bonnes œuvres, le combat dans le sentier d'Allah, des conquêtes, la gloire, la civilisation dont les racines sont fermes et dont les branches sont élevées.

 

Et ensuite, si nous regardons la situation de beaucoup de musulmans de nos jours, le regard nous reviendra frustré, lorsque nous voyons que la perte du temps et le gaspillage de la vie ont dépassé la limite de l'idiotie à la folie, jusqu'à ce qu'ils sont maintenant à la queue de la caravane après avoir tenu les rênes.

 

Ô Musulmans !

 

Celui à qui l'on donne une vie bénie, obtiendra en peu de temps des bienfaits d'Allah (qu'Il soit exalté) qui sont innombrables ; et combien de personnes ont réussi à accomplir beaucoup de travaux sur une courte période, jusqu'à ce que nous pourrions penser que leurs réalisations sont des miracles, mais ce n'est que la réussite, la bénédiction et le fait de fructifier le temps dans ce qui est utile ; et le meilleur exemple pour cela est le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui a fait sortir les gens des ténèbres à la lumière et a changé la face de l'histoire en vingt-trois ans.

 

Et Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) travaillait nuit et jour, et il disait :

 

"Si je dors la nuit, je me néglige moi-même ; et si je dors pendant la journée, je néglige mes citoyens ; donc, comment puis-je dormir entre ces deux choses".

 

Et Ibn 'Aquil (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

"Je n'ai pas le droit de perdre une heure de ma vie, jusqu'à ce que si ma langue arrête de faire le rappel ou de discuter d'un sujet, et mes yeux arrêtent de lire, je fais travailler ma pensée pendant que je me repose, et je ne me lève pas sans que je n'ai pensé à quelque chose que j'écris".

 

C'est la raison pour laquelle il a écrit son livre : "Al-Founoune" à propos duquel Ad-Dhahabi a dit :

 

"Personne n'a écris dans ce monde un livre plus grand que celui-ci".

 

Et Ibn Al-Quayyim a dit à propos de son professeur :

 

"Et j'ai vu de la force de Cheikh Al-Islam Ibn Taïmiyah dans ses sounanes, sa parole, son courage et ce qu'il a écrit, une chose étonnante ; il écrivait en une seule journée ce que le scribe écrivait en une semaine".

 

Et Ad-Dhahabi a dit :

 

"Ses livres atteignent cinq volumes".

 Et ceci avec les autres choses qu'il accomplissait comme l'enseignement, l'appel à Allah et le combat dans le sentier d'Allah.

 

Et Tirmidhi a rapporté que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

(Celui qui a peur d'être attaqué par l'ennemi, voyage la nuit ; et celui qui voyage la nuit, parvient à destination.

Et la marchandise d'Allah est chère, et la marchandise d'Allah est le Paradis).

 

Deuxième sermon

 

Ô Musulmans !

 

Et étant donné que nous parlons du temps et du fait de profiter de la vie dans ce qui est utile, nous nous adressons aussi à ceux qui passent leur vie et la mettent en danger dans des doutes obscures qui les ont conduits à verser le sang des musulmans.

 

Ô Jeunes de l'Islam !

 

Les malheurs de votre communauté se succèdent les uns après les autres, et ses blessures sont toujours chaudes, mais sa blessure saignante et sa maladie grave correspondent au fait que son malheur soit dans ses jeunes, dans leurs résignations, leur pensée, leurs croyances, leurs comportements, leur guerre et leur paix.

 

Le malheur de la communauté est que certains parmi ses jeunes s'égarent d'un chemin dans lequel se trouvent les savants, les dirigeants et ceux qui ont des opinions justes parmi ceux qui font la comparaison entre les intérêts et qui, lorsqu'il y a deux causes de corruption, repoussent la cause de corruption la plus grande par la plus faible.

 

Une fuite dont le résultat est les cous brisés et le sang versé, dans des conflits dans lesquels nous voyons que les deux parties sont des musulmans, et l'endroit où ses conflits se produisent, est le pays des deux mosquées saintes. Les gens ont blâmé, les conseillers ont conseillés, et les savants versés dans les sciences de la religion ont expliqué clairement, Allez-vous donc alors arrêter !!

 

Combien ont été tués, et il fut plus convenable qu'ils soient utilisés pour la construction, en s'accrochant pour cela aux savants et en suivant les sounanes du dernier des prophètes.

 

Donc, ceci est un appel d'un homme compatissant et conseiller à ceux qui se sont séparés du groupe des musulmans afin qu'ils retournent, à ceux qui ont commis des erreurs afin qu'ils se repentent, et à ceux à propos desquels les gens ont eu de mauvaises pensées qui s'opposent à la réalité afin qu'ils se livrent pour qu'ils soient hors de danger, et afin que s'en aillent les doutent pour qu'ils soient en sécurité !!!

 

Et le courage correspond à reconnaître ses erreurs et à assumer leurs conséquences.

 

Et nous espérons et nous pensons que vous trouverez des gens compréhensifs et sages, ainsi qu'un pardon et une miséricorde, et sinon des expiations des péchés et l'effacement des mauvaises actions ; et les deux cas sont meilleurs pour le musulman que de continuer dans l'erreur et de persévérer dans l'entêtement.

 

Et ce qu'Allah a prédestiné, doit absolument se produire, et c'est à Lui qu'appartient le commandement au début et à la fin, et nous demandons à Allah de nous protéger contre les tentations qui égarent.

 

Vendredi 24/5/1426 (1/7/2005) 

copié de alharamainsermons.org
 
Cheikh Sâlih Ibn Mohamed Ali Taalib - الشيخ صالح بن محمد آل طالب

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Le comportement à avoir dans le rappel aux gens

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Le comportement à avoir dans le rappel aux gens

L’éminent savant SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a expliqué que la science passe avant le fait d’ordonner une chose.

 

La douceur se fait avec les commandements, et la bienfaisance après cela.

 

Et celui qui n’est pas savant sur le sujet rentre dans ce sur quoi il n’a aucune connaissance.

 

S’il est savant sur le sujet sans être doux, il est à exemple du médecin dépourvu de douceur, qui se conduit avec rudesse envers le malade qu’il n’acceptera pas de lui, ou encore l’éducateur rude dont l’enfant n’acceptera rien.

 

Allâh – Ta’âla – a dit à Mussâ et Hâroûn (traduction rapprochée) :

 

« Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [me] craindra-t-il » [1]

 

Puis, lorsqu’il a ordonné et interdit, il subira nécessairement des torts, donc il doit patienter et être clément, comme Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) :

 

« Commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » [2]

 

Allâh – Ta’âla – a ordonné à Son Prophète de patienter sur les torts des polythéistes en de nombreux moments, alors qu’il est l’imâm de ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal.

 

Il faut donc avant tout que l’individu ordonne pour Allâh, vise l’obéissance à Allâh en ce qu’il ordonne, aime la rectitude pour celui à qui il s’adresse.

 

Et s’il fait cela pour rechercher le pouvoir et rabaisser autrui, cela sera une ardeur qu’Allâh n’acceptera pas, de même s’il fait cela pour rechercher renommée et ostentation, l’œuvre sera vaine.

 

Puis si on appel est rejeté, qu’il subit des torts, qu’on l’accuse d’être dans le faux et d’avoir un but corrompu, et que son âme cherche à triompher et que Satan vient à lui, alors que son acte débutait pour Allâh puis s’est transformé en suivi des passions qu’il cherche à triompher sur celui qui lui cause du tort, et peut même en arriver à transgresser vis-à-vis de celui qui lui cause du tort.

 

Il en est ainsi pour ceux qui tiennent différents avis, puisque chacun d’entre eux pense que la vérité est avec lui et qu’il est sur la Sounnah, mais la plupart d’entre eux ne fait que suivre ses passions, secourir son honneur, son rang et ce qu’on lui attribue.

 

Ils ne cherchent pas à ce que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, que la religion ne soit vouée qu’à Allâh, mais ils se mettent en colère contre celui qui s’oppose à eux, même si c’est un savant excusé pour son avis et contre qui Allâh n’est pas courroucé ; et au contraire, ils agréent celui qui est d’accord avec eux, même si c’est un ignorant au but mauvais, n’ayant ni science ni but louable.

 

Cela les amène à louer celui qu’Allâh et Son Messager ne louent pas, et à blâmer celui qu’Allâh et Son Messager ne blâment pas. Leur alliance et inimitié suivent leurs passions, et non la religion d’Allâh et Son Messager.

 

C’est le cas des mécréants qui ne recherchent que leurs passions et disent : « untel est notre ami et untel est notre ennemi ! » Ils ne considèrent pas l’alliance et l’inimitié d’Allâh et de Son Messager, et c’est ainsi que naissent les troubles entre les gens.

 

Et si la religion n’est pas entièrement vouée à Allâh, surviennent des troubles.

 

Le fondement de la religion est que l’amour et la haine soient pour Allâh, de même que l’alliance et l’inimitié, d’adoration et la recherche d’aide, la peur et l’espoir, le don et la privation.

 

Cela ne peut être réalisé que par le suivi du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui ordonne ce qu’Allâh ordonne, interdit ce qu’Il interdit, dont l’alliance et l’inimitié sont conformes à celles d’Allâh, dont l’obéissance est celle ordonnée par Allâh, et dont la désobéissance est celle interdite par Allâh.

 

Celui qui suit ses passions, elles l’aveuglent et le rendent sourd, ainsi il ne se remémore pas ce qui revient à Allâh et Son Messager à ce sujet et ne cherche pas à le connaître.

 

Il ne se réjouit pas pour Allâh et Son Messager, ne se courrouce pas pour Allâh et Son Messager, et se courrouce lorsque survient ce qui provoque sa colère par ses passions.

 

Il a également une ambiguïté religieuse qui est que ce qui le réjouit et le met en colère est la Sounnah, la vérité et la religion.

 

Si on admet que son avis est la pure vérité, la religion de l’Islâm, mais que son but n’est pas que la religion d’Allâh soit totalement vouée à Allâh, ou que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, et qu’il ne vise qu’à défendre sa personne et son clan, l’ostentation, être vénéré et loué, qu’il fasse cela par bravoure et tempérament, ou pour un but de ce bas monde, et non pour Allâh et pour combattre sur le chemin d’Allâh ; alors que dire de celui qui prétend la vérité et la Sounnah mélange - comme ses semblables – la vérité et le faux, la Sounnah et l’innovation, et envers son contradicteur vérité et faux, Sounnah et innovation.

 

C’est le cas de ceux qui divergent, divisent leur religion et forment des sectes, les uns déclarent les autres mécréants et pervers. [3]

 

[1] Coran, 20/44

[2] Coran, 31/17

[3] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah de Ibn Taymiyyah, 5/254-257

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Téter les seins de son épouse (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Téter les seins de son épouse (vidéo)

On a demandé à shaikh Al-‘Uthaymin :

 

J’ai épousé mon cousin, je l’aime et il m’aime, nous sommes mariés depuis moins de six mois, et à chaque fois que nous allons dormir, il tète mes seins comme un enfant.

 

Je lui ai dit que cela ne se faisait pas, mais il ne veut pas arrêter.

 

Réponse :

 

Il n’y a rien de mal en cela, les deux époux peuvent jouir l’un de l’autre comme ils l’entendent en dehors de :

 

-la sodomie,

-de la pénétration pendant les menstrues (ou aussi pendant l’écoulement de sang post-natal),

-pendant une adoration pendant laquelle cela est interdit (comme le pèlerinage),

-ou encore si l’homme a juré de ne plus toucher son épouse, jusqu’à ce qu’il expie ce serment.

 

Et d’autres choses similaires connues des gens de science qui interdisent le rapport sexuel lorsqu’il y a un mal pour l’un des époux.

 

Fatawa muhima li nisa al-umma p.153

On a aussi demandé à Chaikh Al-Albani :

 

Est-il permis à l’époux de téter le lait de son épouse lorsqu’il la caresse ?

 

Le shaikh a répondu :

 

Il n’y a aucun mal en cela.

 

Silsila Al-Huda wa nur 9

traduit par salafs.com
 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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S’habituer à parler en arabe...

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S’habituer à parler en arabe...

Quant au fait de s’habituer à parler une langue autre que l'arabe, qui est le symbole de l'islam et la langue du Coran, au point que cela devienne une habitude dans le pays, avec sa famille et les membres du foyer, avec ses amis, au marché, en s’adressant aux représentants du gouvernement ou à des responsables d'autorité ou en parlant aux gens de science, sans aucun doute cela est détestable (Makrûh), parce que cela implique la ressemblance aux non-Arabes, ce qui est détestable (Makrûh), comme exposé précédemment.

 

Par conséquent, quand les premiers musulmans sont allés vivre en Syrie et en Egypte, où les gens parlaient le grec byzantin, en Iraq et à Khurassân, où les gens parlaient persan, en Afrique du nord (Maghreb) où les gens parlaient le berbère, ils ont appris aux gens de ces pays à parler l'arabe, ainsi l'arabe est devenu une langue répandue dans ces pays, et tous les gens, le musulman et le mécréant de la même façon, parlaient l'arabe.

 

Tel était aussi le cas à Khurassân dans le passé, puis ils sont devenus laxistes concernant la langue et se sont habitués à parler en perse jusqu’à ce que cette langue se répande et que l’arabe ne soit oublié par la plupart d'entre eux.

 

Sans aucun doute, cela est détestable.

 

La meilleure voie est de s’habituer à parler en arabe pour que les jeunes gens l'apprennent dans leurs maisons et les écoles, et pour que le symbole de l'islam et ses gens prévalent.

 

Cela rendra plus facile pour les gens de l’islam la compréhension du Coran et de la Sunna et les paroles des Salafs (Anciens), à la différence d'une personne qui s'habitue à parler une langue, puis veut en apprendre une autre et qui trouve cela difficile.

 

Sachez que s’habituer à parler une langue a un effet clair et fort sur la pensée, le comportement et les obligations religieuses.

 

Cela a aussi un effet, en faisant ressembler aux premières générations de cette Umma, les Compagnons et les Successeurs (Tâbi'în).

 

Leur ressembler améliore la pensée, les obligations religieuses et le comportement.

 

De plus, la langue arabe elle-même fait partie de l'islam et sachez qu’(apprendre) l'arabe est un devoir obligatoire.

 

S’il est un devoir de comprendre le Coran et la Sunna, et ils ne peuvent pas être compris sans connaître l'arabe, alors les moyens nécessaires pour accomplir le devoir sont aussi obligatoires.

 

Il y a les choses qui sont obligatoires sur tous les individus (Fardh 'ayn) et d'autres qui sont obligatoires sur la communauté ou la Umma (Fardh kifâya, c'est-à-dire que si certaines personnes les accomplissent, les autres sont dégagées de ces obligations).

 

C'est la signification du récit rapporté par Abû Bakr Ibn Abi Shayba qui a dit : 'Isa Ibn Yûnus nous a rapporté de Thawr, de 'Umar Ibn Yazîd que 'Umar a écrit à Abû Mûsa Al-Ash'ari et a dit :

 

«Apprenez la Sunna et apprenez l'arabe ; Apprenez le Coran en arabe car il est arabe ».

 

On rapporte un autre hadith de 'Umar (qu’Allâh l’agrée), selon lequel il a dit : 

 

«Apprenez l'arabe car cela fait partie de votre religion et apprendre comment les biens du mort doivent être répartis (Farâ'id : les règles de l’héritage) fait partie de votre religion.»

 

Cet ordre de ' Umar d’apprendre l'arabe et la Shari'a combine les choses qui sont des nécessités, car la religion implique des paroles comprises et des actions.

 

Comprendre l'arabe est la manière de comprendre les paroles de l'islam et comprendre la Sunna est la manière de comprendre les actions de l'islam...

 

Iqtida'us-Sirâtil-Mustaqim - p. 207 - volume 2

Publié par 3ilmchar3i.net

 اعتياد الخطاب بغير العربية التي هي شعار الإسلام، ولغة القرآن حتى يصير ذلك عادة للمصر وأهله، ولأهل الدار، وللرجل مع صاحبه، ولأهل السوق، أو للأمراء، أو لأهل الديوان، أو لأهل الفقه، فلا ريب أن هذا مكروه؛ ولهذا كان المسلمون المتقدمون، لما سكنوا أرض الشام ومصر ولغة أهلهما رومية، وأرض العراق وخراسان، ولغة أهلهما فارسية، وأهل المغرب، ولغة أهلها بربرية، عودوا أهل هذه البلاد العربية، حتى غلبت على أهل هذه الأمصار مسلمهم وكافرهم، وهكذا كانت خراسان قديما، ثم إنهم تساهلوا في أمر اللغة، واعتادوا الخطاب بالفارسية حتى غلبت عليهم، وصارت العربية مهجورة عند كثير منهم، ولا ريب أن هذا مكروه

 وإنما الطريق الحسن اعتياد الخطاب بالعربية، حتى يتلقنها الصغار في الدور والمكاتب، فيظهر شعار الإسلام وأهله، ويكون ذلك أسهل على أهل الإسلام في فقه معاني الكتاب والسنة، وكلام السلف، بخلاف من اعتاد لغة، ثم أراد أن ينتقل إلى أخرى، فإنه يصعب عليه

 واعلم أن اعتياد اللغة يؤثر في العقل والخلق والدين تأثيرا قويا بينا، ويؤثر أيضا في مشابهة صدر هذه الأمة من الصحابة والتابعين، ومشابهتهم تزيد العقل والدين والخلق

 وأيضا فإن نفس اللغة العربية من الدين، ومعرفتها فرض واجب؛ فإن فهم الكتاب والسنة فرض، ولا يفهم إلا بفهم اللغة العربية، وما لا يتم الواجب إلا به، فهو واجب، ثم منها ما هو واجب على الأعيان، كمعرفة معنى الشهادتين، وما لا يتم العبادة الواجبة إلا بمعرفته، ومنها ما هو واجب على الكفاية، وهو ما زاد على ذلك، وهذا معنى ما رواه ابن أبي شيبة، أن عمر كتب إلى أبي موسى الأشعري

أما بعد، فتفقهوا في السنة، وتفقهوا في العربية

وأعربوا القرآن؛ فإنه عربي. وفي حديث آخر عن عمر أنه قال

تعلموا العربية؛ فإنها من دينكم، وتعلموا الفرائض؛ فإنها من دينكم

وهذا الذي أمر به عمر -رضي الله عنه- من فقه العربية، وفقه الشريعة يجمع ما يحتاج إليه؛ لأن الدين فيه فقه أقوال وأعمال، ففقه العربية هو الطريق إلى فقه أقواله، وفقه السنة هو الطريق إلى فقه أعماله

اقتضاء الصراط المستقيم ص 207

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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